SYRIE : OBAMA ÉTAIT COMPLICE DE L’ETAT ISLAMIQUE ! (par l’Imprécateur)

Obama est parti. Le prix Nobel de la paix devrait lui être retiré car ce dirigeant américain porte une responsabilité énorme dans la guerre qui déchire encore la Syrie. Est-ce l’approche de son départ qui a commencé à libérer les langues, notamment celle de John Kerry ? L’Histoire répondra peut-être à cette question quand on saura le rôle sinistre qu’Obama y a joué avec sa comparse Hillary Clinton, celle dont la diffusion des mails par les réseaux sociaux – peut-être alimentée par les Russes – fait scandale mais, bizarrement, pas leur contenu.

Tout démarre de la publication par le New York Times, le 30 septembre 2016, des extraits de l’enregistrement audio d’une conversation entre le secrétaire d’État, John Kerry, et des membres de « l’opposition » syrienne.

Rien de scandaleux dans les propos tenus par John Kerry. Il explique aux Syriens le comportement de l’administration américaine.  Les Syriens ne comprennent pas ses hésitations et ses manquements aux promesses d’aide données, John Kerry semble au contraire chercher à justifier son administration. Il en est le chef, cela semble on ne peut plus normal.
Sauf que…

Le New York Times est un journal qui a soutenu les Démocrates, Obama, Clinton et Kerry,  il n’a publié que des extraits, pas l’intégralité de l’enregistrement. Les extraits choisis laissent entendre que le département d’État ne peut plus soutenir la Coalition nationale de l’opposition syrienne et lui demandent de se tourner vers d’autres sponsors. « Sponsors », drôle de mot pour parler du financement de la guerre !

L’enregistrement complet a été publié dans sa version complète de 36 minutes le 1er janvier 2017 par The Last Refuge*. La conversation entre Kerry et les membres de « l’opposition » syrienne a eu lieu le 22 septembre 2016, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. On l’y entend déplorer que le Congrès US refuse d’envoyer des hommes renverser Bachar el Assad et conseiller aux opposants de se trouver une autre puissance militaire pour faire le travail à leur place et leur donner le pouvoir en Syrie.

Le message est clair : « Trump arrive au pouvoir, les Etats-Unis vont abandonner la coalition franco-arabo-etc. qui combattait Assad au premier chef (et Daesh accessoirement), les Etats-Unis abandonnent le combat en Syrie, débrouillez-vous ».

C’est un peu long, 37 minutes. Voici la version courte, 2 minutes :

Croyez-vous que Le Monde, Libération, L’Obs ou L’Express qui dénoncent si volontiers les sites de réinformation auraient publié une nouvelle de cette importance ?
Non, ils ont couvert en revanche avec dévotion de déplacement de feu Hollande en Irak.
On comprend d’ailleurs maintenant pourquoi Hollande est allé en Irak et pas en Syrie, la Syrie, c’est fini-n-i-ni. Mais il y a plus grave, car, après tout, si la paix actuelle obtenue par Poutine peut durer et aboutir à la pacification de la Syrie, tant mieux. Par contre, ce que l’on apprend de la bouche de John Kerry, successeur de Hillary Clinton à la tête du Département d’Etat du président démocrate Obama est sidérant :

Dans l’enregistrement complet, on entend le secrétaire d’État :

– confirmer que le but stratégique de la guerre menée depuis 2011 par l’administration Obama contre la République arabe syrienne était de renverser le gouvernement légal de Bachar el Assad. 

– confirmer que l’administration Obama espérait que Daesh serait en mesure de renverser la République arabe syrienne, ce qui aurait évité aux Etats-Unis de se salir les mains. 

– confirmer que l’administration Obama a approvisionné Daesh en armes.

Autrement dit, nos militaires tués en Syrie, peu nombreux heureusement, et les 240 morts des attentats revendiqués par les suppôts de l’Etat Islamique en France sont à mettre au bilan de Barak Obama, prix Nobel de la Paix et président des Etats Unis.
Car, sans l’Etat Islamique pour les inspirer ou les ordonner, on peut penser que ces carnages n’auraient pas eu lieu.

Nous, blogs de réinformation, nous nous en doutions, mais nous manquions de preuves ce qui permettait à la presse mainstream de nous traiter de complotistes, hoaxeurs et autres amabilités orwelliennes.

Mais qui croira que le gouvernement français, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères et celui des Armées avec les Services du renseignement politique, civil et militaire à leur botte l’ignoraient ?

Déjà, en août 2014, Barak Obama déclare dans une conférence de presse qu’il « n’a pas de stratégie » contre l’Etat Islamique. Pourtant, selon l’Agence Reuters, c’est dès août 2012 ** qu’il a autorisé la CIA et d’autres agences à intervenir en Syrie pour renverser Bacchar el Assad.

Pas de stratégie ! Aveu ahurissant d’un président qui au même moment envoie ses avions bombarder la Syrie et entraine dans une « coalition » où il mêle pour les lier à son mensonge des pays disparates, pour ne pas dire opposés dans leurs intérêts syriens, de l’Arabie saoudite wahabite et salafiste, commanditaire du terrorisme international, à l’innocent Danemark, en passant par les faux-culs français et allemands.
Et si de nombreux pays de l’OTAN sont dans la coalition, ce n’est pas non plus pour éradiquer l’intégrisme islamique de l’Etat du même nom, mais pour les amener à contrer l’influence russe et iranienne qui, en 2014, commence à pointer son nez dans les affaires américaines en Syrie.

Admettons qu’au début le souhait d’Obama était seulement de pousser Assad à partir pour permettre un « printemps » syrien islamiste à la botte de l’Arabie saoudite et du Qatar.  Ces deux pays sont désireux de contrôler la production syrienne de pétrole et de gaz et construire le pipe-line irako-syrien qui permettrait à l’Arabie d’exporter son pétrole via la Méditerranée plutôt que de le faire transiter par tankers via le détroit d’Ormuz contrôlé par les Iraniens et le canal de Suez contrôlé par les Egyptiens.

Mais Assad résiste. Obama, conseillé par les Clinton, voit dans le calife Abou Bakr el Bagdadi qui démarre son Etat islamique, le moyen de lui faire faire le travail sans impliquer trop l’armée américaine. Il laisse les Saoudiens financer l’Etat Islamique et l’armer. Accessoirement, les avions américains bombardent « par erreur » quelques convois de l’armée syrienne légale qui attaquaient des positions djihadistes islamiques. 

Assad reçoit alors le soutien militaire très efficace de Poutine qui veut non seulement conserver sa base militaire de Tartous sur la côte syrienne de la Méditerranée, mais s’est allié à la Turquie pour avoir le libre passage dans les Dardanelles, négocie avec le général libyen Haftar à Moscou pour avoir une base en Libye et avec le roi Hassan au Maroc pour obtenir le passage libre à Gibraltar.

Autrement dit, Poutine pourrait circuler tanquillement de la Mer Noire à l’Atlantique par la Méditerranée pour contrer l’encerclement de la Russie par le Nord-Ouest auquel procède la belliqueuse OTAN qui envoie actuellement ses chars et ses troupes en Pologne.

Et cela sous les yeux médusés de la France dont le plan Sarkozy de grande Méditerranée sous contrôle français a été bousillé par Hollande.

L’aide militaire américaine à l’Etat Islamique et à Al-Qaida-El-Nosra a été confortée par une aide médicale et en formation du personnel djihadiste de l’EI par diverses ONG et les fameux « casques blancs », une pseudo ONG sanitaire truffée d’agents de renseignement payés par les Américains et les Britanniques.
Son « action admirable » était vantée par la presse mainstream et les télés françaises. Kerry parle à ce sujet de « Responsabilité de protéger***.

Et ce n’est pas tout : l’ex-candidat à la présidence John Mc Cain et l’équipe de la CIA au sein du parti républicain, ceux qui ont monté en 2016 le mouvement « Never Trump » étaient d’accord avec Obama pour soutenir l’Etat islamique dès 2012.

Le deuxième à partir de la gauche (celui que l’on voit à peine) est Abou Bakr al Bahdadi, le premier à gauche est Abu Mosa, le chargé de la communication de l’Etat islamique. Abu Mosa a été tué depuis. Il y a eu un certain scepticisme quant la présence d’al-Baghdadi lui-même, et le sénateur John McCain a fortement réfuté cette affirmation. Cependant, The Last Refuge qui a enquêté sur cette photo a montré qu’il y a beaucoup plus d’éléments pour prouver que c’est bien Al Baghdadi qui est derrière Mc Cain que pour prouver le contraire.

Mc Cain s’est rendu en Syrie en 2012, officiellement pour rencontrer ceux qu’il proclamait, comme Laurent Fabius, être « les modérés de l’Armée Syrienne Libre » voulant un état démocratique et laïc. En fait la majorité des troupes de l’ASL, une fois armées et formées par les Etats-Unis et la France, s’est ralliée à l’Etat Islamique, la minorité ayant rallié Al Qaïda dont les chefs proclamaient déjà:

« Le but est d’établir un Etat islamique et non pas un Etat syrien » ( déclaration de Abu Khuder, chef de l’ASL à l’époque).
On comprend pourquoi Mc Cain s’est montré aussi hostile à Trump ! Trump va avoir un sacré ménage à faire !

L’Imprécateur

* The Last Refuge est un site conservateur américain, comme son adresse mail l’indique : TheLastRefuge@reagan.com

** 2012: WASHINGTON, Aug 1 (dépêche Reuters) – Le président Barack Obama a signé un ordre secret (l’ordre 1730712, n d l a) autorisant US soutien aux rebelles qui cherchent à renverser le président syrien Bachar al-Assad et son gouvernement. Cliquez sur WASHINGTON pour avoir la référence

*** Lire sur ce sujet : http://21stcenturywire.com/2016/10/01/diplomatic-frauds-kerry-power-kirby-lying-and-shilling-for-body-bags-and-war-in-syria/

DANS LE SILENCE DE LA PEUR, L’ARMÉE DE L’OMBRE
(Luc Sommeyre)

Lettre ouverte aux Visiteurs du Soir…

Chère Madame, Cher Monsieur,

De nombreux Patriotes ont récemment visité notre site Internet grand public http://remora-europe.info/. Nous les remercions pour l’attention qu’ils y ont apportée.

Certains d’entre vous, prenant conscience de la dangerosité extrême de la situation au plan sécuritaire en France comme dans l’Europe entière, ont compris la nécessité absolue de faire quelque chose. Certains d’entre vous ont décidé de ne pas « tendre le cou au couteau de l’égorgeur ».

Ceux qui se sont manifestés sur notre site ont reçu deux documents envoyés par la Section Com de RÉMORA qui leur ont expliqué au mieux la façon dont nous entendons agir. Agir à la manière de « Contre-révolutionnaires » pour reprendre le mot de feu le Colonel Pierre Château-Jobert, Commandeur de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, titulaire de la Croix de Guerre 39-45 avec onze Citations dont dix Palmes, dans son ouvrage-culte La Confrontation Révolution-Contrerévolution.

Les Réseaux Rémora ne sont pas une association mais un concept, une méthode pour l’action. Action dans le respect de la Légalité la plus stricte : celle de rester nous-mêmes, de défendre notre Civilisation millénaire en l’honneur de nos Parents qui se sont battus et sont morts pour elle, dans l’angoisse de préparer au mieux le futur de nos Enfants.

Ne gâchez pas l’avenir des Peuples d’Europe
LEVEZ-VOUS !

cliquez sur l’image ci-dessus pour écouter notre Futur (06:05)

À l’évidence, nous ne sommes inféodés à aucun parti politique ni à aucune Croyance religieuse ou ésotérique. Nous sommes liés, tout simplement, à la France Éternelle.

Si nous ne sommes pas une « association », nous n’en sommes pas pour autant virtuels, de loin s’en faut.

Tout le monde peut faire quelque chose

Le territoire métro est partagé en 15 Régions, chacune dirigée par un CR (Chef de Région). Nos CR sont des hommes d’expérience, généralement anciens Officiers supérieurs ayant fait leurs preuves sur des théâtres d’opérations extérieures (OPEX) et possédant une expérience réelle de la guérilla urbaine et de la guerre subversive. Avec leurs Adjoints par eux nommés (CR-Adj.) ils encadrent les Patriotes pour les protéger de toute réaction-réflexe qui pourrait s’avérer improductive voire dangereuse pour eux-mêmes et leur entourage. Ils les conseillent et les aiguillent vers les domaines qui sont ou peuvent devenir de leur compétence tout en préservant leur vie privée.

Forts de plusieurs centaines de Femmes et d’Hommes d’Honneur, les Réseaux Rémora deviennent peu à peu cette Armée de l’Ombre que l’ennemi ne peut détecter, ce qui les rend d’autant plus efficaces et redoutables.

Tout le monde peut faire quelque chose

Une dame âgée qui fait le marché dans son village et un homme jeune sortant tout droit des Forces Spéciales sont à nos yeux égaux non seulement quant au respect qui leur est dû, mais aussi en efficacité. Ils n’auront pas le même « travail » voilà tout. Cette dame âgée, comme tous les citoyens ordinaires, a tout simplement une « instruction » à recevoir (au sens militaire du terme) où la partie Rens – renseignement – sera souvent prépondérante par rapport à ceux qui sont ou seront, de par leur formation, plus orientés vers l’Action.

J’en appelle aussi évidemment aux Militaires, aux Gendarmes, aux Policiers, aux membres de la Protection Civile et du Corps médical, qu’ils soient ou non en activité.

Chacun a son rôle. Chacun a son importance. Nous sommes complémentaires les uns des autres. Pour reprendre un beau slogan récemment utilisé par un parti politique « unis, les Français sont invincibles ».

À celles et ceux qui souhaitent faire un pas en avant, maintenant ou plus tard, je répondrai personnellement soit pour les rencontrer, soit pour les faire contacter de la manière qu’ils souhaitent par l’un de nos CR ou une personne dûment mandatée par lui, partout en France, en toute discrétion.

J’en termine avec une piqûre de rappel. À plusieurs reprises, j’ai écrit il y a longtemps déjà dans notre journal que le Printemps 2017 serait terriblement dangereux.

  • En Algérie, la nébuleuse islamique ne devrait pas tarder à réclamer le pouvoir qui lui a été confisqué par l’Armée en 1997, à l’occasion de la déclaration de vacance de la Présidence qui – je continue à le penser – sera vraisemblablement officialisée en février 2017. S’en suivront des séries d’attentats sanglants qui susciteront un véritable tsunami migratoire vers la France en provenance de tous les Pays d’Afrique du Nord où l’on pourra raisonnablement compter 20% d’agitateurs-terroristes soigneusement formés par DAESCH et AQMI depuis juillet 2016. Je livre à votre analyse ce récent article du journal Le Monde en cliquant sur ce lien.
  • Dimanche dernier en Tunisie, une nouvelle cellule terroriste a été démantelée, une cellule islamiste de cinq membres établie à Siliana, dans le nord-ouest du pays. Un ordinateur, des dépliants et des livres ont été saisis. Selon le Ministère de l’Intérieur, des membres de la cellule s’activaient à attirer les jeunes vers l’idéologie du Takfirisme.
  • Au Maroc les forces de police ont, au mois de décembre, démantelé un réseau islamiste apte à concevoir et à construire des armes chimiques quoi aurait pu (ou dû) servir en Europe de l’Ouest.
  • Là-bas, aux environs de Ninive il y a quelques jours à peine, Abou Bakr Al-Baghdadi vient d’appeler les terroristes à multiplier les attaques terroristes sanglantes pour la multiplication des pertes en vies humaines.

De son côté, le « clan Clinton » et ses alliés européïstes − pour parler (très) vite − s’acharne encore à multiplier les provocations conflictuelles, preuve avouée que le but recherché par les architectes de la Clinton Foundation (un paravent de plus) était d’engager la 3ème guerre mondiale. Et n’oubliez pas que rien n’est plus dangereux qu’un homme armé acculé à la défaite…

Que cela ne m’empêche pas de vous présenter, à tous et à chacun, tous mes Vœux de Bonheur pour cette nouvelle et terrible année qui s’annonce. Et n’oubliez pas que le Bonheur est hors d’atteinte des consciences endormies…

Bien à vous,

Luc Sommeyre
luc.sommeyre@protonmail.com

Article transférable à toute personne de notre sensibilité.


« PAX RUSSIANA » EN SYRIE !
(L’Imprécateur)

Vladimir Poutine a annoncé le 29 décembre que le gouvernement syrien et l’opposition syrienne armée s’étaient entendus sur l’instauration d’un cessez-le-feu et l’amorce de négociations. Ce cessez-le-feu est valable pour tout le territoire syrien. Il a été approuvé par “les principales forces” de la rébellion. Au total, sept groupes rebelles, dont le puissant Ahrar al-Cham, ont signé. Ils participeront aux négociations de paix à deux exceptions près, mais de taille, les deux groupes classés dans la liste des terroristes à éradiquer par l’ONU : le groupe État Islamiste et Fateh al-Cham, alias El-Nosra, alias Al-Qaïda, actuellement allié de la très disparate et inefficace coalition américaine. Les négociations de paix commenceront en janvier à Astana au Kazakhstan. La réunion d’Astana précédera des négociations inter-syriennes qui doivent être organisées par l’ONU le 8 février à Genève.

« Il y a quelques heures, s’est produit un événement que nous n’attendions pas seulement depuis longtemps, mais pour l’avènement duquel nous avons beaucoup travaillé. Trois documents ont été signés : le premier sur l’arrêt des combats, le second sur les mesures de contrôle du régime de cessez-le-feu, le troisième sur l’ouverture de pourparlers de paix. » (Vladimir Poutine, le 26 décembre, cité par le quotidien russe Kommersant). Poutine a cependant précisé qu’après trois jours de calme la trêve est encore fragile et qu’il faudra beaucoup de patience pour trouver un accord sur lequel tous les participants auront du céder quelque chose. Rien d’étonnant à cela, c’est la base même de toute négociation.

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a déclaré pour sa part que « les militaires menaient depuis deux mois des pourparlers avec les leaders de l’opposition syrienne par l’intermédiaire de la Turquie ».

L’opposition syrienne contrôle en gros le centre et le nord de la Syrie, mais uniquement des régions plus ou moins désertiques. Il est curieux que si des pourparlers étaient en cours entre Russes et opposition syrienne, aucune mention n’en a été faite dans la presse occidentale. Au moins quelques-uns des centaines d’espions, officiers de renseignement, présents en Syrie aussi bien à Damas qu’à Alep ont dû le découvrir et ils n’en auraient pas informé leurs gouvernements ?

Ne serait-ce pas plutôt que ceux-ci étaient parfaitement au courant et qu’ils ont fait pression sur leurs médias pour que la chose reste secrète afin de leur éviter une “perte de face” catastrophique ?

Serge Lavrov, ministre russe des Affaires Étrangères avec son homologue turc. (Photo Reuters publiée par Gazeta.ru le 28 décembre.)

Les deux hommes viennent de concrétiser la nouvelle alliance russo-turque. 

La réaction outrée des medias occidentaux montre que c’est bien de cela qu’il s’agit, car Poutine écarte a priori les États-Unis et la France des négociations prévues, ce qui démontre que la politique diplomatique menée par John Kerry, Laurent Fabius et maintenant Jean-Marc Ayrault a été un énorme échec en Syrie.

Un seul exemple, la réaction du quotidien gouvernemental et socialiste français L’Obs : « Un cessez-le-feu en trompe l’œil : Cet arrêt des combats doit cependant être relativisé : il n’est qu’un nouveau cessez-le-feu parmi des dizaines qui, soit ne sont jamais entrés en vigueur, soit se sont très rapidement effondrés. Ce cessez-le-feu sera d’autant plus relatif que deux des plus importants groupes rebelles, l’organisation djihadiste “État islamique” (Daech) et l’ex-Front al-Nosra (Al-Qaïda), rebaptisée Fateh al-Cham, en sont exclus. Mais pour le Kremlin, l’essentiel est sans doute l’effet d’annonce, le coup de relations publiques, qui vise à faire oublier les accusations de “crimes de guerre” voire de crimes contre l’humanité” lancées à l’encontre des forces russes en Syrie ».

Il n’est pas faux de dire que toutes les tentatives et annonces de cessez-le-feu tentées par Obama et Hollande ont échoué jusqu’ici. Cela a tenu à leur mauvaise préparation et à l’évidente volonté franco-américaine d’en écarter le gouvernement légal et légitime de la Syrie. Sans oublier la toute aussi évidente volonté franco-américaine de faire main basse sur le pétrole et le gaz syrien, irakien et libyen par la déstabilisation systématique de ces trois pays, autant pour complaire à l’Arabie Saoudite que pour nuire à l’ennemi qui justifie les agressions de l’OTAN, la Russie, et à l’ennemi des Arabes sunnites, l’Iran. Quant aux “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité”, on en reparlera quand nos médias montreront ce qui se passe à Mossoul sous le bombes franco-américaines.

Ce sont la Russie, l’Iran et la Turquie qui vont encadrer les négociations de paix.

L’invitation faite à la Turquie par Poutine montre sa grande intelligence et sa grande connaissance de la géopolitique internationale. En invitant la Turquie, avec laquelle la Russie était encore à couteaux-tirés il y a quelques mois, Poutine la détache du bloc OTAN americano-européen. L’Europe et l’OTAN vont-ils en tirer la conclusion qui s’impose : l’exclusion de la Turquie de l’OTAN et l’arrêt immédiat des négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’Europe que l’Union Européenne menée en contradiction avec la volonté des peuples européens ?

Non. Car l’islamisation de l’Europe par la Turquie reste à l’ordre du jour dans les plans à long terme de l’Union Européenne et de l’élite financière mondiale menée par les institutions financières Goldman Sachs, Rothschild, Lazard, etc. Elles pensent qu’elles réussiront à saboter les négociations de paix lancées par la Russie avant leur conclusion qui signerait la mainmise de Moscou sur tout le Moyen-Orient, jusqu’ici chasse gardée anglo-saxonne. Mieux vaut la continuation de la guerre en Syrie que de voir la Syrie redevenir ce que Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères annonce : « Nous sommes partisans du maintien de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la Syrie et nous nous prononçons encore et toujours pour que la République arabe syrienne demeure un État uni, pluriethnique, pluriconfessionnel, démocratique et laïque » (Nezavissimaïa Gazeta, quotidien moscovite).

Sans compter que la paix en Syrie signifierait de 10 à 15% de migrants en moins en Europe et peut-être même dans quelques mois, le retour en Syrie des Syriens déjà arrivés en Europe ce qui compromettrait, ou au moins retarderait le “Grand Remplacement” que la communauté financière internationale appelle de ses vœux.

C’est pourquoi trois pays se sont abstenus lors du vote de l’ONU à une très large majorité d’une résolution approuvant « l’importante avancée que constitue l’initiative de paix russo-turco-iranienne en Syrie » (ONU) : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

La nouvelle alliance russo-turque est déjà effective sur le terrain : l’agence de presse turque Dogan a fait état le 30 décembre de raids par l’aviation russe à Al-Bab (nord), bastion de l’EI en Syrie que des rebelles syriens appuyés par Ankara tentent de prendre. Et la lutte contre l’autre groupe terroriste continue. Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), « Les affrontements sont sporadiques et s’accompagnent de frappes aériennes menées par des hélicoptères (russes) contre des positions de groupes rebelles et de Fateh al-Cham », ex-branche syrienne d’al-Qaïda appelé autrefois Front el-Nosra.

Poutine a fait ce qu’il avait dit, ce que sont incapables de faire en Syrie les Américains et les Français.

Hélicoptères d’attaque russes en Syrie (photo Reuters)

La claque est d’autant plus violente pour Hollande et Obama que l’armée syrienne, la Coalition Nationale Syrienne (CNS), principale composante de l’opposition en exil et la “Haute autorité syrienne pour des négociations” regroupant un grand nombre d’ensembles islamistes d’opposition, ont confirmé leur participation aux négociations auxquelles Poutine les a invité ! « Actuellement, tout semble prêt pour un cessez-le-feu et l’instauration d’un dialogue direct entre le Gouvernement et les forces de l’opposition qui souhaitent préserver l’intégrité territoriale de la Syrie et sa souveraineté. Les troupes d’opposition qui ne se soumettront pas au cessez-le-feu seront reconnues comme terroristes au même titre que l’État islamique et le Front Al-Nosra » (Source ONU).

Il y a depuis peu en Syrie beaucoup de troupes iraniennes, de confession chiite. D’autre part, l’opposition armée syrienne est soutenue par la Turquie, une opposition qui ne compte plus sur les pays occidentaux (notamment la France) jugés velléitaires, impuissants et dont les intentions ne semblent pas claires. « Sans la Turquie, l’entrée en contact avec l’opposition était quasi impossible, estime l’un des experts onusiens. Les Américains se sont révélés incapables d’exercer de l’influence sur elle, toutes leurs propositions conduisaient à l’impasse. Se tourner vers la Turquie a permis de régler le problème d’Alep. Par ailleurs, Ankara contrôle l’Armée syrienne libre, et c’est sur le territoire turc qu’ont eu lieu les tentatives de réunir toute l’opposition syrienne. Même si elles furent infructueuses, le fait est que la Turquie a des contacts solides avec elle. »

Quand les pays occidentaux vont-ils comprendre que les Arabes préfèrent toujours les forts qui affirment leur force, comme Poutine et Erdogan, plutôt que les jérémiades verbeuses d’un Obama ou la mollesse inconsistante d’un Hollande, les deux étant en outre déjà effacés de la scène politique mondiale ?

Cela dit, Le quotidien en ligne Gazeta.ru relève que cette initiative de paix pourrait se heurter à deux obstacles : le premier est que l’accord n’inclut pas les forces kurdes, sur lesquelles Moscou et Ankara s’opposent. Poutine voudrait faire une place aux Kurdes dont les troupes se sont bien battues contre l’EI, Erdogan a peur de la revendication nationaliste kurde. Le second est le projet stupide de résolution franco-britannique à l’ONU, qui prévoit la mise en place de sanctions contre la Syrie. Comme si celle-ci, en ruines, avait besoin de sanctions quand c’est un vaste Plan Marshall qu’il lui faudrait. Mais la haine de Bachar el-Assad domine toujours dans les cervelles d’oiseaux de la diplomatie franco-anglo-saxonne.

Pour lire les articles originaux de Nezavissimaïa Gazeta et Gazeta.ru, cliquer sur leur nom dans le texte.

L’Imprécateur

L’OTAN FORMAIT DES TERRORISTES À ALEP ! (L’Imprécateur)

La nouvelle m’a d’abord paru suspecte. Elle venait de sites syriens, donc peut-être manipulés par le gouvernement légal du pays ou par les Russes : « 14 officiers de l’OTAN capturés le 16 décembre par l’armée syrienne dans un bunker d’Al-Qaïda en Syrie à Alep Est ». Et puis, les informations se sont multipliées et les chiffres grandissaient : 14, puis 17, puis finalement 110 officiers capturés !

En fait, la présence d’officiers de pays occidentaux travaillant avec les terroristes était déjà connue, bien avant le déclenchement de l’opération de reprise des quartiers Est d’Alep par l’armée syrienne.

Fin septembre dernier, le site israélien, Time of Israël, avait révélé que des agents israéliens du Mossad ainsi que d’autres officiers étrangers, dont des officiers militaires américains, qataris, saoudiens, britanniques et turcs, avaient été tués à Alep Ouest (Mont Siméon) dans une attaque de missiles opérée par la Russie. Un site iranien a relaté le 20 décembre la mort d’une vingtaine d’officiers saoudiens dont les services secrets syriens avaient découvert la présence dans un immeuble de la banlieue Ouest de Damas, tués par un tir de missile d’un chasseur de l’armée syrienne.

  • En octobre 2015, le gouvernement anglais avait reconnu avoir envoyé des instructeurs en Syrie pour assister les rebelles modérés d’Al Qaïda.
  • En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français avaient été restitués à leur armée d’origine, par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services russes de Renseignements), directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

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Les mercenaires étrangers en Syrie seraient plus de 6.000, recrutés par les Occidentaux,, les Turcs, les Saoudiens, etc. Les conseillers militaires sont nettement moins nombreux et jusqu’ici  se sont rarement fait prendre.

Aujourd’hui, l’information de la capture d’officiers occidentaux et arabes à Alep-Est est partie d’une réunion restreinte et en urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, révélée par Réseau Voltaire, un site franco-libanais interdit de diffusion en France. Le Conseil s’est réuni à huis-clos le vendredi 16 décembre dernier en fin d’après-midi (17 h GMT) pour décider des mesures à prendre après la capture d’officiers appartenant tous « à des pays alliés des Etats-Unis » dans la matinée de vendredi.

L’OTAN n’est pas toujours citée, le nombre exact d’officiers capturés non plus, les noms révélés par un député syrien d’Alep sont des noms d’emprunt comme en portent souvent les agents de renseignement, ils n’étaient pas en uniforme, etc. Mais des confirmations viennent d’agences russes, arabes, saoudiennes, libanaises, syriennes, iraniennes etc. Le fait doit être pris comme quasiment certain à partir du moment où une multiplicité de sources diverses, pro syriennes mais aussi anti syriennes le donnent pour vrai : il y avait bien des officiers occidentaux présents à Alep à côté des terroristes que les gouvernements occidentaux alliés des Américains utilisent pour tenter de renverser Bachar el Assad.

Tous les pays concernés vont nier, c’est « normal ». Après tout, il a bien fallu attendre le 20 décembre dernier pour que la France reconnaisse officiellement par la voix de son porte-parole au Conseil de Sécurité ce que les sites de ré-information comme Minurne dénoncent depuis deux ans : les flux de migrants arrivant en Europe ressortent largement d’un trafic d’esclaves organisé avec la complicité des autorités européennes et onusiennes.

Le premier à donner des précisions sur la capture d’officiers de l’OTAN a été le journaliste syrien Saïd Hilal Al Charifi, qui tiendrait ses informations de sources sécuritaires syriennes : « Les autorités syriennes ont pu, grâce à des renseignements minutieux, arriver au Quartier Général des hauts officiers occidentaux et régionaux au sous-sol d’un quartier d’Alep-est, et les capturer tous vivants ». le sous-sol en question appartient à un immeuble réquisitionné par Al Qaïda en Syrie (El Nosra) et il a été transformé en véritable bunker.

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Une rare photo de Saïd Hilal al Charifi

Les agents étrangers sont de diverses nationalités : américaine, française, britannique, allemande, israélienne, turque, saoudienne, marocaine, qatarie, etc.

Mais d’après le journaliste, les officiers français seraient les plus nombreux. Les Français seraient 17 !

Une première liste de 14 noms a été diffusée par un député syrien, Farès Shehabi, mais elle ne comporte pour le moment que des noms d’Américains, de Turcs et d’Arabes de diverses nationalités. « la Syrie donne officiellement des données sur les officiers étrangers interpellés à Alep » (plusieurs sites). « Interpellés » est le mot juste ! Le gouvernement syrien a fait savoir que le Arabes sont prisonniers, mais les Occidentaux ne sont qu’interpellés, ce qui laisse présager des négociations à l’avantage de Bachar el Assad en échange de leur libération.

On comprend mieux l’insistance des Occidentaux ces derniers jours pour obtenir du gouvernement Assad, via l’ONU, une trêve permettant d’exfiltrer leurs agents via un « corridor humanitaire », sous prétexte d’évacuation sans conditions et sans contrôle, notamment celui des armes légères, de la population civile d’Alep-Est et des combattants d’Al Qaïda-El Nosra notre allié. « La présence d’officiers occidentaux et saoudiens, qui dirigent en réalité les attaques terroristes à Alep, explique mieux l’hystérie politico-médiatique occidentale qui ne cessait de réclamer une trêve lors de la bataille visant à libérer la seconde ville syrienne du joug des mercenaires. » (Réseau international, nom de l’agence libanaise de Réseau Voltaire).

Le fond du problème posé par la présence d’officiers de l’alliance américaine anti-gouvernement légal de la Syrie a été soulevé par les déclarations officielles de l’actuel Ministre des affaires étrangères du Qatar, le Cheik Mohamed bin Abdulrahman Al Thani, et de son prédécesseur. Ils ont publiquement reconnu que le régime qatari participait au soutien des groupes terroristes en Syrie et qu’il leur fournissait des armes et des fonds, en particulier à l’organisation terroriste Front El-Nosra. Ils violent ainsi plusieurs résolutions du Conseil de sécurité et bafouent  la volonté de la communauté internationale de combattre le terrorisme en interdisant que des pays leurs fournissent financements, armes et « conseillers » militaires. Ils contreviennent à la décision unanime du Conseil de Sécurité de considérer le Front el-Nosra comme une entité terroriste, au même titre que son groupe terroriste fondateur, Al Qaïda.

La dernière des résolutions est la n°2253 de 2015, succédant à la 1989 de 2011 et à la 1999 de 2007 qui condamnaient Al Qaïda « et les personnes et entités qui lui sont associées« .

Quelles excuses les gouvernements qui collaborent avec ces organisations terroristes que sont Al Qaïda et El Nosra, et se sont fait prendre la main dans le sac de la collaboration avec des terroristes islamiques par Bachar El Assad, vont-ils avancer pour expliquer leur viol de décisions prises par la communauté internationale et l’ONU ?

Ça doit cogiter dur au Quai d’Orsay !

L’Imprécateur

* « La traite des êtres humains est hélas l’un des trafics les plus rentables et les plus répandus au monde… Pour ces groupes terroristes, dont les premières victimes sont généralement les femmes et les enfants, la traite des êtres humains n’est pas seulement un moyen de semer la terreur parmi les populations civiles, elle est également utilisée comme une source de financement, voire un outil de recrutement. En Syrie, ce sont les femmes qui subissent les pires atrocités : les viols, les mariages forcés, la prostitution… En Irak, Daech a mis en place un véritable marché où des femmes et des filles issues de minorités, comme les yézidis ou les chrétiens, sont vendues pour servir d’esclaves sexuelles… En Afrique de l’Ouest… » (Exposé de François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, 20 décembre 2016). Mr Delattre cite les noms de Daesh et Boko Haram, mais oublie Al Qaïda, El Nosra, Jaïsh al-Islam, Faylaq al-Rahman (financés par les Saoudiens) qui se livrent eux aussi au trafic d’être humains exportés vers l’Europe comme « réfugiés ».

Avertissement :
La vidéo ci-dessous, qui confirme le post de l’Imprécateur, a été diffusée par la chaîne iranienne Press TV.

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ENCORE UN PETIT EFFORT,
MONSIEUR LE PRESIDENT !
(Général Antoine Martinez)

Le Président de la République est enfin sorti le 1er décembre dernier du déni dans lequel il était installé s’agissant de son aptitude à pouvoir être candidat à sa propre succession en 2017. C’est par un discours stupéfiant d’autosatisfaction délirante portant sur son action à la tête de l’État – un véritable panégyrique de ses réussites qui ont conduit à cette France qui « va mieux » et qui selon sa logique aurait dû le conduire à être candidat et à gagner l’élection – qu’il informait les Français de sa décision de renoncer à sa candidature à un second mandat. Imposé en fait par le cours des événements sur lesquels il n’a jamais eu la main car ne sachant ni anticiper ni décider, son renoncement avait un goût franchement pathétique tant était manifeste l’absolue contradiction entre ses « réussites » et finalement l’obligation du renoncement imposé par la réalité. Son malheur est qu’il n’a pas compris et qu’il ne comprend pas pourquoi les Français n’ont pas admis ses réussites. Il a bien fallu cependant qu’il se rende à cette évidence surtout lorsqu’elle lui indique que très peu de citoyens sont satisfaits de son action. Face à ce cruel constat, deux solutions se présentaient à lui qui étaient toutes deux dramatiques sur le plan personnel. Soit il se présentait pour un second mandat et il allait à l’humiliation, soit il renonçait devant le rejet de l’immense majorité des Français qu’il ne pouvait plus ignorer et il validait lui-même l’échec de son mandat. Un instant de lucidité l’a conduit à choisir la seconde solution considérant que l’humiliation aurait été plus difficile à supporter que la reconnaissance de son échec. Il semble cependant, si on s’en tient aux commentaires des médias, que son annonce ait pris tout le monde de court. Pourtant, avec ses confidences sidérantes dans le livre publié récemment par deux journalistes et les critiques sévères qu’elles ont provoquées aggravant ainsi le rejet de ses « réussites », son renoncement était inévitable. D’ailleurs, ce dernier était déjà pressenti sinon clairement établi dans ma lettre ouverte aux représentants de la nation du 2 novembre dernier justifiant une procédure de destitution prévue par l’article 68 de la Constitution : « Jamais sous la Vème République, un président n’avait fait à ce point l’unanimité contre lui, y compris parmi ceux qui l’ont amené au pouvoir ou l’ont soutenu, que ce soit les électeurs ou que ce soit les parlementaires qui représentent la Nation, voire les ministres qu’il a lui-même nommés. Comment comprendre qu’à six mois de la prochaine élection présidentielle seuls 4 % des Français soient satisfaits ou très satisfaits de l’action du président de la République ? Cette perte définitive de légitimité est telle qu’il n’est plus audible ni écouté (…). A ce stade de la décomposition programmée du pays où le mène un président manifestement pas à sa place, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement ».

Cela dit, pris à son propre piège des primaires auxquelles il avait étonnamment accepté de participer, le président a finalement été contraint par le calendrier de ces dernières de dévoiler sa décision très tôt. Outre le fait que son renoncement constitue une décision inédite sous la Vème République, ses prédécesseurs s’étant tous présentés à un second mandat (trois avec succès, deux ayant échoué) à l’exception de M. POMPIDOU décédé en fonction, il se retrouve, en validant lui-même l’échec de son mandat, acculé à ne pouvoir dorénavant plus rien décider et à devoir expédier les affaires courantes pendant cinq longs mois car il ne sera plus écouté. Cette situation insolite conduit alors, d’un point de vue rationnel, à engager deux réflexions, l’une sur le bon fonctionnement de nos institutions, sur l’intérêt de l’État et le sens des responsabilités, l’autre sur la nécessité pour ceux qui se voient confier la destinée du pays de devoir rendre des comptes quand des fautes graves sont commises dans l’exercice de leurs fonctions.

S’agissant de la première, dans la situation plus que préoccupante de notre pays, que ce soit sur le plan économique ou sur le plan de la sécurité des citoyens face au terrorisme islamique ou que ce soit face à l’islamisation du pays accompagnée sinon favorisée par nos gouvernants et aux dangers qu’elle fait peser sur l’unité de la nation et sur son identité, il n’est pas responsable d’attendre l’échéance normale de l’élection présidentielle prévue en avril/mai 2017. La France n’a plus de temps à perdre avec ces cinq prochains mois qui ne seront qu’une phase d’immobilisme et de paralysie sur le plan des décisions politiques, le président s’étant discrédité et ayant donc perdu toute légitimité. C’est donc le moment pour le Président de la République de faire preuve de responsabilité en démissionnant de ses fonctions dans l’intérêt de la France et des Français pour provoquer des élections présidentielles anticipées. Rien ne sert, en effet, dans la situation actuelle de prolonger son mandat au-delà de sa décision de renoncement. Il se grandirait en annonçant sa démission lors des vœux à la Nation du 31 décembre prochain. Car on ne voit pas, s’il n’est pas candidat, quel message il pourrait délivrer à cette occasion si ce n’est nous vanter à nouveau ses mérites incompris. Alors, encore un dernier petit effort, Monsieur le Président !

Quant à la seconde réflexion à engager, elle découle finalement de la première car l’exigence de devoir rendre des comptes en cas de faute grave dans l’exercice d’une fonction exécutive doit conduire ceux qui gouvernent le pays à être conscients qu’ils doivent être guidés par le sens du devoir, le sens des responsabilités – en langage militaire, le sens de l’honneur – et le sens de l’État. Or, la condamnation récente à une peine de prison de M. Cahuzac qui a commis une faute grave et a discrédité la fonction de ministre qu’il occupait doit constituer un avertissement sérieux. On ne peut plus accepter qu’un responsable politique s’arroge impunément tous les droits, y compris celui de bafouer les lois à sa convenance et les règles les plus élémentaires en matière de déontologie, compromettant ainsi une fonction qui doit rester exemplaire pour être respectée. C’est pourquoi, si la procédure de destitution du Chef de l’État, engagée récemment conformément à l’article 68 de la Constitution, n’est pas allée à son terme faute de majorité au Parlement, le président ne doit pas oublier qu’une autre procédure a été engagée contre lui à la suite de la plainte déposée par un député. Il lui est, en effet, reproché d’avoir délibérément violé l’obligation de discrétion et de réserve portant sur des informations classifiées relevant de la Défense en les confiant à deux journalistes qui se sont empressés de les publier. Il s’agit d’une faute lourde, d’autant plus grave que le président, de par ses fonctions, est le Chef des armées. Alors lorsqu’il quittera ses fonctions, il ne sera plus protégé par son immunité actuelle et il serait incompréhensible et inexplicable que la justice ne fasse pas son travail. Car, il s’agit bien d’une faute lourde même si le document divulgué concernait une opération militaire qui n’a finalement pas été effectuée. En matière de protection du secret, il faut s’en tenir à la « bible » en ce domaine, c’est à dire l’Instruction Générale Interministérielle 1300 (IGI 1300) établie par le Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN). Cette instruction rappelle que certaines informations présentent, en cas de divulgation, un risque tel d’atteinte à la défense et à la sécurité nationale que seules certaines personnes sont autorisées à y accéder. Et considérer qu’une information présente ce risque conduit la puissance publique à la classifier, c’est à dire à lui conférer le caractère de secret de la défense nationale et à la faire bénéficier d’une protection juridique et matérielle stricte. Elle précise également que compromettre un secret de la défense nationale consiste à le révéler, en tout ou partie, à quelqu’un qui n’a pas à en connaître et que toute personne dépositaire d’éléments couverts par le secret de la défense nationale en est responsable. Elle a donc le devoir de s’opposer à la communication de ces éléments à une personne non qualifiée pour y accéder, sous peine d’être elle-même poursuivie du chef de compromission. Chacun peut constater que le Président de la République s’est bien rendu coupable de compromission puisque dépositaire d’informations classifiées touchant à la défense nationale et les ayant délibérément communiquées à des personnes non qualifiées et n’ayant aucun besoin d’en connaître. Cette instruction interministérielle précise, par ailleurs, que le code pénal consacre aux atteintes au secret de la défense nationale les articles 413-9 à 413-12. A la lecture de ces derniers, on peut observer que les articles 413-10 et 413-11 s’appliquent parfaitement, le premier au Président de la République, le second aux deux journalistes et à leur employeur, le journal Le Monde.

Art. 413-10 « Est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende le fait, par toute personne dépositaire …en raison d’une fonction…, d’un document, d’une information qui a un caractère de secret de la défense nationale d’en donner l’accès à une personne non qualifiée …et d’avoir laissé reproduire ou divulguer ce document ou cette information »

Art. 413-11 « Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende le fait, par toute personne non visée à l’art.413-10, de s’assurer la possession, accéder à, ou prendre connaissance d’un document, d’une information …qui présente le caractère d’un secret de la défense nationale, de les reproduire de quelque manière que ce soit, de les porter à la connaissance du public ou d’une personne non qualifiée »

Ces deux réflexions conduisent à une même conclusion : la nécessité d’arrêter au plus vite le désastre par la tenue d’élections présidentielles anticipées. Il ne tient qu’au Chef de l’État de le décider en démissionnant.

Alors, encore un petit effort Monsieur le Président !

Le 21 décembre 2016

général Antoine Martinez

général Antoine Martinez


Général (2S) Antoine Martinez

Co-président de Volontaires Pour la France

VPF

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des Volontaires pour la France

 

FIN 2016 : J’AI PEUR PLUS TÔT QUE PRÉVU
(Luc Sommeyre)

nouveau

Ce soir, dimanche 18 décembre 2016, un sentiment de malaise profond m’étreint. Vous savez… cette intuition qui vous fait mal au ventre quand vous êtes immobile, la nuit, lors d’une percée en lignes ennemies, juste vision-de-nuitavant d’appuyer sur le bouton qui fera voler en éclats leur Quartier Général. Pas un bruit. Juste le souffle d’un vent léger qui fait chanter les feuilles. Et le noir. Le noir absolu. Rien.

Et pourtant… vous ressentez l’invisible. La peur.

Là-bas, au PC, nos camarades se distraient, s’amusent. Certains même ont fait sauter le bouchon d’une bouteille de Champagne miraculeusement rescapée des temps anciens. La joie semble renaître. Tous attendent l’aurore comme des veilleurs fatigués que seul l’espoir tient en haleine.

Au réveil, un conseil : passez-vous de l’eau glacée sur le visage !

Ici, dans notre Monde Occidental, les Hommes Libres – ou plutôt les Hommes qui aspirent à la Liberté – n’en peuvent plus, épuisés. À bout de souffle, ils s’accrochent à l’espoir, au renversement des Valeurs, à la Victoire écrasante sur le Mal. Malgré eux, ils se reposent sur ces lauriers qu’ils pensent avoir fraîchement cueillis.

Le 8 novembre au Nouveau Monde, Donald Trump vient de remporter une victoire écrasante sur ce pantin désarticulé qui gesticulait sous la main fiévreuse des marionnettistes d’une Réserve Fédérale méphistophélienne. Nous sommes le 18 décembre. Demain, les 538 Grands Électeurs doivent confirmer leurs votes. A priori, il est fort improbable que 37 d’entre eux se dédient, nombre qu’ils devraient atteindre pour invalider l’élection. Certains le feront pourtant, les “Faithless Electors” (« [Grands] Électeurs sans foi ») sous la pression de lobbies bien connus portant le masque de “Make Democracy Matter” et autres officines made in Clinton Foundation. Bien sûr, aux termes de la Constitution américaine, certains auront-ils à payer une amende, qui les fera sourire. La Loi fédérale ne leur interdit pas de se renier. Autant dire que des pressions en TOUS genres s’exercent sur eux, allant de compensations financières sardanapalesques jusqu’aux menaces de mort. Quoi qu’il en soit, dormez en paix braves gens : un tel scenario apparaît comme improbable.

Alors pourquoi s’inquiéter ?

− Parce que le Dragon s’agite encore violemment sous la lance de Saint Michel. Il n’est pas encore complètement terrassé.

saint-michelUSA

Regardons vers la Maison Blanche. Je ne parle pas de la future ex-First Lady qui prétend que son président de mari est « adulte » (peut-être a-t-elle conçu en son enfance un fantasme bizarre à l’endroit de Donald [Duck] en lisant les bandes dessinées de Walt Disney) mais, inconcevable dans le cadre des relations politiques mondiales, même aux moments les plus durs de la Guerre Froide, Barack Hussein Obama a menacé le Président Poutine de « conséquences sérieuses » s’il ne cessait pas ses cyber-attaques. Cyber-attaques dont les dirigeants encore en place du FBI et de la CIA ont « établi la véracité »… On se souvient des fameuses découvertes du FBI quand l’agence avait exhibé le Passeport flambant neuf d’un terroriste, découvert sur “Ground Zero” quand tout le reste avait brûlé, entre autres facéties.

Ces MENACES d’Obama, peut-être pensez-vous qu’il s’agit d’un chant du cygne du futur ex-Président… juste un mois avant la passation du pouvoir. Eh bien non ! « Ils » estiment AVOIR ENCORE UN MOIS POUR AGIR.

POLOGNE

Auriez-vous oublié que les Divisions américaines NBC sont toujours prêtes à intervenir sur l’Ukraine ? Auriez-vous oublié surtout que les Forces Armées US sont TOUJOURS sous le commandement de l’actuel Président des États-Unis ? Qu’il détient TOUJOURS le pouvoir de déclencher une guerre avec la Russie dont nous savons les conséquences effroyables ?

FRANCE

cliquez sur l’image pour visionner cette vidéo (02:04)

Même scenario. À quelques mois de son éviction de l’Élysée, le futur ex-Président Hollande s’époumone et brame à propos d’Alep-en-France : « Ce qui est en cause, c’est la responsabilité de la Russie ». Et il ajoute « […] plutôt que de laisser penser qu’il suffirait de parler à Vladimir Poutine. Non, il ne suffit pas de parler à Vladimir Poutine. » Je suppose que vous entendez entre les paroles et lisez entre les lignes…

D’aucuns estiment qu’il s’agit là d’un autre “chant du cygne”. Il n’en n’est rien.

SUÈDE

Le gouvernement (centre-gauche − toujours les mêmes) vient d’ordonner mi-décembre à la MSB (Agence de Protection Civile suédoise) d’inviter les Municipalités à « se préparer à la guerre et aux conflits » pour mobiliser toutes les ressources civiles et militaires en cas d’attaque extérieure (!) Cette réminiscence de la Guerre Froide n’est pas nouvelle. « Nous l’avons mise en œuvre durant la Guerre Froide » a précisé Svante Werger, chef de la MSB. En août déjà, le Général Mercier (l’une des deux plus hautes Autorités de l’OTAN) regrettait que les Pays de l’OTAN ne soient pas assez rapides pour envoyer des troupes afin de contrer la Russie, ulcéré que le Peuple de Crimée ait choisi par referendum de se rattacher à leur Patrie d’origine, la Russie.

En gros, les “Hautes Autorités du Monde” (les Mondialistes) se fichent éperdument de la volonté des Peuples. Chez nous, Nicolas Sarkozy l’a brillamment démontré en la bafouant à propos du Traité de Lisbonne et a renouvelé son allégeance servile en faisant assassiner Mouammar Kadhafi, ce qui a induit en partie les conséquences que nous subissons aujourd’hui.

Etc., etc.


Personne n’ignore que le but ultime de la candidature Hillary Clinton était de déclarer la guerre à la Russie. Les harcèlements incessants au Donbass depuis des années, les provocations permanentes à l’endroit des Russes n’en n’étaient que les prolégomènes.

Grâce aux Dieux, Vladimir Poutine a des nerfs d’acier…

La Russie a « truqué » les Présidentielles américaines !

TASS, l′agence de presse russe, a rapporté qu′un des membres de l’Agence russe pour les initiatives stratégiques avait déploré au cours d’une réunion, le 8 décembre, que les médias aient sorti de son contexte le projet russe de développement de la téléportation.
En plaisantant, le Président Poutine lui a alors répondu : « Ne décevons pas [les Occidentaux], on aurait dû soutenir cette idée. »
© RT


Le Dragon déploie des énergies phénoménales pour se dégager de la lance de Saint Michel.

Ce qu’on appelle très pudiquement « Le Clan des Mondialistes » détient le pouvoir pour un temps encore. Méfiez-vous grandement du déploiement de ses dernières énergies pendant son agonie.

Et surtout, n’oubliez pas ceci :

LE SYSTÈME TREMBLE SUR SES BASES ET PANIQUE.

RIEN N’EST PLUS DANGEREUX QU’UN HOMME ARMÉ QUI A PEUR.

MAIS NE RELÂCHEZ RIEN : ON LES AURA !



Je ne voulais même pas évoquer les hauts-risques qu’encourent les Peuples d’Europe à l’aube des Fêtes de la Noël (ou Fête du Soleil pour les Anciens) le 25 décembre, sous menace − réelle et concrète cette fois − des actions de guerre des commandos islamistes. Mais l’assassinat de M. Andreï Karlov, ambassadeur de Russie en Turquie dont nous saluons la mémoire, et la tuerie de Berlin, nous rappellent à ces dures réalités qui échappent à la plupart d’entre nous, toujours sous l’effet de l’anesthésie générale inoculée par la Bienpensance et la Pensée Unique qui servent de guide à nos consciences. La mort des nôtres ne fait qu’accroître notre force pour écraser la vermine.

Ne voyez-vous pas entre ces manœuvres une alliance objective de fait ?

LS

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UNE LETTRE ÉMOUVANTE ET ANONYME

Voici une lettre très touchante écrite par un homme qui a vécu cette situation.
PRENEZ QUELQUES MINUTES POUR LA LIRE.
Nous sommes parfois rapides sur le jugement face aux autres.


Lettre traduite et copiée d’un Facebook-post sur un vol des USA vers le Canada avec des troupes canadiennes à bord, début novembre.
http://sfglobe.com/2016/01/30/mans-act-of-kindness-towards-soldiers-on-his-flight-goes-viral/


« J’ai mis mes bagages dans le compartiment à bagages de l’avion et je me suis assis à ma place assignée. Cela allait être un long vol. Je suis content d’avoir un bon livre à lire. Peut-être aussi vais-je faire une courte sieste, pensai-je.

« Juste avant le décollage, plusieurs soldats sont entrés dans l’allée et ont pris tous les sièges vacants autour de moi. J’ai décidé de commencer une conversation. J’ai demandé « Où allez-vous ? » – « BAYONNE » me répondit l’un d’eux. « Nous allons être là pendant deux semaines pour une formation spéciale, et puis nous irons en déploiement en Afghanistan. »

« Après une heure de vol, une annonce a été faite que les déjeuners-sacs étaient disponibles pour cinq euros. Comme le vol serait long, j’ai décidé qu’un déjeuner aiderait à passer le temps.

« Comme je prenais mon portefeuille pour payer le déjeuner, j’ai entendu un soldat demander à son copain s’il avait prévu d’acheter le déjeuner : « Non ça semble être beaucoup d’argent pour juste un déjeuner-sac. Je vais attendre que nous rentrions à la base. » Son ami était d’accord et s’abstint lui-aussi.

« J’ai regardé autour pour voir la réaction des autres soldats. Aucun n’a commandé de déjeuner. Je me suis rendu à l’arrière de l’avion et remis à l’hôtesse un billet de cinquante euros. « Donnez, s’il vous plaît, un déjeuner à chaque soldat ». Elle saisit mon bras et le serra fortement, ses yeux mouillés de larmes. Elle m’a remercié. « Mon fils était soldat en Afghanistan, c’est un peu comme si vous le faisiez pour lui. Il y est mort d’un obus dissimulé le long de la route près de Beshawar. »

« Reprenant dix sacs, elle s’est dirigée dans l’allée à l’endroit où les soldats étaient assis. Elle s’arrêta à ma place et m’a demandé « Que préférez-vous ? Bœuf ou poulet ? » – « Poulet » lui répondis-je, me demandant pourquoi elle m’a posé cette question. Elle se retourna et partit pour l’arrière de l’avion, pour revenir moins d’une minute plus tard avec une assiette de première classe. « C’est mon remerciement » dit-elle.

« Après avoir fini de manger, je suis allé de nouveau à l’arrière de l’avion, pour utiliser les toilettes. Un homme m’a arrêté. « J’ai vu ce que vous avez fait. Je veux être de la partie. Tenez, prenez cela. » Il me tendit vingt-cinq euros.

« Peu de temps après, je retournais à ma place. Au moment où le commandant de bord descendait l’allée, en regardant les numéros de banc en marchant. J’espérais qu’il ne me cherchait pas. J’ai alors remarqué qu’il regardait les numéros de mon côté de l’avion. Quand il est arrivé à ma hauteur, il s’arrêta, sourit, me tendit la main et dit : « Je tiens à vous serrer la main ». J’ai rapidement détaché ma ceinture pour serrer la main du commandant. Avec une voix de stentor, il dit : « J’étais pilote militaire il y a quelques années. Une fois, quelqu’un m’a acheté un déjeuner. C’était un acte de bonté que je n’ai jamais oublié ». J’étais gêné lorsque les applaudissements se firent entendre de tous les passagers.

« Plus tard, comme je marchais à l’avant de l’avion pour me dégourdir les jambes, un homme qui était assis à peu près six rangées en avant de moi, me tendit la main. Il a laissé un autre vingt-cinq euros dans ma main.

« Lorsque nous avons atterri, j’ai rassemblé mes affaires et tous ont commencé à débarquer. Juste à l’intérieur, à la porte de l’avion, il y avait un homme qui m’a arrêté pour me mettre quelque chose dans la poche de chemise, puis se retourna et s’éloigna sans dire un mot. Encore vingt-cinq euros !

« En entrant dans le terminal, j’ai vu les soldats se rassembler pour leur voyage vers le régiment à Bayonne. Je me suis dirigé vers eux et leur ai remis les soixante-quinze euros. « Il vous faudra un certain temps pour atteindre votre destination et vous prendrez sûrement un sandwich le long de la route. − Dieu vous bénisse ! » me répondit l’un des soldats qui prit l’argent.

« Comme je me dirigeais vivement vers ma voiture, je dis intérieurement une prière pour leur retour en toute sécurité. Ces soldats donnaient leur vie pour notre pays et notre protection. Je ne pouvais leur donner qu’un repas. Cela me semblait si peu. »



Un Ancien Combattant est une personne qui, à un moment donné de sa vie, a tiré un chèque en blanc à l’ordre « France » pour un montant allant jusqu’au prix de sa vie.

C’est l’Honneur, et il y a beaucoup trop de gens dans ce pays qui ne le comprennent pas.

Que Dieu vous donne la force et le courage de passer ce message à tout le monde sur votre liste de contacts courriels.

jesus-eternel-des-armees

Quand vous lirez ce texte, s’il vous plaît, arrêtez-vous un instant et dites une prière pour nos Troupes à travers le monde. S’il-vous-plaît envoyez ce message après une courte prière. Ne cassez pas cette chaîne de lettres.

Il suffit d’envoyer ceci (tapez sur le lien) aux gens de votre carnet d’adresses. Ne la laissez pas s’arrêter avec vous. De tous les cadeaux que vous pourriez donner à nos jeunes engagés dans les Forces canadiennes, françaises et autres pays libres, la prière est le plus grand cadeau que vous puissiez leur donner…

Suggestion :

« Seigneur, protégez nos Troupes en mission dans le monde. Protégez-les comme ils nous protègent tous, à l’abri dans nos foyers. Bénissez-les ainsi que leur famille pour les actes désintéressés qu’ils accomplissent pour nous. Que la paix soit. − Amen ».


APRES LE BREXIT, APRES TRUMP,
VOICI FRANCOIS FILLON ! (par Marc Le Stahler)

Comme au Royaume Uni, comme aux Etats-Unis, le peuple de France s’est exprimé massivement (4 millions de votants !) le 20 novembre pour dire son ras-le-bol de la gauche, des médias, des écolos, des bobos, des collabos, de tous ceux qui n’osent pas nommer l’origine du mal, par peur de sortir de la ligne officielle, de la doxa et de la bien-pensance…

fillon-francois

François Fillon remporte largement ce premier tour des primaires de la droite et du centre, avec plus de 44 % des voix !
Il devance ainsi – et de loin – Alain Juppé et sort définitivement Nicolas Sarkozy du paysage politique lequel, en partant, a annoncé soutenir son ancien Premier Ministre pour le second tour.

Alain Juppé devrait donc vraisemblablement être battu et François Fillon sortir vainqueur final de ces primaires, étant qualifié candidat de la droite et du centre pour les présidentielles de 2017.

Il y a quelques semaines, quelques jours peut-être, on n’aurait pas donné cher de la peau de ce fidèle de Philippe Séguin. « Collaborateur » (presque servile pensait-on) de Nicolas Sarkozy, discret, presque transparent, il aura mené une campagne tranquille, sereine, utile, efficace, en un mot une campagne d’homme d’Etat.

Economiquement libéral, conservateur en matière sociétale, Fillon a sans doute su – mieux que les autres – répondre aux questions majeures que se posent les Français, sans s’instaurer – erreur de Sarkozy – en « rempart » contre le Front National qui, quoi qu’il arrive, représente un bon tiers de l’électorat et avec lequel il faudra bien, d’une manière ou d’une autre, envisager un jour une alliance opérationnelle de gouvernement.

Ce « séisme » est-il vraiment une surprise ?
Pourquoi Juppé a-t-il perdu, relégué à 15 points du vainqueur ?

Comme ils le firent jadis pour Edouard Balladur, les médias nous avaient pourtant « vendu » Alain Juppé comme le Sauveur Suprême, mais l’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac avait, en ces temps incertains et dangereux, le handicap majeur de n’avoir pas compris le problème essentiel de la France de 2016 : l’islam.

Après Charlie-Hebdo (12 morts), après le 13 novembre 2015 (130 morts), après le 14 juillet 2016 (86 morts), après les odieux assassinats des policiers de Magnanville et du prêtre de Saint Etienne du Rouvray, et en attendant la suite, les Français ont compris que nous sommes en guerre contre l’islam.

Pas cette guerre bisounours qu’annonce Hollande la larme à un œil et l’autre oeil sur sa cote de popularité. Mais la guerre totale, la guerre à mort d’une civilisation violente, haineuse, jalouse et rétrograde contre la civilisation des lumières et du progrès.

Une guerre qui ne se conduit pas avec des défilés, des marches blanches, des bougies, des discours sirupeux et de gluants bons sentiments, mais avec des armes. Toutes les armes dont nous disposons : institutionnelles, juridiques, commerciales, financières, policières, et bien entendu militaires.

En montrant une méconnaissance crasse de la question islamique, à force de jouer imprudemment avec le feu, Juppé s’est brûlé au contact de Tarek Obrou, l’imam de Bordeaux, membre des Frères Musulmans et proche des salafistes, adepte de la taqqiya et, à l’instar de ses coreligionnaires, prêt à tout, y compris au mensonge et à la duplicité, pour parvenir à ses fins.

Face à Hitler, les démocraties occidentales avaient besoin de Churchill, de de Gaulle, peut-être même de Staline. Pas de dirigeants peureux, larmoyants et indécis, pétris d’une étrange compassion envers l’ennemi, leur ouvrant grand leurs frontières et presque gênés d’avoir à défendre leur Patrie quand les premiers en furent jadis les ardents défenseurs.

L’autre vaincu de cette primaire, c’est sans nul doute Alain Juppé.

Remise de la Légion d'Honneur à Tarek Obrou par Alain Juppé en 2013

Remise de la Légion d’Honneur à Tarek Obrou par Alain Juppé en 2013

Le 27 novembre, c’est entre François Fillon et Alain Juppé que se déroulera le 2nd tour de cette Primaire.

Bénéficiant du désistement de Nicolas Sarkozy, François Fillon a toutes les chances de gagner, mais nous devons rester vigilants pour faire solidement barrage à Alain Juppé. Rien n’est encore joué.

Le gagnant de cette Primaire aura de fortes chances de devenir le nouveau Président de la République en 2017.

Sauf si Marine Le Pen, qui dominera sans doute le premier tour, créait la surprise.

Car tout est devenu possible aujourd’hui !

Marc Le Stahler

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ADDENDUM lundi 21 novembre – 19 heures

En écoutant les médias et de nombreuses personnes autour de moi, en réfléchissant aux analyses des sondagiers (qui se sont remarquablement plantés une fois de plus), j’en arrive aux réflexions suivantes, loin d’être rassurantes :

On évoquait beaucoup un vote « de gauche » aux primaires, en faveur de Juppé.
Il a eu lieu : le vote écolo-socialiste a été évalué à 15 % des votants (environ 600 000 personnes).

Ce vote de gauche a-t-il favorisé Juppé, comme on l’annonçait un peu trop bruyamment avant le scrutin ?
Je crois que non, car…

La motivation première de ces votants de gauche était d’éliminer Sarkozy

Or, les sondages donnaient Sarkozy 2ème et Fillon 3ème

Il était donc bien plus efficace, pour ces « calculateurs de gauche », de propulser Fillon de la 3ème à la 2ème place, afin d’éliminer Sarkozy, plutôt que voter Juppé que tous les instituts donnaient largement vainqueur du scrutin.

D’où, peut-être, une explication partielle à ce vote massif pour Fillon, que personne ne semble comprendre…

Si c’est le cas, leur coup a réussi : Sarkozy est tombé.

Mais ça signifie également qu’une bonne partie de ces voix « artificielles » qui se sont portées sur Fillon pour éliminer Sarkozy pourraient bien lui manquer la semaine prochaine… ET SE REPORTER SUR JUPPE (qui reste LE candidat de la droite préféré de la gauche) !
Ainsi, l’avance de Fillon pourrait bien n’être qu’un leurre…

D’où cet appel à la mobilisation générale de tous les patriotes – même ceux qui n’ont pas voté au 1er tour – pour ériger dimanche prochain 27 novembre un barrage massif contre Alain Juppé en portant massivement leurs voix sur François Fillon !

MLS

LETTRE OUVERTE AUX REPRESENTANTS DE LA NATION (général Antoine Martinez)

ARTICLE 68 de la Constitution de 1958

« Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l’autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l’Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d’un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d’effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.
Une loi organique fixe les conditions d’application du présent article. »

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Mesdames, Messieurs les Députés, Mesdames, Messieurs les Sénateurs,

La campagne électorale pour l’élection présidentielle est engagée à droite et à gauche depuis déjà plusieurs mois alors que la France est confrontée à d’énormes problèmes non seulement loin d’être résolus mais qui s’aggravent car totalement niés par la classe politique. Mais cette classe politique, et en particulier celle qui nous gouverne aujourd’hui, d’une part reste sourde à la souffrance éprouvée par le peuple et d’autre part semble inconsciente du danger qui menace la France et qu’elle accroît elle-même en ne respectant ni la Constitution ni les lois de la République dont elle se réclame en permanence. Pourtant gouverner c’est prévoir, mais l’avenir de la France et de son peuple s’assombrit sérieusement avec cette guerre civile ethnique qui s’annonce en raison de l’aveuglement du pouvoir et de son déni de la réalité.

Jamais sous la Vème République, un président n’avait fait à ce point l’unanimité contre lui, y compris parmi ceux qui l’ont amené au pouvoir ou l’ont soutenu, que ce soit les électeurs ou que ce soit les parlementaires qui représentent la Nation, voire les ministres qu’il a lui-même nommés. Comment comprendre qu’à six mois de la prochaine élection présidentielle seuls 4 % des Français soient satisfaits ou très satisfaits de l’action du président de la République ? Cette perte définitive de légitimité est telle qu’il n’est plus audible ni écouté et qu’il est très probable que les primaires de la droite et du centre désigneront, dès la fin du mois de novembre, le prochain président de la République. Car à ce stade de la décomposition programmée du pays où le mène un président manifestement pas à sa place, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement.

Ce « quinquennat pour rien », appréciation plutôt bienveillante, confirme d’ailleurs le caractère nocif des primaires organisées pour l’élection présidentielle. En effet, hormis le fait qu’elles ne correspondent pas à l’esprit de la Vème République – en cela elles traduisent l’absence, que ce soit à droite ou à gauche, de véritables chefs – elles renforcent le déclin des partis politiques qui sont ainsi non seulement rejetés aujourd’hui par les citoyens mais également dépossédés d’une de leurs prérogatives, essentielle, qui consistait jusque là à présenter à la magistrature suprême le chef légitime du parti. On peut donc s’étonner qu’à gauche comme à droite on persiste dans l’erreur malgré l’expérience malheureuse de la primaire de la gauche de 2011 avec la sélection d’un candidat qui n’est pas à la hauteur de la fonction – il faut bien l’admettre a posteriori – avec ses conséquences funestes pour la France. La fonction de président de la République a, en effet, été discréditée, abaissée et finalement ce sont les institutions qui ont été affaiblies précisément à un moment où le pays a besoin du rétablissement de l’autorité de l’État. Il y a, reconnaissons-le, un vrai problème d’incarnation de ces institutions aujourd’hui malmenées.

Alors, on ne peut pas, vous ne pouvez pas échapper à ce débat capital qui porte sur l’exercice du pouvoir et donc sur les exigences qu’il requiert. A un soldat, à un officier habitué à commander et à obéir on peut tout demander, y compris de donner sa vie pour son pays, pour la nation au service de laquelle il exerce un sacerdoce, pour les intérêts de la France. Et s’il manque à son honneur et à ses devoirs, s’il trahit, il est sanctionné. A un président de la République on ne demande pas de donner sa vie. En revanche, le peuple lui ayant confié la destinée du pays est en mesure d’exiger de lui, notamment à un moment difficile marqué par une guerre à l’extérieur mais également et surtout à l’intérieur, d’exercer sa fonction de façon responsable, avec fermeté, rigueur et dignité, en ayant une vision à long terme, en sachant anticiper les menaces qui guettent la collectivité dont il doit assurer la protection. Et s’il manque à ses devoirs, s’il se dérobe aux exigences du pouvoir qui lui a été confié par la nation dont il n’est finalement que le fondé de pouvoir (rappelons que la souveraineté nationale appartient au peuple – art.3 de la Constitution), le peuple doit, par l’intermédiaire de ses représentants, lui demander de rendre des comptes. Et le fait que le pays soit à 6 mois de l’élection présidentielle, et que certains considèrent peut-être que le président n’est plus en capacité de se représenter, ne doit pas empêcher d’évoquer l’éventualité de la mise en œuvre de l’article 68 de la Constitution. Le sujet mérite, en effet, d’être posé compte tenu de circonstances accablantes. En effet, le quinquennat a été marqué, en particulier au cours des deux dernières années, par des événements dramatiques, des dysfonctionnements majeurs dans l’application de l’état de droit, des décisions inadaptées et contraires aux intérêts de la France et de la nation dont la responsabilité incombe bien au Chef de l’État et qui justifie un débat sur cette procédure de destitution énoncée par l’article 68 de la Constitution.

Des centaines de morts ont, en effet, été causés par un ennemi intérieur qui n’est toujours pas nommé et qui se réclame pourtant de l’islam. Il a fallu attendre les attentats du 13 novembre dernier pour décréter l’état d’urgence alors que ceux du mois de janvier précédent le commandaient. En outre, cet état d’urgence, toujours en vigueur, n’en est pas véritablement un dans la mesure où le président a refusé d’adapter l’état de droit aux exigences d’un état de guerre qu’il a cependant reconnu, mettant ainsi en danger la vie des citoyens français. Le carnage du 14 juillet à Nice et l’assassinat barbare d’un prêtre dans son église en sont la conséquence.

Par ailleurs, face à l’invasion migratoire que subit l’Europe la seule réaction a été de suivre aveuglément la chancelière allemande dans sa folle politique d’accueil n’ayant pas réalisé qu’il s’agissait d’une attaque sans précédent des nations européennes orchestrée et provoquée par l’État islamique qui l’avait promis en fin d’année 2014 et réalisée par la Turquie et la Libye.

D’autre part, dans cette période de crise délicate et alors que l’article V de la Constitution prescrit que le président de la République est le garant de l’intégrité territoriale, les habitants de Calais et du Calaisis ont vécu jusqu’à aujourd’hui un véritable enfer en raison d’un refus manifeste d’appliquer la loi à l’égard de milliers de clandestins entrés illégalement dans notre pays. Au lieu d’expulser ces clandestins, très peu pouvant réellement prétendre au statut de réfugiés, la décision a été prise de les répartir dans le pays hors de toute justification légale et contre la volonté du peuple. Et Paris, capitale défigurée, est en train de devenir le nouveau Calais. C’est insupportable.

Enfin, après les révélations sidérantes fournies par le dernier livre de confidences – qui relève d’une attitude égocentrique et narcissique pathologique qui nécessiterait un examen approfondi – et dont la plus grave lorsqu’on dirige le pays et sa destinée est représentée par cet aveu ahurissant :«Comment peut-on éviter la partition? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire: la partition », on est conduit à douter sérieusement de l’aptitude du président à tenir sa fonction.

Le constat est cruel mais implacable : comment le Chef de l’État peut-il reconnaître explicitement le péril que représente l’islam, puisque dans son esprit il en est à l’évocation d’une partition, et être resté et continuer à rester à ce point inactif, voire favoriser cette dérive qui met en danger son peuple et l’avenir de la France ? La Nation se sent trahie. Comment peut-il se résigner à accepter l’inacceptable ? Car c’est bien cela que le général Christian Piquemal a voulu dénoncer à Calais, le 6 février dernier. Il n’a pas supporté que ce dernier dénonce, finalement par anticipation, cet aveu sidérant que rapportent les journalistes dans leur livre et l’a radié des cadres de façon cynique par le simple fait du bon vouloir du prince. Une question se pose alors : un responsable politique à ce niveau de l’État peut-il impunément, non seulement refuser de voir le danger, mais en être conscient et ne pas agir en conséquence ? Il s’agit de démission coupable, en langage militaire de trahison. Il s’agit donc réellement d’un manquement grave à ses devoirs incompatible avec l’exercice de son mandat qui devrait tomber sous le coup de l’article 68 de la Constitution.

Si la situation n’était pas si sérieuse, on pourrait la rapprocher, tant la similitude nous y invite, du conte pour enfants de Hans-Christian Andersen intitulé « Le nouveau costume de l’empereur » (dans la traduction française « Les habits neufs du grand duc ») dans lequel chacun (président, ministres, conseillers, élus, médias, journalistes, citoyens…) pourra se reconnaître et dans lequel cet « empereur » (ou ce « grand duc ») ne se préoccupe que d’une seule chose : être admiré et s’exhiber avec ses beaux habits. Le conte montre les effets pervers de la tromperie, de la manipulation, de l’encensement mutuel qui consolide le groupe autour de ce « grand duc » et qui les conduit à ne pas reconnaître les faits. Il se termine par une procession au cours de laquelle le grand duc veut paraître et être admiré avec son nouveau costume qui n’existe en fait pas, ses ministres et sa cour n’ayant pas, comme lui, voulu se rendre à l’évidence. Même le peuple est conforté dans son déni et « personne ne voulait avouer ne rien voir ». Jusqu’au moment où un enfant s’écrie « mais le grand duc est tout nu ! ». « Mais il est tout nu ! finit par crier tout le peuple ». Alors, vous permettrez à un petit général qui a mal à sa France de s’identifier à cet enfant et de s’écrier : « Mais le président est tout nu ! »

Le 5 novembre 2016

général Antoine Martinez

général Antoine Martinez

Général (2S) Antoine Martinez
Co-président de Volontaires Pour la France (1)

VPF

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SANGARIS, UNE VICTOIRE POUR L’ISLAM CONQUÉRANT (par l’Imprécateur)

En France, depuis le 30 octobre, Hollande vient de terminer une guerre de plus après celle du Mali. L’opération Sangaris au Centrafrique est arrêtée. De même qu’au Mali et en Afghanistan, plusieurs centaines de soldats français vont rester en Centrafrique pour former les militaires de la force internationale chargée de prendre le relais et protéger le gouvernement en place qui convient bien, comme au Mali, au gouvernement français actuel.

Au Mali, après le départ des Français, les bandes de narco-islamistes et les trafics qui les alimentent financièrement ont repris dans le Nord où la force internationale a pour ordre d’éviter les provocations, de ne tuer personne et de limiter son inaction à la protection de Tombouctou. On ne parle plus des deux journalistes de RFI enlevés à Kidal en 2013 et retrouvés tués le 2 novembre de la même année. Hollande ne fera aucune commémoration aux Invalides, cela pourrait réveiller des souvenirs et inciter quelques journalistes ou autres curieux à penser, par exemple, que c’est le moment de retourner à Kidal (N-E du Mali) voir les Touaregs qui disent connaître le véritable emplacement du crash du vol Air Algérie dont la disparition reste toujours aussi mystérieuse (1). Impossible, Kidal est tenue par les groupes djihadistes et mafieux et les autorités aussi bien maliennes que militaires internationales refusent les autorisations de s’y rendre.

Au Centrafrique la France s’en va. Contente ! La capitale est à peu près calme, le gouvernement local reconnaissant à la France, les affaires ont repris, que demander de plus vous diront Le Drian et Hollande ?

Souvenons-nous. En 2013, les paysans centrafricains sont excédés par les exactions, les viols, les incendies d’églises avec croyants inclus. Ils sont très majoritairement chrétiens, prennent les armes, c’est-à-dire leurs coupecoupes, pour se venger et chasser les milices et mafias musulmanes qui les oppriment et les rançonnent. On les baptise « anti-balakas » et ils se mettent à tuer les musulmans qu’ils trouvent sur leur chemin sans se soucier de savoir s’il s’agit de djihadistes, les sélékas armés eux de kalachnikovs, ou de commerçants. Ils mettent même le feu à quelques lieux de prière musulmans, quelle horreur ! C’en est trop pour la bienpensance française, on parle de « génocide des musulmans » et les socialistes envoient l’armée pour rétablir l’ordre, comme d’habitude sans demander l’avis pourtant obligatoire du parlement. L’opération Sangaris commence le 5 décembre 2013, ce n’est après tout que la septième intervention militaire française depuis l’indépendance du pays en 1960 où des tyrans, dont Bokassa, se sont succédés avec la bénédiction de Paris. France-Afrique est toujours bien vivante.

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Pourquoi Sangaris ? C’est le nom d’un papillon africain « un papillon, ce n’est pas méchant, ça ne dure pas très longtemps, c’est considéré comme joli et politiquement correct » explique J-V Brisset, directeur des recherches de l’Iris dans Les Echos. Explication qui a certainement plu à Hollande. Elle est bisounours comme aiment les socialistes et vaut mieux que l’explication plus militaire et plus virile qu’en donne Plutarque : Sangaris serait le nom du fleuve rougi par le sang des Amazones égorgées par Achille et ses compagnons. Or le papillon Cymothoe sangaris est bien de couleur rouge sang. Peu importe finalement, sinon pour le symbole, Sangaris est morte. Mais pour quel résultat ?
Bernard Lugan, l’un des meilleurs, sinon Le meilleur connaisseur de l’Afrique, affirme que le résultat annoncé n’a pas été atteint.

Le 5 décembre 2013, 600 militaires sont envoyés rejoindre ceux qui se trouvent déjà à Bangui, la capitale, de façon quasi permanente sous des prétextes divers. Ils arrivent le 6 décembre, en pleine bagarre entre les milices musulmanes sélékas et leurs kalachnikovs et les Chrétiens armés de leurs coupe-coupes. « En deux jours, selon Amnesty international qui a une antenne locale, 1000 chrétiens sont massacrés et 60 musulmans tués« . C’était donc bien le « génocide de musulmans » que craignaient les socialistes ! L’armée française rétablit l’ordre, ça c’est bien.

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En décembre 2013, les islamistes sélékas tiennent la zone orange. Les Français arrivent pour protéger Bangui.

Ce qui est moins bien, c’est qu’elle s’éloignera rarement de Bangui, limitant son action à protéger le gouvernement, l’aéroport international et les biens des résidents français. Pour faire court, fin 2016 les Chrétiens du Sud du pays n’osent plus aller dans le Nord et l’Est tenus maintenant par les musulmans et leurs milices surarmées formées au Soudan d’où ils sont arrivés par la frontière Est. Inversement, les musulmans savent que s’ils vont dans le Sud, ils seront massacrés. L’islam, qui n’était présent que dans le cinquième nord-ouest du pays et la capitale en 2013, a conquis et islamisé plus de la moitié du pays sous le regard attendri de Le Drian, prenant en étau les Chrétiens.

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Jugez de la détermination des troupes françaises : « le 5 décembre, alors qu’elles sécurisent l »aérodrome de M’Poko, sur lequel se sont réfugiés près de 2 000 Centrafricains pour fuir les combats, les forces françaises ont été prises à partie à trois reprises par un pick-up armé. Selon le ministère de la défense française, au troisième tir, les militaires français ont riposté détruisant le véhicule. » (Wikipedia) Alors quoi ? Ils jouaient à la belote et ont attendu la fin de la partie pour commencer à riposter ? Non, ils attendaient l’ordre les autorisant à le faire. Hallucinant ! Mais l’alerte a été chaude. Deux jours après, l’effectif est porté à 1200 hommes et ils seront autorisés à riposter immédiatement à une attaque. On sait réagir à l’attaque d’un pick-up et de cinq ou six djihadistes en armes, au ministère de la guerre tenu par le socialiste Le Drian. C’est dur la guerre à la mode socialiste !

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Il y a quand même eu 3 morts, dont un dans un accident de voiture, et 120 blessés chez les Français tentant à Bangui de s’interposer dans les bagarres entre sélékas et anti-balakas.

Bref, Bangui finit par être « sécurisée » début 2014 avec la participation des troupes internationales africaines de la FOMAC, la future MISCA. Surtout parce que beaucoup de musulmans ont fini par quitter la ville et que l’archevêque est intervenu pour calmer les chrétiens assoiffés de vengeance.. De plus, la sécurisation de Bouar et Bossangoa, deux autres villes centrafricaines, a été provisoirement  réalisée par des troupes françaises venues du Cameroun et reparties aussitôt.

Bangui a été sauvée, mais pas le reste du pays, dit Bernard Lugan, ce que confirme Peter Bouckaert, en mission pour Human Rights Watch. « Les Français pensaient pouvoir se limiter à désarmer les ex-rebelles au cours d’une mission qui leur semblait simple au départ, conçue pour un succès rapide. Or rien ne s’est passé comme prévu … Face à cette nouvelle réalité, les militaires français donnent surtout l’impression d’être tétanisés. Quand on leur a signalé que les musulmans allaient être massacrés dans le quartier de PK13 à Bangui, ils nous ont répondu qu’ils ne souhaitaient pas prendre parti dans ce conflit ! »
C’est en partie inexact. La réalité, c’est que les militaires recevaient des ordres contradictoires du ministère qui voulait être tenu au courant de tout et décider de tout. Peter Bouckaert, finit à la longue par le comprendre et en tire la conclusion que le gouvernement français n’avait « pas de stratégie digne de ce nom« .

Pour l’ambassadeur français en Centrafrique, Charles Malinas, le bilan de l’opération est positif, la vie commence à reprendre son cours et « tout redémarre à Bangui« . Il déclare que les violences « sont de plus en plus limitées et circonscrites à quelques arrondissements« . Juste quelques lynchages, une misère.
L’important est que Bangui ait retrouvé le calme et, surtout, que la communauté musulmane ait été protégée, comme l’a signalé en mars dernier Volker Turk, haut responsable du HCR à l’ONU.
C’est bien, comme cela ils pourront, sitôt les troupes de Sangaris parties, recommencer ce qui avait provoqué la colère des chrétiens : islamiser, imposer la charia dans le villages conquis et la capitale, soumettre et persécuter les chrétiens.
L’islam ordinaire.

« Aujourd’hui, le chaos centrafricain n’a pas cessé et le pays est largement aux mains de cette même Séléka et de ses divers chefs de guerre, souvent des Soudanais. L’échec est donc total et il doit être imputé aux dirigeants politiques français qui ont constamment donné aux militaires des ordres aberrants« . (Bernard Lugan)

Le président Touadera, élu en 2016 grâce à la France, est incapable de reconstituer un Etat qui n’existe plus, les sélékas tiennent plus de la moitié du pays.
« Les malheureuses populations occupées sont ainsi revenues aux temps des raids à esclaves lancés depuis le Soudan et dont leurs grands-parents avaient été délivrés par la colonisation. Elles avaient naïvement cru que les troupes françaises étaient venues pour les libérer. Leur amertume est donc grande car l’Elysée n’avait en réalité décidé qu’une gesticulation humanitaire sous habillage militaire.« 

Hors de question en effet de prendre le risque de fâcher la communauté musulmane nationale française en exterminant au Centrafrique le colonisateur islamique que sont les sélékas, il fallait au contraire le protéger, objectif réel de Sangaris.

Le gouvernement socialiste n’est-il pas l’ami et le fourrier de l’islam et de sa déclinaison saoudienne et qatarie l’islamisme sunnite ?

L’Imprécateur

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(1) Pour les lecteurs qui souhaiteraient en savoir un peu plus sur ce qui est devenu un secret d’Etat (denrée devenue rare depuis les confidences journalistiques du président sortant), nous publions ci-dessous des extraits des articles signés Maurice D., parus l’été 2014, quelques mois avant la fermeture arbitraire et illégale de Minurne 1 par la police politique du gouvernement Valls en décembre 2014.

Le 27 juillet 2014

AH 5017 : UN MENSONGE D’ETAT ? (par Maurice D.)

Vendredi matin Hollande n’avait pas grand-chose à dire à chacune de ses interventions sur BFMTV : un coup pour nous dire qu’un avion d’Air Algérie était porté disparu dans le Nord du Mali, un coup pour nous dire qu’il avait été retrouvé dans le Sud du Nord à la frontière du Burkina Faso et qu’il avait donné l’ordre aux militaires basés à Gao d’entreprendre activement des recherches, un coup pour nous dire qu’on avait retrouvé l’une des deux boites noires, un coup pour nous dire qu’il restait au micro tant que la lumière ne serait pas faite sur ce drame, un coup pour nous dire que des familles entières avaient été décimées et qu’elles seraient reçues (sic) au ministère des Etranges Affaires par monsieur Fabius, le père du célèbre flambeur Thomas Fabius qui doit 2 millions d’euros au casino de Monaco, roule en Audi, a un appartement de 7 millions d’euros à Paris, mais qui, n’ayant aucun revenu officiel, ne paie pas d’impôts. Finalement on ne sait pas grand-chose. De quel avion parle-t-on ? La plupart des journalistes ne le savent pas, j’ai lu que c’était un Boeing 777, puis un Airbus et le plus souvent, dans les articles, aucune marque ni modèle n’est mentionné. Il s’agit d’un MD83, donc un vieux modèle de Mac Donnell Douglas de trente ans d’âge, équipé de deux gros moteurs JT8D Pratt & Witney. Ces vieilles touques ne volent pas très vite, plus ou moins 800 kmh, consomment beaucoup, mais ne présentent pas de risque particulier si elles sont bien entretenues.
Il est loué par Air Algérie, qui l’exploite, à une société espagnole qui dit l’avoir fait vérifier à Toulouse il y a une quinzaine de jours. Donc, a priori, ce n’est pas un défaut d’entretien qui serait la cause de l’accident.
Il peut emporter 178 personnes, il y en avait 116 à bord, il n’était donc pas à pleine charge.
Il devait partir dans la nuit de mercredi à jeudi, à 0 h 45 de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, il n’est parti qu’à 1 h 17. Pourquoi ? Incident technique de dernière minute ? VIP en retard ayant obtenu un sursis de 30 minutes ? Mauvaises conditions météorologiques ? Nous n’avons pas la réponse, mais il y avait des orages plus au Nord, vers la frontière et au-delà, qui ont peut-être justifié ce retard. Il allait à Alger. Tiens, premier mensonge. On nous répète en boucle que c’était un vol Ouagadougou-Alger, or, c’était en réalité un vol Ouagadougou-Paris avec escale à Alger. RFI a publié le plan de vol, il va bien jusqu’à Paris. Cette différence en apparence minime explique en partie l’ingérence massive de la France et de son président, Allah le bénisse et l’oigne d’huile d’olive vierge, dans une affaire qui est a priori une affaire entre le Burkina, aéroport de départ, et l’Algérie dont la compagnie nationale gère le vol.
Sur les 116 passagers, il y avait 54 Français « en incluant les bi-nationaux » (Le Monde). Combien exactement de bi-nationaux franco-burkinabés ? Tsss, tsss, la France ne tient pas de statistiques ethniques. Et ceux-là seuls comptent, les 62 autres sont des métèques sans importance, des Allemands, des Algériens, un Ukrainien, 4  Canadiens… qu’est-ce que notre vertueux gouvernement, qu’Allah le protège, en a à branler ? Hein, je vous le demande.
Le MD83 décolle, franchit la frontière du Mali, avec difficulté nous dit Le Monde, « alors qu’il tentait de franchir la frontière malienne« . Quoi ? Barbelés ? Chiens féroces et gardes armés jusqu’aux dents ? Haute muraille ? Non, c’est une figure de style que les scribouillards  du Monde qui se disent journalistes utilisent pour dramatiser la scène. Il commence à survoler le Mali à 33 000 pieds (en principe, mais on ne sait pas, il volait peut-être plus bas, les boites noires le diront), une altitude où il se moque des tempêtes de sables. « Elles vont rarement au-delà de 3 000 mètres » m’ont affirmé deux vieux ex-pilotes, (dont l’un fut directeur de l’aéroport de Niamey) qui ont traversé le Sahara des centaines de fois dans les années 60-80 « si on volait bas, on sautait par-dessus« . Ce n’est pas une tempête de sable qui a causé la chute du MD83. Par contre, il y a les cumulo-nimbus dont la base est à 1 000 mètres ou plus et qui peuvent culminer à 15, voir 18 000 mètres avec en leur centre des vents tourbillonnants ascendants et descendants de plus de 100 km/h. « Ils sont dangereux, mais on les évite en tournant autour. Le radar les signale longtemps avant (aujourd’hui 200 km), et même de nuit, sans radar, on voit ces nuages de loin, surtout s’ils sont porteurs d’orages avec des éclairs. Et puis, au-dessus des nuages où nous sommes, il y a la lune, on voit bien de loin ces énormes colonnes zébrées d’éclairs« . « OK, mais si vous en contournez un, que vous vous trouvez surpris par un second qui était derrière ? » « Ça m’est arrivé plusieurs fois, me dit l’un, on est très secoué, l’avion tombe dans des « trous d’air » quand il arrive dans une colonne de vent descendante, mais à ma connaissance, on s’en sort toujours, secoué, le trouillomètre à zéro avec parfois des traces de brûlure sur la carlingue si l’avion a été touché par la foudre, mais avec la vitesse de l’avion et l’altitude, on a largement le temps de récupérer en sortant du nuage« .
D’ailleurs à leur connaissance, il n’y a eu aucun accident d’avion provoqué par la météo dans le Sahara (l’avion dans lequel le général Leclerc et l’équipage plus un inconnu moururent – 27 novembre 1947 – a officiellement été victime d’une tempête, elles ont bon dos, mais selon les Touaregs du coin, il a surtout été victime de tirs).
Si le MD83 est tombé pour une raison météorologique, il faudra nous le prouver ! Cependant, à 200 km environ au nord de la frontière, le MD83 demande l’autorisation de faire demi-tour, puis cesse d’émettre. Nous sommes jeudi matin vers 2 h 30 – 2 h 45. À 6 h, Alger constate qu’il n’est pas arrivé, il faut bien admettre qu’il a disparu. Mais Alger refuse de diffuser la nouvelle, attend la fin de la matinée pour convenir de la disparition de l’avion et n’envoie personne aux premières réunions de crise organisées par le gouvernement du Burkina. Les familles et un diplomate venus accueillir à l’aéroport d’Alger ceux qu’ils attendaient s’en plaignent, c’est le début d’un mouvement de protestation qui se développe sur les réseaux sociaux algériens. Pourquoi cette mauvaise volonté du gouvernement  algérien ? Mystère. C’est par les chaînes de télévision du Burkina et du Mali qui ont diffusé la nouvelle dans la matinée du jeudi que les familles algériennes apprennent la nouvelle, parce que l’armée du Burkina était sur le site du crash dès jeudi et a pris des photos et vidéos. Ce sont celles que diffuse France 2 plusieurs heures plus tard « en exclusivité ». Car la France aussi a tardé à annoncer la catastrophe : alors que l’avion n’était pas arrivé à Orly en milieu de matinée, l’annonce n’a été rendue publique que le soir. Pourquoi ? Le temps de se concerter avec Alger pour savoir quelle version balancer aux naïfs téléspectateurs ? Bizarre, vous avez dit bizarre ? Ainsi, quand notre valeureux et vénéré président, qu’Allah le bénisse, donne l’ordre à « son » armée de lancer des recherches, ce qui reste de l’avion est déjà cerné de soldats burkinabés ! Du coup, nos militaires partent immédiatement de Gao (ils y sont un millier) avec camions et 4×4 en sachant exactement où il faut aller chercher.
Le vendredi matin, ils sont sur place. Ils voient des débris de petite taille, quelques dizaines de centimètres au plus, étalés sur 300 mètres, version Fabius, 500 mètres, version du général burkinabé Gilbert Diendéré arrivé le premier, plus quelques rares gros morceaux, deux tâches blanches en haut de la zone brûlée, pour l’essentiel des tôles.
Le général Diendéré déclare aussitôt qu’il sera quasiment impossible de retrouver des corps, car il ne voit que quelques petits débris humains. Les « experts » français,  que je mets entre guillemets car ils ont prouvé leur inexpertise flagrante avec le précédent crash, celui de MH17 en Ukraine, déclarent aussitôt que la concentration des débris métalliques sur une si petite surface prouve que l’avion n’a pas explosé en vol, mais en arrivant au sol. Un de mes deux vieux ex-pilotes me dit qu’il a regardé le nombre de débris au m2 et que s’il n’y en a que sur 300 mètres, il manque environ 80 % du poids de l’avion (73 tonnes dans le cas du MD83) et presque cent pour cent du poids de passagers (entre 8 et 9 tonnes) dont pratiquement rien n’est visible à l’œil nu. Il l’a remarqué tout de suite. Les « experts-rigolos » ont fini par en convenir aussi et ils trouvent une explication : l’avion est tombé à la verticale à grande vitesse et s’est enfoncé dans le sol. On ne voit rien à la surface, mais il est en dessous, juré-craché, croix de bois croix de fer, si j’mens j’vais en enfer. Celui de mes deux vieux qui connaît le terrain pour y avoir chassé quand il était directeur d’un aéroport voisin et qu’on pouvait circuler en toute sécurité parce qu’il n’y avait pas de djihadistes, manque de s’en étouffer de rire. « Impossible, m’affirme-t-il. Le sol est marécageux en saison des pluies, c’est vrai, mais ce sont des flaques qui se forment pendant la pluie et disparaissent en 24 heures. Le sol est peut-être perméable et un peu mou en surface en cette saison, mais caillouteux et dur en profondeur même quand il est boueux  pendant quelques heures. Si l’avion s’était écrasé à la verticale, il aurait explosé au sol et on retrouverait en surface les gros morceaux qui manquent : les moteurs, de gros morceaux de carlingue, des fauteuils, des bagages, notamment les sacs qui explosent mais étant mous résistent mieux que les valises, et des corps sinon intacts, du moins avec des morceaux conséquents, bustes, bras, etc. »
J’adhère à son raisonnement d’autant mieux que je pense à un « détail », la queue pèse dans les 6 tonnes, donc il y aurait 70 tonnes de ferrailles qui auraient été ensevelies ? Sans laisser de traces à l’extérieur, notamment un énorme cratère aux bords élevés en talus de plusieurs mètres de haut, encore amplifiés par l’explosion des réservoirs ? Impensable !  « Alors ? » « Alors, il n’y a là que la queue de l’avion avec ses deux boites noires, le reste est ailleurs, peut-être quelques kilomètres plus loin, et cela montre que l’avion a explosé en vol et non au sol, d’ailleurs les traces de brûlure sont beaucoup trop restreintes pour que ce soit celles de l’incendie de plusieurs tonnes de carburant. » « Mais un berger peul dit avoir vu l’avion tomber en flammes » « Oui, il y a des Peuls dans le voisinage, mais ce berger n’a sans doute vu qu’un morceau de l’avion« .
Conclusion : que veulent dissimuler les autorités ? Un attentat anti-algérien,  ce que pensent les autorités algériennes semble-t-il, ou anti-français, ce que craignent les autorités françaises car l’avion allait à Paris et devait peut-être exploser au-dessus de la France, sans compter le modèle multiculturaliste du « vivre ensemble » qui s’effrite sous leurs yeux de jour en jour ? J’arrête ici, car François Hollande intervient encore (sur iTélé) pour annoncer la construction d’un mausolée à l’emplacement désigné pour être l’endroit où l’avion MD83, n° de vol AH5017 se serait écrasé. Ils vont être contents les Peuls du coin, ça leur fera un endroit vertical pour pisser, chose rare dans ce semi-désert. Et ils n’offenseront aucune mémoire puisque les corps des victimes du crash ne sont pas là, pas plus que l’essentiel de l’avion. Et puis, il y aura bientôt un nouvel événement pour distraire le bon peuple, et dans quinze jours AH5017 sera tout aussi oublié que l’est déjà MH17.

Le 31 juillet 2014

VOL AH 5017 : LES RAISONS D’UN MENSONGE D’ETAT (par Maurice D.)

Beaucoup de réponses devraient être apportées par les deux boîtes noires miraculeusement retrouvées alors que 80 % de l’avion manque.
Mais pas avant longtemps, car le B.E.A. (Bureau d’Enquêtes et d’Analyses) chargé de leur étude est toujours très lent à rendre ses conclusions, au minimum plusieurs mois, parfois plusieurs années (trois ans pour le vol Rio-Paris). De plus, l’une des boites est, dit-on, « très abimée« , justement celle qui contient les enregistrements à l’intérieur de l’appareil. Cela doit arranger bien du monde ! Il sera en effet difficile de répondre aux questions :

  • Pourquoi le pilote a-t-il annoncé un demi-tour alors qu’il avait dépassé la zone orageuse, comme s’il voulait y retourner ?  
  • Pourquoi est-il impossible de connaître le nombre exact de passagers ? Les autorités du Burkina donnent 108 passagers (pax) + 6 équipages = 114, Air Algérie 111 pax + 6 équipages = 117, Jeune Afrique a trouvé 119 pax + 7 équipages = 126, l’Elysée a donné une fois 116, puis 118.
  • Même imprécision sur les effectifs des trois nationalités les plus représentées : Français 51, chiffre donné par F.Hollande, 53, 54 ou 55 chiffres donnés par le Burkina et l’Algérie ? Burkinabés 24 ou 26 ? Libanais 6, 8, 16 ou 20 comme l’ont affirmé les autorités libanaises ?

« 33 soldats de l’armée française qui étaient au Mali et en Afrique, parmi lesquels trois officiers supérieurs des services de renseignements français» se trouvaient à bord du vol, ainsi qu’un «leader du Hezbollah se faisant passer pour un homme d’affaires » ont écrit International Business Times, Corriere della Sera, Times of Israël, le journal algérien Echobrouk et quelques autres. Le Monde (29 juillet) s’en moque et parle d’une « information non vérifiée« , mais lui-même n’a pas vérifié si elle n’était pas exacte, se contentant de plaindre ces pauvres journaux qu’il traite en médias de seconde zone ! Incertitude aussi sur les explications données pour justifier le manque de l’essentiel de l’avion, de bagages, de sièges et de corps : pour les uns l’avion s’est enfoncé verticalement, ce qui est mécaniquement impossible dans un sol aussi dur même humidifié en surface par les pluies, pour les autres il a explosé et les morceaux manquants seraient « sous un mètre de sable« . Mais s’il a explosé, même au sol, il y aurait alors une grande partie des sièges, bagages et passagers éparpillés à l’entour, ils n’y sont pas. Le général Diendiéré l’a répété à deux reprises, jeudi et samedi : très difficile de trouver les corps, il n’y a que des petits débris de chair éparpillés dont un grand nombre ont déjà été mangés par les hyènes, les fennecs et autres charognards. Très difficile d’avoir une certitude sur l’avion lui-même, faute de grosses pièces et de morceaux permettant avec certitude son identification, « il est complètement désintégré« . De plus, un Monsieur Somda, membre d’une famille qui a perdu quatre personnes dans l’accident et qui a pu se rendre sur le site dans un hélicoptère de l’armée du Burkina l’a déclaré aussi : « Je n’ai vu aucun débris humain« . Comment rapatrier des corps dans ces conditions ?

Le Monde du 27 juillet faisant référence au premier rapport des gendarmes et de membres du B.E.A. écrit : « Le cratère dans le sable laisse imaginer la violence inouïe de l’impact. Il ne reste quasiment rien de l’avion, littéralement pulvérisé. Il y a çà et là, concentré sur un carré de 300 mètres, des débris, de rares affaires personnelles accrochées dans les buissons desséchés, une longue trace en V de sable et pierres noircis, aucun morceau intact de carlingue ou de turbine mais des pièces métalliques tordues, fondues. Et aucun corps des 118 personnes qui se trouvaient à bord« .

L’auteur de l’article montre une photo indiquant dans le carré en bas à gauche  la zone circulaire de 80 km de diamètre dans laquelle, à son avis, il faudrait rechercher le reste de l’appareil et les corps des passagers, car lui aussi ne croit pas que l’avion entier soit dans le cône marqué en rouge en haut de la photo. Dans le texte du Monde, « des débris, de rares affaires personnelles… aucun corps » confirme que le gros de l’appareil n’est pas là. Est-il interdit de penser que l’avion perd un morceau de sa queue, quelques bagages de soute et peut-être quelques passagers, continue sa route puisqu’il a toujours ses moteurs, mais l’équipage amorce une descente rapide (repérée par les radars burkinabés) pour sauver les passagers, annonce son demi-tour, ne peut l’effectuer et l’avion déjà à basse altitude et hors de vue des radars burkinabés va chuter plus loin ? Les habitants de Anguiff, au Nord-ouest de Kidal, ont signalé à « des militaires » avoir entendu un avion tomber la même nuit, à la même heure, vers deux heures du matin. Pourquoi personne n’est-il allé vérifier ? La réponse est donnée par Jeune Afrique (Le Monde osera-t-il dire que ce journal réputé n’est pas fiable lui non plus ?) dont la version diffère largement de la version officielle française : « Le contact avait été perdu avec l’équipage dans l’espace aérien malien », près de la frontière algérienne, … (citant RFI) : l’appareil d’Air Algérie aurait été localisé au nord de la localité d’Aguelhoc, dans la région de Kidal, au Mali. Tôt ce matin, des habitants de la zone ont dit avoir entendu de fortes explosions et ont alerté des forces militaires présentes dans le nord du pays… » Alors pourquoi ne pas avoir été vérifier ? Réponse de Jeune Afrique : « On se bat. Entre l’armée, les milices et les rebelles touaregs, rien ne va plus… Au moment même où les négociations entre l’Etat malien et les groupes armés qui occupent le Nord du pays débutaient, le 16 juillet à Alger, dans le désert les hommes affûtaient leurs armes et leur soif de vengeance. Lorsque les uns s’apprêtaient à livrer bataille sur des mots (« autonomie », « indépendance »), les autres se demandaient quand aurait lieu la prochaine boucherie… la situation dans le Nord-Mali est plus instable que jamais. Ce n’est plus un désert de sable, c’est un labyrinthe de sang dont personne n’a pour l’heure trouvé l’issue, et dans lequel seule l’hydre à plusieurs têtes que sont les groupes jihadistes semble trouver son bonheur. Le 14 juillet, l’armée française a perdu un neuvième homme depuis le début de l’opération Serval. Tué dans les environs d’Al Moustarat, au nord de Gao, par une voiture chargée d’explosifs et lancée à toute vitesse sur une centaine de soldats en mission… Aujourd’hui, le Nord est une mosaïque de milices incompréhensible pour le profane. Des Touaregs se battent contre des Touaregs. Des Arabes se battent contre des Arabes. Et tout ce beau monde cohabite avec les groupes jihadistes, qui sont toujours là. C’est une poudrière incontrôlable. Et incontrôlée… L’armée malienne, défaite par les irrédentistes touaregs à Kidal, n’a pas seulement déserté le fief des Ifoghas. Elle a aussi perdu le contrôle de presque toute l’étendue désertique qui se situe au Nord de la boucle du fleuve Niger. En quelques heures, une bonne partie des localités qu’elle avait réinvesties dans le sillon de l’armée française début 2013 ont été abandonnées aux forces rebelles, ou à leur propre sort. Ménaka, Tessalit, Aguelhok, Anéfis, Ber, Kidal… Les seules villes du Nord dans lesquelles l’armée est en mesure d’imposer sa loi (avec l’aide des forces étrangères) sont Tombouctou, Gao et Bourem. Les drapeaux du MNLA et du HCUA flottent à nouveau… Les Français n’ont pas pour vocation de faire la police et ne veulent surtout pas se mêler du conflit avec les rebelles touaregs, qu’ils considèrent comme un problème intérieur au Mali. « Notre priorité est de traquer les éléments terroristes », indique-t-on à Paris. Quant aux Casques bleus, ils brillent par leur absence, surtout dans les zones rurales. (Citant le membre de la famille Somda, le libanais Méroué -dont l’épouse et les enfants sont morts dans le crash- et un responsable du consulat de France à Ouagadougou, tous trois dans l’hélicoptère miliaire burkinabé) : « Nous avons vu des débris d’avion. Des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion« . Ce qui confirme les déclarations du général Diendiéré et l’avis selon lequel il manque au moins 70 tonnes d’avion. J’ai résumé ci-dessus plusieurs articles de Jeune Afrique qui donnent la réponse à deux questions : pourquoi ne va-t-on pas chercher la carlingue, les ailes et les moteurs du MD83 au Nord de la boucle du Niger vers Kidal où ils se trouvent peut-être, sinon très probablement ? Et, pourquoi Hollande a-t-il annulé tous ses déplacements pour les jours à venir, organisé plusieurs réunions de crises et a même personnellement rencontré les familles des 54 victimes françaises. Pourquoi Hollande s’est-il totalement investi dans cette affaire au point d’en négliger l’essentiel de sa fonction présidentielle et de ne pas déléguer ce qui n’est somme toute que la gestion d’un fait divers, humainement catastrophique, certes, mais un fait dirvers quand même, à ses ministres, pourquoi « il en fait des tonnes » (Le Canard enchaîné), pourquoi lui seul ?

Parce qu’aller chercher l’avion au Nord aurait attiré l’attention des journalistes sur l’échec politique total de l’opération Serval. Le Nord est redevenu comme avant l’intervention française une zone contrôlée par les narco-djihadistes et les factions touarègues. L’armée malienne en a été chassée, l’ONU n’y va pas et le gouvernement a trouvé un prétexte pour que l’armée française n’y aille plus pour éviter des morts supplémentaires. De plus, comme l’ont rappelé les Algériens, AQMI dispose de missiles sol-air, du coup, « Air France a décidé de contourner la zone du nord du Mali« . Et les militaires qui ne manquent pas d’esprit ont trouvé un nouveau nom pour l’opération Serval : « Barkhane ». Serval, c’est un petit félin agile et meurtrier, Barkhane c’est une dune au ventre de sable mou en forme de croissant qui se déforme au gré des vents, c’est Hollande tout craché ! Adieu, François, grand chef de guerre !

10 août 2014

AH5017 : LA VERITE DANS 3 A 5 MOIS ?… (par Maurice D.)

Le directeur du BEA Rémy Jouty et son homologue malien N’Fally Cissé semblaient bien empêtrés dans leurs explications alambiquées jeudi au Bourget… Cette prestation n’a pas été de nature à nous rassurer sur la transparence et la fiabilité des informations distillées par les voix officielles. Imperturbable, Maurice poursuit son enquête ; une chose est sûre : « on ne nous dit pas tout » !

MLS

L’une des nombreuses questions pour lesquelles tant de Français doutent de la « vérité officielle » véhiculée par tous les médias français, c’est la raison pour laquelle les boîtes noires du vol AH 5017 ont été envoyées en France :

http://www.planet.fr/international-crash-dair-algerie-pourquoi-les-boites-noires-ont-elles-ete-envoyees-en-france.666048.29335.html

C’est justement ce qui avait intrigué un vieil ami qui fut jusqu’il y a deux ans vice-président de l’Aviation Civile Internationale. Il me fit part hier de son étonnement du fait que – l’avion étant propriété d’une société espagnole, loué à Air Algérie, parti du Burkina, tombé au Mali, – ce soit la France, pays étranger à l’affaire, qui ait décidé de son propre chef de récupérer les boites noires ! Ce serait proprement un vol caractérisé, et l’Espagne pourrait porter plainte. Avoir des ressortissants à bord, même en nombre, n’autorisait pas la France à prendre ces boites.  Si c’est le prétexte avancé par les autorités françaises pour justifier cette action illégale, le Liban – qui avait également de nombreux ressortissants à bord – aurait pu en faire autant. Le Lt colonel Touron (qui supervise l’enquête sur le site) dit que « Les enregistreurs ont été retrouvés sur le terrain, ils ont été sous l’égide des autorités judiciaires maliennes et du gouvernement malien envoyés en France pour être exploités« . Admettons, mais le Mali n’est pas non  plus propriétaire de l’avion tombé sur son sol. Il est plus probable, me dit mon correspondant, que les heures de retard mises jeudi 24 juillet à annoncer la nouvelle du crash ont été utilisées par la diplomatie française à négocier avec les diverses parties prenantes à l’affaire pour que la France soit la seule à la gérer. Il y aurait même eu un échange de bons procédés avec la Russie dont les satellites peuvent localiser n’importe quel avion au monde « à un mètre près ». Genre : « vous arrêtez de nous harceler avec le vol MH74 en Ukraine, et on ne dit rien de ce que nous savons de votre responsabilité dans le crash du vol AH5017 au Mali ». Deuxième sujet d’étonnement : avant même que les experts les aient examinées, il était déjà annoncé de source officielle française que la boîte CVR (Cockpit Voice Recorder) contenant les enregistrements des conversations et bruits divers dans la cabine de pilotage était « trop abimée pour être exploitable« . C’était tellement invraisemblable, car ces boites sont conçues pour résister à tout, qu’un rectificatif fut vite donné « en fait, la boite concernée était en panne AVANT le crash et n’a rien enregistré » (iTélé). Cette affirmation est tout aussi invraisemblable, car les boites ont été révisées dans la semaine du 15 au 22 juin et sont en outre vérifiées avant chaque vol. Donc, nouvelle et troisième version du mensonge hier soir : « c’est un modèle ancien à bande magnétique (comme les vieux magnétophones), la bande s’est cassée et il en manque un morceau« . Or, s’il y a bien une bande magnétique à quatre bandes, la survie des données est assurée par une mémoire flash, c’est-à-dire une mémoire à semi-conducteurs ré-inscriptible, autrement dit une mémoire dont les données ne disparaissent pas lors d’une mise hors tension, ce que nous appelons « une puce ». Les photos de la boite montrent qu’elle est légèrement cabossée, sans plus. Admettons que la bande magnétique ait été rompue : peu importe, puisque la puce quasiment indestructible est toujours là. Les conversations peuvent donc être lues, mais l’Etat ne voudrait pas qu’elles le soient ? La question est : pourquoi ? J’ai contacté l’aéroport de Ouagadougou et obtenu sans difficulté la liste des passagers embarqués, connue dès jeudi matin 24 juillet, vous pouvez la trouver en cliquant sur le site ci-dessous :

http://www.aeroport-ouagadougou.com/informations_aeroport.php?idnew=154

En tout 110 passagers, plus 6 membres d’équipage, soit 116 personnes. L’aéroport précise : « Le contact avec l’Airbus A320, et non un DC9 comme indiqué dans un premier temps, a été rompu à 3h55 ce jeudi matin« .

Airbus ou DC9 ?

J’ai vérifié avec l’immatriculation EC-LTV de l’appareil. Il s’agit bien d’un DC9 Mc Donnell Douglas modèle MD-83, fabriqué en juin 1996, donc vieux de 18 ans et deux mois, qui a été acheté par Heliopolis Airlines, revendu à la Cie australienne Ansett, puis une seconde fois à la Cie espagnole Swiftair qui venait de le louer le 20 juin à Air Algérie après l’avoir fait contrôler et réviser de fond en comble juste avant le transfert.

Ses trois propriétaires successifs étant trois compagnies sérieuses, l’avion était donc en très bon état, pas du tout la poubelle que certains ont décrite pour expliquer qu’il n’aurait pas résisté à un orage. D’ailleurs les cartes sont claires, il était sorti de la zone orageuse qu’il avait contournée par l’Ouest quand il a eu son accident. Tous les spécialistes aéronautiques, à l’exception des français sous tutelle gouvernementale, sont d’accord pour dire que ni l’orage ni des vents violents ne sont la cause de sa chute. Un site d’information européen spécialisé dans la géostratégie et la politique résume bien ce sentiment et cherche une explication ailleurs.  Voici le texte complet d’Openews.eu :

« C’est une rumeur de plus en plus insistante qui circule autour de la véritable volatilisation du vol AH 5017. En réalité, le jour même de la disparition de cet avion se tenaient à Alger des négociations entre les parties maliennes pour tenter de trouver une solution de règlement politique au conflit. La cérémonie de clôture était prévue pour le 24 juillet… jour de la disparition du vol AH 5017.

Autre élément et nous en arrivons à cette rumeur insistante qui raconte qu’un très haut-gradé du Hezbollah et plusieurs de ses gardes du corps « auraient été tués dans le crash jeudi du vol AH 5017 d’Air Algérie dans lequel 116 personnes, dont 19 Libanais, ont péri », rapporte dimanche le site israélien d’information Walla, » se basant sur des informations de responsables français de la Sécurité« . Tiens ? (Walla est très bien informé et très connu au Moyen-Orient) « Il y aurait eu également à bord plusieurs militaires français en accompagnement… Ce qu’il faut savoir c’est qu’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait promis de frapper le Hezbollah après un attentat qui avait coûté la vie à 45 sunnites à Tripoli, au Liban. Mais il n’y a pas que cela. Le contentieux entre ces deux organisations commence à être très lourd puisqu’elles s’affrontent sur le terrain notamment en Syrie où le Hezbollah soutient sans réserve le pouvoir de Bachar al-Assad alors qu’Al-Qaïda lui fait une guerre sans merci. Enfin il ne faut pas oublier l’opération française Serval au Mali qui n’a jamais été du goût d’AQMI… (la France n’a pas été invitée aux négociations d’Alger). Il se pourrait donc que ce soit bien un attentat à l’origine de la disparition de cet avion, lié aux accords concernant le Mali actuellement négociés à Alger sur fond de guerre fratricide entre deux organisations musulmanes. Évidemment, on vous expliquera que le vent était un peu fort et que les aléas météo expliquent la disparition d’un avion… Cela reste tout de même assez rare… pour ne pas dire que cela ne s’est jamais produit.

Enfin les images que l’on nous montre sont parfaitement incompatibles avec le scénario annoncé. L’appareil ne s’est pas volatilisé à l’impact mais bien en vol. La question est donc : pourquoi ? » Mais aussi comment ? Missile ? Peu probable, même si Aqmi en possède…

Explosifs à bord ? Plus probable, même si Ouagadougou Airport affirme qu’il a passé les bagages au détecteur d’explosifs. J’ai re-visionné toutes les photos et vidéos concernant ce crash, c’est évident, il manque l’essentiel de l’avion. Mais le Lt colonel Touron dit que : « Si nous avons l’extrémité de l’avion, il y a quand même de fortes probabilités pour que le reste soit présent aussi » (Faso.net). Donc, une probabilité, mais pas de certitude. Et si le reste de l’avion est présent, où est-il puisqu’après avoir ratissé le terrain par bandes, les enquêteurs n’ont pas trouvé grand-chose ? La première explication avancée a été que l’avion tombant verticalement avait heurté le sol tellement violemment qu’il s’était enterré et qu’on le retrouverait en creusant. « Il sera nécessaire d’acheminer du matériel lourd » avait dit Fabius ! Une explication tellement invraisemblable qu’il a fallu là encore modifier le message. Dans un interview donnée à TF1, « JT TF1 : vol AH5017 : un enquête minutieuse commence » filmée quatre jours après le crash, le Lt colonel Patrick Touron donne la nouvelle « version officielle » : « Il n’y a bien qu’un seul lieu d’impact, enfin… a priori, et le choc a été tellement violent que l’avion s’est poly-fragmenté… et les passagers aussi« . Donc explique-t-il, faites une croix sur les corps, ils ne seront pas retrouvés et les morceaux trop minuscules ne pourront pas être identifiés, il précise que la chaleur et la pluie les ont déjà beaucoup abîmés. Il oublie de mentionner hyènes, fennecs et vautours, et précise que « même les empreintes digitales ou dentaires ne peuvent pas fonctionner » (sic). Nouvelle invraisemblance flagrante. Admettons que les 2 320 doigts des passagers aient tous été broyés et brûlés dans l’explosion de l’avion, ce qui serait déjà très surprenant. Pour les approximativement 3 500 dents, c’est impossible. Les ouvrages d’anthropométrie indiquent que pour brûler totalement un corps, il faut le chauffer à plus de 850° pendant une heure trente (ce qu’avait déjà calculé le Dr Petiot pour les têtes des victimes qu’il brûlait dans sa cuisinière), les os ne brûlant qu’à partir de 800°. Quant aux dents, il faut 1 200°, ce qui explique que dans les cas de corps brûlés dans des braséros par leurs assassins, la police cherche les dents dans les cendres car elles y sont encore presque toujours. Or l’état des buissons sur le lieu de l’impact montre que l’incendie n’a pas été violent, ni long, d’autant que de l’aveu même des autorités, il pleuvait la nuit de l’impact. Donc les dents peuvent et doivent être retrouvées. Si elles ne le sont pas c’est soit qu’on ne veut pas les retrouver, soit que les corps ne sont pas là, ce qui est l’explication la plus vraisemblable puisqu’il n’y a pas non plus trace de fauteuils ni de bagages – d’après ce qu’ont rapporté les militaires burkinabés qui furent les premiers sur les lieux dès le jeudi matin (témoignage du général Diendéré) -, puis les rares témoins civils autorisés à s’approcher du site. D’ailleurs ces derniers en sont maintenant tenus éloignés et ne peuvent le voir que de loin.

Il y a aussi un bruit qui court avec insistance à Gao même : des riverains de l’aéroport disent avoir entendu deux Mirages 2000D décoller dans la nuit, un seul serait revenu. Impossible d’obtenir des autorités l’information sur leur heure de départ comme de leur retour et combien de Mirages, c’est le black-out complet. L’autorité aéroportuaire concède seulement que deux Mirages ont bien décollé « dès que la nouvelle du crash a été connue… afin d’effectuer des recherches« . Or vous avez remarqué que l’aéroport de Ouagadougou donne comme heure de rupture du contact « 3 h 55 jeudi matin« . Pour un avion qui a décollé à 1 h 05 et volé 50 minutes, c’est curieux, non ? L’explication est que 3 h 55 c’est l’heure de Paris, il y a deux heures de décalage avec l’heure locale qui était 1 h 55. Il serait donc utile de connaître l’heure locale précise de décollage des Mirages afin de couper court à la rumeur qui prétend qu’ils ont décollé vers 1 h 30, donc avant que la nouvelle soit connue, et qu’ils avaient ordre d’intercepter le DC9 pour l’obliger à faire demi-tour. Ce qui expliquerait les informations contradictoires sur les déclarations des pilotes qui auraient d’abord refusé de faire demi-tour, puis accepté. Cela permet la supposition suivante : y aurait-il eu une collision entre l’un des chasseurs tentant de contraindre le DC9 à faire demi-tour et ce seraient les débris du chasseur et de ses deux pilotes qui seraient à Gossi, et non le DC9 (ce qui expliquerait la faible quantité de « matériel » métallique et humain retrouvé) ?  D’autant que les crashes de Mirages sont fréquents ces derniers temps : 12 mai à Baroches en Meurthe-et-Moselle, 10 juin au Niger, 4 août au-dessus du Lubéron ! Le DC9 serait-il plus loin au Nord, là où on ne peut pas aller le chercher, la région étant contrôlée par les Touaregs et les djihadistes en guerre ? Ce n’est qu’une supposition découlant d’une rumeur : possibilité mais pas certitude. Tout sent le mensonge dans cette histoire. D’ailleurs le directeur du BEA (Bureau d’enquête et d’analyse) en convient : « La thèse d’une action délibérée, soit un attentat ou un détournement, n’est pas éliminée à ce stade. » (Metro news) Et l’odeur du mensonge est amplifiée par la précipitation du président à s’emparer de la communication sur l’accident, sa fébrilité évidente, et le soin que mettent les autorités civiles et militaires françaises à s’approprier toute l’enquête et à en dissimuler certains éléments. C’est beaucoup plus une affaire politique qui menace peut-être le président et sa politique africaine qu’un accident technique. « La réponse dans trois à cinq mois » (Faso.net), c’est ce que pense le Lt colonel Touron.