SOLDATS RUSSES : DES HOMMES D’HONNEUR JUSQU’AU BOUT

Roman Vasilievich Zabolotny (39 ans) et Grigory Mikhailovich Surkanov (38 ans), combattants volontaires russes en Syrie, ont été capturés par l’État Islamique. Il leur a été demandé de lire une déclaration devant une caméra, déclarant qu’ils renoncent à leur religion, se convertissent à l’islam, renient leur pays et rejoignent les troupes de l’État Islamique.

Les 2 hommes, ayant confirmé leur foi en la religion orthodoxe et leur fidélité à la Russie, ont été assassinés.

Qu’ils reposent en Paix dans la Gloire auprès de leurs Frères d’arme.

Le lendemain du jour où l’information de leur assassinat est parvenue, la Russie a mené plusieurs raids contre les positions de l’état-major de l’État Islamique et de al-Nosra (ces fameux terroristes modérés soutenus par la partie non encore éradiquée du Deep State aux États-Unis). Bilan annoncé par Moscou : 12 « commandants » islamistes tués. Une coïncidence ?…
Ça, c’est un Gouvernement.

En France, deux jeunes filles sont massacrées à Marseille, parmi tant d’autres victimes. A-t-on réagi ? − Non.
Nous sommes des « sans c. » !

Luc Sommeyre



 

CATALOGNE : QUI SÈME LE VENT…
(Jean Goychmann)

La Catalogne va-t-elle ou non devenir un État indépendant ?

Le processus semble bien engagé, et ceci depuis des années. Nous autres, les partisans d’une « Europe des Nations », seule voie possible pour une éventuelle construction européenne, avons depuis longtemps dénoncé un processus de régionalisation rampante qui ne pouvait qu’affaiblir les États.

Or, il se trouvait que c’était le but recherché par les partisans d’une Europe fédérale. Bien que non-avoué, le grignotage progressif dû au transfert des compétences de l’État vers les régions conduisait mécaniquement au résultat. Dans la vision des eurofédéralistes, la disparition des États-nation était le point de passage obligé de ce cheminement débuté dès l’immédiat après guerre.

Il est légitime de se poser la question toute bête : en quoi les Nations sont-elles aussi gênantes pour le futur de l’humanité ? Pour construire une nation, il faut un peuple. Mais cela ne suffit pas. De Gaulle, avec sa verve coutumière, disait : « Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État ». Pour faire une Nation, il faut donc simultanément un peuple et un État. Il peut y avoir des États qui regroupent plusieurs peuples, et deviennent alors des Empires, mais une nation souveraine exigent qu’il y ait à la fois un peuple et des institutions, c’est à dire une organisation des pouvoirs dont le cadre juridictionnel devient la Nation. C’est ainsi que la France s’est dotée d’une Assemblée Nationale, d’un Sénat ou d’un Président de la République, dont le fonctionnement est décrit pas la Constitution.

On conçoit alors plus facilement que tout pouvoir qui voudrait s’étendre d’une façon « impériale » en coiffant par un pouvoir « supranational » des nations constituées ne puisse tolérer l’existence des ces États-nation qui apparaîtrait comme une « dualité de pouvoir ». Seulement, ce transfert de compétences, donc de pouvoir vers des régions possédant des particularismes soutenus n’est pas sans risque. Surtout lorsque les peuples de ces régions ont le sentiment de « payer pour les autres ». C’est tout le problème du fédéralisme qui veut imposer des règles communes à l’intérieur d’un périmètre dans lequel les disparités vont s’accentuant.

La Catalogne possède les attributs d’un « proto-État ». Son peuple possède une langue, une grammaire, une histoire et une culture. Ceux qui pensent que cette région s’en sortirait encore mieux si elle devenait indépendante de l’Espagne sont de plus en plus nombreux. C’était le risque ce cette régionalisation conduisant à la création de parlements régionaux qui ne demandent qu’à évoluer vers des parlements nationaux, quelle que soit la taille de la région d’origine. On comprend le scepticisme qui s’empare des dirigeants européens, partagés entre la satisfaction de voir leur projet de disparition des États-nation prospérer et leur inquiétude face aux conséquences d’un tel projet, conséquences qui n’ont probablement pas été appréhendées lors de sa mise en œuvre.

Or, les processus d’indépendance se sont rarement terminés pacifiquement. Les guerres d’indépendances ont jalonné l’histoire du monde et des peuples. Quelques fois, se sont des Empires qui se désintègrent, et les Nations qui les constituaient réapparaissent sans tarder, comme l’écrivait Hélène Carrère d’Encausse [1].

D’autres fois ce sont des provinces ou bien des régions qui choisissent de reprendre leur liberté, mais l’entité (État ou territoire) dont leurs habitants souhaitent se détacher y voit, de son côté, une perte de souveraineté et de pouvoir, sans parler d’un éventuel aspect économique. Il serait intéressant, de ce point de vue, de savoir ce que pense le Département d’État américain au sujet de la Catalogne.

Le rapport de forces devient alors déterminant et la probabilité de guerre civile augmente d’une façon considérable. Les marges de négociation, souvent faibles au départ, deviennent inexistantes lorsque les esprits de « radicalisent » (pour reprendre un terme actuel) Une fois engagé, nul ne peut prédire l’issue d’une telle confrontation, chacun arguant de son « bon droit ». L’intangibilité des frontières nationales se heurte ainsi au droit des Peuples « à disposer d’eux-mêmes ».

Ainsi, l’Europe bâtie sur un rêve de paix il y a presque 70 ans risque de se trouver à l’origine d’un conflit en raison de l’ambigüité de sa politique visant à faire émerger les régions inpirées par le modèle des Landers allemands au détriment des États-nation appelés à se fondre dans un État supra-national et fédéral. Ce retour vers une sorte de « Saint Empire Romain-Germanique » est très inquiétant, particulièrement lorsque l’éventualité d’un « choc de civilisations » ne peut-être totalement exclue.

Alors le vieux proverbe : « Qui sème le vent récolte la tempête » risque de s’imposer dans toute sa rigueur dans l’avenir.

Jean Goychman
08/10/2017

[1] L’Empire éclaté (éd. Flammarion, 1978) http://www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1979_num_34_6_18177



 

 

MARSEILLE : J’ACCUSE !

Laura et Mauranne, 21 et 20 ans, étaient cousines. La première était venue fêter son anniversaire avec la seconde à Marseille.

Politiques, journalistes, intellectuels, élites autoproclamées de ce pays, vous avez transformé la France paradisiaque des années 70 en enfer quotidien pour des millions de citoyens, victimes de votre incompétence, de vos lâchetés, de vos mensonges et de vos trahisons.
Délinquance et terrorisme prospèrent sur votre manque de courage politique et votre renoncement permanent. Non seulement vous ne réglez aucun de ces fléaux qui détruisent le pays, mais vous les encouragez et les aggravez.
Ce n’est pas la Vème république qui est en cause mais VOUS, qui n’êtes pas au niveau.
Vous êtes tous les artisans du désastre et donc les complices des criminels en cachant la vérité et en défendant trop souvent l’indéfendable.
Votre idéologie tiers-mondiste c’est la destruction de notre nation millénaire.
Vous êtes en train de liquider 2000 ans d’histoire de France et de léguer aux générations futures un pays menacé de guerre civile.
Car c’est de cela qu’il s’agit. Vous avez ouvert les frontières à des populations qui refusent de s’intégrer et qui haïssent notre culture et notre mode de vie.
50% des jeunes musulmans de France souhaitent la charia ! Et vous osez bêler tous en chœur que l’intégration est réussie (sondage Institut Montaigne 2016) !
Les deux jeunes femmes innocentes assassinées au cri de « Allah Akbar » à Marseille, c’est votre faute.
Elles avaient 20 et 21 ans, seulement coupables de ne pas être musulmanes. Deux cousines inséparables tuées par un fou d’Allah comme il y en a tant sur notre territoire.
Elles sont les victimes de votre politique d’immigration suicidaire et de votre laxisme coupable.
Car l’assassin est un Maghrébin clandestin arrêté 8 fois depuis 2005 et jamais expulsé !
Les enfants juifs massacrés devant leur école à Toulouse, c’est votre faute.
Le patron décapité par son employé musulman, le prêtre égorgé en pleine messe, le couple de policiers égorgé chez lui devant son enfant de 3 ans, les tueries de masse à Charlie-Hebdo, au Bataclan, à Nice, les soldats et policiers attaqués dans les rues, tous ces crimes commis au nom d’Allah, c’est votre faute.
À chaque tuerie, vous ne savez que rabâcher que « l’islam, ce n’est pas ça ».
Au cri de « Allah Akbar » des tueurs, vous répondez tous en chœur « pas d’amalgame » comme des perroquets.
Mais chaque jour c’est bien l’islam qui tue, pas le Saint-Esprit. On ne tue pas au nom du Christ, de Bouddha ou de la déesse Kali. On tue au nom d’Allah et lui seul.
Vous êtes incapables de mettre hors d’état de nuire les 5% de malfrats qui commettent 95% des crimes et délits dans les cités.
Vous êtes incapables de rétablir l’ordre républicain dans les banlieues.
Vous êtes incapables de récupérer les 5.000 armes de guerre et armes de poing qui dorment dans les caves des cités, attendant l’insurrection générale qui se prépare.
Les barbus et les caïds vous font peur et vous rasez les murs.
Vous ne savez que sermonner les gamins multirécidivistes, arrêtés plus de 100 fois, tous les 3 jours, et aussitôt relâchés.
Vous ne comprenez même pas que, pour un gamin délinquant, le fait de passer par la case commissariat est un haut fait d’armes.
Un bracelet électronique, c’est un trophée qui a plus de valeur qu’une Légion d’Honneur ! En découdre avec les forces de l’ordre, c’est s’imposer dans la cité.
Jamais les familles ne sont attaquées au portefeuille, alors que la simple suppression des allocations familiales pour plusieurs mois mettrait fin à la récidive des mineurs.
Vous ne savez que capituler devant l’inacceptable. Par votre lâcheté viscérale, vous avez privé de toute autorité les enseignants et les policiers.
Les rebelles de la société, les ennemis de la République sont le fruit de vos reculs incessants. Vous avez l’âme de vaincus qui se complaisent dans la soumission.
Vous vous gargarisez avec le mot « laïcité » mais vous êtes incapables de la faire respecter. Vous la violez chaque jour en cédant à toutes les revendications des musulmans.
Voile, hallal, prières de rues, islamisation de l’école républicaine, de l’hôpital, des entreprises, vous avez tout accepté et même encouragé.
Le renoncement permanent est gravé dans votre ADN.
Tous les tueurs étaient connus des services de police, sans exception.

Les clandestins sont systématiquement relâchés, les fichés « S » sont laissés en liberté, quand ils ne sont pas intégrés dans la police !
Or, la récidive mène à la prison, qui mène à la radicalisation, qui mène au terrorisme et qui aboutit au jihad. Mais seul le laxisme judiciaire prévaut.
La tolérance zéro est un principe que vous détestez. Il a pourtant fait ses preuves.
100.000 peines de prison ne sont pas exécutées, mais vous traînez en justice policiers et patriotes, au moindre contrôle d’identité un peu musclé ou à la moindre critique de l’islam.
Vous ne combattez que le racisme à sens unique. Combien de plaintes pour racisme anti-Blancs ont été instruites en 20 ans ?
Les forces de l’ordre, vous les avez démotivées, tout comme les forces armées, toujours plus mal équipées. Leurs budgets sont laminés alors qu’ils devraient être la priorité de la nation pour mener la guerre contre le terrorisme.
La justice, c’est celle du mur des cons, un total renversement des valeurs. Le délit de blasphème, qui n’existe pas en France, vous l’avez instauré contre ceux qui critiquent l’islam.
Le résultat de votre politique démissionnaire et irresponsable est un désastre.
Les prêcheurs de haine sont comme des poissons dans l’eau dans les mosquées salafistes. Vous en avez fermé une quinzaine alors que les imams, presque tous étrangers et ne parlant pas français, diffusent leur discours anti-occidental en toute impunité, dans des centaines de mosquées passées sous le contrôle de pays étrangers qui n’ont rien de pays amis…
L’islam de France vous a totalement échappé.
Les frontières restent grandes ouvertes pour plaire à vos « amis » d’Arabie et du Qatar qui financent la propagation du wahhabisme et du salafisme en Europe.

Le terrorisme, l’insécurité, la haine anti-Occidentaux et l’éclatement de la société, c’est votre faute. Voilà 30 ans que vous semez les germes de la dislocation de la nation.
Par votre faute la France de 2017 est en voie de désintégration.
La preuve ? – En 2015, le monde entier est venu s’associer à la marche républicaine « Je suis Charlie ». Le monde entier, mais pas les banlieues où la minute de silence en hommage aux victimes n’a même pas été respectée.

Ils sont où les musulmans soi-disant « modérés » ? On ne les entend jamais. Ils sont comme vous, ils rasent les murs.
Il y a 40 ans on vous a confié la France de Pompidou. Regardez ce qu’il en reste.
Vous avez dilapidé et saccagé l’héritage des Trente Glorieuses.
C’était la France du bonheur, de la sécurité absolue, de la croissance à 6%, du plein emploi, avec le 5ème niveau de vie au monde derrière les États-Unis, la Suisse, la Suède et le Luxembourg. Mais loin devant le Japon et l’Allemagne.
La France d’après-guerre était redevenue une nation forte, riche et prospère.
Mais aujourd’hui, nous sommes ruinés et chaque bébé naît avec une dette de 33.000 euros dans son berceau !
C’est ça le résultat de votre incompétence et de vos lâchetés.
Vous avez ruiné la France et l’avez livrée au terrorisme islamique.
Tout cela était prévisible et vous le saviez depuis longtemps.

Primo, parce que les Services de renseignement tirent la sonnette d’alarme depuis 30 ans.
Secundo, parce qu’en 1990, parfaitement conscients du danger, vous décrétiez aux Assises sur l’immigration de Villepinte :
Que l’islam était incompatible avec la loi républicaine.
Qu’il fallait sans tarder appliquer une immigration zéro.
Que le social devait être réservé aux seuls Français.
Mais de tout cela, il ne reste rien. Car, en 1992, vous avez TOUS retourné votre veste pour vous plier aux accords de Schengen, avec ouverture des frontières et multiculturalisme à tout va !
Ce faisant, vous avez trahi la confiance du peuple qui vous avait élus.
Et aujourd’hui, ce même peuple, qui rejette l’immigration à 70% et refuse l’islamisation de la société, vous accuse à juste titre de déloyauté.

Votre société multiculturelle paradisiaque, c’est l’enfer des générations futures.
Votre idéologie tiers-mondiste, c’est le tombeau de la France de Clovis.
Pour ma part, je préfère 100 fois un Poutine ou un Viktor Orban qui protègent leur peuple, aux dirigeants qui se disent « démocrates » et qui ont pour seule obsession de trahir ceux qui les ont élus.

Vous êtes tous coupables.
70% des citoyens ne veulent plus d’immigration et refusent l’islamisation du pays.

Mais vous les méprisez, croyant détenir la vérité. Vous leur imposez une immigration qu’ils ne veulent pas. Preuve que la France de 2017 est devenue un contre-modèle de démocratie.
Ne pas fermer les frontières et ne pas rétablir l’ordre républicain sur tout le territoire, c’est au mieux signer la mort lente de la nation, au pire, c’est semer les germes de la guerre civile.
30 années d’une politique d’immigration suicidaire ont davantage mis la France en danger de mort que des siècles de guerre en Europe.
C’EST IMPARDONNABLE.
Nous ne vous le pardonnerons jamais.

Jacques Guillemain

article publié sur Riposte Laïque le 2 octobre

 

ISLAMO-TERRORISME :
FINI, LA “BIENPENSANCE”.
MAINTENANT, AUX ACTES !
(Luc Sommeyre)

 


CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Coordinateur national des RÉSEAUX RÉMORA [1], je reçois depuis cet après-midi des dizaines de messages angoissés me demandant : « On attend encore ? », « Qu’est-ce qu’on fait ? », « Donne-moi quelques gars sûrs et prêts comme moi à stopper la chute de notre pays ». J’en passe de nombreux autres, plus déterminés encore, du genre « Depuis qu’on se connaît, je sais que tu t’attaches à rester dans le cadre de la loi. Malheureusement, ce cadre nous empêche de combattre l’ennemi qui, lui, est libre de toute contrainte. Il nous mangera comme l’ont fait le Vietminh et les Fellaghas ». Que voulez-vous que je réponde ?

Outre un apolitisme strict, nos Réseaux (constitués de façon informelle sans passer sous les Fourches caudines de la Loi de 1901) prônent en effet le respect de la Loi républicaine. Très bien. Nous nous y tenons.

Mais aujourd’hui, LA COUPE EST PLEINE.

À partir du moment où cette nébuleuse idéologique religieuse que les pouvoirs publics nomment pudiquement (ou plutôt hypocritement) « islamisme », ordonne formellement à ses fidèles, à tous ses fidèles : « combattez les associateurs collectivement » (Coran, sourate 9 verset 36), il s’agit là d’un ORDRE DE TUER au sens sémantique des mots employés dans le texte coranique. De tuer tous les non-musulmans sans exception, de façon « collective », c’est-à-dire indistinctement, que vous soyez chrétien, païen, juif, bouddhiste, agnostique ou bien encore femme, enfant, vieillard, handicapé ou non. Même si vous les protégez [2] et contribuez par l’impôt à édifier leurs mosquées. (Combien d’entre elles, dites « salafistes », ont été fermées durablement ?)

À ce que je sache, le Coran fait loi absolue pour tous les musulmans. Or c’est précisément cette sourate 9 (du Coran) qui est psalmodiée quotidiennement dans de nombreuses mosquées (dites « salafistes ») et même aujourd’hui publiquement, jusque dans nos rues comme à Clichy ce vendredi 22 septembre 2017 sous la protection de fonctionnaires de la Police Nationale (non-arabophones comme la plupart d’entre nous et rarement exégètes du Coran) qui ignorent complètement que cette prière-là appelle à les tuer, eux ! C’est cette même sourate aussi qui est répétée de manière lancinante lors des exécutions pratiquées partout dans le monde, notamment par les criminels de DAESCH.

Clichy, le vendredi 22 septembre 2017, prière de rue psalmodiant le verset 36 de la sourate 9 du Coran.

cliquez sur l’image et lisez bien le texte écrit sur la bannière, entourée en jaune
(pour revenir au texte : Retour Arrière)

− « Dites-moi, tous ces braves gens qui prient sur la voie publique… ce ne sont pas des terroristes, j’espère !
− « Mais non bien sûr : ce sont des fidèles de l’islam de France !
− « Ah bon… Me voilà rassuré. »

Ainsi est formaté à penser, le Bon Peuple protège ses futurs assassins « par charité chrétienne » comme dit l’usurpateur du Vatican, vautré sur le Trône de Saint Pierre.

Je vous invite à visionner une nouvelle fois et à prêter la plus grande attention à la vidéo déjà publiée le 25 septembre dans notre journal sous l’article intitulé APPEL PUBLIC AU MEURTRE [3].

Mais qui sont donc ces « associateurs » dont le Coran appelle au meurtre ?

Des perceptions du monde DIFFÉRENTES et INCOMPATIBLES

Personne n’ignore qu’en islam, Allah est le Dieu unique, seul et absolu : « Dieu est (le) plus grand » [Allahou akbar – اللهُ أَكْبَر].

Mais ce qui est important, surtout, c’est de comprendre bien que, dans la pensée islamique, Dieu est seul. Pour les musulmans, tous ceux qui associent des créatures au Créateur, c’est-à-dire qui vouent une adoration (qu’ils pensent partagée) à la Sainte Trinité, à la Vierge Marie et aux Saints comme dans le christianisme, « associent » ces figures à l’image de Dieu. Et je ne parle pas des juifs, des bouddhistes, des païens et des autres ! C’est en ce sens que les musulmans les appellent des « associateurs » [mouchrikoun – مشركون]. En islam, c’est le seul péché impardonnable par Dieu. Sur Terre, les « associateurs » doivent donc être punis de mort par tout croyant musulman qui suit les règles de l’islam originel à la lettre. Et c’est très précisément ce que dit le verset 36 de la sourate 9 du Coran, psalmodié désormais sur la voie publique en France et ailleurs, sous le regard bienveillant du Pouvoir et la protection de la Police Nationale.

Que les autres « musulmans » (ou plutôt incomplètement musulmans) n’aillent pas jusqu’au bout de leur religion importe peu. D’ailleurs, avez-vous observé des manifestations de masse des prétendus “musulmans modérés” contre les “musulmans intégristes”, ce fameux « clivage » que le Système peine à faire entrer dans les esprits ? C’est proprement impensable, sauf par manipulation psychique, ce à quoi semble s’employer (timidement) le recteur Dalil Boubakeur. Sans trop de succès apparemment. L’intégrisme islamiste gagne palpablement du terrain…

Conclusion : si vous n’êtes pas musulman, vous êtes un « associateur ». Vous êtes donc en principe condamné à mort. As simple as that! [4]

En ce sens, ces deux malheureuses jeunes femmes tuées à coups de couteau près de la gare Saint-Charles à Marseille ce dimanche 1er octobre par un musulman, étaient des « associatrices ». Elles ont donc été « exécutées » en tant que telles par un homme qui n’a fait qu’obéir au Coran. Les personnes égorgées ou poignardées ces derniers jours en Angleterre, les passants écrasés par un camion au Canada, toutes celles massacrées depuis la tuerie du Bataclan jusqu’à la tuerie de Vegas − revendiquée aujourd’hui par DAESCH sans qu’aucune preuve de lien avec le meurtrier ait encore été établie, mais nous savons que les chiens pervers aboient pour tenter de se montrer puissants [dernière minute − lundi 02 septembre 17:00] − [5] en France et par le monde étaient des « associateurs ».

  • POUR NOUS, les tueurs sont des assassins.
  • POUR EUX, les exécuteurs sont des croyants qui ont accepté le « martyr » (quand ils n’agissent pas dans l’ombre).

(Voir aussi les déclarations de Danièle Bonobo, députée « insoumise » du XVIIème arrondissement de Paris… On nage en plein délire, mais on tolèrera bien davantage ses propos calomniateurs que mes analyses !)

Un monde nous sépare.

On juge l’autre par rapport à notre culture. – NON !

Ne souriez pas. Même jaune. Cette nuance est d’une importance capitale.

On ne juge l’autre que par rapport à notre culture… PAS quand on est Chef d’État. PAS quand on est ministre de l’Intérieur. Parce qu’il existe des moyens d’investigation internationaux qui s’appellent les Affaires Étrangères et les Services secrets, et qu’on a tous les moyens de savoir aujourd’hui de façon très précise « comment on pense en chinois », « comment on pense en inuit » ou « comment on pense en arabe ». Ici et ailleurs. En tout lieu du globe terrestre.

Certes, si on juge par rapport à notre culture, un individu qui tire au hasard dans la foule pour tuer des innocents est à coup sûr un « déséquilibré ». Mais quand on prend pour exemple les Abdeslam, les Kouachi, celui de Marseille, celui de Nice, de Berlin ou de Londres, on n’a pas à faire à des « déséquilibrés » mais à des « Croyants ». Ou alors, on commet un crime à la mode imprescriptible : on s’ingère dans la vie d’autrui (on pense à sa place). Il ne nous appartient pas de déterminer si la doctrine islamique de base est schizogène ou non.

Recep Tayyip Erdoğan nous a bien prévenu : parler « d’islam modéré », c’est faire injure à l’islam !

Vous ne voudriez pas injurier l’islam, Monsieur le ministre de l’Intérieur… Jamais n’auriez-vous l’outrecuidance de contrarier les oulémas [6] de la mosquée al-Azhar [7], n’est-ce pas ?

Alors… quand vous crachotez dans les micros de la télévision d’état que « le gouvernement s’évertue à dissocier l’islam moyenâgeux de l’islam de France mais que c’est un travail de longue haleine » (ou à fort peu près) vous prenez les Français pour des imbéciles. Vous les trompez et les égarez. Pour parler très vulgairement, VOUS VOUS FOUTEZ DE NOTRE GUEULE, Monsieur le ministre Collomb ! Allez donc tenir ces propos en terre d’islam sans vous faire connaître, et revenez-en vivant. C’est tout le mal que je vous souhaite.

On en a eu des sévères, Place Beauvau [8]. Mais avec celui-là, on est gâtés !

VERS L’ACTION
De l’état de droit vers l’état « du » droit

Pour en revenir à mon 1er §, des milliers, des dizaines voire des centaines de milliers de Français et d’Européens se posent les mêmes questions que celles qui me sont quotidiennement lancées à la figure, que je ressens comme autant de camouflets. À moi comme à tous les dirigeants d’organisations patriotiques évidemment.

Faut-il que nos compatriotes aient été bien formatés, bien intoxiqués par la Bienpensance mondialiste pour se tenir tranquilles ! Les champions du monde, ce sont les Allemands. Les Anglais font très fort aussi. Mais partout en Europe, les langues se délient. Partout en Europe, les mâchoires se serrent. Les mains se crispent sur les crosses. Jusque-là, tout va bien. Si l’on peut dire…

Mais jusqu’à quand ?

La course de vitesse

Il est maladroit de se gausser de nos dirigeants politiques. Maladroit, parce qu’ils sont parfaitement conscients que la marmite est en ébullition et que le couvercle tressaute de plus en plus. Quelles que soient leurs déclarations lénifiantes pour tenter de calmer et de canaliser la colère montante.

Mais il est une constante immuable en géopolitique : aucun gouvernement, quel qu’il soit, ne peut s’établir durablement contre le Peuple, même manipulé et volontairement égaré. À un moment, ça explose. Et nous sommes très proches de l’explosion.

  • Nous le sentons.
  • Ils le savent.

Finalement voyez-vous, si la Démocratie de Platon est morte depuis longtemps, son esprit demeure.

L’alternative

  • Ou bien le Pouvoir comprend que « ça n’est pas encore le moment du Grand Remplacement » qu’il envisage depuis des lustres pour établir le Gouvernement mondial et IL AGIT pour conserver ses acquits,
  • Ou bien l’égrégore [9] des Peuples d’Europe va se manifester avec tant de force que CE SONT LES PEUPLES QUI AGIRONT.

Personnellement – je sais que mon vœu est partagé par la majorité des dirigeants patriotiques – je préférerais de loin que ce soit le Pouvoir qui agisse. Ceci pour des raisons évidentes de coordination et de puissance armée constituée.

Autrement, nous le savons tous, la guerre civile se profile derrières les brumes du marécage où nous vivons. ET CE SERA UN BAIN DE SANG.

Nos consignes ?

Simples : PRÉPAREZ-VOUS.

Rejoignez les organisations patriotiques constituées. Connues (comme le CERCLE DE CITOYENS-PATRIOTES du général Piquemal ou les VOLONTAIRES POUR LA FRANCE du général Martinez, voire les RÉSEAUX RÉMORA – organisation non-déclarée – de votre serviteur), peu connues ou secrètes.

Mais de grâce, évitez comme la peste les groupes de « patriotes de comptoir » dont l’imbécillité, les criailleries et l’inexpérience vous mettront en danger de mort, vous et vos familles.

L’heure est venue de TERRORISER LES TERRORISTES.

Ce sera eux ou nous. À vous de choisir.

La suite ?

Bientôt.

En l’attente…

Les RÉSEAUX RÉMORA demandent solennellement et instamment que toutes les victimes de l’islamo-terrorisme tuées sur notre sol soient déclarées « MORT POUR LA FRANCE » comme victimes de guerre avec les privilèges d’honneur et conséquences juridiques et financières pour leurs familles et ayants-droit.

 

Luc Sommeyre
1er octobre 2017

 

[1] http://www.remora-europe.eu/
[2] La sacro-sainte Bienpensance.
[3] http://www.minurne.org/?p=12318
[4] Aussi simple que ça !
[5] Voir http://www.minurne.org/?p=11678
[6] Théologien de l’islam sunnite correspondant pour les chrétiens approximativement à un Docteur de la Foi.
[7] La mosquée al-Ahzar, sise à El Hussein Square, Le Caire, fait autorité absolue dans le monde sunnite. C’est une sorte de « Vatican » de l’islam.
[8] Siège du ministère de l’Intérieur.
[9] Concept ésotérique désignant un esprit de groupe influencé par les désirs communs de plusieurs individus unis dans un but bien défini.

.ARTICLE DE LIBRE DIFFUSION.

www.minurne.org/?p=12453



 

 

LES “SAUTS DE CABRI” DE MACRON
(Jean Goychmann)

Le discours de la Sorbonne

Écoutant le discours d’Emmanuel Macron dans le grand amphi de la Sorbonne, il m’est revenu en mémoire la célèbre exclamation de de Gaulle qui fustigeait ceux qui faisaient « des bonds de cabri sur leur chaise en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe !!! » [1]. Déjà à l’époque, de Gaulle, qui n’était pas dupe des raisons non-avouées qui avaient conduit l’État Profond américain à laisser croire aux peuples européens que le projet qu’il développait « en sous-main » devait mener à ce qu’il est convenu d’appeler « une Europe intégrée » alors qu’il s’agissait simplement de créer une zone de libre-échange ouverte à tous les vents de la mondialisation future. Naturellement, cette Europe intégrée devait ouvrir aux peuples européens un avenir radieux de paix et de prospérité afin de solliciter leur adhésion.

La Trilatérale

Aujourd’hui, plus de cinquante ans après, les objectifs déclarés ont évolué. La nécessité de l’intégration n’est plus guidée par la perspective de paix – considérée comme acquise – mais pour répondre à un autre danger lié à la mondialisation. Je trouve d’un cynisme absolu le fait de nous dire que notre industrie n’est plus capable d’affronter seule la concurrence mondiale, notamment celle de la Chine, alors que, depuis des années, nos dirigeants ont constamment agi pour l’affaiblir. J’ai encore dans l’oreille les propos de ceux qui, suivant le projet d’organisation mondiale tel que le concevait la Commission Trilatérale dans les années 70’, pensaient que le moment était venu de faire passer les pays développés vers l’ère “post-industrielle”.

Cette Commission Trilatérale, créée en 1973 par David Rockefeller et Zbignew Brezinzki, pensait qu’une nouvelle distribution des activités financières, commerciales et industrielles à la surface de la planète allait permettre d’assurer la paix mondiale grâce à une répartition harmonieuse de celles-ci.

En gros, les pays fortement industrialisés allaient évoluer vers les activités financières : les pays en voie de développement (aujourd’hui appelés BRICS) deviendraient l’atelier du monde et on les aiderait à y arriver. Quant aux autres, on se contenterait d’exploiter leurs richesses naturelles…

Et ce plan a parfaitement fonctionné. Outre le fait qu’il permettait à la Réserve Fédérale d’imprimer des dollars sans limite après le 15 août 1971 afin de permettre un accroissement phénoménal des échanges commerciaux – notamment avec la Chine – mais également de fournir suffisamment de devises pour les transactions pétrolières [2], il a permis un essor industriel sans précédent des pays qui sont devenus, grâce à de nombreux transferts de technologie, capables de produire à bas-coût tous les produits correspondant aux besoins mondiaux.

L’industrie française

Vouloir aujourd’hui défendre l’industrie française en vendant les quelques entreprises phares qui subsistent en prétextant la nécessité de s’opposer à ce qu’eux-mêmes ont créé, mérite quand même d’être souligné. Le propos d’Éric Zeymour citant Bossuet − « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » − me semble particulièrement bien adapté…

« Il nous faut plus d’Europe ! »

Ainsi donc, notre cher Président enfourchant à son tour le cheval du mondialisme à bannière européenne, nous dit : « Il nous faut plus d’Europe ! » Et pour commencer, il nous propose une Europe à plusieurs vitesses. Tiens-donc ! Il feint de découvrir qu’une Europe à 27, c’est moins facile à mettre d’accord qu’une Europe à 17. S’il nous l’avait demandé, on lui aurait dit, mais passons… En fait, il veut faire une sorte « d’Europe dans l’Europe » où chaque pays pourrait choisir (un peu comme à Center-Parc ou au Club-Med) les activités qui lui convienne. Nous aurions ainsi un ministre des finances de la zone euro, une dose de députés transnationaux à Strasbourg (sur les sièges libérés par les anglais), une force militaire européenne, et quelques gadgets en plus. Ensuite, se pose le problème du financement de ces mesures, une fois adoptées. Pas de soucis ! Il nous ressort la taxe carbone et la taxe « Tobin ». Et ça, c’est plutôt marrant.

Commençons par la Taxe Tobin

Elle remonte à 1972, date à laquelle l’économiste prix Nobel anglais avait proposé de taxer les transactions internationales pour limiter l’effet de volatilité des devises due aux marchés financiers. Son inefficacité a été soulignée par la Cour des Comptes le 26 juin 2017 [3].

Ensuite, la taxe carbone

Dans un article récent, j’ai dit ce que je pensais de cette taxe [4] et dans quelles conditions elle avait été établie. En cherchant un peu plus, j’ai trouvé la confirmation de son origine, et cela me gêne quelque peu [5]. À l’ordinaire, je n’ai pas une confiance absolue sur la fiabilité des informations trouvées sur le Web, mais un détail a cependant attiré mon attention sur le contenu de ce site. Il s’agissait d’une déclaration de Simon Linett, VPE Rothschild à la City.

Apparemment, ce texte avait été écrit dans le cadre du projet du Traité de Copenhague. Il s’agit de mettre en place une institution internationale à laquelle « les nations doivent céder leur souveraineté ». On retrouve comme par hasard, dans ce projet de Traité signé à la Conférence de Copenhague de 2009, un mode de financement comportant une TTF (Taxe sur les Transactions Financières) et une taxe carbone.

Simon Linett écrit d’une façon ouvertement explicite que « Le “changement climatique” est simplement une étape sur le chemin de quelque chose de plus grande envergure qui pourrait bien se prolonger au-delà de cette question simple mais critique. »

Les choses sont claires : seul un gouvernement mondial pourrait traiter les problèmes planétaires. Et que ce soit Emmanuel Macron (lui-même passé par la maison Rothschild) qui le propose à nouveau dans un contexte totalement différent de celui du climat, indique qu’il y a probablement une source nouvelle de profit pour l’oligarchie financière mondialiste. Analysé de ce point de vue, le discours d’Emmanuel Macron est en parfaite cohérence avec ce que dit Simon Linett. Il est dirigé contre la souveraineté des Nations qui constitue encore l’obstacle majeur à l’établissement de ce pouvoir mondial.

Où est passé notre Ministre des Finances ?

Chose curieuse : avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de Ministre des Finances dans le gouvernement français actuel ? Cette absence est en elle-même révélatrice de l’orientation que lui donnait le président Macron. S’il n’y a pas de ministre en charge des finances françaises, c’est que quelqu’un d’autre − hors du gouvernement − doit s’en charger… Il lui reste simplement à convaincre nos amis allemands de faire de même…

L’artifice de la souveraineté européenne n’est qu’une illusion verbale et un abus de langage. La souveraineté ne peut s’exercer qu’au travers du cadre d’une nation. Il n’y a ni nation européenne, ni peuple européen. Il n’existe aujourd’hui qu’une mosaïque de nations dont on peine à croire qu’elles aient des visions convergentes de leurs devenirs respectifs. Leurs dirigeants, de plus en plus coupés de leurs peuples, semblent avoir déjà accompli le saut mondialiste et s’accommodent visiblement de la perspective d’un gouvernement mondial au nom du sens de l’Histoire, alors que ceux qu’ils administrent commencent à discerner quel est l’enjeu véritable qui est resté soigneusement caché. Emmanuel Macron est lucide, et sait que la course de vitesse est d’ores et déjà engagée. Le projet qu’il défend doit nécessairement aboutir pour couper toute velléité de retour en arrière. L’Europe acquise, le reste du monde devrait suivre.

À moins que…

Jean Goychman
27/09/2017

[1]  https://www.youtube.com/watch?v=XtPrGP2OgHU
[2] ↑ En 1973, le cours du baril a été multiplié par 4, passant de 3 à 12 dollars.
[3]  http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2017/06/26/la-cour-des-comptes-dresse-un-bilan-tres-critique-de-la-taxe-tobin_5151489_1656968.html
[4] ↑ http://www.minurne.org/?p=12100
[5] ↑ https://interetpourtous.com/2016/08/03/le-plan-rothschild-pour-un-gouvernement-mondial/




 

 

APPEL PUBLIC AU MEURTRE
LE POUVOIR N’INTERVIENT PAS
(Luc Sommeyre)


Sous le pseudonyme d’ALDO STERONE, ce sympathique Algérien apostat de l’islam (ça n’est pas parce qu’il a apostasié qu’il m’est sympathique, quoi que…) demeurant en Grande Bretagne diffuse régulièrement des messages d’alerte adressés aux Français et aux Européens de souche, messages et informations souvent fort pertinentes. Nous n’y prêtons pas assez attention.

Eu égard aux renseignements A1 (de sources sûres et recoupées) qui nous parviennent actuellement, la vidéo ci-dessous est d’une importance capitale. Non-arabophones, nos compatriotes sont malhabiles à décrypter le sens profond des prêches musulmanes salafistes qui se répandent sur notre Sol comme une traînée de poudre. Mais le Gouvernement qui bénéficie, lui, de traducteurs et interprètes érudits, ne peut ignorer le sens profond de certaines phrases qui ne sont pas anodines.

Tout le monde s’accorde pour considérer les terroristes comme des criminels. Mais serait-il une notion du Droit français que le Système veut ignorer, celle de l’emprunt de criminalité ? En ce sens, le complice est (ou plutôt devrait être) puni de la même peine que l’auteur principal.

Art. 121-7 du Code Pénal : « Est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation.
« Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre. »

MAIS QUID DU « LAISSER-FAIRE », EN OPPOSITION ABSOLUE AVEC LE DEVOIR PRIMORDIAL DE L’ÉTAT QUI EST DE PROTÉGER LES CITOYENS ET DE PRÉVENIR LES MEURTRES DE MASSE ?

Luc Sommeyre
Coordinateur national des RÉSEAUX RÉMORA

cliquez sur l’image pour visionner la vidéo (13:08)




 

 

COMMUNIQUÉ DU GÉNÉRAL CHRISTIAN PIQUEMAL, RADIÉ DISCIPLINAIREMENT DES CADRES PAR DÉCRET DU
23 AOÛT 2016, SIGNÉ DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

J’ai appris par la presse ce matin le rejet de mon recours devant le Conseil d’État lorsque je n’avais même pas été informé personnellement auparavant de la décision.

Sur la forme, je tiens à souligner le manque de respect d’une élémentaire courtoisie du Conseil d’État qui s’est permis de publier un communiqué de presse mentionnant un « manquement au devoir de loyauté » alors que le principal intéressé n’a même pas été informé du sens de la décision.

Ce procédé, venant de la plus haute juridiction administrative française, me semble proprement scandaleux et inqualifiable.

Sur le fond, je dénonce le manque de loyauté de la procédure devant le Conseil d’État, qui n’a pas répondu à l’argumentation précise invoquant une violation directe du principe d’égalité garanti par la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.

En effet, les officiers généraux sont, comme les conseillers d’État, des fonctionnaires nommés par le Président de la République en vertu de l’article 13 de la Constitution, et soumis les uns comme les autres au devoir de réserve. Un officier général en seconde section ou un conseiller d’État – comme par exemple M. Wauquiez – sont dans des situations tout à fait comparables au regard du devoir de réserve quand ils font de la politique. Pourtant, personne n’imagine reprocher aux conseillers d’État engagés en politique un manquement au devoir de réserve ou encore moins à un devoir de loyauté.

Au contraire, le Conseil d’État va même jusqu’à valider le système qui permet à ses membres d’avancer en grade pendant qu’ils font de la politique : à cet égard, ils sont dans une situation comparable à celle dans l’armée d’un militaire s’engageant en politique au grade de lieutenant, qui obtiendrait ensuite une retraite de général sans avoir ou presque servi dans l’armée.

Cela ne pose aucun problème à la Haute Juridiction qui en revanche n’accepte pas qu’un général, ayant servi pendant 39 années au service de la France, puisse s’engager en politique alors même que le statut général des militaires tel qu’il a été révisé en 2005 à l’instigation de Renaud Denoix de Saint Marc lorsqu’il était Vice-président du Conseil d’État, le permet.

On constate par ailleurs que le Conseil d’État refuse même jusqu’à répondre à l’évocation de la comparaison entre un officier général et un de ses membres.

Le Conseil d’État a également balayé d’un revers de la main l’invocation de l’atteinte à la liberté d’expression garantie par la Convention européenne des Droits de l’Homme au seul motif que le but poursuivi était légitime. Il se trouve que normalement, lorsqu’une atteinte à une liberté fondamentale est portée, le juge vérifie la proportionnalité de l’atteinte à l’intérêt public en jeu. Nulle trace d’une telle balance ici : pour le Conseil d’État, toute privation de liberté d’un officier général est légale dès lors qu’elle est utile aux autorités politiques.

Le Conseil d’État approuve la sanction de radiation appliquée en indiquant qu’elle est justifiée par le fait que je n’exerçais plus de fonctions militaires. Or, en admettant cela, il reconnaît lui-même que je ne pouvais pas manquer au devoir de réserve envers les autorités militaires avec lesquelles je n’avais pas de lien.

Le Conseil d’État ayant décidé d’apporter par un communiqué, une publicité spéciale autour de cette décision empreinte de contradictions, qui ne prend pas la peine de répondre à mes arguments, j’ai décidé de défendre mon honneur par la voie d’un communiqué de presse, en me réservant la possibilité d’obtenir la reconnaissance de mes droits devant le Cour européenne des Droits de l’Homme.

Le samedi 23 septembre 2017.


Christian Piquemal



 

 

POURQUOI L’EURO TUE NOTRE ÉCONOMIE
Jean Goychmann

Depuis la fin de la guerre, les échanges mondiaux se sont généralisés. Toutefois, cette mondialisation n’a été rendue possible que par l’occurrence de deux évènements distincts, en apparence indépendants l’un de l’autre.

L’ère du troc ayant pratiquement disparu depuis le moyen-âge, les échanges entre pays se sont réalisés par l’intermédiaire d’un agent, au début économiquement neutre, appelé la monnaie, dont la valeur intrinsèque s’exprimait couramment depuis le Moyen-Âge, en grammes d’or (Système du Gold exchange). Cette parité limitant la création monétaire (et donc les dépenses des États) ceux-ci cherchèrent à faire sauter ce verrou. Ainsi sont nées les monnaies dites « flottantes » dont la valeur résultait de « l’offre et de la demande ». Le franc-or ainsi que la livre-or ont disparu en 1914 afin de pouvoir assurer le financement de la guerre par l’émission de monnaie fiduciaire et les emprunts d’État. En 1944, le dollar américain a été choisi comme monnaie de réserve internationale en raison de sa parité-or, qui avait toujours été maintenue, garantissant ainsi sa stabilité dans le temps

Par ailleurs, l’aspect « mondial » de la guerre avait démontré qu’il existait les moyens technologiques de faire voyager d’énormes quantités de matériel d’un continent à l’autre.

La conjonction de ces deux phénomènes a permis l’avènement de la mondialisation.

En 1971, les besoins en financement des États-Unis étaient tels que la Réserve Fédérale dût suspendre la convertibilité-or du dollar, qui devint flottant à son tour. Cela posait un réel problème de commerce international en raison de l’instabilité de cette monnaie pouvant s’apprécier ou bien se déprécier en fonction des marchés. D’autant plus que les besoins en dollars pour les transactions pétrolières subissaient une croissance exponentielle en raison des décisions de l’OPEP qui avaient multipliées par quatre le prix du baril durant l’année 1973.

Augmentation de la dette des USA

Or, l’émission des dollars ne pouvait se faire qu’en contrepartie d’émission de bons du Trésor Américain, c’est-à-dire une augmentation de la dette américaine vis-à-vis de la FED.

John Connally

La double nature de monnaie américaine (domestique et internationale) a déséquilibré la balance du commerce extérieur américain, car le pays devait être outrageusement importateur afin d’exporter en contrepartie les dollars nécessaires aux échanges internationaux. Cela avait même fait dire à John Connally, secrétaire du Trésor américain, en s’adressant aux puissances étrangères : « le dollar est notre monnaie et votre problème ».

MAASTRICHT : naissance de l’euro et fantasme de l’État fédéral européen

Et l’euro, dans tout ça, me direz-vous ? – J’y arrive. Après l’échec du dollar AMGOT de 1944 [1], la tentation a toujours été forte d’établir une monnaie européenne avec une banque centrale indépendante sur le modèle de la FED ou de la BoE. Après le SME qui préfigurait cette monnaie, le projet « euro » pris corps avec le referendum de Maastricht en 1992. Conscients de la disparité économique des futurs pays utilisateurs, des critères dits « de convergence » devaient permettre d’assurer une transition en douceur avec les monnaies nationales. Issus de négociations souvent difficiles, les critères retenus laissaient cependant une porte largement ouverte aux impétrants quels qu’ils soient.

Le véritable objectif était d’établir un État fédéral, projet envers lequel les peuples se montraient plutôt réticents. Les promoteurs de la monnaie unique étaient persuadés qu’au bout de quelques années, les peuples accepteraient cet État fédéral et que les problèmes d’interface se trouveraient réglés. Cette politique du plan incliné, chère aux organisations fabiennes, fit long feu. Après les premières années, plutôt euphoriques, où les pays les plus faibles économiquement découvrirent les emprunts faciles à faible taux, leurs dettes publiques commencèrent à dépasser les seuils d’alerte. Comme les ratios des dettes publiques s’expriment par rapport au PIB, il leur fallait maintenir un taux de croissance record pour confiner leurs dettes. Cette croissance ne pouvait résulter que du développement du marché intérieur comme extérieur de ces pays.

La crise de 2008 et le volte-face de l’Allemagne

En 2008, la crise financière internationale a tué cette euphorie des premières années et a mis en évidence l’absence de solidarité des pays de la zone euro. Les allemands, radicalement opposés à la « mutualisation des dettes publiques » ont de facto porté un coup d’arrêt au fédéralisme. Les taux d’emprunt ont commencé à diverger fortement et les « critères de convergences », en particulier ceux des dettes publiques, n’ont plus été respectés.

C’est là où les difficultés sont survenues.

  • Un pays exportateur voit les devises rentrer à la place des biens exportés. Ces devises viennent renforcer son économie mais également, dans une situation normale, entraînent une réévaluation de sa monnaie. Cet effet régulateur se traduit par une baisse de compétitivité qui freine ses exportations.
  • A contrario, un pays importateur voit sa monnaie quitter son territoire, ce qui l’oblige à en émettre davantage, donc sa monnaie se déprécie. Cela entraîne une augmentation naturelle de sa compétitivité, donc un meilleur positionnement à l’export.

Or la zone euro est constituée de pays importateurs et exportateurs.

  • Pour ces derniers, tout va bien car le bilan « import/export » rapporté à l’ensemble de la zone diminue l’effet exportation et la monnaie qu’ils utilisent se renchérit moins que s’ils étaient les seuls à l’utiliser.
  • Pour les autres, ceux qui sont « importateurs nets », c’est le phénomène inverse qui se produit. En plus de leurs difficultés de production, ils doivent subir le renchérissement relatif de leur monnaie qu’ils ne peuvent plus dévaluer. Ils doivent donc emprunter pour couvrir leurs dépenses. Ils se trouvent alors pris dans la spirale de l’austérité, car ils ont de plus en plus de mal à emprunter pour combler un déficit croissant en raison des taux d’emprunts intenables. Ils doivent alors augmenter les impôts, diminuer les salaires et vendre les « bijoux de famille » [2].

Bien évidemment, cet aspect des choses a toujours été occulté par les eurofédéralistes (de plus en plus mondialistes) qui préféraient tuer dans l’œuf tout débat sur ce sujet, préférant répéter à satiété que « quitter l’euro serait une folie qui ruinerait les petits épargnants ».

Pourtant, ces divergences entre les États de la zone euro, entretenues par le manque d’effet régulateur, ne peuvent que s’amplifier dans le temps. Et plus elles s’amplifient, plus le coût d’un éventuel fédéralisme qui s’avèrerait nécessaire pour maintenir la zone euro menacée d’éclatement, devient élevé. D’autant que ceux qui pourraient payer devraient renoncer de facto à un énorme avantage, tout en s’appauvrissant lors des transferts nécessaires.

La solution fédérale ?

Peut-on raisonnablement espérer une solution fédérale ? – Dans l’absolu, tout est possible. Mais dans la réalité ? Cela fait 55 ans (presque deux générations) que le problème est posé. Ceux qui y auraient intérêt ne peuvent la financer et ceux qui pourraient la financer n’y ont aucun intérêt. C’est pour cela que la plupart des économistes n’y croient plus. On peut toujours se gargariser et « sauter sur sa chaise » comme le disait le général, la réalité est là. Alors, bien sûr, on peut feindre d’y croire, chaque jour gagné étant un résultat en soi. Mais après ?

La politique de Macron vis-à-vis de l’Allemagne

C’est aussi la raison pour laquelle Emmanuel Macron veut emmener à tout prix l’Allemagne dans la barque du fédéralisme, y compris en changeant les contours de la zone euro (autant que faire se pourra) afin de donner aux allemands les gages nécessaires. Le programme d’austérité destiné à réduire coûte que coûte nos dépenses publiques, qu’il veut nous imposer de façon à nous remettre dans les clous des traités européens, ne correspond qu’à cette démarche. Il espère ainsi amener Angela Merkel à sortir du scepticisme qu’elle manifeste à l’égard de l’Europe depuis des années. Ce scepticisme étant en grande partie justifié par ce qu’elle considère comme du laxisme budgétaire, Emmanuel Macron pense que seul « un passage en force » le crédibiliserait auprès d’elle. Rien n’est cependant garanti car l’Allemagne à tout intérêt à ce que ce différentiel se prolonge, comme en témoignent les courbes éditées par Eurostat.

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Robert Alexander Mundell

Au-delà des manœuvres politiciennes, il existe cependant une réalité. Chaque fois qu’une même monnaie était utilisée par plusieurs États au mépris des règles édictées par Robert Mundell [3] dans sa Théorie des zones monétaires optimales, aucune de ces monnaies n’a pu perdurer en tant que monnaie commune. Ce fut notamment le cas pour l’Irlande après la guerre de 14, qui utilisait la monnaie du Commonwealth, tout comme la Nouvelle Zélande.

Thomas Jefferson disait même que la cause majeure de la révolte des colons américains en 1775 était le « Currency Act » [4] de 1765, qui leur interdisait d’émettre leur propre monnaie et les forçaient à utiliser la monnaie anglaise.

Jean Goychman
23/09/2017

[1] AMGOT : American Military Government for Occupied Territories.
[2] http://www.capital.fr/economie-politique/croissance-chomage-dette-la-france-boulet-de-l-europe-1204084
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mon%C3%A9taire_optimale
[4] http://www.dinosoria.com/independence-day.html


 

 

PASSE D’ARMES À L’ONU
Jean Goychmann

On nous avait vendu la réunion de l’ONU du 19 septembre comme un acte fondamental qui allait ramener le président Trump vers les rives tranquilles d’une histoire paisible « en marche » vers la mondialisation heureuse. Notre président devait faire un de ces discours qui influencent la pensée jusqu’aux confins de l’Univers, tranchant ainsi avec le côté habituellement boutiquier des autres intervenants.


Donald Trump

S’exprimant en premier, Donald Trump, déjouant tous les pronostics d’une sphère médiatique mainstream qui s’emploie depuis son élection à la faire passer pour loufoque, a rappelé les fondamentaux sur lesquels l’ONU a été créée. Parmi ceux-ci, il en dégage un qu’il considère comme la colonne vertébrale de cette organisation du monde futur et qui est celui de la souveraineté des nations[1]

C’est là où ça commence à croustiller car jusqu’à présent, la souveraineté des nations était un peu mise sous étouffoir. Depuis l’envol du grand mouvement libéraliste de l’après-guerre, on avait plutôt assisté à une diminution progressive de cette souveraineté, qui se manifestait sous différentes formes. Le libre-échange généralisé, notamment, avait pour effet primaire la disparition des frontières, vues comme des « barrières ». Les monnaies, de moins en moins nombreuses, mais de plus en plus uniques amputaient les nations d’un attribut essentiel de la souveraineté : celui de battre monnaie. Les traités de commerce internationaux, voire intercontinentaux, mettaient directement sur le billot la souveraineté des nations en les soumettant, en cas de différent commercial, à la loi des tribunaux arbitraux financés par les multi-nationales.

Ainsi donc, en quelques phrases, Donald Trump plante le décor. Bien sûr, les médias de l’oligarchie mondialiste n’ont retenu que les points qu’ils voulaient rendre saillants comme l’anéantissement complet de la Corée du Nord si celle-ci passait à « l’offensive contre les États-Unis ou leurs alliés » alors que la véritable portée de ce discours va à contre-courant de ce qui se fait depuis au moins quatre décennies, voire plus, en matière de régression des souverainetés populaires.


Emmanuel Macron

Ne pouvant que s’opposer à Donald Trump, Emmanuel Macron n’avait d’autre choix que de prendre le contre-pied [2] au risque de passer pour un mondialiste invétéré. Il faut dire que, de ce côté-là, le suspens n’était pas torride. Jusqu’à présent, ce débat avait été totalement occulté dans l’enceinte de l’ONU. Même si, très progressivement et dans un processus cher aux sociétés fabiennes, le Deep State américain avait petit à petit fait évoluer le souverainisme de base vers un mondialisme de fait, personne ne s’y était opposé aussi clairement. Emmanuel Macron, en digne héritier de la ligne définie par les think-tanks qui l’ont toujours soutenu, se devait de réaffirmer les propos qu’il avait tenu à Athènes quelques jours auparavant. Sa vision de l’Europe est supranationale et sa vision du monde pratiquement contraire en tous points à celle de Donald Trump.


Nous avons dans cet échange l’évidence qu’il existe, au plus haut niveau des instances planétaires, un véritable clivage entre deux visions radicalement différentes de notre futur. Emmanuel Macron soutient une sorte de classicisme né de l’idée que le monde ne pouvait que se globaliser et que, naturellement. Il faudrait pour le gouverner (ou plutôt pour l’arbitrer) une sorte d’instance supérieure que d’aucun appellent « un gouvernement mondial ». Ses membres ne seraient pas élus − comment le faire au niveau mondial ? − mais nommés ou désignés, un peu comme les membres de la Commission Européenne, au terme d’un processus duquel les citoyens, donc les peuples, seraient tenus à l’écart.

En ce sens, Emmanuel Macron reprend les idées d’une transitivité démocratique décrite par Pascal Lamy lorsqu’il était président de l’OMC [3].

En revenant ainsi aux sources, Donald Trump pourfend les idées néolibérales et revient sur une conception du monde analogue à celle que de Gaulle avait de « l’Europe des patries et des nations » en rappelant que « les seules réalités internationales, ce sont les nations ». Face à cela, Emmanuel Macron semble un peu dépourvu et tient le discours de la “générosité” et de “l’émotion” que doivent susciter ceux qu’il décrit comme les « sans-voix » et qu’il veut représenter.

Pour mieux faire passer Donald Trump pour un belliciste (« le nationalisme c’est la guerre ») il se pose en partisan de la diplomatie et substitue au mondialisme le multilatéralisme, voulant incarner ainsi l’image de la paix. De ce qu’on peut juger au travers de la presse et des médias internationaux, son discours devant l’assemblée générale de l’ONU est plus d’un intérêt national qu’international et son opposition à Donald Trump peut ne pas être très fédératrice, même sur un plan européen…


Donald Trump et le Deep State

Enfin, une question mérite d’être posée. Parmi les nombreuses interrogations dues la personnalité de Donald Trump, il en est une qui prévaut dans les milieux politiques : est-il ou non mis en place, comme certains de ses prédécesseurs à la Maison Blanche, par l’État Profond américain ? [4]

Nous avons maintenant un élément de réponse qui, sans être déterminant, semblerait indiquer que « non », ce qui lui conférerait incontestablement une certaine indépendance. De cette indépendance d’esprit pourrait résulter un changement radical dans les perspectives d’évolution de notre monde, qui serait probablement soutenu par les partisans de la souveraineté des peuples et des nations. Et peut-être pourrions-nous rêver d’une réactualisation de la Charte de la Havane [5], puissant facteur des rééquilibrages monétaires qui paraissent aujourd’hui indispensables.

Jean Goychman
21/09/2017

[1] https://jssnews.com/2017/09/19/discours-integral-et-en-francais-de-donald-trump-a-lonu-voici-la-raison-detre-des-nations-unies/
[2] http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/19/a-la-tribune-de-l-onu-emmanuel-macron-se-pose-en-anti-trump_5188032_3210.html
[3] « Circus Politicus » (éd. Albin Michel) par Christophe Deloire et Christophe Dubois – p. 91.
[4] http://www.minurne.org/?p=11198
[5] https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-de-la-havane/



 

 

L’ARMÉE VOUS PARLE !

Si la récente démission du Chef d’État-Major des Armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, a provoqué un vif émoi, elle a mis en évidence le fossé qui s’est progressivement creusé entre le politique et le militaire s’agissant de la nécessité de consacrer des moyens adaptés à la défense et à la sécurité de la nation, première des missions régaliennes de l’État.

Mais elle a également révélé et confirmé avec force la menace qui pèse dorénavant sur l’expression des militaires. Car sans revenir sur les circonstances qui l’ont motivée, cette démission qui a frappé le sommet de la hiérarchie militaire – une première sous la Vème République – est, en fait, la dernière d’une série d’événements récents provoqués par l’agacement des autorités politiques. Ces dernières ne supportent manifestement pas que la haute hiérarchie militaire lance des signaux d’alerte qu’elles considèrent comme des critiques de l’action de l’État et qu’elles jugent contraires au « devoir de réserve ». Ces réactions excessives, voire abusives, qui depuis quelques années se sont traduites finalement par la sanction, notamment de plusieurs généraux, sont révélatrices d’un certain embarras et d’une fébrilité perceptible de la part de l’exécutif placé devant ses carences et suscitent de nombreuses interrogations et des inquiétudes au sein du monde militaire.

En effet, l’humiliation du général Pierre de Villiers constitue l’exemple même d’une dérive incompréhensible et dangereuse engagée par l’autorité politique à l’égard du chef militaire auditionné à huis clos par les membres de la Commission de la Défense de l’Assemblée Nationale. Il est pourtant du devoir du CEMA d’informer les représentants de la nation sur les capacités réelles des forces armées et sur la nécessité d’une cohérence des moyens alloués avec les missions assignées. Il était donc justifié que le CEMA insistât sur les risques engendrés par l’insuffisance des moyens, non seulement pour la vie de nos soldats engagés dans les opérations extérieures ou intérieures, mais également pour celle des citoyens et donc pour la sécurité de la nation, puisque « nous sommes en guerre ». Peut-être faut-il rappeler que cette situation critique est la conséquence de lois de programmation militaire successives – votées par le Parlement – jamais respectées précisément par l’autorité politique, qui utilise depuis trop longtemps les budgets des forces armées comme une variable d’ajustement pour combler ses manquements en matière de gestion des comptes publics. En l’occurrence, le CEMA n’a pas rompu le « devoir de réserve » auquel tout serviteur de l’État est soumis. Il avait le devoir de dire la vérité aux représentants de la nation devant lesquels il était invité à s’exprimer. C’est une obligation afin que les parlementaires puissent ensuite tenir compte (ou pas, mais… c’est leur responsabilité), en toute connaissance de cause, de l’analyse présentée pour leur permettre d’élaborer le projet de budget des armées.

Un cas similaire avait produit un choc identique, en 2014, à la suite de l’audition, par la Commission ad hoc de l’Assemblée Nationale, du numéro trois de la gendarmerie, le général Bertrand Soubelet. Ce dernier avait déclaré, répondant aux questions qui lui étaient posées, que la politique pénale était en décalage avec les infractions relevées et il soulignait, en conséquence, les difficultés rencontrées au quotidien par les unités de la gendarmerie dans la lutte contre la délinquance. Ses déclarations, prononcées également à huis-clos, n’avaient pas été appréciées par l’exécutif qui considérait que le général mettait en cause la politique pénale du gouvernement et critiquait l’institution judiciaire. La réaction de l’autorité politique ne se fit pas attendre : mutation dans un placard, c’est-à-dire une véritable censure valant finalement sanction.

Le général Vincent Desportes, quant à lui, était sanctionné par l’autorité politique en août 2010 alors qu’il était directeur du Collège Interarmées de Défense (CID). Lors d’un entretien dans le journal Le Monde, il avait en effet porté un jugement négatif sur la politique des États-Unis, et par voie de conséquence sur la France, en Afghanistan. L’autorité politique affichait ainsi sa volonté de mettre un couvercle sur l’expression des militaires, et notamment des généraux.

Plus récemment, qui ne se souvient de l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal à Calais, le 6 février 2016, au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des Journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire ? Le Président de la République signait, le 23 août 2016, un décret – non publié au Journal officiel (!) – sanctionnant ce général en 2nde Section en le radiant des cadres alors même que le tribunal de Boulogne n’avait pas retenu les chefs d’accusation du procureur de la République et l’avait relaxé au mois de mai précédent.

Mais plusieurs autres généraux en 2nde Section étaient directement menacés de sanction par courrier officiel, au mois de mars 2016, après avoir pris la défense du général Piquemal, ou après avoir signé collectivement une lettre ouverte au Président de la République lui rappelant ses devoirs à l’égard de la nation, ou après avoir fait état de leurs critiques sur la gestion de la crise de Calais par le gouvernement et en alertant sur ses conséquences.

Enfin, il ne faut pas oublier l’attitude de certains élus, comme le vice-président de la Commission des Affaires Étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, qui lors de l’audition du CEMA en fin d’année 2015 demandait à ce dernier de faire taire certains généraux en 2nde Section dont il ne supportait pas les critiques portant sur les réductions répétées d’effectifs et de budgets des armées françaises.

On le constate, avec la démission du général Pierre de Villiers – qui illustre à merveille la propension de l’autorité politique à ne pas vouloir écouter ces serviteurs dévoués de l’État et de la nation pourtant animés d’un sens du devoir – de la loyauté et de l’honneur incontestable, c’est finalement l’expression des militaires et en particulier des généraux qui est aujourd’hui menacée et que le politique tente d’étouffer. Car ce qui gêne ce dernier, c’est que le citoyen puisse être informé sur ses insuffisances et surtout sur les risques qu’elles font peser sur la nation.

Mais l’expression des généraux – qu’ils soient en 1ère ou en 2nde Section – est devenue aujourd’hui indispensable. Ils savent de quoi ils parlent. Alors, pourquoi les chefs militaires ne pourraient-ils pas s’exprimer sur des sujets liés à la défense, à la sécurité de la nation, aux intérêts de la France dans le monde alors que d’autres moins qualifiés le font ? Pourquoi les généraux de 2nde Section ne pourraient-ils pas s’exprimer sur ces mêmes sujets et, n’étant plus en activité, plus librement sur beaucoup d’autres comme l’immigration ou l’éducation, qui engagent l’avenir du pays, sans être menacés de sanctions parce que leurs propos, différents du discours officiel, dérangent ? Ces derniers sont pourtant des serviteurs de l’État qui ont acquis une expérience et une compétence reconnues et ils continuent de servir la nation et les intérêts de leur pays, ce qui leur confère une certaine légitimité pour exprimer leur appréciation lorsque, notamment, la sécurité et l’avenir du pays sont mis en danger.

Personne n’a l’intention de remettre en question le « devoir de réserve » auquel sont soumis les militaires et, donc, les généraux en 1ère et 2nde Section dont le sens du devoir et la loyauté ne sauraient être mis en doute. Mais leur droit d’expression doit être pleinement reconnu. D’ailleurs, le pouvoir politique semble oublier que l’autorisation préalable à l’expression des militaires a été supprimée il y a plus de dix ans. D’autre part, les règlements imposent au militaire de rendre compte lorsqu’il constate qu’il n’a pas les moyens d’accomplir une mission : c’est bien ce qu’a fait le CEMA devant les représentants de la nation et son droit d’expression est devenu, en l’occurrence, un devoir d’expression car il s’était déjà exprimé à plusieurs reprises – sans réaction de ceux qui nous gouvernent – pour expliquer la situation déplorable dans laquelle se trouvent les Armées Françaises. Les tentatives répétées du pouvoir pour priver les généraux de parole, alors que, guidés par leur sens du devoir et de responsabilité, ils agissent comme des lanceurs d’alerte, ne sont pas pertinentes au moins pour deux raisons. Elles créent non seulement un malaise en contribuant à distendre la confiance entre le politique et le militaire, mais également un doute sur la compétence ou la clairvoyance du pouvoir politique s’agissant de la première des missions régaliennes dont il est responsable. Par ailleurs, se référer en permanence au sacro-saint « devoir de réserve » n’a pas de sens dans la mesure où ni le secret militaire ni la neutralité politique ne sont mis en cause.

L’expression des militaires, et en particulier des généraux, apparaît donc aujourd’hui porteuse de progrès et, plutôt que de vouloir l’étouffer, il faut l’encourager. Le moment semble donc venu pour conduire une véritable révolution des esprits pour que soit reconnu à ceux qui risquent ou ont risqué leur vie pour la défense de la France et de la nation un « devoir d’expression » au même titre que leur « devoir de réserve ». Il est, en effet, légitime qu’ils puissent contribuer au débat en usant de leur liberté d’expression.

Le 15 septembre 2017

Général Antoine MARTINEZ (président du comité de soutien au général Piquemal)
Général Daniel GROMAIRE
Général Christian RENAULT
Général Denis LETTY
Général André COUSTOU
Général Daniel SCHAEFFER
Général Hervé NEVEU
Général Roland DUBOIS
Général Christian HOUDET
Général Jean QUELENNEC
Général Christian PIQUEMAL