LA COLÈRE ET LE COURAGE (Général Antoine Martinez)

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Le ministre de la Défense a demandé que le général Christian Piquemal soit sanctionné pour participation à une manifestation anti-migrants interdite et, qu’en conséquence, il soit mis à la retraite. Le ministre a saisi le Chef d’état-major de l’armée de Terre pour qu’un conseil de discipline soit mis sur pied afin d’exclure ce Général de la deuxième section, statut des officiers généraux qui ne sont plus en activité mais toujours à la disposition des armées.

Au-delà des polémiques partisanes sur la conduite de ce Général qui a servi loyalement l’État et la Nation et qui, n’ayant pas voulu se rendre à l’évidence en ce début du mois de février 2016, subit aujourd’hui les foudres de la hiérarchie civile, des questions légitimes doivent être posées et des réponses doivent donc être fournies. Car la responsabilité de cette situation déplorable incombe totalement au pouvoir politique qui non seulement n’assume pas ses devoirs mais voudrait, de surcroît, faire taire ceux qui dénoncent des faits inacceptables dans un État de droit.

En effet, pourquoi en est-on arrivé là ? Comment peut-on accepter le drame que vivent les Calaisiens et le Calaisis depuis des mois ? Pourquoi avoir permis l’installation d’une telle jungle avec ce gigantesque bidonville comparable à ceux des pays les plus pauvres du Tiers-monde où règnent la violence et l’extorsion en bandes organisées que les médias, serviles et complices de nos gouvernants, ne montrent pas ?

Peut-on être surpris qu’un officier général, qui comme tout serviteur de l’État ayant servi ou servant sous l’uniforme, attaché viscéralement à la légalité et au respect du règlement, dénonce précisément le non-respect de l’état de droit qui fonde notre démocratie ? Qui est le plus coupable ? Ce général, révolté, qui a enfreint cette interdiction de manifester ou ceux qui ne font pas appliquer la loi et participent à l’aggravation de la situation ? Cette jungle doit être éradiquée, l’ordre public rétabli et tous les clandestins renvoyés dans leur pays d’origine. C’est bien la loi républicaine qui n’est pas appliquée par nos responsables politiques, depuis fort longtemps d’ailleurs, face à l’entrée illégale de clandestins sur notre territoire. N’oublions pas que notre Constitution précise en son article V que le Président de la République est le garant de l’intégrité du territoire. Sa responsabilité ne peut donc pas être ignorée dès lors que des migrants clandestins, donc illégaux, entrent massivement sur le territoire français alors même qu’il a déclaré il y a plusieurs mois, ainsi que les membres du gouvernement, que la France est en guerre. L’état d’urgence en vigueur en est bien la preuve.

C’est la raison pour laquelle, devant l’abandon par l’État de ses responsabilités régaliennes, les lois de la République n’étant pas respectées, le général Christian Piquemal s’est rendu sur place pour constater l’impuissance, le renoncement, voire la capitulation des pouvoirs publics face à la chienlit.

Le préfet avait interdit la manifestation suivant en cela la déclaration faite devant les caméras par le ministre de l’Intérieur lui-même. Ce dernier évoquait des risques sérieux sur le plan de l’ordre public et de la sécurité, « oubliant » cyniquement que quelques jours auparavant une autre manifestation organisée par des trublions de l’extrême-gauche encadrant les clandestins s’était déroulée avec des violences inacceptables sans aucune réaction des pouvoirs publics.  Mais cette manifestation du 6 février ne devait pas être tolérée car elle dénonçait l’existence de cette jungle insupportable qui a plongé les Calaisiens et leur région dans le malheur. On peut donc douter sérieusement des raisons invoquées par le ministre, raisons plutôt fallacieuses traduisant en fait l’impuissance de l’État à assurer l’ordre face à des antifas et des no-borders hostiles à cette manifestation pacifique. Le général Piquemal savait que cette manifestation était interdite. Il a toutefois considéré que l’intérêt supérieur du peuple français et de cette France charnelle qui nous unit, lui commandait de braver cette interdiction. Cela dit, dès la seconde sommation lancée, il a ordonné la dislocation du dispositif des manifestants, obéissant ainsi à la loi. Et c’est au moment où les manifestants se dispersaient qu’il a été arrêté.

Il est donc maintenant indispensable d’analyser les raisons qui conduisent le ministre de la Défense à demander la sanction de cet officier général ainsi que la méthode employée.

Sur les raisons, on peut affirmer que dès lors que le général Piquemal avait publié un communiqué le 5 février indiquant qu’il serait présent à Calais le 6, bravant l’interdiction, le pouvoir politique, affolé, pris de court et craignant une contagion, a décidé qu’il devait impérativement être arrêté. D’ailleurs, les ordres n’ont pas été donnés aux gendarmes (au statut militaire) ou aux CRS mais à d’autres éléments de police. C’est pourquoi l’officier général a été arrêté après avoir donné les consignes de dispersion, respectant ainsi l’ordre donné par la sommation d’usage délivrée par l’officier de police responsable du service d’ordre. Indéniablement, le pouvoir politique a voulu par cette arrestation faire un exemple et surtout faire taire ceux qui, ayant servi l’État et la Nation sous l’uniforme, s’expriment aujourd’hui pour dénoncer la non-application des lois de la République, l’impuissance et l’absence de vision de ceux qui nous gouvernent, et la mise en danger du peuple français, l’intégrité du territoire n’étant plus garantie. Il s’agit donc bien de faire taire ceux qui gênent le pouvoir et de chercher à museler leur liberté d’expression. Cette pratique indigne d’une démocratie moderne s’inscrit d’ailleurs depuis quelque temps dans une démarche partagée non seulement par le niveau gouvernemental mais également par le niveau parlementaire puisque certains élus du peuple n’hésitent pas à témoigner de leur agacement, voire de menaces de sanctions à l’égard de ceux dont ils ne supportent pas l’expression. Le Chef d’état-major des armées en a fait récemment l’expérience lors de sa dernière audition devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat au cours de laquelle un sénateur lui a demandé de faire taire certains militaires qui ne sont plus en activité. Mais d’autres en ont fait l’expérience de façon plus directe avec un échange épistolaire se terminant par « avec les regrets que la France vous ait compté parmi ses officiers généraux ». Le citoyen appréciera.

Quant à la méthode employée qui conduit le ministre à demander la sanction de cet officier général, il est difficile de ne pas y voir une démarche hypocrite et cynique digne d’un jugement à la Ponce Pilate, version 2016, qui verrait ce dernier non pas se laver mais se frotter les mains.

En effet, demander au Chef d’état-major de l’armée de Terre de convoquer un conseil de discipline pour sanctionner le général Piquemal par une mise à la retraite, c’est d’abord avoir déjà décidé et dicté la sanction avant même que ce conseil se réunisse, ce qui est contraire au fonctionnement d’un tel organe. D’autre part, sur un plan moral et peut-être même juridique une telle pression sur les futurs membres de ce conseil n’est-elle pas arbitraire et donc devant être considérée comme irrégulière ? Il serait sage que des experts juridiques soient consultés.

C’est ensuite vouloir humilier cet officier général – sous le prétexte qu’il a voulu pousser un coup de gueule devant l’inacceptable alors qu’il a servi loyalement pendant toute sa carrière – en le faisant condamner par ses pairs. C’est, de plus, la marque d’une hypocrisie totale doublée d’un calcul cynique et machiavélique car l’objectif visé en le faisant finalement condamner par ses pairs n’est-il pas de tenter de semer la discorde et la division parmi les officiers généraux et chercher ainsi à dissuader ceux qui souhaiteraient s’exprimer sur l’avenir de la France et de la sécurité de son peuple aujourd’hui menacés ? Bon courage à ceux qui auront la lourde tâche de condamner l’un des leurs en proposant au ministre une sanction qui leur est déjà dictée !

Alors, face à cette situation déplorable, on ne peut s’empêcher de constater qu’il est beaucoup plus facile de poursuivre un général que d’arrêter des délinquants, des criminels ou des djihadistes.

Il est, en effet, plus facile de s’en prendre à un général que de faire respecter la loi républicaine dans des centaines de quartiers transformés en zones de non-droit qui n’ont plus rien de commun avec la réalité historique de la France et qui sont devenus des territoires perdus de la République où l’islam règne en maître.
Il est, en effet, plus facile de condamner un patriote que d’empêcher l’entrée sur notre territoire de clandestins par milliers et ne pas avoir ensuite le courage d’appliquer la loi face à leur présence illégale sur notre sol. C’est, par ailleurs, un aveu de faiblesse de la part du politique qui révèle ainsi son impuissance, son incapacité, sa démission, son renoncement à faire respecter l’état de droit.

Ce n’est certainement pas de cette façon que le pouvoir politique fera taire ceux, de plus en plus nombreux, qui aujourd’hui, devant les dangers imminents qui menacent la France et la nation, considèrent avoir un devoir légitime d’expression en lançant un signal d’alerte, voire d’alarme face à son obstination à ne pas vouloir considérer la réalité
.

Car on peut tout demander à un soldat, y compris de donner sa vie pour son pays, pour la nation à laquelle il appartient, pour la défense des intérêts de la France, mais on ne peut pas lui demander de se taire face à l’inconséquence de décisions ou de non-décisions qui mettent en danger l’existence même de son peuple et qui conduisent inévitablement le pays vers la guerre civile.

D’ailleurs, si le soldat existe, c’est bien que son essence-même répond au besoin de toute société car cette dernière a besoin d’être protégée pour survivre. Et si donc dans une démocratie l’armée exerce un sacerdoce au service d’un gouvernement, elle l’exerce avant tout au service d’un peuple et d’une terre charnelle, car un gouvernement est par nature éphémère, un peuple non.

Alors, cela peut incommoder certains mais un général en deuxième section continue de servir la nation et les intérêts de son pays, ce qui lui confère une certaine légitimité pour exprimer son appréciation lorsque la sécurité et l’avenir du peuple sont mis en danger. Cet engagement totalement désintéressé doit permettre aux citoyens désemparés et exaspérés aujourd’hui de retrouver des motifs d’espérer.

« L’espérance a deux filles superbes : la colère et le courage. La colère pour que ce qui ne doit pas être ne soit pas, et le courage pour que ce qui doit être soit ».

Cette pensée de Saint Augustin nous interpelle aujourd’hui.    

Général Antoine MARTINEZ

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12 réflexions au sujet de « LA COLÈRE ET LE COURAGE (Général Antoine Martinez) »

  1. Difficile d’ajouter un commentaire, à un pareil réquisitoire dont chaque élément est une vérité à cette capitulation. Dans tous les domaines où des actes de plus en plus nombreux, de plus en plus odieux, l’état oppose sa bible du droit judiciaire, dont l’application offre autant de vices de formes ou de contraintes absurdes aux forces de l’ordre, sans parler de la clémence judiciaire. Quant à cela s’ajoute une cohorte médiatique asservie au pouvoir, plus soucieuse de préserver ses acquis sociaux que son impartialité, l’état dictatorial par la pensée est à nos portes. Il est heureux que de moins en moins de français soient réceptifs à cette lobotomisation. Quant au Président, garant de l’intégrité de l’état, cette belle et noble définition, c’était hier, c’était quand le nazisme avait envahi et anéantissait les êtes les biens au nom d’une infâme idéologie. Aujourd’hui l’invasion est plus sournoise, d’une redoutable efficacité, mais toute aussi inquiétante quant à ses applications. Hier matin sur une radio nationale, lors d’un débat inquisiteur sur la personnalité de Donald Trump, un des participants politiques affirmait je cite: Que la coiffure de Donald Trump attestait de sa dangerosité. Que n’aurait-on pas dit, surfé et exploité à fond une pareille connerie si elle avait été exprimée par un représentant FN. Cette anecdote témoigne du délabrement de nos institutions avec la bienveillante complicité étatique, merdiatique qui n’ont plus que cet artifice pour…

     
    • Je trouve ignoble de la part d’un « politique » qu’il s’en prenne à un candidat, d’un état qui n’est pas le sien, se permette de juger d’un homme à sa coiffure!!! mais ou allons-nous? n’est-ce pas ce qu’ont fait les nazis? avec le délit de faciès du peuple juif? nous allons droit à la « démolition » organisée des peuples de l’Europe, bien des rumeurs circulent sur « ceux » qui tirent les ficelles de cette démolition mais le « machiavel » est sans doute extrêmement puissant. Quand les peuples européens vont-ils s’allier pour lutter ensemble contre ce terrorisme anti-blanc, anti-valeurs culturelles et chrétiennes?

       
  2. Ce pouvoir se complait dans l’hypocrisie et l’abjection
    Hypocrite parce qu’il a réussi à s’emparer des instruments du pouvoir par le mensonge poussé à son maximum, l’engagement de servir la morale publique et la vérité. On sait qu’il n’en est rien et les premiers cocus se trouvent au demeurant parmi ceux qui dans ses rangs l’ont servi en toute candeur, crédulité , l’ont quitté par dépit ou s’en sont fait virer.
    Ce pouvoir est abject tant il ment, manipule, et l’image qui se veut doucereuse du « président pépère » dissimule en réalité une férocité impitoyable au service d’une certaine forme d’immoralité politique.

     
  3. Ping : LA COLERE ET LE COURAGE – ANTI-MONDIALISATION

  4. « Ils se révolteront quand ils seront devenus conscients et ils ne pourront devenir conscients qu’après s’être révoltés. »
    1984 George Orwell

    Taper sur les hommes d’honneur, c’est la facilité. C’est comme traire la vache à lait.
    ATTENTION À L’EFFET BOOMERANG!!!

     
  5. Les gugusses qui font semblant de gouverner ne vont pas virer tous les officiers généraux. Il suffirait que les membres du conseil de discipline réclamé par le ½ ministre de la défense rendent un arrêt de non lieu et annexent à cette décision une condamnation sans équivoque de la sanction prise à l’encontre du Général de Corps d’Armée SOUBELET qui a été  » placardisé  » après son audition par des députés.

     
  6. Il serait de bonne augure de faire un conseil des sages et dans ces « temps de guerre » qui mieux que des sages militaires pourraient y participer.
    Une assemblée des anciens officiers supérieurs qui dirait clairement son opposition ferme a une trahison nationale comme ce conseil de discipline donnerait sans doute à réfléchir tant au chef des armées qu’au Ministre.
    L’armée actuellement en exercice pourrait se sentir mieux soutenue par un tel mouvement et recentrer son action sur la défence du peuple français et non plus sur l’application aveugle des caprices et lubies de politiciens désavoués par ce même peuple.
    Relisez le texte de la marseillaise avant qu’ils ne le modifient ou nous la fassent chanter en arabe!

     
  7. Si le Chef d’État-Major de l’armée de terre réunit un conseil de discipline pour juger et punir le Général Piquemal, ce sera le déshonneur pour l’armée ainsi aux ordres comme les flics de Calais qui ont roulé par terre le Général Piquemal selon le témoignage de la Courageuse Calaisienne Simone Héricourt après qu’il ait donné l’ordre aux manifestants de se disperser pour obéir ainsi aux sommations. Si cela se produit, j’en aurai honte le reste de mes jours et, pour moi, cet État-Major n’aura plus aucune valeur.

     
    • Quand on voit que l’état est capable d’attribuer la légion d’honneur à représentant d’un régime qui exécute ses opposants, il est bien envisageable de créer un conseil de discipline bidonné pour humilier un résistant. Cet état moribond ne peut survivre qu’avec des coups fourrés. Vivement la sanction républicaine par les urnes.

       
  8. depuis maintenant 4 années un homme qui se prends pour un president et qui n’est qu’un gras-nul-laid sans compétence critiqué par le président Obama de ventar et prétentieux pourquoi n’a t’il pas été remercier comme un mauvais directeur ou chef de service et ce personnage va toucher pour sa retraite d’incompétence des sommes que le peuple ne peut meme pas rêver alors que lui a trimer sous l’ouvrage
    nous somme le pays le plus bas dans notre économie et le plus haut dans ses emploies (le heron)

     

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