BUDGET 2018 : INCOMPÉTENCE OU COMPLOT ?
(L’Imprécateur)

La question pourrait être posée autrement : ces gens supposés intelligents, sont-ils incapables de lire un budget, ou suivent-ils un plan visant à la destruction économique de la France selon la stratégie du « en même temps » ?

Augmentation (et non diminution) de la masse salariale de l’État en 2018 !

Un exemple très clair : partout, la presse subventionnée et les soi-disant experts politiques des émissions télévisées répètent à l’envi que 1.600 suppressions d’emplois sont prévues dans la fonction publique. En réalité, on découvre en lisant le budget que, « en même temps », le gouvernement va créer plus de 16.000 emplois en titularisant fonctionnaires d’actuels emplois « d’avenir » !

Du coup, la masse salariale de l’État, déjà la plus importante d’Europe, augmente de 2,4% dès 2018.

Dès lors, on comprend mieux les annonces de Macron disant qu’il faut mutualiser les budgets européens, ce que les autres États dont les chefs ont une intelligence claire, et non pas tarabiscotée comme celle de notre président, refusent obstinément. Angela Merkel en tête.

Les Diafoirus de la politique budgétaire

Mais comment l’État-énarque s’y prend-il pour dissimuler ses fourberies ? Par le miracle de la logorrhée du charabia technique des fonctionnaires du ministère des Finances, entre parenthèses () la traduction : « Le schéma d’emplois prévu pour 2018 contribue à hauteur de – 682 («  682″ donc une baisse) équivalents temps plein travaillés (ETPT) à l’évolution des plafonds annuels d’autorisations d’emplois des ministères. Toutefois (= en même temps) ceux-ci augmentent de 16.008 ETPT (donc en réalité 16.000 de plus) par rapport aux plafonds autorisés par la loi de finances initiale pour 2017 (donc, une augmentation hors-la-loi ?) car ils intègrent également les éléments suivants :

  • « des mesures de transfert et de périmètre (?) à hauteur de 6.347 ETPT, correspondant pour l’essentiel à la poursuite du plan de déprécarisation des contrats aidés du ministère de l’éducation nationale. La transformation de ces contrats en contrats d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH) à hauteur de 6.400 ETPT, ainsi que leur prise en charge directe dans la masse salariale de l’État (= +2,4%) conduisent, en effet, à leur intégration sous le plafond d’emplois ministériel. Hors opérations de transfert et de périmètre, la hausse des emplois autorisés s’élève donc à 9.661 ETPT.
  • « l’effet en année pleine des hausses d’effectifs intervenues en 2017 (+ 10.392 ETPT). Cet effet report est particulièrement prononcé au ministère de l’Éducation nationale (+ 7.774 ETPT), où les recrutements interviennent en septembre et pèsent pour les deux tiers sur l’année suivante. » etc.

CQFD. Mais comment voulez-vous que les députés LREM qui ont à voter ce budget (dont le QI moyen est plutôt faible) le comprennent ?

De même, l’article concernant dans l’ISF la scission du capital mobilier exonéré et l’immobilier qui reste soumis à l’ISF occupe 12 pages, là où trois lignes claires auraient suffit !

Augmentation de la dépense publique et de la pression fiscale

Finalement, tout le budget étant ainsi construit, la loi de finances 2018, présentée comme une baisse des dépenses publiques et des impôts, se fonde en réalité sur une augmentation des dépenses et des emplois publics, et un alourdissement de la fiscalité. En complète contradiction avec les promesses du candidat Macron qui avait promis un budget équilibré, une baisse de la dette et bien d’autres choses qui étaient fort séduisantes mais, « en même temps », ne seront pas tenues.

IRM du cerveau macronnien : chaque petit point bleu est une pensée géniale

Ce doit être ça une « intelligence trop complexe ». L’homme de théâtre est capable de tenir sur la scène le rôle du chevalier blanc, mais en coulisses fait tout autre chose.

Un plan d’augmentation jusqu’en 2020 !

Cela n’a pas échappé à la Commission de Bruxelles. Faute de pouvoir y remédier, elle met le budget français 2018 sous surveillance, la trajectoire de finances publiques dégagée par la France la mettra systématiquement, même si elle est respectée, en position de « risk of non-compliance ».

Le gouvernement, par la voix de son ministre du budget Gérald Dar-gamin (c’est son surnom dans les couloirs du ministère) annonce « une baisse en volume », mais la loi de finances annonce « en même temps » une augmentation méthodique chaque année jusqu’en 2020.

Ah mais oui ! J’allais oublier de vous le dire, la loi est celle du budget 2018, mais « en même temps » engage les finances de la France jusqu’en 2020. Pour le comprendre, il faut une intelligence réelle plus que complexe (synonymes de complexe : compliquée, embrouillée, nébuleuse, obscure, sibylline, ténébreuse, trouble − source : Dictionnaire des Synonymes).

Où la fourberie du projet apparaît, c’est quand on lit dans le budget qu’en 2020 Macron annoncera que grâce à l’intelligence complexe de sa politique budgétaire il va pouvoir réduire la charge fiscale des Français de 5 milliards, 2020 étant comme par hasard l’année des élections municipales. Il ne dit pas qu’il sera nécessaire − trajectoire enclenchée en 2018 et obligations européennes obligent − d’augmenter le budget d’autant sinon plus dès 2021 pour compenser, quitte à annoncer « en même temps » un nouveau cadeau en fin d’année 2021 pour préparer la vaseline pour la présidentielle de 2022.

Vers une dette publique record de 2.500 milliards d’euros en 2022 !

Cela explique que la dette cumulée de la France actuellement de 2.243 milliards atteindra probablement les 2.500 milliards en 2022, dépassant les 100% du PIB, puisque, selon l’Agence France Trésor, elle sera de +185 milliards dès 2018, entraînant une charge de la dette de plus de 45 milliards (actuellement 43), alors qu’elle est déjà le deuxième poste de charges du budget avec 11% (10,9 pour être précis) juste derrière l’Éducation nationale.

Retenez que toutes ces magouilles n’ont qu’un objectif : faire payer plus les contribuables pour engraisser plus l’État et ceux qui vivent de nos impôts, en premier lieu les politiciens.

Réduire le revenu disponible par les taxes diverses…

Exemples tirés du budget 2018 :

+ 25% sur les rentrées d’amendes sur les automobilistes grâce à cent radars « bien placés » supplémentaires.

Du côté des ménages, la baisse de la taxe d’habitation pour − 3 milliards est plus qu’effacée cette année par la charge nette qu’induit le basculement inachevé des cotisations sur la CSG (+3,7 milliards). À quoi il faut ajouter la fiscalité du tabac (+0,5 milliard) soit 1,2 milliard d’accroissement des impôts pour les ménages en tout.

Sans compter l’alourdissement de 3,7 milliards de la fiscalité énergétique, qui se répartit sur tous les contribuables, mais pèse davantage sur les ménages.

… et baisse des redistributions !

Autre arnaque : le gouvernement met en avant l’augmentation de l’allocation de garde des enfants de familles monoparentales et des primes à la naissance et à l’adoption (alors que ces dernières étaient bloquées depuis quatre ans). Le tout coûtera environ 40 millions mais, bien entendu, le gouvernement ne communique pas sur le hold-up qu’il va commettre à partir d’avril 2018. Il va diminuer de près de 10% le remboursement des frais de garde des jeunes enfants (PAJE). Pire : il va diminuer les plafonds modulant cette allocation.

Jusque-là, 20% des ménages en étaient exclus ; ils seront maintenant 26% et un couple « richissime » avec deux enfants (les deux parents gagnant ensemble 3.300€/mois) verra sa prestation s’effondrer ! Il touchera désormais par enfant 84,51 € par mois au lieu de 184,62 € perdant in fine 2.400 € par an !

Pour les entreprises : si on se focalise sur les mesures nouvelles du gouvernement Philippe, on renoue cette année avec la ligne Sarkozy, qui assimilait une politique de l’offre à une politique de baisse du niveau général des impôts favorable à ceux qui détiennent le capital et le recyclent (les plus riches en général). Et l’on rompt avec la ligne Hollande qui avait plutôt privilégié une bascule de l’impôt des entreprises vers les ménages. Finalement, les « enrichis » du capitalisme sont bien les gagnants de ce budget.

L’arnaque de la « flat tax »

Le patronat, souvent naïf * dans sa macronolâtrie, applaudit à la « flat-tax » qui fixe un taux unique à 30% sur les revenus du capital mobilier (actions, participations, etc.). Les tranches supérieures, celles des très très riches genre Dassault, montaient jusqu’à 65%, ils seront donc gagnants. Mais la grande majorité sont les petits et moyens détenteurs d’un petit portefeuille. Ces derniers payaient en moyenne 7% sur leur capital mobilier (statistique Min. Finances).

L’arnaque du gouvernement est la suivante : le taux de 30% se décomposera en 17,2% de CSG, CRDS et autres et 12,8% d’impôt sur le revenu. 12,8% − 7% = 5,8%. L’impôt sur le revenu du capital mobilier augmente de 5,8% ! C’est ce que Macron appelle une « baisse ». Elle permet de compenser avantageusement la suppression de l’ISF sur cette partie de la fortune.

Emmanuel Macron est-il vraiment le président des riches et des entrepreneurs ? Si l’on s’en tient à l’impact de la prochaine Loi de Finances pour la seule année 2018, l’assertion paraît difficilement réfutable.

* Le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement est abaissé, bravo ! se réjouit le patronat aveugle. Parce que les licenciements jugés par les Prudhommes ne représentent que 6 % des licenciements. Les indemnités des 94% d’autres licenciements sont relevées de 25%, ce qui va coûter très cher aux entreprises. Et Pierre Gattaz diplômé de l’Université Georges Washington n’a pas vu ça ? Les universitaires américains seraient-ils aussi mauvais en finances que nos énarques ?

L’Imprécateur




 

 

OCTOBRE 2017
CHRONIQUE DE LA DÉCADENCE
(Marc Le Stahler)

Omar Sy vs Éric Zemmour : Knock Out ?

Il vient de Trappes. Comme Debbouze. il nous avait fait rire et attendri dans un film à succès qui l’avait propulsé vers les sommets, devenant, parait-il, la « personnalité préférée des Français ». Puis sa carrière l’avait conduit vers des cieux cinématographiques (et fiscaux) encore plus favorables…

Un seul faux-pas (mais un faux-pas de taille), et tout pourrait bien s’écrouler. La haine n’est jamais bonne conseillère, et surtout pas la haine agressive et gratuite à l’encontre d’un écrivain essayiste à succès, historien et sociologue courageux, osant formuler tout haut ce que le bon peuple pense tout bas. Un courage qui l’a conduit plusieurs fois devant la XVIIème Chambre qui l’a condamné pour « provocation à la haine raciale ». Condamnation pénale absurde et abusive, mais Éric Zemmour n’est hélas pas le seul à subir le joug d’une justice (avec un « j » minuscule) partiale ; d’autres brillants et courageux esprits de la Dissidence, je pense notamment à Renaud Camus et à nos amis de Riposte Laïque et Résistance Républicaine Christine Tasin et Pierre Cassen, y ont aussi goûté.

Mais de là à taxer Zemmour de « criminel » – ce qui en dit long sur l’inculture juridique de ce docteur Knock version 2017 – c’était prendre un risque majeur avec les réseaux sociaux qui, effectivement, se sont enflammé à juste titre contre ce nouvel accusateur public.En repartant précipitamment vers Hollywood et en annulant la promotion de son film, Omar Sy a montré, outre un manque de courage, son profond mépris pour les Français.

Si le film se confirme être un navet, pâle remake sans consistance de l’original que l’éternel Louis Jouvet avait incarné, ce ne sera donc que Justice (avec un « J » majuscule, cette fois).

Il en faut, quelquefois.

Mohammed Merah : suite et fin ?

Mohammed est mort. Mais la famille tient bon : Abdelkader, l’inspirateur, crache toujours son venin sous la protection d’Allah, l’égérie Souad est en fuite dans le Maghreb et la mère, surtout, véritable responsable du carnage, par l’éducation pitoyable qu’elle a donné à ses enfants et la haine viscérale qu’elle leur a inoculé envers les Juifs et les Français.

On se prend à rêver à ce que pourrait être (ou redevenir) notre pays sans cette haine diabolique, et aussi à espérer que la force de caractère de certains jeunes, comme ce 3ème fils Abdelghani, qui semble avoir courageusement rejeté en bloc cette incroyable éducation, aura un jour raison de la violence éducative et morale qui entraîne certains esprits faibles vers l’horreur absolue.

Propagande d’État : l’immigration, une chance pour la France !

On subit, sur les chaines publiques, une campagne d’intoxication de plus en plus virulente, destinée à nous apprendre à « bien penser ». Comme à Moscou aux temps bénis de l’Union Soviétique, où il fallait être « dans la ligne du parti ».

Cette semaine, en avant-première de la réforme de la formation professionnelle, il s’agissait de nous présenter de « bons » immigrés, polis et propres sur eux, prêts à travailler dur, à apprendre le français, à occuper des postes que refusent les autochtones (faibles rémunérations, horaires atypiques, travail trop difficile). On y voyait aussi de braves et bons patrons, lassés de chercher sans succès, plébisciter cette main d’œuvre pleine de bonnes manières et de bonnes intentions.

Quand on sait (de source officieuse car ce genre de statistiques est interdit en France) que 75% des immigrés sont inemployables, on peut en rire pour éviter d’en pleurer.

Mais quand on rapproche cette « intox » de la quasi faillite (pour la nième fois) de l’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes), organisme inutile et exagérément couteux (1), on assemble le puzzle et on se dit que le gros de la réforme va tomber dans l’escarcelle de ce « machin » structurellement déficitaire qui va devenir par miracle « le » centre de formation pour les immigrés.

Un avenir radieux pour le futur directeur, successeur d’Yves Barou, qui vient d’annoncer qu’il claquerait la porte d’ici la fin de l’année suite à des « désaccords stratégiques sur le modèle économique » avec l’exécutif.

Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !

Propagande d’État (suite) : il faut sauver les soldats rohingyas ! 

La « Voix du Minotaure » n’a pas renoncé, malgré les difficultés rencontrées, à faire avaler au bon peuple la couleuvre Rohingyas. Dieu merci, les réseaux sociaux sont actifs pour remettre les pendules à l’heure.

Les ONG dramatisent à-qui-mieux-mieux la situation de ces pauvres musulmans, prétendument martyrisés par les vilains bouddhistes du régime birman mais se gardent bien de souffler mot sur le martyre des chrétiens en terre islamique, qui est en train de devenir un véritable secret d’état.

Il y a l’information officielle, filtrée, canalisée, martelée, et l’information qu’il faut taire et censurer parce que risquant d’offusquer (« d’offenser », dit-on) les musulmans, de plus en plus nombreux sur notre territoire. Et, peut-être, contrecarrer les plans de nos dirigeants…

Jacques Guillemain, comme L’Imprécateur, ont clairement décrypté sur Minurne la réalité de cette affaire Rohingya, et aucune image, aucune jérémiade de journaleux en mal d’émotion ou d’ONGiste en mal de subventions ne pourra changer la réalité des faits : les Birmans ont décidé de se défendre d’une agression de longue date, et de la repousser.

C’est leur droit !

Certains autres pays en passe de devenir « terre d’islam », pourraient être bien inspirés de faire de même, avant que l’irréparable ne se produise …

L’écriture « inclusive »

Les ennemis de la France sont aussi (et sans doute « d’abord ») les ennemis de la langue française. Leur nouvelle marotte : l’écriture dite « inclusive ». C’est le fameux « toutes et tous » ou « les femmes et les hommes de ce pays », qu’on nous sert à toutes les sauces depuis l’avènement de Jupiter qui l’utilise à tout bout de champ.

Bref, une langue, comme ils disent, « sans stéréotype de genre ».

Jusqu’à ce jour, le masculin – ersatz du neutre, qui n’existe pas en français – s’imposait naturellement au pluriel quand les 2 genres étaient impliqués. Le renoncement au masculin générique et la fin de la primauté du masculin sur le féminin dans les accords de genre seraient donc inscrit.e.s dans une éventuelle réforme grammaticale de nature à améliorer l’égalité hommes-femmes ! − Foutaises !

Voici un exemple de ce que cette crétinerie donnerait :

« Les candidat.e.s peuvent être des acteur.trice.s, des ingénieur.e.s diplômé.e.s ou non, mais expérimenté.e.s ».

Après que l’État ait, pendant des décennies, abruti nos enfants par des réformes aussi stupides que prétentieuses aboutissant à l’échec cuisant que l’on sait sur les fondamentaux que sont la lecture, l’écriture, et l’arithmétique de base (ne parlons pas de l’Histoire et de l’éducation civique…) ; après qu’il se fut acharné à niveler par le bas l’enseignement via l’objectif incongru de permettre à 80% d’une classe d’âge d’accéder au bac, on est presque surpris d’apprendre que Marlène Schiappa, « Secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes » s’opposera à l’enseignement de cette ineptie à l’école, s’opposant ainsi aux « intellectuels de gauche » et féministes de tous poils qui font feu de tout bois pourvu qu’il s’agisse d’œuvrer dans le délitement de la culture française (qui, il est vrai, n’existe pas pour le Président de la République).

Le plus grave est que, selon un sondage Harris Interactive, 75% des français seraient favorables à ce projet ! On a du mal à le croire. Dieu merci, il semble que le Ciel nous ait doté cette fois-ci d’un ministre de l’Éducation un peu moins borné que le précédent, Jean-Michel Blanquer ayant déclaré que, « si la cause était bonne, il ne s’agissait pas d’un juste combat ».

Dont acte.

Dans la série « les bras cassés de la France en Marche » : Claire O’Petit ! 

On nous avait promis un renouveau de la vie politique, de nouvelles équipes, des « personnalités » issues de la « société civile ». On a vu ce que ça a donné.

La dernière en date est la commerçante Claire O’Petit, Grande Gueule à ses heures sur RMC (les mauvais esprits disent « la marchande de poissons », ce qui n’est pas charitable pour les poissonnières).

Elle vient d’être condamnée en appel avec interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement une entreprise commerciale ou industrielle pour 5 ans.

5 ans… Tiens donc ! C’est justement la durée du mandat parlementaire qu’elle vient de recevoir. Elle va donc continuer de voter les lois alors qu’elle ne peut plus gérer une entreprise ? Va-t-elle démissionner ?

On a du mal à suivre.

Pour Hamidou Anne, « la France blanche et chrétienne, c’est fini ! »

Subsaharien musulman, soutien de la députée insoumise d’origine gabonaise Obono, ce « journaliste » publie le 16 octobre dans Le Monde un article dans lequel il prétend que, « au risque de terroriser certains petits esprits, la France blanche et chrétienne, c’est fini, terminé ».

On ne saurait être plus clair (si j’ose dire).

Mais imaginez un instant qu’un journaliste blanc et catholique écrive l’équivalent de cette provocation dans un quotidien d’Afrique subsaharienne musulmane… Ce serait pourtant justifié, puisque l’énergumène invoque pour « l’avenir du monde » le « métissage » inévitable.

Dans son petit esprit étriqué, n’y aurait-il que la France qui serait vouée au métissage ?

Mohammed Mahmoud, pirate et égorgeur somalien, futur réfugié en France ?

Encore une belle histoire de « Chance pour la France ».

Pirate, assassin, capturé par l’armée, après une trop courte peine de prison, il souhaite maintenant rester en France et ferait bien venir sa petite famille pour y vivre sans doute aux frais de la république.

Quand il a assassiné le skipper en 2009, il a commis son crime sous les yeux de la mère et du bébé de 3 ans, désormais orphelin de père.

Il en a 11 aujourd’hui.

Il va l’adopter ? Lui servir de Papa ? Épouser la veuve pour se racheter ?

N’en doutez pas, il se trouvera de bonnes âmes pour faciliter la « réinsertion » de ce salopard.

À moins que nous ne soyons tous vigilants, sur les Réseaux Sociaux pour empêcher cette ignominie.

Nous le serons.


Ainsi va le Monde, ainsi va la France, en ce mois d’octobre de l’An de Grâce 2017.

Il y a 100 ans, presque jour pour jour, la Russie plongeait dans le communisme pour 62 longues années, provoquant la mort de 60 à 80 millions de personnes…

Il se murmure que Macron envisage des festivités nationales pour la commémoration du cinquantenaire des événements de mai 68. Avec Cohn Bendit dans le rôle Monsieur Loyal…

On raconte aussi (et l’intéressé s’en flatte) qu’un poste de Secrétaire d’État aurait été proposé à Djammel Debbouze…

Le 19 octobre, lors de l’Émission Politique sur France 2 consacrée à Marine Le Pen (qui n’a guère plus brillé qu’entre les 2 tours de la présidentielle), Christophe Prudhomme, médecin urgentiste de la CGT, a justifié les agressions de pompiers par le fait… qu’ils étaient militaires ! Et si, après l’appel #balancetonporc, on lançait le hashtag #balancetoncollabo ?

Ça ferait du monde…

Ainsi se poursuit et s’accélère la décadence de la France…

Marc Le Stahler

(1) Rappelons que l’AFPA n’a évité la cessation de paiement après l’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009 que grâce à l’injection (à fonds perdus, évidemment) de près d’un demi-milliard d’euros d’argent public et au plan Hollande de 500.000 entrées en formation qui, un court laps de temps, a fait croire à « l’inversion de la courbe du chômage », leitmotiv en forme de vœu pieux des années Hollande. Ainsi va la gestion de l’État et l’utilisation des fonds publics.




 

 

FAUT-IL (AUSSI) UN STATUT DE « PREMIÈRE BELLE-FILLE » ?
(L’Imprécateur)

Le très macrônien Planet.fr s’indigne de ce que Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais, soit très remonté contre la fille de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière. « Il n’a pas supporté qu’elle soit reçue par le préfet de sa circonscription ».

Vendredi dernier, Thibaut Guilluy, ex-candidat d’En Marche ! à la députation de la 4ème circonscription du Pas-de-Calais rejeté par les électeurs, a été reçu par le préfet du département avec celle qui aurait été sa suppléante s’il avait été élu, Tiphaine Auzière, fille de Brigitte et belle-fille d’Emmanuel Macron (elle a 32 ans, lui 39), petite-fille de banquier. Cet entretien n’a pas du tout plu à Danielle Fasquelle, qui a remporté l’élection législative dans la circonscription en juin dernier.

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Daniel Fasquelle

@DFasquelle

‪#Macron‪ n’a pas osé créer un statut de 1ère dame. Peut-être bientôt un statut de « 1ère belle-fille » puisque celle-ci se croit tout permis ? « Quand le Préfet du 62 reçoit un membre de la famille du Prince battu aux élections à la place des élus, nous ne sommes plus en République », a dénoncé le député sur Twitter, en poursuivant : « Il n’y a que sous l’Ancien Régime que l’appartenance à la famille du Roi donnait des droits particuliers. Pour qui se prend #Macron ? »

 

Peut-être bientôt un statut de 1ère belle-fille ?

« Et les invectives (sic) ne se sont pas arrêtées là », souligne Planet.fr qui soutient Tiphaine en citant Fasquelle : « #Macron n’a pas osé créer un statut de 1ère dame. Peut-être bientôt un statut de “1ère belle-fille” puisque celle-ci se croit tout permis ? », a ironisé Daniel Fasquelle, toujours sur Twitter.

Ce dernier a même posté une vidéo pour faire part à ses électeurs de ce qu’il a qualifié de méthodes dignes de « l’Ancien Régime » a souligné VSD. Une vidéo dans laquelle il explique : « Je viens d’apprendre que la belle-fille du Président de la République a été reçue ce matin par le Préfet du Pas-de-Calais pour parler des dossiers de ma circonscription. […] Dans une démocratie, le fait d’être parent avec le Président n’offre aucun droit… Tiphaine Auzière a réagi, avec vigueur, aux propos du député via un communiqué sur Facebook » (Planet.fr). Eh oui ! Tiphaine Auzière dont le candidat député Guilluy a été battu a le culot d’assumer ! Est-elle de la famille du Roi, oui ou m. ?

Tiphaine Auzière

Vendredi dernier sur Facebook

« Daniel Fasquelle s’interroge sur les raisons de notre présence avec Thibault Guilluy chez Mr le Préfet pour défendre je cite « les dossiers de sa circonscription »..Comment parler de dossiers personnels quant il s’agit d’agir pour les citoyens de notre territoire. Qui plus est, si son travail était à la hauteur de ses provocations, nul doute que les habitants de la 4eme circo n’auraient pas besoin de nous solliciter. Quoiqu il en soit, nous l’invitons ainsi que tous les élus ou citoyens engagés à travailler avec nous pr notre beau territoire (Opalopolis, l’accès au soins sur le territoire, l’école de la ruralite, l’éolien, l’inclusion…) Intelligence collective plutôt qu intérêt personnel.. Ensemble EMT 6204 »

(sic)

Le nombre de fautes d’orthographe montre le haut niveau culturel de la Tiphaine en question. Mais c’est un détail, ce qui est grave est ce comportement de parvenue ou qui se croit telle parce qu’elle « est famille » avec le président. Notons que Fasquelle a parlé des dossiers dont il a la charge dans la circonscription dont il est l’élu légal et légitime. Il ne les revendique nulle part comme des « dossiers personnels » comme l’en accuse Tiphaine. Deuxième mensonge, les citoyens de la 4ème circonscription n’ont pas mandaté Guilluy et Tiphaine pour en discuter avec le représentant de l’État, c’est le préfet qui les a invités à le faire.

Daniel Fasquelle est universitaire et député LR. C’est suffisamment rare pour être mentionné, dans ce département traditionnellement très à gauche du Pas-de-Calais (que ce soit pour le communisme, le socialisme, ou la gauche du FN tendance Philippot) il a réussi à être élu sur un programme de droite. Cela dit, c’est lui aussi qui demande l’exclusion du mouvement Sens Commun qu’il juge trop à droite.

Tiphaine Auzières est la copine (et pas co-pine, Guilluy est marié, Tiphaine aussi) de Thibault Guilluy, riche PDG du groupe Arès qui vit de subventions pour la réinsertion des personnes en grande difficulté économique et sociale, essentiellement des migrants, dont le siège est dans le XIXème arrondissement de Paris. Guilluy est aussi cofondateur de Nous Citoyens, devenu une filiale d’En Marche ! dont tous les candidats, Guilluy, Tiphaine (suppléante), comme Jean-Marie Cavada, le célèbre ex-animateur télé, on été battus.

Cette affaire a priori mineure montre le mépris abyssal du président et du ministre de l’Intérieur pour les élus démocratiquement élus, s’ils ont donné instruction au préfet de convoquer sa belle-fille plutôt que le député de la circonscription pour parler de dossiers publics.

S’ils ne l’ont pas fait, s’il s’agit d’une maladroite initiative préfectorale, le préfet doit être limogé immédiatement. Il pourra dire qu’il ne s’agissait pas d’une invitation officielle, mais d’une consultation privée. Dans ce cas, pourquoi Tiphaine prétend-elle quelle a été mandatée officiellement par les électeurs (lesquels) pour aller chez le préfet ? Pour se faire mousser ? C’est le genre de la famille. Mais dans sous les cas, si ce sont Macron le président-beau-père et son domestique Collomb qui ont demandé au préfet d’inviter Guilluy et Aussière, et s’ils ne réagissent pas pour condamner Guilluy et Tiphaine, Fasquelle aura eu raison.

Nous serions sortis de la République pour entrer dans une néo-restauration de la Royauté. Ce serait Louis XVIII succédant à la IIème République, Macron dirigeant son royaume avec sa famille en se moquant des élus. Les Français pourraient être d’accord pour un Royaume mais alors, tant que nous sommes encore officiellement en démocratie, il faut qu’ils le disent par un vote.

L’Imprécateur




 

 

POURQUOI LA DROITE PERD-ELLE LES ÉLECTIONS ?
(L’Imprécateur)

Depuis des années nous nous battons pour que la droite revienne au pouvoir. Qu’elle soit de droite républicaine ou frontiste, peu nous importait, l’essentiel était que la gauche perde enfin le pouvoir et cesse de ruiner la France, d’appauvrir les Français  et d’en détruire l’esprit et la culture. À force de démontrer et d’argumenter, nous avions prouvé que c’est possible. Les sondages en 2016 donnaient enfin la droite largement gagnante sur un plateau avec Fillon dont le programme était solide. Fillon éliminé pour les raisons que l’on sait, la justice ne s’intéresse plus à lui, c’était le tour de Marine. Mais c’était sans compter sans la puissance de la finance mondiale qui année après année place ses pions dans tous les pays occidentaux.

Elle avait son candidat, Emmanuel Macron, poussé, formé et financé par son ami Henri de Castries, PDG d’AXA et « en même temps » président du groupe de Bilderberg. Il avait déjà fait élire Hollande en 2012, Sarkozy ayant compris lors d’une réunion au club Le Siècle en avril 2012 qu’il allait au devant de graves ennuis s’il ne laissait pas Hollande gagner. Il a récidivé en 2017 en faisant le nécessaire pour que Marine Le Pen se retrouve devant Fillon au premier tour, mais plombée par des pseudos accusations d’emplois fictifs, ce qui assurait la victoire de Macron, dont les millions gagnés chez Rothschild et mystérieusement disparus  n’intéressent pas le Parquet financier. Maintenant, avec Macron, ne nous faisons pas d’illusions, c’est bien la gauche qui est encore au pouvoir derrière une façade de quelques ministres venus de la droite par opportunisme : les impôts continuent à augmenter, les très riches s’enrichissent encore plus qu’avant et les pauvres s’appauvrissent, l’immigration augmente doucement mais surement, la sécurité ne s’améliore pas et l’islam gagne du terrain.

Comment ces défaites à répétition d’une droite majoritaire dans le pays et ces victoires d’une gauche fracturée et minoritaire sont-elles possibles ? Et Macron qui se dit ni droite ni gauche, élu avec 24% des inscrits ?

Ceux qui refusent la mondialisation financière associée à l’Internationale migrante qui a remplacé à gauche l’Internationale ouvrière, subissent une situation des plus paradoxales. Depuis des décennies, ils sont contraints d’endosser le costume taillé sur mesure de l’odieux fasciste au front étroit, aux idées simplistes et aux pulsions primaires, homophobe, xénophobe, islamophobe, etc.

Les partisans du Système financier mondial sont au contraire avantageusement dépeints comme des êtres tolérants, humanistes, intelligents, nuancés, ouverts, pédagogues, qui voudraient, comme leurs aînés que « cent fleurs s’épanouissent et que cent écoles rivalisent » (Mao-Tse-Toung), sous l’autorité ferme mais compréhensive d’un gouvernement mondial qui apporterait la paix éternelle dans un vivre ensemble harmonieux et multiculturel.

Le miroir du Système renvoie une image où le noir est foncièrement gentil et le blanc naturellement méchant.

Réfractaires et Patriotes

Aussi loin que l’on remonte, les milieux réfractaires ont toujours cherché à persuader par des arguments, des chiffres, des idées ou l’exposé de faits précis et vérifiables. Voyez nos blogs patriotes, les analyses sur l’immigration, le Grand Remplacement, le mondialisme, les sites de réinformation et la production éditoriale riche et diversifiée de ce milieu décalé, bien plus intellectuel que véritablement politique.

Alors que nos adversaires bienpensants, et le peuple qu’ils imprègnent par la télévision et les médias, se contentent de renforcer l’ambiance idéologique du moment, le « politiquement correct » de la saison, les Réfractaires cherchent à convaincre et à « réveiller » le peuple par des arguments et des raisonnements construits et freiner ce qui ressemble fort à une démolition contrôlée de notre civilisation.

Le Réfractaire n’a donc qu’une seule arme à sa disposition : la persuasion ! Nous réussissons à convaincre, les sondages le montrent. Seulement le peuple vote quand même pour le Système, aujourd’hui incarné par Macron qui le fait marcher à coups d’émotions. Nous prouvons les dangers de l’immigration musulmane incontrôlée, le Système sort le photomontage d’un petit garçon kurde, Aylan Kurdi, prétendument trouvé mort sur une plage turque (il était bien mort, mais ailleurs) et tout le monde est sommé de pleurer le petit migrant et d’oublier les attentats terroristes.

Et ça marche !

Le Réfractaire s’adresse à la raison et à l’intelligence, les maîtres d’œuvre du Système s’adressent à nos émotions et à nos instincts primaires. Le Système ne persuade pas : il manipule !

Le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, PUG 2014, nous explique pourquoi.

La psychologie de l’engagement

Dans une société où les médias ont au fil des ans dressé le peuple à réagir aux émotions, la psychologie de l’engagement démontre qu’une conviction, même forte, déterminera un comportement, si, et seulement si, un « acte préparatoire fait lien » entre celle-ci et celui-ci. Faute de lien la conviction a de fortes chances de rester à l’état de potentialité.

C’est bien là le drame : à droite, on ne sait pas créer cet acte préparatoire à la bonne décision. Ni l’autorité ni la persuasion ne sont des moyens réellement efficaces. L’autorité ne dure que le temps que dure la peur du gendarme et la persuasion n’implique pas forcément des changements comportementaux. Seulement dans 3% des cas disent les études !

Dimanche matin dernier, un reportage de la chaine Public sénat sur la Birmanie montrait comment les moines bouddhistes faisaient adhérer un groupe de villageois à la lutte contre l’islam :

  • « Nous pensons que le gouvernement est trop laxiste avec les islamistes. Dites-nous si vous le pensez aussi ».
  • Les villageois en cœur : « Oui, nous le pensons ».
  • « Bien… Que tous ceux qui le pensent lèvent la main ».
  • Et tous les villageois de lever la main !

Le commentateur expliquait qu’ensuite, après une heure environ de cette méthode, les moines obtenaient sans difficulté que tout le village uni agisse pour expulser les Rohingyas, et que c’était honteux, “islamophobe”, que les moines étaient racistes et défendaient leur religion, le bouddhisme contre un islam pourtant bienfaisant, etc.

Sans penser sans doute que sa chaine de télé (et bien d’autres) agissent en France de la même manière que les moines birmans quand elles participent au façonnage d’une société française où il est mal vu de ne pas affirmer haut et fort que les musulmans sont gentils, que la charia est compatible avec les valeurs républicaines, et que la droite républicaine est islamophobe, sexiste et archaïque.

Une société française qui finit par voter majoritairement pour le système qui l’opprime, la spolie par l’impôt et la prive lentement mais surement de ses libertés fondamentales et de sa sécurité. Une société française où il devient dangereux de s’exprimer.

Pensez à ce discours de Macron disant qu’il ne voulait à aucun prix de la droite lepéniste « Je n’en veux pas ! » et la salle en chœur « Non, on n’en veux pas ! ».

Macron hurlant à la façon du Führer : « Pas ça, pas ça, pas ça ! ». La salle reprenant « Pas ça, pas ça, pas ça ! », les chauffeurs de salle, une cinquantaine de jeunes en T-shirts En Marche ! l’ayant préalablement chauffée à blanc.

C’était la méthode des moines bouddhistes birmans pour convaincre les villageois de rejeter les Rohingyas musulmans, la méthode de la psychologie de l’engagement.

La moitié environ de ceux venus voir le one-man show de Macron étaient entrés sceptiques dans la salle, convaincus qu’il y a trop de migrants, trop d’impôts, pas assez de sécurité anti terroristes. Ils ont voté Macron ensuite.

Le pire, c’est que c’est aujourd’hui la droite elle-même, avec une proposition de loi venant de la gauche des Républicains, qui veut interdire à la droite d’utiliser l’émotion que provoquerait la diffusion des noms des terroristes et des photos de leurs crimes. (voir l’article)

Par contre, soyez certains que si c’est la photo tout aussi horrible d’une migrante enceinte entrain de se noyer en Méditerranée, vous y aurez droit en boucle pendant des semaines et il ne servira à rien de démontrer et prouver qu’il s’agissait d’un montage, la gauche aura gagné pour plus d’immigration.

L’Imprécateur




 

 

POUR QUI DONC ROULE GREENPEACE ?
(L’Imprécateur)

« Au nom de la défense de la planète, ils provoquent les États, défient les plus grandes entreprises, et se livrent à des actions commandos en bafouant les lois. On les surnomme les “guerriers verts de l’environnement” : ce sont les militants de Greenpeace, une ONG officiellement apolitique, animée par un idéal généreux et fonctionnant de manière désintéressée. Vraiment ? »
(Pierre Kohler)

Un « rapport » bien bizarre !

Greenpeace vient de communiquer aux médias français, qui en font grand bruit, un rapport selon lequel les centrales françaises ne seraient pas sûres.

Mais d’où sort ce rapport ? Il aurait été rédigé sur commande de Greenpeace à sept « experts internationaux indépendants »…

C’est là que le mystère commence.

La Société Française d’Énergie (SFEN) a posé la question à Greenpeace : qui sont vos experts « indépendants » ? Greenpeace refuse de donner les noms de ces « experts » sous prétexte de sécurité. Tout le monde se connaît dans ce milieu des ingénieurs du nucléaire, on aurait su tout de suite s’il s’agissait de vrais experts ou d’experts bidons rémunérés par Greenpeace pour faire le buzz.

Ce que pense la SFEN qui titre dans la Revue Générale Nucléaire : « Rapport Greenpeace : alerte ou coup de com ? » (Régis Le Ngoc, SFEN)

Le sujet étant sérieux, il fallait poser la question de la crédibilité de l’information donnée par Greenpeace. D’autant que Greenpeace n’est pas clair et que son passé de truqueur d’infos ne plaide pas en sa faveur. Souvenons-nous de Greenpeace montant ses oriflammes et ses affiches dans l’enceinte de centrales nucléaires et disant ensuite qu’on y rentrait comme dans un moulin et donc que la sécurité était nulle.

Or s’ils avaient pu rentrer, c’est que la direction avait reçu l’ordre du ministère de l’Écologie, en accord avec celui de l’Industrie, de les laisser pénétrer avec leurs échelles après avoir éloigné les membres du personnel de sécurité  prié de ne leur interdire que l’accès des zones sensibles.

Ces farceurs auraient aussi bien pu pénétrer par la grande porte juste à côté qui était ouverte ! Le ministère avait peur qu’un refus ne génère des accrochages et des incidents volontairement recherchés par les malfrats payés par Greenpeace (anciens militaires, cascadeurs, alpinistes et autres…) et les services de sécurité armés des centrales et leurs chiens.

Or, Greenpeace n’a donné à la presse qu’un résumé du rapport, écrit par ses communicants. Personne n’a vu le rapport lui-même, personne ne connaît les noms des fameux « experts ». Greenpeace refuse de les communiquer, s’ils existent. Aucun des experts de l’Agence de Sécurité Nucléaire ASN dont la rigueur est internationalement reconnue, aucun des 4000 experts de la SFEN, aucun ingénieur de Cadarache, d’EDF, du CEA ou d’AREVA n’a pu lire ce fameux et fumeux rapport pour juger de sa crédibilité.

Or, pour que la qualité d’un travail donnant lieu à rapport soit reconnue comme scientifique, il faut, c’est une règle internationale, qu’il ait été évalué par des pairs de ceux qui l’ont réalisé. En l’état actuel, le rapport de Greenpeace n’a aucune valeur. Cela n’étonne guère de la part de Greenpeace dont l’opacité des financements, de la gestion et des pseudo études est connue.

Une sécurité renforcée

Pas de failles dans la sécurité comme le prétend Greenpeace : un double enceinte barbelée cerne les centrales, munie de détecteurs de présence, séparée par un large couloir où patrouillent en permanence des gardes lourdement armés. Quand Greenpeace pénètre, c’est que les autorités l’y ont autorisée et que les papiers d’identité des militants ont préalablement été vérifiés par la gendarmerie. 

Quand l’ASN ou l’IRSN, publient une étude ou un rapport, il a été contrôlé et validé, il est rendu public. La prise en compte du risque terroriste n’est pas nouvelle, et les acteurs du nucléaire, industriels et autorités compétentes, n’ont pas attendu Greenpeace pour agir. À chaque évènement majeur, les dispositifs matériels et humains ont été renforcés. Suite aux attentats du 11 septembre 2001 et le crash d’avions de ligne sur les tours jumelles et le Pentagone, des mesures ont été prises pour renforcer les réacteurs. Celles-ci ont d’ailleurs été auditées, puis validées par l’IRSN et l’ASN.

Les systèmes de protection ont également été renforcés en raison de la série d’attentats et de l’état d’urgence. Les exploitants (AREVA, EDF et CEA) ont renforcé la protection de leurs sites. Des dispositions spécifiques ont été mises en place à l’entrée des installations ainsi que des efforts supplémentaires pour la protection des zones à accès contrôlé (piétons, véhicules). Le contrôle du personnel a, lui aussi, été accru.

Ces mesures viennent compléter un arsenal éprouvé : les industriels et le ministère de la Défense (armées de l’air et de terre notamment) travaillent ensemble depuis de nombreuses années et coordonnent leurs actions. En outre, toute personne qui entre sur une installation nucléaire (professionnels, sous-traitants, visiteurs) fait l’objet d’une enquête par la Préfecture. 100.000 enquêtes sont ainsi réalisées chaque année pour les sites d’EDF.

Le bâtiment réacteur et le bâtiment contenant le combustible ont été conçus pour résister tous les deux aux risques de séisme, d’inondation, de chutes d’avions et d’actes de malveillance comme le terrorisme.

Si l’ASN avait le moindre doute concernant la robustesse des installations, elle exigerait l’arrêt immédiat des réacteurs. Les derniers évènements, notamment l’arrêt des quatre réacteurs du Tricastin, témoignent de son indépendance, de son pouvoir et surtout de sa volonté de maintenir un niveau de sûreté maximal sur l’ensemble des installations nucléaires en France.

S’il y avait le moindre risque sur les piscines des réacteurs, l’ASN demanderait des renforcements.

À qui profitent ces mensonges? − La vraie nature de Greenpeace

Maintenant, qui donc a payé Greenpeace pour salir la réputation de grande sécurité du parc nucléaire français ?

Photomontage mensonger et de mauvaise qualité d’une baleine vomissant du plastique. Notez que la forme de la gueule ne correspond pas du tout à celle d’une baleine, ni d’un cachalot, que ce soit pour la mâchoire supérieure ou l’inférieure, non plus que la position de l’aileron.

Quand Greenpeace militait pour la protection des baleines, les experts en cétacés, comme le professeur Doumenge directeur du Musée Océanographique de Monaco et membre de la Commission baleinière internationale, ont vite remarqué un fait troublant. Les baleiniers japonais et norvégiens sitôt chassés par Greenpeace et ses commandos des zones de chasse, étaient dès le lendemain remplacés par des baleiniers russes que Greenpeace laissait tranquilles. Doumenge découvrit que Greenpeace était largement subventionnée par les Russes pour les débarrasser de leurs concurrents.

Greenpeace ne vit pas de l’air du temps, son colossal budget (300 millions d’euros en 2013, 1.400 salariés) est alimenté par des États, les cotisations des sympathisants y comptent pour peu. François Breteau, un dirigeant de la branche française de l’ONG, témoigne: « C’est un système très fermé qui fonctionne de façon non démocratique et avec beaucoup d’argent. » Et le très écologiste Jacob von Uexküll, fondateur du Prix Nobel alternatif de l’environnement, avait été mis en dehors de Greenpeace sous prétexte qu’il avait nui à l’image de l’ONG. Il avait en fait simplement suggéré qu’une partie des centaines de millions récoltés soient consacrés à des projets écologistes !

L’aspect financier a toujours été un aspect prédominant dans les campagnes de la multinationale financière verte Greenpeace. Pour Jacky Bonnemains, ex-président de Greenpeace France, « Greenpeace est devenu la caricature du nouveau riche. Ils ne savent pas quoi faire de leur argent mais ils le gardent soigneusement. » En fait, dans les années 90, il a été prouvé que l’ONG n’utilisait qu’environ 5% des fonds récoltés dans les campagnes proprement dites, le reste de l’argent, selon son ancien comptable Franz Kotte, est utilisé à faire des placements spéculatifs sur les marchés financiers internationaux. Les campagnes de protection de la nature ne sont que des campagnes de pubs destinées à collecter l’argent des écolo-naïfs.

Pour sa part, le norvégien Björn Oekern (un autre ex-directeur) déclarait en 1993 que « toute personne imaginant que l’argent de Greenpeace est dépensé pour l’environnement fait fausse route… La principale raison expliquant la priorité accordée aux baleines, c’est que cela rapporte beaucoup d’argent. »

Le marché des centrales nucléaires est en plein essor dans le monde. La France en fut le leader jusqu’à l’arrivée de la mode écologiste du « renouvelable » qui torpille le nucléaire français sous prétexte de transition énergétique. Seulement les autres pays ont compris que la France est en train de se carbonner à outrance, au point qu’elle ne tardera pas à rejoindre l’Allemagne à la tête des pays les plus pollueurs en CO2. Déjà, ses importations de charbon ont doublé en 2017 par rapport à 2016. Il faut bien alimenter les centrales à charbon, et surtout à gaz, qui suppléent au faible rendement énergétique et aux nombreux aléas de production de l’éolien et du solaire. Même des pays comme l’Arabie saoudite, la Bulgarie ou l’Algérie s’équipent en centrales nucléaires, sans compter la Chine qui en construit une cinquantaine pour 2020, mais ce n’est plus la France qui les fournit.

Le nucléaire est la seule énergie abondante, peu chère et sans CO2. La Russie a été la première à dépasser la France sur ce marché, la Chine fait des efforts considérables pour prendre la première place. Ces deux pays ne seraient pas fâchés de couler définitivement leur concurrent français. Lequel des deux finance Greenpeace cette fois-ci pour publier des faux rapports ?

S’il existe, il est facile à Greenpeace de le prouver, il suffit de le communiquer aux autorités compétentes.

L’Imprécateur

[1] Traduction de la locution novlangue « paralogique assertorique à tendance captieuse » en Français : délire chronique (paralogique) constaté dans les faits (assertorique) qui tend à tromper par une apparence de vérité (captieux).
[2] Schuld = faute, responsable, coupable.




 

 

L’INDÉPENDANCE DE LA CATALOGNE : UNE UTOPIE GAUCHISTE
(L’Imprécateur)

La Catalogne, ce sont 6% du territoire espagnol, 16% de la population, 19% du PIB, 21% des impôts payés mais 11% seulement des investissements publics. Les Catalans voient dans ces chiffres, nous dit la presse, une profonde injustice et le signe du mépris des Espagnols, d’où leur révolte. L’argument n’est pas le bon, car les Catalans ne sont pas stupides au point de ne pas comprendre qu’étant en moyenne un peu plus riches que les autres habitants de l’Espagne, il est juste qu’ils aient à payer un peu plus d’impôts.

L’Ile-de-France pourrait en dire autant. Pourquoi, après tout, les Franciliens paient-ils pour la Corse, la Corrèze, Mayotte ou les Antilles ? Cela s’appelle « solidarité nationale ». Les Catalans peuvent le comprendre. La vérité est ailleurs et ne plait pas à tout ce qui est européen, à plus forte raison, comme Macron, mondialiste : les Catalans ont une forte identité culturelle, pour ne pas dire ethnique, et un nationalisme aigu. La question est de savoir si ce nationalisme est justifié.

La Catalogne, comme la Corse, n’a jamais été indépendante. Elle a été romaine, puis wisigothe quand en 415 Barcelone fut déclarée capitale du royaume wisigoth. Musulmane (Al Andalus) pendant près d’un siècle, jusqu’à ce que les troupes franques de Charlemagne chassent les colons arabo-musulmans, puis carolingienne, donc française. Ce sont des Wisigoths francisés qui en se partageant l’empire carolingien l’ont créée.

Armes de Guilfred-le-Chevelu, premier Comte de Barcelone. On reconnait le drapeau catalan sur son écu.

Le 11 septembre 878, le Concile de Troyes a attribué la partie espagnole de la Catalogne au wisigoth Guilfred-le-Velu, le faisant Comte de Barcelone. Il est devenu par la suite Roi d’Aragon. La partie française allant grosso modo d’Andorre à Nîmes, a été attribuée à d’autres nobles, ainsi que Valence et les Baléares.

On voit que la Catalogne, identifiée en réalité non par son histoire mais par son hérédité, sa culture et le parler Oc est beaucoup plus vaste que la seule « Cataluña » espagnole qui revendique aujourd’hui son indépendance. Et cela inquiète les dirigeants européens. Si la Catalogne espagnole devenait indépendante, les autres régions de France et d’Europe parlant le catalan (en Principauté d’Andorre la langue officielle est le catalan) demanderaient-elles leur rattachement à Cataluña ? Déjà, « Catalunya Nord » a obtenu une première forme de reconnaissance officielle le 10 décembre 2007 quand a été approuvée une « Charte en Faveur du Catalan » qui déclare en préambule que « la langue catalane, née il y a plus de mille ans, constitue un des piliers de notre identité, du patrimoine et de la richesse du département des Pyrénées-Orientales ».

Andorre est très satisfaite de son statut actuel partagé entre l’Espagne et la France.  Elle lui donne une réelle indépendance de fait, et je ne pense pas que le Roussillon (de Perpignan à Nîmes) envisage de quitter la France, même si l’on y trouve quelques mouvements nationalistes catalans.

Le violent mouvement indépendantiste actuel a été relancé en 2003 par la coalition de gauche PSC-ERC-ICV. « Partit des Socialistes de Catalunya », « Esquerra Republicana de Catalunya » (Gauche républicaine), « Iniciativa per Catalunya Verde » (Initiative pour une Catalogne verte, ex parti communiste PSUC). Ce qui explique sans doute l’adoration sans borne que lui portent nos médias nationaux qui, il faut en convenir, on réussit une remarquable manœuvre médiatique en faisant mousser l’émotion avec les « violences policières » en réalité beaucoup moins violentes qu’ils ne les présentent. Ils ont beaucoup de réticences à faire témoigner des Catalans pourtant majoritaires, favorables au maintien dans la nation espagnole. Il est clair qu’il y a eu dans la presse européenne, et notamment française, des tentatives de manipulation de l’opinion par les images d’affrontements.

Car, il faut le savoir, si toutes les consultations et « referendums » organisés par les partis indépendantistes de gauche ont obtenu des scores allant de 85 à 95% de « oc » (oui en catalan), aucune consultation électorale catalane ouverte à tous ne leur a donné la majorité, même s’ils l’ont frôlée une fois, le 27 septembre 2015, où ils ont obtenu un succès mitigé avec les 47,8% des votants grâce à une assez forte abstention de la droite. Un succès à la Macron qui leur a permis de placer leurs hommes politiques à la tête du gouvernement local.

La force déployée par le gouvernement Rajoy avec l’approbation écrasante de la presse et de la population espagnole est donc parfaitement légitime et les gouvernement européens l’approuvent (même Macron a envoyé un message de soutien à Rajoy), surtout ceux des pays de l’Est européen qui savent à quoi s’en tenir sur le caractère nocif pour les peuples du socialisme et du communisme.

Une indépendance de Cataluña pourrait entrainer de sérieux troubles en Europe pouvant aboutir à son implosion. En effet, plusieurs régions manifestent des velléités indépendantistes qui pourraient y trouver un prétexte à relancer des actions violentes. Oublions les indépendances passées, scission Suède-Norvège, Moldavie, Tchékie-Slovaquie, Slovénie, Ukraine, Kosovo, etc. Sans oublier cependant que celle du Kosovo a été voulue et organisée par les États-Unis et l’OTAN pour déstabiliser la Serbie et créer un état albano-maffieux mais surtout musulman au cœur de l’Europe. On constate que la presse de ces régions est plutôt favorable à l’indépendance catalane. La Pravda slovaque, dont il est inutile de dire qu’elle est très à gauche, écrit : « Il ne serait pas moral de critiquer l’aspiration d’un autre peuple à l’accomplissement de ses droits souverains ».

Voyons les velléités d’indépendances actuelles

Irlande du Nord et Écosse: « Soyons clairs : si la Catalogne et l’Écosse partent, cela donnera un nouveau souffle aux sentiments nationalistes en Irlande du Nord  » − Belfast Newsletter.

Mais aussi Flandre, Lombardie, Venise, Pays de Galles, Pays Basque, Corse, « Communauté valencienne », région de Murcie (comarque murcienne de el Carche), Alghero en Sardaigne où la langue officielle est le catalan, Baléares, etc. Où « pour le moment », les indépendances sont en sourdine ou quasiment éteintes comme en Bretagne ou en Alsace germanophone.

L’hebdomadaire Slovène Mladina trouve même qu’il y a quelque chose de pervers dans le fait que l’Union Européenne ait favorisé l’indépendance du Kosovo qui n’avait pas tous les atouts que possède la Catalogne : « Cela signifie-t-il que la communauté internationale doit attendre qu’une guerre éclate en Catalogne pour réagir ? »

Pour le moment elle attend de voir comment va réagir le gouvernement espagnol à la dernière provocation du leader indépendantiste Carles Puigdemont qui annonce une « déclaration d’indépendance dans les prochains jours ». Il est peu probable que le premier ministre Rajoy cède. Il a l’ensemble de la presse espagnole derrière lui et environ 80% des Espagnols. El Mundo écrit “il n’est plus temps de contenir l’insurrection ni d’envoyer d’aimables invitations au dialogue face à un groupe de dirigeants putschistes qui, sans aucun doute, vont maintenir leur volonté séditieuse dans les prochains jours. […] Le gouvernement ne peut plus perdre une minute, et sa main ne doit pas trembler au moment de faire face, avec la loi de son côté, à la félonie de l’indépendantisme. »

Plus rassurant pour lui, il a la quasi totalité des dirigeants européens pour le soutenir. Surtout, il sait que la majorité du peuple catalan ne veut pas de l’indépendance, comme en a témoigné récemment l’accueil enthousiaste qu’il a réservé au Roi Felipe de Bourbon, et à la Reine Letizia son épouse, à Barcelone après l’attentat récent. De même que la majorité des partis politiques catalans, même ceux de gauche, comme le Parti des Socialistes de Catalogne (PSC) qui a changé d’avis depuis 2003, Citoyens-Parti de la Citoyenneté (C’S) et le Parti de libération nationale (PLN). Quant à l’Europe, elle ne peut pas cautionner ce qui ressemble fort à un coup d’état indépendantiste dans un pays où la Constitution démocratique prévoit une procédure pour négocier une évolution du statut des provinces.

L’Imprécateur



 

CELUI QUI DIT LA VÉRITÉ DOIT ÊTRE EXÉCUTÉ
(général Antoine Martinez)

Après la récente « exécution » du général Pierre de Villiers pour avoir dit la vérité, personne ne doit oublier les circonstances et le contexte qui ont conduit à l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal, le 6 février 2016 à Calais, pour avoir également crié la vérité au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire.

Il faut rappeler que ces manifestations se déroulaient dans de nombreuses villes européennes et que, pour la France, elles étaient programmées à Bordeaux, Montpellier, Saint-Brieuc, Calais et Paris/Rungis (journée-meeting pour cette dernière, le 7 février).

Les pouvoirs publics décidaient d’interdire pour des raisons fallacieuses les manifestations à Saint-Brieuc et surtout à Calais en invoquant l’impossibilité d’assurer la sécurité. Curieusement, une semaine plus tôt, une manifestation de milliers de clandestins installés dans la « jungle » encadrés et motivés par les “antifas” et autres “no-borders” déferlaient sur la ville en exerçant des violences sans que les forces de l’ordre présentes n’interviennent car elles en avaient reçu l’ordre.

On notera la différence de traitement entre une manifestation de protestation non-violente de quelques centaines de participants en soutien aux habitants de Calais avec des arrestations dont celle du général, et une manifestation marquée par un déferlement de violences de la part de milliers d’individus encadrés par l’extrême-gauche et répandant la peur sur la ville et ses habitants sans aucune réaction des forces de l’ordre.

Cela dit, hormis le fait que les « juges » du Conseil d’État manquent à tous leurs devoirs en matière de respect des règles élémentaires de bienséance en diffusant le 22 septembre – sans informer le général Christian Piquemal – un communiqué notifiant le rejet de son recours et confirmant sa radiation des cadres par mesure disciplinaire, le message est limpide. Le Conseil d’État confirme la volonté du pouvoir de museler la liberté d’expression des généraux et donc, par l’exemple, de les faire taire.

Cette absence d’égards et de tact dans la communication d’une telle décision semble refléter un certain mépris à l’égard d’un grand serviteur de l’État et de la Nation de la part d’une institution comme le Conseil d’État censé dire le droit. Mais ce mépris avait déjà été manifesté au plus haut niveau de l’État. En effet, cette attitude discourtoise et choquante avait été employée par le président de la République lui-même qui signait le 23 août 2016 le décret de radiation des cadres ou « d’exécution » du général Christian Piquemal. Ce dernier ne l’apprenait que le 17 septembre, près d’un mois après ! Cerise sur le gâteau : le décret – signé en catimini – n’était pas publié au Journal Officiel.

Cette bassesse et cette hypocrisie qui traduisent en fin de compte un manque évident de discernement et de sagesse de la part du pouvoir, d’autant  que le général avait été relaxé par le tribunal trois mois plus tôt, le 26 mai 2016, et que le Parquet n’avait pas fait appel !

Cette radiation apparaît d’ailleurs comme un désaveu scandaleux de l’institution judiciaire, ce qui en dit long sur la pratique contestable du pouvoir. Il faut bien comprendre ici l’acharnement des autorités politiques contre ce général, finalement relaxé par le tribunal, mais qui avait osé défier leur autorité par sa présence à Calais le 6 février 2016. Ce crime de lèse-majesté était insupportable et ne pouvait rester impuni. Celui qui dit la vérité doit être exécuté.

Mais la défiance de ce soldat loyal à l’État et à la Nation qu’il a servis pendant toute sa carrière n’était-elle pas légitime face à un pouvoir qui se dérobait à ses devoirs dans une gestion calamiteuse de la crise migratoire, en particulier à Calais et dans le Calaisis ? Car la responsabilité de cette situation déplorable n’incombe-t-elle pas au pouvoir politique qui, non seulement n’a pas assumé ses devoirs, mais a voulu, de surcroît, faire taire ceux qui dénoncent des faits inacceptables dans un État de droit ?

Peut-on être surpris qu’un officier général, qui, comme tout serviteur de l’État ayant servi ou servant sous l’uniforme, attaché viscéralement à la légalité et au respect du règlement, ait considéré qu’il était de son devoir de dénoncer précisément le non-respect de l’état de droit qui fonde notre démocratie ?

Qui est le plus coupable ? − Ce général qui a enfreint l’interdiction de manifester, ou ceux qui n’ont pas fait appliquer la loi et ont participé à l’aggravation de la situation ?

Car c’est bien la loi républicaine qui n’a pas été appliquée – et qui ne l’est toujours pas aujourd’hui d’ailleurs – par nos responsables politiques face à l’entrée illégale de clandestins sur notre territoire.

N’oublions pas que notre Constitution précise en son Article V que le Président de la République est le garant de l’intégrité du territoire. Sa responsabilité ne peut donc pas être ignorée dès lors que des migrants clandestins, donc illégaux, entrent massivement sur le territoire français. Et le nouveau pouvoir issu des dernières élections présidentielles ne doit pas l’oublier, car des centaines de clandestins pénètrent chaque jour sur notre territoire et ne sont pas expulsés.

Et il ne devra pas l’oublier au moment de la levée suicidaire du contrôle des frontières intérieures de l’Union Européenne annoncée pour le début du mois de novembre 2017. Car ce serait la submersion migratoire assurée par des clandestins encore retenus tant bien que mal aux frontières sud, nord et est de notre pays.

Alors, devant l’abandon par l’État de ses responsabilités régaliennes, les lois de la République n’étant pas respectées, le général Christian Piquemal s’était rendu sur place pour constater et dénoncer l’impuissance, le renoncement, voire la capitulation des pouvoirs publics face à la chienlit, en un mot « crier la vérité ».

Mais, après la décision du Conseil d’État confirmant la radiation des cadres du général Christian Piquemal, la véritable question qui doit être posée est celle-ci : est-ce transgresser et dénier le devoir de réserve que de dénoncer des faits inacceptables dans un État de droit, alors que le pouvoir politique, incapable de garantir l’intégrité du territoire face à l’entrée illégale de milliers de clandestins, ne respecte pas la Constitution et bafoue les lois de la République ?

Que le pouvoir politique se réfère en permanence au sacro-saint devoir de réserve dans une telle situation alors que ni le secret militaire, ni la neutralité politique ne sont mis en cause parce qu’on dénonce le non-respect de l’état de droit, relève de la malhonnêteté, de l’hypocrisie et même de l’abus de pouvoir.
Cela est d’autant plus vrai et condamnable que ce non-respect de l’état de droit par ceux qui ont précisément à l’appliquer et à le faire respecter a conduit à l’instauration d’un état de non-droit.

Mais peut-on rappeler à l’ancien président de la République – qui a voulu punir le général Christian Piquemal – que l’état de droit dont il ne cessait de se prévaloir, en plein état d’urgence, pour ne rien faire a plongé la France dans un état de faiblesse extrême ?

Par sa présence à Calais le 6 février 2016, le général ne dénonçait-il pas également, par anticipation, l’aveu incroyable d’un président inconscient et irresponsable fait quelques mois plus tard à deux journalistes sur la partition du pays qu’il considérait comme bien engagée ?

Quelle désinvolture ! Quelle imprévoyance et quelle lâcheté ! Cette seule déclaration aurait, dans une vraie démocratie, mené le Parlement à engager une procédure de destitution. Car un responsable politique à ce niveau de l’État peut-il impunément, non seulement refuser de voir le danger, mais en être conscient et ne pas agir en conséquence ? Il s’agit de démission coupable, en langage militaire de trahison puisqu’il s’agit réellement d’un manquement à ses devoirs incompatible avec l’exercice de son mandat.

C’est bien cela que le général Christian Piquemal dénonçait à Calais. Et ce manquement à ses devoirs est aggravé par la divulgation à ces mêmes deux journalistes d’informations militaires hautement confidentielles violant délibérément l’obligation de discrétion et de réserve portant sur des informations classifiées relevant de la Défense. Il s’agit d’une faute lourde, d’autant plus grave que le président, de par ses fonctions, est le Chef des armées et donc dépositaire, à ce titre, d’éléments couverts par le secret de la défense nationale. Il n’avait pas le droit de communiquer ces éléments à des personnes non qualifiées ni habilitées. Mais son immunité présidentielle l’a préservé d’une poursuite du chef de compromission, prévue par le Code Pénal (articles 413-9 à 413-12).

Il n’est cependant plus couvert par cette immunité aujourd’hui. Ce délit qui est hautement plus grave qu’une transgression de son devoir de réserve par un général restera-t-il impuni ?

Dans L’Esprit des Lois, Montesquieu affirmait que « La démocratie est fondée sur la vertu ». Il semble malheureusement qu’on en soit bien loin aujourd’hui. En effet, la sanction administrative qui frappe le général Christian Piquemal, alors que pénalement il avait été relaxé, pose un sérieux problème éthique et déontologique que le pouvoir politique et la classe politique dans son ensemble seraient bien avisés de prendre en considération. Car dans le cas de ce général, c’est bien le pouvoir politique qui est coupable du fait de ses manquements à ses devoirs en ne respectant ni la Constitution ni les lois de la République, en provoquant par sa passivité, alors que le pays est en état d’urgence, l’affaiblissement de l’état de droit et la mise en danger de la vie des citoyens.

La prétendue transgression du devoir de réserve par ce général lanceur d’alerte ne constituait-elle pas plutôt une démarche citoyenne pour rappeler au pouvoir politique ses devoirs ? Si la loi n’est pas respectée ni appliquée par ceux qui détiennent le pouvoir et qui ne sont – faut-il le leur rappeler – que les fondés de pouvoir d’un souverain, le Peuple, on ne peut pas reprocher à ceux qui ont servi sous l’uniforme et qui ont un sens aigu du devoir à l’égard de l’État et de la Nation de dénoncer ce qui est illégal.

Général (2s) Antoine Martinez
Président du Comité de Soutien au général Piquemal
Coprésident des Volontaires Pour la France


Ceux qui ont lu et apprécié « Devoir d’Expression d’un Citoyen (pas) Ordinaire » ne manqueront pas de lire l’essai du général Martinez « Quand la Grande Muette Prendra la Parole ».
Un projet auquel souscriront l’ensemble des patriotes, las de l’incompétence des prétendues élites et de la décadence économique, morale et identitaire de notre pays.
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SOUVENIRS DU COMMUNISME
(L’Imprécateur)

Il y a dix ans, en septembre 2007, mourraient Pavarotti le 6 septembre (cliquez sur le lien pour écouter « Nessum Dorma » de Puccini, par Luciano Pavarotti − pour revenir au texte : “Retour Arrière”), et Jacques Martin le 12. Les médias, toujours dépourvus du sens des valeurs, accordèrent autant de place à la mort de l’amuseur public qu’à celle du ténor qui égala Caruso.

Cliquez sur l’image pour écouter « Norma » de Bellini, par Maria Callas. (Pour revenir au texte : Retour Arrière.)

Septembre, c’est aussi le 45ème anniversaire de la mort de La Callas. Une rétrospective de sa vie sur Arte nous a rappelé il y a quelques jours la cause de sa fuite aux États-Unis en 1945, sujet par contre soigneusement évité dans le film La Callas et Onassis. Une fuite dont, vous allez comprendre pourquoi, ni Laurent du PC, ni Mélenchon des Insoumis n’aiment que l’on parle, car ils ne sont pas encore devenus adultes. Ils ne savent pas assumer leurs erreurs et n’ont pas encore fait leur révolution personnelle pour glisser intelligemment vers la droite, comme l’a fait notre ex-révolutionnaire national, Régis Debray.

Pendant la guerre, la Grèce fut successivement occupée par les Italiens, les Allemands et les Anglais. Les occupants successifs ayant réquisitionné les maigres ressources alimentaires, les habitants d’Athènes connurent une véritable famine qui fit environ 50.000 morts. Pour survivre, Maria Callas et sa meilleure amie, toutes deux chanteuses professionnelles, chantaient dans un cabaret et, quand elles avaient un contrat, comme petits rôles à l’opéra d’Athènes. Elles chantèrent donc successivement devant un public d’officiers italiens, puis allemands, puis anglais. Sans doute eurent-elles (elles avaient 19 ans en 1944) quelques aventures sentimentales avec quelques beaux et jeunes officiers. Ceux-ci payaient souvent, dit-on, en tickets d’alimentation ou directement en nourriture.

Les Anglais étaient à peine arrivés depuis quelques semaines, que le KKE, le parti communiste grec, entreprit un coup d’État pour tenter d’instaurer, comme partout en Europe de l’Est, une dictature communiste. Les troupes communistes venues du nord de la Grèce prirent Athènes et commencèrent aussitôt une épuration féroce visant à éliminer physiquement les non-communistes : procès expéditifs sous prétexte de collaboration avec l’un ou l’autre des précédents occupants étrangers suivis d’exécutions sommaires. Mais le plus souvent, les Athéniens étaient lynchés tout simplement chez eux ou dans la rue sur la dénonciation d’un voisin qui croyait ainsi sauver sa peau.

Les communistes voulaient le pouvoir. La guerre civile atroce qu’ils déclenchèrent a déchiré la Grèce pendant 5 ans, opposants communistes et pro-occidentaux jusque dans les moindres villages. Les communistes d’abord lâchés par Moscou, puis par Tito, se rendirent le 16 octobre 1949, faute de combattants. Soixante-dix ans après la reddition des communistes, les horreurs de ce conflit continuent d’endeuiller la mémoire nationale.

Un soir de 1945, Maria Callas rentre chez elle et passe, pour avoir les nouvelles de la journée, chez son amie qui habitait dans le même immeuble qu’elle. La porte est ouverte. Elle entre, inquiète, et trouve le cadavre brûlé de son amie que les communistes, après l’avoir violée et battue à mort, avaient fait rôtir comme un poulet sur un feu fait de ses propres meubles. Maria Callas alla se cacher chez des amis et prit le premier bateau pour les États-Unis où elle devint célèbre.

Le vrai visage de Che Guevara – citation d’Ernesto Che Guevara, dans son livre « Voyage à Motocyclette » (éd. des Mille et Une Nuits).

Autre aperçu des méthodes de prise de contrôle de l’État par les communistes dès qu’on les laisse accéder au pouvoir : « La face cachée du Che » (éd. Buchet-Chastel) du journaliste cubain Jacobo Machover. Machover cite Hubert Matos qui commandait les troupes de Castro : « Pour se faire respecter des Cubains, il (“Che” Guevara) devait leur inspirer de la terreur en fusillant et en faisant fusiller ». Che Guevara fusillait donc à tour de bras des pauvres gens qui avaient pour seul tort d’être non-communistes ou « bourgeois », c’est-à-dire petits propriétaires d’un commerce ou d’un champ, car les « gros » propriétaires s’étaient déjà ralliés à Castro ou avaient fui le pays pour se réfugier aux États-Unis.

Mais Guevara était à sa manière légaliste. Il torturait et il fusillait, mais voulait mettre les formes. Il s’était fait nommer par Castro « commandant de la Comisión Depuradora« , la commission d’épuration. Il siégeait à la prison La Cabana où l’on amenait les prisonniers qui étaient aussitôt battus et torturés en attendant d’être jugés. Un avocat, José Vilasuso, était chargé d’instruire les dossiers. Il rapporte les instructions de Che Guevara : « Ne faites pas traîner le procès. Ceci est une révolution. N’utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. » Le « tribunal » attendait pour juger que la lettre de Castro fixant les sentences arrive, la même méthode qu’utilisait Staline quand il envoyait à la Lubianka la sentence que le tribunal exécutait ensuite. « Je ne veux pas savoir si tu es coupable ou non coupable, disait Beria au prisonnier, je te demande seulement d’avouer le crime que dénonce le camarade Staline ».

Dès la lettre arrivée, le prisonnier était jugé, c’est-à-dire qu’on lui lisait un acte d’accusation bidon. « Souvenez-vous, lui disait Che Guevara, qu’il y a une possibilité d’appel ». Mais, précise Vilasuso, « aucun recours en appel ne fut jamais pris en compte ». On annonçait ensuite au prisonnier que Castro l’avait condamné à mort, et on l’exécutait aussitôt sur l’un des trois poteaux situés derrière la galerie où étaient entassés les prisonniers.

Daniel Alarcón Ramirez, dit « Benigno », l’un des plus fidèles compagnons d’armes de Guevara, raconte que Che Guevara, héros adulé par toute une partie de notre extrême-gauche française, aimait voir torturer et tuer les gens. « Il venait voir à l’improviste et donnait des conseils aux gardiens pour torturer plus cruellement… Il montait sur le mur (de la prison). Ce n’était pas difficile car il y avait un escalier. Il se couchait sur le dos en fumant un havane et il regardait les exécutions. »

Finalement, il y a une “justice” puisque Guevara a été trahi par Castro, comme tous ceux qui avaient aidé ce dernier à prendre le pouvoir et qui ont été fusillés ou emprisonnés. Staline avait fait la même chose.

Castro a envoyé Guevara en Bolivie pour y organiser la prise du pouvoir communiste, mais il a demandé en secret au Parti Communiste Bolivien de le débarrasser de Guevara. Le PCB a vendu Guevara à Felix I. Rodríguez, ancien agent de la CIA qui dirigeait un groupe de rangers boliviens. Il l’a arrêté après plusieurs mois d’errance dans la jungle des montagnes boliviennes. En fait, Guevara avait fini par comprendre qu’il avait été trahi par Castro et souhaitait se rendre car il pensait qu’il serait jugé à Camiri (une petite ville rurale de la province de Santa Cruz de la Sierra), comme Régis Debray et Ciros Bustos, deux autres ex-compagnons, eux aussi victimes de la trahison de Castro, comme Guevara capturés par l’armée bolivienne.

Rodríguez dit aujourd’hui qu’il a reçu des généraux Barrientos et Ovando l’ordre de tuer Guevara, ce qui n’offusque pas l’ignorante Ségolène Royal pour qui Castro est un génie. C’est pour sauver l’honneur du Che, dit Rodríguez, qu’il a ordonné au peloton : « Votre gouvernement a ordonné d’éliminer le prisonnier. Ne tirez pas au visage. Tirez en dessous de la poitrine. On doit croire qu’il est mort de ses blessures au combat. »

Beau sentiment, sauf qu’il n’y a pas trace de cet ordre, les deux généraux et le témoin cité par Rodríguez, le major Saucedo, étant morts depuis longtemps. On ne voit pas non plus quel aurait été l’intérêt du gouvernement bolivien de faire du Che un héros, sauf si Castro a payé pour cela, car un héros mort est sans danger et peut-être utile à la promotion d’une révolution. Enfin, les blessures au ventre n’entraînent pas une mort immédiate (de dix minutes à deux heures suivant l’importance des hémorragies). Ernesto Guevara a du beaucoup souffrir avant de mourir. C’est pourquoi je crois plutôt à une initiative personnelle de Rodríguez qui, ayant eu à souffrir du communisme quand il était jeune (ses parents ont été assassinés), haïssait les communistes.

L’Imprécateur




 

 

MACRON À L’ONU : DU “MAUVAIS VILLEPIN”
L’Imprécateur

Allons bon ! Nicolas Gauthier m’a souvent enchanté avec ses chroniques pertinentes dans  l’excellent blog de réinformation Boulevard Voltaire. Le voilà qui devient macronolâtre dans un article titré « Emmanuel Macron à l’ONU : presqu’aussi beau que du Villepin ? » Cette comparaison devrait pourtant me réjouir,  puisqu’à l’instar de l’excellent journaliste André Bercoff, je pense que Macron est déjà sur la pente descendante qu’a connue Villepin pataugeant aujourd’hui dans le marécage de l’oubli. Mais ce qui me désole c’est que Gauthier, aveuglé par le verbe d’un Macron toujours aussi habile à dire ce que son auditoire attend sans que cela reflète le moins du monde sa vraie pensée, n’ait pas vu les nombreuses erreurs d’analyse qu’a prononcé Macron.

Un monde « multipolaire » ou « multilatéral » ?

« Ainsi, Emmanuel Macron semble-t-il enfin renouer avec la traditionnelle politique du Quai d’Orsay, plaidant pour l’avènement d’un monde multipolaire ». Je n’ai pas beaucoup entendu le mot « multipolaire » alors que « multilatéral » a été répété à plusieurs reprises. Or cela n’a pas le même sens. D’ailleurs Macron n’a-t-il pas, dans ce discours, plaidé abondamment pour le mondialisme puisqu’il veut dans le moyen terme − il l’a dit dans plusieurs de ses discours précédents − un gouvernement mondial qui est l’antithèse du monde multipolaire qui suppose plusieurs pôles de gouvernance et de décision ? Pour une fois Le Monde voit plus clair que Nicolas Gauthier « […] le président français a exposé, sur un ton lyrique et passionné, une vision du monde […]. Elle se fonde avant tout sur le multilatéralisme. »

« Réchauffement » climatique ou « changements » climatiques ?

« Oui, le réchauffement climatique n’est pas que vue de l’esprit et billevesées de gauchistes à l’esprit enfiévré. » Mais, cher Nicolas Gauthier, les climatosceptiques ne nient pas le réchauffement climatique, même s’il semble que depuis 2000 il soit en pause (source NASA et refroidissement global 2017 constaté dans le monde malgré quelques pointes locales de surchauffe dans l’hémisphère nord). Ce qu’ils refusent d’admettre, c’est que par idéologie « verte » sa responsabilité en soit attribuée exclusivement à l’Homme (cause anthropique) dans le but d’extorquer des milliards d’impôts supplémentaires aux contribuables du monde occidental. C’est aussi qu’ils critiquent les analyses du GIEC telles qu’elles sont présentées au public dans des formes excessivement résumées qui permettent leur manipulation idéologique.

Souvenons-nous que 400 scientifiques du GIEC avaient protesté contre le rapport résumé en quelques pages présenté à COP21 (pour 80 seulement qui l’avaient soutenu). Un GIEC qui pêche de ce que ses prévisions sont basées uniquement sur des modèles informatiques ne s’appuyant que sur les relevés informatiques climatiques réalisés depuis 1970, sans prendre un compte le temps long que recommandait Emmanuel Leroy-Ladurie dans son livre « Histoire du climat depuis l’an mil », autrement plus documenté que le papier du GIEC lu à COP21.

Les archives climatiques écrites montrent, par exemple, que la fréquence des cyclones a plutôt baissé depuis une cinquantaine d’années aux Antilles  et qu’il y en a eu sept  aussi violents (force 5) que ceux d’aujourd’hui recensés aux Antilles depuis le XVIIème siècle. Montrent qu’il y a eu des périodes de l’histoire beaucoup plus chaudes qu’actuellement, les XIème et XIIème siècles, plus froides aussi, les seizième et dix-septième siècles. Montrent que le climat a toujours changé avec une alternance de Terre gelée et de Terre surchauffée, les périodes chaudes ayant été systématiquement plus favorables à la vie que les froides. D’ailleurs, les réchauffistes en conviennent par leur changement actuel de vocabulaire, ils parlent de moins en moins de « réchauffement climatique » pour dire « changement » ou « transformation ».

La Corée du Nord, le Grand Satan…

« Oui, une guerre contre la Corée du Nord serait proprement suicidaire ». Personne n’en disconvient. Et tout le monde ou presque, puisque Macron ne semble pas le savoir, a compris que Trump et Kim-Jong-Un sont dans la posture théâtrale du gorille mâle à crête blanche qui hurle en se donnant de grands coups de poing sur la poitrine pour tenter de faire peur au macaque qui lui jette des noix sur la tête depuis le haut de l’arbre. Le gorille ne montera pas à l’arbre pour rosser le macaque de peur des dommages collatéraux sur les voisins chinois, russes, japonais et coréens du sud, et le macaque arrêtera de jeter des noix le jour où le gorille cessera de le provoquer en armant la Corée du Sud et en faisant parader sa flotte et ses bombardiers nucléaires au ras des côtes de la Corée du Nord pour lui signifier que ses jours sont comptés et qu’un jour ou l’autre il y aura des bases américaines à Pyongyang et au ras de la frontière chinoise.

De même que l’OTAN américaine fait constamment des manœuvres militaires au ras des frontières Russes pour tenter d’énerver Poutine. Comme celles, nommées Aurora 17, qui ont commencé en Suède et en mer Baltique le 11 septembre pour une quinzaine de jours.

Que fait la Russie pour répondre à cette provocation de l’OTAN ? Elle entame dès le 14 septembre en Biélorussie des grandes manœuvres, Zapad 17. Et que fait la presse occidentale ? Elle titre aussitôt sur l’agressivité de la Russie !

Macron ignore-t-il que le sixième test nucléaire de Pyongyang, bien qu’il ait été planifié à l’avance, n’a été effectué que trois jours après que deux bombardiers stratégiques US-B-1B nucléaires aient mené leur propre « test » accompagnés de quatre F-35B et quelques F-15 japonais aient survolé la Corée du Nord ?

À la dernière réunion des BRICS *, la Chine a prévenu qu’elle réagirait si ces tests à peine déguisés de « décapitation » se poursuivaient. Et la Chine et la Russie ont posé sur la table : le “double-gel” des exercices militaires américains/japonais/sud-coréens et  du programme nucléaire de Corée du Nord afin que la diplomatie prenne enfin le relais.

Vers un gouvernement mondial…

Pourquoi cette agressivité occidentale à laquelle la Corée du Nord répond en montrant les dents ? Il est possible que Macron ait donné la réponse dans son discours à l’ONU quand il a affirmé que les problèmes de migrations, de climat, de pollution, etc. seraient réglés par le multilatéralisme et un gouvernement mondial.

Sur les six dalles des Georgia Guidestones sont écrits en douze langues (huit modernes, quatre anciennes), les dix commandements « pour un monde harmonieux et pacifique », celui que Macron essaie de nous vendre : avoir un gouvernement mondial et une cour de justice mondiale pour réguler les relations entre les pays, guider la reproduction humaine (métissage, PMA, GPA, eugénisme, etc.) et réduire la population mondiale à 500 millions d’êtres humains. Bref la solution pour supprimer les guerres, les migrations de masse et la pollution humaine et donc rétablir un climat stable.

Théorie complotiste ? − Possible. Le monument est visible en Géorgie (États-Unis), à Elberton. Mais quoi de mieux qu’une guerre nucléaire mondiale pour passer rapidement de 7,5 milliards à 500 millions de Terriens ?

Le programme nucléaire iranien

« Oui, l’accord sur le nucléaire iranien est un bon accord. » Là encore, Macron et Gauthier semblent ignorer que cet accord est incomplet et que l’Iran n’a pas renoncé à son programme nucléaire militaire qui lui permettrait, en obtenant la bombe, de damer le pion à l’Arabie saoudite (qui s’équipe actuellement en centrales nucléaires) et de faire respecter le chiisme face au sunnisme conquérant mondialiste.

Comment fait l’Iran pour continuer son programme militaire ? C’est tout bête, et il est surprenant que les experts militaires occidentaux ne l’aient pas encore compris (ou bien le savent et le taisent !). Ils semblent avoir seulement compris, si l’on croit la presse, que la Corée du Nord qui expérimentait depuis des années des fusées d’un modèle russe archaïque n’a pas pu, en quelques mois, mettre au point une fusée balistique intercontinentale et la bombe H sans une aide extérieure.

Alors ils cherchent « qui », de la Russie (l’esprit anti-russe de l’OTAN) ou de l’Ukraine qui a sur son sol des centres de recherche spatiale et nucléaire militaires hérités du temps ou elle était soviétique, a pu vendre à la Corée du Nord le moteur et les plans de la fusée balistique et le matériel nécessaire à la fabrication d’une bombe H.

Ils n’ont pas encore compris (ou font semblant) que c’est tout simplement l’Iran qui poursuit par Corée du Nord interposée les essais nucléaires que le fameux accord sur le nucléaire iranien leur interdit de poursuivre chez eux.

Mais les Américains qui ont à deux cents kilomètres de la frontière Russie-Corée du Nord (à Vladivostok), des espions qui surveillent le trafic du port, la plus importante base russe sur le Pacifique, mais aussi le trafic qui rentre et sort des ports nord-coréens tout proches, ont vu des cargos iraniens s’y rendre et en repartir. Trump le sait, d’où son acharnement actuel simultané sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

« Oui, rien ne se fera au Proche et Moyen-Orient sans Moscou et Téhéran ». Macron ne fait que répéter ce que Hollande et Fabius ignoraient mais que tous les gens sensés répètent depuis le début de la guerre et ce que nous avons dit à plusieurs reprise sur Minurne : « Oui, la Russie et l’Iran ont eu le bon diagnostic et la bonne méthode pour stopper puis chasser l’État Islamique de Syrie ».

« Non, Emmanuel Macron n’est pas que le ludion qu’on croyait… » termine Nicolas Gauthier, avant de s’en prendre à Trump dans la suite de l’article en se trompant encore. « Étrange personnage, lui aussi, qui, tenaillé entre impérialisme et isolationnisme, voudrait que l’Amérique se recentre sur ses frontières tout en demeurant gendarme du monde. »

Les frontières de l’Amérique

Les frontières de l’Amérique sont là où est l’Amérique et les États-Unis sont proches de la Corée du Nord par Guam, l’Alaska et leurs bases militaires, une vingtaine, dans la région. Trump ne peut pas y être plus indifférent que ne le serait la France si la Somalie bombardait la base française de Djibouti où se trouvent encore 1.350 militaires français (ils étaient 1950 encore en juillet dernier), ou si Kim-Jong-Un envoyait une fusée à tête nucléaire sur la Nouvelle-Calédonie.

Et croyez-moi, cher Nicolas Gauthier, j’ai eu l’occasion il y a quelques années de participer à Jakarta à une conférence de l’ASEAN pour demander que la France y ait au moins un strapontin en raison de sa présence en Asie du Sud-Est par la Nouvelle-Calédonie. Étant le seul français représentant la Nouvelle Calédonie  présent dans la salle (même l’ambassadeur de France n’avait pas été invité), j’ai ensuite rencontré l’ambassadeur de France au Japon, monsieur Dorin, puis celui de France en Indonésie, Dominique Girard, pour leur rendre compte, puis le général Lebed, alors gouverneur de Sibérie orientale, pour lui expliquer la position de la France (il m’invita ensuite à venir le rencontrer à Vladivostok pour lui expliquer la situation politique en Calédonie !), et enfin soupé avec l’ambassadeur de la Chine, Fangbai Cai (et son épouse dans un souper non officiel) qui se posait les mêmes questions que Lebed. Je connais donc bien le sujet, et je vous affirme que Trump, qui connaît beaucoup mieux la complexité du sujet que Macron, a raison de se soucier de la Corée du Nord avec laquelle il a une frontière maritime commune.

Alors, oui, pour moi, Macron reste un ludion et je suis surpris que vous qui êtes journaliste, vous acceptiez aussi sereinement de vous faire traiter de « narcissique » par cet individu qui l’est lui-même au delà des limites permises.

L’Imprécateur

* BRICS = Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

Sources : Boulevard Voltaire, Le Monde, « Guerres indigènes en Océanie ».




 

 

PASSE D’ARMES À L’ONU
Jean Goychmann

On nous avait vendu la réunion de l’ONU du 19 septembre comme un acte fondamental qui allait ramener le président Trump vers les rives tranquilles d’une histoire paisible « en marche » vers la mondialisation heureuse. Notre président devait faire un de ces discours qui influencent la pensée jusqu’aux confins de l’Univers, tranchant ainsi avec le côté habituellement boutiquier des autres intervenants.


Donald Trump

S’exprimant en premier, Donald Trump, déjouant tous les pronostics d’une sphère médiatique mainstream qui s’emploie depuis son élection à la faire passer pour loufoque, a rappelé les fondamentaux sur lesquels l’ONU a été créée. Parmi ceux-ci, il en dégage un qu’il considère comme la colonne vertébrale de cette organisation du monde futur et qui est celui de la souveraineté des nations[1]

C’est là où ça commence à croustiller car jusqu’à présent, la souveraineté des nations était un peu mise sous étouffoir. Depuis l’envol du grand mouvement libéraliste de l’après-guerre, on avait plutôt assisté à une diminution progressive de cette souveraineté, qui se manifestait sous différentes formes. Le libre-échange généralisé, notamment, avait pour effet primaire la disparition des frontières, vues comme des « barrières ». Les monnaies, de moins en moins nombreuses, mais de plus en plus uniques amputaient les nations d’un attribut essentiel de la souveraineté : celui de battre monnaie. Les traités de commerce internationaux, voire intercontinentaux, mettaient directement sur le billot la souveraineté des nations en les soumettant, en cas de différent commercial, à la loi des tribunaux arbitraux financés par les multi-nationales.

Ainsi donc, en quelques phrases, Donald Trump plante le décor. Bien sûr, les médias de l’oligarchie mondialiste n’ont retenu que les points qu’ils voulaient rendre saillants comme l’anéantissement complet de la Corée du Nord si celle-ci passait à « l’offensive contre les États-Unis ou leurs alliés » alors que la véritable portée de ce discours va à contre-courant de ce qui se fait depuis au moins quatre décennies, voire plus, en matière de régression des souverainetés populaires.


Emmanuel Macron

Ne pouvant que s’opposer à Donald Trump, Emmanuel Macron n’avait d’autre choix que de prendre le contre-pied [2] au risque de passer pour un mondialiste invétéré. Il faut dire que, de ce côté-là, le suspens n’était pas torride. Jusqu’à présent, ce débat avait été totalement occulté dans l’enceinte de l’ONU. Même si, très progressivement et dans un processus cher aux sociétés fabiennes, le Deep State américain avait petit à petit fait évoluer le souverainisme de base vers un mondialisme de fait, personne ne s’y était opposé aussi clairement. Emmanuel Macron, en digne héritier de la ligne définie par les think-tanks qui l’ont toujours soutenu, se devait de réaffirmer les propos qu’il avait tenu à Athènes quelques jours auparavant. Sa vision de l’Europe est supranationale et sa vision du monde pratiquement contraire en tous points à celle de Donald Trump.


Nous avons dans cet échange l’évidence qu’il existe, au plus haut niveau des instances planétaires, un véritable clivage entre deux visions radicalement différentes de notre futur. Emmanuel Macron soutient une sorte de classicisme né de l’idée que le monde ne pouvait que se globaliser et que, naturellement. Il faudrait pour le gouverner (ou plutôt pour l’arbitrer) une sorte d’instance supérieure que d’aucun appellent « un gouvernement mondial ». Ses membres ne seraient pas élus − comment le faire au niveau mondial ? − mais nommés ou désignés, un peu comme les membres de la Commission Européenne, au terme d’un processus duquel les citoyens, donc les peuples, seraient tenus à l’écart.

En ce sens, Emmanuel Macron reprend les idées d’une transitivité démocratique décrite par Pascal Lamy lorsqu’il était président de l’OMC [3].

En revenant ainsi aux sources, Donald Trump pourfend les idées néolibérales et revient sur une conception du monde analogue à celle que de Gaulle avait de « l’Europe des patries et des nations » en rappelant que « les seules réalités internationales, ce sont les nations ». Face à cela, Emmanuel Macron semble un peu dépourvu et tient le discours de la “générosité” et de “l’émotion” que doivent susciter ceux qu’il décrit comme les « sans-voix » et qu’il veut représenter.

Pour mieux faire passer Donald Trump pour un belliciste (« le nationalisme c’est la guerre ») il se pose en partisan de la diplomatie et substitue au mondialisme le multilatéralisme, voulant incarner ainsi l’image de la paix. De ce qu’on peut juger au travers de la presse et des médias internationaux, son discours devant l’assemblée générale de l’ONU est plus d’un intérêt national qu’international et son opposition à Donald Trump peut ne pas être très fédératrice, même sur un plan européen…


Donald Trump et le Deep State

Enfin, une question mérite d’être posée. Parmi les nombreuses interrogations dues la personnalité de Donald Trump, il en est une qui prévaut dans les milieux politiques : est-il ou non mis en place, comme certains de ses prédécesseurs à la Maison Blanche, par l’État Profond américain ? [4]

Nous avons maintenant un élément de réponse qui, sans être déterminant, semblerait indiquer que « non », ce qui lui conférerait incontestablement une certaine indépendance. De cette indépendance d’esprit pourrait résulter un changement radical dans les perspectives d’évolution de notre monde, qui serait probablement soutenu par les partisans de la souveraineté des peuples et des nations. Et peut-être pourrions-nous rêver d’une réactualisation de la Charte de la Havane [5], puissant facteur des rééquilibrages monétaires qui paraissent aujourd’hui indispensables.

Jean Goychman
21/09/2017

[1] https://jssnews.com/2017/09/19/discours-integral-et-en-francais-de-donald-trump-a-lonu-voici-la-raison-detre-des-nations-unies/
[2] http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/19/a-la-tribune-de-l-onu-emmanuel-macron-se-pose-en-anti-trump_5188032_3210.html
[3] « Circus Politicus » (éd. Albin Michel) par Christophe Deloire et Christophe Dubois – p. 91.
[4] http://www.minurne.org/?p=11198
[5] https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-de-la-havane/