LE “POL POT” DE L’ÉDUCATION NATIONALE EST PARTI
(L’Imprécateur)

Le “Pol Pot” de l’Éducation Nationale, Michel Lussault, a démissionné du poste de Président de la Commission des programmes dont lui avait fait cadeau Najat Vallaud-Belkacem en septembre 2014. Peut-être pour le remercier de son acharnement à détruire l’école française ? Cette nomination fut décrite par Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés, comme « le triomphe des vieilles lunes déconnectées du terrain ».

Quand Lussault présenta, en septembre 2015, les nouveaux programmes pour 2016, le sénateur Jacques Grosperrin le décrivit comme « un gentil idéologue nostalgique des années 70 » et qualifia la commission des programmes comme « le bras armé de la ministre… au fonctionnement dogmatique, pour ne pas dire idéologique ». En 2016, Caroline Barjon dans son livre décrit Michel Lussault comme l’un des « assassins de l’école ».

Michel Lussault a démissionné de sa présidence. Personne ne regrette son départ, excepté Libération, le quotidien des bobos friqués et l’ultra-gauche syndicaliste de l’Éducation Nationale.

La Société des agrégés déplore que « la présidence de M. Lussault a été marquée par la provocation et la polémique, loin de l’instauration du climat et du dialogue nécessaires à une réflexion sereine sur les améliorations à apporter à l’enseignement et aux programmes ». Bien contents de cette défection, les agrégés attendent que « les publications et discussions relatives aux programmes soient désormais exemptes du jargon qui sert trop souvent, dans l’Éducation Nationale, de cache-misère à l’absence de pensée et de contenu ».

Jargon ? Michel Lussault aurait-il… jargonné ? C’est lui qui fut l’inventeur de quelques-unes des perles pédagogistes comme le fameux « milieu aquatique profond standardisé » pour parler d’une piscine ! Jugez-en par la conclusion de son dernier livre « Hyper-Lieux, les nouvelles géographies politiques de la Mondialisation » (éd. du Seuil). Sans le dictionnaire Jargon-Français, la lecture est impossible. Même pour un agrégé de lettres. « On trouve dans ce texte assertorique l’ensemble des grandes thématiques du néolocalisme, et bien des alteractivistes des alter-lieux adhéreraient à nombre des pétitions de principe qu’il contient – ce qui conforte mon hypothèse d’un air du temps/air de l’espace localiste critique, qui fait pendant à celui de l’hyper-lieu mais en partage toutefois certaines des modalités (au premier chef l’hyperspatialité, mais aussi les logiques affinitaires et expérientielles)… » (sic). On croit rêver. Pour Dussault, « la jungle de Calais est un hyper-lieu emblématique de la future cité de demain » (re-sic).

Assertorique signifiant pour lui “qui constate les faits”, force est de constater que l’assertoriquitude de monsieur Lussault a des lacunes ! Car le seul fait à constater est que l’école française, les universités et les grandes écoles, ont encore chuté dans les classements internationaux pendant le catastrophique mandat de madame Belkacem, fossoyeur-en-chef de l’Éducation Nationale.

Notez que je suis aussi capable que lui de jargonner quand j’estime que le paralogique assertorique de Lussault a une tendance captieuse [1]. Seulement, je sais que ce jargon cache presque toujours un manque d’intelligence, une absence d’imagination, de logique et de raison que l’auteur tente de dissimuler par des propos savants mais fallacieux. Une forme de cuistrerie pour feindre d’être un “spécialiste” ou se persuader qu’on en est un. Comme Emmanuel Macron d’ailleurs, dont les discours − dans un français approximatif − me consternent par leur vacuité intellectuelle. Ils n’impressionnent que ses pairs de Sciences Po et l’ENA dont l’intelligence relative de bêtes-à-concours masque très souvent l’indigence de la pensée.

« Avant donc que d’écrire ou de parler, apprenez à penser » disait Boileau.

La pédanterie de Lussault n’a impressionné personne. Celle de Macron à Varsovie a énervé les Polonais, agacé les Allemands et les Pays de l’Est en général, même s’ils l’ont écouté poliment. Et ils ont rigolé franchement quand il s’est piqué de philologie comparée sur les différences de signification entre le mot « dette » en français et « Schuld » en allemand [2] pour montrer comment que Macron qu’il est instruit ! Les Allemands, les Suisses, les gens de l’Est européen attendent d’un discours qu’il ait valeur de contrat avec ceux qui l’écoutent. Ils soupçonnent (comme Angela Merkel qui n’a pas félicité Macron) que les belles paroles et les envolées lyriques proeuropéennes de notre président cachent des fourberies inacceptables. Mais peut-être, est-ce ce qui fait se pâmer les macronolâtres

Najat Vallaud-Belkacem avait nommé Lussault à la présidence des programmes parce qu’il soutenait toutes ses extravagances pédagogistes et notamment le constructivisme dans l’auto-éducation des plus jeunes. Le résultat est que la majorité de ces enfants ne sait ni lire ni écrire ni compter en sortie de 6ème.

Tout ce à quoi veut remédier le nouveau ministre, M. Jean-Michel Blanquer.

L’Imprécateur

 

[1] Traduction de la locution novlangue « paralogique assertorique à tendance captieuse » en Français : délire chronique (paralogique) constaté dans les faits (assertorique) qui tend à tromper par une apparence de vérité (captieux).
[2] Schuld = faute, responsable, coupable.




 

 

CELUI QUI DIT LA VÉRITÉ DOIT ÊTRE EXÉCUTÉ
(général Antoine Martinez)

Après la récente « exécution » du général Pierre de Villiers pour avoir dit la vérité, personne ne doit oublier les circonstances et le contexte qui ont conduit à l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal, le 6 février 2016 à Calais, pour avoir également crié la vérité au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire.

Il faut rappeler que ces manifestations se déroulaient dans de nombreuses villes européennes et que, pour la France, elles étaient programmées à Bordeaux, Montpellier, Saint-Brieuc, Calais et Paris/Rungis (journée-meeting pour cette dernière, le 7 février).

Les pouvoirs publics décidaient d’interdire pour des raisons fallacieuses les manifestations à Saint-Brieuc et surtout à Calais en invoquant l’impossibilité d’assurer la sécurité. Curieusement, une semaine plus tôt, une manifestation de milliers de clandestins installés dans la « jungle » encadrés et motivés par les “antifas” et autres “no-borders” déferlaient sur la ville en exerçant des violences sans que les forces de l’ordre présentes n’interviennent car elles en avaient reçu l’ordre.

On notera la différence de traitement entre une manifestation de protestation non-violente de quelques centaines de participants en soutien aux habitants de Calais avec des arrestations dont celle du général, et une manifestation marquée par un déferlement de violences de la part de milliers d’individus encadrés par l’extrême-gauche et répandant la peur sur la ville et ses habitants sans aucune réaction des forces de l’ordre.

Cela dit, hormis le fait que les « juges » du Conseil d’État manquent à tous leurs devoirs en matière de respect des règles élémentaires de bienséance en diffusant le 22 septembre – sans informer le général Christian Piquemal – un communiqué notifiant le rejet de son recours et confirmant sa radiation des cadres par mesure disciplinaire, le message est limpide. Le Conseil d’État confirme la volonté du pouvoir de museler la liberté d’expression des généraux et donc, par l’exemple, de les faire taire.

Cette absence d’égards et de tact dans la communication d’une telle décision semble refléter un certain mépris à l’égard d’un grand serviteur de l’État et de la Nation de la part d’une institution comme le Conseil d’État censé dire le droit. Mais ce mépris avait déjà été manifesté au plus haut niveau de l’État. En effet, cette attitude discourtoise et choquante avait été employée par le président de la République lui-même qui signait le 23 août 2016 le décret de radiation des cadres ou « d’exécution » du général Christian Piquemal. Ce dernier ne l’apprenait que le 17 septembre, près d’un mois après ! Cerise sur le gâteau : le décret – signé en catimini – n’était pas publié au Journal Officiel.

Cette bassesse et cette hypocrisie qui traduisent en fin de compte un manque évident de discernement et de sagesse de la part du pouvoir, d’autant  que le général avait été relaxé par le tribunal trois mois plus tôt, le 26 mai 2016, et que le Parquet n’avait pas fait appel !

Cette radiation apparaît d’ailleurs comme un désaveu scandaleux de l’institution judiciaire, ce qui en dit long sur la pratique contestable du pouvoir. Il faut bien comprendre ici l’acharnement des autorités politiques contre ce général, finalement relaxé par le tribunal, mais qui avait osé défier leur autorité par sa présence à Calais le 6 février 2016. Ce crime de lèse-majesté était insupportable et ne pouvait rester impuni. Celui qui dit la vérité doit être exécuté.

Mais la défiance de ce soldat loyal à l’État et à la Nation qu’il a servis pendant toute sa carrière n’était-elle pas légitime face à un pouvoir qui se dérobait à ses devoirs dans une gestion calamiteuse de la crise migratoire, en particulier à Calais et dans le Calaisis ? Car la responsabilité de cette situation déplorable n’incombe-t-elle pas au pouvoir politique qui, non seulement n’a pas assumé ses devoirs, mais a voulu, de surcroît, faire taire ceux qui dénoncent des faits inacceptables dans un État de droit ?

Peut-on être surpris qu’un officier général, qui, comme tout serviteur de l’État ayant servi ou servant sous l’uniforme, attaché viscéralement à la légalité et au respect du règlement, ait considéré qu’il était de son devoir de dénoncer précisément le non-respect de l’état de droit qui fonde notre démocratie ?

Qui est le plus coupable ? − Ce général qui a enfreint l’interdiction de manifester, ou ceux qui n’ont pas fait appliquer la loi et ont participé à l’aggravation de la situation ?

Car c’est bien la loi républicaine qui n’a pas été appliquée – et qui ne l’est toujours pas aujourd’hui d’ailleurs – par nos responsables politiques face à l’entrée illégale de clandestins sur notre territoire.

N’oublions pas que notre Constitution précise en son Article V que le Président de la République est le garant de l’intégrité du territoire. Sa responsabilité ne peut donc pas être ignorée dès lors que des migrants clandestins, donc illégaux, entrent massivement sur le territoire français. Et le nouveau pouvoir issu des dernières élections présidentielles ne doit pas l’oublier, car des centaines de clandestins pénètrent chaque jour sur notre territoire et ne sont pas expulsés.

Et il ne devra pas l’oublier au moment de la levée suicidaire du contrôle des frontières intérieures de l’Union Européenne annoncée pour le début du mois de novembre 2017. Car ce serait la submersion migratoire assurée par des clandestins encore retenus tant bien que mal aux frontières sud, nord et est de notre pays.

Alors, devant l’abandon par l’État de ses responsabilités régaliennes, les lois de la République n’étant pas respectées, le général Christian Piquemal s’était rendu sur place pour constater et dénoncer l’impuissance, le renoncement, voire la capitulation des pouvoirs publics face à la chienlit, en un mot « crier la vérité ».

Mais, après la décision du Conseil d’État confirmant la radiation des cadres du général Christian Piquemal, la véritable question qui doit être posée est celle-ci : est-ce transgresser et dénier le devoir de réserve que de dénoncer des faits inacceptables dans un État de droit, alors que le pouvoir politique, incapable de garantir l’intégrité du territoire face à l’entrée illégale de milliers de clandestins, ne respecte pas la Constitution et bafoue les lois de la République ?

Que le pouvoir politique se réfère en permanence au sacro-saint devoir de réserve dans une telle situation alors que ni le secret militaire, ni la neutralité politique ne sont mis en cause parce qu’on dénonce le non-respect de l’état de droit, relève de la malhonnêteté, de l’hypocrisie et même de l’abus de pouvoir.
Cela est d’autant plus vrai et condamnable que ce non-respect de l’état de droit par ceux qui ont précisément à l’appliquer et à le faire respecter a conduit à l’instauration d’un état de non-droit.

Mais peut-on rappeler à l’ancien président de la République – qui a voulu punir le général Christian Piquemal – que l’état de droit dont il ne cessait de se prévaloir, en plein état d’urgence, pour ne rien faire a plongé la France dans un état de faiblesse extrême ?

Par sa présence à Calais le 6 février 2016, le général ne dénonçait-il pas également, par anticipation, l’aveu incroyable d’un président inconscient et irresponsable fait quelques mois plus tard à deux journalistes sur la partition du pays qu’il considérait comme bien engagée ?

Quelle désinvolture ! Quelle imprévoyance et quelle lâcheté ! Cette seule déclaration aurait, dans une vraie démocratie, mené le Parlement à engager une procédure de destitution. Car un responsable politique à ce niveau de l’État peut-il impunément, non seulement refuser de voir le danger, mais en être conscient et ne pas agir en conséquence ? Il s’agit de démission coupable, en langage militaire de trahison puisqu’il s’agit réellement d’un manquement à ses devoirs incompatible avec l’exercice de son mandat.

C’est bien cela que le général Christian Piquemal dénonçait à Calais. Et ce manquement à ses devoirs est aggravé par la divulgation à ces mêmes deux journalistes d’informations militaires hautement confidentielles violant délibérément l’obligation de discrétion et de réserve portant sur des informations classifiées relevant de la Défense. Il s’agit d’une faute lourde, d’autant plus grave que le président, de par ses fonctions, est le Chef des armées et donc dépositaire, à ce titre, d’éléments couverts par le secret de la défense nationale. Il n’avait pas le droit de communiquer ces éléments à des personnes non qualifiées ni habilitées. Mais son immunité présidentielle l’a préservé d’une poursuite du chef de compromission, prévue par le Code Pénal (articles 413-9 à 413-12).

Il n’est cependant plus couvert par cette immunité aujourd’hui. Ce délit qui est hautement plus grave qu’une transgression de son devoir de réserve par un général restera-t-il impuni ?

Dans L’Esprit des Lois, Montesquieu affirmait que « La démocratie est fondée sur la vertu ». Il semble malheureusement qu’on en soit bien loin aujourd’hui. En effet, la sanction administrative qui frappe le général Christian Piquemal, alors que pénalement il avait été relaxé, pose un sérieux problème éthique et déontologique que le pouvoir politique et la classe politique dans son ensemble seraient bien avisés de prendre en considération. Car dans le cas de ce général, c’est bien le pouvoir politique qui est coupable du fait de ses manquements à ses devoirs en ne respectant ni la Constitution ni les lois de la République, en provoquant par sa passivité, alors que le pays est en état d’urgence, l’affaiblissement de l’état de droit et la mise en danger de la vie des citoyens.

La prétendue transgression du devoir de réserve par ce général lanceur d’alerte ne constituait-elle pas plutôt une démarche citoyenne pour rappeler au pouvoir politique ses devoirs ? Si la loi n’est pas respectée ni appliquée par ceux qui détiennent le pouvoir et qui ne sont – faut-il le leur rappeler – que les fondés de pouvoir d’un souverain, le Peuple, on ne peut pas reprocher à ceux qui ont servi sous l’uniforme et qui ont un sens aigu du devoir à l’égard de l’État et de la Nation de dénoncer ce qui est illégal.

Général (2s) Antoine Martinez
Président du Comité de Soutien au général Piquemal
Coprésident des Volontaires Pour la France


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LES “SAUTS DE CABRI” DE MACRON
(Jean Goychman)

Le discours de la Sorbonne

Écoutant le discours d’Emmanuel Macron dans le grand amphi de la Sorbonne, il m’est revenu en mémoire la célèbre exclamation de de Gaulle qui fustigeait ceux qui faisaient « des bonds de cabri sur leur chaise en criant l’Europe, l’Europe, l’Europe !!! » [1]. Déjà à l’époque, de Gaulle, qui n’était pas dupe des raisons non-avouées qui avaient conduit l’État Profond américain à laisser croire aux peuples européens que le projet qu’il développait « en sous-main » devait mener à ce qu’il est convenu d’appeler « une Europe intégrée » alors qu’il s’agissait simplement de créer une zone de libre-échange ouverte à tous les vents de la mondialisation future. Naturellement, cette Europe intégrée devait ouvrir aux peuples européens un avenir radieux de paix et de prospérité afin de solliciter leur adhésion.

La Trilatérale

Aujourd’hui, plus de cinquante ans après, les objectifs déclarés ont évolué. La nécessité de l’intégration n’est plus guidée par la perspective de paix – considérée comme acquise – mais pour répondre à un autre danger lié à la mondialisation. Je trouve d’un cynisme absolu le fait de nous dire que notre industrie n’est plus capable d’affronter seule la concurrence mondiale, notamment celle de la Chine, alors que, depuis des années, nos dirigeants ont constamment agi pour l’affaiblir. J’ai encore dans l’oreille les propos de ceux qui, suivant le projet d’organisation mondiale tel que le concevait la Commission Trilatérale dans les années 70’, pensaient que le moment était venu de faire passer les pays développés vers l’ère “post-industrielle”.

Cette Commission Trilatérale, créée en 1973 par David Rockefeller et Zbignew Brezinzki, pensait qu’une nouvelle distribution des activités financières, commerciales et industrielles à la surface de la planète allait permettre d’assurer la paix mondiale grâce à une répartition harmonieuse de celles-ci.

En gros, les pays fortement industrialisés allaient évoluer vers les activités financières : les pays en voie de développement (aujourd’hui appelés BRICS) deviendraient l’atelier du monde et on les aiderait à y arriver. Quant aux autres, on se contenterait d’exploiter leurs richesses naturelles…

Et ce plan a parfaitement fonctionné. Outre le fait qu’il permettait à la Réserve Fédérale d’imprimer des dollars sans limite après le 15 août 1971 afin de permettre un accroissement phénoménal des échanges commerciaux – notamment avec la Chine – mais également de fournir suffisamment de devises pour les transactions pétrolières [2], il a permis un essor industriel sans précédent des pays qui sont devenus, grâce à de nombreux transferts de technologie, capables de produire à bas-coût tous les produits correspondant aux besoins mondiaux.

L’industrie française

Vouloir aujourd’hui défendre l’industrie française en vendant les quelques entreprises phares qui subsistent en prétextant la nécessité de s’opposer à ce qu’eux-mêmes ont créé, mérite quand même d’être souligné. Le propos d’Éric Zeymour citant Bossuet − « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » − me semble particulièrement bien adapté…

« Il nous faut plus d’Europe ! »

Ainsi donc, notre cher Président enfourchant à son tour le cheval du mondialisme à bannière européenne, nous dit : « Il nous faut plus d’Europe ! » Et pour commencer, il nous propose une Europe à plusieurs vitesses. Tiens-donc ! Il feint de découvrir qu’une Europe à 27, c’est moins facile à mettre d’accord qu’une Europe à 17. S’il nous l’avait demandé, on lui aurait dit, mais passons… En fait, il veut faire une sorte « d’Europe dans l’Europe » où chaque pays pourrait choisir (un peu comme à Center-Parc ou au Club-Med) les activités qui lui convienne. Nous aurions ainsi un ministre des finances de la zone euro, une dose de députés transnationaux à Strasbourg (sur les sièges libérés par les anglais), une force militaire européenne, et quelques gadgets en plus. Ensuite, se pose le problème du financement de ces mesures, une fois adoptées. Pas de soucis ! Il nous ressort la taxe carbone et la taxe « Tobin ». Et ça, c’est plutôt marrant.

Commençons par la Taxe Tobin

Elle remonte à 1972, date à laquelle l’économiste prix Nobel anglais avait proposé de taxer les transactions internationales pour limiter l’effet de volatilité des devises due aux marchés financiers. Son inefficacité a été soulignée par la Cour des Comptes le 26 juin 2017 [3].

Ensuite, la taxe carbone

Dans un article récent, j’ai dit ce que je pensais de cette taxe [4] et dans quelles conditions elle avait été établie. En cherchant un peu plus, j’ai trouvé la confirmation de son origine, et cela me gêne quelque peu [5]. À l’ordinaire, je n’ai pas une confiance absolue sur la fiabilité des informations trouvées sur le Web, mais un détail a cependant attiré mon attention sur le contenu de ce site. Il s’agissait d’une déclaration de Simon Linett, VPE Rothschild à la City.

Apparemment, ce texte avait été écrit dans le cadre du projet du Traité de Copenhague. Il s’agit de mettre en place une institution internationale à laquelle « les nations doivent céder leur souveraineté ». On retrouve comme par hasard, dans ce projet de Traité signé à la Conférence de Copenhague de 2009, un mode de financement comportant une TTF (Taxe sur les Transactions Financières) et une taxe carbone.

Simon Linett écrit d’une façon ouvertement explicite que « Le “changement climatique” est simplement une étape sur le chemin de quelque chose de plus grande envergure qui pourrait bien se prolonger au-delà de cette question simple mais critique. »

Les choses sont claires : seul un gouvernement mondial pourrait traiter les problèmes planétaires. Et que ce soit Emmanuel Macron (lui-même passé par la maison Rothschild) qui le propose à nouveau dans un contexte totalement différent de celui du climat, indique qu’il y a probablement une source nouvelle de profit pour l’oligarchie financière mondialiste. Analysé de ce point de vue, le discours d’Emmanuel Macron est en parfaite cohérence avec ce que dit Simon Linett. Il est dirigé contre la souveraineté des Nations qui constitue encore l’obstacle majeur à l’établissement de ce pouvoir mondial.

Où est passé notre Ministre des Finances ?

Chose curieuse : avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de Ministre des Finances dans le gouvernement français actuel ? Cette absence est en elle-même révélatrice de l’orientation que lui donnait le président Macron. S’il n’y a pas de ministre en charge des finances françaises, c’est que quelqu’un d’autre − hors du gouvernement − doit s’en charger… Il lui reste simplement à convaincre nos amis allemands de faire de même…

L’artifice de la souveraineté européenne n’est qu’une illusion verbale et un abus de langage. La souveraineté ne peut s’exercer qu’au travers du cadre d’une nation. Il n’y a ni nation européenne, ni peuple européen. Il n’existe aujourd’hui qu’une mosaïque de nations dont on peine à croire qu’elles aient des visions convergentes de leurs devenirs respectifs. Leurs dirigeants, de plus en plus coupés de leurs peuples, semblent avoir déjà accompli le saut mondialiste et s’accommodent visiblement de la perspective d’un gouvernement mondial au nom du sens de l’Histoire, alors que ceux qu’ils administrent commencent à discerner quel est l’enjeu véritable qui est resté soigneusement caché. Emmanuel Macron est lucide, et sait que la course de vitesse est d’ores et déjà engagée. Le projet qu’il défend doit nécessairement aboutir pour couper toute velléité de retour en arrière. L’Europe acquise, le reste du monde devrait suivre.

À moins que…

Jean Goychman
27/09/2017

[1]  https://www.youtube.com/watch?v=XtPrGP2OgHU
[2] ↑ En 1973, le cours du baril a été multiplié par 4, passant de 3 à 12 dollars.
[3]  http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2017/06/26/la-cour-des-comptes-dresse-un-bilan-tres-critique-de-la-taxe-tobin_5151489_1656968.html
[4] ↑ http://www.minurne.org/?p=12100
[5] ↑ https://interetpourtous.com/2016/08/03/le-plan-rothschild-pour-un-gouvernement-mondial/




 

 

APPEL PUBLIC AU MEURTRE
LE POUVOIR N’INTERVIENT PAS
(Luc Sommeyre)


Sous le pseudonyme d’ALDO STERONE, ce sympathique Algérien apostat de l’islam (ça n’est pas parce qu’il a apostasié qu’il m’est sympathique, quoi que…) demeurant en Grande Bretagne diffuse régulièrement des messages d’alerte adressés aux Français et aux Européens de souche, messages et informations souvent fort pertinentes. Nous n’y prêtons pas assez attention.

Eu égard aux renseignements A1 (de sources sûres et recoupées) qui nous parviennent actuellement, la vidéo ci-dessous est d’une importance capitale. Non-arabophones, nos compatriotes sont malhabiles à décrypter le sens profond des prêches musulmanes salafistes qui se répandent sur notre Sol comme une traînée de poudre. Mais le Gouvernement qui bénéficie, lui, de traducteurs et interprètes érudits, ne peut ignorer le sens profond de certaines phrases qui ne sont pas anodines.

Tout le monde s’accorde pour considérer les terroristes comme des criminels. Mais serait-il une notion du Droit français que le Système veut ignorer, celle de l’emprunt de criminalité ? En ce sens, le complice est (ou plutôt devrait être) puni de la même peine que l’auteur principal.

Art. 121-7 du Code Pénal : « Est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation.
« Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre. »

MAIS QUID DU « LAISSER-FAIRE », EN OPPOSITION ABSOLUE AVEC LE DEVOIR PRIMORDIAL DE L’ÉTAT QUI EST DE PROTÉGER LES CITOYENS ET DE PRÉVENIR LES MEURTRES DE MASSE ?

Luc Sommeyre
Coordinateur national des RÉSEAUX RÉMORA

cliquez sur l’image pour visionner la vidéo (13:08)




 

 

SOUVENIRS DU COMMUNISME
(L’Imprécateur)

Il y a dix ans, en septembre 2007, mourraient Pavarotti le 6 septembre (cliquez sur le lien pour écouter « Nessum Dorma » de Puccini, par Luciano Pavarotti − pour revenir au texte : “Retour Arrière”), et Jacques Martin le 12. Les médias, toujours dépourvus du sens des valeurs, accordèrent autant de place à la mort de l’amuseur public qu’à celle du ténor qui égala Caruso.

Cliquez sur l’image pour écouter « Norma » de Bellini, par Maria Callas. (Pour revenir au texte : Retour Arrière.)

Septembre, c’est aussi le 45ème anniversaire de la mort de La Callas. Une rétrospective de sa vie sur Arte nous a rappelé il y a quelques jours la cause de sa fuite aux États-Unis en 1945, sujet par contre soigneusement évité dans le film La Callas et Onassis. Une fuite dont, vous allez comprendre pourquoi, ni Laurent du PC, ni Mélenchon des Insoumis n’aiment que l’on parle, car ils ne sont pas encore devenus adultes. Ils ne savent pas assumer leurs erreurs et n’ont pas encore fait leur révolution personnelle pour glisser intelligemment vers la droite, comme l’a fait notre ex-révolutionnaire national, Régis Debray.

Pendant la guerre, la Grèce fut successivement occupée par les Italiens, les Allemands et les Anglais. Les occupants successifs ayant réquisitionné les maigres ressources alimentaires, les habitants d’Athènes connurent une véritable famine qui fit environ 50.000 morts. Pour survivre, Maria Callas et sa meilleure amie, toutes deux chanteuses professionnelles, chantaient dans un cabaret et, quand elles avaient un contrat, comme petits rôles à l’opéra d’Athènes. Elles chantèrent donc successivement devant un public d’officiers italiens, puis allemands, puis anglais. Sans doute eurent-elles (elles avaient 19 ans en 1944) quelques aventures sentimentales avec quelques beaux et jeunes officiers. Ceux-ci payaient souvent, dit-on, en tickets d’alimentation ou directement en nourriture.

Les Anglais étaient à peine arrivés depuis quelques semaines, que le KKE, le parti communiste grec, entreprit un coup d’État pour tenter d’instaurer, comme partout en Europe de l’Est, une dictature communiste. Les troupes communistes venues du nord de la Grèce prirent Athènes et commencèrent aussitôt une épuration féroce visant à éliminer physiquement les non-communistes : procès expéditifs sous prétexte de collaboration avec l’un ou l’autre des précédents occupants étrangers suivis d’exécutions sommaires. Mais le plus souvent, les Athéniens étaient lynchés tout simplement chez eux ou dans la rue sur la dénonciation d’un voisin qui croyait ainsi sauver sa peau.

Les communistes voulaient le pouvoir. La guerre civile atroce qu’ils déclenchèrent a déchiré la Grèce pendant 5 ans, opposants communistes et pro-occidentaux jusque dans les moindres villages. Les communistes d’abord lâchés par Moscou, puis par Tito, se rendirent le 16 octobre 1949, faute de combattants. Soixante-dix ans après la reddition des communistes, les horreurs de ce conflit continuent d’endeuiller la mémoire nationale.

Un soir de 1945, Maria Callas rentre chez elle et passe, pour avoir les nouvelles de la journée, chez son amie qui habitait dans le même immeuble qu’elle. La porte est ouverte. Elle entre, inquiète, et trouve le cadavre brûlé de son amie que les communistes, après l’avoir violée et battue à mort, avaient fait rôtir comme un poulet sur un feu fait de ses propres meubles. Maria Callas alla se cacher chez des amis et prit le premier bateau pour les États-Unis où elle devint célèbre.

Le vrai visage de Che Guevara – citation d’Ernesto Che Guevara, dans son livre « Voyage à Motocyclette » (éd. des Mille et Une Nuits).

Autre aperçu des méthodes de prise de contrôle de l’État par les communistes dès qu’on les laisse accéder au pouvoir : « La face cachée du Che » (éd. Buchet-Chastel) du journaliste cubain Jacobo Machover. Machover cite Hubert Matos qui commandait les troupes de Castro : « Pour se faire respecter des Cubains, il (“Che” Guevara) devait leur inspirer de la terreur en fusillant et en faisant fusiller ». Che Guevara fusillait donc à tour de bras des pauvres gens qui avaient pour seul tort d’être non-communistes ou « bourgeois », c’est-à-dire petits propriétaires d’un commerce ou d’un champ, car les « gros » propriétaires s’étaient déjà ralliés à Castro ou avaient fui le pays pour se réfugier aux États-Unis.

Mais Guevara était à sa manière légaliste. Il torturait et il fusillait, mais voulait mettre les formes. Il s’était fait nommer par Castro « commandant de la Comisión Depuradora« , la commission d’épuration. Il siégeait à la prison La Cabana où l’on amenait les prisonniers qui étaient aussitôt battus et torturés en attendant d’être jugés. Un avocat, José Vilasuso, était chargé d’instruire les dossiers. Il rapporte les instructions de Che Guevara : « Ne faites pas traîner le procès. Ceci est une révolution. N’utilisez pas les méthodes légales bourgeoises, les preuves sont secondaires. Il faut agir par conviction. » Le « tribunal » attendait pour juger que la lettre de Castro fixant les sentences arrive, la même méthode qu’utilisait Staline quand il envoyait à la Lubianka la sentence que le tribunal exécutait ensuite. « Je ne veux pas savoir si tu es coupable ou non coupable, disait Beria au prisonnier, je te demande seulement d’avouer le crime que dénonce le camarade Staline ».

Dès la lettre arrivée, le prisonnier était jugé, c’est-à-dire qu’on lui lisait un acte d’accusation bidon. « Souvenez-vous, lui disait Che Guevara, qu’il y a une possibilité d’appel ». Mais, précise Vilasuso, « aucun recours en appel ne fut jamais pris en compte ». On annonçait ensuite au prisonnier que Castro l’avait condamné à mort, et on l’exécutait aussitôt sur l’un des trois poteaux situés derrière la galerie où étaient entassés les prisonniers.

Daniel Alarcón Ramirez, dit « Benigno », l’un des plus fidèles compagnons d’armes de Guevara, raconte que Che Guevara, héros adulé par toute une partie de notre extrême-gauche française, aimait voir torturer et tuer les gens. « Il venait voir à l’improviste et donnait des conseils aux gardiens pour torturer plus cruellement… Il montait sur le mur (de la prison). Ce n’était pas difficile car il y avait un escalier. Il se couchait sur le dos en fumant un havane et il regardait les exécutions. »

Finalement, il y a une “justice” puisque Guevara a été trahi par Castro, comme tous ceux qui avaient aidé ce dernier à prendre le pouvoir et qui ont été fusillés ou emprisonnés. Staline avait fait la même chose.

Castro a envoyé Guevara en Bolivie pour y organiser la prise du pouvoir communiste, mais il a demandé en secret au Parti Communiste Bolivien de le débarrasser de Guevara. Le PCB a vendu Guevara à Felix I. Rodríguez, ancien agent de la CIA qui dirigeait un groupe de rangers boliviens. Il l’a arrêté après plusieurs mois d’errance dans la jungle des montagnes boliviennes. En fait, Guevara avait fini par comprendre qu’il avait été trahi par Castro et souhaitait se rendre car il pensait qu’il serait jugé à Camiri (une petite ville rurale de la province de Santa Cruz de la Sierra), comme Régis Debray et Ciros Bustos, deux autres ex-compagnons, eux aussi victimes de la trahison de Castro, comme Guevara capturés par l’armée bolivienne.

Rodríguez dit aujourd’hui qu’il a reçu des généraux Barrientos et Ovando l’ordre de tuer Guevara, ce qui n’offusque pas l’ignorante Ségolène Royal pour qui Castro est un génie. C’est pour sauver l’honneur du Che, dit Rodríguez, qu’il a ordonné au peloton : « Votre gouvernement a ordonné d’éliminer le prisonnier. Ne tirez pas au visage. Tirez en dessous de la poitrine. On doit croire qu’il est mort de ses blessures au combat. »

Beau sentiment, sauf qu’il n’y a pas trace de cet ordre, les deux généraux et le témoin cité par Rodríguez, le major Saucedo, étant morts depuis longtemps. On ne voit pas non plus quel aurait été l’intérêt du gouvernement bolivien de faire du Che un héros, sauf si Castro a payé pour cela, car un héros mort est sans danger et peut-être utile à la promotion d’une révolution. Enfin, les blessures au ventre n’entraînent pas une mort immédiate (de dix minutes à deux heures suivant l’importance des hémorragies). Ernesto Guevara a du beaucoup souffrir avant de mourir. C’est pourquoi je crois plutôt à une initiative personnelle de Rodríguez qui, ayant eu à souffrir du communisme quand il était jeune (ses parents ont été assassinés), haïssait les communistes.

L’Imprécateur




 

 

COMMUNIQUÉ DU GÉNÉRAL CHRISTIAN PIQUEMAL, RADIÉ DISCIPLINAIREMENT DES CADRES PAR DÉCRET DU
23 AOÛT 2016, SIGNÉ DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

J’ai appris par la presse ce matin le rejet de mon recours devant le Conseil d’État lorsque je n’avais même pas été informé personnellement auparavant de la décision.

Sur la forme, je tiens à souligner le manque de respect d’une élémentaire courtoisie du Conseil d’État qui s’est permis de publier un communiqué de presse mentionnant un « manquement au devoir de loyauté » alors que le principal intéressé n’a même pas été informé du sens de la décision.

Ce procédé, venant de la plus haute juridiction administrative française, me semble proprement scandaleux et inqualifiable.

Sur le fond, je dénonce le manque de loyauté de la procédure devant le Conseil d’État, qui n’a pas répondu à l’argumentation précise invoquant une violation directe du principe d’égalité garanti par la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.

En effet, les officiers généraux sont, comme les conseillers d’État, des fonctionnaires nommés par le Président de la République en vertu de l’article 13 de la Constitution, et soumis les uns comme les autres au devoir de réserve. Un officier général en seconde section ou un conseiller d’État – comme par exemple M. Wauquiez – sont dans des situations tout à fait comparables au regard du devoir de réserve quand ils font de la politique. Pourtant, personne n’imagine reprocher aux conseillers d’État engagés en politique un manquement au devoir de réserve ou encore moins à un devoir de loyauté.

Au contraire, le Conseil d’État va même jusqu’à valider le système qui permet à ses membres d’avancer en grade pendant qu’ils font de la politique : à cet égard, ils sont dans une situation comparable à celle dans l’armée d’un militaire s’engageant en politique au grade de lieutenant, qui obtiendrait ensuite une retraite de général sans avoir ou presque servi dans l’armée.

Cela ne pose aucun problème à la Haute Juridiction qui en revanche n’accepte pas qu’un général, ayant servi pendant 39 années au service de la France, puisse s’engager en politique alors même que le statut général des militaires tel qu’il a été révisé en 2005 à l’instigation de Renaud Denoix de Saint Marc lorsqu’il était Vice-président du Conseil d’État, le permet.

On constate par ailleurs que le Conseil d’État refuse même jusqu’à répondre à l’évocation de la comparaison entre un officier général et un de ses membres.

Le Conseil d’État a également balayé d’un revers de la main l’invocation de l’atteinte à la liberté d’expression garantie par la Convention européenne des Droits de l’Homme au seul motif que le but poursuivi était légitime. Il se trouve que normalement, lorsqu’une atteinte à une liberté fondamentale est portée, le juge vérifie la proportionnalité de l’atteinte à l’intérêt public en jeu. Nulle trace d’une telle balance ici : pour le Conseil d’État, toute privation de liberté d’un officier général est légale dès lors qu’elle est utile aux autorités politiques.

Le Conseil d’État approuve la sanction de radiation appliquée en indiquant qu’elle est justifiée par le fait que je n’exerçais plus de fonctions militaires. Or, en admettant cela, il reconnaît lui-même que je ne pouvais pas manquer au devoir de réserve envers les autorités militaires avec lesquelles je n’avais pas de lien.

Le Conseil d’État ayant décidé d’apporter par un communiqué, une publicité spéciale autour de cette décision empreinte de contradictions, qui ne prend pas la peine de répondre à mes arguments, j’ai décidé de défendre mon honneur par la voie d’un communiqué de presse, en me réservant la possibilité d’obtenir la reconnaissance de mes droits devant le Cour européenne des Droits de l’Homme.

Le samedi 23 septembre 2017.


Christian Piquemal



 

 

POURQUOI L’EURO TUE NOTRE ÉCONOMIE
(Jean Goychman)

Depuis la fin de la guerre, les échanges mondiaux se sont généralisés. Toutefois, cette mondialisation n’a été rendue possible que par l’occurrence de deux évènements distincts, en apparence indépendants l’un de l’autre.

L’ère du troc ayant pratiquement disparu depuis le moyen-âge, les échanges entre pays se sont réalisés par l’intermédiaire d’un agent, au début économiquement neutre, appelé la monnaie, dont la valeur intrinsèque s’exprimait couramment depuis le Moyen-Âge, en grammes d’or (Système du Gold exchange). Cette parité limitant la création monétaire (et donc les dépenses des États) ceux-ci cherchèrent à faire sauter ce verrou. Ainsi sont nées les monnaies dites « flottantes » dont la valeur résultait de « l’offre et de la demande ». Le franc-or ainsi que la livre-or ont disparu en 1914 afin de pouvoir assurer le financement de la guerre par l’émission de monnaie fiduciaire et les emprunts d’État. En 1944, le dollar américain a été choisi comme monnaie de réserve internationale en raison de sa parité-or, qui avait toujours été maintenue, garantissant ainsi sa stabilité dans le temps

Par ailleurs, l’aspect « mondial » de la guerre avait démontré qu’il existait les moyens technologiques de faire voyager d’énormes quantités de matériel d’un continent à l’autre.

La conjonction de ces deux phénomènes a permis l’avènement de la mondialisation.

En 1971, les besoins en financement des États-Unis étaient tels que la Réserve Fédérale dût suspendre la convertibilité-or du dollar, qui devint flottant à son tour. Cela posait un réel problème de commerce international en raison de l’instabilité de cette monnaie pouvant s’apprécier ou bien se déprécier en fonction des marchés. D’autant plus que les besoins en dollars pour les transactions pétrolières subissaient une croissance exponentielle en raison des décisions de l’OPEP qui avaient multipliées par quatre le prix du baril durant l’année 1973.

Augmentation de la dette des USA

Or, l’émission des dollars ne pouvait se faire qu’en contrepartie d’émission de bons du Trésor Américain, c’est-à-dire une augmentation de la dette américaine vis-à-vis de la FED.

John Connally

La double nature de monnaie américaine (domestique et internationale) a déséquilibré la balance du commerce extérieur américain, car le pays devait être outrageusement importateur afin d’exporter en contrepartie les dollars nécessaires aux échanges internationaux. Cela avait même fait dire à John Connally, secrétaire du Trésor américain, en s’adressant aux puissances étrangères : « le dollar est notre monnaie et votre problème ».

MAASTRICHT : naissance de l’euro et fantasme de l’État fédéral européen

Et l’euro, dans tout ça, me direz-vous ? – J’y arrive. Après l’échec du dollar AMGOT de 1944 [1], la tentation a toujours été forte d’établir une monnaie européenne avec une banque centrale indépendante sur le modèle de la FED ou de la BoE. Après le SME qui préfigurait cette monnaie, le projet « euro » pris corps avec le referendum de Maastricht en 1992. Conscients de la disparité économique des futurs pays utilisateurs, des critères dits « de convergence » devaient permettre d’assurer une transition en douceur avec les monnaies nationales. Issus de négociations souvent difficiles, les critères retenus laissaient cependant une porte largement ouverte aux impétrants quels qu’ils soient.

Le véritable objectif était d’établir un État fédéral, projet envers lequel les peuples se montraient plutôt réticents. Les promoteurs de la monnaie unique étaient persuadés qu’au bout de quelques années, les peuples accepteraient cet État fédéral et que les problèmes d’interface se trouveraient réglés. Cette politique du plan incliné, chère aux organisations fabiennes, fit long feu. Après les premières années, plutôt euphoriques, où les pays les plus faibles économiquement découvrirent les emprunts faciles à faible taux, leurs dettes publiques commencèrent à dépasser les seuils d’alerte. Comme les ratios des dettes publiques s’expriment par rapport au PIB, il leur fallait maintenir un taux de croissance record pour confiner leurs dettes. Cette croissance ne pouvait résulter que du développement du marché intérieur comme extérieur de ces pays.

La crise de 2008 et le volte-face de l’Allemagne

En 2008, la crise financière internationale a tué cette euphorie des premières années et a mis en évidence l’absence de solidarité des pays de la zone euro. Les allemands, radicalement opposés à la « mutualisation des dettes publiques » ont de facto porté un coup d’arrêt au fédéralisme. Les taux d’emprunt ont commencé à diverger fortement et les « critères de convergences », en particulier ceux des dettes publiques, n’ont plus été respectés.

C’est là où les difficultés sont survenues.

  • Un pays exportateur voit les devises rentrer à la place des biens exportés. Ces devises viennent renforcer son économie mais également, dans une situation normale, entraînent une réévaluation de sa monnaie. Cet effet régulateur se traduit par une baisse de compétitivité qui freine ses exportations.
  • A contrario, un pays importateur voit sa monnaie quitter son territoire, ce qui l’oblige à en émettre davantage, donc sa monnaie se déprécie. Cela entraîne une augmentation naturelle de sa compétitivité, donc un meilleur positionnement à l’export.

Or la zone euro est constituée de pays importateurs et exportateurs.

  • Pour ces derniers, tout va bien car le bilan « import/export » rapporté à l’ensemble de la zone diminue l’effet exportation et la monnaie qu’ils utilisent se renchérit moins que s’ils étaient les seuls à l’utiliser.
  • Pour les autres, ceux qui sont « importateurs nets », c’est le phénomène inverse qui se produit. En plus de leurs difficultés de production, ils doivent subir le renchérissement relatif de leur monnaie qu’ils ne peuvent plus dévaluer. Ils doivent donc emprunter pour couvrir leurs dépenses. Ils se trouvent alors pris dans la spirale de l’austérité, car ils ont de plus en plus de mal à emprunter pour combler un déficit croissant en raison des taux d’emprunts intenables. Ils doivent alors augmenter les impôts, diminuer les salaires et vendre les « bijoux de famille » [2].

Bien évidemment, cet aspect des choses a toujours été occulté par les eurofédéralistes (de plus en plus mondialistes) qui préféraient tuer dans l’œuf tout débat sur ce sujet, préférant répéter à satiété que « quitter l’euro serait une folie qui ruinerait les petits épargnants ».

Pourtant, ces divergences entre les États de la zone euro, entretenues par le manque d’effet régulateur, ne peuvent que s’amplifier dans le temps. Et plus elles s’amplifient, plus le coût d’un éventuel fédéralisme qui s’avèrerait nécessaire pour maintenir la zone euro menacée d’éclatement, devient élevé. D’autant que ceux qui pourraient payer devraient renoncer de facto à un énorme avantage, tout en s’appauvrissant lors des transferts nécessaires.

La solution fédérale ?

Peut-on raisonnablement espérer une solution fédérale ? – Dans l’absolu, tout est possible. Mais dans la réalité ? Cela fait 55 ans (presque deux générations) que le problème est posé. Ceux qui y auraient intérêt ne peuvent la financer et ceux qui pourraient la financer n’y ont aucun intérêt. C’est pour cela que la plupart des économistes n’y croient plus. On peut toujours se gargariser et « sauter sur sa chaise » comme le disait le général, la réalité est là. Alors, bien sûr, on peut feindre d’y croire, chaque jour gagné étant un résultat en soi. Mais après ?

La politique de Macron vis-à-vis de l’Allemagne

C’est aussi la raison pour laquelle Emmanuel Macron veut emmener à tout prix l’Allemagne dans la barque du fédéralisme, y compris en changeant les contours de la zone euro (autant que faire se pourra) afin de donner aux allemands les gages nécessaires. Le programme d’austérité destiné à réduire coûte que coûte nos dépenses publiques, qu’il veut nous imposer de façon à nous remettre dans les clous des traités européens, ne correspond qu’à cette démarche. Il espère ainsi amener Angela Merkel à sortir du scepticisme qu’elle manifeste à l’égard de l’Europe depuis des années. Ce scepticisme étant en grande partie justifié par ce qu’elle considère comme du laxisme budgétaire, Emmanuel Macron pense que seul « un passage en force » le crédibiliserait auprès d’elle. Rien n’est cependant garanti car l’Allemagne à tout intérêt à ce que ce différentiel se prolonge, comme en témoignent les courbes éditées par Eurostat.

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Robert Alexander Mundell

Au-delà des manœuvres politiciennes, il existe cependant une réalité. Chaque fois qu’une même monnaie était utilisée par plusieurs États au mépris des règles édictées par Robert Mundell [3] dans sa Théorie des zones monétaires optimales, aucune de ces monnaies n’a pu perdurer en tant que monnaie commune. Ce fut notamment le cas pour l’Irlande après la guerre de 14, qui utilisait la monnaie du Commonwealth, tout comme la Nouvelle Zélande.

Thomas Jefferson disait même que la cause majeure de la révolte des colons américains en 1775 était le « Currency Act » [4] de 1765, qui leur interdisait d’émettre leur propre monnaie et les forçaient à utiliser la monnaie anglaise.

Jean Goychman
23/09/2017

[1] AMGOT : American Military Government for Occupied Territories.
[2] http://www.capital.fr/economie-politique/croissance-chomage-dette-la-france-boulet-de-l-europe-1204084
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mon%C3%A9taire_optimale
[4] http://www.dinosoria.com/independence-day.html


 

 

MACRON À L’ONU : DU “MAUVAIS VILLEPIN”
L’Imprécateur

Allons bon ! Nicolas Gauthier m’a souvent enchanté avec ses chroniques pertinentes dans  l’excellent blog de réinformation Boulevard Voltaire. Le voilà qui devient macronolâtre dans un article titré « Emmanuel Macron à l’ONU : presqu’aussi beau que du Villepin ? » Cette comparaison devrait pourtant me réjouir,  puisqu’à l’instar de l’excellent journaliste André Bercoff, je pense que Macron est déjà sur la pente descendante qu’a connue Villepin pataugeant aujourd’hui dans le marécage de l’oubli. Mais ce qui me désole c’est que Gauthier, aveuglé par le verbe d’un Macron toujours aussi habile à dire ce que son auditoire attend sans que cela reflète le moins du monde sa vraie pensée, n’ait pas vu les nombreuses erreurs d’analyse qu’a prononcé Macron.

Un monde « multipolaire » ou « multilatéral » ?

« Ainsi, Emmanuel Macron semble-t-il enfin renouer avec la traditionnelle politique du Quai d’Orsay, plaidant pour l’avènement d’un monde multipolaire ». Je n’ai pas beaucoup entendu le mot « multipolaire » alors que « multilatéral » a été répété à plusieurs reprises. Or cela n’a pas le même sens. D’ailleurs Macron n’a-t-il pas, dans ce discours, plaidé abondamment pour le mondialisme puisqu’il veut dans le moyen terme − il l’a dit dans plusieurs de ses discours précédents − un gouvernement mondial qui est l’antithèse du monde multipolaire qui suppose plusieurs pôles de gouvernance et de décision ? Pour une fois Le Monde voit plus clair que Nicolas Gauthier « […] le président français a exposé, sur un ton lyrique et passionné, une vision du monde […]. Elle se fonde avant tout sur le multilatéralisme. »

« Réchauffement » climatique ou « changements » climatiques ?

« Oui, le réchauffement climatique n’est pas que vue de l’esprit et billevesées de gauchistes à l’esprit enfiévré. » Mais, cher Nicolas Gauthier, les climatosceptiques ne nient pas le réchauffement climatique, même s’il semble que depuis 2000 il soit en pause (source NASA et refroidissement global 2017 constaté dans le monde malgré quelques pointes locales de surchauffe dans l’hémisphère nord). Ce qu’ils refusent d’admettre, c’est que par idéologie « verte » sa responsabilité en soit attribuée exclusivement à l’Homme (cause anthropique) dans le but d’extorquer des milliards d’impôts supplémentaires aux contribuables du monde occidental. C’est aussi qu’ils critiquent les analyses du GIEC telles qu’elles sont présentées au public dans des formes excessivement résumées qui permettent leur manipulation idéologique.

Souvenons-nous que 400 scientifiques du GIEC avaient protesté contre le rapport résumé en quelques pages présenté à COP21 (pour 80 seulement qui l’avaient soutenu). Un GIEC qui pêche de ce que ses prévisions sont basées uniquement sur des modèles informatiques ne s’appuyant que sur les relevés informatiques climatiques réalisés depuis 1970, sans prendre un compte le temps long que recommandait Emmanuel Leroy-Ladurie dans son livre « Histoire du climat depuis l’an mil », autrement plus documenté que le papier du GIEC lu à COP21.

Les archives climatiques écrites montrent, par exemple, que la fréquence des cyclones a plutôt baissé depuis une cinquantaine d’années aux Antilles  et qu’il y en a eu sept  aussi violents (force 5) que ceux d’aujourd’hui recensés aux Antilles depuis le XVIIème siècle. Montrent qu’il y a eu des périodes de l’histoire beaucoup plus chaudes qu’actuellement, les XIème et XIIème siècles, plus froides aussi, les seizième et dix-septième siècles. Montrent que le climat a toujours changé avec une alternance de Terre gelée et de Terre surchauffée, les périodes chaudes ayant été systématiquement plus favorables à la vie que les froides. D’ailleurs, les réchauffistes en conviennent par leur changement actuel de vocabulaire, ils parlent de moins en moins de « réchauffement climatique » pour dire « changement » ou « transformation ».

La Corée du Nord, le Grand Satan…

« Oui, une guerre contre la Corée du Nord serait proprement suicidaire ». Personne n’en disconvient. Et tout le monde ou presque, puisque Macron ne semble pas le savoir, a compris que Trump et Kim-Jong-Un sont dans la posture théâtrale du gorille mâle à crête blanche qui hurle en se donnant de grands coups de poing sur la poitrine pour tenter de faire peur au macaque qui lui jette des noix sur la tête depuis le haut de l’arbre. Le gorille ne montera pas à l’arbre pour rosser le macaque de peur des dommages collatéraux sur les voisins chinois, russes, japonais et coréens du sud, et le macaque arrêtera de jeter des noix le jour où le gorille cessera de le provoquer en armant la Corée du Sud et en faisant parader sa flotte et ses bombardiers nucléaires au ras des côtes de la Corée du Nord pour lui signifier que ses jours sont comptés et qu’un jour ou l’autre il y aura des bases américaines à Pyongyang et au ras de la frontière chinoise.

De même que l’OTAN américaine fait constamment des manœuvres militaires au ras des frontières Russes pour tenter d’énerver Poutine. Comme celles, nommées Aurora 17, qui ont commencé en Suède et en mer Baltique le 11 septembre pour une quinzaine de jours.

Que fait la Russie pour répondre à cette provocation de l’OTAN ? Elle entame dès le 14 septembre en Biélorussie des grandes manœuvres, Zapad 17. Et que fait la presse occidentale ? Elle titre aussitôt sur l’agressivité de la Russie !

Macron ignore-t-il que le sixième test nucléaire de Pyongyang, bien qu’il ait été planifié à l’avance, n’a été effectué que trois jours après que deux bombardiers stratégiques US-B-1B nucléaires aient mené leur propre « test » accompagnés de quatre F-35B et quelques F-15 japonais aient survolé la Corée du Nord ?

À la dernière réunion des BRICS *, la Chine a prévenu qu’elle réagirait si ces tests à peine déguisés de « décapitation » se poursuivaient. Et la Chine et la Russie ont posé sur la table : le “double-gel” des exercices militaires américains/japonais/sud-coréens et  du programme nucléaire de Corée du Nord afin que la diplomatie prenne enfin le relais.

Vers un gouvernement mondial…

Pourquoi cette agressivité occidentale à laquelle la Corée du Nord répond en montrant les dents ? Il est possible que Macron ait donné la réponse dans son discours à l’ONU quand il a affirmé que les problèmes de migrations, de climat, de pollution, etc. seraient réglés par le multilatéralisme et un gouvernement mondial.

Sur les six dalles des Georgia Guidestones sont écrits en douze langues (huit modernes, quatre anciennes), les dix commandements « pour un monde harmonieux et pacifique », celui que Macron essaie de nous vendre : avoir un gouvernement mondial et une cour de justice mondiale pour réguler les relations entre les pays, guider la reproduction humaine (métissage, PMA, GPA, eugénisme, etc.) et réduire la population mondiale à 500 millions d’êtres humains. Bref la solution pour supprimer les guerres, les migrations de masse et la pollution humaine et donc rétablir un climat stable.

Théorie complotiste ? − Possible. Le monument est visible en Géorgie (États-Unis), à Elberton. Mais quoi de mieux qu’une guerre nucléaire mondiale pour passer rapidement de 7,5 milliards à 500 millions de Terriens ?

Le programme nucléaire iranien

« Oui, l’accord sur le nucléaire iranien est un bon accord. » Là encore, Macron et Gauthier semblent ignorer que cet accord est incomplet et que l’Iran n’a pas renoncé à son programme nucléaire militaire qui lui permettrait, en obtenant la bombe, de damer le pion à l’Arabie saoudite (qui s’équipe actuellement en centrales nucléaires) et de faire respecter le chiisme face au sunnisme conquérant mondialiste.

Comment fait l’Iran pour continuer son programme militaire ? C’est tout bête, et il est surprenant que les experts militaires occidentaux ne l’aient pas encore compris (ou bien le savent et le taisent !). Ils semblent avoir seulement compris, si l’on croit la presse, que la Corée du Nord qui expérimentait depuis des années des fusées d’un modèle russe archaïque n’a pas pu, en quelques mois, mettre au point une fusée balistique intercontinentale et la bombe H sans une aide extérieure.

Alors ils cherchent « qui », de la Russie (l’esprit anti-russe de l’OTAN) ou de l’Ukraine qui a sur son sol des centres de recherche spatiale et nucléaire militaires hérités du temps ou elle était soviétique, a pu vendre à la Corée du Nord le moteur et les plans de la fusée balistique et le matériel nécessaire à la fabrication d’une bombe H.

Ils n’ont pas encore compris (ou font semblant) que c’est tout simplement l’Iran qui poursuit par Corée du Nord interposée les essais nucléaires que le fameux accord sur le nucléaire iranien leur interdit de poursuivre chez eux.

Mais les Américains qui ont à deux cents kilomètres de la frontière Russie-Corée du Nord (à Vladivostok), des espions qui surveillent le trafic du port, la plus importante base russe sur le Pacifique, mais aussi le trafic qui rentre et sort des ports nord-coréens tout proches, ont vu des cargos iraniens s’y rendre et en repartir. Trump le sait, d’où son acharnement actuel simultané sur l’Iran et sur la Corée du Nord.

« Oui, rien ne se fera au Proche et Moyen-Orient sans Moscou et Téhéran ». Macron ne fait que répéter ce que Hollande et Fabius ignoraient mais que tous les gens sensés répètent depuis le début de la guerre et ce que nous avons dit à plusieurs reprise sur Minurne : « Oui, la Russie et l’Iran ont eu le bon diagnostic et la bonne méthode pour stopper puis chasser l’État Islamique de Syrie ».

« Non, Emmanuel Macron n’est pas que le ludion qu’on croyait… » termine Nicolas Gauthier, avant de s’en prendre à Trump dans la suite de l’article en se trompant encore. « Étrange personnage, lui aussi, qui, tenaillé entre impérialisme et isolationnisme, voudrait que l’Amérique se recentre sur ses frontières tout en demeurant gendarme du monde. »

Les frontières de l’Amérique

Les frontières de l’Amérique sont là où est l’Amérique et les États-Unis sont proches de la Corée du Nord par Guam, l’Alaska et leurs bases militaires, une vingtaine, dans la région. Trump ne peut pas y être plus indifférent que ne le serait la France si la Somalie bombardait la base française de Djibouti où se trouvent encore 1.350 militaires français (ils étaient 1950 encore en juillet dernier), ou si Kim-Jong-Un envoyait une fusée à tête nucléaire sur la Nouvelle-Calédonie.

Et croyez-moi, cher Nicolas Gauthier, j’ai eu l’occasion il y a quelques années de participer à Jakarta à une conférence de l’ASEAN pour demander que la France y ait au moins un strapontin en raison de sa présence en Asie du Sud-Est par la Nouvelle-Calédonie. Étant le seul français représentant la Nouvelle Calédonie  présent dans la salle (même l’ambassadeur de France n’avait pas été invité), j’ai ensuite rencontré l’ambassadeur de France au Japon, monsieur Dorin, puis celui de France en Indonésie, Dominique Girard, pour leur rendre compte, puis le général Lebed, alors gouverneur de Sibérie orientale, pour lui expliquer la position de la France (il m’invita ensuite à venir le rencontrer à Vladivostok pour lui expliquer la situation politique en Calédonie !), et enfin soupé avec l’ambassadeur de la Chine, Fangbai Cai (et son épouse dans un souper non officiel) qui se posait les mêmes questions que Lebed. Je connais donc bien le sujet, et je vous affirme que Trump, qui connaît beaucoup mieux la complexité du sujet que Macron, a raison de se soucier de la Corée du Nord avec laquelle il a une frontière maritime commune.

Alors, oui, pour moi, Macron reste un ludion et je suis surpris que vous qui êtes journaliste, vous acceptiez aussi sereinement de vous faire traiter de « narcissique » par cet individu qui l’est lui-même au delà des limites permises.

L’Imprécateur

* BRICS = Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

Sources : Boulevard Voltaire, Le Monde, « Guerres indigènes en Océanie ».




 

 

PASSE D’ARMES À L’ONU
(Jean Goychman)

On nous avait vendu la réunion de l’ONU du 19 septembre comme un acte fondamental qui allait ramener le président Trump vers les rives tranquilles d’une histoire paisible « en marche » vers la mondialisation heureuse. Notre président devait faire un de ces discours qui influencent la pensée jusqu’aux confins de l’Univers, tranchant ainsi avec le côté habituellement boutiquier des autres intervenants.


Donald Trump

S’exprimant en premier, Donald Trump, déjouant tous les pronostics d’une sphère médiatique mainstream qui s’emploie depuis son élection à la faire passer pour loufoque, a rappelé les fondamentaux sur lesquels l’ONU a été créée. Parmi ceux-ci, il en dégage un qu’il considère comme la colonne vertébrale de cette organisation du monde futur et qui est celui de la souveraineté des nations[1]

C’est là où ça commence à croustiller car jusqu’à présent, la souveraineté des nations était un peu mise sous étouffoir. Depuis l’envol du grand mouvement libéraliste de l’après-guerre, on avait plutôt assisté à une diminution progressive de cette souveraineté, qui se manifestait sous différentes formes. Le libre-échange généralisé, notamment, avait pour effet primaire la disparition des frontières, vues comme des « barrières ». Les monnaies, de moins en moins nombreuses, mais de plus en plus uniques amputaient les nations d’un attribut essentiel de la souveraineté : celui de battre monnaie. Les traités de commerce internationaux, voire intercontinentaux, mettaient directement sur le billot la souveraineté des nations en les soumettant, en cas de différent commercial, à la loi des tribunaux arbitraux financés par les multi-nationales.

Ainsi donc, en quelques phrases, Donald Trump plante le décor. Bien sûr, les médias de l’oligarchie mondialiste n’ont retenu que les points qu’ils voulaient rendre saillants comme l’anéantissement complet de la Corée du Nord si celle-ci passait à « l’offensive contre les États-Unis ou leurs alliés » alors que la véritable portée de ce discours va à contre-courant de ce qui se fait depuis au moins quatre décennies, voire plus, en matière de régression des souverainetés populaires.


Emmanuel Macron

Ne pouvant que s’opposer à Donald Trump, Emmanuel Macron n’avait d’autre choix que de prendre le contre-pied [2] au risque de passer pour un mondialiste invétéré. Il faut dire que, de ce côté-là, le suspens n’était pas torride. Jusqu’à présent, ce débat avait été totalement occulté dans l’enceinte de l’ONU. Même si, très progressivement et dans un processus cher aux sociétés fabiennes, le Deep State américain avait petit à petit fait évoluer le souverainisme de base vers un mondialisme de fait, personne ne s’y était opposé aussi clairement. Emmanuel Macron, en digne héritier de la ligne définie par les think-tanks qui l’ont toujours soutenu, se devait de réaffirmer les propos qu’il avait tenu à Athènes quelques jours auparavant. Sa vision de l’Europe est supranationale et sa vision du monde pratiquement contraire en tous points à celle de Donald Trump.


Nous avons dans cet échange l’évidence qu’il existe, au plus haut niveau des instances planétaires, un véritable clivage entre deux visions radicalement différentes de notre futur. Emmanuel Macron soutient une sorte de classicisme né de l’idée que le monde ne pouvait que se globaliser et que, naturellement. Il faudrait pour le gouverner (ou plutôt pour l’arbitrer) une sorte d’instance supérieure que d’aucun appellent « un gouvernement mondial ». Ses membres ne seraient pas élus − comment le faire au niveau mondial ? − mais nommés ou désignés, un peu comme les membres de la Commission Européenne, au terme d’un processus duquel les citoyens, donc les peuples, seraient tenus à l’écart.

En ce sens, Emmanuel Macron reprend les idées d’une transitivité démocratique décrite par Pascal Lamy lorsqu’il était président de l’OMC [3].

En revenant ainsi aux sources, Donald Trump pourfend les idées néolibérales et revient sur une conception du monde analogue à celle que de Gaulle avait de « l’Europe des patries et des nations » en rappelant que « les seules réalités internationales, ce sont les nations ». Face à cela, Emmanuel Macron semble un peu dépourvu et tient le discours de la “générosité” et de “l’émotion” que doivent susciter ceux qu’il décrit comme les « sans-voix » et qu’il veut représenter.

Pour mieux faire passer Donald Trump pour un belliciste (« le nationalisme c’est la guerre ») il se pose en partisan de la diplomatie et substitue au mondialisme le multilatéralisme, voulant incarner ainsi l’image de la paix. De ce qu’on peut juger au travers de la presse et des médias internationaux, son discours devant l’assemblée générale de l’ONU est plus d’un intérêt national qu’international et son opposition à Donald Trump peut ne pas être très fédératrice, même sur un plan européen…


Donald Trump et le Deep State

Enfin, une question mérite d’être posée. Parmi les nombreuses interrogations dues la personnalité de Donald Trump, il en est une qui prévaut dans les milieux politiques : est-il ou non mis en place, comme certains de ses prédécesseurs à la Maison Blanche, par l’État Profond américain ? [4]

Nous avons maintenant un élément de réponse qui, sans être déterminant, semblerait indiquer que « non », ce qui lui conférerait incontestablement une certaine indépendance. De cette indépendance d’esprit pourrait résulter un changement radical dans les perspectives d’évolution de notre monde, qui serait probablement soutenu par les partisans de la souveraineté des peuples et des nations. Et peut-être pourrions-nous rêver d’une réactualisation de la Charte de la Havane [5], puissant facteur des rééquilibrages monétaires qui paraissent aujourd’hui indispensables.

Jean Goychman
21/09/2017

[1] https://jssnews.com/2017/09/19/discours-integral-et-en-francais-de-donald-trump-a-lonu-voici-la-raison-detre-des-nations-unies/
[2] http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/19/a-la-tribune-de-l-onu-emmanuel-macron-se-pose-en-anti-trump_5188032_3210.html
[3] « Circus Politicus » (éd. Albin Michel) par Christophe Deloire et Christophe Dubois – p. 91.
[4] http://www.minurne.org/?p=11198
[5] https://www.universalis.fr/encyclopedie/charte-de-la-havane/



 

 

L’ARMÉE VOUS PARLE !

Si la récente démission du Chef d’État-Major des Armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, a provoqué un vif émoi, elle a mis en évidence le fossé qui s’est progressivement creusé entre le politique et le militaire s’agissant de la nécessité de consacrer des moyens adaptés à la défense et à la sécurité de la nation, première des missions régaliennes de l’État.

Mais elle a également révélé et confirmé avec force la menace qui pèse dorénavant sur l’expression des militaires. Car sans revenir sur les circonstances qui l’ont motivée, cette démission qui a frappé le sommet de la hiérarchie militaire – une première sous la Vème République – est, en fait, la dernière d’une série d’événements récents provoqués par l’agacement des autorités politiques. Ces dernières ne supportent manifestement pas que la haute hiérarchie militaire lance des signaux d’alerte qu’elles considèrent comme des critiques de l’action de l’État et qu’elles jugent contraires au « devoir de réserve ». Ces réactions excessives, voire abusives, qui depuis quelques années se sont traduites finalement par la sanction, notamment de plusieurs généraux, sont révélatrices d’un certain embarras et d’une fébrilité perceptible de la part de l’exécutif placé devant ses carences et suscitent de nombreuses interrogations et des inquiétudes au sein du monde militaire.

En effet, l’humiliation du général Pierre de Villiers constitue l’exemple même d’une dérive incompréhensible et dangereuse engagée par l’autorité politique à l’égard du chef militaire auditionné à huis clos par les membres de la Commission de la Défense de l’Assemblée Nationale. Il est pourtant du devoir du CEMA d’informer les représentants de la nation sur les capacités réelles des forces armées et sur la nécessité d’une cohérence des moyens alloués avec les missions assignées. Il était donc justifié que le CEMA insistât sur les risques engendrés par l’insuffisance des moyens, non seulement pour la vie de nos soldats engagés dans les opérations extérieures ou intérieures, mais également pour celle des citoyens et donc pour la sécurité de la nation, puisque « nous sommes en guerre ». Peut-être faut-il rappeler que cette situation critique est la conséquence de lois de programmation militaire successives – votées par le Parlement – jamais respectées précisément par l’autorité politique, qui utilise depuis trop longtemps les budgets des forces armées comme une variable d’ajustement pour combler ses manquements en matière de gestion des comptes publics. En l’occurrence, le CEMA n’a pas rompu le « devoir de réserve » auquel tout serviteur de l’État est soumis. Il avait le devoir de dire la vérité aux représentants de la nation devant lesquels il était invité à s’exprimer. C’est une obligation afin que les parlementaires puissent ensuite tenir compte (ou pas, mais… c’est leur responsabilité), en toute connaissance de cause, de l’analyse présentée pour leur permettre d’élaborer le projet de budget des armées.

Un cas similaire avait produit un choc identique, en 2014, à la suite de l’audition, par la Commission ad hoc de l’Assemblée Nationale, du numéro trois de la gendarmerie, le général Bertrand Soubelet. Ce dernier avait déclaré, répondant aux questions qui lui étaient posées, que la politique pénale était en décalage avec les infractions relevées et il soulignait, en conséquence, les difficultés rencontrées au quotidien par les unités de la gendarmerie dans la lutte contre la délinquance. Ses déclarations, prononcées également à huis-clos, n’avaient pas été appréciées par l’exécutif qui considérait que le général mettait en cause la politique pénale du gouvernement et critiquait l’institution judiciaire. La réaction de l’autorité politique ne se fit pas attendre : mutation dans un placard, c’est-à-dire une véritable censure valant finalement sanction.

Le général Vincent Desportes, quant à lui, était sanctionné par l’autorité politique en août 2010 alors qu’il était directeur du Collège Interarmées de Défense (CID). Lors d’un entretien dans le journal Le Monde, il avait en effet porté un jugement négatif sur la politique des États-Unis, et par voie de conséquence sur la France, en Afghanistan. L’autorité politique affichait ainsi sa volonté de mettre un couvercle sur l’expression des militaires, et notamment des généraux.

Plus récemment, qui ne se souvient de l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal à Calais, le 6 février 2016, au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des Journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire ? Le Président de la République signait, le 23 août 2016, un décret – non publié au Journal officiel (!) – sanctionnant ce général en 2nde Section en le radiant des cadres alors même que le tribunal de Boulogne n’avait pas retenu les chefs d’accusation du procureur de la République et l’avait relaxé au mois de mai précédent.

Mais plusieurs autres généraux en 2nde Section étaient directement menacés de sanction par courrier officiel, au mois de mars 2016, après avoir pris la défense du général Piquemal, ou après avoir signé collectivement une lettre ouverte au Président de la République lui rappelant ses devoirs à l’égard de la nation, ou après avoir fait état de leurs critiques sur la gestion de la crise de Calais par le gouvernement et en alertant sur ses conséquences.

Enfin, il ne faut pas oublier l’attitude de certains élus, comme le vice-président de la Commission des Affaires Étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, qui lors de l’audition du CEMA en fin d’année 2015 demandait à ce dernier de faire taire certains généraux en 2nde Section dont il ne supportait pas les critiques portant sur les réductions répétées d’effectifs et de budgets des armées françaises.

On le constate, avec la démission du général Pierre de Villiers – qui illustre à merveille la propension de l’autorité politique à ne pas vouloir écouter ces serviteurs dévoués de l’État et de la nation pourtant animés d’un sens du devoir – de la loyauté et de l’honneur incontestable, c’est finalement l’expression des militaires et en particulier des généraux qui est aujourd’hui menacée et que le politique tente d’étouffer. Car ce qui gêne ce dernier, c’est que le citoyen puisse être informé sur ses insuffisances et surtout sur les risques qu’elles font peser sur la nation.

Mais l’expression des généraux – qu’ils soient en 1ère ou en 2nde Section – est devenue aujourd’hui indispensable. Ils savent de quoi ils parlent. Alors, pourquoi les chefs militaires ne pourraient-ils pas s’exprimer sur des sujets liés à la défense, à la sécurité de la nation, aux intérêts de la France dans le monde alors que d’autres moins qualifiés le font ? Pourquoi les généraux de 2nde Section ne pourraient-ils pas s’exprimer sur ces mêmes sujets et, n’étant plus en activité, plus librement sur beaucoup d’autres comme l’immigration ou l’éducation, qui engagent l’avenir du pays, sans être menacés de sanctions parce que leurs propos, différents du discours officiel, dérangent ? Ces derniers sont pourtant des serviteurs de l’État qui ont acquis une expérience et une compétence reconnues et ils continuent de servir la nation et les intérêts de leur pays, ce qui leur confère une certaine légitimité pour exprimer leur appréciation lorsque, notamment, la sécurité et l’avenir du pays sont mis en danger.

Personne n’a l’intention de remettre en question le « devoir de réserve » auquel sont soumis les militaires et, donc, les généraux en 1ère et 2nde Section dont le sens du devoir et la loyauté ne sauraient être mis en doute. Mais leur droit d’expression doit être pleinement reconnu. D’ailleurs, le pouvoir politique semble oublier que l’autorisation préalable à l’expression des militaires a été supprimée il y a plus de dix ans. D’autre part, les règlements imposent au militaire de rendre compte lorsqu’il constate qu’il n’a pas les moyens d’accomplir une mission : c’est bien ce qu’a fait le CEMA devant les représentants de la nation et son droit d’expression est devenu, en l’occurrence, un devoir d’expression car il s’était déjà exprimé à plusieurs reprises – sans réaction de ceux qui nous gouvernent – pour expliquer la situation déplorable dans laquelle se trouvent les Armées Françaises. Les tentatives répétées du pouvoir pour priver les généraux de parole, alors que, guidés par leur sens du devoir et de responsabilité, ils agissent comme des lanceurs d’alerte, ne sont pas pertinentes au moins pour deux raisons. Elles créent non seulement un malaise en contribuant à distendre la confiance entre le politique et le militaire, mais également un doute sur la compétence ou la clairvoyance du pouvoir politique s’agissant de la première des missions régaliennes dont il est responsable. Par ailleurs, se référer en permanence au sacro-saint « devoir de réserve » n’a pas de sens dans la mesure où ni le secret militaire ni la neutralité politique ne sont mis en cause.

L’expression des militaires, et en particulier des généraux, apparaît donc aujourd’hui porteuse de progrès et, plutôt que de vouloir l’étouffer, il faut l’encourager. Le moment semble donc venu pour conduire une véritable révolution des esprits pour que soit reconnu à ceux qui risquent ou ont risqué leur vie pour la défense de la France et de la nation un « devoir d’expression » au même titre que leur « devoir de réserve ». Il est, en effet, légitime qu’ils puissent contribuer au débat en usant de leur liberté d’expression.

Le 15 septembre 2017

Général Antoine MARTINEZ (président du comité de soutien au général Piquemal)
Général Daniel GROMAIRE
Général Christian RENAULT
Général Denis LETTY
Général André COUSTOU
Général Daniel SCHAEFFER
Général Hervé NEVEU
Général Roland DUBOIS
Général Christian HOUDET
Général Jean QUELENNEC
Général Christian PIQUEMAL