L’OTAN FORMAIT DES TERRORISTES À ALEP ! (L’Imprécateur)

La nouvelle m’a d’abord paru suspecte. Elle venait de sites syriens, donc peut-être manipulés par le gouvernement légal du pays ou par les Russes : « 14 officiers de l’OTAN capturés le 16 décembre par l’armée syrienne dans un bunker d’Al-Qaïda en Syrie à Alep Est ». Et puis, les informations se sont multipliées et les chiffres grandissaient : 14, puis 17, puis finalement 110 officiers capturés !

En fait, la présence d’officiers de pays occidentaux travaillant avec les terroristes était déjà connue, bien avant le déclenchement de l’opération de reprise des quartiers Est d’Alep par l’armée syrienne.

Fin septembre dernier, le site israélien, Time of Israël, avait révélé que des agents israéliens du Mossad ainsi que d’autres officiers étrangers, dont des officiers militaires américains, qataris, saoudiens, britanniques et turcs, avaient été tués à Alep Ouest (Mont Siméon) dans une attaque de missiles opérée par la Russie. Un site iranien a relaté le 20 décembre la mort d’une vingtaine d’officiers saoudiens dont les services secrets syriens avaient découvert la présence dans un immeuble de la banlieue Ouest de Damas, tués par un tir de missile d’un chasseur de l’armée syrienne.

  • En octobre 2015, le gouvernement anglais avait reconnu avoir envoyé des instructeurs en Syrie pour assister les rebelles modérés d’Al Qaïda.
  • En février 2012, une quarantaine d’officiers turcs et une vingtaine d’officiers français avaient été restitués à leur armée d’origine, par l’intermédiaire de Mikhaïl Fradkov (directeur des services russes de Renseignements), directement à l’amiral Edouard Guillaud (chef d’état-major français) à la frontière libanaise.

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Les mercenaires étrangers en Syrie seraient plus de 6.000, recrutés par les Occidentaux,, les Turcs, les Saoudiens, etc. Les conseillers militaires sont nettement moins nombreux et jusqu’ici  se sont rarement fait prendre.

Aujourd’hui, l’information de la capture d’officiers occidentaux et arabes à Alep-Est est partie d’une réunion restreinte et en urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU, révélée par Réseau Voltaire, un site franco-libanais interdit de diffusion en France. Le Conseil s’est réuni à huis-clos le vendredi 16 décembre dernier en fin d’après-midi (17 h GMT) pour décider des mesures à prendre après la capture d’officiers appartenant tous « à des pays alliés des Etats-Unis » dans la matinée de vendredi.

L’OTAN n’est pas toujours citée, le nombre exact d’officiers capturés non plus, les noms révélés par un député syrien d’Alep sont des noms d’emprunt comme en portent souvent les agents de renseignement, ils n’étaient pas en uniforme, etc. Mais des confirmations viennent d’agences russes, arabes, saoudiennes, libanaises, syriennes, iraniennes etc. Le fait doit être pris comme quasiment certain à partir du moment où une multiplicité de sources diverses, pro syriennes mais aussi anti syriennes le donnent pour vrai : il y avait bien des officiers occidentaux présents à Alep à côté des terroristes que les gouvernements occidentaux alliés des Américains utilisent pour tenter de renverser Bachar el Assad.

Tous les pays concernés vont nier, c’est « normal ». Après tout, il a bien fallu attendre le 20 décembre dernier pour que la France reconnaisse officiellement par la voix de son porte-parole au Conseil de Sécurité ce que les sites de ré-information comme Minurne dénoncent depuis deux ans : les flux de migrants arrivant en Europe ressortent largement d’un trafic d’esclaves organisé avec la complicité des autorités européennes et onusiennes.

Le premier à donner des précisions sur la capture d’officiers de l’OTAN a été le journaliste syrien Saïd Hilal Al Charifi, qui tiendrait ses informations de sources sécuritaires syriennes : « Les autorités syriennes ont pu, grâce à des renseignements minutieux, arriver au Quartier Général des hauts officiers occidentaux et régionaux au sous-sol d’un quartier d’Alep-est, et les capturer tous vivants ». le sous-sol en question appartient à un immeuble réquisitionné par Al Qaïda en Syrie (El Nosra) et il a été transformé en véritable bunker.

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Une rare photo de Saïd Hilal al Charifi

Les agents étrangers sont de diverses nationalités : américaine, française, britannique, allemande, israélienne, turque, saoudienne, marocaine, qatarie, etc.

Mais d’après le journaliste, les officiers français seraient les plus nombreux. Les Français seraient 17 !

Une première liste de 14 noms a été diffusée par un député syrien, Farès Shehabi, mais elle ne comporte pour le moment que des noms d’Américains, de Turcs et d’Arabes de diverses nationalités. « la Syrie donne officiellement des données sur les officiers étrangers interpellés à Alep » (plusieurs sites). « Interpellés » est le mot juste ! Le gouvernement syrien a fait savoir que le Arabes sont prisonniers, mais les Occidentaux ne sont qu’interpellés, ce qui laisse présager des négociations à l’avantage de Bachar el Assad en échange de leur libération.

On comprend mieux l’insistance des Occidentaux ces derniers jours pour obtenir du gouvernement Assad, via l’ONU, une trêve permettant d’exfiltrer leurs agents via un « corridor humanitaire », sous prétexte d’évacuation sans conditions et sans contrôle, notamment celui des armes légères, de la population civile d’Alep-Est et des combattants d’Al Qaïda-El Nosra notre allié. « La présence d’officiers occidentaux et saoudiens, qui dirigent en réalité les attaques terroristes à Alep, explique mieux l’hystérie politico-médiatique occidentale qui ne cessait de réclamer une trêve lors de la bataille visant à libérer la seconde ville syrienne du joug des mercenaires. » (Réseau international, nom de l’agence libanaise de Réseau Voltaire).

Le fond du problème posé par la présence d’officiers de l’alliance américaine anti-gouvernement légal de la Syrie a été soulevé par les déclarations officielles de l’actuel Ministre des affaires étrangères du Qatar, le Cheik Mohamed bin Abdulrahman Al Thani, et de son prédécesseur. Ils ont publiquement reconnu que le régime qatari participait au soutien des groupes terroristes en Syrie et qu’il leur fournissait des armes et des fonds, en particulier à l’organisation terroriste Front El-Nosra. Ils violent ainsi plusieurs résolutions du Conseil de sécurité et bafouent  la volonté de la communauté internationale de combattre le terrorisme en interdisant que des pays leurs fournissent financements, armes et « conseillers » militaires. Ils contreviennent à la décision unanime du Conseil de Sécurité de considérer le Front el-Nosra comme une entité terroriste, au même titre que son groupe terroriste fondateur, Al Qaïda.

La dernière des résolutions est la n°2253 de 2015, succédant à la 1989 de 2011 et à la 1999 de 2007 qui condamnaient Al Qaïda « et les personnes et entités qui lui sont associées« .

Quelles excuses les gouvernements qui collaborent avec ces organisations terroristes que sont Al Qaïda et El Nosra, et se sont fait prendre la main dans le sac de la collaboration avec des terroristes islamiques par Bachar El Assad, vont-ils avancer pour expliquer leur viol de décisions prises par la communauté internationale et l’ONU ?

Ça doit cogiter dur au Quai d’Orsay !

L’Imprécateur

* « La traite des êtres humains est hélas l’un des trafics les plus rentables et les plus répandus au monde… Pour ces groupes terroristes, dont les premières victimes sont généralement les femmes et les enfants, la traite des êtres humains n’est pas seulement un moyen de semer la terreur parmi les populations civiles, elle est également utilisée comme une source de financement, voire un outil de recrutement. En Syrie, ce sont les femmes qui subissent les pires atrocités : les viols, les mariages forcés, la prostitution… En Irak, Daech a mis en place un véritable marché où des femmes et des filles issues de minorités, comme les yézidis ou les chrétiens, sont vendues pour servir d’esclaves sexuelles… En Afrique de l’Ouest… » (Exposé de François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, 20 décembre 2016). Mr Delattre cite les noms de Daesh et Boko Haram, mais oublie Al Qaïda, El Nosra, Jaïsh al-Islam, Faylaq al-Rahman (financés par les Saoudiens) qui se livrent eux aussi au trafic d’être humains exportés vers l’Europe comme « réfugiés ».

Avertissement :
La vidéo ci-dessous, qui confirme le post de l’Imprécateur, a été diffusée par la chaîne iranienne Press TV.

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AL-NOSRA, LE CURIEUX « ALLIÉ » DE MM. HOLLANDE ET FABIUS (par l’Imprécateur)

Mais qui est Al-Nosra, l’allié que Fabius et Hollande ont choisi pour la France dans sa lutte pour tuer Bachar el-Assad et faire un « printemps arabe » syrien, c’est-à-dire donner le pouvoir aux islamistes locaux ?

Jabhat an-Nuṣrah li-Ahl ash-Shām, appelé en Europe Al-Nosra, signifie « Front pour la victoire des Gens du Sham« . Le Sham, c’est la région qui borde la Méditerranée orientale et correspond en gros à l’ancien Levant : Syrie, Liban, Palestine et Israël. C’est un groupe armé de musulmans sunnites-salafistes qui mène le djihad pour reconquérir la région et en chasser, ou en exterminer, toutes les autres composantes religieuses qui refuseraient la soumission à leur islam rigoriste. Il est affilié depuis son origine à Al-Qaïda. Il a une base arrière au Liban, mais son implantation principale se trouve dans le Nord-Ouest syrien avec les villes d’Alep et Homs. Depuis novembre 2013, il a pris le nom de Al-Qaïda fi Biladu ash-Sham, « al-Qaïda au pays du Sham » qui inclut en plus du Levant le Sud de la Turquie, ce qui ne plait pas du tout à Erdogan !

Grâce à l’appui en argent et en armes de la France et des États-Unis, il est devenu l’un des plus importants groupes rebelles et terroristes de la guerre civile. Cet appui, il l’a obtenu en faisant croire à Obama et Hollande, fraîchement arrivés au pouvoir en 2012 en toute ignorance du Moyen-Orient et de l’islam, qu’il représentait une opposition islamique modérée à Bachar el-Assad, « bourreau de son peuple« , ce qui est aussi exact que les arguments avancés pour tuer Saddam Hussein accusé de détenir des « armes de destruction massive » et Muhammad Kadhafi accusé de vouloir faire « un bain de sang  à Benghazi« . Dans les deux cas, il y avait eu au départ la CIA et Al-Qaïda pour financer et armer les rebelles.

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Le drapeau d’Al-Nosra-Al-Qaïda en haut, est souvent confondu dans les photos de djihadistes présentées par la presse avec celui de l’Etat Islamique reconnaissable à son cercle blanc.

Al-Nosra a commencé à se constituer en force armée et politique peu après l’amnistie accordée en janvier 2011 par Bachar El-Assad à la quasi-totalité des djihadistes syriens à qui il avait infligé peu avant une sévère correction. Bachar, arrivé au pouvoir en 2000, était encore un peu naïf à la manière socialiste (il est socialiste en tant que chef du parti socialiste syrien, le Baas), et croyait, comme Valls avec les terroristes français de retour de Syrie, que pardonner aux intégristes qui avaient tenté de le renverser lui vaudrait la reconnaissance des sunnites syriens devenus majoritaires dans ce pays du vivre-ensemble laïc multiconfessionnel et multiethnique. La loi du Talion n’étant pas un euphémisme chez les sunnites, nombre des amnistiés rêvaient d’une vengeance féroce et ils en trouvèrent l’opportunité avec la venue à mi-juin 2011 d’une équipe de l’Etat Islamique en Irak qui leur proposa argent, hommes et armes. Ils se mirent d’accord et furent rejoints par des vétérans syriens qui s’étaient battus en Irak sous la bannière de l’E.I.I. qui était alors une filiale d’Al-Qaïda en Irak, financée par nos alliés et amis l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Pour faire simple : l’Arabie Saoudite, islam sunnite de rite intégriste wahhabite, engendre Al Qaïda, qui après son succès du 11 septembre 2001 engendre Etat Islamique en Irak. E.I.I, qui conquiert le Nord de l’Irak. Pour conquérir la Syrie, E.I.I. engendre Al Nosra, islam sunnite et salafiste. Vous suivez ? Mais une fois la Syrie partiellement conquise et E.I.I. rebaptisé État Islamique en Irak et en Syrie (ISIL, acronyme arabe « Da’esh »), abrégé en État Islamique, E.I. parce qu’il se voit conquérir le monde, Al Nosrah préfère son grand-père Al Quaïda à son père E.I.

C’est à dire que, après avoir été provisoirement l’allié de son papa l’État Islamique d’Irak, au point que la fusion des deux groupes terroristes avait été annoncée, Al-Nosra s’en sépara pour redevenir, en 2013, la filiale locale syrienne de son grand-père, Al-Qaïda. À l’ONU, depuis 2014, Al-Nosra est sur la liste de la résolution 1267 des organisations terroristes rattachées à Al-Qaïda. Cela n’émeut pas le moins du monde Hollande et Fabius qui voient toujours Al-Nosra comme un bande de copains « qui font du bon boulot » (dixit Fabius). Avec une telle ignorance des réalités et un tel aveuglement, ils ne faut pas être surpris qu’ils se soient laissé rouler avec autant de facilité par ces gentils musulmans qui mitraillent, égorgent et gazent avec modération, et ne découvrent qu’aujourd’hui 10 500 djihadistes potentiellement dangereux dans les 20 000 fiches des services français de renseignement.

Parenthèse pour dénoncer un fantasme très répandu à gauche où l’on dit que le salafisme n’est pas du tout le sabre de l’islam mais une ascèse, une discipline de l’esprit visant à la perfection islamique. À C dans l’air, récemment, Roland Cayrol, dit La Voix de son maître en raison de son évidente allégeance à Hollande, soutenait encore que c’était une erreur de croire le salafisme dangereux. Le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tarek Obrouk, peut soutenir le contraire, et à C dans l’air, Mohamed Sifaoui réclamer l’expulsion des imams salafistes et la fermeture de leurs mosquées en raison de leur extrême dangerosité, rien n’y fait, il y a encore des gens de gauche pour croire que le salafisme serait un islam « modéré ». On ne peut pas forcer à boire un âne qui n’a pas soif !

Pour l’islam soufi, que l’on ne connaît en France (et encore !) que par les derviches tourneurs, le djihad est uniquement une ascèse. Ils sont pacifistes, accueillent volontiers chrétiens et juifs et participent, s’ils y sont invités, à des messes ou au shabbat. images-2

Le plus connus des soufis sont ceux de l’orde mevlevi. Ils tournent sur eux-mêmes en musique jusqu’à atteindre une sorte de transe et d’extase, le « samâ », qui signifie « l’écoute », celle des deux « shayhs », des maîtres spirituels. L’un est le pendant du pape, mais il forme son successeurs de son vivant, il y en a donc toujours deux. En 2007, ils ont tenu à rencontrer le pape Jean-Paul II.

Pour l’islam chiite (Iran principalement) 10 % des musulmans dans le monde, il y a deux formes de djihad : le djihad guerrier qui recommande l’extermination de ceux qui offensent Allah, ils l’appellent « petit djihad » avec un certain mépris, mais peuvent le pratiquer si nécessaire, et le « grand djihad » qui est ascétique, mais avec moins de rigueur et de profondeur que le djihad soufi.

Pour l’islam sunnite, le djihad ascétique n’est pas absent mais il n’est que très peu pratiqué, le seul vrai djihad est le djihad guerrier violent, le salafisme.

Le problème, c’est qu’en France nous avons 95 % de sunnites (80 % dans le monde) et très peu de chiites, essentiellement des Marocains, qu’ils soient alaouites comme le roi Hassan II, hanbalites ou malékites. C’est pourquoi, de la Somalie (milices salafistes Al Shabaab) à l’Algérie (Groupes Islamistes Armés), de la Syrie (E.I., Al Qaïda et Al Nosra) à la France (salafisme diffus) le djihad salafiste est à plus de 95 % violent.

Mais revenons à notre « allié » Al Nosra. En mars 2013, le Los Angeles Times révèle que, selon le Département d’État, il est impossible de distinguer le Front Al-Nosra d’Al-Qaïda. Furieux, Le Monde, le quotidien du PS, bondit : « plusieurs témoignages recueillis dans le nord de la Syrie laissent penser que Jabhat Al-Nosra est un groupe très majoritairement syrien, autour de 80 %, sans lien organique avec Al Qaïda« . Comme disait Michel Charasse « si l’on veut ignorer ce qui se passe réellement dans le monde, il faut lire Le Monde« . Mathieu Guidère, professeur d’islamologie réputé, bondit à son tour pour contredire Le Monde en déclarant en avril 2013 que les djihadistes étrangers sont « désormais majoritaires aux deux tiers par rapport aux Syriens » au sein d’Al-Nosra. Il ajoute que ces étrangers ont modifié la mission initiale du Front al-Nosra, qui était de faire tomber le régime alaouite de Bachar el Assad, accusé par les sunnites de massacrer les musulmans salafistes, autrefois très minoritaires en Syrie, mais que le gouvernement socialiste français appelle « le peuple syrien« . Ce qu’ils veulent maintenant, c’est renverser El Assad pour prendre le pouvoir et instaurer la charia dans ce pays encore laïc, multiconfessionnel et multiethnique dans les parties de la Syrie toujours contrôlées par le pouvoir légal de Bachar, les seules où l’on trouve encore des chrétiens, des druzes, des chiites, des coptes, des araméens, etc.

Abou Bakr al-Baghdadi, le calife d’E.I. a révélé (9 avril 2013) le parrainage du Front Al-Nosra par son organisation, caché jusqu’ici « pour des raisons stratégiques et de sécurité » selon lui, et déclaré que c’est lui qui avait choisi le chef actuel d’Al-Nosra. Et c’est là que ledit chef, Al-Joulani, le trahit et annonce rallier Al-Qaïda ! En représailles, Al-Baghdadi organise des attentats multiples et meurtriers à Alep et Homs, qui tuent des milliers de civils et que l’on attribue à l’époque à Bachar El-Assad. En France, les pieds nickelés acceptent sans vérification cette version. En même temps, Al-Joulani rallie aussi le groupe Jayish al islam et intègre avec lui le Front islamique qui a des ramifications internationales et ferraille contre tout ce qui n’est pas musulman sunnite intégriste.

Le 30 mai 2013, les autorités turques annoncent l’arrestation de 12 terroristes d’Al-Nosra en possession de grosses quantités de gaz sarin qu’ils faisaient entrer en Syrie. La presse française et le Quai d’Orsay, toujours aussi bien informés, annoncent que Bachar El-Assad va bombarder son peuple au gaz ! Les SR français auraient pu dire la vérité, mais il faut savoir qu’il est très dangereux pour une carrière de fonctionnaire de dire des choses qui pourraient désillusionner Hollande, Valls, Fabius et la presse romancière de gauche. Quant à la presse, encore plus servile, elle a ramené des « preuves » données par Al-Qaïda, notamment à deux journalistes de Paris-Match. Ce n’est que récemment que des « rebelles » à Bachar El-Assad ont été pris en flagrant délit d’utilisation d’armes chimiques

En novembre 2013, Al-Qaïda annonce qu’Al-Nosra est bien la seule organisation terroriste qui représente Al-Qaïda en Syrie. D’où l’actuelle partie de billard à trois bandes principales : l’armée nationale syrienne de Bachar el Assad – Al-Qaïda-Al-Nosra – l’Etat islamique, chacun se battant contre les deux autres. À ces trois -là, il faut ajouter quelques efflorescences marginales telles que les Turkmènes antikurdes, les Kurdes anti-E.I., le Hezbollah anti-Al Qaïda, les Peshmergas iraniens anti-sunnites, les brigades Jund al-Aqsa, Jaish al-Sunna, Liwa al-Haqq, Ajnad al-Sham et Faynad dal-Sham qui sont anti-tout-le-monde mais se laissent acheter par le plus offrant, sans oublier les soi-disant « modérés » comme le mouvement Hazm, et l’Armée Syrienne Libre-anti Bachar qui revendent les armes que leur donne la France à Al-Qaïda ou à l’E.I. suivant la meilleure offre… On trouve les djihadistes français en Syrie principalement chez E.I. et Al-Nosra.

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Bref, on comprend que les intellects non formés à appréhender, comprendre et analyser des situations complexes soient perdus et, comme Fabius et Hollande, se promènent là-dedans comme « Oui-Oui chez les terroristes« .  Des Syriens déguisés en moutons modérés leur avaient dit que Bachar était le grand méchant loup, ils l’ont cru. Ont-ils compris avec le 13 novembre qu’ils se sont fait rouler ? C’est l’énigme dont nous connaitrons la solution dans les prochaines semaines, si Hollande tient ses promesses de féroce implacablitude.

L’Imprécateur

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COMMENT LA FRANCE ARME LE DJIHAD (par Maurice D.)

Alors que le monde est de plus en plus dangereux, que les guerres se multiplient, presque toutes liées à la croisade entreprise par l’islam sunnite pour la conquête de l’Afrique, du Moyen-Orient chiite et de l’Europe, le budget de la Défense prévoyait la suppression de 34.500 postes !

Hollande a annoncé le mercredi 29 avril, à l’issue du Conseil de Défense, « sauver 18.500 emplois et donner aux Armées un budget supplémentaire de 3,8 milliards ».

En fait, ce qu’il appelle « sauver 18 500 emplois », c’est n’en supprimer que 16 500 sur les 35 000 prévus à raison de 7 000 par an pendant 5 ans à partir de 2015.

« Donner 3,8 milliards de plus » est par contre un peu mensonger !
Les trois guerres entreprises en Afrique par le président (chaque fois en se passant de l’aval du parlement et du peuple français), ont déjà coûté à peu près ce prix là…
Chaque fois l’Armée a annoncé la dépense prévisionnelle engendrée par le lancement de la guerre et devait recevoir de l’Etat les sommes correspondantes aux dépenses supplémentaires.

Par exemple, celle du Mali coûte grosso-modo 2 millions par jour, ce qui fait près d’1,5 milliard depuis son début. Or l’Etat n’a jamais versé les sommes demandées qui ont été prélevées par les militaires sur d’autres éléments du budget, comme l’entretien. Aujourd’hui 50 % des avions et des chars sont en panne et des unités sont cannibalisées pour réparer les autres.

Bref, ces presque 3,8 milliards « donnés » sont en fait le remboursement de la dette de l’État aux Armées.

De plus – et cela le président s’est bien gardé de le dire pour ne pas gâcher l’effet d’annonce de son « cadeau » de 3,8 milliards, un « très gros effort » sous-entend-t-il -, l’État n’ayant pas cet argent a demandé aux Armées de trouver au moins 2 milliards d’économies par an !

2 milliards qu’il n’aura donc pas à leur donner et ainsi en deux ans, il aura honoré sa promesse !

Pourquoi faut-il sauver des emplois de militaires ? Parce que la sécurité intérieure a besoin, pour faire face au danger d’attentats islamistes dans l’Hexagone, de 10 000 militaires supplémentaires en permanence. Mais 10 000 hommes (et femmes) sur le terrain, c’est aussi quelques milliers qui sont derrière eux pour assurer l’intendance.
Sans compter que, selon l’IFRI, il y a dans l’armée française entre 5 à 10 % de musulmans dont l’affectation au combat contre d’autres musulmans pose des problèmes.

Le plus curieux dans cette histoire de guerres contre les factions islamistes de l’islam, c’est que la politique menée par le gouvernement est de plus en plus pro-islamiste !

Le président français a clairement choisi son camp en prenant parti pour le sunnisme le plus rigoriste contre le chiisme, et plus généralement pour l’islam contre la chrétienté, ce qu’il montre en se rapprochant des pétromonarchies salafistes et wahabites de la péninsule arabique, qui sont depuis des décennies à la source de l’islamo-terrorisme qu’elles arment et financent.

Le 4 mai, il s’est rendu à Doha pour assister à la signature du contrat de vente de 24 Rafale au Qatar.

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 Dessin de Bleibel : Diplomatie du Rafale – Contrat Qatar, contrat Egypte –
La courbe « polls » (sondages) est celle de sa popularité en France

Le 5 il était à Riyad pour assister au sommet extraordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en tant qu’“invité d’honneur”. Il succède au dernier hôte de marque non arabe du CCG qui était l’ancien président de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad. Quel symbole de paix et de tolérance !

L’Arabie Saoudite est le premier client de l’industrie d’armement française avec 7 milliards d’euros de commandes depuis dix ans. On peut féliciter le président français pour son pragmatisme : la France est le second marchand d’armes au monde derrière les Etats-Unis et son mauvais président un excellent représentant de commerce. Il assume et vend à qui paie armes et équipements, comme les missiles Meteor et les missiles Scalp.

Peu importe combien de milliers de civils syriens ou yéménites, pakistanais et peut-être bientôt chinois seront tués par les armes françaises aux mains des Indiens et des armées arabes coalisées financées par l’Arabie saoudite. Un dealer se préoccupe-t-il des dégâts que provoquera la coke ou l’héroïne qu’il vend aux collégiens ? Un vendeur de kalachs de la moralité de ses acheteurs braqueurs de banques et de bijouteries ? Non ! Alors on ne va pas reprocher au président de vendre la mort à tour de bras à des extrémistes religieux incontrôlables qui financent chez nous mosquées et terroristes, mais achètent notre patrimoine hôtelier, sportif et industriel. On a le nez fin, chez les bobos, et on sent de loin les odeurs « nauséabondes » de la droite, mais s’il y a une chose qui n’a pas d’odeur, chez les socialistes, c’est l’argent !

Et puis Hollande enrobe ses ventes d’engins de mort à des pays djihadistes d’un joli ruban rose de morale : « il faut abolir la peine de mort » a-t-il dit à Ryad où le nombre d’exécutions est en forte augmentation : 78 depuis le 1er janvier 2015, contre 87 sur l’ensemble de l’année dernière.

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Farceurs les Saoudiens !
Il y avait autant de dattes dans le panier que de têtes coupées depuis janvier.

Le clan Saud a failli s’en étouffer de rire ! L’Arabie saoudite est l’un des pays au monde ayant le plus recours à la peine de mort, par décapitation et lapidation, comme l’État Islamique, sans oublier les amputations qui fabriquent des infirmes à vie.
Viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce royaume régi par l’une des versions les plus extrémistes de l’islam.
Le blogeur saoudien Raïf Badaoui condamné à 1 000 coups de fouet pour « insulte envers l’islam » (mais quand même répartis sur 20 semaines, quelle délicatesse), pourrait être rejugé pour « apostasie« . Il risque maintenant la peine de mort.

Ce succès du Rafale et des armes françaises à l’exportation est évidemment lié à la configuration géopolitique du moment : guerres contre Bachar El Assad, guerre contre l’EI, tensions entre l’Inde et le Pakistan, guerre ouverte de l’islam sunnite contre l’islam chiite, rapprochement des Etats-Unis et de l’Iran.

Ces dernières semaines le Nord de la Syrie a subi de violentes attaques des terroristes de « L’Armée de Conquête« , une alliance entre les Frères Musulmans protégés de la Turquie et du Qatar et les wahhabites du groupe terroriste Al Nosra, filiale d’Al Qaïda, sous protection de l’Arabie Saoudite et de la France (cf. déclaration de L. Fabius).
À terme, l’Arabie saoudite vise à se substituer progressivement en Syrie à l’E.I. devenu incontrôlable et cible de bombardements, « mous » selon les Libanais, des États-Unis et leurs alliés avec toujours le même objectif depuis 4 ans : chasser le président syrien Bachar el Assad du pouvoir pour s’emparer du pétrole et du gaz syriens.

Mais l’objectif de chasser Assad n’a pas été atteint. 4 ans après le début de la guerre il est toujours au pouvoir et maintenant soutenu par la majorité des Syriens. Quant à l’État Islamique, il ne va pas disparaître du jour au lendemain. Les États-Unis par la voix de leur ambassadrice au Conseil de Sécurité à l’ONU, Samantha Power, ont d’ailleurs confirmé vouloir conserver l’E.I., au moins un certain temps : « La conviction intime du président Obama est qu’il n’est pas possible de traiter de manière durable le problème de l’Émirat islamique tant que le problème d’Assad n’aura pas été résolu« . Naturellement, Hollande et Fabius sont du même avis !
Mais que vaut cet argument quand l’E.I. est aussi présent en Irak, en Libye et au Nigeria ?

Selon les Libanais, « Les bombardements « mous » des Américains, et de la coalition à laquelle participe la France, en Syrie contre l’E.I. sont de la poudre aux yeux jetés à l’opinion publique occidentale pour justifier les milliards en armement dépensés dans cette « guerre contre le terrorisme » sponsorisée et dirigée en fait par les États-Unis et leurs alliés ainsi que pour justifier les mesures liberticides prises comme la Loi sur le Renseignement en France« .

Turquie, Arabie Saoudite et Qatar sont chargés, sous supervision américaine/OTAN, d’entraîner les nouvelles recrues de l’Armée de Conquête, de les armer et financer.
La France étant autorisée par les États-Unis à fournir à leurs alliés traditionnels comme l’Arabie une partie des armes, les USA ne voulant pas paraître trop en pointe dans cette guerre qui tue beaucoup de chiites afin de ne pas froisser son nouvel allié iranien.

C’est comme cela que l’on retrouve dans les caches d’armes des terroristes d’al Nosra en Syrie des armes françaises tels les missiles Milan découverts par l’Armée Nationale Syrienne.

En armant les groupes terroristes en Syrie, la France leur donne les armes dont ils se serviront ensuite en France où les Frères musulmans ont leurs réseaux bien établis, comme l’U.O.I.F.

Et, en France, des milliers d’emplois de l’industrie de l’armement sont ainsi pérennisés sur les cadavres de milliers de civils syriens.

La France socialiste a très clairement choisi son camp, celui du djihad.

Maurice D.

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