BUDGET 2018 : INCOMPÉTENCE OU COMPLOT ?
(L’Imprécateur)

La question pourrait être posée autrement : ces gens supposés intelligents, sont-ils incapables de lire un budget, ou suivent-ils un plan visant à la destruction économique de la France selon la stratégie du « en même temps » ?

Augmentation (et non diminution) de la masse salariale de l’État en 2018 !

Un exemple très clair : partout, la presse subventionnée et les soi-disant experts politiques des émissions télévisées répètent à l’envi que 1.600 suppressions d’emplois sont prévues dans la fonction publique. En réalité, on découvre en lisant le budget que, « en même temps », le gouvernement va créer plus de 16.000 emplois en titularisant fonctionnaires d’actuels emplois « d’avenir » !

Du coup, la masse salariale de l’État, déjà la plus importante d’Europe, augmente de 2,4% dès 2018.

Dès lors, on comprend mieux les annonces de Macron disant qu’il faut mutualiser les budgets européens, ce que les autres États dont les chefs ont une intelligence claire, et non pas tarabiscotée comme celle de notre président, refusent obstinément. Angela Merkel en tête.

Les Diafoirus de la politique budgétaire

Mais comment l’État-énarque s’y prend-il pour dissimuler ses fourberies ? Par le miracle de la logorrhée du charabia technique des fonctionnaires du ministère des Finances, entre parenthèses () la traduction : « Le schéma d’emplois prévu pour 2018 contribue à hauteur de – 682 («  682″ donc une baisse) équivalents temps plein travaillés (ETPT) à l’évolution des plafonds annuels d’autorisations d’emplois des ministères. Toutefois (= en même temps) ceux-ci augmentent de 16.008 ETPT (donc en réalité 16.000 de plus) par rapport aux plafonds autorisés par la loi de finances initiale pour 2017 (donc, une augmentation hors-la-loi ?) car ils intègrent également les éléments suivants :

  • « des mesures de transfert et de périmètre (?) à hauteur de 6.347 ETPT, correspondant pour l’essentiel à la poursuite du plan de déprécarisation des contrats aidés du ministère de l’éducation nationale. La transformation de ces contrats en contrats d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH) à hauteur de 6.400 ETPT, ainsi que leur prise en charge directe dans la masse salariale de l’État (= +2,4%) conduisent, en effet, à leur intégration sous le plafond d’emplois ministériel. Hors opérations de transfert et de périmètre, la hausse des emplois autorisés s’élève donc à 9.661 ETPT.
  • « l’effet en année pleine des hausses d’effectifs intervenues en 2017 (+ 10.392 ETPT). Cet effet report est particulièrement prononcé au ministère de l’Éducation nationale (+ 7.774 ETPT), où les recrutements interviennent en septembre et pèsent pour les deux tiers sur l’année suivante. » etc.

CQFD. Mais comment voulez-vous que les députés LREM qui ont à voter ce budget (dont le QI moyen est plutôt faible) le comprennent ?

De même, l’article concernant dans l’ISF la scission du capital mobilier exonéré et l’immobilier qui reste soumis à l’ISF occupe 12 pages, là où trois lignes claires auraient suffit !

Augmentation de la dépense publique et de la pression fiscale

Finalement, tout le budget étant ainsi construit, la loi de finances 2018, présentée comme une baisse des dépenses publiques et des impôts, se fonde en réalité sur une augmentation des dépenses et des emplois publics, et un alourdissement de la fiscalité. En complète contradiction avec les promesses du candidat Macron qui avait promis un budget équilibré, une baisse de la dette et bien d’autres choses qui étaient fort séduisantes mais, « en même temps », ne seront pas tenues.

IRM du cerveau macronnien : chaque petit point bleu est une pensée géniale

Ce doit être ça une « intelligence trop complexe ». L’homme de théâtre est capable de tenir sur la scène le rôle du chevalier blanc, mais en coulisses fait tout autre chose.

Un plan d’augmentation jusqu’en 2020 !

Cela n’a pas échappé à la Commission de Bruxelles. Faute de pouvoir y remédier, elle met le budget français 2018 sous surveillance, la trajectoire de finances publiques dégagée par la France la mettra systématiquement, même si elle est respectée, en position de « risk of non-compliance ».

Le gouvernement, par la voix de son ministre du budget Gérald Dar-gamin (c’est son surnom dans les couloirs du ministère) annonce « une baisse en volume », mais la loi de finances annonce « en même temps » une augmentation méthodique chaque année jusqu’en 2020.

Ah mais oui ! J’allais oublier de vous le dire, la loi est celle du budget 2018, mais « en même temps » engage les finances de la France jusqu’en 2020. Pour le comprendre, il faut une intelligence réelle plus que complexe (synonymes de complexe : compliquée, embrouillée, nébuleuse, obscure, sibylline, ténébreuse, trouble − source : Dictionnaire des Synonymes).

Où la fourberie du projet apparaît, c’est quand on lit dans le budget qu’en 2020 Macron annoncera que grâce à l’intelligence complexe de sa politique budgétaire il va pouvoir réduire la charge fiscale des Français de 5 milliards, 2020 étant comme par hasard l’année des élections municipales. Il ne dit pas qu’il sera nécessaire − trajectoire enclenchée en 2018 et obligations européennes obligent − d’augmenter le budget d’autant sinon plus dès 2021 pour compenser, quitte à annoncer « en même temps » un nouveau cadeau en fin d’année 2021 pour préparer la vaseline pour la présidentielle de 2022.

Vers une dette publique record de 2.500 milliards d’euros en 2022 !

Cela explique que la dette cumulée de la France actuellement de 2.243 milliards atteindra probablement les 2.500 milliards en 2022, dépassant les 100% du PIB, puisque, selon l’Agence France Trésor, elle sera de +185 milliards dès 2018, entraînant une charge de la dette de plus de 45 milliards (actuellement 43), alors qu’elle est déjà le deuxième poste de charges du budget avec 11% (10,9 pour être précis) juste derrière l’Éducation nationale.

Retenez que toutes ces magouilles n’ont qu’un objectif : faire payer plus les contribuables pour engraisser plus l’État et ceux qui vivent de nos impôts, en premier lieu les politiciens.

Réduire le revenu disponible par les taxes diverses…

Exemples tirés du budget 2018 :

+ 25% sur les rentrées d’amendes sur les automobilistes grâce à cent radars « bien placés » supplémentaires.

Du côté des ménages, la baisse de la taxe d’habitation pour − 3 milliards est plus qu’effacée cette année par la charge nette qu’induit le basculement inachevé des cotisations sur la CSG (+3,7 milliards). À quoi il faut ajouter la fiscalité du tabac (+0,5 milliard) soit 1,2 milliard d’accroissement des impôts pour les ménages en tout.

Sans compter l’alourdissement de 3,7 milliards de la fiscalité énergétique, qui se répartit sur tous les contribuables, mais pèse davantage sur les ménages.

… et baisse des redistributions !

Autre arnaque : le gouvernement met en avant l’augmentation de l’allocation de garde des enfants de familles monoparentales et des primes à la naissance et à l’adoption (alors que ces dernières étaient bloquées depuis quatre ans). Le tout coûtera environ 40 millions mais, bien entendu, le gouvernement ne communique pas sur le hold-up qu’il va commettre à partir d’avril 2018. Il va diminuer de près de 10% le remboursement des frais de garde des jeunes enfants (PAJE). Pire : il va diminuer les plafonds modulant cette allocation.

Jusque-là, 20% des ménages en étaient exclus ; ils seront maintenant 26% et un couple « richissime » avec deux enfants (les deux parents gagnant ensemble 3.300€/mois) verra sa prestation s’effondrer ! Il touchera désormais par enfant 84,51 € par mois au lieu de 184,62 € perdant in fine 2.400 € par an !

Pour les entreprises : si on se focalise sur les mesures nouvelles du gouvernement Philippe, on renoue cette année avec la ligne Sarkozy, qui assimilait une politique de l’offre à une politique de baisse du niveau général des impôts favorable à ceux qui détiennent le capital et le recyclent (les plus riches en général). Et l’on rompt avec la ligne Hollande qui avait plutôt privilégié une bascule de l’impôt des entreprises vers les ménages. Finalement, les « enrichis » du capitalisme sont bien les gagnants de ce budget.

L’arnaque de la « flat tax »

Le patronat, souvent naïf * dans sa macronolâtrie, applaudit à la « flat-tax » qui fixe un taux unique à 30% sur les revenus du capital mobilier (actions, participations, etc.). Les tranches supérieures, celles des très très riches genre Dassault, montaient jusqu’à 65%, ils seront donc gagnants. Mais la grande majorité sont les petits et moyens détenteurs d’un petit portefeuille. Ces derniers payaient en moyenne 7% sur leur capital mobilier (statistique Min. Finances).

L’arnaque du gouvernement est la suivante : le taux de 30% se décomposera en 17,2% de CSG, CRDS et autres et 12,8% d’impôt sur le revenu. 12,8% − 7% = 5,8%. L’impôt sur le revenu du capital mobilier augmente de 5,8% ! C’est ce que Macron appelle une « baisse ». Elle permet de compenser avantageusement la suppression de l’ISF sur cette partie de la fortune.

Emmanuel Macron est-il vraiment le président des riches et des entrepreneurs ? Si l’on s’en tient à l’impact de la prochaine Loi de Finances pour la seule année 2018, l’assertion paraît difficilement réfutable.

* Le plafonnement des indemnités prud’homales de licenciement est abaissé, bravo ! se réjouit le patronat aveugle. Parce que les licenciements jugés par les Prudhommes ne représentent que 6 % des licenciements. Les indemnités des 94% d’autres licenciements sont relevées de 25%, ce qui va coûter très cher aux entreprises. Et Pierre Gattaz diplômé de l’Université Georges Washington n’a pas vu ça ? Les universitaires américains seraient-ils aussi mauvais en finances que nos énarques ?

L’Imprécateur




 

 

OCTOBRE 2017
CHRONIQUE DE LA DÉCADENCE
(Marc Le Stahler)

Omar Sy vs Éric Zemmour : Knock Out ?

Il vient de Trappes. Comme Debbouze. il nous avait fait rire et attendri dans un film à succès qui l’avait propulsé vers les sommets, devenant, parait-il, la « personnalité préférée des Français ». Puis sa carrière l’avait conduit vers des cieux cinématographiques (et fiscaux) encore plus favorables…

Un seul faux-pas (mais un faux-pas de taille), et tout pourrait bien s’écrouler. La haine n’est jamais bonne conseillère, et surtout pas la haine agressive et gratuite à l’encontre d’un écrivain essayiste à succès, historien et sociologue courageux, osant formuler tout haut ce que le bon peuple pense tout bas. Un courage qui l’a conduit plusieurs fois devant la XVIIème Chambre qui l’a condamné pour « provocation à la haine raciale ». Condamnation pénale absurde et abusive, mais Éric Zemmour n’est hélas pas le seul à subir le joug d’une justice (avec un « j » minuscule) partiale ; d’autres brillants et courageux esprits de la Dissidence, je pense notamment à Renaud Camus et à nos amis de Riposte Laïque et Résistance Républicaine Christine Tasin et Pierre Cassen, y ont aussi goûté.

Mais de là à taxer Zemmour de « criminel » – ce qui en dit long sur l’inculture juridique de ce docteur Knock version 2017 – c’était prendre un risque majeur avec les réseaux sociaux qui, effectivement, se sont enflammé à juste titre contre ce nouvel accusateur public.En repartant précipitamment vers Hollywood et en annulant la promotion de son film, Omar Sy a montré, outre un manque de courage, son profond mépris pour les Français.

Si le film se confirme être un navet, pâle remake sans consistance de l’original que l’éternel Louis Jouvet avait incarné, ce ne sera donc que Justice (avec un « J » majuscule, cette fois).

Il en faut, quelquefois.

Mohammed Merah : suite et fin ?

Mohammed est mort. Mais la famille tient bon : Abdelkader, l’inspirateur, crache toujours son venin sous la protection d’Allah, l’égérie Souad est en fuite dans le Maghreb et la mère, surtout, véritable responsable du carnage, par l’éducation pitoyable qu’elle a donné à ses enfants et la haine viscérale qu’elle leur a inoculé envers les Juifs et les Français.

On se prend à rêver à ce que pourrait être (ou redevenir) notre pays sans cette haine diabolique, et aussi à espérer que la force de caractère de certains jeunes, comme ce 3ème fils Abdelghani, qui semble avoir courageusement rejeté en bloc cette incroyable éducation, aura un jour raison de la violence éducative et morale qui entraîne certains esprits faibles vers l’horreur absolue.

Propagande d’État : l’immigration, une chance pour la France !

On subit, sur les chaines publiques, une campagne d’intoxication de plus en plus virulente, destinée à nous apprendre à « bien penser ». Comme à Moscou aux temps bénis de l’Union Soviétique, où il fallait être « dans la ligne du parti ».

Cette semaine, en avant-première de la réforme de la formation professionnelle, il s’agissait de nous présenter de « bons » immigrés, polis et propres sur eux, prêts à travailler dur, à apprendre le français, à occuper des postes que refusent les autochtones (faibles rémunérations, horaires atypiques, travail trop difficile). On y voyait aussi de braves et bons patrons, lassés de chercher sans succès, plébisciter cette main d’œuvre pleine de bonnes manières et de bonnes intentions.

Quand on sait (de source officieuse car ce genre de statistiques est interdit en France) que 75% des immigrés sont inemployables, on peut en rire pour éviter d’en pleurer.

Mais quand on rapproche cette « intox » de la quasi faillite (pour la nième fois) de l’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes), organisme inutile et exagérément couteux (1), on assemble le puzzle et on se dit que le gros de la réforme va tomber dans l’escarcelle de ce « machin » structurellement déficitaire qui va devenir par miracle « le » centre de formation pour les immigrés.

Un avenir radieux pour le futur directeur, successeur d’Yves Barou, qui vient d’annoncer qu’il claquerait la porte d’ici la fin de l’année suite à des « désaccords stratégiques sur le modèle économique » avec l’exécutif.

Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !

Propagande d’État (suite) : il faut sauver les soldats rohingyas ! 

La « Voix du Minotaure » n’a pas renoncé, malgré les difficultés rencontrées, à faire avaler au bon peuple la couleuvre Rohingyas. Dieu merci, les réseaux sociaux sont actifs pour remettre les pendules à l’heure.

Les ONG dramatisent à-qui-mieux-mieux la situation de ces pauvres musulmans, prétendument martyrisés par les vilains bouddhistes du régime birman mais se gardent bien de souffler mot sur le martyre des chrétiens en terre islamique, qui est en train de devenir un véritable secret d’état.

Il y a l’information officielle, filtrée, canalisée, martelée, et l’information qu’il faut taire et censurer parce que risquant d’offusquer (« d’offenser », dit-on) les musulmans, de plus en plus nombreux sur notre territoire. Et, peut-être, contrecarrer les plans de nos dirigeants…

Jacques Guillemain, comme L’Imprécateur, ont clairement décrypté sur Minurne la réalité de cette affaire Rohingya, et aucune image, aucune jérémiade de journaleux en mal d’émotion ou d’ONGiste en mal de subventions ne pourra changer la réalité des faits : les Birmans ont décidé de se défendre d’une agression de longue date, et de la repousser.

C’est leur droit !

Certains autres pays en passe de devenir « terre d’islam », pourraient être bien inspirés de faire de même, avant que l’irréparable ne se produise …

L’écriture « inclusive »

Les ennemis de la France sont aussi (et sans doute « d’abord ») les ennemis de la langue française. Leur nouvelle marotte : l’écriture dite « inclusive ». C’est le fameux « toutes et tous » ou « les femmes et les hommes de ce pays », qu’on nous sert à toutes les sauces depuis l’avènement de Jupiter qui l’utilise à tout bout de champ.

Bref, une langue, comme ils disent, « sans stéréotype de genre ».

Jusqu’à ce jour, le masculin – ersatz du neutre, qui n’existe pas en français – s’imposait naturellement au pluriel quand les 2 genres étaient impliqués. Le renoncement au masculin générique et la fin de la primauté du masculin sur le féminin dans les accords de genre seraient donc inscrit.e.s dans une éventuelle réforme grammaticale de nature à améliorer l’égalité hommes-femmes ! − Foutaises !

Voici un exemple de ce que cette crétinerie donnerait :

« Les candidat.e.s peuvent être des acteur.trice.s, des ingénieur.e.s diplômé.e.s ou non, mais expérimenté.e.s ».

Après que l’État ait, pendant des décennies, abruti nos enfants par des réformes aussi stupides que prétentieuses aboutissant à l’échec cuisant que l’on sait sur les fondamentaux que sont la lecture, l’écriture, et l’arithmétique de base (ne parlons pas de l’Histoire et de l’éducation civique…) ; après qu’il se fut acharné à niveler par le bas l’enseignement via l’objectif incongru de permettre à 80% d’une classe d’âge d’accéder au bac, on est presque surpris d’apprendre que Marlène Schiappa, « Secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes » s’opposera à l’enseignement de cette ineptie à l’école, s’opposant ainsi aux « intellectuels de gauche » et féministes de tous poils qui font feu de tout bois pourvu qu’il s’agisse d’œuvrer dans le délitement de la culture française (qui, il est vrai, n’existe pas pour le Président de la République).

Le plus grave est que, selon un sondage Harris Interactive, 75% des français seraient favorables à ce projet ! On a du mal à le croire. Dieu merci, il semble que le Ciel nous ait doté cette fois-ci d’un ministre de l’Éducation un peu moins borné que le précédent, Jean-Michel Blanquer ayant déclaré que, « si la cause était bonne, il ne s’agissait pas d’un juste combat ».

Dont acte.

Dans la série « les bras cassés de la France en Marche » : Claire O’Petit ! 

On nous avait promis un renouveau de la vie politique, de nouvelles équipes, des « personnalités » issues de la « société civile ». On a vu ce que ça a donné.

La dernière en date est la commerçante Claire O’Petit, Grande Gueule à ses heures sur RMC (les mauvais esprits disent « la marchande de poissons », ce qui n’est pas charitable pour les poissonnières).

Elle vient d’être condamnée en appel avec interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler directement ou indirectement une entreprise commerciale ou industrielle pour 5 ans.

5 ans… Tiens donc ! C’est justement la durée du mandat parlementaire qu’elle vient de recevoir. Elle va donc continuer de voter les lois alors qu’elle ne peut plus gérer une entreprise ? Va-t-elle démissionner ?

On a du mal à suivre.

Pour Hamidou Anne, « la France blanche et chrétienne, c’est fini ! »

Subsaharien musulman, soutien de la députée insoumise d’origine gabonaise Obono, ce « journaliste » publie le 16 octobre dans Le Monde un article dans lequel il prétend que, « au risque de terroriser certains petits esprits, la France blanche et chrétienne, c’est fini, terminé ».

On ne saurait être plus clair (si j’ose dire).

Mais imaginez un instant qu’un journaliste blanc et catholique écrive l’équivalent de cette provocation dans un quotidien d’Afrique subsaharienne musulmane… Ce serait pourtant justifié, puisque l’énergumène invoque pour « l’avenir du monde » le « métissage » inévitable.

Dans son petit esprit étriqué, n’y aurait-il que la France qui serait vouée au métissage ?

Mohammed Mahmoud, pirate et égorgeur somalien, futur réfugié en France ?

Encore une belle histoire de « Chance pour la France ».

Pirate, assassin, capturé par l’armée, après une trop courte peine de prison, il souhaite maintenant rester en France et ferait bien venir sa petite famille pour y vivre sans doute aux frais de la république.

Quand il a assassiné le skipper en 2009, il a commis son crime sous les yeux de la mère et du bébé de 3 ans, désormais orphelin de père.

Il en a 11 aujourd’hui.

Il va l’adopter ? Lui servir de Papa ? Épouser la veuve pour se racheter ?

N’en doutez pas, il se trouvera de bonnes âmes pour faciliter la « réinsertion » de ce salopard.

À moins que nous ne soyons tous vigilants, sur les Réseaux Sociaux pour empêcher cette ignominie.

Nous le serons.


Ainsi va le Monde, ainsi va la France, en ce mois d’octobre de l’An de Grâce 2017.

Il y a 100 ans, presque jour pour jour, la Russie plongeait dans le communisme pour 62 longues années, provoquant la mort de 60 à 80 millions de personnes…

Il se murmure que Macron envisage des festivités nationales pour la commémoration du cinquantenaire des événements de mai 68. Avec Cohn Bendit dans le rôle Monsieur Loyal…

On raconte aussi (et l’intéressé s’en flatte) qu’un poste de Secrétaire d’État aurait été proposé à Djammel Debbouze…

Le 19 octobre, lors de l’Émission Politique sur France 2 consacrée à Marine Le Pen (qui n’a guère plus brillé qu’entre les 2 tours de la présidentielle), Christophe Prudhomme, médecin urgentiste de la CGT, a justifié les agressions de pompiers par le fait… qu’ils étaient militaires ! Et si, après l’appel #balancetonporc, on lançait le hashtag #balancetoncollabo ?

Ça ferait du monde…

Ainsi se poursuit et s’accélère la décadence de la France…

Marc Le Stahler

(1) Rappelons que l’AFPA n’a évité la cessation de paiement après l’ouverture à la concurrence du marché de la formation en 2009 que grâce à l’injection (à fonds perdus, évidemment) de près d’un demi-milliard d’euros d’argent public et au plan Hollande de 500.000 entrées en formation qui, un court laps de temps, a fait croire à « l’inversion de la courbe du chômage », leitmotiv en forme de vœu pieux des années Hollande. Ainsi va la gestion de l’État et l’utilisation des fonds publics.




 

 

POURQUOI LA DROITE PERD-ELLE LES ÉLECTIONS ?
(L’Imprécateur)

Depuis des années nous nous battons pour que la droite revienne au pouvoir. Qu’elle soit de droite républicaine ou frontiste, peu nous importait, l’essentiel était que la gauche perde enfin le pouvoir et cesse de ruiner la France, d’appauvrir les Français  et d’en détruire l’esprit et la culture. À force de démontrer et d’argumenter, nous avions prouvé que c’est possible. Les sondages en 2016 donnaient enfin la droite largement gagnante sur un plateau avec Fillon dont le programme était solide. Fillon éliminé pour les raisons que l’on sait, la justice ne s’intéresse plus à lui, c’était le tour de Marine. Mais c’était sans compter sans la puissance de la finance mondiale qui année après année place ses pions dans tous les pays occidentaux.

Elle avait son candidat, Emmanuel Macron, poussé, formé et financé par son ami Henri de Castries, PDG d’AXA et « en même temps » président du groupe de Bilderberg. Il avait déjà fait élire Hollande en 2012, Sarkozy ayant compris lors d’une réunion au club Le Siècle en avril 2012 qu’il allait au devant de graves ennuis s’il ne laissait pas Hollande gagner. Il a récidivé en 2017 en faisant le nécessaire pour que Marine Le Pen se retrouve devant Fillon au premier tour, mais plombée par des pseudos accusations d’emplois fictifs, ce qui assurait la victoire de Macron, dont les millions gagnés chez Rothschild et mystérieusement disparus  n’intéressent pas le Parquet financier. Maintenant, avec Macron, ne nous faisons pas d’illusions, c’est bien la gauche qui est encore au pouvoir derrière une façade de quelques ministres venus de la droite par opportunisme : les impôts continuent à augmenter, les très riches s’enrichissent encore plus qu’avant et les pauvres s’appauvrissent, l’immigration augmente doucement mais surement, la sécurité ne s’améliore pas et l’islam gagne du terrain.

Comment ces défaites à répétition d’une droite majoritaire dans le pays et ces victoires d’une gauche fracturée et minoritaire sont-elles possibles ? Et Macron qui se dit ni droite ni gauche, élu avec 24% des inscrits ?

Ceux qui refusent la mondialisation financière associée à l’Internationale migrante qui a remplacé à gauche l’Internationale ouvrière, subissent une situation des plus paradoxales. Depuis des décennies, ils sont contraints d’endosser le costume taillé sur mesure de l’odieux fasciste au front étroit, aux idées simplistes et aux pulsions primaires, homophobe, xénophobe, islamophobe, etc.

Les partisans du Système financier mondial sont au contraire avantageusement dépeints comme des êtres tolérants, humanistes, intelligents, nuancés, ouverts, pédagogues, qui voudraient, comme leurs aînés que « cent fleurs s’épanouissent et que cent écoles rivalisent » (Mao-Tse-Toung), sous l’autorité ferme mais compréhensive d’un gouvernement mondial qui apporterait la paix éternelle dans un vivre ensemble harmonieux et multiculturel.

Le miroir du Système renvoie une image où le noir est foncièrement gentil et le blanc naturellement méchant.

Réfractaires et Patriotes

Aussi loin que l’on remonte, les milieux réfractaires ont toujours cherché à persuader par des arguments, des chiffres, des idées ou l’exposé de faits précis et vérifiables. Voyez nos blogs patriotes, les analyses sur l’immigration, le Grand Remplacement, le mondialisme, les sites de réinformation et la production éditoriale riche et diversifiée de ce milieu décalé, bien plus intellectuel que véritablement politique.

Alors que nos adversaires bienpensants, et le peuple qu’ils imprègnent par la télévision et les médias, se contentent de renforcer l’ambiance idéologique du moment, le « politiquement correct » de la saison, les Réfractaires cherchent à convaincre et à « réveiller » le peuple par des arguments et des raisonnements construits et freiner ce qui ressemble fort à une démolition contrôlée de notre civilisation.

Le Réfractaire n’a donc qu’une seule arme à sa disposition : la persuasion ! Nous réussissons à convaincre, les sondages le montrent. Seulement le peuple vote quand même pour le Système, aujourd’hui incarné par Macron qui le fait marcher à coups d’émotions. Nous prouvons les dangers de l’immigration musulmane incontrôlée, le Système sort le photomontage d’un petit garçon kurde, Aylan Kurdi, prétendument trouvé mort sur une plage turque (il était bien mort, mais ailleurs) et tout le monde est sommé de pleurer le petit migrant et d’oublier les attentats terroristes.

Et ça marche !

Le Réfractaire s’adresse à la raison et à l’intelligence, les maîtres d’œuvre du Système s’adressent à nos émotions et à nos instincts primaires. Le Système ne persuade pas : il manipule !

Le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, PUG 2014, nous explique pourquoi.

La psychologie de l’engagement

Dans une société où les médias ont au fil des ans dressé le peuple à réagir aux émotions, la psychologie de l’engagement démontre qu’une conviction, même forte, déterminera un comportement, si, et seulement si, un « acte préparatoire fait lien » entre celle-ci et celui-ci. Faute de lien la conviction a de fortes chances de rester à l’état de potentialité.

C’est bien là le drame : à droite, on ne sait pas créer cet acte préparatoire à la bonne décision. Ni l’autorité ni la persuasion ne sont des moyens réellement efficaces. L’autorité ne dure que le temps que dure la peur du gendarme et la persuasion n’implique pas forcément des changements comportementaux. Seulement dans 3% des cas disent les études !

Dimanche matin dernier, un reportage de la chaine Public sénat sur la Birmanie montrait comment les moines bouddhistes faisaient adhérer un groupe de villageois à la lutte contre l’islam :

  • « Nous pensons que le gouvernement est trop laxiste avec les islamistes. Dites-nous si vous le pensez aussi ».
  • Les villageois en cœur : « Oui, nous le pensons ».
  • « Bien… Que tous ceux qui le pensent lèvent la main ».
  • Et tous les villageois de lever la main !

Le commentateur expliquait qu’ensuite, après une heure environ de cette méthode, les moines obtenaient sans difficulté que tout le village uni agisse pour expulser les Rohingyas, et que c’était honteux, “islamophobe”, que les moines étaient racistes et défendaient leur religion, le bouddhisme contre un islam pourtant bienfaisant, etc.

Sans penser sans doute que sa chaine de télé (et bien d’autres) agissent en France de la même manière que les moines birmans quand elles participent au façonnage d’une société française où il est mal vu de ne pas affirmer haut et fort que les musulmans sont gentils, que la charia est compatible avec les valeurs républicaines, et que la droite républicaine est islamophobe, sexiste et archaïque.

Une société française qui finit par voter majoritairement pour le système qui l’opprime, la spolie par l’impôt et la prive lentement mais surement de ses libertés fondamentales et de sa sécurité. Une société française où il devient dangereux de s’exprimer.

Pensez à ce discours de Macron disant qu’il ne voulait à aucun prix de la droite lepéniste « Je n’en veux pas ! » et la salle en chœur « Non, on n’en veux pas ! ».

Macron hurlant à la façon du Führer : « Pas ça, pas ça, pas ça ! ». La salle reprenant « Pas ça, pas ça, pas ça ! », les chauffeurs de salle, une cinquantaine de jeunes en T-shirts En Marche ! l’ayant préalablement chauffée à blanc.

C’était la méthode des moines bouddhistes birmans pour convaincre les villageois de rejeter les Rohingyas musulmans, la méthode de la psychologie de l’engagement.

La moitié environ de ceux venus voir le one-man show de Macron étaient entrés sceptiques dans la salle, convaincus qu’il y a trop de migrants, trop d’impôts, pas assez de sécurité anti terroristes. Ils ont voté Macron ensuite.

Le pire, c’est que c’est aujourd’hui la droite elle-même, avec une proposition de loi venant de la gauche des Républicains, qui veut interdire à la droite d’utiliser l’émotion que provoquerait la diffusion des noms des terroristes et des photos de leurs crimes. (voir l’article)

Par contre, soyez certains que si c’est la photo tout aussi horrible d’une migrante enceinte entrain de se noyer en Méditerranée, vous y aurez droit en boucle pendant des semaines et il ne servira à rien de démontrer et prouver qu’il s’agissait d’un montage, la gauche aura gagné pour plus d’immigration.

L’Imprécateur




 

 

LA CENSURE D’ÉTAT AU SECOURS DU TERRORISME ISLAMIQUE !
(L’Imprécateur)

Le 27 septembre, un groupe de députés Les Républicains mené par Mme Kuster a déposé à la Présidence de l’Assemblée Nationale une proposition de loi qui vient s’ajouter à la déjà longue liste des restrictions apportées à nos libertés depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Il s’agit de « interdire (ça commence mal) la diffusion du nom de famille et des images des terroristes dans les médias« .

Si l’on se lance dans la course à qui masquera le mieux la vérité aux Français, il faut aller plus loin encore et interdire carrément toute allusion ou diffusions d’information sur les crimes, assassinats, mitraillages, plastiquages, attaques au camion ou à la voiture, égorgements, viols, décapitations ou attentats de masse commis par des terroristes ; faire taire le procureur Molins, interner les familles des victimes et leurs avocats qui évoqueraient le sujet et punir sévèrement ceux qui signalent avoir vu des bouteilles de gaz ou un homme armé au comportement suspect. En un mot, créer rapidement un Ministère de la Vérité (Orwell) qui filtrera soigneusement toute information pour ne diffuser que la vérité officielle avec Claude Askolovitch à sa tête.

Quel scandale !

Pour ceux qui n’écoutent pas La Matinale de France-Inter, sachez que le Sieur Askolovitch y tient la revue de presse.

Surnommé dans les couloirs de Radio France « le Justicier du PAF » par les uns, « le Censeur » par les autres et « Torquemada » ou « Askapolovitch » par quelques-uns (de droite donc cultivés), il a transformé sa revue de presse en éditorial quotidien consacré à la défense et illustration de l’extrême gauche islamolâtre. Pour le « journaliste » Askolovitch, toute pensée critique au sujet de l’Islam ou des migrations, toute information sur le terrorisme, toute pensée sur le sujet, est par nature pensée de droite radicale, information xénophobe, facho.

J’ai mis le mot journaliste entre guillemets parce que, bien que diplômé de l’école de journalisme gauchiste CFJ, Askolovitch n’est qu’à 5% journaliste et à 95% idéologue néo-stalinien.

Le 2 octobre dernier, l’actualité c’est l’égorgement et l’éventration de deux jeunes filles dans la gare Saint-Charles de Marseille. Mais Askolovitch axe sa revue de presse sur le procès de Mohamed Merah, assassin d’enfants d’une école juive et d’un militaire musulman. Claude Askolovitch insiste sur le fait que les parents du malheureux soldat viendront « témoigner de l’Islam paisible au procès ». Une façon de ne pas oublier d’indiquer où sont les ennemis véritables, par exemple ces islamophobes qui mettent de l’huile sur le feu. D’ailleurs, il n’y a pas procès autour de l’islam, parvient à placer Asko, mais « procès du salafisme ». Suit l’attentat de Marseille. Askolovitch est choqué que la vie reprenne son fil à peine les deux jeunes femmes tuées, que la presse parle de football ou des trains en retard. Mais nous n’apprendrons rien sur le plus important (l’auteur des deux crimes) de la bouche du chroniqueur, qui omet de parler des « Allahou akbar » que tous les témoins des deux meurtres ont entendu, et qui parvient à ne jamais prononcer l’un de ces mots interdits : Islam ou islamisme. Par contre, il ponctue ses propos avec le mot « résister », à La Une de La Provence du jour, « résister à la peur, résister à la polémique ».

L’islam et l’islamisme comme raison première pour laquelle un terroriste sort un couteau et égorge innocents, il ne les voit pas, n’en parle pas.

Le voilà rejoint dans le déni par des députés Les Républicains. Ils se demandent si la diffusion de ces informations ne risque pas « d’octroyer à l’assassin une gloire posthume auprès de personnes radicalisées et en quête de modèles ». Ils s’interrogent sur l’intérêt que cela représente pour le public…

 129 morts et 354 blessés au Bataclan, ça n’intéresse personne ?

… ainsi que sur la surexposition de l’auteur de l’attentat par rapport aux victimes.

Citant le juge antiterroriste David Benichou, Mme Kuster estime que « les médias sont l’oxygène du terrorisme ». Ainsi, pour éviter que la télévision et la presse ne demeurent une « caisse de résonance de la barbarie », la député souhaite rendre les terroristes anonymes, « sans pour autant entraver le travail d’investigation des journalistes ».

L’Observatoire du Journalisme (OJIM.fr) souligne pourtant que « Il existe déjà, à l’heure actuelle, quelques limites. En juillet 2016, le CSA avait préconisé une vigilance particulière dans le traitement des sujets relatifs à la personnalité ou au parcours des auteurs de ces actes ». Dans le droit aussi, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sanctionne la diffusion d’informations permettant l’identification de certains individus, comme un mineur suicidé ou ayant quitté ses parents, ou encore de photographies montrant une personne menottée ou entravée n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation ».

De plus, tout le monde peut constater que la presse et le procureur Molins lui-même ne donnent pas le nom des assassins ou seulement une initiale et, sous prétexte de ne pas faire de discrimination, transforment le nom à consonance maghrébine ou africaine en nom ou prénom bien européen, transforment le meurtre en accident de circulation, crime de déséquilibré mental, de « loup solitaire », banal accident de braquage ou toute autre excuse mensongère, jusqu’à ce que la vérité éclate.

En attendant, cela permet à des gens comme la députée-Obono de prétendre qu’il n’y pas plus d’actes terroristes commis en France par des musulmans que par des adeptes d’autres religions, par des gens issus de l’immigration que par des Français « de souche ».

Reste à savoir si la démarche de Mme Kuster et de ses camarades part réellement d’une volonté de ne pas glorifier les jihadistes… ou si le politiquement correct y est pour quelque chose.

Le plus surprenant est que le député de l’Oise Olivier Dassaut ait signé ce projet de loi. S’il est voté, il devra censurer ses propres journaux (groupe Le Figaro). Y aurait-il un lien avec le fait que l’essentiel de ses revenus (de 4 à 6 millions par an) provient de dividendes d’actifs industriels du groupe Dassault et que la réforme de l’ISF voulue par Emmanuel Macron les sort de l’ISF… Vous voyez ?

À son honneur, il faut préciser qu’il est le seul député à reverser intégralement la totalité de ses revenus bruts d’élu (154.440 €) à ses collaborateurs. Ce n’est pas le très riche Mélenchon à gauche (moins que Dassault quand même) ou le très chiche Collard à droite qui ferait cela !

L’Imprécateur



 

 

QUAND MAHOMET ÉTAIT UN CHEF D’ÉTAT GUERRIER
(L’Imprécateur)

De plus en plus de personnes réfléchissant aux moyens de contrer l’islam politique à l’origine du djihadisme guerrier pensent qu’il faut non seulement prendre des mesures efficaces pour empêcher les terroristes d’agir, mais attaquer le mal à sa racine, sa dualité d’idéologie politique agressive servie par une religion. « Vaste programme », comme disait de Gaulle.

Comme point de départ, on peut chercher si quelque chose permet d’affirmer que l’islam serait supérieur à toute autre religion et notamment à celle qui est un constituant essentiel de notre civilisation occidentale, le christianisme sous ses formes catholique, protestante et orthodoxe. C’est en effet à partir de ce postulat abondamment commenté dans le Coran et la sunna, ou ensemble des règles de Dieu, que l’islam affirme sa supériorité. Le Coran dit que la sunna s’applique aussi aux « jahilites », les croyants de la période préislamique (Coran 33:38, 33:62, 48:23). Ce qui n’a évidemment aucun sens et n’a pour but que de faire croire que la parole d’Allah, la Révélation, existait antérieurement à la révélation faite à Mahomet.

Mohammed (Mahomet) Mottalib du clan Banû Hachim, fils d’Abdallah Mottalib et d’Amina Wahib, perdit, deux mois après sa naissance, son père tué d’un coup de couteau. Six ans après, sa mère, qui avait été récupérée par son oncle veuf, Abu Tâlib, mourut aussi en donnant naissance au demi-frère de Mahomet (dont personne, semble-il, ne sait ce qu’il est devenu).

Entre temps, son éducation avait été confiée à son grand-père qui s’appelait, comme son père, Abdallah Mottalib, mais c’est l’oncle Abu Tâlib qui, pour lui apprendre le métier de caravanier l’emmena à Petra, Philadelphia (aujourd’hui Ammân capitale de la Jordanie), Bosra en Syrie, et aussi au Yémen. Ces régions étaient majoritairement chrétiennes nestoriennes et Mahomet eut l’occasion d’y rencontrer des moines nestoriens, des érudits imprégnés de l’enseignement scientifique grec qu’ils transmirent aux Arabes. Nestorius était le patriarche de Constantinople. Il avait affirmé au Vème siècle la séparation des natures humaines et divines du Christ. Les nestoriens avaient été condamnés comme hérétiques par Rome, mais ils avaient su convertir à leur doctrine toute l’église chrétienne d’Orient.

C’est ainsi que Mahomet eut l’occasion de discuter longuement avec un moine nestorien nommé Bahira qui l’influença beaucoup. On trouve dans la prédication de Mahomet des thèmes rappelant les croyances nestoriennes, également dominées par la crainte de Dieu. Il y a, par exemple, dans la description du Jugement, des similitudes entre le Coran et les sermons de Saint Ephrem, un saint nestorien. Mais en quittant Bosra, Mahomet ne pensait pas encore à faire une carrière de prophète, ni de politicien chef de guerre non plus.

C’est au Yémen qu’il rencontra Meïssara, l’homme d’affaires d’une très riche veuve juive de Yathrib (aujourd’hui Médine) nommée Khadîdja. Meïssara parla de Mahomet à Khadîdja. Elle convainquit Mahomet de l’épouser malgré son âge, elle avait 40 ans et lui 25. Elle fit de Mahomet un homme riche et l’introduisit dans les milieux juifs de Médine, ce qui donna à Mahomet l’occasion de comprendre le judaïsme.

C’est à cette formation judéo-chrétienne de Mahomet que l’islam doit plusieurs de ses préceptes : le monothéisme (Dieu, Yaweh, Allah) ; le jeûne (Ramadan, Yom Kippour, Carême) ; l’interdiction du porc et l’abattage halal (le rite kasher) ; la prière ; la Création, le mythe d’Adam que l’islam transforme en premier des musulmans ; le Jugement dernier ; le diable (Satan chrétien, Sätän juif, Iblis − du grec diabolos − ou el Shaïtan musulman) ; etc.

Dix ans plus tard, Khadîdja ayant cinquante ans, ce qui en ce temps-là était très âgé pour une femme, pria son jeune et vigoureux époux de prendre de temps en temps ses distances. Mahomet prit l’habitude d’aller camper dans une grotte du mont Hira non loin de La Mecque. Il y méditait et pensait à tout ce que lui avait raconté le cousin de Khadîdja, Warka ben-Naufel, moine chrétien, premier traducteur de la Bible en arabe, grand connaisseur des Écritures, à qui il devait beaucoup de ses connaissances dans ce domaine.

Et il réfléchissait à la façon dont les ancêtres, Ismaël et son père Abraham, mais aussi les grands prophètes, comme Moïse, avaient su entraîner leurs peuples et prendre le pouvoir politique en s’appuyant sur une révélation divine et une pierre, les tables de la Loi pour Moïse, la pierre noire pieusement gardée à La Mecque dans la Ka’aba pour Ismaël et Abraham. L’abrahamisme était la religion pratiquée à La Mecque où l’on adorait un dieu unique, Allah, secondé de trois divinités plus anciennes : al-Lât, al-‘Uzza et Manât, mais le judaïsme et la chrétienté y avaient aussi leurs adeptes, leurs rabbins et leurs prêtres.

C’est à partir de ce cocktail religieux que Mahomet conçut un État dont il serait le chef, respecté grâce à l’autorité qu’il tiendrait d’un dieu unique et exigeant, où l’on pourrait avoir des esclaves et légalement plusieurs femmes et autant de maîtresses que l’on veut, où celles-ci auraient socialement un statut inférieur aux hommes. Ce dernier point probablement dû au fait que depuis dix ans il vivait sous la coupe de sa femme, l’autoritaire Khadjîdja. Elle avait exigé pour en faire l’héritier de sa grande fortune, qu’il lui soit fidèle alors qu’il souffrait de priapisme dû à une maladie neurologique et avait besoin de rapports sexuels fréquents.

Mahomet aimait  les très jeunes filles. Il en épousa une de neuf ans. Après la mort de Khadîdja, il eut jusqu’à dix-neuf femmes simultanément, plus des maitresses et des esclaves.

S’attendant à une forte opposition des religions en place en Arabie, il décida de partir des lois bédouines en y ajoutant progressivement ses lois à lui et prêcha dans ce sens. Par exemple, il mit trois ans avant de proposer aux Bédouins de passer de la monogamie abrahamiste, chrétienne et juive, plus des esclaves sexuelles gagnées au combat (comme les femmes yézidies capturées par Daesh) à la polygamie plus les femmes esclaves. Cela eut du succès. D’ailleurs, dans son roman d’anticipation Soumission, Houellebecq fait de la polygamie l’une des causes principales de la conversion à l’islam des élites mâles françaises .

Les choses se gâtèrent quand Mahomet eut des révélations mettant en cause les divinités locales dont les pèlerins de La Mecque venaient vénérer les sanctuaires. Mahomet eut bientôt tous les mecquois contre lui. Il partit se réfugier (ce fut « l’Hégire ») dans la famille juive de Khadîdja à Médine où il fut bien accueilli. Il en voulait beaucoup aux abrahamistes et aux chrétiens et le ton de ses prêches s’en ressentait. Les Juifs et les Arabes convertis au judaïsme géraient la ville. Il apprit la politique avec eux, c’est la « Constitution de Médine ».

Céramique représentant la mosquée de Médine

Le texte connu sous le nom de Constitution de Médine est « Le pacte entre les Émigrés (musulmans),  les Ansars (médinois convertis)  et  les Juifs (Ibn Ishaq) ».

Cette charte définit les droits et les devoirs des musulmans, des juifs (ou selon Tilman, Nagel, seulement des arabes convertis au judaïsme) et des autres communautés arabes (polythéistes) de Médine, dans la perspective de la guerre que Mahomet préparait contre les Quraïchites mecquois.

Mahomet, pour se concilier tout le monde, expliqua aux juifs qu’il considérait leur religion comme très proche de l’islam qu’il prêchait et que, d’ailleurs, personne, juif ou chrétien, ne devait le craindre, puisque l’islam était la religion d’Abraham qui, ayant vécu avant Moïse et Jésus et n’étant ni juif, ni chrétien, se plaçait au-dessus des deux autres religions. Une belle réappropriation de l’Histoire !

Il prit le contrôle politique de Médine et maintenant chef politique et chef de guerre commença une série de guerres contre La Mecque et les tribus bédouines chrétiennes ou polythéistes et juives d’Arabie. Seuls ceux qui se convertissaient à l’islam survivaient, les autres étaient tués, les femmes et les enfants mis en esclavage, le butin réparti entre les fidèles de Mahomet et lui qui s’en appropriait un cinquième. Un ordre politique, social et religieux nouveau s’instaura peu à peu. Cela déplut aux juifs. Il les fit exterminer (900 égorgés en une seule journée à Médine).

Mahomet maîtrisait maintenant les trois éléments qui définissent la réussite sociale d’un homme : le sexe (par lequel il s’était illustré dès son adolescence) l’argent (obtenu par son mariage avec une vieille et très riche veuve) et le pouvoir sur les hommes qu’il détenait depuis son arrivée à Médine.

Assuré de son autorité, Mahomet promut Khadîdja au rang de première épouse, c’est-à-dire chef de la maisonnée, mais écartée de son lit car elle avait maintenant soixante-huit ans et, de toute façon, elle ne lui avait donné qu’une fille, Fatima, et pas de fils. Probablement du fait de la maladie neurologique dont souffrait Mahomet qui provoque le priapisme mais aussi une impuissance génétique quasi totale.

Puis il épousa Aïcha, la très jolie fille d’Abû Bakr, le compagnon de la première heure. Il prit encore assez rapidement huit épouses de plus, sans compter les maîtresses et concubines, mais c’est Aïcha qui resta toujours sa préférée malgré ses infidélités (sourate 24 où il prend sa défense). La lapidation pour cause d’adultère est venue bien après la mort de Mahomet, « il n’y a aucune trace d’incitation à a lapidation dans le Coran » confirme Mahmoud Azab.

On peut s’étonner de ce que les musulmans n’aient tiré aucune conclusion du fait que Mahomet était le premier à transgresser les préceptes qu’il édictait pour les autres. Ni qu’ils ne se soient jamais interrogés sur la vraisemblance de ces soi-disant révélations divines qui tombaient toujours à-pic pour justifier ses entreprises de guerres et de pillages et tirer Mahomet des situations embarrassantes et de ses propres contradictions. On en trouve des dizaines d’exemples dans les détails relatifs à la vie et à la personne de Mahomet que nous ont transmis les auteurs musulmans et byzantins.

Mais non ! C’est le prophète, il est donc parfait par définition, tout ce qu’il fait est approuvé par Allah. S’il commet des erreurs, ce ne sont pas des erreurs mais des épreuves faites pour jauger la foi des fidèles, etc. C’est vraiment la foi qui sauve !

À Médine, Mahomet devint aussi plus autoritaire, passant du statut de « contribule » (prêcheur) qui discutait d’égal à égal avec ses frères, à celui de « prophète » messager de Dieu. Maintenant ce n’était plus : « Soyez gentils, écoutez ce que j’ai à vous dire et on va en parler », mais “Obéissez sans discuter à Dieu et à son messager !” (Coran 3 :32). On connaît la suite.

Les religieux musulmans préfèrent passer sous silence la jeunesse de Mohamed Mottalib, dit Mahomet, ou l’enjoliver à l’extrême. C’est en étudiant que l’on comprend qu’avant d’être prophète, Mahomet fut surtout un bon juriste, un chef d’état et un chef de guerre. L’islam est en premier lieu une idéologie politique guerrière et accessoirement une religion qui doit beaucoup à ses emprunts au judaïsme et au christianisme.

Comprenant qu’il se perdrait s’il ne s’organisait pas un peu mieux, Mahomet prit un scribe avec lui pour tout noter. Ce scribe s’appelait Zayd ben-Thâbit. Mais il y en eut d’autres : Ali (son gendre, « père » du chiisme), Othman, Saïd, Obaï, Moawia. Cela n’empêcha pas des versions nombreuses et contradictoires des révélations de circuler, car ces scribes notaient les paroles de Mahomet sur un peu tout ce qu’ils trouvaient : morceaux de peau, bouts de parchemin, omoplates de chameau même, dont il n’est rien resté. Si bien que c’est finalement une transmission orale qui a eu lieu dans la société bédouine et arabe. La première version écrite a été réalisée en 653 par le calife Uthmân. Il fit réunir les feuillets du scribe Zaïd ben-Thâbit, et l’on en tira un livre (le Khitâb). La première version complète et homogène du Coran (qûr’ân = la récitation) officialisant le condensé de sept lectures différentes du Coran n’a vu le jour qu’en 934. Plusieurs autres versions du Coran circulèrent pendant les dix siècles suivants  et c’est seulement en 1924, au Caire, qu’une version commune du Coran s’appuyant sur la version d’Asîm, un ulema (juriste et théologien) vivant dans l’oasis de Khûfa et mort en 734, a été adoptée par une majorité d’ulémas et imposée aux musulmans, c’est celle qui a cours de nos jours.

La qualité de la version d’Asim vient de ce qu’il s’est efforcé, quand il avait le choix entre plusieurs révélations qui se contredisaient ou différaient, de retenir la dernière révélée, supposée abroger les précédentes. Il se basait pour cela sur le Coran lui-même : « Nous n’abrogeons un verset, ou le faisons oublier, sans en apporter un meilleur ou semblable » (2:106). Finalement, l’islam est-il un mouvement politique agressif avant d’être une religion ? La question est posée.

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SOUVENIRS DU COMMUNISME
(L’Imprécateur)

Il y a dix ans, en septembre 2007, mourraient Pavarotti le 6 septembre (cliquez sur le lien pour écouter « Nessum Dorma » de Puccini, par Luciano Pavarotti − pour revenir au texte : “Retour Arrière”), et Jacques Martin le 12. Les médias, toujours dépourvus du sens des valeurs, accordèrent autant de place à la mort de l’amuseur public qu’à celle du ténor qui égala Caruso.

Cliquez sur l’image pour écouter « Norma » de Bellini, par Maria Callas. (Pour revenir au texte : Retour Arrière.)

Septembre, c’est aussi le 45ème anniversaire de la mort de La Callas. Une rétrospective de sa vie sur Arte nous a rappelé il y a quelques jours la cause de sa fuite aux États-Unis en 1945, sujet par contre soigneusement évité dans le film La Callas et Onassis. Une fuite dont, vous allez comprendre pourquoi, ni Laurent du PC, ni Mélenchon des Insoumis n’aiment que l’on parle, car ils ne sont pas encore devenus adultes. Ils ne savent pas assumer leurs erreurs et n’ont pas encore fait leur révolution personnelle pour glisser intelligemment vers la droite, comme l’a fait notre ex-révolutionnaire national, Régis Debray.

Pendant la guerre, la Grèce fut successivement occupée par les Italiens, les Allemands et les Anglais. Les occupants successifs ayant réquisitionné les maigres ressources alimentaires, les habitants d’Athènes connurent une véritable famine qui fit environ 50.000 morts. Pour survivre, Maria Callas et sa meilleure amie, toutes deux chanteuses professionnelles, chantaient dans un cabaret et, quand elles avaient un contrat, comme petits rôles à l’opéra d’Athènes. Elles chantèrent donc successivement devant un public d’officiers italiens, puis allemands, puis anglais. Sans doute eurent-elles (elles avaient 19 ans en 1944) quelques aventures sentimentales avec quelques beaux et jeunes officiers. Ceux-ci payaient souvent, dit-on, en tickets d’alimentation ou directement en nourriture.

Les Anglais étaient à peine arrivés depuis quelques semaines, que le KKE, le parti communiste grec, entreprit un coup d’État pour tenter d’instaurer, comme partout en Europe de l’Est, une dictature communiste. Les troupes communistes venues du nord de la Grèce prirent Athènes et commencèrent aussitôt une épuration féroce visant à éliminer physiquement les non-communistes : procès expéditifs sous prétexte de collaboration avec l’un ou l’autre des précédents occupants étrangers suivis d’exécutions sommaires. Mais le plus souvent, les Athéniens étaient lynchés tout simplement chez eux ou dans la rue sur la dénonciation d’un voisin qui croyait ainsi sauver sa peau.

Les communistes voulaient le pouvoir. La guerre civile atroce qu’ils déclenchèrent a déchiré la Grèce pendant 5 ans, opposants communistes et pro-occidentaux jusque dans les moindres villages. Les communistes d’abord lâchés par Moscou, puis par Tito, se rendirent le 16 octobre 1949, faute de combattants. Soixante-dix ans après la reddition des communistes, les horreurs de ce conflit continuent d’endeuiller la mémoire nationale.

Un soir de 1945, Maria Callas rentre chez elle et passe, pour avoir les nouvelles de la journée, chez son amie qui habitait dans le même immeuble qu’elle. La porte est ouverte. Elle entre, inquiète, et trouve le cadavre brûlé de son amie que les communistes, après l’avoir violée et battue à mort, avaient fait rôtir comme un poulet sur un feu fait de ses propres meubles. Maria Callas alla se cacher chez des amis et prit le premier bateau pour les États-Unis où elle devint célèbre.

Le vrai visage de Che Guevara – citation d’Ernesto Che Guevara, dans son livre « Voyage à Motocyclette » (éd. des Mille et Une Nuits).

Autre aperçu des méthodes de prise de contrôle de l’État par les communistes dès qu’on les laisse accéder au pouvoir : « La face cachée du Che » (éd. Buchet-Chastel) du journaliste cubain Jacobo Machover. Machover cite Hubert Matos qui commandait les troupes de Castro : « Pour se faire respecter des Cubains, il (“Che” Guevara) devait leur inspirer de la terreur en fusillant et en faisant fusiller ». Che Guevara fusillait donc à tour de bras des pauvres gens qui avaient pour seul tort d’être non-communistes ou « bourgeois », c’est-à-dire petits propriétaires d’un commerce ou d’un champ, car les « gros » propriétaires s’étaient déjà ralliés à Castro ou avaient fui le pays pour se réfugier aux États-Unis.

Mais Guevara était à sa manière légaliste. Il torturait et il fusillait, mais voulait mettre les formes. Il s’était fait nommer par Castro « commandant de la Comisión Depuradora« , la commission d’épuration. Il siégeait à la prison La Cabana où l’on amenait les prisonniers qui étaient aussitôt battus et torturés en attendant d’être jugés. Un avocat, José Vilasuso, était chargé d’instruire les dossiers. Il rapporte les instructions de Che Guevara : « Ne faites pas traîner le procès. Ceci est une révolution. N’utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. » Le « tribunal » attendait pour juger que la lettre de Castro fixant les sentences arrive, la même méthode qu’utilisait Staline quand il envoyait à la Lubianka la sentence que le tribunal exécutait ensuite. « Je ne veux pas savoir si tu es coupable ou non coupable, disait Beria au prisonnier, je te demande seulement d’avouer le crime que dénonce le camarade Staline ».

Dès la lettre arrivée, le prisonnier était jugé, c’est-à-dire qu’on lui lisait un acte d’accusation bidon. « Souvenez-vous, lui disait Che Guevara, qu’il y a une possibilité d’appel ». Mais, précise Vilasuso, « aucun recours en appel ne fut jamais pris en compte ». On annonçait ensuite au prisonnier que Castro l’avait condamné à mort, et on l’exécutait aussitôt sur l’un des trois poteaux situés derrière la galerie où étaient entassés les prisonniers.

Daniel Alarcón Ramirez, dit « Benigno », l’un des plus fidèles compagnons d’armes de Guevara, raconte que Che Guevara, héros adulé par toute une partie de notre extrême-gauche française, aimait voir torturer et tuer les gens. « Il venait voir à l’improviste et donnait des conseils aux gardiens pour torturer plus cruellement… Il montait sur le mur (de la prison). Ce n’était pas difficile car il y avait un escalier. Il se couchait sur le dos en fumant un havane et il regardait les exécutions. »

Finalement, il y a une “justice” puisque Guevara a été trahi par Castro, comme tous ceux qui avaient aidé ce dernier à prendre le pouvoir et qui ont été fusillés ou emprisonnés. Staline avait fait la même chose.

Castro a envoyé Guevara en Bolivie pour y organiser la prise du pouvoir communiste, mais il a demandé en secret au Parti Communiste Bolivien de le débarrasser de Guevara. Le PCB a vendu Guevara à Felix I. Rodríguez, ancien agent de la CIA qui dirigeait un groupe de rangers boliviens. Il l’a arrêté après plusieurs mois d’errance dans la jungle des montagnes boliviennes. En fait, Guevara avait fini par comprendre qu’il avait été trahi par Castro et souhaitait se rendre car il pensait qu’il serait jugé à Camiri (une petite ville rurale de la province de Santa Cruz de la Sierra), comme Régis Debray et Ciros Bustos, deux autres ex-compagnons, eux aussi victimes de la trahison de Castro, comme Guevara capturés par l’armée bolivienne.

Rodríguez dit aujourd’hui qu’il a reçu des généraux Barrientos et Ovando l’ordre de tuer Guevara, ce qui n’offusque pas l’ignorante Ségolène Royal pour qui Castro est un génie. C’est pour sauver l’honneur du Che, dit Rodríguez, qu’il a ordonné au peloton : « Votre gouvernement a ordonné d’éliminer le prisonnier. Ne tirez pas au visage. Tirez en dessous de la poitrine. On doit croire qu’il est mort de ses blessures au combat. »

Beau sentiment, sauf qu’il n’y a pas trace de cet ordre, les deux généraux et le témoin cité par Rodríguez, le major Saucedo, étant morts depuis longtemps. On ne voit pas non plus quel aurait été l’intérêt du gouvernement bolivien de faire du Che un héros, sauf si Castro a payé pour cela, car un héros mort est sans danger et peut-être utile à la promotion d’une révolution. Enfin, les blessures au ventre n’entraînent pas une mort immédiate (de dix minutes à deux heures suivant l’importance des hémorragies). Ernesto Guevara a du beaucoup souffrir avant de mourir. C’est pourquoi je crois plutôt à une initiative personnelle de Rodríguez qui, ayant eu à souffrir du communisme quand il était jeune (ses parents ont été assassinés), haïssait les communistes.

L’Imprécateur