BUDGET 2018 : INCOMPÉTENCE OU COMPLOT ?
(L’Imprécateur)

La question pourrait être posée autrement : ces gens supposés intelligents, sont-ils incapables de lire un budget, ou suivent-ils un plan visant à la destruction économique de la France selon la stratégie du « en même temps » ?

Augmentation (et non diminution) de la masse salariale de l’État en 2018 !

Un exemple très clair : partout, la presse subventionnée et les soi-disant experts politiques des émissions télévisées répètent à l’envi que 1.600 suppressions d’emplois sont prévues dans la fonction publique. En réalité, on découvre en lisant le budget que, « en même temps », le gouvernement va créer plus de 16.000 emplois en titularisant fonctionnaires d’actuels emplois « d’avenir » !

Du coup, la masse salariale de l’État, déjà la plus importante d’Europe, augmente de 2,4% dès 2018.

Dès lors, on comprend mieux les annonces de Macron disant qu’il faut mutualiser les budgets européens, ce que les autres États dont les chefs ont une intelligence claire, et non pas tarabiscotée comme celle de notre président, refusent obstinément. Angela Merkel en tête.

Les Diafoirus de la politique budgétaire

Mais comment l’État-énarque s’y prend-il pour dissimuler ses fourberies ? Par le miracle de la logorrhée du charabia technique des fonctionnaires du ministère des Finances, entre parenthèses () la traduction : « Le schéma d’emplois prévu pour 2018 contribue à hauteur de – 682 («  682″ donc une baisse) équivalents temps plein travaillés (ETPT) à l’évolution des plafonds annuels d’autorisations d’emplois des ministères. Toutefois (= en même temps) ceux-ci augmentent de 16.008 ETPT (donc en réalité 16.000 de plus) par rapport aux plafonds autorisés par la loi de finances initiale pour 2017 (donc, une augmentation hors-la-loi ?) car ils intègrent également les éléments suivants :

  • « des mesures de transfert et de périmètre (?) à hauteur de 6.347 ETPT, correspondant pour l’essentiel à la poursuite du plan de déprécarisation des contrats aidés du ministère de l’éducation nationale. La transformation de ces contrats en contrats d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH) à hauteur de 6.400 ETPT, ainsi que leur prise en charge directe dans la masse salariale de l’État (= +2,4%) conduisent, en effet, à leur intégration sous le plafond d’emplois ministériel. Hors opérations de transfert et de périmètre, la hausse des emplois autorisés s’élève donc à 9.661 ETPT.
  • « l’effet en année pleine des hausses d’effectifs intervenues en 2017 (+ 10.392 ETPT). Cet effet report est particulièrement prononcé au ministère de l’Éducation nationale (+ 7.774 ETPT), où les recrutements interviennent en septembre et pèsent pour les deux tiers sur l’année suivante. » etc.

CQFD. Mais comment voulez-vous que les députés LREM qui ont à voter ce budget (dont le QI moyen est plutôt faible) le comprennent ?

De même, l’article concernant dans l’ISF la scission du capital mobilier exonéré et l’immobilier qui reste soumis à l’ISF occupe 12 pages, là où trois lignes claires auraient suffit !

Augmentation de la dépense publique et de la pression fiscale

Finalement, tout le budget étant ainsi construit, la loi de finances 2018, présentée comme une baisse des dépenses publiques et des impôts, se fonde en réalité sur une augmentation des dépenses et des emplois publics, et un alourdissement de la fiscalité. En complète contradiction avec les promesses du candidat Macron qui avait promis un budget équilibré, une baisse de la dette et bien d’autres choses qui étaient fort séduisantes mais, « en même temps », ne seront pas tenues.

IRM du cerveau macronnien : chaque petit point bleu est une pensée géniale

Ce doit être ça une « intelligence trop complexe ». L’homme de théâtre est capable de tenir sur la scène le rôle du chevalier blanc, mais en coulisses fait tout autre chose.

Un plan d’augmentation jusqu’en 2020 !

Cela n’a pas échappé à la Commission de Bruxelles. Faute de pouvoir y remédier, elle met le budget français 2018 sous surveillance, la trajectoire de finances publiques dégagée par la France la mettra systématiquement, même si elle est respectée, en position de « risk of non-compliance ».

Le gouvernement, par la voix de son ministre du budget Gérald Dar-gamin (c’est son surnom dans les couloirs du ministère) annonce « une baisse en volume », mais la loi de finances annonce « en même temps » une augmentation méthodique chaque année jusqu’en 2020.

Ah mais oui ! J’allais oublier de vous le dire, la loi est celle du budget 2018, mais « en même temps » engage les finances de la France jusqu’en 2020. Pour le comprendre, il faut une intelligence réelle plus que complexe (synonymes de complexe : compliquée, embrouillée, nébuleuse, obscure, sibylline, ténébreuse, trouble − source : Dictionnaire des Synonymes).

Où la fourberie du projet apparaît, c’est quand on lit dans le budget qu’en 2020 Macron annoncera que grâce à l’intelligence complexe de sa politique budgétaire il va pouvoir réduire la charge fiscale des Français de 5 milliards, 2020 étant comme par hasard l’année des élections municipales. Il ne dit pas qu’il sera nécessaire − trajectoire enclenchée en 2018 et obligations européennes obligent − d’augmenter le budget d’autant sinon plus dès 2021 pour compenser, quitte à annoncer « en même temps » un nouveau cadeau en fin d’année 2021 pour préparer la vaseline pour la présidentielle de 2022.

Vers une dette publique record de 2.500 milliards d’euros en 2022 !

Cela explique que la dette cumulée de la France actuellement de 2.243 milliards atteindra probablement les 2.500 milliards en 2022, dépassant les 100% du PIB, puisque, selon l’Agence France Trésor, elle sera de +185 milliards dès 2018, entraînant une charge de la dette de plus de 45 milliards (actuellement 43), alors qu’elle est déjà le deuxième poste de charges du budget avec 11% (10,9 pour être précis) juste derrière l’Éducation nationale.

Retenez que toutes ces magouilles n’ont qu’un objectif : faire payer plus les contribuables pour engraisser plus l’État et ceux qui vivent de nos impôts, en premier lieu les politiciens.

Réduire le revenu disponible par les taxes diverses…

Exemples tirés du budget 2018 :

+ 25% sur les rentrées d’amendes sur les automobilistes grâce à cent radars « bien placés » supplémentaires.

Du côté des ménages, la baisse de la taxe d’habitation pour − 3 milliards est plus qu’effacée cette année par la charge nette qu’induit le basculement inachevé des cotisations sur la CSG (+3,7 milliards). À quoi il faut ajouter la fiscalité du tabac (+0,5 milliard) soit 1,2 milliard d’accroissement des impôts pour les ménages en tout.

Sans compter l’alourdissement de 3,7 milliards de la fiscalité énergétique, qui se répartit sur tous les contribuables, mais pèse davantage sur les ménages.

… et baisse des redistributions !

Autre arnaque : le gouvernement met en avant l’augmentation de l’allocation de garde des enfants de familles monoparentales et des primes à la naissance et à l’adoption (alors que ces dernières étaient bloquées depuis quatre ans). Le tout coûtera environ 40 millions mais, bien entendu, le gouvernement ne communique pas sur le hold-up qu’il va commettre à partir d’avril 2018. Il va diminuer de près de 10% le remboursement des frais de garde des jeunes enfants (PAJE). Pire : il va diminuer les plafonds modulant cette allocation.

Jusque-là, 20% des ménages en étaient exclus ; ils seront maintenant 26% et un couple « richissime » avec deux enfants (les deux parents gagnant ensemble 3.300€/mois) verra sa prestation s’effondrer ! Il touchera désormais par enfant 84,51 € par mois au lieu de 184,62 € perdant in fine 2.400 € par an !

Pour les entreprises : si on se focalise sur les mesures nouvelles du gouvernement Philippe, on renoue cette année avec la ligne Sarkozy, qui assimilait une politique de l’offre à une politique de baisse du niveau général des impôts favorable à ceux qui détiennent le capital et le recyclent (les plus riches en général). Et l’on rompt avec la ligne Hollande qui avait plutôt privilégié une bascule de l’impôt des entreprises vers les ménages. Finalement, les « enrichis » du capitalisme sont bien les gagnants de ce budget.

L’arnaque de la « flat tax »

Le patronat, souvent naïf * dans sa macronolâtrie, applaudit à la « flat-tax » qui fixe un taux unique à 30% sur les revenus du capital mobilier (actions, participations, etc.). Les tranches supérieures, celles des très très riches genre Dassault, montaient jusqu’à 65%, ils seront donc gagnants. Mais la grande majorité sont les petits et moyens détenteurs d’un petit portefeuille. Ces derniers payaient en moyenne 7% sur leur capital mobilier (statistique Min. Finances).

L’arnaque du gouvernement est la suivante : le taux de 30% se décomposera en 17,2% de CSG, CRDS et autres et 12,8% d’impôt sur le revenu. 12,8% − 7% = 5,8%. L’impôt sur le revenu du capital mobilier augmente de 5,8% ! C’est ce que Macron appelle une « baisse ». Elle permet de compenser avantageusement la suppression de l’ISF sur cette partie de la fortune.

Emmanuel Macron est-il vraiment le président des riches et des entrepreneurs ? Si l’on s’en tient à l’impact de la prochaine Loi de Finances pour la seule année 2018, l’assertion paraît difficilement réfutable.

* Le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement est abaissé, bravo ! se réjouit le patronat aveugle. Parce que les licenciements jugés par les Prudhommes ne représentent que 6 % des licenciements. Les indemnités des 94% d’autres licenciements sont relevées de 25%, ce qui va coûter très cher aux entreprises. Et Pierre Gattaz diplômé de l’Université Georges Washington n’a pas vu ça ? Les universitaires américains seraient-ils aussi mauvais en finances que nos énarques ?

L’Imprécateur




 

 

FAUT-IL (AUSSI) UN STATUT DE « PREMIÈRE BELLE-FILLE » ?
(L’Imprécateur)

Le très macrônien Planet.fr s’indigne de ce que Daniel Fasquelle, député du Pas-de-Calais, soit très remonté contre la fille de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière. « Il n’a pas supporté qu’elle soit reçue par le préfet de sa circonscription ».

Vendredi dernier, Thibaut Guilluy, ex-candidat d’En Marche ! à la députation de la 4ème circonscription du Pas-de-Calais rejeté par les électeurs, a été reçu par le préfet du département avec celle qui aurait été sa suppléante s’il avait été élu, Tiphaine Auzière, fille de Brigitte et belle-fille d’Emmanuel Macron (elle a 32 ans, lui 39), petite-fille de banquier. Cet entretien n’a pas du tout plu à Danielle Fasquelle, qui a remporté l’élection législative dans la circonscription en juin dernier.

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Daniel Fasquelle

@DFasquelle

‪#Macron‪ n’a pas osé créer un statut de 1ère dame. Peut-être bientôt un statut de « 1ère belle-fille » puisque celle-ci se croit tout permis ? « Quand le Préfet du 62 reçoit un membre de la famille du Prince battu aux élections à la place des élus, nous ne sommes plus en République », a dénoncé le député sur Twitter, en poursuivant : « Il n’y a que sous l’Ancien Régime que l’appartenance à la famille du Roi donnait des droits particuliers. Pour qui se prend #Macron ? »

 

Peut-être bientôt un statut de 1ère belle-fille ?

« Et les invectives (sic) ne se sont pas arrêtées là », souligne Planet.fr qui soutient Tiphaine en citant Fasquelle : « #Macron n’a pas osé créer un statut de 1ère dame. Peut-être bientôt un statut de “1ère belle-fille” puisque celle-ci se croit tout permis ? », a ironisé Daniel Fasquelle, toujours sur Twitter.

Ce dernier a même posté une vidéo pour faire part à ses électeurs de ce qu’il a qualifié de méthodes dignes de « l’Ancien Régime » a souligné VSD. Une vidéo dans laquelle il explique : « Je viens d’apprendre que la belle-fille du Président de la République a été reçue ce matin par le Préfet du Pas-de-Calais pour parler des dossiers de ma circonscription. […] Dans une démocratie, le fait d’être parent avec le Président n’offre aucun droit… Tiphaine Auzière a réagi, avec vigueur, aux propos du député via un communiqué sur Facebook » (Planet.fr). Eh oui ! Tiphaine Auzière dont le candidat député Guilluy a été battu a le culot d’assumer ! Est-elle de la famille du Roi, oui ou m. ?

Tiphaine Auzière

Vendredi dernier sur Facebook

« Daniel Fasquelle s’interroge sur les raisons de notre présence avec Thibault Guilluy chez Mr le Préfet pour défendre je cite « les dossiers de sa circonscription »..Comment parler de dossiers personnels quant il s’agit d’agir pour les citoyens de notre territoire. Qui plus est, si son travail était à la hauteur de ses provocations, nul doute que les habitants de la 4eme circo n’auraient pas besoin de nous solliciter. Quoiqu il en soit, nous l’invitons ainsi que tous les élus ou citoyens engagés à travailler avec nous pr notre beau territoire (Opalopolis, l’accès au soins sur le territoire, l’école de la ruralite, l’éolien, l’inclusion…) Intelligence collective plutôt qu intérêt personnel.. Ensemble EMT 6204 »

(sic)

Le nombre de fautes d’orthographe montre le haut niveau culturel de la Tiphaine en question. Mais c’est un détail, ce qui est grave est ce comportement de parvenue ou qui se croit telle parce qu’elle « est famille » avec le président. Notons que Fasquelle a parlé des dossiers dont il a la charge dans la circonscription dont il est l’élu légal et légitime. Il ne les revendique nulle part comme des « dossiers personnels » comme l’en accuse Tiphaine. Deuxième mensonge, les citoyens de la 4ème circonscription n’ont pas mandaté Guilluy et Tiphaine pour en discuter avec le représentant de l’État, c’est le préfet qui les a invités à le faire.

Daniel Fasquelle est universitaire et député LR. C’est suffisamment rare pour être mentionné, dans ce département traditionnellement très à gauche du Pas-de-Calais (que ce soit pour le communisme, le socialisme, ou la gauche du FN tendance Philippot) il a réussi à être élu sur un programme de droite. Cela dit, c’est lui aussi qui demande l’exclusion du mouvement Sens Commun qu’il juge trop à droite.

Tiphaine Auzières est la copine (et pas co-pine, Guilluy est marié, Tiphaine aussi) de Thibault Guilluy, riche PDG du groupe Arès qui vit de subventions pour la réinsertion des personnes en grande difficulté économique et sociale, essentiellement des migrants, dont le siège est dans le XIXème arrondissement de Paris. Guilluy est aussi cofondateur de Nous Citoyens, devenu une filiale d’En Marche ! dont tous les candidats, Guilluy, Tiphaine (suppléante), comme Jean-Marie Cavada, le célèbre ex-animateur télé, on été battus.

Cette affaire a priori mineure montre le mépris abyssal du président et du ministre de l’Intérieur pour les élus démocratiquement élus, s’ils ont donné instruction au préfet de convoquer sa belle-fille plutôt que le député de la circonscription pour parler de dossiers publics.

S’ils ne l’ont pas fait, s’il s’agit d’une maladroite initiative préfectorale, le préfet doit être limogé immédiatement. Il pourra dire qu’il ne s’agissait pas d’une invitation officielle, mais d’une consultation privée. Dans ce cas, pourquoi Tiphaine prétend-elle quelle a été mandatée officiellement par les électeurs (lesquels) pour aller chez le préfet ? Pour se faire mousser ? C’est le genre de la famille. Mais dans sous les cas, si ce sont Macron le président-beau-père et son domestique Collomb qui ont demandé au préfet d’inviter Guilluy et Aussière, et s’ils ne réagissent pas pour condamner Guilluy et Tiphaine, Fasquelle aura eu raison.

Nous serions sortis de la République pour entrer dans une néo-restauration de la Royauté. Ce serait Louis XVIII succédant à la IIème République, Macron dirigeant son royaume avec sa famille en se moquant des élus. Les Français pourraient être d’accord pour un Royaume mais alors, tant que nous sommes encore officiellement en démocratie, il faut qu’ils le disent par un vote.

L’Imprécateur




 

 

POURQUOI LA DROITE PERD-ELLE LES ÉLECTIONS ?
(L’Imprécateur)

Depuis des années nous nous battons pour que la droite revienne au pouvoir. Qu’elle soit de droite républicaine ou frontiste, peu nous importait, l’essentiel était que la gauche perde enfin le pouvoir et cesse de ruiner la France, d’appauvrir les Français  et d’en détruire l’esprit et la culture. À force de démontrer et d’argumenter, nous avions prouvé que c’est possible. Les sondages en 2016 donnaient enfin la droite largement gagnante sur un plateau avec Fillon dont le programme était solide. Fillon éliminé pour les raisons que l’on sait, la justice ne s’intéresse plus à lui, c’était le tour de Marine. Mais c’était sans compter sans la puissance de la finance mondiale qui année après année place ses pions dans tous les pays occidentaux.

Elle avait son candidat, Emmanuel Macron, poussé, formé et financé par son ami Henri de Castries, PDG d’AXA et « en même temps » président du groupe de Bilderberg. Il avait déjà fait élire Hollande en 2012, Sarkozy ayant compris lors d’une réunion au club Le Siècle en avril 2012 qu’il allait au devant de graves ennuis s’il ne laissait pas Hollande gagner. Il a récidivé en 2017 en faisant le nécessaire pour que Marine Le Pen se retrouve devant Fillon au premier tour, mais plombée par des pseudos accusations d’emplois fictifs, ce qui assurait la victoire de Macron, dont les millions gagnés chez Rothschild et mystérieusement disparus  n’intéressent pas le Parquet financier. Maintenant, avec Macron, ne nous faisons pas d’illusions, c’est bien la gauche qui est encore au pouvoir derrière une façade de quelques ministres venus de la droite par opportunisme : les impôts continuent à augmenter, les très riches s’enrichissent encore plus qu’avant et les pauvres s’appauvrissent, l’immigration augmente doucement mais surement, la sécurité ne s’améliore pas et l’islam gagne du terrain.

Comment ces défaites à répétition d’une droite majoritaire dans le pays et ces victoires d’une gauche fracturée et minoritaire sont-elles possibles ? Et Macron qui se dit ni droite ni gauche, élu avec 24% des inscrits ?

Ceux qui refusent la mondialisation financière associée à l’Internationale migrante qui a remplacé à gauche l’Internationale ouvrière, subissent une situation des plus paradoxales. Depuis des décennies, ils sont contraints d’endosser le costume taillé sur mesure de l’odieux fasciste au front étroit, aux idées simplistes et aux pulsions primaires, homophobe, xénophobe, islamophobe, etc.

Les partisans du Système financier mondial sont au contraire avantageusement dépeints comme des êtres tolérants, humanistes, intelligents, nuancés, ouverts, pédagogues, qui voudraient, comme leurs aînés que « cent fleurs s’épanouissent et que cent écoles rivalisent » (Mao-Tse-Toung), sous l’autorité ferme mais compréhensive d’un gouvernement mondial qui apporterait la paix éternelle dans un vivre ensemble harmonieux et multiculturel.

Le miroir du Système renvoie une image où le noir est foncièrement gentil et le blanc naturellement méchant.

Réfractaires et Patriotes

Aussi loin que l’on remonte, les milieux réfractaires ont toujours cherché à persuader par des arguments, des chiffres, des idées ou l’exposé de faits précis et vérifiables. Voyez nos blogs patriotes, les analyses sur l’immigration, le Grand Remplacement, le mondialisme, les sites de réinformation et la production éditoriale riche et diversifiée de ce milieu décalé, bien plus intellectuel que véritablement politique.

Alors que nos adversaires bienpensants, et le peuple qu’ils imprègnent par la télévision et les médias, se contentent de renforcer l’ambiance idéologique du moment, le « politiquement correct » de la saison, les Réfractaires cherchent à convaincre et à « réveiller » le peuple par des arguments et des raisonnements construits et freiner ce qui ressemble fort à une démolition contrôlée de notre civilisation.

Le Réfractaire n’a donc qu’une seule arme à sa disposition : la persuasion ! Nous réussissons à convaincre, les sondages le montrent. Seulement le peuple vote quand même pour le Système, aujourd’hui incarné par Macron qui le fait marcher à coups d’émotions. Nous prouvons les dangers de l’immigration musulmane incontrôlée, le Système sort le photomontage d’un petit garçon kurde, Aylan Kurdi, prétendument trouvé mort sur une plage turque (il était bien mort, mais ailleurs) et tout le monde est sommé de pleurer le petit migrant et d’oublier les attentats terroristes.

Et ça marche !

Le Réfractaire s’adresse à la raison et à l’intelligence, les maîtres d’œuvre du Système s’adressent à nos émotions et à nos instincts primaires. Le Système ne persuade pas : il manipule !

Le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, PUG 2014, nous explique pourquoi.

La psychologie de l’engagement

Dans une société où les médias ont au fil des ans dressé le peuple à réagir aux émotions, la psychologie de l’engagement démontre qu’une conviction, même forte, déterminera un comportement, si, et seulement si, un « acte préparatoire fait lien » entre celle-ci et celui-ci. Faute de lien la conviction a de fortes chances de rester à l’état de potentialité.

C’est bien là le drame : à droite, on ne sait pas créer cet acte préparatoire à la bonne décision. Ni l’autorité ni la persuasion ne sont des moyens réellement efficaces. L’autorité ne dure que le temps que dure la peur du gendarme et la persuasion n’implique pas forcément des changements comportementaux. Seulement dans 3% des cas disent les études !

Dimanche matin dernier, un reportage de la chaine Public sénat sur la Birmanie montrait comment les moines bouddhistes faisaient adhérer un groupe de villageois à la lutte contre l’islam :

  • « Nous pensons que le gouvernement est trop laxiste avec les islamistes. Dites-nous si vous le pensez aussi ».
  • Les villageois en cœur : « Oui, nous le pensons ».
  • « Bien… Que tous ceux qui le pensent lèvent la main ».
  • Et tous les villageois de lever la main !

Le commentateur expliquait qu’ensuite, après une heure environ de cette méthode, les moines obtenaient sans difficulté que tout le village uni agisse pour expulser les Rohingyas, et que c’était honteux, “islamophobe”, que les moines étaient racistes et défendaient leur religion, le bouddhisme contre un islam pourtant bienfaisant, etc.

Sans penser sans doute que sa chaine de télé (et bien d’autres) agissent en France de la même manière que les moines birmans quand elles participent au façonnage d’une société française où il est mal vu de ne pas affirmer haut et fort que les musulmans sont gentils, que la charia est compatible avec les valeurs républicaines, et que la droite républicaine est islamophobe, sexiste et archaïque.

Une société française qui finit par voter majoritairement pour le système qui l’opprime, la spolie par l’impôt et la prive lentement mais surement de ses libertés fondamentales et de sa sécurité. Une société française où il devient dangereux de s’exprimer.

Pensez à ce discours de Macron disant qu’il ne voulait à aucun prix de la droite lepéniste « Je n’en veux pas ! » et la salle en chœur « Non, on n’en veux pas ! ».

Macron hurlant à la façon du Führer : « Pas ça, pas ça, pas ça ! ». La salle reprenant « Pas ça, pas ça, pas ça ! », les chauffeurs de salle, une cinquantaine de jeunes en T-shirts En Marche ! l’ayant préalablement chauffée à blanc.

C’était la méthode des moines bouddhistes birmans pour convaincre les villageois de rejeter les Rohingyas musulmans, la méthode de la psychologie de l’engagement.

La moitié environ de ceux venus voir le one-man show de Macron étaient entrés sceptiques dans la salle, convaincus qu’il y a trop de migrants, trop d’impôts, pas assez de sécurité anti terroristes. Ils ont voté Macron ensuite.

Le pire, c’est que c’est aujourd’hui la droite elle-même, avec une proposition de loi venant de la gauche des Républicains, qui veut interdire à la droite d’utiliser l’émotion que provoquerait la diffusion des noms des terroristes et des photos de leurs crimes. (voir l’article)

Par contre, soyez certains que si c’est la photo tout aussi horrible d’une migrante enceinte entrain de se noyer en Méditerranée, vous y aurez droit en boucle pendant des semaines et il ne servira à rien de démontrer et prouver qu’il s’agissait d’un montage, la gauche aura gagné pour plus d’immigration.

L’Imprécateur




 

 

POUR QUI DONC ROULE GREENPEACE ?
(L’Imprécateur)

« Au nom de la défense de la planète, ils provoquent les États, défient les plus grandes entreprises, et se livrent à des actions commandos en bafouant les lois. On les surnomme les “guerriers verts de l’environnement” : ce sont les militants de Greenpeace, une ONG officiellement apolitique, animée par un idéal généreux et fonctionnant de manière désintéressée. Vraiment ? »
(Pierre Kohler)

Un « rapport » bien bizarre !

Greenpeace vient de communiquer aux médias français, qui en font grand bruit, un rapport selon lequel les centrales françaises ne seraient pas sûres.

Mais d’où sort ce rapport ? Il aurait été rédigé sur commande de Greenpeace à sept « experts internationaux indépendants »…

C’est là que le mystère commence.

La Société Française d’Énergie (SFEN) a posé la question à Greenpeace : qui sont vos experts « indépendants » ? Greenpeace refuse de donner les noms de ces « experts » sous prétexte de sécurité. Tout le monde se connaît dans ce milieu des ingénieurs du nucléaire, on aurait su tout de suite s’il s’agissait de vrais experts ou d’experts bidons rémunérés par Greenpeace pour faire le buzz.

Ce que pense la SFEN qui titre dans la Revue Générale Nucléaire : « Rapport Greenpeace : alerte ou coup de com ? » (Régis Le Ngoc, SFEN)

Le sujet étant sérieux, il fallait poser la question de la crédibilité de l’information donnée par Greenpeace. D’autant que Greenpeace n’est pas clair et que son passé de truqueur d’infos ne plaide pas en sa faveur. Souvenons-nous de Greenpeace montant ses oriflammes et ses affiches dans l’enceinte de centrales nucléaires et disant ensuite qu’on y rentrait comme dans un moulin et donc que la sécurité était nulle.

Or s’ils avaient pu rentrer, c’est que la direction avait reçu l’ordre du ministère de l’Écologie, en accord avec celui de l’Industrie, de les laisser pénétrer avec leurs échelles après avoir éloigné les membres du personnel de sécurité  prié de ne leur interdire que l’accès des zones sensibles.

Ces farceurs auraient aussi bien pu pénétrer par la grande porte juste à côté qui était ouverte ! Le ministère avait peur qu’un refus ne génère des accrochages et des incidents volontairement recherchés par les malfrats payés par Greenpeace (anciens militaires, cascadeurs, alpinistes et autres…) et les services de sécurité armés des centrales et leurs chiens.

Or, Greenpeace n’a donné à la presse qu’un résumé du rapport, écrit par ses communicants. Personne n’a vu le rapport lui-même, personne ne connaît les noms des fameux « experts ». Greenpeace refuse de les communiquer, s’ils existent. Aucun des experts de l’Agence de Sécurité Nucléaire ASN dont la rigueur est internationalement reconnue, aucun des 4000 experts de la SFEN, aucun ingénieur de Cadarache, d’EDF, du CEA ou d’AREVA n’a pu lire ce fameux et fumeux rapport pour juger de sa crédibilité.

Or, pour que la qualité d’un travail donnant lieu à rapport soit reconnue comme scientifique, il faut, c’est une règle internationale, qu’il ait été évalué par des pairs de ceux qui l’ont réalisé. En l’état actuel, le rapport de Greenpeace n’a aucune valeur. Cela n’étonne guère de la part de Greenpeace dont l’opacité des financements, de la gestion et des pseudo études est connue.

Une sécurité renforcée

Pas de failles dans la sécurité comme le prétend Greenpeace : un double enceinte barbelée cerne les centrales, munie de détecteurs de présence, séparée par un large couloir où patrouillent en permanence des gardes lourdement armés. Quand Greenpeace pénètre, c’est que les autorités l’y ont autorisée et que les papiers d’identité des militants ont préalablement été vérifiés par la gendarmerie. 

Quand l’ASN ou l’IRSN, publient une étude ou un rapport, il a été contrôlé et validé, il est rendu public. La prise en compte du risque terroriste n’est pas nouvelle, et les acteurs du nucléaire, industriels et autorités compétentes, n’ont pas attendu Greenpeace pour agir. À chaque évènement majeur, les dispositifs matériels et humains ont été renforcés. Suite aux attentats du 11 septembre 2001 et le crash d’avions de ligne sur les tours jumelles et le Pentagone, des mesures ont été prises pour renforcer les réacteurs. Celles-ci ont d’ailleurs été auditées, puis validées par l’IRSN et l’ASN.

Les systèmes de protection ont également été renforcés en raison de la série d’attentats et de l’état d’urgence. Les exploitants (AREVA, EDF et CEA) ont renforcé la protection de leurs sites. Des dispositions spécifiques ont été mises en place à l’entrée des installations ainsi que des efforts supplémentaires pour la protection des zones à accès contrôlé (piétons, véhicules). Le contrôle du personnel a, lui aussi, été accru.

Ces mesures viennent compléter un arsenal éprouvé : les industriels et le ministère de la Défense (armées de l’air et de terre notamment) travaillent ensemble depuis de nombreuses années et coordonnent leurs actions. En outre, toute personne qui entre sur une installation nucléaire (professionnels, sous-traitants, visiteurs) fait l’objet d’une enquête par la Préfecture. 100.000 enquêtes sont ainsi réalisées chaque année pour les sites d’EDF.

Le bâtiment réacteur et le bâtiment contenant le combustible ont été conçus pour résister tous les deux aux risques de séisme, d’inondation, de chutes d’avions et d’actes de malveillance comme le terrorisme.

Si l’ASN avait le moindre doute concernant la robustesse des installations, elle exigerait l’arrêt immédiat des réacteurs. Les derniers évènements, notamment l’arrêt des quatre réacteurs du Tricastin, témoignent de son indépendance, de son pouvoir et surtout de sa volonté de maintenir un niveau de sûreté maximal sur l’ensemble des installations nucléaires en France.

S’il y avait le moindre risque sur les piscines des réacteurs, l’ASN demanderait des renforcements.

À qui profitent ces mensonges? − La vraie nature de Greenpeace

Maintenant, qui donc a payé Greenpeace pour salir la réputation de grande sécurité du parc nucléaire français ?

Photomontage mensonger et de mauvaise qualité d’une baleine vomissant du plastique. Notez que la forme de la gueule ne correspond pas du tout à celle d’une baleine, ni d’un cachalot, que ce soit pour la mâchoire supérieure ou l’inférieure, non plus que la position de l’aileron.

Quand Greenpeace militait pour la protection des baleines, les experts en cétacés, comme le professeur Doumenge directeur du Musée Océanographique de Monaco et membre de la Commission baleinière internationale, ont vite remarqué un fait troublant. Les baleiniers japonais et norvégiens sitôt chassés par Greenpeace et ses commandos des zones de chasse, étaient dès le lendemain remplacés par des baleiniers russes que Greenpeace laissait tranquilles. Doumenge découvrit que Greenpeace était largement subventionnée par les Russes pour les débarrasser de leurs concurrents.

Greenpeace ne vit pas de l’air du temps, son colossal budget (300 millions d’euros en 2013, 1.400 salariés) est alimenté par des États, les cotisations des sympathisants y comptent pour peu. François Breteau, un dirigeant de la branche française de l’ONG, témoigne: « C’est un système très fermé qui fonctionne de façon non démocratique et avec beaucoup d’argent. » Et le très écologiste Jacob von Uexküll, fondateur du Prix Nobel alternatif de l’environnement, avait été mis en dehors de Greenpeace sous prétexte qu’il avait nui à l’image de l’ONG. Il avait en fait simplement suggéré qu’une partie des centaines de millions récoltés soient consacrés à des projets écologistes !

L’aspect financier a toujours été un aspect prédominant dans les campagnes de la multinationale financière verte Greenpeace. Pour Jacky Bonnemains, ex-président de Greenpeace France, « Greenpeace est devenu la caricature du nouveau riche. Ils ne savent pas quoi faire de leur argent mais ils le gardent soigneusement. » En fait, dans les années 90, il a été prouvé que l’ONG n’utilisait qu’environ 5% des fonds récoltés dans les campagnes proprement dites, le reste de l’argent, selon son ancien comptable Franz Kotte, est utilisé à faire des placements spéculatifs sur les marchés financiers internationaux. Les campagnes de protection de la nature ne sont que des campagnes de pubs destinées à collecter l’argent des écolo-naïfs.

Pour sa part, le norvégien Björn Oekern (un autre ex-directeur) déclarait en 1993 que « toute personne imaginant que l’argent de Greenpeace est dépensé pour l’environnement fait fausse route… La principale raison expliquant la priorité accordée aux baleines, c’est que cela rapporte beaucoup d’argent. »

Le marché des centrales nucléaires est en plein essor dans le monde. La France en fut le leader jusqu’à l’arrivée de la mode écologiste du « renouvelable » qui torpille le nucléaire français sous prétexte de transition énergétique. Seulement les autres pays ont compris que la France est en train de se carbonner à outrance, au point qu’elle ne tardera pas à rejoindre l’Allemagne à la tête des pays les plus pollueurs en CO2. Déjà, ses importations de charbon ont doublé en 2017 par rapport à 2016. Il faut bien alimenter les centrales à charbon, et surtout à gaz, qui suppléent au faible rendement énergétique et aux nombreux aléas de production de l’éolien et du solaire. Même des pays comme l’Arabie saoudite, la Bulgarie ou l’Algérie s’équipent en centrales nucléaires, sans compter la Chine qui en construit une cinquantaine pour 2020, mais ce n’est plus la France qui les fournit.

Le nucléaire est la seule énergie abondante, peu chère et sans CO2. La Russie a été la première à dépasser la France sur ce marché, la Chine fait des efforts considérables pour prendre la première place. Ces deux pays ne seraient pas fâchés de couler définitivement leur concurrent français. Lequel des deux finance Greenpeace cette fois-ci pour publier des faux rapports ?

S’il existe, il est facile à Greenpeace de le prouver, il suffit de le communiquer aux autorités compétentes.

L’Imprécateur

[1] Traduction de la locution novlangue « paralogique assertorique à tendance captieuse » en Français : délire chronique (paralogique) constaté dans les faits (assertorique) qui tend à tromper par une apparence de vérité (captieux).
[2] Schuld = faute, responsable, coupable.




 

 

“EN MARCHE !”… VERS LA FRANCE SOVIÉTIQUE
(L’Imprécateur)

« Ceux qui traînent derrière seront battus » (Staline).
« Certains feraient mieux d’aller voir ailleurs au lieu de foutre le bordelIl y a une France qui traîne… et une France qui travaille, il faut la laisser avancer » (Macron).
Une similitude de pensée évidente !

1917 – 2017 : il y a 100 ans, la Révolution d’Octobre

Le centième anniversaire de la révolution soviétique d’octobre, déclenchée par Lénine et Trotski, sera fêté le 25 octobre (si les autorités retiennent la date du calendrier Julien qu’utilisait encore la Russie en 1917) ou le 7 novembre (si elles choisissent le calendrier Grégorien que nous utilisons aujourd’hui). Peu importe, toute la gauche française va fêter la création de la première dictature socialo-communiste. Elle devait apporter le bonheur universel et la liberté par le progrès socialiste, mais s’est terminée en 1989 en naufrage économique comme en ont connu, sans exception, tous les systèmes socialistes dans le monde.

Voir le dernier en date : le Venezuela actuel.

Est-ce la raison de la folie marxiste qui saisit soudain le président Macron et ses équipes d’incompétents ou, plus simplement, le retour du ni-droite-ni-gauche électoraliste vers les bonnes vieilles utopies socialistes déjà mises en œuvre par les mêmes quand ils travaillaient pour Hollande ?

La grand-place de la capitale de Birobidjan

À partir de 1920, les dirigeants soviétiques commencèrent à déporter les Juifs en Sibérie, à 630 km au nord de Vladivostok, dans un lieu de l’oblast (province) de Birobidjan (en russe : Биробиджан ; en yiddish : ביראָבידזשאַן) où fut construit un camp de concentration qui devint ville par le miracle du travail, de la volonté, de l’intelligence et de l’organisation des Juifs, et le centre administratif de l’Oblast autonome juif en Russie. Aujourd’hui, il y a 80.000 habitants.

Puis, il déportèrent les Tchétchènes musulmans, les Tatars, les Chrétiens, les bourgeois, les politiques déviants… et exterminèrent consciencieusement la classe paysanne en Ukraine par la famine. Soit le paysan mourrait, soit il devenait ouvrier de la ferme collective kolkhoze : dix millions de morts d’une famine organisée par les communistes.

Staline mit trente ans à créer son paradis socialiste sans lésiner sur la mise à l’écart ou l’extermination de pans entiers de la société russe, ceux, disait-il, « qui trainent derrière« . Aujourd’hui en France, « On va voir tout le système socialiste en marche » (Marielle de Sarnez). En marche vers quoi ?

Retraités : les nouveaux koulaks

Emmanuel Macron, son gouvernement et ses soutiens financiers, continuent en l’aggravant la politique entreprise par Hollande. Elle commence par la marginalisation des retraités en les appauvrissant par la CSG. Fidèle disciple de Jacques Attali, Macron pense comme lui que les retraités sont « inutiles » et devraient « être euthanasiés » avant de prendre leur retraite.

« Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures ».
(Jacques Attali « L’avenir de la vie »).

Il y a déjà quelqu’un qui avait commencé quelque chose comme ça. C’était le IIIème Reich qui élimina « les bouches inutiles et les improductifs », notamment les handicapés mentaux.

Attali et Macron oublient que les retraités ont cotisé toute leur vie en travaillant beaucoup plus que ne travaillent les jeunes d’aujourd’hui et que si leurs caisses de retraite sont vides, c’est parce que l’État socialiste a puisé dedans pour abonder celles des fonctionnaires, déficitaires parce que mal conçues dès l’origine, et qu’il en a confié la gestion à des organismes paritaires dont les méthodes laissent à désirer en raison de leur incompétence notoire à gérer quoi que ce soit.

Antisémitisme, christianophobie et islamophilie

La continuation de la politique de Hollande se montre encore en ne condamnant pas, sinon dans les cas extrêmes, l’antisémitisme ouvertement revendiqué par la majorité des jeunes musulmans, provoquant l’expatriation de milliers de Juifs chaque année. Même chose avec les cas multiples de profanation des édifices religieux chrétiens (près de 200 non-sanctionnées cette année), et maintenant en faisant accuser par sa presse les bouddhistes de racisme, génocide et brutalité quand, en Birmanie, ils ne font que se défendre contre une invasion islamiste avec pour fer de lance l’Armée de libération des Rohingyas déjà dans la place.

Encourager, subventionner (comme le faisait Hidalgo), protéger l’islam et détruire toutes les autres religions, Macron le fait, Mélenchon et Hamon l’auraient fait, et « en même temps » disent qu’ils respectent la laïcité.

Et bientôt, la nationalisation des sols ?

Hollande avait rêvé de taxer les propriétaires-occupants (de leur maison) au niveau du loyer qu’ils auraient eu à payer s’ils n’avaient été que locataires. C’était une idée que lui avait soufflé un petit électricien raté à qui son militantisme gauchiste actif a permis d’obtenir des postes ronflants dans une multitude d’organisations parasites financées par nos impôts. Ce projet ayant suscité une levée de boucliers a fait long feu, mais il récidive en proposant à Macron de faire ce qu’avait fait Staline dans les années 20, réquisitionner les terrains et taxer les propriétaires des immeubles construits dessus.

Le projet n’est pas retenu dans l’immédiat, le ministre de l’Intérieur ayant signalé que le moment était mal choisi alors que les Français ont déjà du mal à digérer une hausse macronienne des impôts dont le versement de compensations promises à certains, mais pas à tous, est reculé à Pâques ou à la Trinité. Macron le garde-t-il sous le coude ? Macron n’aime pas les gens, « les immobiles » que sont les propriétaires sur lesquels il a déjà réussi à reporter l’ISF et il en exonère les milliardaires dont le patrimoine est essentiellement composé de biens mobiliers (actions…). II finira bien par prêcher que taxer les propriétaires de leur logement serait une question de justice sociale, puisqu’il y a des gens qui louent, parce qu’ils sont dans le camp du bien macronien en étant mobiles.

Il sera alors temps de nationaliser la propriété immobilière des terrains et immeubles.

En attendant, le « ministre de la transition écologique et solidaire » (ne riez pas, c’est de la novlangue) voudrait commencer à ruiner les propriétaires sous prétexte du bien écologique, en les obligeant à calfeutrer à mort leurs bâtiments.

Ce bon photographe et homme d’affaires est illogique, car s’il croit au réchauffement climatique comme il le dit, pourquoi isoler du froid des bâtiments qui bientôt seront en surchauffe extérieure ?

Illogique et donneur de mauvais exemple.

Hôtel de Roquelaure, 75007 Paris

L’Hôtel de Roquelaure  du Boulevard Saint Germain (mais voyez le parc !) où il a son appartement ministériel parisien a été construit au XVIIème siècle, racheté et transformé en 1709 par le maréchal Duc de Roquelaure. Ce grand bâtiment aux combles immenses est-il bien isolé ? Permettez-nous d’en douter.

La manière et le moment où les propriétaires seront taxés ne sont pas encore décidés, mais ils le seront. Où cela devient contradictoire, c’est que « en même temps », les aides publiques à l’isolation sont diminuées et devraient disparaitre dans deux ans (Budget 2018) !

Politique de gribouilles ? − Non : politiques socialistes.

Les cafouillages de la motorisation électrique

Illogique, donneur de mauvais exemple et mauvais calculateur. Hulot veut aussi mettre tout le monde à pied, en vélo ou en voiture électrique. Si Macron est un grand ami de la famille Bolloré, principal fabricant français de batteries électriques pour véhicules, c’est évidemment une pure coïncidence.

Quoiqu’il en soit, n’achetez pas de voiture électrique maintenant, elle sont déjà techniquement périmées.

En effet, la quasi totalité des voitures électriques modernes sont équipées de batteries au lithium-ion. Elles soulèvent de gros problèmes écologiques, parmi lesquels leur recyclage, et des problèmes environnementaux liés à l’extraction du lithium. De plus, bien que des progrès aient été réalisés, elles sont loin de rivaliser avec les moteurs thermiques pour la facilité et le temps de réapprovisionnement et leur capacité d’autonomie, toujours largement inférieure aux chiffres donnés par les constructeurs. De plus, il y a un risque d’emballement thermique en cas de surcharge. Et enfin, elles coûtent cher à produire, c’est la cause du coût élevé des véhicules électriques, alors que les moteurs électriques sont moins chers que les moteurs thermiques.

Des études sont en cours pour résoudre ces problèmes avec des batteries lithium-titanate, lithium-fer-phosphate, lithium-air, etc.

Mais surtout, on attend beaucoup du graphène, notamment pour obtenir des batteries relativement abordables pour des autonomies qu’on peut qualifier d’impressionnantes, de l’ordre de 1.000 à 2.000 kilomètres, des recharges rapides, de quelques secondes à 15 minutes maximum, et des cycles de vie pouvant dépasser les 10.000 recharges.

Premier problème, le graphène constitue l’élément structurel de base des nanotubes de carbone de forme cylindrique et des fullerènes, sphériques. Les nanotubes de carbone vont dans les batteries, et les fullerènes en combinaison de l’hydrogène pour transporter ce dernier avant exploitation dans une pile à combustible. Les recherches sur les applications du graphène et de ses composés sont encore très récentes, mais elles montrent déjà que ces matériaux ont des capacités extraordinaires de stockage de l’énergie qui va les rendre incontournables. Seulement… c’est du carbone ! Il est vrai qu’il n’est pas consommé par la batterie, mais il est extrait du graphite (d’où le nom « graphène ») et le cout de cette extraction est pour le moment exorbitant.

Tout cela évoluera, mais en combien de temps ?

Et puis, il faut juste espérer que l’extraction du graphène soit plus propre que celle du gaz de schiste…

Cela dit, il faudra au minimum 7 centrales nucléaires supplémentaires pour fournir le courant nécessaire à l’alimentation de 40 millions de voitures électriques en 2030. N’est-ce pas contradictoire avec la suppression de 20 centrales d’ici là, comme le souhaite l’hélicomaniaque Hulot ?

L’Imprécateur



 

 

LES “SAUTS DE CABRI” DE MACRON
(Jean Goychmann)

Le discours de la Sorbonne

Écoutant le discours d’Emmanuel Macron dans le grand amphi de la Sorbonne, il m’est revenu en mémoire la célèbre exclamation de de Gaulle qui fustigeait ceux qui faisaient « des bonds de cabri sur leur chaise en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe !!! » [1]. Déjà à l’époque, de Gaulle, qui n’était pas dupe des raisons non-avouées qui avaient conduit l’État Profond américain à laisser croire aux peuples européens que le projet qu’il développait « en sous-main » devait mener à ce qu’il est convenu d’appeler « une Europe intégrée » alors qu’il s’agissait simplement de créer une zone de libre-échange ouverte à tous les vents de la mondialisation future. Naturellement, cette Europe intégrée devait ouvrir aux peuples européens un avenir radieux de paix et de prospérité afin de solliciter leur adhésion.

La Trilatérale

Aujourd’hui, plus de cinquante ans après, les objectifs déclarés ont évolué. La nécessité de l’intégration n’est plus guidée par la perspective de paix – considérée comme acquise – mais pour répondre à un autre danger lié à la mondialisation. Je trouve d’un cynisme absolu le fait de nous dire que notre industrie n’est plus capable d’affronter seule la concurrence mondiale, notamment celle de la Chine, alors que, depuis des années, nos dirigeants ont constamment agi pour l’affaiblir. J’ai encore dans l’oreille les propos de ceux qui, suivant le projet d’organisation mondiale tel que le concevait la Commission Trilatérale dans les années 70’, pensaient que le moment était venu de faire passer les pays développés vers l’ère “post-industrielle”.

Cette Commission Trilatérale, créée en 1973 par David Rockefeller et Zbignew Brezinzki, pensait qu’une nouvelle distribution des activités financières, commerciales et industrielles à la surface de la planète allait permettre d’assurer la paix mondiale grâce à une répartition harmonieuse de celles-ci.

En gros, les pays fortement industrialisés allaient évoluer vers les activités financières : les pays en voie de développement (aujourd’hui appelés BRICS) deviendraient l’atelier du monde et on les aiderait à y arriver. Quant aux autres, on se contenterait d’exploiter leurs richesses naturelles…

Et ce plan a parfaitement fonctionné. Outre le fait qu’il permettait à la Réserve Fédérale d’imprimer des dollars sans limite après le 15 août 1971 afin de permettre un accroissement phénoménal des échanges commerciaux – notamment avec la Chine – mais également de fournir suffisamment de devises pour les transactions pétrolières [2], il a permis un essor industriel sans précédent des pays qui sont devenus, grâce à de nombreux transferts de technologie, capables de produire à bas-coût tous les produits correspondant aux besoins mondiaux.

L’industrie française

Vouloir aujourd’hui défendre l’industrie française en vendant les quelques entreprises phares qui subsistent en prétextant la nécessité de s’opposer à ce qu’eux-mêmes ont créé, mérite quand même d’être souligné. Le propos d’Éric Zeymour citant Bossuet − « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » − me semble particulièrement bien adapté…

« Il nous faut plus d’Europe ! »

Ainsi donc, notre cher Président enfourchant à son tour le cheval du mondialisme à bannière européenne, nous dit : « Il nous faut plus d’Europe ! » Et pour commencer, il nous propose une Europe à plusieurs vitesses. Tiens-donc ! Il feint de découvrir qu’une Europe à 27, c’est moins facile à mettre d’accord qu’une Europe à 17. S’il nous l’avait demandé, on lui aurait dit, mais passons… En fait, il veut faire une sorte « d’Europe dans l’Europe » où chaque pays pourrait choisir (un peu comme à Center-Parc ou au Club-Med) les activités qui lui convienne. Nous aurions ainsi un ministre des finances de la zone euro, une dose de députés transnationaux à Strasbourg (sur les sièges libérés par les anglais), une force militaire européenne, et quelques gadgets en plus. Ensuite, se pose le problème du financement de ces mesures, une fois adoptées. Pas de soucis ! Il nous ressort la taxe carbone et la taxe « Tobin ». Et ça, c’est plutôt marrant.

Commençons par la Taxe Tobin

Elle remonte à 1972, date à laquelle l’économiste prix Nobel anglais avait proposé de taxer les transactions internationales pour limiter l’effet de volatilité des devises due aux marchés financiers. Son inefficacité a été soulignée par la Cour des Comptes le 26 juin 2017 [3].

Ensuite, la taxe carbone

Dans un article récent, j’ai dit ce que je pensais de cette taxe [4] et dans quelles conditions elle avait été établie. En cherchant un peu plus, j’ai trouvé la confirmation de son origine, et cela me gêne quelque peu [5]. À l’ordinaire, je n’ai pas une confiance absolue sur la fiabilité des informations trouvées sur le Web, mais un détail a cependant attiré mon attention sur le contenu de ce site. Il s’agissait d’une déclaration de Simon Linett, VPE Rothschild à la City.

Apparemment, ce texte avait été écrit dans le cadre du projet du Traité de Copenhague. Il s’agit de mettre en place une institution internationale à laquelle « les nations doivent céder leur souveraineté ». On retrouve comme par hasard, dans ce projet de Traité signé à la Conférence de Copenhague de 2009, un mode de financement comportant une TTF (Taxe sur les Transactions Financières) et une taxe carbone.

Simon Linett écrit d’une façon ouvertement explicite que « Le “changement climatique” est simplement une étape sur le chemin de quelque chose de plus grande envergure qui pourrait bien se prolonger au-delà de cette question simple mais critique. »

Les choses sont claires : seul un gouvernement mondial pourrait traiter les problèmes planétaires. Et que ce soit Emmanuel Macron (lui-même passé par la maison Rothschild) qui le propose à nouveau dans un contexte totalement différent de celui du climat, indique qu’il y a probablement une source nouvelle de profit pour l’oligarchie financière mondialiste. Analysé de ce point de vue, le discours d’Emmanuel Macron est en parfaite cohérence avec ce que dit Simon Linett. Il est dirigé contre la souveraineté des Nations qui constitue encore l’obstacle majeur à l’établissement de ce pouvoir mondial.

Où est passé notre Ministre des Finances ?

Chose curieuse : avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de Ministre des Finances dans le gouvernement français actuel ? Cette absence est en elle-même révélatrice de l’orientation que lui donnait le président Macron. S’il n’y a pas de ministre en charge des finances françaises, c’est que quelqu’un d’autre − hors du gouvernement − doit s’en charger… Il lui reste simplement à convaincre nos amis allemands de faire de même…

L’artifice de la souveraineté européenne n’est qu’une illusion verbale et un abus de langage. La souveraineté ne peut s’exercer qu’au travers du cadre d’une nation. Il n’y a ni nation européenne, ni peuple européen. Il n’existe aujourd’hui qu’une mosaïque de nations dont on peine à croire qu’elles aient des visions convergentes de leurs devenirs respectifs. Leurs dirigeants, de plus en plus coupés de leurs peuples, semblent avoir déjà accompli le saut mondialiste et s’accommodent visiblement de la perspective d’un gouvernement mondial au nom du sens de l’Histoire, alors que ceux qu’ils administrent commencent à discerner quel est l’enjeu véritable qui est resté soigneusement caché. Emmanuel Macron est lucide, et sait que la course de vitesse est d’ores et déjà engagée. Le projet qu’il défend doit nécessairement aboutir pour couper toute velléité de retour en arrière. L’Europe acquise, le reste du monde devrait suivre.

À moins que…

Jean Goychman
27/09/2017

[1]  https://www.youtube.com/watch?v=XtPrGP2OgHU
[2] ↑ En 1973, le cours du baril a été multiplié par 4, passant de 3 à 12 dollars.
[3]  http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2017/06/26/la-cour-des-comptes-dresse-un-bilan-tres-critique-de-la-taxe-tobin_5151489_1656968.html
[4] ↑ http://www.minurne.org/?p=12100
[5] ↑ https://interetpourtous.com/2016/08/03/le-plan-rothschild-pour-un-gouvernement-mondial/




 

 

POURQUOI L’EURO TUE NOTRE ÉCONOMIE
Jean Goychmann

Depuis la fin de la guerre, les échanges mondiaux se sont généralisés. Toutefois, cette mondialisation n’a été rendue possible que par l’occurrence de deux évènements distincts, en apparence indépendants l’un de l’autre.

L’ère du troc ayant pratiquement disparu depuis le moyen-âge, les échanges entre pays se sont réalisés par l’intermédiaire d’un agent, au début économiquement neutre, appelé la monnaie, dont la valeur intrinsèque s’exprimait couramment depuis le Moyen-Âge, en grammes d’or (Système du Gold exchange). Cette parité limitant la création monétaire (et donc les dépenses des États) ceux-ci cherchèrent à faire sauter ce verrou. Ainsi sont nées les monnaies dites « flottantes » dont la valeur résultait de « l’offre et de la demande ». Le franc-or ainsi que la livre-or ont disparu en 1914 afin de pouvoir assurer le financement de la guerre par l’émission de monnaie fiduciaire et les emprunts d’État. En 1944, le dollar américain a été choisi comme monnaie de réserve internationale en raison de sa parité-or, qui avait toujours été maintenue, garantissant ainsi sa stabilité dans le temps

Par ailleurs, l’aspect « mondial » de la guerre avait démontré qu’il existait les moyens technologiques de faire voyager d’énormes quantités de matériel d’un continent à l’autre.

La conjonction de ces deux phénomènes a permis l’avènement de la mondialisation.

En 1971, les besoins en financement des États-Unis étaient tels que la Réserve Fédérale dût suspendre la convertibilité-or du dollar, qui devint flottant à son tour. Cela posait un réel problème de commerce international en raison de l’instabilité de cette monnaie pouvant s’apprécier ou bien se déprécier en fonction des marchés. D’autant plus que les besoins en dollars pour les transactions pétrolières subissaient une croissance exponentielle en raison des décisions de l’OPEP qui avaient multipliées par quatre le prix du baril durant l’année 1973.

Augmentation de la dette des USA

Or, l’émission des dollars ne pouvait se faire qu’en contrepartie d’émission de bons du Trésor Américain, c’est-à-dire une augmentation de la dette américaine vis-à-vis de la FED.

John Connally

La double nature de monnaie américaine (domestique et internationale) a déséquilibré la balance du commerce extérieur américain, car le pays devait être outrageusement importateur afin d’exporter en contrepartie les dollars nécessaires aux échanges internationaux. Cela avait même fait dire à John Connally, secrétaire du Trésor américain, en s’adressant aux puissances étrangères : « le dollar est notre monnaie et votre problème ».

MAASTRICHT : naissance de l’euro et fantasme de l’État fédéral européen

Et l’euro, dans tout ça, me direz-vous ? – J’y arrive. Après l’échec du dollar AMGOT de 1944 [1], la tentation a toujours été forte d’établir une monnaie européenne avec une banque centrale indépendante sur le modèle de la FED ou de la BoE. Après le SME qui préfigurait cette monnaie, le projet « euro » pris corps avec le referendum de Maastricht en 1992. Conscients de la disparité économique des futurs pays utilisateurs, des critères dits « de convergence » devaient permettre d’assurer une transition en douceur avec les monnaies nationales. Issus de négociations souvent difficiles, les critères retenus laissaient cependant une porte largement ouverte aux impétrants quels qu’ils soient.

Le véritable objectif était d’établir un État fédéral, projet envers lequel les peuples se montraient plutôt réticents. Les promoteurs de la monnaie unique étaient persuadés qu’au bout de quelques années, les peuples accepteraient cet État fédéral et que les problèmes d’interface se trouveraient réglés. Cette politique du plan incliné, chère aux organisations fabiennes, fit long feu. Après les premières années, plutôt euphoriques, où les pays les plus faibles économiquement découvrirent les emprunts faciles à faible taux, leurs dettes publiques commencèrent à dépasser les seuils d’alerte. Comme les ratios des dettes publiques s’expriment par rapport au PIB, il leur fallait maintenir un taux de croissance record pour confiner leurs dettes. Cette croissance ne pouvait résulter que du développement du marché intérieur comme extérieur de ces pays.

La crise de 2008 et le volte-face de l’Allemagne

En 2008, la crise financière internationale a tué cette euphorie des premières années et a mis en évidence l’absence de solidarité des pays de la zone euro. Les allemands, radicalement opposés à la « mutualisation des dettes publiques » ont de facto porté un coup d’arrêt au fédéralisme. Les taux d’emprunt ont commencé à diverger fortement et les « critères de convergences », en particulier ceux des dettes publiques, n’ont plus été respectés.

C’est là où les difficultés sont survenues.

  • Un pays exportateur voit les devises rentrer à la place des biens exportés. Ces devises viennent renforcer son économie mais également, dans une situation normale, entraînent une réévaluation de sa monnaie. Cet effet régulateur se traduit par une baisse de compétitivité qui freine ses exportations.
  • A contrario, un pays importateur voit sa monnaie quitter son territoire, ce qui l’oblige à en émettre davantage, donc sa monnaie se déprécie. Cela entraîne une augmentation naturelle de sa compétitivité, donc un meilleur positionnement à l’export.

Or la zone euro est constituée de pays importateurs et exportateurs.

  • Pour ces derniers, tout va bien car le bilan « import/export » rapporté à l’ensemble de la zone diminue l’effet exportation et la monnaie qu’ils utilisent se renchérit moins que s’ils étaient les seuls à l’utiliser.
  • Pour les autres, ceux qui sont « importateurs nets », c’est le phénomène inverse qui se produit. En plus de leurs difficultés de production, ils doivent subir le renchérissement relatif de leur monnaie qu’ils ne peuvent plus dévaluer. Ils doivent donc emprunter pour couvrir leurs dépenses. Ils se trouvent alors pris dans la spirale de l’austérité, car ils ont de plus en plus de mal à emprunter pour combler un déficit croissant en raison des taux d’emprunts intenables. Ils doivent alors augmenter les impôts, diminuer les salaires et vendre les « bijoux de famille » [2].

Bien évidemment, cet aspect des choses a toujours été occulté par les eurofédéralistes (de plus en plus mondialistes) qui préféraient tuer dans l’œuf tout débat sur ce sujet, préférant répéter à satiété que « quitter l’euro serait une folie qui ruinerait les petits épargnants ».

Pourtant, ces divergences entre les États de la zone euro, entretenues par le manque d’effet régulateur, ne peuvent que s’amplifier dans le temps. Et plus elles s’amplifient, plus le coût d’un éventuel fédéralisme qui s’avèrerait nécessaire pour maintenir la zone euro menacée d’éclatement, devient élevé. D’autant que ceux qui pourraient payer devraient renoncer de facto à un énorme avantage, tout en s’appauvrissant lors des transferts nécessaires.

La solution fédérale ?

Peut-on raisonnablement espérer une solution fédérale ? – Dans l’absolu, tout est possible. Mais dans la réalité ? Cela fait 55 ans (presque deux générations) que le problème est posé. Ceux qui y auraient intérêt ne peuvent la financer et ceux qui pourraient la financer n’y ont aucun intérêt. C’est pour cela que la plupart des économistes n’y croient plus. On peut toujours se gargariser et « sauter sur sa chaise » comme le disait le général, la réalité est là. Alors, bien sûr, on peut feindre d’y croire, chaque jour gagné étant un résultat en soi. Mais après ?

La politique de Macron vis-à-vis de l’Allemagne

C’est aussi la raison pour laquelle Emmanuel Macron veut emmener à tout prix l’Allemagne dans la barque du fédéralisme, y compris en changeant les contours de la zone euro (autant que faire se pourra) afin de donner aux allemands les gages nécessaires. Le programme d’austérité destiné à réduire coûte que coûte nos dépenses publiques, qu’il veut nous imposer de façon à nous remettre dans les clous des traités européens, ne correspond qu’à cette démarche. Il espère ainsi amener Angela Merkel à sortir du scepticisme qu’elle manifeste à l’égard de l’Europe depuis des années. Ce scepticisme étant en grande partie justifié par ce qu’elle considère comme du laxisme budgétaire, Emmanuel Macron pense que seul « un passage en force » le crédibiliserait auprès d’elle. Rien n’est cependant garanti car l’Allemagne à tout intérêt à ce que ce différentiel se prolonge, comme en témoignent les courbes éditées par Eurostat.

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Robert Alexander Mundell

Au-delà des manœuvres politiciennes, il existe cependant une réalité. Chaque fois qu’une même monnaie était utilisée par plusieurs États au mépris des règles édictées par Robert Mundell [3] dans sa Théorie des zones monétaires optimales, aucune de ces monnaies n’a pu perdurer en tant que monnaie commune. Ce fut notamment le cas pour l’Irlande après la guerre de 14, qui utilisait la monnaie du Commonwealth, tout comme la Nouvelle Zélande.

Thomas Jefferson disait même que la cause majeure de la révolte des colons américains en 1775 était le « Currency Act » [4] de 1765, qui leur interdisait d’émettre leur propre monnaie et les forçaient à utiliser la monnaie anglaise.

Jean Goychman
23/09/2017

[1] AMGOT : American Military Government for Occupied Territories.
[2] http://www.capital.fr/economie-politique/croissance-chomage-dette-la-france-boulet-de-l-europe-1204084
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mon%C3%A9taire_optimale
[4] http://www.dinosoria.com/independence-day.html


 

 

LES OURAGANS ET LA…
“TAXE CARBONE” !
Jean Goychmann

Un cyclone a dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Cette dernière est plutôt connue sous le nom de Saint-Barth dans le petit monde de la jet set. La population de cette petite île de 9.000 habitants environ est essentiellement constituée d’européens et d’américains fortunés. Wikipédia nous apprend que « en 1957, David Rockefeller y achète une propriété. Le milliardaire est imité, et depuis les années 1960 l’île s’est transformée en une destination touristique de luxe, renforcée par l’interdiction de construire des immeubles de grande hauteur et l’absence d’un tourisme de masse. »

Nul ne conteste que cette île a été durement touchée mais il est néanmoins surprenant que durant plus de 48 heures, l’ensemble des médias “main street” (comme dirait Le Huffington Post) aient passé en boucle sans discontinuer des images de cette catastrophe somme toute… naturelle. Que l’on doive éprouver de la compassion pour les malheureuses victimes de Saint-Barthélémy ou de Saint-Martin est parfaitement respectable, mais le nombre d’heures télévisées consacrées à l’évènement paraît disproportionné. D’autant plus qu’une fois le cyclone passé, il ne se passe plus grand-chose et que les présentatrices des chaînes d’information ont visiblement du mal à meubler.

Ah ! Ce réchauffement climatique…

Or les cyclones sur ces deux petites îles n’ont (hélas pour elles et leurs habitants) rien d’exceptionnel. Parlant des super-ouragans, Météo-France estime même qu’il y en a en moyenne un tous les quatre ans. Alors se pose la question de savoir pourquoi celui-ci en particulier semble prendre une telle importance au point de mobiliser tant de médias et si longtemps. J’avais bien une petite idée, mais je pouvais me tromper. La réponse m’est venue au bout d’une journée. Le réchauffement climatique était quasiment le seul responsable de ces évènements. Et lorsqu’on parle de « réchauffement climatique », il faut comprendre l’effet du dioxyde de carbone que notre civilisation répand sans limite dans l’atmosphère. Ce gaz-à-effet-de-serre est en train de mettre littéralement la planète « en ébullition ». Or, il n’échappe à personne (du moins à quiconque s’intéresse un tant soit peu au problème) que la principale source de chaleur qui réchauffe la Terre est de toute évidence la seule étoile de notre système : le Soleil.

On sait que la quantité d’énergie rayonnée par le Soleil depuis des millénaires est loin d’être constante et que l’orbite décrite par la Terre autour de lui n’a rien d’un cercle parfait. Depuis les travaux de Kepler (1571–1630) nous savons qu’elle s’apparente plutôt à une ellipse et que, plus la Terre est éloignée du Soleil, moins celui-ci la réchauffe. Tout ceci pour vous dire que notre monde est en perpétuel changement climatique. On nous parle d’élévation de la température moyenne, mais personne ne se hasarde à en donner la valeur. On nous dit simplement qu’elle a augmenté d’un degré Celsius depuis 1850, sans qu’on sache quel était le point de départ. Bref, tout ceci manque un peu de précision. Certains « climatologues » (je ne sais pas comment cette appellation est contrôlée) nous prédisent le pire pour les années à venir et ils ont même réussi, au travers de la COP21, à donner à ces prévisions la patine de l’authentique.

Il faut sauver le soldat COP21

De plus, mettre ces observations et ces conclusions en doute expose ces mécréants à se faire traiter d’hérétiques, et , bien sûr, à les vouer au bûcher médiatique. Vous êtes « climatosceptique » ? – Vous n’êtes plus fréquentable ! Vous devenez un véritable paria, tricard des micros et des caméras. Beaucoup d’entre eux ne désirant pas marcher dans l’Histoire aux côtés de Galilée, préfèrent se taire plutôt que d’affronter la multitude. Et puis, un beau jour, arrive un Donald Trump qui, lui, renverse la table en dénonçant les accords de la COP21 (qui sont pourtant d’une indigence totale eu égard aux contraintes qu’ils induisent). Le Président des États-Unis est climatosceptique ! Ça n’était pas prévu au programme. Aussitôt, le monde « civilisé » s’est dressé comme un seul homme. Il faut sauver le soldat COP21 : voilà le mot d’ordre !

Et pour cela, tout est bon, y compris l’exploitation plus ou moins fallacieuse de l’actualité. Souvenez vous : les incendies de cet été ? – Réchauffement climatique ! Orages? – Réchauffement climatique ! Et maintenant, les ouragans ? – Réchauffement climatique !

Bien sûr, pour donner une sorte de vernis scientifique, on convient que ces « catastrophes naturelles » ont toujours existé, mais c’est leur ampleur qui atteste de la contribution du réchauffement climatique… Pourtant, à y regarder de plus près (dans le cas des ouragans récents) les vitesses enregistrées avaient déjà été atteintes dans le passé. Alors, on nous parle de vitesses calculées car les anémomètres ne peuvent résister à de telles vitesse. Et on nous annonce des vents de 350 km/h, sans préciser qu’il s’agit uniquement de rafales. On omet simplement de nous dire que l’ouragan Irma de 2017 (295 km/h) est derrière Allen (305 km/h en 1980), à égalité avec Wilma (2005), Gilbert (1988) et celui dit des « Florida Keys » en 1935.

L’amplification du phénomène due au réchauffement n’apparait pas évidente. Alors, pourquoi une telle insistance ? Pourquoi doit-on absolument persuader l’opinion publique que tous les grands problèmes posés à notre civilisation, y compris le terrorisme islamique (!), trouvent leur cause commune dans le réchauffement climatique entièrement dû à l’activité de l’homme à la surface de la planète ?

Je n’ai qu’une seule explication. C’est que certains y ont intérêt. Essayant d’en savoir un peu plus sur cette fameuse « taxe carbone » autour de laquelle tout cela tourne visiblement, j’ai trouvé immédiatement sur Internet des dizaines de sites faisant référence à des fraudes sur ce sujet.

Le lecteur intéressé pourra sans difficulté se rendre sur ceux-ci. Voici 3 liens parmi une multitude d’autres…

Jean Goychman
08/09/2017


 


 

 

ESPRIT EUROPÉEN ES-TU LÀ ? (Jean Goychmann)

Emmanuel Macron caractérisait les règles d’emploi des travailleurs « détachés » comme étant contraire à « l’esprit européen ». Rendu pensif par cette déclaration, je m’interrogeais sur ce que pouvait bien être cet esprit européen et surtout sur la façon dont il pouvait se manifester. C’est le genre de phrase qui peut vouloir dire tout et son contraire. S’agit-il de l’esprit de ce que d’aucuns appellent « la construction européenne » ou bien de l’esprit d’un hypothétique « peuple européen » ou encore d’un mode de pensée réservé à une certaine élite à laquelle le vulgum pecus que nous sommes, nous les peuples européens, n’auraient point l’honneur d’appartenir ?

Le “peuple européen” est-il un Peuple ?

Irrémédiablement patriote, l’image du cabri sautant a marqué mon adolescence. Les quelques années durant lesquelles je fus impliqué dans les affaires européennes m’ont surtout enseigné qu’il n’y avait pas (et qu’il n’y aurait probablement pas avant plusieurs siècles) de « peuple européen », comme il existe un peuple français, ou espagnol, ou allemand. Cette Union Européenne n’a pas de réelle définition au sens d’une entité internationale. De Gaulle disait, avec justesse, que « les seules réalités internationales, ce sont les nations ». Or, à la base de chaque nation, il y a un peuple. Mais cela ne suffit pas pour faire une nation. Il n’y a donc pas de nation européenne. Pas plus qu’il n’y avait de « nation soviétique »…

Simplement, on voudrait nous faire croire à l’existence potentielle de cette nation européenne qui serait « en voie future d’achèvement » comme les appartements vendus sur plan. Alors, on nous parle de « fédéralisme européen » comme d’un remède miracle. Il n’échappe à personne que ceux qui en bénéficieraient sont les plus ardents défenseurs, alors que les autres – ceux qui devraient le financer tout en feignant de s’y intéresser – font en réalité tout ce qu’ils peuvent pour l’empêcher. Qu’on le veuille ou non, l’Union Européenne n’est, à ce jour, qu’une mosaïque d’États-nations dont chacun cherche à tirer le profit maximum sur le dos des autres. Il faut arrêter de nous leurrer. On nous serine à longueur de temps que le problème de la France est le « manque de compétitivité » dû à nos coûts salariaux. Par rapport à qui et à quoi ? Si nous nous comparons à des pays où le salaire moyen est inférieur à 150€ par mois sans aucune protection sociale, nous ne pourrons jamais être compétitifs et tout le monde le sait depuis des lustres.

Si c’est par rapport à des pays plus proches de nous, appartenant comme nous à l’Union Européenne − et on peut penser que ce soit le cas − c’est autodestructeur car le bonheur des uns va faire le malheur des autres. Ce sera un jeu à somme nulle comme disent les économistes, mais cela, nos dirigeants fédéralistes se gardent bien de nous le dire. Alors, peut-être doit-on chercher ailleurs la véritable raison de cette course à la compétitivité des pays de l’UE.

L’opacité du projet européen

Nous touchons là un autre aspect des choses. Celui de l’opacité du projet européen, comme si ses promoteurs craignaient que celui-ci soit discerné trop tôt par les peuples maintenus dans l’ignorance de sa finalité. Cette façon de faire existe depuis des millénaires et est devenu le propre des « sociétés fabiennes » (1). Ces sociétés, décrites par Pierre de Villemarest (2) comme pratiquant une « méthode d’actions lentes et progressives ». Il cite le fabien américain Henry Laidler (3) qui disait en 1956 à propos de sa vision du socialisme :

« Le socialisme fabien estime que la transition (inéluctable) du capitalisme vers le socialisme doit s’effectuer graduellement. Il prévoit la socialisation de l’industrie par le biais d’agences politiques et économiques bien tenues en main ; les classes moyennes sont le meilleur vecteur pour introduire et développer la technique d’une administration destinée à un nouvel ordre social… »

Il ne faisait que préciser la pensée du professeur anglais GDH Cole, président en 1941 de la Fabian School, selon lequel toutes les formes de socialisme devaient être soutenues et utilisées vers les objectifs prévus mondialement « tant les partis sociaux démocrates, travaillistes et autres, d’Europe et du Nouveau Monde que le communisme en Russie ou divers groupes minoritaires ailleurs puisqu’il n’y a entre eux aucune différence d’objectif mais seulement de méthodes ».

Le cheval-de-Troie du Nouvel Ordre Mondial

Je ne vous surprendrai pas en disant que, parmi ces sociétés fabiennes, on trouve naturellement la Fabian School of Economics (abritée par la London School of Economics) mais également, toujours d’après Pierre de Villemarest, d’autres organismes tels que le Club des Bilderberg ou la Commission Trilatérale qui ont exercé et continuent d’exercer sur l’Union Européenne une influence déterminante. Le lecteur désireux d’en savoir plus sur leur rôle trouvera sans difficulté sur le réseau Internet les réponses adéquates.

Retenons simplement que le point de convergence de tout ceci est d’instituer une vision internationaliste de l’Homme, prélude à l’établissement d’un « Nouvel Ordre Mondial ».

Les concepts illusoires de la “Droite” et de la “Gauche”

Ainsi, le clivage artificiellement entretenu entre la Droite et la Gauche n’est qu’un artifice supplémentaire destiné à égarer le jugement populaire. Philippe Séguin, lors de son discours devant l’Assemblée Nationale pendant la campagne de Maastricht, disait que « la Droite et la Gauche n’étaient que les détaillants du même grossiste de Bruxelles ».

Les fameux “travailleurs détachés”

Que représentent dans tout ça les travailleurs détachés et leur conformité ou non à un esprit européen ? Une phrase de plus destinée à accréditer qu’Emmanuel Macron pourrait avoir une influence permettant de modifier une directive européenne qui existe et est appliquée depuis plusieurs décennies, et qui est dans la logique d’internationalisation de ce qui précède. Cette directive n’a été mise en lumière qu’en raison de la campagne du référendum de 2005 portant sur le projet de constitution européenne. Il y a fort à parier qu’autrement, elle serait restée ignorée des peuples tout en étant appliquée.

Simplement, Emmanuel Macron pense qu’en donnant l’illusion de se préoccuper des intérêts nationaux, il fera passer plus facilement la pilule du fédéralisme. Pour avancer dans cette direction, il a besoin de l’assentiment de la Chancelière allemande. Celle-ci ne le donnera – nous dit-on – que si la France contient son déficit budgétaire comme nos dirigeants s’y sont engagés (sans consulter le peuple) à moins de 3% de son PIB afin de satisfaire aux sacro-saints critères de convergence de Maastricht. (Rappelons qu’ils s’étaient également engagés en même temps à ramener la dette publique à 60% en moins de 20 ans, ce qui a totalement disparu des écrans…)

Cependant, cela ne changera pas grand-chose à l’état dans lequel se trouve l’Europe. On peut toujours faire des incantations à son esprit ou à ses valeurs, elle se trouvera toujours en proie aux mêmes vents contraires. Macron cherchera l’appui de ceux qu’il pense être ses alliés, naturels ou circonstanciels, mais le malheur des uns fera toujours, dans cet espace clos, le bonheur des autres. Reste à savoir comment va s’établir le rapport de forces. Certains pays, comme la Pologne, refuseront probablement toute modification de la directive connue sous le nom du « plombier polonais », ce qui risque encore d’aggraver la ligne de fracture entre l’est et l’ouest. Enfin, l’Allemagne ne tient certainement pas à se séparer de la main d’œuvre fournie à bon prix par les pays de l’Europe de l’Est qui sont indispensables au maintien de sa compétitivité.

Ainsi donc, à la question « Esprit européen, es-tu là ? » Nous risquons d’avoir à attendre un certain temps avant que la table commence à tourner.

Jean Goychman
24/08/2017

  1. Du nom du général romain Fabius Cunctator, surnommé “Le Modérateur”. Le Sénat le nomme Dictateur en 217 avant JC, durant les Guerres puniques. Conscient de son manque de moyens, le Dictateur harcèle Hannibal sans l’attaquer directement, cherchant à l’épuiser dans une guerre d’usure, refusant systématiquement le combat. Une stratégie qui lui vaut son surnom.

  2. Auteur du livre « Le Mondialisme contre nos libertés » (éd. L’Icône de Marie/CEI)

  3. https://en.wikipedia.org/wiki/Harry_W._Laidler


 

LA COMMUNICATION DE MACRON VÉROLÉE PAR DES SOUS-FIFRES
(L’Imprécateur)

Emmanuel Macron aime bien citer son professeur de philosophie, le socialiste Paul Ricœur. Il en a été l’élève pendant l’année scolaire 1999. Ricœur lui donnait, comme à bien d’autres de ses étudiants, de menus travaux de relecture ou de correction à faire.

Ce Paul Ricœur a un parcours très typique de l’intelligentsia socialiste d’avant-guerre. Né en 1913, protestant trotskiste et pacifiste comme Louis Jospin (le père de Lionel) partisan et enseignant d’une « théologie de gauche radicale », il entre dans la Collaboration dès 1940. Cela n’est pas dit dans sa biographie : « Il traduit les écrits d’Edmund Husserl, travail qu’il poursuivra en traduisant en cachette Ideen 1 au cours de sa captivité en Poméranie à l’Offlag 2-B de 1940 à 1945 » *.

En réalité, « en 1940/1941, il est conférencier du Cercle Pétain. En 1941, il publie des textes dans une revue vichyssoise pétainiste », etc. On ignorait que Vichy était en Poméranie ! Le plus drôle, c’est que l’on retrouve l’information sur le passé collaborationniste de Ricœur dans le même article de Wikipédia qui le prétend prisonnier en Allemagne à la même période. Comprenne qui peut !

Cela dit, il parlait couramment allemand. Prisonnier, il aurait pu se rendre utile (comme la communiste Marie-Paule Vaillant-Couturier déportée à Auchwitz en 1943, puis à Ravensbruck). Elle y survécut fort bien, d’autant qu’elle travaillait comme traductrice dans l’administration des camps (comme Aufseherin, mais on ignore si elle l’a été comme volontaire ou requise, les femmes qui travaillaient dans les bureaux, les Schreiberinnen, portaient un brassard jaune). Elle ne s’habilla en prisonnière que trois jours avant la libération du camp. Cela dit, chacun survivait comme il pouvait dans ces camps de la mort. Ne retenons qu’après avoir collaboré avec les Nazis jusqu’en juin 1941, comme tous les Communistes ou presque à l’époque (sur ordre du PC), elle fut effectivement dans la Résistance pendant presque deux ans.

Faisons comme Wikipédia Jetons un voile pudique sur la période 1940-45 de la vie de Paul Ricœur et passons à « Après la guerre, il enseigne… » quand il finit comme professeur à l’Université de Nanterre où il fut du côté des étudiants de gauche en 1968 et où il eut le socialiste Emmanuel Macron comme élève en 1999.

Question : Si Macron a été « assistant éditorial » de Ricœur comme il le dit (Brigitte Trogneux, épouse Macron, étant prof de français) comment expliquer que les discours d’Emmanuel soient truffés de fautes d’orthographe, de ponctuation, de grammaire et de français ?

Le plus étonnant est que la com’ reconnue comme la « clé » du succès de Macron à l’élection présidentielle, continue à servir de colonne vertébrale à l’action présidentielle. Mais avec des succès de plus en plus mitigés en raison des choix politico-ethno-stupides de Macron pour ses communicants. Que vient faire (si l’on oublie la couleur de sa peau) une Sibeth N’Diaye à la tête de la com’ de Macron ?

Ayant été comédien, art où il excellait et où il excelle toujours sous la plus que bienveillante autorité de sa maîtresse Bibi Trogneux, Emmanuel Macron a un indéniable talent pour séduire, mais il est encore meilleur dans la manipulation des opinions et des esprits. Les Français ont d’abord cru à son efficacité économique et sociale. Ils s’interrogent aujourd’hui sur sa toxicité. D’où sa chute vertigineuse dans les sondages en trois mois, encore plus rapide et profonde que le fut celle de Hollande.

Pourquoi se déguiser en pilote de chasse alors qu’il n’a jamais été militaire et ne connait rien aux avions ?

Beaucoup se posent aujourd’hui la question : com’, ou propagande pour l’idéologie « franc-mac » incarnée par Bilderberg, Le Siècle et la Commission Européenne ?

La com’ de Macron semble n’être qu’une forme édulcorée de la propagande mussolinienne. Même goût pour les uniformes, les défilés militaires, les marches solitaires à pas lents dans des places vidées du peuple et des officiels cantonnés à la périphérie, le sport et l’affichage de sa compagne pour montrer qu’on est un « mâle dominant », les hurlements dans les discours, les discours pleins de grands mots et de citations pour faire croire à un bon niveau de culture, mais vides de sens et pleins d’erreurs.

Il n’y a pas de différence de fond entre com’ et propagande. La première n’est qu’une forme édulcorée de la seconde. La com’ est supposée s’adresser à une société démocratique et la propagande à une société totalitaire. Avec la restriction lente et certaine des libertés au nom du droit-de-l’hommisme et de la préférence-pour-l’étranger, la France est-elle encore une démocratie ? La communication a acquis ses titres de noblesse, mais atrophiée dans la com’ politique, elle est devenue réductrice et nauséabonde, instrument de domination et de mise en esclavage politique et économique.

Mêmes mimiques : un poing levé, un doigt accusateur, des rictus de fausse colère…

L’erreur de Macron est de croire que les Français, les « gens de rien » ne sont pas assez intelligents pour être pourvus d’esprit critique. Ils sont parfois naïfs. Ils l’ont été en croyant aux balivernes prétendument progressistes du changement fantasmé qu’il leur a promis pendant sa campagne. Mais aussitôt Macron élu, ils l’ont mis en observation et constatent qu’il s’est entouré de conseillers médiocres, de ministres pour la plupart peu compétents, quelques uns douteux, et d’élus à l’Assemblée ridicules d’incompétence et d’ignorance.

Aujourd’hui il est trop tard. Macron est élu et ne démissionnera jamais, mais les Français vont lui mener la vie dure et lui ont déjà retiré toute légitimité populaire. Après deux quinquennats décevants, le troisième s’annonce catastrophique.

Si Macron compte sur Sibeth N’Diaye pour redresser la barre de sa popularité, on va rire. Qu’attendre d’une femme qui reconnait qu’elle ment comme un arracheur de dents ? « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président » dit-elle. Avec son collègue Sylvain Fort, autre menteur (celui qui écrit paraît-il les discours truffés de fautes de français que le président dit ne pas toujours comprendre) ils harcèlent les journalistes dont ils sont mécontents, les menacent et les mettent sur une liste… noire.

Sibeth assume aussi : « Nous appelons les médias quotidiennement quand on a des divergences d’interprétation » (Les Inrocks).

Christophe Castaner a pris la défense de Sibeth en évoquant « un déferlement de haine raciste » mais l’excuse de la couleur de peau ne tient pas. C’est l’argument facile qui évite d’avoir à se poser la question de la compétence et de l’intelligence de Sibeth N’Diaye. Qualifier son commentaire sur la mort de Simone Veil, « Yes, la meuf est dead » de « franc parler », c’est s’associer au commentaire. Rama Yade est de la grande bourgeoisie sénégalaise elle aussi, mais jamais elle ne commettrait de telles bévues.

Les gens vraiment machiavéliques ont toujours l’intelligence de cacher leurs mensonges, de dissimuler leurs ruses, de se montrer à la hauteur de leur image publique. Nos rois de la com’ élyséenne avouent qu’ils mentent, qu’ils trichent et qu’ils en sont fiers puisque c’est « pour protéger le président », sans même comprendre que, ce faisant, ils le dévaluent et sont en partie responsables de sa dégringolade dans les sondages. Leur franchise sur leurs mensonges-cash prouve leur naïveté et leur incompétence.

La communication macronienne s’inspire directement de la « com’ corporate business » des grandes marques commerciales et des banques. Celle dont de plus en plus de Français, qui zappent systématiquement la pub, se méfient et en laquelle ils ne croient plus depuis longtemps.

Elle ne peut que mener Macron à l’échec.

L’Imprécateur

* Offlag : nom des baraquements de prisonniers réservés aux officiers (“off-lag”) au confort très amélioré par rapport aux autres détenus (“sta-lag”).