BUDGET 2018 : INCOMPÉTENCE OU COMPLOT ?
(L’Imprécateur)

La question pourrait être posée autrement : ces gens supposés intelligents, sont-ils incapables de lire un budget, ou suivent-ils un plan visant à la destruction économique de la France selon la stratégie du « en même temps » ?

Augmentation (et non diminution) de la masse salariale de l’État en 2018 !

Un exemple très clair : partout, la presse subventionnée et les soi-disant experts politiques des émissions télévisées répètent à l’envi que 1.600 suppressions d’emplois sont prévues dans la fonction publique. En réalité, on découvre en lisant le budget que, « en même temps », le gouvernement va créer plus de 16.000 emplois en titularisant fonctionnaires d’actuels emplois « d’avenir » !

Du coup, la masse salariale de l’État, déjà la plus importante d’Europe, augmente de 2,4% dès 2018.

Dès lors, on comprend mieux les annonces de Macron disant qu’il faut mutualiser les budgets européens, ce que les autres États dont les chefs ont une intelligence claire, et non pas tarabiscotée comme celle de notre président, refusent obstinément. Angela Merkel en tête.

Les Diafoirus de la politique budgétaire

Mais comment l’État-énarque s’y prend-il pour dissimuler ses fourberies ? Par le miracle de la logorrhée du charabia technique des fonctionnaires du ministère des Finances, entre parenthèses () la traduction : « Le schéma d’emplois prévu pour 2018 contribue à hauteur de – 682 («  682″ donc une baisse) équivalents temps plein travaillés (ETPT) à l’évolution des plafonds annuels d’autorisations d’emplois des ministères. Toutefois (= en même temps) ceux-ci augmentent de 16.008 ETPT (donc en réalité 16.000 de plus) par rapport aux plafonds autorisés par la loi de finances initiale pour 2017 (donc, une augmentation hors-la-loi ?) car ils intègrent également les éléments suivants :

  • « des mesures de transfert et de périmètre (?) à hauteur de 6.347 ETPT, correspondant pour l’essentiel à la poursuite du plan de déprécarisation des contrats aidés du ministère de l’éducation nationale. La transformation de ces contrats en contrats d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH) à hauteur de 6.400 ETPT, ainsi que leur prise en charge directe dans la masse salariale de l’État (= +2,4%) conduisent, en effet, à leur intégration sous le plafond d’emplois ministériel. Hors opérations de transfert et de périmètre, la hausse des emplois autorisés s’élève donc à 9.661 ETPT.
  • « l’effet en année pleine des hausses d’effectifs intervenues en 2017 (+ 10.392 ETPT). Cet effet report est particulièrement prononcé au ministère de l’Éducation nationale (+ 7.774 ETPT), où les recrutements interviennent en septembre et pèsent pour les deux tiers sur l’année suivante. » etc.

CQFD. Mais comment voulez-vous que les députés LREM qui ont à voter ce budget (dont le QI moyen est plutôt faible) le comprennent ?

De même, l’article concernant dans l’ISF la scission du capital mobilier exonéré et l’immobilier qui reste soumis à l’ISF occupe 12 pages, là où trois lignes claires auraient suffit !

Augmentation de la dépense publique et de la pression fiscale

Finalement, tout le budget étant ainsi construit, la loi de finances 2018, présentée comme une baisse des dépenses publiques et des impôts, se fonde en réalité sur une augmentation des dépenses et des emplois publics, et un alourdissement de la fiscalité. En complète contradiction avec les promesses du candidat Macron qui avait promis un budget équilibré, une baisse de la dette et bien d’autres choses qui étaient fort séduisantes mais, « en même temps », ne seront pas tenues.

IRM du cerveau macronnien : chaque petit point bleu est une pensée géniale

Ce doit être ça une « intelligence trop complexe ». L’homme de théâtre est capable de tenir sur la scène le rôle du chevalier blanc, mais en coulisses fait tout autre chose.

Un plan d’augmentation jusqu’en 2020 !

Cela n’a pas échappé à la Commission de Bruxelles. Faute de pouvoir y remédier, elle met le budget français 2018 sous surveillance, la trajectoire de finances publiques dégagée par la France la mettra systématiquement, même si elle est respectée, en position de « risk of non-compliance ».

Le gouvernement, par la voix de son ministre du budget Gérald Dar-gamin (c’est son surnom dans les couloirs du ministère) annonce « une baisse en volume », mais la loi de finances annonce « en même temps » une augmentation méthodique chaque année jusqu’en 2020.

Ah mais oui ! J’allais oublier de vous le dire, la loi est celle du budget 2018, mais « en même temps » engage les finances de la France jusqu’en 2020. Pour le comprendre, il faut une intelligence réelle plus que complexe (synonymes de complexe : compliquée, embrouillée, nébuleuse, obscure, sibylline, ténébreuse, trouble − source : Dictionnaire des Synonymes).

Où la fourberie du projet apparaît, c’est quand on lit dans le budget qu’en 2020 Macron annoncera que grâce à l’intelligence complexe de sa politique budgétaire il va pouvoir réduire la charge fiscale des Français de 5 milliards, 2020 étant comme par hasard l’année des élections municipales. Il ne dit pas qu’il sera nécessaire − trajectoire enclenchée en 2018 et obligations européennes obligent − d’augmenter le budget d’autant sinon plus dès 2021 pour compenser, quitte à annoncer « en même temps » un nouveau cadeau en fin d’année 2021 pour préparer la vaseline pour la présidentielle de 2022.

Vers une dette publique record de 2.500 milliards d’euros en 2022 !

Cela explique que la dette cumulée de la France actuellement de 2.243 milliards atteindra probablement les 2.500 milliards en 2022, dépassant les 100% du PIB, puisque, selon l’Agence France Trésor, elle sera de +185 milliards dès 2018, entraînant une charge de la dette de plus de 45 milliards (actuellement 43), alors qu’elle est déjà le deuxième poste de charges du budget avec 11% (10,9 pour être précis) juste derrière l’Éducation nationale.

Retenez que toutes ces magouilles n’ont qu’un objectif : faire payer plus les contribuables pour engraisser plus l’État et ceux qui vivent de nos impôts, en premier lieu les politiciens.

Réduire le revenu disponible par les taxes diverses…

Exemples tirés du budget 2018 :

+ 25% sur les rentrées d’amendes sur les automobilistes grâce à cent radars « bien placés » supplémentaires.

Du côté des ménages, la baisse de la taxe d’habitation pour − 3 milliards est plus qu’effacée cette année par la charge nette qu’induit le basculement inachevé des cotisations sur la CSG (+3,7 milliards). À quoi il faut ajouter la fiscalité du tabac (+0,5 milliard) soit 1,2 milliard d’accroissement des impôts pour les ménages en tout.

Sans compter l’alourdissement de 3,7 milliards de la fiscalité énergétique, qui se répartit sur tous les contribuables, mais pèse davantage sur les ménages.

… et baisse des redistributions !

Autre arnaque : le gouvernement met en avant l’augmentation de l’allocation de garde des enfants de familles monoparentales et des primes à la naissance et à l’adoption (alors que ces dernières étaient bloquées depuis quatre ans). Le tout coûtera environ 40 millions mais, bien entendu, le gouvernement ne communique pas sur le hold-up qu’il va commettre à partir d’avril 2018. Il va diminuer de près de 10% le remboursement des frais de garde des jeunes enfants (PAJE). Pire : il va diminuer les plafonds modulant cette allocation.

Jusque-là, 20% des ménages en étaient exclus ; ils seront maintenant 26% et un couple « richissime » avec deux enfants (les deux parents gagnant ensemble 3.300€/mois) verra sa prestation s’effondrer ! Il touchera désormais par enfant 84,51 € par mois au lieu de 184,62 € perdant in fine 2.400 € par an !

Pour les entreprises : si on se focalise sur les mesures nouvelles du gouvernement Philippe, on renoue cette année avec la ligne Sarkozy, qui assimilait une politique de l’offre à une politique de baisse du niveau général des impôts favorable à ceux qui détiennent le capital et le recyclent (les plus riches en général). Et l’on rompt avec la ligne Hollande qui avait plutôt privilégié une bascule de l’impôt des entreprises vers les ménages. Finalement, les « enrichis » du capitalisme sont bien les gagnants de ce budget.

L’arnaque de la « flat tax »

Le patronat, souvent naïf * dans sa macronolâtrie, applaudit à la « flat-tax » qui fixe un taux unique à 30% sur les revenus du capital mobilier (actions, participations, etc.). Les tranches supérieures, celles des très très riches genre Dassault, montaient jusqu’à 65%, ils seront donc gagnants. Mais la grande majorité sont les petits et moyens détenteurs d’un petit portefeuille. Ces derniers payaient en moyenne 7% sur leur capital mobilier (statistique Min. Finances).

L’arnaque du gouvernement est la suivante : le taux de 30% se décomposera en 17,2% de CSG, CRDS et autres et 12,8% d’impôt sur le revenu. 12,8% − 7% = 5,8%. L’impôt sur le revenu du capital mobilier augmente de 5,8% ! C’est ce que Macron appelle une « baisse ». Elle permet de compenser avantageusement la suppression de l’ISF sur cette partie de la fortune.

Emmanuel Macron est-il vraiment le président des riches et des entrepreneurs ? Si l’on s’en tient à l’impact de la prochaine Loi de Finances pour la seule année 2018, l’assertion paraît difficilement réfutable.

* Le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement est abaissé, bravo ! se réjouit le patronat aveugle. Parce que les licenciements jugés par les Prudhommes ne représentent que 6 % des licenciements. Les indemnités des 94% d’autres licenciements sont relevées de 25%, ce qui va coûter très cher aux entreprises. Et Pierre Gattaz diplômé de l’Université Georges Washington n’a pas vu ça ? Les universitaires américains seraient-ils aussi mauvais en finances que nos énarques ?

L’Imprécateur




 

 

FAUT-IL (AUSSI) UN STATUT DE « PREMIÈRE BELLE-FILLE » ?
(L’Imprécateur)

Le très macrônien Planet.fr s’indigne de ce que Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais, soit très remonté contre la fille de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière. « Il n’a pas supporté qu’elle soit reçue par le préfet de sa circonscription ».

Vendredi dernier, Thibaut Guilluy, ex-candidat d’En Marche ! à la députation de la 4ème circonscription du Pas-de-Calais rejeté par les électeurs, a été reçu par le préfet du département avec celle qui aurait été sa suppléante s’il avait été élu, Tiphaine Auzière, fille de Brigitte et belle-fille d’Emmanuel Macron (elle a 32 ans, lui 39), petite-fille de banquier. Cet entretien n’a pas du tout plu à Danielle Fasquelle, qui a remporté l’élection législative dans la circonscription en juin dernier.

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Daniel Fasquelle

@DFasquelle

‪#Macron‪ n’a pas osé créer un statut de 1ère dame. Peut-être bientôt un statut de « 1ère belle-fille » puisque celle-ci se croit tout permis ? « Quand le Préfet du 62 reçoit un membre de la famille du Prince battu aux élections à la place des élus, nous ne sommes plus en République », a dénoncé le député sur Twitter, en poursuivant : « Il n’y a que sous l’Ancien Régime que l’appartenance à la famille du Roi donnait des droits particuliers. Pour qui se prend #Macron ? »

 

Peut-être bientôt un statut de 1ère belle-fille ?

« Et les invectives (sic) ne se sont pas arrêtées là », souligne Planet.fr qui soutient Tiphaine en citant Fasquelle : « #Macron n’a pas osé créer un statut de 1ère dame. Peut-être bientôt un statut de “1ère belle-fille” puisque celle-ci se croit tout permis ? », a ironisé Daniel Fasquelle, toujours sur Twitter.

Ce dernier a même posté une vidéo pour faire part à ses électeurs de ce qu’il a qualifié de méthodes dignes de « l’Ancien Régime » a souligné VSD. Une vidéo dans laquelle il explique : « Je viens d’apprendre que la belle-fille du Président de la République a été reçue ce matin par le Préfet du Pas-de-Calais pour parler des dossiers de ma circonscription. […] Dans une démocratie, le fait d’être parent avec le Président n’offre aucun droit… Tiphaine Auzière a réagi, avec vigueur, aux propos du député via un communiqué sur Facebook » (Planet.fr). Eh oui ! Tiphaine Auzière dont le candidat député Guilluy a été battu a le culot d’assumer ! Est-elle de la famille du Roi, oui ou m. ?

Tiphaine Auzière

Vendredi dernier sur Facebook

« Daniel Fasquelle s’interroge sur les raisons de notre présence avec Thibault Guilluy chez Mr le Préfet pour défendre je cite « les dossiers de sa circonscription »..Comment parler de dossiers personnels quant il s’agit d’agir pour les citoyens de notre territoire. Qui plus est, si son travail était à la hauteur de ses provocations, nul doute que les habitants de la 4eme circo n’auraient pas besoin de nous solliciter. Quoiqu il en soit, nous l’invitons ainsi que tous les élus ou citoyens engagés à travailler avec nous pr notre beau territoire (Opalopolis, l’accès au soins sur le territoire, l’école de la ruralite, l’éolien, l’inclusion…) Intelligence collective plutôt qu intérêt personnel.. Ensemble EMT 6204 »

(sic)

Le nombre de fautes d’orthographe montre le haut niveau culturel de la Tiphaine en question. Mais c’est un détail, ce qui est grave est ce comportement de parvenue ou qui se croit telle parce qu’elle « est famille » avec le président. Notons que Fasquelle a parlé des dossiers dont il a la charge dans la circonscription dont il est l’élu légal et légitime. Il ne les revendique nulle part comme des « dossiers personnels » comme l’en accuse Tiphaine. Deuxième mensonge, les citoyens de la 4ème circonscription n’ont pas mandaté Guilluy et Tiphaine pour en discuter avec le représentant de l’État, c’est le préfet qui les a invités à le faire.

Daniel Fasquelle est universitaire et député LR. C’est suffisamment rare pour être mentionné, dans ce département traditionnellement très à gauche du Pas-de-Calais (que ce soit pour le communisme, le socialisme, ou la gauche du FN tendance Philippot) il a réussi à être élu sur un programme de droite. Cela dit, c’est lui aussi qui demande l’exclusion du mouvement Sens Commun qu’il juge trop à droite.

Tiphaine Auzières est la copine (et pas co-pine, Guilluy est marié, Tiphaine aussi) de Thibault Guilluy, riche PDG du groupe Arès qui vit de subventions pour la réinsertion des personnes en grande difficulté économique et sociale, essentiellement des migrants, dont le siège est dans le XIXème arrondissement de Paris. Guilluy est aussi cofondateur de Nous Citoyens, devenu une filiale d’En Marche ! dont tous les candidats, Guilluy, Tiphaine (suppléante), comme Jean-Marie Cavada, le célèbre ex-animateur télé, on été battus.

Cette affaire a priori mineure montre le mépris abyssal du président et du ministre de l’Intérieur pour les élus démocratiquement élus, s’ils ont donné instruction au préfet de convoquer sa belle-fille plutôt que le député de la circonscription pour parler de dossiers publics.

S’ils ne l’ont pas fait, s’il s’agit d’une maladroite initiative préfectorale, le préfet doit être limogé immédiatement. Il pourra dire qu’il ne s’agissait pas d’une invitation officielle, mais d’une consultation privée. Dans ce cas, pourquoi Tiphaine prétend-elle quelle a été mandatée officiellement par les électeurs (lesquels) pour aller chez le préfet ? Pour se faire mousser ? C’est le genre de la famille. Mais dans sous les cas, si ce sont Macron le président-beau-père et son domestique Collomb qui ont demandé au préfet d’inviter Guilluy et Aussière, et s’ils ne réagissent pas pour condamner Guilluy et Tiphaine, Fasquelle aura eu raison.

Nous serions sortis de la République pour entrer dans une néo-restauration de la Royauté. Ce serait Louis XVIII succédant à la IIème République, Macron dirigeant son royaume avec sa famille en se moquant des élus. Les Français pourraient être d’accord pour un Royaume mais alors, tant que nous sommes encore officiellement en démocratie, il faut qu’ils le disent par un vote.

L’Imprécateur




 

 

POURQUOI LA DROITE PERD-ELLE LES ÉLECTIONS ?
(L’Imprécateur)

Depuis des années nous nous battons pour que la droite revienne au pouvoir. Qu’elle soit de droite républicaine ou frontiste, peu nous importait, l’essentiel était que la gauche perde enfin le pouvoir et cesse de ruiner la France, d’appauvrir les Français  et d’en détruire l’esprit et la culture. À force de démontrer et d’argumenter, nous avions prouvé que c’est possible. Les sondages en 2016 donnaient enfin la droite largement gagnante sur un plateau avec Fillon dont le programme était solide. Fillon éliminé pour les raisons que l’on sait, la justice ne s’intéresse plus à lui, c’était le tour de Marine. Mais c’était sans compter sans la puissance de la finance mondiale qui année après année place ses pions dans tous les pays occidentaux.

Elle avait son candidat, Emmanuel Macron, poussé, formé et financé par son ami Henri de Castries, PDG d’AXA et « en même temps » président du groupe de Bilderberg. Il avait déjà fait élire Hollande en 2012, Sarkozy ayant compris lors d’une réunion au club Le Siècle en avril 2012 qu’il allait au devant de graves ennuis s’il ne laissait pas Hollande gagner. Il a récidivé en 2017 en faisant le nécessaire pour que Marine Le Pen se retrouve devant Fillon au premier tour, mais plombée par des pseudos accusations d’emplois fictifs, ce qui assurait la victoire de Macron, dont les millions gagnés chez Rothschild et mystérieusement disparus  n’intéressent pas le Parquet financier. Maintenant, avec Macron, ne nous faisons pas d’illusions, c’est bien la gauche qui est encore au pouvoir derrière une façade de quelques ministres venus de la droite par opportunisme : les impôts continuent à augmenter, les très riches s’enrichissent encore plus qu’avant et les pauvres s’appauvrissent, l’immigration augmente doucement mais surement, la sécurité ne s’améliore pas et l’islam gagne du terrain.

Comment ces défaites à répétition d’une droite majoritaire dans le pays et ces victoires d’une gauche fracturée et minoritaire sont-elles possibles ? Et Macron qui se dit ni droite ni gauche, élu avec 24% des inscrits ?

Ceux qui refusent la mondialisation financière associée à l’Internationale migrante qui a remplacé à gauche l’Internationale ouvrière, subissent une situation des plus paradoxales. Depuis des décennies, ils sont contraints d’endosser le costume taillé sur mesure de l’odieux fasciste au front étroit, aux idées simplistes et aux pulsions primaires, homophobe, xénophobe, islamophobe, etc.

Les partisans du Système financier mondial sont au contraire avantageusement dépeints comme des êtres tolérants, humanistes, intelligents, nuancés, ouverts, pédagogues, qui voudraient, comme leurs aînés que « cent fleurs s’épanouissent et que cent écoles rivalisent » (Mao-Tse-Toung), sous l’autorité ferme mais compréhensive d’un gouvernement mondial qui apporterait la paix éternelle dans un vivre ensemble harmonieux et multiculturel.

Le miroir du Système renvoie une image où le noir est foncièrement gentil et le blanc naturellement méchant.

Réfractaires et Patriotes

Aussi loin que l’on remonte, les milieux réfractaires ont toujours cherché à persuader par des arguments, des chiffres, des idées ou l’exposé de faits précis et vérifiables. Voyez nos blogs patriotes, les analyses sur l’immigration, le Grand Remplacement, le mondialisme, les sites de réinformation et la production éditoriale riche et diversifiée de ce milieu décalé, bien plus intellectuel que véritablement politique.

Alors que nos adversaires bienpensants, et le peuple qu’ils imprègnent par la télévision et les médias, se contentent de renforcer l’ambiance idéologique du moment, le « politiquement correct » de la saison, les Réfractaires cherchent à convaincre et à « réveiller » le peuple par des arguments et des raisonnements construits et freiner ce qui ressemble fort à une démolition contrôlée de notre civilisation.

Le Réfractaire n’a donc qu’une seule arme à sa disposition : la persuasion ! Nous réussissons à convaincre, les sondages le montrent. Seulement le peuple vote quand même pour le Système, aujourd’hui incarné par Macron qui le fait marcher à coups d’émotions. Nous prouvons les dangers de l’immigration musulmane incontrôlée, le Système sort le photomontage d’un petit garçon kurde, Aylan Kurdi, prétendument trouvé mort sur une plage turque (il était bien mort, mais ailleurs) et tout le monde est sommé de pleurer le petit migrant et d’oublier les attentats terroristes.

Et ça marche !

Le Réfractaire s’adresse à la raison et à l’intelligence, les maîtres d’œuvre du Système s’adressent à nos émotions et à nos instincts primaires. Le Système ne persuade pas : il manipule !

Le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, PUG 2014, nous explique pourquoi.

La psychologie de l’engagement

Dans une société où les médias ont au fil des ans dressé le peuple à réagir aux émotions, la psychologie de l’engagement démontre qu’une conviction, même forte, déterminera un comportement, si, et seulement si, un « acte préparatoire fait lien » entre celle-ci et celui-ci. Faute de lien la conviction a de fortes chances de rester à l’état de potentialité.

C’est bien là le drame : à droite, on ne sait pas créer cet acte préparatoire à la bonne décision. Ni l’autorité ni la persuasion ne sont des moyens réellement efficaces. L’autorité ne dure que le temps que dure la peur du gendarme et la persuasion n’implique pas forcément des changements comportementaux. Seulement dans 3% des cas disent les études !

Dimanche matin dernier, un reportage de la chaine Public sénat sur la Birmanie montrait comment les moines bouddhistes faisaient adhérer un groupe de villageois à la lutte contre l’islam :

  • « Nous pensons que le gouvernement est trop laxiste avec les islamistes. Dites-nous si vous le pensez aussi ».
  • Les villageois en cœur : « Oui, nous le pensons ».
  • « Bien… Que tous ceux qui le pensent lèvent la main ».
  • Et tous les villageois de lever la main !

Le commentateur expliquait qu’ensuite, après une heure environ de cette méthode, les moines obtenaient sans difficulté que tout le village uni agisse pour expulser les Rohingyas, et que c’était honteux, “islamophobe”, que les moines étaient racistes et défendaient leur religion, le bouddhisme contre un islam pourtant bienfaisant, etc.

Sans penser sans doute que sa chaine de télé (et bien d’autres) agissent en France de la même manière que les moines birmans quand elles participent au façonnage d’une société française où il est mal vu de ne pas affirmer haut et fort que les musulmans sont gentils, que la charia est compatible avec les valeurs républicaines, et que la droite républicaine est islamophobe, sexiste et archaïque.

Une société française qui finit par voter majoritairement pour le système qui l’opprime, la spolie par l’impôt et la prive lentement mais surement de ses libertés fondamentales et de sa sécurité. Une société française où il devient dangereux de s’exprimer.

Pensez à ce discours de Macron disant qu’il ne voulait à aucun prix de la droite lepéniste « Je n’en veux pas ! » et la salle en chœur « Non, on n’en veux pas ! ».

Macron hurlant à la façon du Führer : « Pas ça, pas ça, pas ça ! ». La salle reprenant « Pas ça, pas ça, pas ça ! », les chauffeurs de salle, une cinquantaine de jeunes en T-shirts En Marche ! l’ayant préalablement chauffée à blanc.

C’était la méthode des moines bouddhistes birmans pour convaincre les villageois de rejeter les Rohingyas musulmans, la méthode de la psychologie de l’engagement.

La moitié environ de ceux venus voir le one-man show de Macron étaient entrés sceptiques dans la salle, convaincus qu’il y a trop de migrants, trop d’impôts, pas assez de sécurité anti terroristes. Ils ont voté Macron ensuite.

Le pire, c’est que c’est aujourd’hui la droite elle-même, avec une proposition de loi venant de la gauche des Républicains, qui veut interdire à la droite d’utiliser l’émotion que provoquerait la diffusion des noms des terroristes et des photos de leurs crimes. (voir l’article)

Par contre, soyez certains que si c’est la photo tout aussi horrible d’une migrante enceinte entrain de se noyer en Méditerranée, vous y aurez droit en boucle pendant des semaines et il ne servira à rien de démontrer et prouver qu’il s’agissait d’un montage, la gauche aura gagné pour plus d’immigration.

L’Imprécateur




 

 

POUR QUI DONC ROULE GREENPEACE ?
(L’Imprécateur)

« Au nom de la défense de la planète, ils provoquent les États, défient les plus grandes entreprises, et se livrent à des actions commandos en bafouant les lois. On les surnomme les “guerriers verts de l’environnement” : ce sont les militants de Greenpeace, une ONG officiellement apolitique, animée par un idéal généreux et fonctionnant de manière désintéressée. Vraiment ? »
(Pierre Kohler)

Un « rapport » bien bizarre !

Greenpeace vient de communiquer aux médias français, qui en font grand bruit, un rapport selon lequel les centrales françaises ne seraient pas sûres.

Mais d’où sort ce rapport ? Il aurait été rédigé sur commande de Greenpeace à sept « experts internationaux indépendants »…

C’est là que le mystère commence.

La Société Française d’Énergie (SFEN) a posé la question à Greenpeace : qui sont vos experts « indépendants » ? Greenpeace refuse de donner les noms de ces « experts » sous prétexte de sécurité. Tout le monde se connaît dans ce milieu des ingénieurs du nucléaire, on aurait su tout de suite s’il s’agissait de vrais experts ou d’experts bidons rémunérés par Greenpeace pour faire le buzz.

Ce que pense la SFEN qui titre dans la Revue Générale Nucléaire : « Rapport Greenpeace : alerte ou coup de com ? » (Régis Le Ngoc, SFEN)

Le sujet étant sérieux, il fallait poser la question de la crédibilité de l’information donnée par Greenpeace. D’autant que Greenpeace n’est pas clair et que son passé de truqueur d’infos ne plaide pas en sa faveur. Souvenons-nous de Greenpeace montant ses oriflammes et ses affiches dans l’enceinte de centrales nucléaires et disant ensuite qu’on y rentrait comme dans un moulin et donc que la sécurité était nulle.

Or s’ils avaient pu rentrer, c’est que la direction avait reçu l’ordre du ministère de l’Écologie, en accord avec celui de l’Industrie, de les laisser pénétrer avec leurs échelles après avoir éloigné les membres du personnel de sécurité  prié de ne leur interdire que l’accès des zones sensibles.

Ces farceurs auraient aussi bien pu pénétrer par la grande porte juste à côté qui était ouverte ! Le ministère avait peur qu’un refus ne génère des accrochages et des incidents volontairement recherchés par les malfrats payés par Greenpeace (anciens militaires, cascadeurs, alpinistes et autres…) et les services de sécurité armés des centrales et leurs chiens.

Or, Greenpeace n’a donné à la presse qu’un résumé du rapport, écrit par ses communicants. Personne n’a vu le rapport lui-même, personne ne connaît les noms des fameux « experts ». Greenpeace refuse de les communiquer, s’ils existent. Aucun des experts de l’Agence de Sécurité Nucléaire ASN dont la rigueur est internationalement reconnue, aucun des 4000 experts de la SFEN, aucun ingénieur de Cadarache, d’EDF, du CEA ou d’AREVA n’a pu lire ce fameux et fumeux rapport pour juger de sa crédibilité.

Or, pour que la qualité d’un travail donnant lieu à rapport soit reconnue comme scientifique, il faut, c’est une règle internationale, qu’il ait été évalué par des pairs de ceux qui l’ont réalisé. En l’état actuel, le rapport de Greenpeace n’a aucune valeur. Cela n’étonne guère de la part de Greenpeace dont l’opacité des financements, de la gestion et des pseudo études est connue.

Une sécurité renforcée

Pas de failles dans la sécurité comme le prétend Greenpeace : un double enceinte barbelée cerne les centrales, munie de détecteurs de présence, séparée par un large couloir où patrouillent en permanence des gardes lourdement armés. Quand Greenpeace pénètre, c’est que les autorités l’y ont autorisée et que les papiers d’identité des militants ont préalablement été vérifiés par la gendarmerie. 

Quand l’ASN ou l’IRSN, publient une étude ou un rapport, il a été contrôlé et validé, il est rendu public. La prise en compte du risque terroriste n’est pas nouvelle, et les acteurs du nucléaire, industriels et autorités compétentes, n’ont pas attendu Greenpeace pour agir. À chaque évènement majeur, les dispositifs matériels et humains ont été renforcés. Suite aux attentats du 11 septembre 2001 et le crash d’avions de ligne sur les tours jumelles et le Pentagone, des mesures ont été prises pour renforcer les réacteurs. Celles-ci ont d’ailleurs été auditées, puis validées par l’IRSN et l’ASN.

Les systèmes de protection ont également été renforcés en raison de la série d’attentats et de l’état d’urgence. Les exploitants (AREVA, EDF et CEA) ont renforcé la protection de leurs sites. Des dispositions spécifiques ont été mises en place à l’entrée des installations ainsi que des efforts supplémentaires pour la protection des zones à accès contrôlé (piétons, véhicules). Le contrôle du personnel a, lui aussi, été accru.

Ces mesures viennent compléter un arsenal éprouvé : les industriels et le ministère de la Défense (armées de l’air et de terre notamment) travaillent ensemble depuis de nombreuses années et coordonnent leurs actions. En outre, toute personne qui entre sur une installation nucléaire (professionnels, sous-traitants, visiteurs) fait l’objet d’une enquête par la Préfecture. 100.000 enquêtes sont ainsi réalisées chaque année pour les sites d’EDF.

Le bâtiment réacteur et le bâtiment contenant le combustible ont été conçus pour résister tous les deux aux risques de séisme, d’inondation, de chutes d’avions et d’actes de malveillance comme le terrorisme.

Si l’ASN avait le moindre doute concernant la robustesse des installations, elle exigerait l’arrêt immédiat des réacteurs. Les derniers évènements, notamment l’arrêt des quatre réacteurs du Tricastin, témoignent de son indépendance, de son pouvoir et surtout de sa volonté de maintenir un niveau de sûreté maximal sur l’ensemble des installations nucléaires en France.

S’il y avait le moindre risque sur les piscines des réacteurs, l’ASN demanderait des renforcements.

À qui profitent ces mensonges? − La vraie nature de Greenpeace

Maintenant, qui donc a payé Greenpeace pour salir la réputation de grande sécurité du parc nucléaire français ?

Photomontage mensonger et de mauvaise qualité d’une baleine vomissant du plastique. Notez que la forme de la gueule ne correspond pas du tout à celle d’une baleine, ni d’un cachalot, que ce soit pour la mâchoire supérieure ou l’inférieure, non plus que la position de l’aileron.

Quand Greenpeace militait pour la protection des baleines, les experts en cétacés, comme le professeur Doumenge directeur du Musée Océanographique de Monaco et membre de la Commission baleinière internationale, ont vite remarqué un fait troublant. Les baleiniers japonais et norvégiens sitôt chassés par Greenpeace et ses commandos des zones de chasse, étaient dès le lendemain remplacés par des baleiniers russes que Greenpeace laissait tranquilles. Doumenge découvrit que Greenpeace était largement subventionnée par les Russes pour les débarrasser de leurs concurrents.

Greenpeace ne vit pas de l’air du temps, son colossal budget (300 millions d’euros en 2013, 1.400 salariés) est alimenté par des États, les cotisations des sympathisants y comptent pour peu. François Breteau, un dirigeant de la branche française de l’ONG, témoigne: « C’est un système très fermé qui fonctionne de façon non démocratique et avec beaucoup d’argent. » Et le très écologiste Jacob von Uexküll, fondateur du Prix Nobel alternatif de l’environnement, avait été mis en dehors de Greenpeace sous prétexte qu’il avait nui à l’image de l’ONG. Il avait en fait simplement suggéré qu’une partie des centaines de millions récoltés soient consacrés à des projets écologistes !

L’aspect financier a toujours été un aspect prédominant dans les campagnes de la multinationale financière verte Greenpeace. Pour Jacky Bonnemains, ex-président de Greenpeace France, « Greenpeace est devenu la caricature du nouveau riche. Ils ne savent pas quoi faire de leur argent mais ils le gardent soigneusement. » En fait, dans les années 90, il a été prouvé que l’ONG n’utilisait qu’environ 5% des fonds récoltés dans les campagnes proprement dites, le reste de l’argent, selon son ancien comptable Franz Kotte, est utilisé à faire des placements spéculatifs sur les marchés financiers internationaux. Les campagnes de protection de la nature ne sont que des campagnes de pubs destinées à collecter l’argent des écolo-naïfs.

Pour sa part, le norvégien Björn Oekern (un autre ex-directeur) déclarait en 1993 que « toute personne imaginant que l’argent de Greenpeace est dépensé pour l’environnement fait fausse route… La principale raison expliquant la priorité accordée aux baleines, c’est que cela rapporte beaucoup d’argent. »

Le marché des centrales nucléaires est en plein essor dans le monde. La France en fut le leader jusqu’à l’arrivée de la mode écologiste du « renouvelable » qui torpille le nucléaire français sous prétexte de transition énergétique. Seulement les autres pays ont compris que la France est en train de se carbonner à outrance, au point qu’elle ne tardera pas à rejoindre l’Allemagne à la tête des pays les plus pollueurs en CO2. Déjà, ses importations de charbon ont doublé en 2017 par rapport à 2016. Il faut bien alimenter les centrales à charbon, et surtout à gaz, qui suppléent au faible rendement énergétique et aux nombreux aléas de production de l’éolien et du solaire. Même des pays comme l’Arabie saoudite, la Bulgarie ou l’Algérie s’équipent en centrales nucléaires, sans compter la Chine qui en construit une cinquantaine pour 2020, mais ce n’est plus la France qui les fournit.

Le nucléaire est la seule énergie abondante, peu chère et sans CO2. La Russie a été la première à dépasser la France sur ce marché, la Chine fait des efforts considérables pour prendre la première place. Ces deux pays ne seraient pas fâchés de couler définitivement leur concurrent français. Lequel des deux finance Greenpeace cette fois-ci pour publier des faux rapports ?

S’il existe, il est facile à Greenpeace de le prouver, il suffit de le communiquer aux autorités compétentes.

L’Imprécateur

[1] Traduction de la locution novlangue « paralogique assertorique à tendance captieuse » en Français : délire chronique (paralogique) constaté dans les faits (assertorique) qui tend à tromper par une apparence de vérité (captieux).
[2] Schuld = faute, responsable, coupable.




 

 

“EN MARCHE !”… VERS LA FRANCE SOVIÉTIQUE
(L’Imprécateur)

« Ceux qui traînent derrière seront battus » (Staline).
« Certains feraient mieux d’aller voir ailleurs au lieu de foutre le bordelIl y a une France qui traîne… et une France qui travaille, il faut la laisser avancer » (Macron).
Une similitude de pensée évidente !

1917 – 2017 : il y a 100 ans, la Révolution d’Octobre

Le centième anniversaire de la révolution soviétique d’octobre, déclenchée par Lénine et Trotski, sera fêté le 25 octobre (si les autorités retiennent la date du calendrier Julien qu’utilisait encore la Russie en 1917) ou le 7 novembre (si elles choisissent le calendrier Grégorien que nous utilisons aujourd’hui). Peu importe, toute la gauche française va fêter la création de la première dictature socialo-communiste. Elle devait apporter le bonheur universel et la liberté par le progrès socialiste, mais s’est terminée en 1989 en naufrage économique comme en ont connu, sans exception, tous les systèmes socialistes dans le monde.

Voir le dernier en date : le Venezuela actuel.

Est-ce la raison de la folie marxiste qui saisit soudain le président Macron et ses équipes d’incompétents ou, plus simplement, le retour du ni-droite-ni-gauche électoraliste vers les bonnes vieilles utopies socialistes déjà mises en œuvre par les mêmes quand ils travaillaient pour Hollande ?

La grand-place de la capitale de Birobidjan

À partir de 1920, les dirigeants soviétiques commencèrent à déporter les Juifs en Sibérie, à 630 km au nord de Vladivostok, dans un lieu de l’oblast (province) de Birobidjan (en russe : Биробиджан ; en yiddish : ביראָבידזשאַן) où fut construit un camp de concentration qui devint ville par le miracle du travail, de la volonté, de l’intelligence et de l’organisation des Juifs, et le centre administratif de l’Oblast autonome juif en Russie. Aujourd’hui, il y a 80.000 habitants.

Puis, il déportèrent les Tchétchènes musulmans, les Tatars, les Chrétiens, les bourgeois, les politiques déviants… et exterminèrent consciencieusement la classe paysanne en Ukraine par la famine. Soit le paysan mourrait, soit il devenait ouvrier de la ferme collective kolkhoze : dix millions de morts d’une famine organisée par les communistes.

Staline mit trente ans à créer son paradis socialiste sans lésiner sur la mise à l’écart ou l’extermination de pans entiers de la société russe, ceux, disait-il, « qui trainent derrière« . Aujourd’hui en France, « On va voir tout le système socialiste en marche » (Marielle de Sarnez). En marche vers quoi ?

Retraités : les nouveaux koulaks

Emmanuel Macron, son gouvernement et ses soutiens financiers, continuent en l’aggravant la politique entreprise par Hollande. Elle commence par la marginalisation des retraités en les appauvrissant par la CSG. Fidèle disciple de Jacques Attali, Macron pense comme lui que les retraités sont « inutiles » et devraient « être euthanasiés » avant de prendre leur retraite.

« Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures ».
(Jacques Attali « L’avenir de la vie »).

Il y a déjà quelqu’un qui avait commencé quelque chose comme ça. C’était le IIIème Reich qui élimina « les bouches inutiles et les improductifs », notamment les handicapés mentaux.

Attali et Macron oublient que les retraités ont cotisé toute leur vie en travaillant beaucoup plus que ne travaillent les jeunes d’aujourd’hui et que si leurs caisses de retraite sont vides, c’est parce que l’État socialiste a puisé dedans pour abonder celles des fonctionnaires, déficitaires parce que mal conçues dès l’origine, et qu’il en a confié la gestion à des organismes paritaires dont les méthodes laissent à désirer en raison de leur incompétence notoire à gérer quoi que ce soit.

Antisémitisme, christianophobie et islamophilie

La continuation de la politique de Hollande se montre encore en ne condamnant pas, sinon dans les cas extrêmes, l’antisémitisme ouvertement revendiqué par la majorité des jeunes musulmans, provoquant l’expatriation de milliers de Juifs chaque année. Même chose avec les cas multiples de profanation des édifices religieux chrétiens (près de 200 non-sanctionnées cette année), et maintenant en faisant accuser par sa presse les bouddhistes de racisme, génocide et brutalité quand, en Birmanie, ils ne font que se défendre contre une invasion islamiste avec pour fer de lance l’Armée de libération des Rohingyas déjà dans la place.

Encourager, subventionner (comme le faisait Hidalgo), protéger l’islam et détruire toutes les autres religions, Macron le fait, Mélenchon et Hamon l’auraient fait, et « en même temps » disent qu’ils respectent la laïcité.

Et bientôt, la nationalisation des sols ?

Hollande avait rêvé de taxer les propriétaires-occupants (de leur maison) au niveau du loyer qu’ils auraient eu à payer s’ils n’avaient été que locataires. C’était une idée que lui avait soufflé un petit électricien raté à qui son militantisme gauchiste actif a permis d’obtenir des postes ronflants dans une multitude d’organisations parasites financées par nos impôts. Ce projet ayant suscité une levée de boucliers a fait long feu, mais il récidive en proposant à Macron de faire ce qu’avait fait Staline dans les années 20, réquisitionner les terrains et taxer les propriétaires des immeubles construits dessus.

Le projet n’est pas retenu dans l’immédiat, le ministre de l’Intérieur ayant signalé que le moment était mal choisi alors que les Français ont déjà du mal à digérer une hausse macronienne des impôts dont le versement de compensations promises à certains, mais pas à tous, est reculé à Pâques ou à la Trinité. Macron le garde-t-il sous le coude ? Macron n’aime pas les gens, « les immobiles » que sont les propriétaires sur lesquels il a déjà réussi à reporter l’ISF et il en exonère les milliardaires dont le patrimoine est essentiellement composé de biens mobiliers (actions…). II finira bien par prêcher que taxer les propriétaires de leur logement serait une question de justice sociale, puisqu’il y a des gens qui louent, parce qu’ils sont dans le camp du bien macronien en étant mobiles.

Il sera alors temps de nationaliser la propriété immobilière des terrains et immeubles.

En attendant, le « ministre de la transition écologique et solidaire » (ne riez pas, c’est de la novlangue) voudrait commencer à ruiner les propriétaires sous prétexte du bien écologique, en les obligeant à calfeutrer à mort leurs bâtiments.

Ce bon photographe et homme d’affaires est illogique, car s’il croit au réchauffement climatique comme il le dit, pourquoi isoler du froid des bâtiments qui bientôt seront en surchauffe extérieure ?

Illogique et donneur de mauvais exemple.

Hôtel de Roquelaure, 75007 Paris

L’Hôtel de Roquelaure  du Boulevard Saint Germain (mais voyez le parc !) où il a son appartement ministériel parisien a été construit au XVIIème siècle, racheté et transformé en 1709 par le maréchal Duc de Roquelaure. Ce grand bâtiment aux combles immenses est-il bien isolé ? Permettez-nous d’en douter.

La manière et le moment où les propriétaires seront taxés ne sont pas encore décidés, mais ils le seront. Où cela devient contradictoire, c’est que « en même temps », les aides publiques à l’isolation sont diminuées et devraient disparaitre dans deux ans (Budget 2018) !

Politique de gribouilles ? − Non : politiques socialistes.

Les cafouillages de la motorisation électrique

Illogique, donneur de mauvais exemple et mauvais calculateur. Hulot veut aussi mettre tout le monde à pied, en vélo ou en voiture électrique. Si Macron est un grand ami de la famille Bolloré, principal fabricant français de batteries électriques pour véhicules, c’est évidemment une pure coïncidence.

Quoiqu’il en soit, n’achetez pas de voiture électrique maintenant, elle sont déjà techniquement périmées.

En effet, la quasi totalité des voitures électriques modernes sont équipées de batteries au lithium-ion. Elles soulèvent de gros problèmes écologiques, parmi lesquels leur recyclage, et des problèmes environnementaux liés à l’extraction du lithium. De plus, bien que des progrès aient été réalisés, elles sont loin de rivaliser avec les moteurs thermiques pour la facilité et le temps de réapprovisionnement et leur capacité d’autonomie, toujours largement inférieure aux chiffres donnés par les constructeurs. De plus, il y a un risque d’emballement thermique en cas de surcharge. Et enfin, elles coûtent cher à produire, c’est la cause du coût élevé des véhicules électriques, alors que les moteurs électriques sont moins chers que les moteurs thermiques.

Des études sont en cours pour résoudre ces problèmes avec des batteries lithium-titanate, lithium-fer-phosphate, lithium-air, etc.

Mais surtout, on attend beaucoup du graphène, notamment pour obtenir des batteries relativement abordables pour des autonomies qu’on peut qualifier d’impressionnantes, de l’ordre de 1.000 à 2.000 kilomètres, des recharges rapides, de quelques secondes à 15 minutes maximum, et des cycles de vie pouvant dépasser les 10.000 recharges.

Premier problème, le graphène constitue l’élément structurel de base des nanotubes de carbone de forme cylindrique et des fullerènes, sphériques. Les nanotubes de carbone vont dans les batteries, et les fullerènes en combinaison de l’hydrogène pour transporter ce dernier avant exploitation dans une pile à combustible. Les recherches sur les applications du graphène et de ses composés sont encore très récentes, mais elles montrent déjà que ces matériaux ont des capacités extraordinaires de stockage de l’énergie qui va les rendre incontournables. Seulement… c’est du carbone ! Il est vrai qu’il n’est pas consommé par la batterie, mais il est extrait du graphite (d’où le nom « graphène ») et le cout de cette extraction est pour le moment exorbitant.

Tout cela évoluera, mais en combien de temps ?

Et puis, il faut juste espérer que l’extraction du graphène soit plus propre que celle du gaz de schiste…

Cela dit, il faudra au minimum 7 centrales nucléaires supplémentaires pour fournir le courant nécessaire à l’alimentation de 40 millions de voitures électriques en 2030. N’est-ce pas contradictoire avec la suppression de 20 centrales d’ici là, comme le souhaite l’hélicomaniaque Hulot ?

L’Imprécateur



 

 

LA CENSURE D’ÉTAT AU SECOURS DU TERRORISME ISLAMIQUE !
(L’Imprécateur)

Le 27 septembre, un groupe de députés Les Républicains mené par Mme Kuster a déposé à la Présidence de l’Assemblée Nationale une proposition de loi qui vient s’ajouter à la déjà longue liste des restrictions apportées à nos libertés depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Il s’agit de « interdire (ça commence mal) la diffusion du nom de famille et des images des terroristes dans les médias« .

Si l’on se lance dans la course à qui masquera le mieux la vérité aux Français, il faut aller plus loin encore et interdire carrément toute allusion ou diffusions d’information sur les crimes, assassinats, mitraillages, plastiquages, attaques au camion ou à la voiture, égorgements, viols, décapitations ou attentats de masse commis par des terroristes ; faire taire le procureur Molins, interner les familles des victimes et leurs avocats qui évoqueraient le sujet et punir sévèrement ceux qui signalent avoir vu des bouteilles de gaz ou un homme armé au comportement suspect. En un mot, créer rapidement un Ministère de la Vérité (Orwell) qui filtrera soigneusement toute information pour ne diffuser que la vérité officielle avec Claude Askolovitch à sa tête.

Quel scandale !

Pour ceux qui n’écoutent pas La Matinale de France-Inter, sachez que le Sieur Askolovitch y tient la revue de presse.

Surnommé dans les couloirs de Radio France « le Justicier du PAF » par les uns, « le Censeur » par les autres et « Torquemada » ou « Askapolovitch » par quelques-uns (de droite donc cultivés), il a transformé sa revue de presse en éditorial quotidien consacré à la défense et illustration de l’extrême gauche islamolâtre. Pour le « journaliste » Askolovitch, toute pensée critique au sujet de l’Islam ou des migrations, toute information sur le terrorisme, toute pensée sur le sujet, est par nature pensée de droite radicale, information xénophobe, facho.

J’ai mis le mot journaliste entre guillemets parce que, bien que diplômé de l’école de journalisme gauchiste CFJ, Askolovitch n’est qu’à 5% journaliste et à 95% idéologue néo-stalinien.

Le 2 octobre dernier, l’actualité c’est l’égorgement et l’éventration de deux jeunes filles dans la gare Saint-Charles de Marseille. Mais Askolovitch axe sa revue de presse sur le procès de Mohamed Merah, assassin d’enfants d’une école juive et d’un militaire musulman. Claude Askolovitch insiste sur le fait que les parents du malheureux soldat viendront « témoigner de l’Islam paisible au procès ». Une façon de ne pas oublier d’indiquer où sont les ennemis véritables, par exemple ces islamophobes qui mettent de l’huile sur le feu. D’ailleurs, il n’y a pas procès autour de l’islam, parvient à placer Asko, mais « procès du salafisme ». Suit l’attentat de Marseille. Askolovitch est choqué que la vie reprenne son fil à peine les deux jeunes femmes tuées, que la presse parle de football ou des trains en retard. Mais nous n’apprendrons rien sur le plus important (l’auteur des deux crimes) de la bouche du chroniqueur, qui omet de parler des « Allahou akbar » que tous les témoins des deux meurtres ont entendu, et qui parvient à ne jamais prononcer l’un de ces mots interdits : Islam ou islamisme. Par contre, il ponctue ses propos avec le mot « résister », à La Une de La Provence du jour, « résister à la peur, résister à la polémique ».

L’islam et l’islamisme comme raison première pour laquelle un terroriste sort un couteau et égorge innocents, il ne les voit pas, n’en parle pas.

Le voilà rejoint dans le déni par des députés Les Républicains. Ils se demandent si la diffusion de ces informations ne risque pas « d’octroyer à l’assassin une gloire posthume auprès de personnes radicalisées et en quête de modèles ». Ils s’interrogent sur l’intérêt que cela représente pour le public…

 129 morts et 354 blessés au Bataclan, ça n’intéresse personne ?

… ainsi que sur la surexposition de l’auteur de l’attentat par rapport aux victimes.

Citant le juge antiterroriste David Benichou, Mme Kuster estime que « les médias sont l’oxygène du terrorisme ». Ainsi, pour éviter que la télévision et la presse ne demeurent une « caisse de résonance de la barbarie », la député souhaite rendre les terroristes anonymes, « sans pour autant entraver le travail d’investigation des journalistes ».

L’Observatoire du Journalisme (OJIM.fr) souligne pourtant que « Il existe déjà, à l’heure actuelle, quelques limites. En juillet 2016, le CSA avait préconisé une vigilance particulière dans le traitement des sujets relatifs à la personnalité ou au parcours des auteurs de ces actes ». Dans le droit aussi, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sanctionne la diffusion d’informations permettant l’identification de certains individus, comme un mineur suicidé ou ayant quitté ses parents, ou encore de photographies montrant une personne menottée ou entravée n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation ».

De plus, tout le monde peut constater que la presse et le procureur Molins lui-même ne donnent pas le nom des assassins ou seulement une initiale et, sous prétexte de ne pas faire de discrimination, transforment le nom à consonance maghrébine ou africaine en nom ou prénom bien européen, transforment le meurtre en accident de circulation, crime de déséquilibré mental, de « loup solitaire », banal accident de braquage ou toute autre excuse mensongère, jusqu’à ce que la vérité éclate.

En attendant, cela permet à des gens comme la députée-Obono de prétendre qu’il n’y pas plus d’actes terroristes commis en France par des musulmans que par des adeptes d’autres religions, par des gens issus de l’immigration que par des Français « de souche ».

Reste à savoir si la démarche de Mme Kuster et de ses camarades part réellement d’une volonté de ne pas glorifier les jihadistes… ou si le politiquement correct y est pour quelque chose.

Le plus surprenant est que le député de l’Oise Olivier Dassaut ait signé ce projet de loi. S’il est voté, il devra censurer ses propres journaux (groupe Le Figaro). Y aurait-il un lien avec le fait que l’essentiel de ses revenus (de 4 à 6 millions par an) provient de dividendes d’actifs industriels du groupe Dassault et que la réforme de l’ISF voulue par Emmanuel Macron les sort de l’ISF… Vous voyez ?

À son honneur, il faut préciser qu’il est le seul député à reverser intégralement la totalité de ses revenus bruts d’élu (154.440 €) à ses collaborateurs. Ce n’est pas le très riche Mélenchon à gauche (moins que Dassault quand même) ou le très chiche Collard à droite qui ferait cela !

L’Imprécateur



 

 

QUAND MAHOMET ÉTAIT UN CHEF D’ÉTAT GUERRIER
(L’Imprécateur)

De plus en plus de personnes réfléchissant aux moyens de contrer l’islam politique à l’origine du djihadisme guerrier pensent qu’il faut non seulement prendre des mesures efficaces pour empêcher les terroristes d’agir, mais attaquer le mal à sa racine, sa dualité d’idéologie politique agressive servie par une religion. « Vaste programme », comme disait de Gaulle.

Comme point de départ, on peut chercher si quelque chose permet d’affirmer que l’islam serait supérieur à toute autre religion et notamment à celle qui est un constituant essentiel de notre civilisation occidentale, le christianisme sous ses formes catholique, protestante et orthodoxe. C’est en effet à partir de ce postulat abondamment commenté dans le Coran et la sunna, ou ensemble des règles de Dieu, que l’islam affirme sa supériorité. Le Coran dit que la sunna s’applique aussi aux « jahilites », les croyants de la période préislamique (Coran 33:38, 33:62, 48:23). Ce qui n’a évidemment aucun sens et n’a pour but que de faire croire que la parole d’Allah, la Révélation, existait antérieurement à la révélation faite à Mahomet.

Mohammed (Mahomet) Mottalib du clan Banû Hachim, fils d’Abdallah Mottalib et d’Amina Wahib, perdit, deux mois après sa naissance, son père tué d’un coup de couteau. Six ans après, sa mère, qui avait été récupérée par son oncle veuf, Abu Tâlib, mourut aussi en donnant naissance au demi-frère de Mahomet (dont personne, semble-il, ne sait ce qu’il est devenu).

Entre temps, son éducation avait été confiée à son grand-père qui s’appelait, comme son père, Abdallah Mottalib, mais c’est l’oncle Abu Tâlib qui, pour lui apprendre le métier de caravanier l’emmena à Petra, Philadelphia (aujourd’hui Ammân capitale de la Jordanie), Bosra en Syrie, et aussi au Yémen. Ces régions étaient majoritairement chrétiennes nestoriennes et Mahomet eut l’occasion d’y rencontrer des moines nestoriens, des érudits imprégnés de l’enseignement scientifique grec qu’ils transmirent aux Arabes. Nestorius était le patriarche de Constantinople. Il avait affirmé au Vème siècle la séparation des natures humaines et divines du Christ. Les nestoriens avaient été condamnés comme hérétiques par Rome, mais ils avaient su convertir à leur doctrine toute l’église chrétienne d’Orient.

C’est ainsi que Mahomet eut l’occasion de discuter longuement avec un moine nestorien nommé Bahira qui l’influença beaucoup. On trouve dans la prédication de Mahomet des thèmes rappelant les croyances nestoriennes, également dominées par la crainte de Dieu. Il y a, par exemple, dans la description du Jugement, des similitudes entre le Coran et les sermons de Saint Ephrem, un saint nestorien. Mais en quittant Bosra, Mahomet ne pensait pas encore à faire une carrière de prophète, ni de politicien chef de guerre non plus.

C’est au Yémen qu’il rencontra Meïssara, l’homme d’affaires d’une très riche veuve juive de Yathrib (aujourd’hui Médine) nommée Khadîdja. Meïssara parla de Mahomet à Khadîdja. Elle convainquit Mahomet de l’épouser malgré son âge, elle avait 40 ans et lui 25. Elle fit de Mahomet un homme riche et l’introduisit dans les milieux juifs de Médine, ce qui donna à Mahomet l’occasion de comprendre le judaïsme.

C’est à cette formation judéo-chrétienne de Mahomet que l’islam doit plusieurs de ses préceptes : le monothéisme (Dieu, Yaweh, Allah) ; le jeûne (Ramadan, Yom Kippour, Carême) ; l’interdiction du porc et l’abattage halal (le rite kasher) ; la prière ; la Création, le mythe d’Adam que l’islam transforme en premier des musulmans ; le Jugement dernier ; le diable (Satan chrétien, Sätän juif, Iblis − du grec diabolos − ou el Shaïtan musulman) ; etc.

Dix ans plus tard, Khadîdja ayant cinquante ans, ce qui en ce temps-là était très âgé pour une femme, pria son jeune et vigoureux époux de prendre de temps en temps ses distances. Mahomet prit l’habitude d’aller camper dans une grotte du mont Hira non loin de La Mecque. Il y méditait et pensait à tout ce que lui avait raconté le cousin de Khadîdja, Warka ben-Naufel, moine chrétien, premier traducteur de la Bible en arabe, grand connaisseur des Écritures, à qui il devait beaucoup de ses connaissances dans ce domaine.

Et il réfléchissait à la façon dont les ancêtres, Ismaël et son père Abraham, mais aussi les grands prophètes, comme Moïse, avaient su entraîner leurs peuples et prendre le pouvoir politique en s’appuyant sur une révélation divine et une pierre, les tables de la Loi pour Moïse, la pierre noire pieusement gardée à La Mecque dans la Ka’aba pour Ismaël et Abraham. L’abrahamisme était la religion pratiquée à La Mecque où l’on adorait un dieu unique, Allah, secondé de trois divinités plus anciennes : al-Lât, al-‘Uzza et Manât, mais le judaïsme et la chrétienté y avaient aussi leurs adeptes, leurs rabbins et leurs prêtres.

C’est à partir de ce cocktail religieux que Mahomet conçut un État dont il serait le chef, respecté grâce à l’autorité qu’il tiendrait d’un dieu unique et exigeant, où l’on pourrait avoir des esclaves et légalement plusieurs femmes et autant de maîtresses que l’on veut, où celles-ci auraient socialement un statut inférieur aux hommes. Ce dernier point probablement dû au fait que depuis dix ans il vivait sous la coupe de sa femme, l’autoritaire Khadjîdja. Elle avait exigé pour en faire l’héritier de sa grande fortune, qu’il lui soit fidèle alors qu’il souffrait de priapisme dû à une maladie neurologique et avait besoin de rapports sexuels fréquents.

Mahomet aimait  les très jeunes filles. Il en épousa une de neuf ans. Après la mort de Khadîdja, il eut jusqu’à dix-neuf femmes simultanément, plus des maitresses et des esclaves.

S’attendant à une forte opposition des religions en place en Arabie, il décida de partir des lois bédouines en y ajoutant progressivement ses lois à lui et prêcha dans ce sens. Par exemple, il mit trois ans avant de proposer aux Bédouins de passer de la monogamie abrahamiste, chrétienne et juive, plus des esclaves sexuelles gagnées au combat (comme les femmes yézidies capturées par Daesh) à la polygamie plus les femmes esclaves. Cela eut du succès. D’ailleurs, dans son roman d’anticipation Soumission, Houellebecq fait de la polygamie l’une des causes principales de la conversion à l’islam des élites mâles françaises .

Les choses se gâtèrent quand Mahomet eut des révélations mettant en cause les divinités locales dont les pèlerins de La Mecque venaient vénérer les sanctuaires. Mahomet eut bientôt tous les mecquois contre lui. Il partit se réfugier (ce fut « l’Hégire ») dans la famille juive de Khadîdja à Médine où il fut bien accueilli. Il en voulait beaucoup aux abrahamistes et aux chrétiens et le ton de ses prêches s’en ressentait. Les Juifs et les Arabes convertis au judaïsme géraient la ville. Il apprit la politique avec eux, c’est la « Constitution de Médine ».

Céramique représentant la mosquée de Médine

Le texte connu sous le nom de Constitution de Médine est « Le pacte entre les Émigrés (musulmans),  les Ansars (médinois convertis)  et  les Juifs (Ibn Ishaq) ».

Cette charte définit les droits et les devoirs des musulmans, des juifs (ou selon Tilman, Nagel, seulement des arabes convertis au judaïsme) et des autres communautés arabes (polythéistes) de Médine, dans la perspective de la guerre que Mahomet préparait contre les Quraïchites mecquois.

Mahomet, pour se concilier tout le monde, expliqua aux juifs qu’il considérait leur religion comme très proche de l’islam qu’il prêchait et que, d’ailleurs, personne, juif ou chrétien, ne devait le craindre, puisque l’islam était la religion d’Abraham qui, ayant vécu avant Moïse et Jésus et n’étant ni juif, ni chrétien, se plaçait au-dessus des deux autres religions. Une belle réappropriation de l’Histoire !

Il prit le contrôle politique de Médine et maintenant chef politique et chef de guerre commença une série de guerres contre La Mecque et les tribus bédouines chrétiennes ou polythéistes et juives d’Arabie. Seuls ceux qui se convertissaient à l’islam survivaient, les autres étaient tués, les femmes et les enfants mis en esclavage, le butin réparti entre les fidèles de Mahomet et lui qui s’en appropriait un cinquième. Un ordre politique, social et religieux nouveau s’instaura peu à peu. Cela déplut aux juifs. Il les fit exterminer (900 égorgés en une seule journée à Médine).

Mahomet maîtrisait maintenant les trois éléments qui définissent la réussite sociale d’un homme : le sexe (par lequel il s’était illustré dès son adolescence) l’argent (obtenu par son mariage avec une vieille et très riche veuve) et le pouvoir sur les hommes qu’il détenait depuis son arrivée à Médine.

Assuré de son autorité, Mahomet promut Khadîdja au rang de première épouse, c’est-à-dire chef de la maisonnée, mais écartée de son lit car elle avait maintenant soixante-huit ans et, de toute façon, elle ne lui avait donné qu’une fille, Fatima, et pas de fils. Probablement du fait de la maladie neurologique dont souffrait Mahomet qui provoque le priapisme mais aussi une impuissance génétique quasi totale.

Puis il épousa Aïcha, la très jolie fille d’Abû Bakr, le compagnon de la première heure. Il prit encore assez rapidement huit épouses de plus, sans compter les maîtresses et concubines, mais c’est Aïcha qui resta toujours sa préférée malgré ses infidélités (sourate 24 où il prend sa défense). La lapidation pour cause d’adultère est venue bien après la mort de Mahomet, « il n’y a aucune trace d’incitation à a lapidation dans le Coran » confirme Mahmoud Azab.

On peut s’étonner de ce que les musulmans n’aient tiré aucune conclusion du fait que Mahomet était le premier à transgresser les préceptes qu’il édictait pour les autres. Ni qu’ils ne se soient jamais interrogés sur la vraisemblance de ces soi-disant révélations divines qui tombaient toujours à-pic pour justifier ses entreprises de guerres et de pillages et tirer Mahomet des situations embarrassantes et de ses propres contradictions. On en trouve des dizaines d’exemples dans les détails relatifs à la vie et à la personne de Mahomet que nous ont transmis les auteurs musulmans et byzantins.

Mais non ! C’est le prophète, il est donc parfait par définition, tout ce qu’il fait est approuvé par Allah. S’il commet des erreurs, ce ne sont pas des erreurs mais des épreuves faites pour jauger la foi des fidèles, etc. C’est vraiment la foi qui sauve !

À Médine, Mahomet devint aussi plus autoritaire, passant du statut de « contribule » (prêcheur) qui discutait d’égal à égal avec ses frères, à celui de « prophète » messager de Dieu. Maintenant ce n’était plus : « Soyez gentils, écoutez ce que j’ai à vous dire et on va en parler », mais “Obéissez sans discuter à Dieu et à son messager !” (Coran 3 :32). On connaît la suite.

Les religieux musulmans préfèrent passer sous silence la jeunesse de Mohamed Mottalib, dit Mahomet, ou l’enjoliver à l’extrême. C’est en étudiant que l’on comprend qu’avant d’être prophète, Mahomet fut surtout un bon juriste, un chef d’état et un chef de guerre. L’islam est en premier lieu une idéologie politique guerrière et accessoirement une religion qui doit beaucoup à ses emprunts au judaïsme et au christianisme.

Comprenant qu’il se perdrait s’il ne s’organisait pas un peu mieux, Mahomet prit un scribe avec lui pour tout noter. Ce scribe s’appelait Zayd ben-Thâbit. Mais il y en eut d’autres : Ali (son gendre, « père » du chiisme), Othman, Saïd, Obaï, Moawia. Cela n’empêcha pas des versions nombreuses et contradictoires des révélations de circuler, car ces scribes notaient les paroles de Mahomet sur un peu tout ce qu’ils trouvaient : morceaux de peau, bouts de parchemin, omoplates de chameau même, dont il n’est rien resté. Si bien que c’est finalement une transmission orale qui a eu lieu dans la société bédouine et arabe. La première version écrite a été réalisée en 653 par le calife Uthmân. Il fit réunir les feuillets du scribe Zaïd ben-Thâbit, et l’on en tira un livre (le Khitâb). La première version complète et homogène du Coran (qûr’ân = la récitation) officialisant le condensé de sept lectures différentes du Coran n’a vu le jour qu’en 934. Plusieurs autres versions du Coran circulèrent pendant les dix siècles suivants  et c’est seulement en 1924, au Caire, qu’une version commune du Coran s’appuyant sur la version d’Asîm, un ulema (juriste et théologien) vivant dans l’oasis de Khûfa et mort en 734, a été adoptée par une majorité d’ulémas et imposée aux musulmans, c’est celle qui a cours de nos jours.

La qualité de la version d’Asim vient de ce qu’il s’est efforcé, quand il avait le choix entre plusieurs révélations qui se contredisaient ou différaient, de retenir la dernière révélée, supposée abroger les précédentes. Il se basait pour cela sur le Coran lui-même : « Nous n’abrogeons un verset, ou le faisons oublier, sans en apporter un meilleur ou semblable » (2:106). Finalement, l’islam est-il un mouvement politique agressif avant d’être une religion ? La question est posée.

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L’INDÉPENDANCE DE LA CATALOGNE : UNE UTOPIE GAUCHISTE
(L’Imprécateur)

La Catalogne, ce sont 6% du territoire espagnol, 16% de la population, 19% du PIB, 21% des impôts payés mais 11% seulement des investissements publics. Les Catalans voient dans ces chiffres, nous dit la presse, une profonde injustice et le signe du mépris des Espagnols, d’où leur révolte. L’argument n’est pas le bon, car les Catalans ne sont pas stupides au point de ne pas comprendre qu’étant en moyenne un peu plus riches que les autres habitants de l’Espagne, il est juste qu’ils aient à payer un peu plus d’impôts.

L’Ile-de-France pourrait en dire autant. Pourquoi, après tout, les Franciliens paient-ils pour la Corse, la Corrèze, Mayotte ou les Antilles ? Cela s’appelle « solidarité nationale ». Les Catalans peuvent le comprendre. La vérité est ailleurs et ne plait pas à tout ce qui est européen, à plus forte raison, comme Macron, mondialiste : les Catalans ont une forte identité culturelle, pour ne pas dire ethnique, et un nationalisme aigu. La question est de savoir si ce nationalisme est justifié.

La Catalogne, comme la Corse, n’a jamais été indépendante. Elle a été romaine, puis wisigothe quand en 415 Barcelone fut déclarée capitale du royaume wisigoth. Musulmane (Al Andalus) pendant près d’un siècle, jusqu’à ce que les troupes franques de Charlemagne chassent les colons arabo-musulmans, puis carolingienne, donc française. Ce sont des Wisigoths francisés qui en se partageant l’empire carolingien l’ont créée.

Armes de Guilfred-le-Chevelu, premier Comte de Barcelone. On reconnait le drapeau catalan sur son écu.

Le 11 septembre 878, le Concile de Troyes a attribué la partie espagnole de la Catalogne au wisigoth Guilfred-le-Velu, le faisant Comte de Barcelone. Il est devenu par la suite Roi d’Aragon. La partie française allant grosso modo d’Andorre à Nîmes, a été attribuée à d’autres nobles, ainsi que Valence et les Baléares.

On voit que la Catalogne, identifiée en réalité non par son histoire mais par son hérédité, sa culture et le parler Oc est beaucoup plus vaste que la seule « Cataluña » espagnole qui revendique aujourd’hui son indépendance. Et cela inquiète les dirigeants européens. Si la Catalogne espagnole devenait indépendante, les autres régions de France et d’Europe parlant le catalan (en Principauté d’Andorre la langue officielle est le catalan) demanderaient-elles leur rattachement à Cataluña ? Déjà, « Catalunya Nord » a obtenu une première forme de reconnaissance officielle le 10 décembre 2007 quand a été approuvée une « Charte en Faveur du Catalan » qui déclare en préambule que « la langue catalane, née il y a plus de mille ans, constitue un des piliers de notre identité, du patrimoine et de la richesse du département des Pyrénées-Orientales ».

Andorre est très satisfaite de son statut actuel partagé entre l’Espagne et la France.  Elle lui donne une réelle indépendance de fait, et je ne pense pas que le Roussillon (de Perpignan à Nîmes) envisage de quitter la France, même si l’on y trouve quelques mouvements nationalistes catalans.

Le violent mouvement indépendantiste actuel a été relancé en 2003 par la coalition de gauche PSC-ERC-ICV. « Partit des Socialistes de Catalunya », « Esquerra Republicana de Catalunya » (Gauche républicaine), « Iniciativa per Catalunya Verde » (Initiative pour une Catalogne verte, ex parti communiste PSUC). Ce qui explique sans doute l’adoration sans borne que lui portent nos médias nationaux qui, il faut en convenir, on réussit une remarquable manœuvre médiatique en faisant mousser l’émotion avec les « violences policières » en réalité beaucoup moins violentes qu’ils ne les présentent. Ils ont beaucoup de réticences à faire témoigner des Catalans pourtant majoritaires, favorables au maintien dans la nation espagnole. Il est clair qu’il y a eu dans la presse européenne, et notamment française, des tentatives de manipulation de l’opinion par les images d’affrontements.

Car, il faut le savoir, si toutes les consultations et « referendums » organisés par les partis indépendantistes de gauche ont obtenu des scores allant de 85 à 95% de « oc » (oui en catalan), aucune consultation électorale catalane ouverte à tous ne leur a donné la majorité, même s’ils l’ont frôlée une fois, le 27 septembre 2015, où ils ont obtenu un succès mitigé avec les 47,8% des votants grâce à une assez forte abstention de la droite. Un succès à la Macron qui leur a permis de placer leurs hommes politiques à la tête du gouvernement local.

La force déployée par le gouvernement Rajoy avec l’approbation écrasante de la presse et de la population espagnole est donc parfaitement légitime et les gouvernement européens l’approuvent (même Macron a envoyé un message de soutien à Rajoy), surtout ceux des pays de l’Est européen qui savent à quoi s’en tenir sur le caractère nocif pour les peuples du socialisme et du communisme.

Une indépendance de Cataluña pourrait entrainer de sérieux troubles en Europe pouvant aboutir à son implosion. En effet, plusieurs régions manifestent des velléités indépendantistes qui pourraient y trouver un prétexte à relancer des actions violentes. Oublions les indépendances passées, scission Suède-Norvège, Moldavie, Tchékie-Slovaquie, Slovénie, Ukraine, Kosovo, etc. Sans oublier cependant que celle du Kosovo a été voulue et organisée par les États-Unis et l’OTAN pour déstabiliser la Serbie et créer un état albano-maffieux mais surtout musulman au cœur de l’Europe. On constate que la presse de ces régions est plutôt favorable à l’indépendance catalane. La Pravda slovaque, dont il est inutile de dire qu’elle est très à gauche, écrit : « Il ne serait pas moral de critiquer l’aspiration d’un autre peuple à l’accomplissement de ses droits souverains ».

Voyons les velléités d’indépendances actuelles

Irlande du Nord et Écosse: « Soyons clairs : si la Catalogne et l’Écosse partent, cela donnera un nouveau souffle aux sentiments nationalistes en Irlande du Nord  » − Belfast Newsletter.

Mais aussi Flandre, Lombardie, Venise, Pays de Galles, Pays Basque, Corse, « Communauté valencienne », région de Murcie (comarque murcienne de el Carche), Alghero en Sardaigne où la langue officielle est le catalan, Baléares, etc. Où « pour le moment », les indépendances sont en sourdine ou quasiment éteintes comme en Bretagne ou en Alsace germanophone.

L’hebdomadaire Slovène Mladina trouve même qu’il y a quelque chose de pervers dans le fait que l’Union Européenne ait favorisé l’indépendance du Kosovo qui n’avait pas tous les atouts que possède la Catalogne : « Cela signifie-t-il que la communauté internationale doit attendre qu’une guerre éclate en Catalogne pour réagir ? »

Pour le moment elle attend de voir comment va réagir le gouvernement espagnol à la dernière provocation du leader indépendantiste Carles Puigdemont qui annonce une « déclaration d’indépendance dans les prochains jours ». Il est peu probable que le premier ministre Rajoy cède. Il a l’ensemble de la presse espagnole derrière lui et environ 80% des Espagnols. El Mundo écrit “il n’est plus temps de contenir l’insurrection ni d’envoyer d’aimables invitations au dialogue face à un groupe de dirigeants putschistes qui, sans aucun doute, vont maintenir leur volonté séditieuse dans les prochains jours. […] Le gouvernement ne peut plus perdre une minute, et sa main ne doit pas trembler au moment de faire face, avec la loi de son côté, à la félonie de l’indépendantisme. »

Plus rassurant pour lui, il a la quasi totalité des dirigeants européens pour le soutenir. Surtout, il sait que la majorité du peuple catalan ne veut pas de l’indépendance, comme en a témoigné récemment l’accueil enthousiaste qu’il a réservé au Roi Felipe de Bourbon, et à la Reine Letizia son épouse, à Barcelone après l’attentat récent. De même que la majorité des partis politiques catalans, même ceux de gauche, comme le Parti des Socialistes de Catalogne (PSC) qui a changé d’avis depuis 2003, Citoyens-Parti de la Citoyenneté (C’S) et le Parti de libération nationale (PLN). Quant à l’Europe, elle ne peut pas cautionner ce qui ressemble fort à un coup d’état indépendantiste dans un pays où la Constitution démocratique prévoit une procédure pour négocier une évolution du statut des provinces.

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LE “POL POT” DE L’ÉDUCATION NATIONALE EST PARTI
(L’Imprécateur)

Le “Pol Pot” de l’Éducation Nationale, Michel Lussault, a démissionné du poste de Président de la Commission des programmes dont lui avait fait cadeau Najat Vallaud-Belkacem en septembre 2014. Peut-être pour le remercier de son acharnement à détruire l’école française ? Cette nomination fut décrite par Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés, comme « le triomphe des vieilles lunes déconnectées du terrain ».

Quand Lussault présenta, en septembre 2015, les nouveaux programmes pour 2016, le sénateur Jacques Grosperrin le décrivit comme « un gentil idéologue nostalgique des années 70 » et qualifia la commission des programmes comme « le bras armé de la ministre… au fonctionnement dogmatique, pour ne pas dire idéologique ». En 2016, Caroline Barjon dans son livre décrit Michel Lussault comme l’un des « assassins de l’école ».

Michel Lussault a démissionné de sa présidence. Personne ne regrette son départ, excepté Libération, le quotidien des bobos friqués et l’ultra-gauche syndicaliste de l’Éducation Nationale.

La Société des agrégés déplore que « la présidence de M. Lussault a été marquée par la provocation et la polémique, loin de l’instauration du climat et du dialogue nécessaires à une réflexion sereine sur les améliorations à apporter à l’enseignement et aux programmes ». Bien contents de cette défection, les agrégés attendent que « les publications et discussions relatives aux programmes soient désormais exemptes du jargon qui sert trop souvent, dans l’Éducation Nationale, de cache-misère à l’absence de pensée et de contenu ».

Jargon ? Michel Lussault aurait-il… jargonné ? C’est lui qui fut l’inventeur de quelques-unes des perles pédagogistes comme le fameux « milieu aquatique profond standardisé » pour parler d’une piscine ! Jugez-en par la conclusion de son dernier livre « Hyper-Lieux, les nouvelles géographies politiques de la Mondialisation » (éd. du Seuil). Sans le dictionnaire Jargon-Français, la lecture est impossible. Même pour un agrégé de lettres. « On trouve dans ce texte assertorique l’ensemble des grandes thématiques du néolocalisme, et bien des alteractivistes des alter-lieux adhéreraient à nombre des pétitions de principe qu’il contient – ce qui conforte mon hypothèse d’un air du temps/air de l’espace localiste critique, qui fait pendant à celui de l’hyper-lieu mais en partage toutefois certaines des modalités (au premier chef l’hyperspatialité, mais aussi les logiques affinitaires et expérientielles)… » (sic). On croit rêver. Pour Dussault, « la jungle de Calais est un hyper-lieu emblématique de la future cité de demain » (re-sic).

Assertorique signifiant pour lui “qui constate les faits”, force est de constater que l’assertoriquitude de monsieur Lussault a des lacunes ! Car le seul fait à constater est que l’école française, les universités et les grandes écoles, ont encore chuté dans les classements internationaux pendant le catastrophique mandat de madame Belkacem, fossoyeur-en-chef de l’Éducation Nationale.

Notez que je suis aussi capable que lui de jargonner quand j’estime que le paralogique assertorique de Lussault a une tendance captieuse [1]. Seulement, je sais que ce jargon cache presque toujours un manque d’intelligence, une absence d’imagination, de logique et de raison que l’auteur tente de dissimuler par des propos savants mais fallacieux. Une forme de cuistrerie pour feindre d’être un “spécialiste” ou se persuader qu’on en est un. Comme Emmanuel Macron d’ailleurs, dont les discours − dans un français approximatif − me consternent par leur vacuité intellectuelle. Ils n’impressionnent que ses pairs de Sciences Po et l’ENA dont l’intelligence relative de bêtes-à-concours masque très souvent l’indigence de la pensée.

« Avant donc que d’écrire ou de parler, apprenez à penser » disait Boileau.

La pédanterie de Lussault n’a impressionné personne. Celle de Macron à Varsovie a énervé les Polonais, agacé les Allemands et les Pays de l’Est en général, même s’ils l’ont écouté poliment. Et ils ont rigolé franchement quand il s’est piqué de philologie comparée sur les différences de signification entre le mot « dette » en français et « Schuld » en allemand [2] pour montrer comment que Macron qu’il est instruit ! Les Allemands, les Suisses, les gens de l’Est européen attendent d’un discours qu’il ait valeur de contrat avec ceux qui l’écoutent. Ils soupçonnent (comme Angela Merkel qui n’a pas félicité Macron) que les belles paroles et les envolées lyriques proeuropéennes de notre président cachent des fourberies inacceptables. Mais peut-être, est-ce ce qui fait se pâmer les macronolâtres

Najat Vallaud-Belkacem avait nommé Lussault à la présidence des programmes parce qu’il soutenait toutes ses extravagances pédagogistes et notamment le constructivisme dans l’auto-éducation des plus jeunes. Le résultat est que la majorité de ces enfants ne sait ni lire ni écrire ni compter en sortie de 6ème.

Tout ce à quoi veut remédier le nouveau ministre, M. Jean-Michel Blanquer.

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[1] Traduction de la locution novlangue « paralogique assertorique à tendance captieuse » en Français : délire chronique (paralogique) constaté dans les faits (assertorique) qui tend à tromper par une apparence de vérité (captieux).
[2] Schuld = faute, responsable, coupable.




 

 

SOUVENIRS DU COMMUNISME
(L’Imprécateur)

Il y a dix ans, en septembre 2007, mourraient Pavarotti le 6 septembre (cliquez sur le lien pour écouter « Nessum Dorma » de Puccini, par Luciano Pavarotti − pour revenir au texte : “Retour Arrière”), et Jacques Martin le 12. Les médias, toujours dépourvus du sens des valeurs, accordèrent autant de place à la mort de l’amuseur public qu’à celle du ténor qui égala Caruso.

Cliquez sur l’image pour écouter « Norma » de Bellini, par Maria Callas. (Pour revenir au texte : Retour Arrière.)

Septembre, c’est aussi le 45ème anniversaire de la mort de La Callas. Une rétrospective de sa vie sur Arte nous a rappelé il y a quelques jours la cause de sa fuite aux États-Unis en 1945, sujet par contre soigneusement évité dans le film La Callas et Onassis. Une fuite dont, vous allez comprendre pourquoi, ni Laurent du PC, ni Mélenchon des Insoumis n’aiment que l’on parle, car ils ne sont pas encore devenus adultes. Ils ne savent pas assumer leurs erreurs et n’ont pas encore fait leur révolution personnelle pour glisser intelligemment vers la droite, comme l’a fait notre ex-révolutionnaire national, Régis Debray.

Pendant la guerre, la Grèce fut successivement occupée par les Italiens, les Allemands et les Anglais. Les occupants successifs ayant réquisitionné les maigres ressources alimentaires, les habitants d’Athènes connurent une véritable famine qui fit environ 50.000 morts. Pour survivre, Maria Callas et sa meilleure amie, toutes deux chanteuses professionnelles, chantaient dans un cabaret et, quand elles avaient un contrat, comme petits rôles à l’opéra d’Athènes. Elles chantèrent donc successivement devant un public d’officiers italiens, puis allemands, puis anglais. Sans doute eurent-elles (elles avaient 19 ans en 1944) quelques aventures sentimentales avec quelques beaux et jeunes officiers. Ceux-ci payaient souvent, dit-on, en tickets d’alimentation ou directement en nourriture.

Les Anglais étaient à peine arrivés depuis quelques semaines, que le KKE, le parti communiste grec, entreprit un coup d’État pour tenter d’instaurer, comme partout en Europe de l’Est, une dictature communiste. Les troupes communistes venues du nord de la Grèce prirent Athènes et commencèrent aussitôt une épuration féroce visant à éliminer physiquement les non-communistes : procès expéditifs sous prétexte de collaboration avec l’un ou l’autre des précédents occupants étrangers suivis d’exécutions sommaires. Mais le plus souvent, les Athéniens étaient lynchés tout simplement chez eux ou dans la rue sur la dénonciation d’un voisin qui croyait ainsi sauver sa peau.

Les communistes voulaient le pouvoir. La guerre civile atroce qu’ils déclenchèrent a déchiré la Grèce pendant 5 ans, opposants communistes et pro-occidentaux jusque dans les moindres villages. Les communistes d’abord lâchés par Moscou, puis par Tito, se rendirent le 16 octobre 1949, faute de combattants. Soixante-dix ans après la reddition des communistes, les horreurs de ce conflit continuent d’endeuiller la mémoire nationale.

Un soir de 1945, Maria Callas rentre chez elle et passe, pour avoir les nouvelles de la journée, chez son amie qui habitait dans le même immeuble qu’elle. La porte est ouverte. Elle entre, inquiète, et trouve le cadavre brûlé de son amie que les communistes, après l’avoir violée et battue à mort, avaient fait rôtir comme un poulet sur un feu fait de ses propres meubles. Maria Callas alla se cacher chez des amis et prit le premier bateau pour les États-Unis où elle devint célèbre.

Le vrai visage de Che Guevara – citation d’Ernesto Che Guevara, dans son livre « Voyage à Motocyclette » (éd. des Mille et Une Nuits).

Autre aperçu des méthodes de prise de contrôle de l’État par les communistes dès qu’on les laisse accéder au pouvoir : « La face cachée du Che » (éd. Buchet-Chastel) du journaliste cubain Jacobo Machover. Machover cite Hubert Matos qui commandait les troupes de Castro : « Pour se faire respecter des Cubains, il (“Che” Guevara) devait leur inspirer de la terreur en fusillant et en faisant fusiller ». Che Guevara fusillait donc à tour de bras des pauvres gens qui avaient pour seul tort d’être non-communistes ou « bourgeois », c’est-à-dire petits propriétaires d’un commerce ou d’un champ, car les « gros » propriétaires s’étaient déjà ralliés à Castro ou avaient fui le pays pour se réfugier aux États-Unis.

Mais Guevara était à sa manière légaliste. Il torturait et il fusillait, mais voulait mettre les formes. Il s’était fait nommer par Castro « commandant de la Comisión Depuradora« , la commission d’épuration. Il siégeait à la prison La Cabana où l’on amenait les prisonniers qui étaient aussitôt battus et torturés en attendant d’être jugés. Un avocat, José Vilasuso, était chargé d’instruire les dossiers. Il rapporte les instructions de Che Guevara : « Ne faites pas traîner le procès. Ceci est une révolution. N’utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. » Le « tribunal » attendait pour juger que la lettre de Castro fixant les sentences arrive, la même méthode qu’utilisait Staline quand il envoyait à la Lubianka la sentence que le tribunal exécutait ensuite. « Je ne veux pas savoir si tu es coupable ou non coupable, disait Beria au prisonnier, je te demande seulement d’avouer le crime que dénonce le camarade Staline ».

Dès la lettre arrivée, le prisonnier était jugé, c’est-à-dire qu’on lui lisait un acte d’accusation bidon. « Souvenez-vous, lui disait Che Guevara, qu’il y a une possibilité d’appel ». Mais, précise Vilasuso, « aucun recours en appel ne fut jamais pris en compte ». On annonçait ensuite au prisonnier que Castro l’avait condamné à mort, et on l’exécutait aussitôt sur l’un des trois poteaux situés derrière la galerie où étaient entassés les prisonniers.

Daniel Alarcón Ramirez, dit « Benigno », l’un des plus fidèles compagnons d’armes de Guevara, raconte que Che Guevara, héros adulé par toute une partie de notre extrême-gauche française, aimait voir torturer et tuer les gens. « Il venait voir à l’improviste et donnait des conseils aux gardiens pour torturer plus cruellement… Il montait sur le mur (de la prison). Ce n’était pas difficile car il y avait un escalier. Il se couchait sur le dos en fumant un havane et il regardait les exécutions. »

Finalement, il y a une “justice” puisque Guevara a été trahi par Castro, comme tous ceux qui avaient aidé ce dernier à prendre le pouvoir et qui ont été fusillés ou emprisonnés. Staline avait fait la même chose.

Castro a envoyé Guevara en Bolivie pour y organiser la prise du pouvoir communiste, mais il a demandé en secret au Parti Communiste Bolivien de le débarrasser de Guevara. Le PCB a vendu Guevara à Felix I. Rodríguez, ancien agent de la CIA qui dirigeait un groupe de rangers boliviens. Il l’a arrêté après plusieurs mois d’errance dans la jungle des montagnes boliviennes. En fait, Guevara avait fini par comprendre qu’il avait été trahi par Castro et souhaitait se rendre car il pensait qu’il serait jugé à Camiri (une petite ville rurale de la province de Santa Cruz de la Sierra), comme Régis Debray et Ciros Bustos, deux autres ex-compagnons, eux aussi victimes de la trahison de Castro, comme Guevara capturés par l’armée bolivienne.

Rodríguez dit aujourd’hui qu’il a reçu des généraux Barrientos et Ovando l’ordre de tuer Guevara, ce qui n’offusque pas l’ignorante Ségolène Royal pour qui Castro est un génie. C’est pour sauver l’honneur du Che, dit Rodríguez, qu’il a ordonné au peloton : « Votre gouvernement a ordonné d’éliminer le prisonnier. Ne tirez pas au visage. Tirez en dessous de la poitrine. On doit croire qu’il est mort de ses blessures au combat. »

Beau sentiment, sauf qu’il n’y a pas trace de cet ordre, les deux généraux et le témoin cité par Rodríguez, le major Saucedo, étant morts depuis longtemps. On ne voit pas non plus quel aurait été l’intérêt du gouvernement bolivien de faire du Che un héros, sauf si Castro a payé pour cela, car un héros mort est sans danger et peut-être utile à la promotion d’une révolution. Enfin, les blessures au ventre n’entraînent pas une mort immédiate (de dix minutes à deux heures suivant l’importance des hémorragies). Ernesto Guevara a du beaucoup souffrir avant de mourir. C’est pourquoi je crois plutôt à une initiative personnelle de Rodríguez qui, ayant eu à souffrir du communisme quand il était jeune (ses parents ont été assassinés), haïssait les communistes.

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