MIGRANTS : ALERTE SANITAIRE
(Dr Jean-Ph. de La Ribausière)


CRISE MIGRATOIRE & RISQUE SANITAIRE

une politique de santé discriminatoire pour les Français d’origine européenne

Le retour de maladies graves

Notre État est censé assurer la sécurité, la santé et la protection de la population française. Force est de constater que les gouvernements successifs adoptent des politiques qui sous couvert de prétendues intentions humanistes mettent en danger la santé de la société française. La crise migratoire qui touche la France comme de nombreux pays européens est en cela très révélatrice. Elle pose dorénavant un problème majeur de santé publique, le flux des migrants n’ayant toujours pas été stoppé à ce jour. De nombreuses maladies infectieuses comme la tuberculose, le VIH (SIDA) et l’hépatite B sont en effet surreprésentées dans ces populations de migrants, dont la majeure partie est originaire d’Afrique. Leurs conditions de vie avant leur arrivée puis une fois installés en France favorisent la transmission de ces infections en raison de la promiscuité, du manque total d’hygiène, de la précarité sociale et de l’existence de groupes à risque comme les personnes se prostituant. Les camps de migrants, qui ne cessent de réapparaître à peine fermés par les autorités, sont le plus souvent extrêmement insalubres et favorisent la propagation d’agents infectieux chez des personnes pouvant présenter un organisme vulnérable. Les médecins qui prennent en charge ces populations sont ainsi confrontés à des maladies presque disparues sur le continent européen et qui font leur réapparition, telles que la gale, la poliomyélite, la tuberculose, le choléra, la typhoïde… Ces infections peuvent potentiellement diffuser et gagner l’ensemble de la population française, d’autant plus qu’à chaque démantèlement de camp, les migrants sont relocalisés un peu partout sur le territoire national. En matière de maladies sexuellement transmissibles, les migrants deviennent de puissants vecteurs quand ils se rendent coupables de viols sur des personnes de la population d’accueil.

Hormis les situations de demandeurs d’asile (pour lesquels un dépistage préventif des maladies infectieuses et des séances de vaccinations sont organisées en Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile − CADA) une proportion importante de migrants échappe aux mesures de prévention du risque de transmission d’agents infectieux. Les organisations du type “Médecins du Monde” n’ont souvent pas les moyens pour les mettre en œuvre de façon efficace à grande échelle. De plus, la plupart des migrants, lorsqu’on les interroge, répondent qu’ils ne se sentent pas personnellement exposés au risque infectieux et ignorent de plus certains modes de transmission, notamment ceux par voie sexuelle.

D’une façon générale, aucune mesure de quarantaine n’est prise faute de volonté politique qui s’obstine à ne pas rétablir des frontières, alors que le dépistage et l’évaluation du statut vaccinal des migrants est recommandée par le corps médical.  Les épidémiologistes s’inquiètent à juste titre de la diffusion de salmonelles résistantes aux antibiotiques et de formes multi-résistantes de tuberculose dont sont susceptibles d’être porteurs de nombreux migrants. La mise en quarantaine serait aussi propice pour la détection de terroristes potentiels en transit, le risque islamiste pouvant se cumuler au risque infectieux…

Une prophylaxie discriminante

Madame Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, a récemment déclaré qu’elle voulait « s’engager sur la santé des migrants ». Cet engagement risque d’être tardif, alors que les migrants en contact avec la population d’accueil auront déjà disséminé leurs germes aux quatre coins de l’hexagone. Dans tous les cas, cette prise en charge médicale des migrants a un coût non-négligeable (le traitement d’une tuberculose multirésistante est long − au moins 2 ans − et cent fois plus coûteux qu’un traitement classique) dont le poids repose comme toujours sur les contribuables dont la proportion à payer l’impôt se réduit au fil des années, témoin inéluctable d’une perte de capital et d’une majoration du nombre de personnes vivant d’aides sociales diverses, le tout étant propice à l’effondrement de la nation, scénario qui avait préexisté à la désintégration de la Yougoslavie qui croulait comme la France sous une forte dette. Elle témoigne aussi d’une injustice pour les Français qui sont de plus en plus nombreux à renoncer à des soins justifiés, faute de pouvoir disposer d’une couverture médicale suffisante. Cette injustice est renforcée par le fait qu’en France les populations d’origine extra-européenne bénéficient d’une protection plus grande par rapport au risque infectieux. Ainsi la vaccination contre la tuberculose n’est plus obligatoire depuis 2007 mais le BCG demeure recommandé pour les enfants nés dans un pays de forte endémie tuberculeuse (comme les pays du Maghreb), devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays (à l’occasion des vacances d’été par exemple) ou dont au moins l’un des parents est originaire de l’un des cas pays, ou encore résidant en Ile-de-France (surtout en Seine-Saint-Denis). Par ailleurs, toute situation jugée par le médecin à risque d’exposition au bacille tuberculeux peut motiver une vaccination par le BCG, dès lors que les conditions socio-économiques sont jugées défavorables (en particulier parmi les bénéficiaires de la CMU et de l’AME). Là aussi les populations d’origine extra-européenne sont privilégiées en terme de protection par rapport aux Français d’origine européenne, ce qui constitue une véritable discrimination.

Des adjuvants inquiétants” dans certains vaccins

Dans le même temps, la Ministre des solidarités et de la santé a décidé la mise en place d’un nouveau schéma vaccinal obligatoire (avec à la clef des mesures coercitives pour les parents récalcitrants) à 11 vaccins pour les nourrissons, ce qui expose la population au risque de complications vaccinales liées notamment à la présence d’adjuvants aluminiques pourtant interdits en matière de vaccination vétérinaire… Les pathologies neurotoxiques induites par l’aluminium chez l’homme ont pourtant été documentées à partir d’études publiées dans de grandes revues scientifiques. Mais madame Buzyn semble davantage être sensible au lobby pharmaceutique, ce qui est pourtant contraire au code de déontologie médicale auquel elle demeure malgré tout soumise, même avec un statut de ministre d’état.

Les Français d’origine européenne sont pris pour cibles

Le gouvernement d’Emmanuel Macron met donc en place une politique de mise en danger de la vie d’autrui et de non-assistance à personne en péril, qui plus est discriminatoire à l’égard des Français d’origine européenne. Une fois de plus, les responsables politiques oublient les devoirs qu’ils ont à l’égard de la nation et du peuple français. En filigrane se lit hélas une volonté politique sournoise d’affaiblir les Français d’origine européenne sur tous les plans, à commencer par la santé, dans le but final de les éradiquer.

Dr Jean-Philippe de La Ribausière
Chef de clinique − médecine interne

.FAITES CIRCULER AU MAXIMUM.


L’auteur répondra soit en direct soit par courriel privé à toute question qui pourrait lui être posée via [email protected].


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COMMUNIQUÉ DU GÉNÉRAL ANTOINE MARTINEZ

Quelques heures à peine après la publication du dernier éditorial du général Antoine Martinez (titré l’Inévitable Rupture), nous apprenions la démission du Chef d’Etat Major des Armées, le général Pierre de Villiers.

Dans la crise sécuritaire majeure que nous vivons, tant en France que sur les théâtres d’Opérations Extérieures, le communiqué du général Martinez – à lire ci-dessous – met en relief une rupture historique entre le pouvoir civil et le pouvoir militaire.

Marc Le Stahler
20 juillet 2017


(COMMUNIQUÉ)

Comme cela était prévisible, le général Pierre de Villiers a donc démissionné. Sa décision est celle d’un homme blessé qui a su crier jusqu’au bout la vérité à ceux qui ont en main la destinée de la France mais qui n’ont pas pris la mesure de la mission qui est la leur et qui trahissent les idéaux de la nation. Le geste de ce valeureux soldat estimé et respecté par tous mérite d’être salué. Sa décision, logique et cohérente témoigne de son sens des responsabilités, du devoir et de l’honneur.

Cependant, cet événement, jamais connu sous la Vème République, révèle une crise majeure qui couvait et qui s’est installée, probablement durablement, entre une partie de l’élite politique et l’institution militaire qui est, avant tout, au service de la nation. Et l’élément déclencheur revient au Chef de l’État lui-même qui, par son discours ravageur et humiliant, a offensé non seulement le général de Villiers mais l’ensemble du monde militaire. Il a, en effet, commis une faute grave qui est indubitablement une marque de faiblesse qu’il dévoile et qui sera lourde de conséquences. Car il jette ainsi le doute sur ses capacités et son aptitude à appréhender les vraies menaces qui pèsent non seulement sur la vie de nos soldats en opérations, faute de moyens suffisants et adaptés, mais sur la vie des citoyens français sur leur propre territoire du fait de son refus, comme son prédécesseur, de reconnaître l’ennemi.

C’est pourquoi, les trois chefs d’état-major des trois armées (Terre, Air et Marine) qui ont été solidaires jusqu’ici du général de Villiers auraient dû le suivre en démissionnant à leur tour pour créer un choc salutaire. Peut-être le feront-ils dans les tout prochains jours. Car il faut rappeler aux responsables politiques qu’ils ont – ils semblent l’avoir oublié – des devoirs à l’égard de la nation. Le pouvoir légal qu’il détiennent ne leur permet pas de faire n’importe quoi.

Cela dit, le président de la République a nommé un nouveau Chef d’état-major des armées, le général Lecointre. Dont acte. Mais cela ne clôt pas cette crise et le nouveau Chef d’état-major ne peut pas accepter n’importe quoi. Après le général de Villiers, il en va de sa crédibilité, de l’estime et de la confiance des militaires dont il prend à présent le commandement. Mais, comme l’autorité, la confiance et l’estime ne se décrètent pas. Sa tâche sera donc difficile et délicate.

Car le Chef de l’État ne semble toujours pas avoir bien compris les causes de cette crise en déclarant que le rôle du Chef d’état-major des armées n’est pas de défendre un budget. Chacun sait, et les militaires plus que tout autre, que c’est le ministre de la Défense – pardon, des Armées – qui en est chargé et il n’aura échappé à personne que depuis le début du quinquennat, le ministre des Armées est aux abonnés absents.

Il n’en reste pas moins qu’il revient au Chef d’état-major des armées de répondre honnêtement aux questions des parlementaires, représentants du peuple, membres des commissions concernées et de leur dire non pas « sa » vérité mais « la » vérité sur la situation de nos armées, surtout lorsque le pays est en guerre. Et il faut bien qu’en dernier ressort, les citoyens soient informés de la situation. C’est le devoir du Chef d’état-major des armées, que cela plaise ou pas, même au président de la République.

Général (2S) Antoine Martinez


 

 

L’INÉVITABLE RUPTURE
(éditorial du Général Martinez)

Jamais un État en situation de guerre n’aura fait subir aux forces armées qui protègent la nation une diète aussi insensée et imprudente. L’annonce d’une coupe de 850 M€ du budget 2017 des armées qui représentent, en fait, les surcoûts des OPEX (opérations extérieures) et des OPINT (opérations intérieures) – non budgétés, il faut le souligner, car seuls 450 M€ l’ont été alors que le véritable coût est 1,3 Md€ – est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Il est vrai que le président de la République ne s’attendait pas à ce que le Chef d’état-major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, exprime sa désapprobation à la suite de cette décision prise par le gouvernement. Complètement étranger à l’institution militaire et à la culture qui habite ceux à qui la France a confié son épée, il vient de découvrir qu’au sommet de la hiérarchie militaire un général, voire des généraux, ose(nt), lorsque l’intérêt supérieur du pays et de la nation est en cause comme c’est le cas aujourd’hui, exprimer son (leur) désaccord. Alors, il a cru bon de devoir, lors de son discours aux armées, la veille de la fête nationale, humilier le CEMA avec des propos inappropriés mais révélateurs d’un orgueil démesuré qui ne supporte pas la contradiction, rappelant notamment qu’« il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique ». Peut-on relever que le CEMA s’est exprimé – et c’est un devoir légitime – à huis-clos devant les parlementaires concernés par le sujet ? Peut-on ajouter que le président de la commission qui l’auditionnait a regretté les mesures prises par le gouvernement et a donc approuvé les conclusions émises ? N’est-ce pas le président de la République lui-même qui, par sa déclaration brutale, étale ce débat sur la place publique ? Mais peut-être est-ce par calcul afin de signifier au CEMA que son crime de lèse-majesté n’a qu’une issue, son départ.

Cependant, il n’est pas certain que le président sorte grandi de cet incident. Rappeler, en effet, sur un ton condescendant et méprisant que le chef, c’est lui peut non seulement être considéré comme une réaction d’enfant gâté mais constitue, à l’évidence pour qui a commandé des hommes, une faute qui se traduit par une marque non pas d’autorité mais d’autoritarisme. Mais cette réaction se révèle être surtout une marque de faiblesse préjudiciable pour la confiance à son égard.

Permettons quelques observations probablement désagréables mais difficilement contestables.

Première anomalie, s’agissant de la répartition de cette purge budgétaire pour 2017 entre les ministères, les armées se voient appliquer injustement 20% du total alors qu’en toute équité cela aurait dû représenter 13%. Les armées sont donc doublement pénalisées.

Ensuite, on peut s’étonner que le Premier ministre, « découvre » avec le rapport de la Cour des Comptes le déficit à combler pour 2017 pour respecter la volonté de Bruxelles et le qualifie d’inacceptable. En effet, le président de la République, héritier direct du quinquennat précédent en matière économique n’était-il pas à la manœuvre jusqu’à la fin du mois d’août 2016 et donc responsable au moins partiellement de cette situation ? Enfin, last but not least − comme dirait le président qui s’exprime beaucoup en anglais au lieu de le faire dans la langue de Molière pour défendre et faire rayonner la langue française − il est aujourd’hui au pouvoir grâce à un coup d’État institutionnel, n’ayant, de surcroît, obtenu que 18% des voix des électeurs inscrits au premier tour de l’élection présidentielle.

Et pour couronner le tout, avoir jeté l’opprobre sur la France en accusant notre pays d’avoir commis un crime contre l’humanité en évoquant la colonisation restera pour les patriotes – notamment au sein du monde militaire – une tache indélébile.

Cela dit, ce sérieux désaccord entre le CEMA et le Chef de l’État révèle simplement le niveau atteint par l’incompréhension et le décalage énorme qui s’est instauré entre le militaire et le politique en matière de conception de la gouvernance du pays sur le long terme qui doit viser la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur. Il y a aujourd’hui, incontestablement, un fossé qui s’est creusé et qui sépare l’approche des problèmes du monde, et par voie de conséquence du pays, entre le militaire et le politique dont les logiques et les horizons sont par nature différents.

Le premier voit loin et la permanence de la défense du pays et de ses intérêts, la sécurité et la protection de la nation restent un tourment constant qui dépasse le temps présent et s’inscrit dans le temps long.

Le second détient le pouvoir après avoir gagné des élections qui consacrent généralement des ambitions personnelles mais l’exerce le plus souvent soumis au cours des événements qu’il ne maîtrise pas toujours et qui le maintient dans une vision qui, la plupart de temps, ne dépasse pas le court terme et qui s’inscrit donc dans le temps court.

Mais le destin du peuple, le destin de la nation, s’inscrivent dans le temps long. 

Alors, s’agissant de la sécurité à l’extérieur, chacun sait que depuis très longtemps le budget de nos forces armées a servi de variable d’ajustement et il faut reconnaître que depuis la fin de la Guerre froide la situation n’a fait qu’empirer, la détérioration de nos capacités opérationnelles ayant atteint un niveau critique mettant en danger la vie de nos soldats engagés en opérations. Cette détérioration a d’ailleurs déjà mené à une rupture irréversible des capacités dont la conséquence pour nos forces armées se traduit par un déclassement stratégique extrêmement préjudiciable pour la France et dangereux pour la défense de nos intérêts dans le monde.

C’est la conséquence du relâchement de l’effort de défense qui en une trentaine d’années est passé de 3% à 1,5% du PIB.

Et les promesses de relever cette part du PIB à 2%, à l’horizon… 2025, sont indécentes compte tenu de l’état plus que préoccupant de nos forces armées. Et c’était le devoir du CEMA de le dire.  

Quant à la concorde à l’intérieur, elle dépend essentiellement du niveau de cohérence interne de la société qui se caractérise par sa culture et donc son identité. Force est de constater que la société française n’est plus aujourd’hui une société apaisée et ne le sera plus avant longtemps en raison de la fracture identitaire qui lui est imposée contre son gré avec une immigration de peuplement qui a marqué les quatre dernières décennies et à laquelle il faut ajouter aujourd’hui la submersion migratoire qui frappe l’Europe, sans réaction de l’Union européenne ou des chefs d’État européens, à l’exception de ceux du Groupe de Visegrad.

Circonstance aggravante, cette immigration de peuplement, complétée par cette submersion migratoire africaine, véhiculent une culture hostile à la nôtre et incompatible avec la démocratie.

Refuser de le comprendre met en sérieux danger l’avenir de la nation et de l’Europe.

Le terrorisme islamique qui sévit le confirme et nos forces armées exsangues sont engagées également sur le territoire national alors qu’elles n’ont jamais été autant sollicitées sur les théâtres extérieurs depuis la fin de la Guerre froide et alors qu’elles ont perdu avec les purges engagées au cours des deux derniers quinquennats 70.000 hommes !

Alors quel sera le dénouement de cette confrontation entre le président de la République et le CEMA, puisque ce dernier est convoqué le 21 juillet à l’Elysée ? Le président recevra-t-il le général Pierre de Villiers pour lui réitérer son mécontentement et pour exiger sa démission – seconde humiliation – ou pour, considérant qu’une large majorité de Français approuve le général, passer l’éponge ?

Une chose est certaine : le CEMA a été humilié publiquement et ceux qui portent l’uniforme ou qui l’ont porté se sentent offensés car il ne s’agit pas d’une lutte engagée pour des intérêts personnels ou pour des intérêts propres aux armées mais pour la défense de la France et de son peuple aujourd’hui en guerre. Ne pas vouloir le comprendre est irresponsable et augure mal de l’aptitude du chef de l’État à appréhender les vraies menaces qui pèsent sur la nation.

Il serait donc logique que le CEMA décide de démissionner et le fasse savoir avant de se rendre à cette convocation.

Sans remettre en cause la primauté du civil sur le militaire, il convient cependant de rappeler que les forces armées exercent un sacerdoce au service avant tout du Peuple, quels qu’en soient ses représentants.

Cela dit, cette situation de crise est à rapprocher de celle qui s’est déjà produite il y a deux ans et au cours de laquelle, pour des raisons portant sur des réductions importantes d’effectifs décidées alors que la France est en guerre, le CEMA et les chefs des trois armées (Terre, Air, Mer) ont déjà failli démissionner. Le ministre de la Défense avait alors su exercer son rôle notamment de médiation et convaincre le président de la République.

Aujourd’hui, deux mois après le début du quinquennat, nous en sommes déjà à un second ministre, non plus de la Défense mais des Armées, court-circuité car son champ d’action a été réduit, le président ayant décidé de s’accaparer toutes ces prérogatives, avec le risque évident d’être en permanence en première ligne.

On ne voit donc pas pourquoi les trois autres chefs des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, solidaires du CEMA, pourraient ne pas le suivre cette fois-ci en démissionnant également. Une crise serait alors ouverte mais qui aurait le mérite de créer un choc pour rappeler à nos élites politiques leurs devoirs à l’égard de la nation en sérieux danger sur son propre sol. Des drames sont, en effet, en train de se préparer et les responsables politiques ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Avec mon essai « Quand la Grande Muette prendra la parole » (éd. Apopsix), préfacé par Ivan Rioufol, nous sommes dans l’actualité et dans le vif du sujet.

Général (2s) Antoine Martinez
Coprésident des Volontaires Pour la France


Ceux qui ont lu et apprécié « Devoir d’Expression d’un Citoyen (pas) Ordinaire » ne manqueront pas de lire le nouvel essai que vient de publier le général Martinez « Quand la Grande Muette Prendra la Parole ».
Un projet auquel souscriront l’ensemble des patriotes, las de l’incompétence des prétendues élites et de la décadence économique, morale et identitaire de notre pays. Acheter et faire connaître cet ouvrage constitue un acte de résistance, de patriotisme et une contribution à l’ardent effort de redressement de la France.


 

 

LA GRANDE BRADERIE DU NUCLÉAIRE FRANÇAIS, OU LES CARENCES DE M. HULOT.

Ils sont trop forts les ministres LREM (Les Ripoux En Marche). Toutes les promesses du président, exceptées celles qui sont porteuses d’impôts, sont reportées au mieux en 2018 mais le plus souvent après 2022. Et dans leur grande majorité, ces ministres ne sont pas vraiment le portrait de l’honnête homme politique dont l’avènement devait effacer le souvenir des politiciens ringards, propriétaires de grandes penderies de vestes à retourner qui les ont précédés.

« Saint Nicolas », donneur de leçons, grand amateur de voitures polluantes, 2 CV, 4 L, gros 4×4 et (pour tout déplacement un peu long) hélicoptère !

Le fleuron du gouvernement, est sans conteste Nicolas Hulot, « Saint Nicolas », comme l’ont surnommé certains journalistes d’Europe 1. On attendait de lui qu’il nous promette une Terre propre et agréable à vivre, c’est l’enfer qu’il nous annonce. Il annonce la disparition des voitures Diesel et essence en 2040. Pourquoi pas ? La voiture électrique progresse techniquement. Certaines, comme les Tesla américaines arrivent à parcourir 5 à 600 kilomètres sans recharge, il est très possible que d’ici 2040 elles dépassent les mille kilomètres. Mais aussi que leur prix baisse, parce qu’il ne faut pas oublier que celles qui circulent aujourd’hui, comme les Zoé de chez Renault, sont largement subventionnées depuis le bureau d’études jusqu’à leur consommation, et que plus le marché grandira, plus les subventions diminueront jusqu’à être supprimées.

Mais le gros problème n’est pas là. Qui dit voiture électrique, dit consommation d’électricité.

Supposons qu’il y ait un million de voitures électriques en 2040, année où les modèles essence et Diesel ne seront plus vendus. Cela veut dire dix millions en 2050 et 40 millions en 2060 quand ne rouleront plus aux carburants traditionnels que les voitures de collection. À raison d’une distance moyenne annuelle de dix mille kilomètres avec une consommation moyenne de 10 Kw/100 km (actuellement 12), cela suppose que le réseau électrique sera capable de fournir 400 Gigawatts supplémentaires.

À comparer à la production mondiale d’électricité par les éoliennes en 2015 : 432 GW.

Il faut 750 éoliennes géantes et polluantes (bruit, infrasons, etc.), plus une grosse centrale classique hyper polluante, pour remplacer une seule centrale nucléaire non-polluante.

Les éoliennes, comme les centrales solaires, n’ayant pas par nature une production stable en volume et en périodicité, doivent être doublées par des centrales à charbon, au gaz, à la lignite ou au Diesel, pouvant être rapidement mises en service par temps couvert, absence de vent, gel important, etc. On le sait peu, le rendement du solaire et de l’éolien est de l’ordre de 15 à 25 % de leur temps théorique d’activité. Mais à qui acheter les éoliennes et les panneaux solaires indispensables au développement de ces productions d’énergie ? Ou, pour être réaliste, à qui d’autre qu’à la Chine qui dépasse déjà 80% de la production mondiale et qui est propriétaire des mines de métaux rares indispensables aux générateurs des éoliennes ?

Les centres nucléaires ne rejettent que de la vapeur d’eau.

Il faudrait donc, pour réaliser le programme écologico-abracadabrantesque de M. Hulot, doubler le nombre de nos centrales nucléaires.

Or, il veut supprimer dix-sept réacteurs. Au moment où l’Angleterre et plusieurs pays de l’Est s’équipent en nucléaire.

C’est là que l’on touche du doigt l’absurdité totale de la politique environnementale menée par la France depuis l’avènement de l’écoloconnerie politique des Verts puis d’EELV. Dans les programmes politiques du président Hollande et de son successeur Macron, avec Hulot pour ouvrier, la destruction de l’industrie nucléaire française et la promotion de la transition énergétique ont pour résultat de favoriser la nucléarisation de la planète par la Chine et l’Inde. La Chine étant pour le moment largement en tête. Elle produit actuellement l’essentiel de son énergie à partir du charbon. Si elle développe rapidement une industrie du solaire et de l’éolien, c’est avant tout pour l’exporter. Ce qui a pour effet d’avoir détruit presque totalement la production industrielle européenne d’éoliennes et de panneaux solaires.

Mais pour quel objectif à long terme ? Pour nous amener par suivisme écologique à abandonner le nucléaire dont elle deviendrait alors le champion mondial. La Chine est convaincue que l’avenir de la baisse de la pollution, c’est la généralisation du nucléaire, elle veut donc le maîtriser pour nous l’imposer ensuite !

Or en Chine, on construit simultanément 28 réacteurs nucléaires !

La Chine dispose, actuellement, de 21 réacteurs nucléaires en activité ainsi que 28 réacteurs nucléaires en construction et prévoit 52 réacteurs nucléaires en 2020…

Nous y sommes presque. La Chine participe au programme  ITER, à Cataracte. Elle développe dans les laboratoires de Miyaniang dans le Sichuan, un vaste programme de nucléaire militaire. À côté, celui de la Corée du Nord, c’est du pipi de chat.

Elle travaille en collaboration avec le canadien AECL, le russe Atomstroyexport, l’américain Westinghouse et le français Areva.

Et pendant qu’Areva, affaiblie pour diverses raisons politiques et notamment par le puissant lobby écolo antinucléaire, se débat avec ses réacteurs en Finlande et en Angleterre, la Chine est passée au 1er rang en nombre de réacteurs en construction devant la Russie (10 réacteurs en construction) et l’Inde (6 réacteurs en construction), tous comptant en partie sur l’argent de COP21 pour financer et augmenter leur effort nucléaire.

Depuis 1981, les dirigeants socialistes ont poussé Areva à coopérer avec la Chine pour l’aider dans son effort nucléaire. Areva a aujourd’hui 2.600 salariés en Chine, dans une usine qu’elle détient à 100%, et 13 co-entreprises franco-chinoises dont le copropriétaire principal est China Guangdong Nuclear Power.

Pendant ce temps, tout est fait par notre ministère de l’écologie pour miner les efforts industriels d’Areva en France même, déjà bien compromis par l’énarque socialiste Anne Lauvergeon, par exemple en lui retirant la gestion des réacteurs nucléaires pour la confier à EDF.

30 années de coopération nucléaire franco-chinoise pour le plus grand profit de la Chine

Actuellement, Areva & CGNP (collaboration franco-chinoise) construisent à toute vitesse deux EPR de 4ème génération à Taishan (Guandong) alors que l’EPR français et le finlandais ont du mal à sortir.

Quand on dit à toute vitesse, c’est relatif quand on sait que le contrat a été signé en 2007, mais les délais ont respectés. Areva collabore aussi avec Shenzhen Nuclear Engineering pour la fourniture de prestations de services à l’ensemble du parc nucléaire chinois, en s’appuyant sur les compétences et la technologie du groupe Areva. Pendant ce temps, le japonais Toshiba (qui a racheté Westinghouse) construit en Chine quatre réacteurs de troisième génération pour huit milliards de dollars, un contrat refusé à Areva.

La Chine a construit la centrale nucléaire d’Aïn Oussara (Algérie).

Pourquoi pas la France ?

La Chine a lancé en fin 2017 la construction d’un démonstrateur à neutrons et ouvert la mine d’uranium d’Husab financée par la CGN suisse en Namibie, l’une des plus importantes au monde. Elle construit un réacteur nucléaire à eau lourde en Argentine, deux au Pakistan, un en Angleterre. Ses négociateurs sont à l’œuvre en Roumanie, en Afrique du Sud, en Turquie, en Arabie saoudite et en République tchèque.

Trump a eu raison de dénoncer le détournement de l’argent des contribuables des pays industrialisés que COP21 récolte pour, en partie, financer tout ça. Notamment les microcentrales nucléaires flottantes de 200 mégawatts que fabrique China National Nuclear Corporation (premières livraisons en 2019) qui prépare aussi des réacteurs de 100 et 150 mégawatts ACP100 qui pourront alimenter des petites villes et de grosses usines.

En Chine, la presse d’État fait l’éloge du nucléaire, symbole de la puissance du pays, et explique aux Chinois pourquoi le nucléaire est la moins dangereuse des énergies comme le montrent partout les statistiques du nombre d’accidents et de décès produits par chaque catégorie de producteurs d’énergie. C’est aussi celle qui, ne produisant pas de CO2 ou presque, est la plus capable de permettre d’atteindre les objectifs de COP 21.

Même l’éolien et le solaire font plus de morts que le nucléaire, notamment dans les pays producteurs des métaux rares indispensables à ces deux productions qui sont déjà à 80% sous contrôle chinois. Ajoutons que le nucléaire de 4ème génération est sans le moindre danger de radiations, même en cas d’attaque terroriste ou de tsunami, et qu’il consomme les déchets du nucléaire actuel.

En France le très riche lobby écolo monte en épingle le moindre incident technique dans une centrale nucléaire en hurlant au risque nucléaire, alors que les accidents et morts dus aux autres énergies, qu’elles soient renouvelables ou non, sont passés sous silence.

L’Allemagne est devenue le plus gros pollueur européen après l’abandon du nucléaire. Seule la Suisse peut s’en passer parce qu’elle a une capacité de production hydraulique colossale que nous n’avons pas.

Cela dit, ce n’est pas contradictoire avec le fait que la Chine fait des efforts énormes pour réduire sa pollution, inscrits dans Le Plan d’action stratégique pour le développement énergétique 2014-2020.

Qian Zhimin, directeur général de China National Nuclear Corporation (CNNC) et ancien patron de China General Nuclear (CGN), l’autre géant chinois du nucléaire et partenaire d’EDF et d’Areva depuis trente ans, a déclaré tranquillement que l’aide financière de COP21, les difficultés récurrentes rencontrées par l’EPR de 1.650 Mega watts d’Areva, du fait de l’avalanche de normes européennes et françaises nouvelles exigées par les écolos, et la politique antinucléaire à la mode en Europe et en France, offrent « un terrain d’opportunité » à l’industrie chinoise du nucléaire en plein développement et qui inonde le monde de ses réacteurs.

On n’entend aucune protestation venant des politiques français.

Autrement dit, nous avions la meilleure industrie nucléaire du monde, la seule capable de réduire le taux de CO2 de l’atmosphère, et, au nom de la transition énergétique, nous allons construire des centrales à charbon et gaz derrière un paravent d’éoliennes et de panneaux solaires importés de Chine.

De plus, nous finançons en partie avec COP21 et l’aide technique de notre grande société nationale Areva la production chinoise et bientôt indienne, de réacteurs nucléaires qu’ils exportent et exporteront dans le monde entier, alimentant ainsi leur commerce extérieur au détriment du nôtre.

L’Imprécateur


 

 

MACRON AIME L’ARMÉE.
EN MÊME TEMPS, IL LA DÉTRUIT.

Macron, dans son théâtre, joue au chef de guerre qu’il n’a jamais été et ne sera jamais. Tout en postures, comme d’habitude, rien dans la tête, le cœur ou les tripes pour faire un vrai chef de guerre. Comme d’habitude, il a fait pendant sa campagne des promesses aux Armées, autant qu’elles en espéraient, respect, valorisation et augmentation du budget au fil des ans. Et, comme d’habitude, il n’en tient aucune, se permet de donner des leçons à des militaires qui n’en peuvent plus, de ceux de l’opération Sentinelle que la France loge plus mal que des SDF ou des migrants, jusqu’aux généraux.

Le summum de la malhonnêteté est d’avoir autorisé son ministricule du Budget, Gérald Darmanin, à annoncer que le budget des Armées est réduit de 850 millions sur 2017. Que voulez-vous… il faut bien boucher les trous dans les finances de l’État laissés par le deux grands éconocuistres du quinquennat précédent, messieurs les sinistres incompétents Sapin et Macron (un homonyme de l’actuel président, mais, nous dit son entourage, ce n’est pas le même homme).

Le Chef d’État major des Armées, Pierre de Villiers, le frère de Philippe, a menacé de démissionner. « Je ne vais pas me faire baiser comme ça », a-t-il déclaré à la commission de la Défense à l’Assemblée nationale. « Il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique », lui a répliqué sèchement le petit bonhomme qui tient lieu de président de la République. Ah ! Évidemment, si dire ce que l’on pense aux députés qui vous interrogent est un délit, autant arrêter tout de suite de faire perdre leur temps aux députés, ou ne leur parler qu’après avoir reçu le visa des commissaires politiques de l’Élysée.

Mais qui a étalé le débat sur une scène dans la cour d’honneur du ministère des Armées ? Une tribune où l’on peut voir à l’extrémité droite, la théâtreuse en mini-jupe blanche, son premier conseiller d’entre les conseillers de la présidence, son égérie qui, dit-on, lui souffle ses répliques cinglantes parce qu’elle n’aime pas qu’un général, chef des Armées de surcroît, se permette de critiquer les reniements de parole du dieu de l’Olympe qu’elle a porté dans ses petits bras musclés de son lit jusqu’à la présidence.

Du coup, de peur sans doute d’encourir les foudres de « Bibi » Macron, aucun journaliste n’a osé critiquer le discours long et filandreux du président à Nice, où il a réussi l’exploit théâtral de pleurnicher vingt minutes durant sur les victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, sans jamais citer le nom de l’assassin musulman, ni les mesures qu’il envisagerait de prendre pour empêcher un nouvel attentat. Et cela n’inquiète personne !

Que fera-t-on du prochain djihadiste qui massacrera quelques dizaines de Français, si par miracle on le capture ? On le mettra dans une prison dorée avec salle de sport privée comme Salah Abdeslam, le tueur du Bataclan ? Abdeslam, ce « héros tragique » comme l’a décrit le psy Boris Cyrulnik sur Europe 1, estimant que ce pauvre garçon « souffrait de carences éducatives, culturelles et sociales », autrement dit que ce n’est pas l’islam dont il se revendique, ni le réchauffement climatique comme le pense Macron, mais d’Éducation nationale qui génère des terroristes. Ces bêtes sauvages, des barbares aveuglés par le sang et l’envie d’en découdre avec les non-musulmans, surtout s’ils sont juifs, comme le prescrit le Coran et comme on l’enseigne dans les familles musulmanes au Maghreb. Ce n’est pas la faute des Français si les grands tueurs de ce début du XXIème siècle s’appellent Kouachi, Djokar et Tamerlan Tsarnaïev, Clain, Abdeslam, El Bakraoui, Merah, Belhoucine…

Emmanuel Macron, ado arriviste et arrivé, est institutionnellement le chef des Armées, mais cela fait-il de lui « un chef sachant cheffer » comme disait Jacques Chirac ? Il devrait écouter le discours de Donald Trump à Varsovie, (« remarquable, il aurait du le prononcer à Bruxelles », devant la Commission européenne, a déclaré Angela Merkel). Un discours où il évoque la nécessité pour les Européens de se prendre en mains leur destin et leur sécurité.

Alors, en un temps où la France mène simultanément plusieurs guerres sur plusieurs fronts du fait de François Hollande, le président le plus belliciste qu’elle ait jamais eu, un temps où les Armées sont épuisées et exsangues, est-ce trop demander à un esprit qui se dit « complexe » mais « en même temps » montre son incompréhension dramatique des grands enjeux en cours, que ce n’est pas le moment de se servir des militaires comme variable d’ajustement à ses erreurs de gestion passées et présentes à la tête des Finances de la France?

La défense est une question stratégique, d’intérêt national, que même un esprit, surtout s’il s’imagine qu’il est complexe, doit penser dans le temps long. « La défense ! C’est la première raison d’être de l’État, il n’y peut manquer sans se détruire lui-même » écrivait Charles de Gaulle que Macron devrait lire au lieu de se contenter, comme on l’a vu faire, de feuilleter ses Mémoires. « L’État, c’est la force armée » disait le rédacteur de la Constitution de la Vème République, Maurice Duverger.

Détruire l’Armée française à petit feu est le grand chantier lancé par Mitterrand et poursuivi par ses successeurs à la présidence, Hollande ayant été celui qui a trouvé le moyen de la pousser au suicide assisté en la lançant dans de multiples guerres sans grande efficacité, comme le montre la présence toujours indispensable de nos soldats sur tous les fronts, alors que si on leur en donnait les moyens plusieurs de ces guerres interminables auraient pu être gagnées depuis longtemps.

Ce n’est pas en mettant une chef-comptable, Florence Parly, à leur tête que l’on va sauver nos Armées de la déroute financière. Et ce n’est pas non plus avec un Chef des Armées en titre, mais qui n’a rien d’un chef de guerre, que l’on protègera la France de ses ennemis.

L’Imprécateur

 

« UNION PATRIOTIQUE »
communiqué unitaire
→ Général Piquemal
→ Luc Sommeyre

Le CCP et les RÉSEAUX RÉMORA ont conclu un accord d’alliance, de coopération et de réciprocité dans les domaines qui leurs sont propres.

Sur l’ensemble du territoire national, compte tenu de la situation d’insécurité forte due principalement aux actes terroristes de l’islamisme radical, les deux organisations sont convenues de convier désormais leurs membres et contacts agréés respectifs à suivre des entraînements à divers degrés liés à la sécurité en général et à la défense individuelle et périphérique en particulier. Des cadres habilités développeront les bases du renseignement opérationnel coordonné.

Nous rappelons que nos organisations agissent dans un cadre strictement légal et rassemblent des Patriotes français et européens, quelles que soient leurs éventuelles options politiciennes. Nous invitons toutes les associations et groupements constitués (officiels ou de fait) ainsi que les individuels conscients des dangers létaux qu’encourent notre Patrie et les pays d’Europe à coopérer au sein d’une UNION PATRIOTIQUE sous forme fédérative non-contraignante, respectant la personnalité et les spécificités de chaque association et de chacun des participants sans leur suggérer de quitter leur organisation-mère. Un tuilage ou examen approfondi du profil de chaque participant sera préalablement pratiqué.

Luttant pour la défense de notre Patrie et des citoyens, nos deux organisations entendent collaborer avec les Forces de l’Ordre et les Services de Sécurité pour prévenir et juguler tout risque majeur d’attentat et d’agression, et préparer nos compatriotes à leur défense personnelle dans le cadre de la Loi.

Cette UNION PATRIOTIQUE a pour objectifs :

  1. De cordonner et exploiter les renseignements émanant des organisations et des individuels dûment accrédités ;
  2. D’ouvrir aux organisations et individuels les instructions et formations pratiques susmentionnées.

Paris, le 14 juillet 2017

Général (er) Christian Piquemal
Président du CERCLE DE CITOYENS-PATRIOTES
Luc Sommeyre
Coordinateur national des RÉSEAUX RÉMORA


Pour tout renseignement


PUBLICATION & REPRODUCTION AUTORISÉES SANS ©


 

 

IMMIGRATION SAUVAGE : AUGMENTATION DU RISQUE SANITAIRE.


De source médicale autorisée, la VACCINATION OBLIGATOIRE passerait de 3 à 11 vaccins.

Certains dénoncent la main mise (fort possible) de certains laboratoires qui planifieraient ainsi de substantiels bénéfices grâce à une complicité à peine voilée des Autorités.

Mais il existe une seconde raison non-avouable parce que politiquement très incorrecte : L’ARRIVÉE MASSIVE DES MIGRANTS D’AFRIQUE dont beaucoup sont porteurs “actifs” de maladies éradiquées depuis longtemps sous nos latitudes (tuberculose, entre autres) mais toujours mortelles pour les organismes les plus fragiles, notamment les nouveau-nés.

Grâce à la « grandeur d’âme » (un peu… intéressée) des Mondialistes et à « l’altruisme » béat et inconscient de la masse vulgaire des Bobos incultes (leurs idiots-utiles pétris de bienpensance) des centaines de milliers d’individus déferlent sur nos terres sans aucun contrôle sanitaire aux frontières ni mesure de quarantaine pour s’assurer de leur état de santé.

Ceci met par ailleurs en lumière le plus parfait cynisme des immigationnistes de tout poil qui considèrent inconsciemment les migrants (mais à leur corps défendant !) comme du bétail, prolongeant sur notre sol le modus operandi des fameux “passeurs” à leur solde. Non contents de les entasser comme des animaux dans notre pays, plutôt que de les soigner en quarantaine – ce qui, au moins, ferait montre d’humanité – ils injectent au sein de notre Peuple des agents pathogènes. Pour l’affaiblir et le détruire, s’y prendraient-ils autrement ?

Pas plus que le nuage radioactif de Tchernobyl, les maladies hautement contagieuses et mortelles ne s’arrêtent aux frontières (qui, elles, ne sont plus qu’un souvenir).

Parmi les petits cadeaux apportés par les migrants, ainsi que le révèle l’institution fédérale allemande RKI (“Robert Koch Institute”), voici un échantillon : conjonctivite, varicelle, choléra, escherichia-coli, SIDA, lèpre, malaria, rougeole, oreillons, syphilis, tuberculose, typhus, etc. Plus d’une trentaine de maladies dont de nombreux cas de tuberculose. Lien en anglais :
https://www.gatestoneinstitute.org/10676/germany-migrants-infectious
[contribution de notre ami lecteur KAR-E-VRO]

Et quand on pense aux agressions sexuelles de groupe ordonnées et pratiquées par des bandes de migrants islamistes…

À juste titre, peut-on parler d’INFECTION MIGRATOIRE.

NOS CONSEILS :

  • Lavez et désinfectez vos mains après chaque déplacement dans un LIEU PUBLIC ;
  • Évitez les TOILETTES PUBLIQUES et surtout les poignées et les robinets situés dans ces locaux ;
  • Évitez de toucher les barres de MÉTRO et de BUS ou de TRAMWAY, les RAMPES D’ESCALATOR, etc. ;
  • Éloignez-vous rapidement des MIGRANTS pris de quintes de toux ;
  • D’une façon générale, prenez toutes précautions prophylactiques de bon-sens.

Et surtout :  TRANSMETTEZ À TOUS VOS CONTACTS ! .

PRINCIPE DE PRÉCAUTION : « En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement » in “Déclaration de Rio” dite pour la sauvegarde des populations menacées par certains risques naturels majeurs proclamée en juin 1992 sous l’égide de l’ONU (article 15), reprise par la Loi Barnier (articles 11 à 22) du 2 février 1995.

AUJOURD’HUI, AUCUN RISQUE SANITAIRE N’EST OFFICIELLEMENT RECONNU PAR LES AUTORITÉS.

Les migrants posent en soi une multitude de problèmes à notre population autochtone.

Oui.

Mais les véritables responsables de tous ces maux sont nos compatriotes complices qui les accueillent et les attirent comme la m. attire les mouches.

Au temps où notre Peuple les avait bien accrochées, les traîtres et les lâches qui ouvraient à l’ennemi les portes de la cité assiégée étaient passés par les armes.

QU’ATTENDONS-NOUS AUJOURD’HUI POUR APPLIQUER À CETTE RACAILLE BOBO-BIENPENSANTE LE CHÂTIMENT QU’ELLE MÉRITE ?

Luc Sommeyre


Pour informations plus précises de source médicale autorisée, cliquez sur ce lien.




 

 

« CES GENS QUI NE SONT RIEN » dixit Macron.

“ Les gens ne sont rien ” dit Jupiter… Mais il se fout d’eux quand même devant l’aréopage de ses domestiques endormis par un discours soporifique à force platitudes, annonces déjà faites pendant sa campagne, répétitions de promesses qu’il accomplira, dit-il, « avec intelligence ».

Les photos de la tribune du gouvernement sont parlantes. Hulot et Le Drian dorment. Les vieilles bâillent. On va finir par regretter que notre apprenti dictateur ne soit pas Kim Jung Un qui fit fusiller un général s’étant endormi pendant l’un de ses discours, ça aurait fait quelques coûteuses serpillières de moins.

La seule chose intéressante et amusante fut d’assister à la tentative de contrôle de leurs orgasmes à répétition des deux macronolâtres Ruth Elkrief et Nathalie Saint Cricq, toujours prêtes à lui lécher les babouches et plus si affinités.

« Qu’a-t-il dit ? − Ah oui ! Réforme intelligente du CESE, plus d’Europe intelligente, plus de réfugiés (intelligemment !), un chouia de proportionnelle, mais (intelligemment !), l’armée européanisée (intelligemment !), moins de parlementaires (par tri sélectif et… intelligemment !) comme chez Veolia. Arrogance, mépris, et (j’ose le dire parce que c’est facile à démontrer) insuffisance intellectuelle dans ce discours à 600.000 euros. Et les autres, là, dans la salle du Palais de Versailles, qui applaudissent comme des crétins celui qui vient de leur annoncer qu’il va virer une partie d’entre eux ! Mais non, pas si bêtes en fait ! Ils savent bien qu’il ne le fera pas parce qu’il ne peut pas le faire. Ils ont été élus par le peuple, comme lui. Il annoncera peut-être une réduction de l’effectif, mais pour après son quinquennat, quand il aura été viré ou contraint, comme Hollande, de ne pas se représenter.

Lundi 3 juillet, au lendemain du mini-sommet entre les ministres de l’Intérieur italien, français et allemand, la tonalité de la presse italienne était enthousiaste. Le Corriere della Sera annonçait une « entente à trois sur [la question des] migrants », La Repubblica un « pacte », tandis que le journal romain Il Messaggero saluait le « oui de Paris et de Berlin ». Il n’y avait pratiquement que le quotidien de droite Libero pour estimer que rien n’était joué et avertir : « Il souffle un vent de je-m’en-foutisme sur le continent ».

Comme toujours, c’est le quotidien de droite qui avait raison. Macron a tenu son discours de gros-nul devant le Parlement. Il a parlé d’« accueillir les réfugiés politiques qui courent un risque réel, car ce sont là nos valeurs, mais sans les confondre avec des migrants économiques et abandonner l’indispensable maintien de nos frontières ». S’il le fait vraiment. Mais il ne le fera pas, son discours n’étant qu’un extincteur de la colère du peuple français.

C’est donc, entre les lignes, une fin de non-recevoir, relève la presse italienne. Rome demandait notamment, à coups de menaces, que la France et l’Espagne ouvrent leurs ports aux bateaux des ONG, pour alléger la pression sur les siens, confrontés à une importante vague migratoire.

Mais on apprend que plusieurs ONG organisent le trafic de migrants en collaboration étroite avec les trafiquants de chair humaine, leur fournissant à prix réduit les superbes canots pneumatiques neufs que l’on voit à la télé, prévenant par téléphone les marines nationales italiennes, espagnoles et françaises de la position des canots en prétendue détresse dont les occupants ont été dûment formés au jeu des questions-réponses avec les autorités. Ils ont froid et faim, il ont quitté la côte libyenne sans que les passeurs complices des ONG leur aient fourni eau et nourriture, il ont perdu plusieurs des leurs (presque toujours des chrétiens) qu’ils ont balancé par dessus bord, il ont toujours avec eux un femme enceinte de huit de mois et trois ou quatre petits pour les photos des journalistes. Tous ces hommes jeunes, pouilleux mais en bonne santé ont perdu leurs papiers, ont sur eux la liste et les numéros de téléphone des associations mafieuses qui vont leur permettre d’avoir nourriture, logement et la prime d’attente de 513 euros, etc.

Et ça marche ! Pourquoi ça ne marcherait-il pas puisque les autorités européennes et Macron veulent ces migrants pour métisser et remplacer à terme ce peuple de vieux blancs conservateurs européens ?

Rien sur l’immigration ou presque. Rien sur la sécurité des Français.

Ce discours était inutile, étalage de mépris pour les élus et le peuple français, de vanité, mots creux, phrases dénuées de sens, lieux communs. Un discours de technocrate, écrit par un énarque pour un énarque.

Il reflète à la perfection le personnage Macron : étudiant brillant, orateur habile capable de changer son propos en fonction de celui qui l’écoute, penseur qui pourrait passer pour “profond” s’il n’était le roi du copié-collé, cherchant plus à éblouir qu’à persuader, girouette dorée en réalité.

Hollande l’appelait “l’homme aux dix-sept discours” parce qu’il a l’art de contenter tout le monde et de ce fait plait plus que ses adversaires qui ont des valeurs et des convictions bien ancrées. Les banlieues transformées en coupe-gorges, la dette qui vient de gonfler de huit milliards (dont il est tout autant que Hollande responsable), les maladresses et les petites escroqueries de plusieurs ministres, la bêtise crasse et le ridicule de bien des députés de son parti, la loi des suspects sous le nom de moralisation de la vie publique, comme si une loi avait jamais empêché les mafias politiques et médiatiques de prospérer, rien n’y fait, Macron séduit.

Et même des vieux briscards de la politique, comme Denis Tillinac que l’on croyait plus futé, disent qu’il faut lui donner sa chance, « Après tout, si ce pouvoir pendant cinq ans ou dix remet la France sur de bons rails » (in Valeurs Actuelles). Le voilà séduit, lui aussi.

Qui pourra l’arrêter ? − Angela Merkel peut-être, qui du geste lui signifie qu’il doit rester à sa place, derrière elle.

L’Imprécateur

 

L’ÉTAT PROFOND AMÉRICAIN – “THE DEEP STATE” (II)


1ère partie : L’ÉROSION DE LA DÉMOCRATIE
(cliquez sur le lien ci-dessus)


2ème partie : LA FINANCE FACE À LA DÉMOCRATIE

Dans la première partie, nous avons suivi l’évolution d’une démarche inspirée par les circonstances historiques et adaptée aux évènements qui se produisaient. Partant d’une nécessité « opérationnelle » pour assurer la continuité de l’exécutif en cas d’attaque nucléaire sur Washington dans les années 50, nous sommes arrivés à une prise du pouvoir par le gouvernement de l’ombre en 2001. J’ai relaté les évènements qui se sont enchaînés, mais la démarche n’aurait cependant pu aboutir si les gens qui ont construit cet État Profond n’avaient pas eu les ressources financières, médiatiques et politiques pour le faire.

Remontons à l’entrée dans la guerre des États-Unis

Le « programme Manhattan » (bombe nucléaire) posait un problème de faisabilité et de financement. Ultra-secret, rien ne devait paraître de ce projet, et en particulier les sommes énormes qui lui étaient nécessaires ne devaient pas figurer dans le budget public. Un certain nombre d’entreprises dans les secteurs de la chimie, des matériaux ou de l’énergie furent ainsi sollicitées, à la fois pour leurs spécialistes mais aussi pour leur contribution financière à ce projet. Ce fut le cas de Dupont de Nemours, Standart Oil ou Monsanto, notamment, ainsi que quelques autres, qui contribuèrent à faire des États-Unis de 1945 la première puissance militaire du monde. Même si ces entreprises avaient, pour la plupart, fourni gratuitement capitaux et spécialistes, elles espéraient évidemment des retours considérables.

Amorcé dès la première guerre mondiale, le programme d’armement des États-Unis fut brutalement arrêté dès l’armistice de 1918. La politique « isolationniste » poursuivie jusqu’en 1941 n’allait pas dans le sens d’une reprise. Cependant, il y eut de nombreuses anticipations d’une éventuelle reprise de programmes militaires, notamment aéronautiques (DC3 en 1930, B17 en 1935) mais les tanks et l’artillerie étaient délaissés. Cependant, dès 1940, Roosevelt créé la NDAC (National Defense Advisory Commission) qui servit à la transition industrielle vers la production de guerre. William Knutsen, PDG de la General Motors, fit partie de ces industriels, comme un certain nombre d’autres sur lesquels Roosevelt s’était appuyè pour le « New Deal ».

Cette commission fut complétée par l’OSRD (Office for Scientific Research Development) plus précisément en charge de l’étude d’armes nouvelles, nucléaires inclues. Le commerce ne perdant pas ses droits, la loi Lend Lease fut promulguée, permettant de fournir des armes aux pays amis, avec un paiement différé. Enfin, c’est le 27 mai 1941 que Roosevelt commença à orienter l’opinion publique en annonçant au peuple américain qu’il va devoir faire face à un « état d’urgence permanent », préfigurant l’entrée en guerre le 7 décembre 1941 après l’attaque japonaise de Pearl Harbour.

Sans revenir sur les opérations militaires qui menèrent à la fin de la deuxième guerre mondiale, en Europe comme dans le Pacifique, constatons simplement que celle-ci consacra l’ère de la puissance incontestée des États-Unis. Ce vaste lobby militaro-industriel que la guerre avait créé n’allait évidemment pas en rester là, après un tel succès. Groupe le plus puissant installé dans le pays le plus puissant au monde, il lui fallait simplement continuer à influencer pour son profit la politique américaine.

Ayant réalisé d’énormes profits [1], ce qu’on commençait à appeler « le complexe militaro-industriel » associé aux grandes banques du Nouveau Monde, n’avait aucunement l’intention d’en rester là. Le problème, érat qu’il n’y avait plus d’ennemi à combattre, ou, du moins, le seul qui aurait pu s’opposer à la toute puissance américaine, pouvait, en cas de conflit militaire direct, provoquer de tels dommages, tant sur le plan matériel qu’humain, que le « jeu n’en valait pas la chandelle ».

Une autre direction d’affrontement présentant presque les mêmes avantages fut alors choisie. Ainsi se mit en place, après les tensions du blocus de Berlin, une double stratégie : celle de la guerre froide avec l’URSS et celle de son isolement. Cela ne fit pas l’unanimité à l’intérieur du groupe, qui, entre temps, avait solidement installé certains de ses représentants à la Maison Blanche. L’URSS, de son côté, entra dans la course aux armements, ce qui donna de l’eau au moulin du lobby militaro-industriel pour réclamer sans cesse plus de moyens financiers.

C’est la nécessité de trouver ces financements qui a permis à ce lobby de faire entrer les banquiers dans le jeu.

L’augmentation des budgets militaires américains, rendue nécessaire aux yeux des citoyens pour une meilleure défense, obligeait le Trésor américain à emprunter des sommes colossales année après année. La Réserve Fédérale imprimait les dollars sur lesquels elle prélevait, en tant que banque privée, un intérêt annuel dont elle fixait le taux. Mais ceci ne concernait toutefois que la partie « visible » du budget de la défense. Certaines opérations devaient rester totalement invisibles et devaient trouver d’autres sources.

Le point de transition entre le complexe militaro industriel et l’État Profond se trouve là.

Revenons un bref instant sur le discours d’Eisenhower

[déjà évoqué dans la 1ère partie]

« Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l’acquisition d’une influence illégitime, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le risque d’un développement désastreux d’un pouvoir usurpé existe et persistera. » [2]

Cette influence se fera sentir en s’accentuant au fil du temps.

Dans la première partie, nous avons vu comment les troubles fomentés en Iran par la CIA pour installer une République Islamique dans le cadre de la « guerre froide » a conduit à la non-réelection de Carter en 1979. Un des éléments qui lui interdisait de briguer un second mandat était qu’il n’avait pas réussi à faire libérer les otages de l’ambassade US à Téhéran.

Cette libération avait fait l’objet d’une négociation secrète menée par la CIA avec les iraniens, au terme de laquelle un accord « otages conte armes » avait été conclu. Le financement de ces armes était un processus complexe de prêts bancaires. Peter Dale Scott écrit [3] que « le Président, n’avait aucun pouvoir légal pour imposer des règlements de prêts. Tout comme l’Iran, il pouvait seulement négocier avec les banques, et non leur dicter quoi faire. Les banques, et en particulier la Chase Manhattan Bank de Rockefeller, disposaient ainsi du pouvoir de déterminer quand les otages seraient libérés ».

De fait, ils ne furent libérés qu’après l’élection de Ronald Reagan. L’État Profond avait donc réussi à s’implanter au cœur même de la Maison Blanche. La politique américaine envers l’URSS devint beaucoup plus offensive. Carter, membre de la Commission Trilatérale, était un « pacifiste » partisan d’un monde « globalisé et pacifié » né de la coexistence de « sphères de coprospérité » naturellement articulé autour de l’économie américaine. Il avait mené à bien en 1978 les « Accords de Camp David » [4]

L’entourage de Reagan était beaucoup plus « guerrier » et planifiait la fin de « l’Empire du Mal » Deux axes différents furent choisis dans ce but : le premier consistait à attirer l’URSS en Afghanistan, le second visait à déstabiliser de l’intérieur un certain nombre des petites républiques musulmanes via des agitateurs islamistes. Il faut noter que ce plan avait été élaboré alors que Carter était encore à la Maison Blanche par Sbignew Brzezinski, qui lui survécut en tant que Conseiller à la Sécurité. En 1971, Anouar el-Saddate avait fait libérer plusieurs milliers de « frères musulmans » Ces frères musulmans, recensés dans une liste appelée « al-Qaida » furent utilisés pour ces opérations de guérilla en Afghanistan et de déstabilisation en URSS. De là naquit ce qu’on appelle aujourd’hui le « terrorisme islamique » mais ceci est une autre histoire.

Rappelons simplement les propos de Brzezinski publiés par Le Nouvel Observateur à ce propos :

« Regretter quoi ? L’opération secrète était une excellente idée. Elle attira les Russes dans le piège afghan et vous voudriez que je le regrette ? »

Le Nouvel Observateur − Et n’avez-vous pas non plus de regrets d’avoir soutenu le fondamentalisme islamique, qui a donné des armes et des conseils aux futurs terroristes ?

Brzezinski − Qu’est-ce qui est le plus important dans l’histoire du monde ? L’existence des talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques islamistes surexcités ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ?

Alors, on peut se demander ce que devient la Démocratie dans tout çà Quand le peuple américain s’est-il prononcé, directement ou au travers de ses représentants, pour donner son avis sur la politique étrangère des États-Unis ? Ses manifestations et les prises de position de certains sénateurs avaient conduit Nixon à l’arrêt de la guerre du Viet Nam en 1973, mais depuis ?

Cet État Profond dispose de tous les pouvoirs et en particulier de celui de l’argent, « qu’il ne tient qu’à eux d’émettre » comme le disait de Gaulle [5]. Avec la finance, on peut s’assurer le contrôle de l’information au moyen des médias et on peut également financer directement ou indirectement certaines opérations destinées à effrayer les opinions publiques, les forçant ainsi à accepter jour après jour « un peu moins de liberté pour un peu plus de sécurité »

Pour cela, le terrorisme est un instrument redoutable. Son investissement de base est pratiquement négligeable en regard des bénéfices tirés, de ce strict point de vue. Quel est le chiffre d’affaire mondial réalisé aujourd’hui par les mesures de sécurité anti-terroristes alors qu’il était pratiquement nul en 2000 ? Combien de lois et de règlements liberticides, donc inacceptables dans une véritable démocratie, ont-ils été promulgués ces dernières années ? Nous avons fini par admettre que, dans beaucoup de pays du monde, y compris le nôtre, pouvaient coexister un « pouvoir légal apparent » issu d’élections populaires et un « pouvoir de l’ombre » non élu, mais beaucoup plus puissant.

Mais peut-être sommes-nous, notamment depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, en train d’assister à une reconquête du pouvoir légal, celui qui provient de l’élection… Peut-être pouvons-nous encore espérer que le mot démocratie reprendra le sens que lui donnait Tocqueville…

L’avenir le dira.

Voir la suite : http://www.minurne.org/?p=12907

 

Jean Goychman
29/06/2017

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Complexe_militaro-industriel_des_%C3%89tats-Unis
[2] Extrait du discours de fin de mandat du président Eisenhower, 17 janvier 1961.
[3] La Route vers le Nouveau Désordre Mondial (Peter Dale Scott Éd. Demi-Lune ; juin 2013).
[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Camp_David.
[5] https://www.youtube.com/watch?v=8IiAq4iz4u.



 

 

LA POLICE VA-T-ELLE, ELLE AUSSI, SE RÉVOLTER ?

Il faut lire cette lettre d’Olivier Damien, docteur en droit et commissaire divisionnaire honoraire de police. Publiée sur le site de Boulevard Voltaire, elle est une illustration de la méthode gouvernementale pour inciter les citoyens, ici les policiers, à bien voter en achetant leurs votes. Huit milliards y ont été consacrés en 2016, distribués en grande partie aux fonctionnaires, dont la Cour des Comptes signale aujourd’hui qu’ils plombent le budget 2017, empêcheront qu’il soit équilibré et augmenteront la dette de la France. Mais quelle importance, puisque cela a permis l’élection de quelques députés LREM de plus ? La police, entre autres, a un besoin évident de moyens financiers supplémentaires, mais il faut les dégager par la réduction du train de vie somptueux de l’Etat, en commençant par les dépenses royales d’un président qui dans tout ce qu’il entreprend semble préférer les fastes de Versailles à ceux déjà conséquents de l’Élysée.

Boycottez la retransmission en direct de son discours de lundi prochain à Versailles, vous en aurez suffisamment d’échos et de commentaires dans les médias immédiatement après. Si peu de Français l’écoutent, cela lui fera peut-être comprendre qu’il doit adopter une méthode républicaine, économe et démocratique pour gouverner. On peut toujours rêver, c’est peu probable, il est énarque le bougre, alors comprendre…

L’Imprécateur

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« Tout le monde, ou presque, se souvient des manifestations de policiers qui ont émaillé l’année 2016. Elles avaient vu, pendant plusieurs semaines, des milliers de policiers descendre dans la rue pour dénoncer leurs conditions de travail, ainsi que des relations hiérarchiques fortement dégradées.

Fait unique dans l’histoire de l’institution, un « mouvement des policiers en colère » était même né, au grand dam des organisations syndicales, totalement dépassées par les événements. Un plan d’urgence de 250 millions d’euros avait alors été décidé par le gouvernement de Manuel Valls, dans la précipitation la plus totale, et en dehors de toute anticipation budgétaire. Ce geste, plus symbolique que réellement efficace, avait cependant calmé les ardeurs révolutionnaires de nos gardiens de la paix, lesquels, fortement incités par leur hiérarchie, avaient sagement regagné leurs commissariats.

Depuis, les élections ont eu lieu. Il y a été fort peu question de lutte contre le terrorisme ou contre la délinquance, et la situation dans les services de police ne s’est pas améliorée. Bien au contraire. C’est ainsi qu’un syndicat de gardiens de la paix, qui a appelé à voter pour Emmanuel Macron à l’occasion du second tour de la présidentielle, vient de faire savoir que, selon une étude réalisée par ses soins, 71 % des policiers estiment aujourd’hui ne plus pouvoir faire face à leur charge de travail. Ce chiffre atteindrait même 82 % parmi les effectifs de la sécurité publique.

En cause, les contraintes horaires liées à l’état d’urgence, l’alourdissement des procédures administratives et judiciaires, les problèmes matériels et le manque de formation.

Il est un fait que, depuis de nombreuses années, la police nationale ne cesse de se paupériser. Et la diminution des effectifs ou les réformes pénales contraignantes mises en place au cours de ces dernières années – toutes en faveur des droits de la défense – ne sont pas seules responsables de ce qui ne va pas tarder, si rien n’est fait, à faire chavirer une administration qui bénéficie pourtant globalement d’un large soutien dans la population.

Oui, les policiers sont fatigués. Par des mois de mise en œuvre d’un état d’urgence qui, à défaut d’être efficace d’un point de vue opérationnel, sur-sollicite des services déjà à bout de souffle. Par des manifestions et des services d’ordre à n’en plus finir, qui sont surconsommateurs d’effectifs. Par une politique de recrutement et de formation catastrophique qui n’a pas su anticiper les grands bouleversements sécuritaires que notre pays connaît actuellement. Par une organisation interne dépassée, qui aboutit aujourd’hui à un divorce entre la base et sa hiérarchie, puisque près de 70 % des policiers déclarent ne pas être soutenus par leurs chefs.

Pourtant, le nouveau ministre de l’Intérieur ne semble rien annoncer de tangible pour tenter d’améliorer une situation qui devient explosive. La police nationale a cependant bien besoin d’une grande loi de programmation. Pour améliorer les recrutements et pour réformer la chaîne hiérarchique encore trop lourde et trop inefficace. Pour doter les services des matériels dont ils ont besoin et pour simplifier des procédures qui prennent trop de temps et maintiennent les policiers dans les commissariats alors qu’ils devraient être sur la voie publique. Enfin, aucun signe n’a été donné par le gouvernement, pour résoudre le problème endémique des heures supplémentaires, évaluées aujourd’hui à plus de 20 millions. Alors, à quand le nouveau clash ? »

Olivier Damien

(Ce texte a été publié sur le site Boulevard Voltaire)