DAESCH ET LA PYRAMIDE DE MASLOW
Charles Sannat

Avant de vous parler des attentats qui risquent d’endeuiller notre pays prochainement, avec en fond la crainte sourde d’un “hyper-attentat” chimique, je vais faire une petite digression sur cette histoire de pyramide dite “de Maslow”.

Vous allez très vite comprendre le rapport entre l’un et l’autre, et ce qui nous préoccupe tous ici.

C’est en 1970, dans la deuxième édition de son ouvrage Motivation and Personality, qu’apparaît l’exposé le plus complet de la théorie de la motivation de Maslow, à savoir la hiérarchie des besoins.

Recherchant ce qui se cache derrière ces motivations, il met à jour cinq (groupes de) besoins fondamentaux :

  1. besoins physiologiques ;
  2. besoins de sécurité ;
  3. besoins d’appartenance et d’amour ;
  4. besoins d’estime ;
  5. besoins d’accomplissement de soi.

Cette taxinomie des besoins est, selon Maslow, universelle. En effet, le caractère particulier d’une motivation a pour origine les nombreux déterminismes tels que la culture, le milieu social ou l’éducation. Ainsi une personne peut satisfaire son estime en étant reconnue comme un bon chasseur par ses pairs et une autre en possédant du pouvoir. En conclusion, derrière chaque motivation ou chaque objet de désir se cache un besoin fondamental.

Maslow découvrit par la suite que les besoins s’inscrivaient dans le cadre d’une hiérarchie. Tous les besoins sont continuellement présents, mais certains se font plus sentir que d’autres à un moment donné.

Pyramide de Maslow

Comme vous pouvez le voir sur cette image de la pyramide de Maslow, après avoir été nourri, votre second besoin immédiat est très logiquement celui de sécurité.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les idées de liberté, de démocratie, ou encore de droit, ne pèsent pas bien lourd lorsque les gamelles sont vides ou que la sécurité n’est plus assurée.

Dans nos sociétés complexes, il est évident que la sécurité est la condition sine qua non au bon fonctionnement de notre système économique. Sans sécurité, le système économique ne peut plus s’épanouir et matérialiser son potentiel de croissance.

Les attentats et les guerres que nous menons ont un coût évident. Ce coût psychologique, financier, humain, a bien oblitéré notre croissance. Ce n’est vraisemblablement, hélas, que le début d’un processus qui devrait s’aggraver, et si l’on en croit la dernière livraison du Telegraph de Londres, il y a de quoi nourrir les plus grandes inquiétudes.

Daech prépare une nouvelle vague d’attentats en Europe

Selon le journal The Telegraph, qui cite un représentant des forces antiterroristes kurdes, Lahur Talabany, le chef de l’État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, serait toujours en vie et préparerait de nouvelles attaques terroristes visant les pays européens en guise de vengeance pour les défaites subies en Irak et en Syrie.

D’après le Telegraph, al-Baghdadi se cache probablement dans le désert à la frontière entre la Syrie et l’Irak et envisage de lancer une vague d’attentats en Europe destinée à revigorer le moral des terroristes de l’État Islamique afin de démontrer que le groupe djihadiste est toujours capable de « mener la guerre contre l’Occident ».

D’après le Renseignement, c’est une vague d’attentats sans précédent qui se prépare, et le dernier démantèlement fortuit d’un laboratoire de fabrication d’explosif en région parisienne montre bien que nous sommes assis sur une poudrière.

Les hyper-attentats seront dévastateurs pour la croissance économique (aussi)

La stratégie de la montée des tensions entre les communautés qui désormais tiraillent les pays européens a pour objectif de semer le chaos dans nos sociétés très complexes donc par nature très fragiles.

Aucun groupe terroriste ne pourra mettre à genou un pays comme la France ou le Royaume-Uni en termes de pertes humaines même si cela est évidemment dramatique.

L’objectif poursuivi est celui de la déstabilisation des relations entre les communautés afin d’aboutir à un climat de terreur tel, que la société civile, dans son ensemble, se trouve paralysée ou très fortement ralentie dans son fonctionnement, sans oublier les coûts exorbitants des besoins en sécurité qu’exige la menace permanente qui pèse sur chacune de nos activités.

Peu d’attentats nous coûtent en réalité très cher. Ils nous obligent à déployer des troupes, à surveiller nos lieux sensibles, etc.

La stratégie de l’État Islamique est donc aussi profondément militaire que sociale ou encore économique, et nous sommes particulièrement vulnérables.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles Sannat
www.insolentiae.com



 

 

ATTENTATS TERRORISTES EN FRANCE : INTERVIEW D’UN AGENT RUSSE

Sans pouvoir – pour des raisons évidentes – assurer totalement l’authenticité de ce document, il nous a semblé présenter suffisament de garanties solides de vraisemblance pour le présenter aux lecteurs de Minurne.
Cet interview d’un agent russe est particulièrement explicite sur les méthodes radicales employées par la Russie pour se prémunir du risque islamique. Il donne aussi, en filigrane, la vision tragique que nos amis russes se font de l’avenir de la France, compte tenu de l’angélisme et de la naïve incompétence de ceux qui sont supposés la défendre…

MLS

Bannière 2016


Ce document exceptionnel, que nous reproduisons dans son intégralité, a été publié sur le site https://eurocalifat.wordpress.com.

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Un  de nos fidèles lecteurs a eu la possibilité d’obtenir les réactions d’un officier des services de renseignement russes après les attentats  à  Paris  le  13 novembre.
Nous lui avons fait parvenir nos questions.

Conditions de l’interview : Nous avons envoyé une liste de questions à notre ami, qui les a traduites et les a posées. Certaines questions ont été ajoutées en « rebond » pendant l’interview, elles sont ici en italiques. L’interview a été ensuite mise en page retraduite en français. Le texte  final a été approuvé par notre interlocuteur indirect, après relecture.  A  sa  demande, une phrase a été supprimée, qui concernait certaines arrestations en  Russie,  c’était l’une des conditions de l’interview. Les passages surlignés ou en caractères gras sont de notre fait.

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Q — En tant qu’officier des services secrets d’un pays ami, quelle a été votre réaction à l’annonce des attentats parisiens ?

R — Je me suis dit « ah tiens, ça y est ! » simplement, car nous nous attendions à ce genre d’actions, tout comme j’en suis certain, nos collègues des services spéciaux français. La vraie question n’est en effet pas de savoir si la France (ou la Russie) vont être frappées par les terroristes, mais quand ils vont l’être.

Q — Que pensez vous de la réaction des services de police sur le moment, et de la hiérarchie ?

R — Assez difficile à répondre car je n’étais pas sur le terrain bien sûr. Disons déjà que la réaction d’intervention très rapide au théâtre a été une excellente chose, si du moins vos responsables étaient certains que les terroristes avaient commencé à tuer les otages. Dans ce cas en effet, aucune discussion n’est possible, il faut agir. Un bémol toutefois : j’ai entendu dire que c’est un simple service de police qui est intervenu au théâtre, et non vos services spécialisés RAID et GIGN/GIPN. Il y aurait pu avoir des pertes parmi vos policiers.

Dans les autres points d’attaques je ne sais pas. J’ai vu quelques vidéos publiques. Il semble que les premières forces de police sur place étaient dépassées.

Disons que globalement, les réactions me semblent bonnes, mais les Français ont eu une certaine « chance » que les terroristes se soient suicidés rapidement. S’ils avaient décidé de continuer leur action, il y aurait eu à mon avis beaucoup plus de victimes car votre police semblait débordée. La décision d’attaquer quasi-immédiatement au théâtre est par contre excellente: Dans ce genre d’attaques de « kamikazes », inutile d’essayer de discuter. Ils sont venus pour tuer et se tuer. Il faut agir vite.

À l’État-Major par-contre, très mauvaise réaction concernant le fait que votre Président s’est rendu sur les lieux d’un attentat quasi-immédiatement. Ceci est une très grave faute de son service de sécurité. Je comprends qu’il cherche à montrer qu’il est présent, mais sa sécurité aurait dû passer en premier plan. Dans une telle configuration d’attaques multiples, le Président doit être mis en lieu sûr, et pas à son lieu de travail habituel. Vous avez, nous savons [rires], les endroits de repli pour vos responsables au plus haut niveau. Ils auraient dû être utilisés. Dans ce genre d’affaires, jouer les gros bras n’amène que des risques supplémentaires, et gêne considérablement les services de secours.

Q — Une telle opération chez vous aurait-elle été possible ?

R — Hélas oui car il est impossible de donner une sécurité absolue contre le terrorisme. Mais nous avons une autre méthode d’approche que je vais développer.

Nous donnons une grande importance au Renseignement. Nos services infiltrent les milieux islamistes très largement. Je ne vous dirai pas combien d’officiers de terrain ni d’informateurs nous traitons, mais le chiffre est très important.

Dès que des informations remontent sur des possibilités, même très vagues, d’attentat, nous frappons massivement. Fin octobre par exemple, près de 200 personnes ont été arrêtées simultanément dans divers points de Moscou, suite à des renseignements transmis par nos agents infiltrés.

Nous interrogeons ensuite ces personnes de telle manière qu’elles répondent à nos questions. Chez nous, dans les questions de terrorisme, on ne dit pas « je veux un avocat ». Il n’y a pas de torture à ce stade, mais des méthodes de persuasion. Si les personnes interrogées refusent malgré tout de répondre, nous comprenons qu’elles savent des choses importantes pour la sécurité de nos citoyens, et appliquons donc d’autres méthodes. Tout le monde finit par parler.

Dans l’exemple cité ci-dessus, plusieurs attentats ont été évités. En France vous prenez des gants avec ces gens-là alors qu’eux n’en prennent pas avec vous. Vous devez savoir ce que vous voulez : protéger les terroristes ou protéger votre population. Nous avons choisi, et nos méthodes de travail permettent d’éviter plusieurs actes terroristes chaque année. [Phrase supprimée].

Par ailleurs, la situation chez vous est très différente sur le plan de vos populations musulmanes. Nous avons rien qu’à Moscou entre 2 et 3 millions de musulmans. Et pourtant, nous n’avons quasiment aucun problème avec eux, alors que chez vous en nombre bien inférieur, ils sèment la terreur dans vos villes, et ont leurs quartiers où votre police ne va plus.

Ici, ils savent, comme toute personne vivant en Russie, que nous appliquons les Lois avec sévérité. Nous ne tolérons pas les actes de hooliganisme [terme russe qui regroupe divers délits, attaques contre les personnes, etc. – Note d’Eurocalifat] et la prison est automatique. Un citoyen qui refuserait d’obéir à un policier lors d’un contrôle passera au minimum 1 an en prison. S’il se rebelle, entre 3 et 5 ans. S’il le frappe, plus longtemps encore. Je vous dis ceci pour expliquer que les citoyens sur notre territoire se comportent correctement car ils savent que les sanctions sont sévères.

Sur le plan culturel il est évident que les musulmans ont une autre culture et mode de vie que le nôtre. Mais promenez vous dans Moscou ou St Petersbourg ! Vous ne verrez aucune femme voilée, aucun homme en djellaba. Nos magasins sont achalandés de produits que nous consommons, personne ne prétend nous empêcher de vendre du porc par exemple. En d’autres mots, ils sont chez nous mais respectent nos coutumes.

Sur le plan religieux, nous sommes un état multiconfessionnel et les musulmans ont donc leurs lieux de prières. Mais les prêches dans les mosquées nous sont toujours rapportés et en cas d’appel à la violence nous prenons très vite les mesures adéquates. Bien évidement il y a des lieux de prière non répertoriés, très mobiles, où les extrémistes se réunissent, mais globalement donc je peux dire que nous contrôlons la situation.

Enfin regardez : nous avons environ 20 millions de musulmans chez nous, et beaucoup moins de problèmes que vous avec seulement… combien ? 5 millions? Je peux donc affirmer que notre approche est la bonne.

Pourquoi je vous dis tout ceci ? Car ça explique que le nombre potentiel de terroristes chez nous est beaucoup moins élevé que chez vous. Chez nous, les musulmans comme tous les citoyens ont une culture de respect de nos Lois, chez vous une culture de violation de vos Lois.

Une chose encore : j’ai été choqué de voir certaines réactions de vos citoyens qui sont immigrés. Ils se réjouissaient des attentats. Ceci est inconcevable chez nous, de telles réactions entraîneraient de toutes manières une réaction populaire immédiate contre ces gens.

Ajoutons le flot d’immigrés qui arrivent chez vous chaque jour, dans lequel se cachent des terroristes aguerris, et vous comprenez pourquoi tout ceci rend plus probable des attaques chez vous, que chez nous.

Q — Le gouvernement français a-t-il pris la mesure de la situation ?

R — Non, pas du tout.

Il faut bien voir qui sont les responsables. Daesh a sans aucun doute organisé les attentats, certes. Mais tout miser sur la liquidation de Daesh pour éviter de futurs attentats est illusoire chez vous. Pourquoi ? Car vous avez laissé se développer un terreau favorable aux terroristes depuis des années. Daesh aujourd’hui, d’accord. Hier, c’était Al-Quaida. Avant-hier, des autres. Vous avez toujours eu des attentats islamiques chez vous, bien avant Daesh. Donc liquider Daesh c’est une bonne chose, mais n’arrangera pas la situation chez vous, d’autant plus que Daesh n’est responsable que très partiellement du flot d’immigrés qui vous submerge ! Les Afghans, Ivoiriens, Pakistanais, etc., qu’ont-ils à voir avec Daesh ?

Si votre gouvernement prenait la mesure de la situation, il cesserait immédiatement d’accueillir de nouveaux immigrés, et surtout renverrait tous les citoyens sans papiers en règle, soit d’où ils viennent, soit dans des endroits isolés. L’Australie fait ainsi. Vous avez bien une ou 2 îles pour héberger ces gens, sans Internet, avec un strict minimum de soins médicaux, une alimentation « de combat » etc. ? Ça leur donnerait l’envie de repartir chez eux bien vite. Et ça dissuaderait les nouveaux de venir.

Cessez également de distribuer de l’argent à vos immigrés qui ne sont pas en règle, et à vos immigrés tout court ! Ici nous sommes stupéfaits de voir que toute personne étant dans votre pays en situation irrégulière peut, non seulement y vivre, mais aussi recevoir des dons financiers de votre gouvernement. Vous encouragez ainsi à venir des personnes dont je ne suis pas sûr que votre pays ait besoin [rires]. Nous avons une autre manière de voir les choses. Les étrangers chez nous y viennent pour travailler si nous les acceptons, car nous donnons la priorité à nos citoyens. Nous avons des quotas d’immigration. Il y a bien sur des étrangers en situation irrégulière, ils sont systématiquement renvoyés chez eux après quelques mois en prison. Mais en aucun cas un étranger même en situation légale, n’a droit à des subventions de notre pays. En d’autres termes, nous acceptons ceux qui peuvent apporter quelque chose à notre pays, mais ils doivent subvenir à leurs besoins. Ceci évite de créer des foyers de personnes en situation légale ou non, qui vivent des dons de votre pays et – car ces dons ne leur suffisent en général pas – des produits du crime.

Vos forces de sécurité doivent également investir toutes les places tenues par vos voyous immigrés. Vos services les connaissent, mais simplement ferment les yeux. Vous y trouverez drogues, armes, explosifs, argent sale, et bien sur des candidats terroristes.

Vos services spéciaux ont des listes d’individus « extrémistes » ceux que vous appelez « la ligne S ». Sur ce sujet, j’ai entendu hier votre ancien président Sarkozy déclarer qu’il faut les assigner à résidence avec un contrôle électronique. Ce monsieur est-il sérieux ? Ces gens sont des tueurs en puissance ! Pensez-vous qu’ils respecteront ces conditions ?

Vous devez les mettre hors d’état de nuire. Je pèse mes mots. Je veux dire éliminer physiquement. Liquider comme on dit chez nous. Vous préférez attendre qu’ils passent aux actes ? Il me semble avoir lu qu’au moins un des terroristes était sur ces listes. À l’extrême rigueur, mettez-les dans une prison ! Mais d’une part vu la population dans vos prisons, ils y seront considérés comme des héros et pourront encore nuire. D’autre part, votre politique judiciaire consiste à libérer les criminels au plus vite, donc un séjour en prison ne serait que très provisoire. Liquidez-les !

Voyons ce que votre gouvernement va faire avec l’état d’urgence qu’il a décidé. Sans doute allez-vous découvrir quelques armes, expulser quelques individus, en emprisonner une poignée d’autres, mais ce ne sera que feu de paille car vous n’avez pas la volonté politique de prendre les vraies mesures capables d’arrêter ça, que je viens d’exposer.

Actuellement votre gouvernement dit « on va continuer à combattre Daesh ». Passons sur le fait qu’ils ne font pas grand chose, à part critiquer nos opérations en Syrie, justement contre Daesh… La nuit dernière, précisément, ils ont bombardé Raqua en Syrie, où Daesh avait de nombreuses bases. C’est bien. Mais ça fait des semaines que nous bombardons Raqua et je peux vous dire que l’infrastructure de Daesh là-bas est maintenant quasiment nulle depuis déjà pas mal de temps.

Mais même si Daesh était entièrement liquidé, ça n’empêcherait pas de nouveaux attentats chez vous puisque votre problème n’est pas principalement Daesh mais vos immigrés chez vous, et leur attitude. Daesh est le prétexte d’aujourd’hui, après Daesh il y en aura un autre.

Q — Vous conseillez aux Français de liquider les personnes fichées dangereuses. Faites-vous ainsi en Russie ?

R — Quelle question vous posez là ! Je ne peux pas y répondre.

Q — Vous savez que l’Europe est actuellement envahie de « migrants » venant de divers pays. Les terroristes sont ils des pseudo-réfugiés infiltrés ?

Il est certain que dans le lot de réfugiés se trouvent des terroristes, des combattants aguerris. Mais comme je viens de vous expliquer vous avez vos propres terroristes en France, dans vos villes, ils sont déjà installés, certains sont même intégrés et passeront aux actes quand ils en recevront l’ordre.

Q — L’ordre de qui ?

R — L’ordre peut venir de l’étranger, dans le cas actuel de Daesh. Mais il peut aussi venir d’un « frère » plus aguerri s’étant érigé en chef local, par exemple dans un quartier ou une ville.

Q — Les relations russo-françaises sont elles optimales en matière de sécurité ?

R — Nous avons des liaisons, mais… Que pouvons-nous bien penser de l’attitude de la France qui soutient le régime de Kiev bombardant les populations russophones civiles ? Dont le ministre des affaires étrangères ne manque pas une occasion pour nous traiter de l’« axe du mal » comme disait Ronald Reagan ? Qui laisse diffuser des dessins abjects après la mort de plusieurs centaines de nos compatriotes dans un avion abattu en Égypte ? Qui livre des armes aux terroristes que justement nous combattons en Syrie ?

Disons donc simplement que dans ces conditions les relations ne peuvent être guère positives. Je préfère ne pas m’exprimer plus sur ce sujet.

Q — Quelle est votre évaluation sur l’évolution de la situation de la France ?

R — La France a été choisie comme étant le premier et principal pays d’Europe à conquérir pour les musulmans. Pourquoi ? D’une part la France a une image certaine, et en tenir les commandes donnera une aura importante aux dirigeants. Ensuite, c’est une puissance nucléaire. Une fois que les musulmans en auront les commandes…. Vous comprenez très bien !

Et puis la France réunit plusieurs conditions qui la rendent facile comme cible : vous avez déjà une importante communauté musulmane, parce que vos lois sont très très permissives et donnent une priorité certaine aux musulmans comparativement à vos citoyens historiques [« de souche » – note d’Eurocalifat], mais aussi et surtout parce que vos citoyens, votre Peuple, laissent les musulmans progresser en leur accordant un peu plus chaque jour. Un très grand nombre de vos hommes politiques sont d’ailleurs achetés par les musulmans pour voter des lois qui leur sont favorables. De plus les notions de Nation et de Patriotisme non seulement ont totalement disparu mais sont mises au ban par les autorités françaises qui disent aux Français « l’avenir est au métissage, à la société multiculturelle, etc. ». Les présidents Chirac, Sarkozy, Hollande, l’ont tous déclaré publiquement. Et ont tous pris des mesures dans ce sens.

L’évolution va donc vers un état musulman à court terme, je dirais une dizaine d’années, peut-être moins. Cela semble irréversible, d’une part car vos hommes politiques y sont favorables, mais surtout car votre peuple refuse de prendre le problème à-bras-le-corps pour changer cette évolution. Comment expliquer que depuis votre président Giscard, lui et ses successeurs ont toujours, tous, favorisé l’installation de musulmans en France en leur donnant de plus en plus de Droits et en faisant voter des lois leur enlevant tout Devoir ? Et ces politiciens, ils ont été élus par vos citoyens.

Donc il me semble – comme pour la plupart de mes concitoyens russes – que les Français dans leur majorité sinon veulent une telle évolution, du moins l’acceptent passivement.

Q — Si c’est le cas, alors pourquoi la France est-elle cible d’attentats, puisqu’après tout elle va devenir un pays musulman ?

R — Ces attentats, que ce soit Daesh ou d’autres, ont pour but de hâter le processus, de faire comprendre à la population en la terrorisant, qu’il ne sert à rien de résister. Finalement les Français seront soulagés d’avoir un état musulman puisqu’ils se diront que les attentats cesseront.

Il y aura donc d’autres attentats en France c’est une évidence. Sans doute également en Russie, mais dans un autre but: En France ce sera pour faire comprendre aux Français qu’ils n’ont d’autre choix que d’accepter un état musulman, en Russie ce sera très nettement pour nous « punir » d’intervenir en Syrie. Comme l’étaient les attentats des tchéchènes pour nous « punir » de notre intervention en Tchétchénie.

Nous prévoyons par ailleurs un autre danger en Europe et tout particulièrement en France. Que va-t-il arriver quand l’ensemble des immigres que vous avez laissé entrer – et que vous allez continuer à laisser entrer, nous en sommes persuadés – va décider de cesser de vivre chichement et va vouloir prendre ce que les citoyens français ont ? Ils vont se révolter, et attaquer les citoyens ordinaires. Pensez-vous que votre police sera à-même de protéger vos citoyens ?

Bien sûr que non, nous avons suivi les exactions à plusieurs reprises de petits groupes ethniques chez vous, la police n’intervient quasiment jamais. Imaginez donc quelques centaines voire milliers d’immigrés africains attaquant un village où une petite ville.

Il n’y a chez vous aucune volonté politique, chez aucun politicien, de rétablir un ordre normal. Je doute très fortement que Madame Le Pen si elle était élue, oserait donner l’ordre à la police de tirer sur une foule de centaines d’immigrés attaquant les citoyens. Car il n’y aura aucune autre manière de les arrêter.

C’est pour cela que l’évolution de votre pays vers un état musulman semble inévitable. Mais d’ailleurs si je peux me permettre d’aller un peu plus loin… Une très grande partie de votre patrimoine culturel et immobilier est régulièrement vendu à des pays arabes. Ne pensez-vous pas que ceci soit un signe d’acceptation de votre transformation en état musulman ? Je suis – à titre bien entendu strictement personnel – convaincu que certains de vos plus hauts dirigeants sont totalement acquis – moralement sinon financièrement – à certains pays arabes. Nous savons tous que si des valises de billets peuvent financer des campagnes électorales, elles peuvent aussi simplement enrichir des traîtres à leur patrie.

Q — Insinuez-vous par là que certains politiciens français sont corrompus par des pays arabes ?

R — Il est de nature publique que certains des politiciens français sont sous investigation judiciaire pour des faits de financement de leur campagne électorale avec des fonds étrangers. Pour le reste, interprétez ma réponse comme bon vous semble.

Q — Pour en revenir aux attentats, selon vous ils seront de quel genre ?

R — Un attentat a pour but de déstabiliser la société-cible. Ils seront donc plus meurtriers, plus « sales » si je peux dire. Un attentat à l’arme chimique ou radiologique est tout a fait envisageable.

Q — Parlons clair est-ce que c’est « foutu » pour l’Union Européenne ?

R — L’Union Européenne est un concept plus qu’une réalité. C’est une union administrative certes, monétaire également, mais pas dans les mentalités. Elle ne résistera pas à l’invasion actuelle, il est probable que certains pays se regrouperont (les anciens pays de l’Est en particulier). La Belgique et la France seront musulmanes très vite, suivies par les autres pays de l’ancienne Europe « de l’ouest ». L’Angleterre sera aussi musulmane elle l’est d’ailleurs déjà en partie.

Q — Peu en rapport avec les attentats, la Russie est mise en cause pour des problèmes de dopage, n’est ce pas une offensive américaine pour vous déstabiliser ?

R — Ma réponse sera sans rapport avec mon métier. Il y a en effet une offensive américaine mais aussi européenne – les Européens suivant les ordres des Américains – pour nous attaquer et dénigrer dans tous les domaines. Le domaine du sport en est un exemple, sachant que notre Président Vladimir Poutine a donné au sport une place très importante pour le rayonnement mondial de la Russie. La Russie a été suspendue des compétitions sportives, c’est passé inaperçu à cause des attentats. Sans doute les Américains ont-ils usé de pressions – oserais-je employer le terme de corruption ? – pour obtenir une telle décision, nous nous y attendions. Voyons la suite.

Q — Merci, pouvons-nous citer votre nom et qualité ?

R — Je suis le Colonel Anatoly Vladimirovitch X., officier dans un service de sécurité de la Fédération de Russie.

Mes réponses n’engagent que moi, strictement.



 

POUR COMPRENDRE LE CONFLIT SYRIEN (par Maurice D.)

« Ne parlez pas trop de Daesch, ça fait peur aux gens et ça développe l’islamophobie« . C’est en substance ce qu’a fait savoir le gouvernement aux médias qu’il paie pour pouvoir leur dicter ce qu’ils ont à dire.
Alors parlons-en !
Car l’Etat Islamique progresse partout où il s’est implanté : Syrie et Irak, Nigeria et Libye d’où il annonce ouvertement son intention de conquérir le ventre mou et riche du monde, l’Europe, en commençant par l’Espagne, l’Italie et la France. Le cœur de cet Etat Islamique qui nous menace, c’est le califat irako-syrien en train de se construire. C’est là qu’il faudrait frapper fort pour le détruire, et assécher du même coup les métastases islamiques qui prolifèrent ailleurs sous l’œil hébété de la « communauté internationale » que constituent quelques pays occidentaux, sous la coupe américaine, et leurs alliés douteux.

Chaque conquête nouvelle de l’E.I. donne lieu à une « réunion d’urgence » onusienne ou européenne où l’on se lamente et prononce des phrases martiales, sans tirer les conclusions d’une analyse réaliste de la situation, où l’on soutient que l’action des pseudo « alliés » est efficace, que l’Etat Islamique est une marionnette créée par Bachar El-Assad, qui s’effondrera dès que celui-ci aura été supprimé ce qui est la seule urgence.

Où est la source d’information objective qui permettrait à nos dirigeants de prendre la bonne décision d’action ? Pas chez les pantins « modérés » syriens réfugiés en France, qui racontent aux fonctionnaires du Quai d’Orsay ce que ceux-ci ont envie d’entendre et colle avec la théorie fumeuse sur le monstre Assad qu’ils ont élaborée et vendue à leur ministre Fabius et au chef de l’État. Le reste vient de pseudo spécialistes du monde arabe et de reportages de journalistes, prudemment restés du côté turc de la frontière turco-syrienne, qui élaborent leurs théories et dictent leurs articles sur la base de rumeurs  circulant dans la région et de communiqués orientés du Pentagone ou d’ailleurs.

Si une voix discordante s’élève, on ne l’écoute pas, comme celle de cette syrienne d’un institut d’études politiques qui expliquait récemment à C dans l’air que les musulmans modérés et laïcs sur lesquels les occidentaux croient pouvoir s’appuyer en Syrie pour remplacer Bachar El-Assad sont une fiction : « Il n’y a pas de laïcs sur le terrain, que des djihadistes« . Samuel Laurent, journaliste à Valeurs Actuelles, aidé par de vieux amis syriens a, malgré leurs avertissements, pénétré en Syrie pour y circuler sous la protection d’amis d’une milice de l’Armée Syrienne Libre. Il confirme cette affirmation dans son article « Plongée dans le chaudron syrien » : les Syriens qui se présentent aux occidentaux comme « démocrates », « modérés », « laïcs », sont des leurres créés pour obtenir de l’argent et des armes.

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Des miliciens de l’ASL exécutant leurs prisonniers fidèles à Bachar El-Assad

Pourquoi personne de crédible n’ose-t-il pénétrer en Syrie ? Parce que la peau d’un non musulman y vaut très cher, mais sa vie pas grand-chose. E.I. paie jusqu’à 500 000 $ un journaliste ou un diplomate occidental pour en faire ensuite un trophée qui sera égorgé pour la propagande islamiste, ou revendu à son pays d’origine pour le double ou le quadruple de son prix d’achat. Dans un pays en ruines où tout manque, où une femme est vendue entre 50 et 200 $ au marché, où l’argent fait cruellement défaut, toute somme à cinq zéros est une aubaine inespérée, même pour les brigades djihadistes soi-disant « modérées » de l’ASL. Les journalistes ont raison de rester à l’abri en Turquie ou au Liban, car ils savent, mais le disent peu, que derrière les étiquettes politiques et religieuses des djihadistes, il y a avant tout des trafiquants prêts à vendre au plus offrant otages, nourriture de l’aide internationale, médicaments et armes.
Or qui a de l’argent à profusion ? Les émissaires de l’Etat Islamique et Al Qaïda, les deux étant financés par les Arabes du Golfe, les alliés des Américains et des Français.

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C’est ainsi que l’on retrouve des fusils, des munitions, des missiles français et américains, des produits de l’aide occidentale, et même des papiers d’attribution de RSA appartenant à des djihadistes français, dans les caches de djihadistes d’E.I. découvertes lors des rares avancées des « alliés », à Kobané par exemple, reprise par les Kurdes.

Ensuite, il y a la complexité de la situation sur le terrain, car il n’y a pas, en Syrie comme en Irak ou en Libye, un bon musulman démocrate opposé à un méchant musulman intégriste et à l’armée d’un dictateur, mais plusieurs groupes islamistes aux contours fluctuants en fonction d’alliances durables ou passagères.

Les « loyalistes » sont l’Armée syrienne légale et fidèle au gouvernement, et les milices chrétiennes, druzes, kurdes, alaouites, yézédies, soufies, chiites et même certaines milices sunnites, qui s’opposent au totalitarisme musulman. Les loyalistes, c’est la société multiculturelle et multi religieuse qui vivait autrefois dans une paix relative mais prospère sous la poigne de fer du clan Assad. Leurs soutiens principaux sont l’Iran et la Russie, par réalisme géostratégique et géopolitique. Et aussi l’Irak qui aide à l’approvisionnement militaire de l’armée syrienne loyaliste depuis l’Iran, et des pays comme l’Algérie et l’Egypte qui jugent avec bon sens que plutôt que de le persécuter, iil vaudrait mieux laisser Assad exterminer les syriens fondamentalistes soi-disant « modérés » et « démocrates » de l’ASL alliés à Al Qaïda, ainsi que l’Etat Islamique.

Les « rebelles », ce sont officiellement l’Armée Syrienne Libre. L’ASL n’a rien de « modéré » ni de « démocratique », beaucoup de ses unités sont islamistes, les autres ont plutôt à voir avec le grand banditisme et pillent pour revendre à E.I. ce qu’elles n’ont pu obtenir en quantité suffisante des naïfs occidentaux, essentiellement des armes et des munitions. C’est ainsi que des missiles Milan français sont utilisés par E.I.
L’ASL « démocrate et musulmane modérée » est en réalité une composante du Front islamique, lui même filiale d’Al Qaïda qui agit en Syrie sous l’étiquette Al Nosra. Pour obtenir argent et armes des Occidentaux, ASL-Al-Qaïda-Al-Nosra, qui selon Fabius « fait du bon boulot« , combat les loyalistes de Bachar El-Assad, mais en même temps combat aussi E.I. son concurrent religieux direct pour la construction d’un califat qui sera soit sous la coupe d’E.I. si E.I. l’emporte, soit celle d’Al Qaïda si ASL-Al Nosra l’emportent, mais toujours un califat islamiste fondamentaliste et esclavagiste.

Les « alliés » des rebelles sont « Les Alliés » anti-Daesch, occidentaux et sunnites des pays du golfe. Mais ASL-Al-Nosra constate que les djihadistes d’E.I. « sont mieux équipés que nous. Ils disposent d’une quantité impressionnante d’hommes et d’armes lourdes et de beaucoup d’argent… Les Saoudiens ne nous donnent presque rien comparé à ce que reçoit l’E.I. ». C’est là le témoignage rapporté par Samuel Laurent d’une réalité que l’on veut ignorer au Quai d’Orsay et à la Maison Blanche : l’Arabie saoudite, Qatar et la Turquie jouent sur les deux tableaux, alliés des Occidentaux, mais aussi alliés discrets mais généreux d’E.I.

Car Saoudiens et Turcs ont un plan qui n’est pas celui des Occidentaux auxquels ils sont alliés, c’est de se partager la Syrie une fois qu’elle sera débarrassée du gêneur El Assad. Alors ils aident beaucoup E.I. et un peu ASL-Al-Nosra-Al-Qaïda avec le Front islamiste. Idéologiquement, l’ASL leur est acquise, salafiste et pro-charia, mais d’un côté elle croit qu’elle pourra gagner son indépendance, de l’autre elle n’a aucune intention d’instaurer démocratie et laïcité : « Le Syriens veulent la charia, pas la démocratie » déclare à Samuel Laurent Abou Zuheer, chef d’une milice ASL alliée du Front islamique.

Les « Syriens«  pour l’ASL et le Front islamique, ce sont les sunnites salafistes fondamentalistes. Les autres musulmans, sunnites de tendance soufie, chiite, alaouite, druze, kurde, malékite ou yézidie, ainsi que les chrétiens coptes, araméens et autres, sont des mécréants et de surcroît des races inférieures juste bonnes à être tuées ou mises en esclavage, comme le prescrit la charia, comme le fait déjà E.I.

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Légende : « Des djihadistes décapitent des miliciens pro-régime »

En ajoutant la milice sunnite Ahrar-Al-Sham qui tient partiellement la côte syrienne méditerranéenne, vous avez « les alliés » où chacun ayant son plan il est impossible d’avoir une stratégie cohérente, ce qui fait le bonheur d’E.I qui en profite pour avancer ses pions. La prise de Ramadi en Irak et de Palmyre en Syrie est symbolique de ce foutoir occidental : deux centres névralgiques, des champs pétrolifères et gaziers, plus au total 500 000 habitants livrés à E.I. par incompréhension, incompétence et calculs cyniques.

Les chefs militaires disent qu’attaquer des petites unités de djihadistes E.I. éparpillées coûte trop cher, mais où étaient leurs avions, hélicoptères et drones quand pour attaquer massivement Palmyre E.I. à du masser des troupes en plein désert ?
Pourquoi ne bombardent-ils pas les oléoducs qui permettent à E.I. de s’enrichir en exportant pétrole et gaz ?
En réalité la volonté politique occidentale de détruire E.I. fait défaut et E.I. le sait. « Laissons d’abord E.I. régler son compte à Bachar qui est trop fort pour nous, on se débarrassera ensuite d’E.I. » C’est le calcul franco-américain des Alliés. C’est le même calcul stupide que celui déjà fait en Afghanistan où les Etats-Unis ont financé l’Al Qaïda de Ben Laden et les talibans pour faire partir les Russes, puis ont du se battre pour essayer sans succès de se débarrasser des talibans qui sont de fait au pouvoir en Afghanistan aujourd’hui, et d’Al Qaïda qui prospère en Syrie et au Maghreb, financée en sous-main par les alliés des États-Unis, l’Arabie et le Qatar.

carte-syrieLe Maroc était favorable à une intervention de l’ONU.
Les pays en rouge sont hostiles à l’intervention des alliés, ils voulaient qu’on laisse Assad régler le problème de l’opposition de sunnites fondamentalistes et celui de l’E.I.
Les pays en verts ont été favorables à une intervention pour tuer Assad et dépecer la Syrie, les Turcs souhaitant y étendre un protectorat de type ottoman, les Arabes et Qatar ne voulant que prendre le contrôle des richesses pétrolières et gazières.

4 000 frappes aériennes et 2,5 milliards ont été dépensés par les occidentaux  pour rien. « C’est un échec à tous les niveaux. Au niveau tactique, clairement, puisque l’État islamique a toujours les moyens de conduire des opérations offensives majeures…
C’est aussi un échec pour la stratégie américaine
 » a déclaré le général américain Michael Barbero.

Pourtant la solution n’est pas d’aller sur le terrain comme certains le préconisent, bien qu’ils aient théoriquement raison car les seules victoires durables sont celles des fantassins au sol. Pour gagner au sol, il faut le soutien majoritaire de la population, comme ce fut le cas en France et dans d’autres pays pour en chasser les nazis.
Or, en Syrie, les sunnites fondamentalistes sont majoritaires et même de plus en plus majoritaires puisque les autres, musulmans non salafistes et chrétiens fuient le pays s’ils n’ont pas été massacrés. Une intervention au sol des alliés sous la bannière américaine produirait une alliance de toutes les vipères miliciennes sunnites qui aujourd’hui s’entre-tuent, pour empêcher les mécréants d’établir un pouvoir démocratique, multiconfessionnel et multiethnique.

Deux autres solutions sont parfois suggérées qui consisteraient soit à recoloniser pour administrer et imposer la paix et le « vivre-ensemble », soit à dire « sacrifions chrétiens et musulmans non-sunnites, laissons les sunnites fondamentalistes s’entre-tuer pour le pouvoir en Syrie et en Irak et replions nos forces et nos moyens pour défendre notre pré-carré européen ».
Elles sont inapplicables.
La seule solution actuellement viable serait d’aider massivement Bachar-El-Assad. Lui seul aurait les stratégies et les méthodes nécessairement violentes qui permettraient d’éradiquer l’E.I.

Ce n’est pas de l’homéopathie militaire, du bisou-nounours humanitaire et des ruses pseudo-stratégiques de gamins qui viendront à bout d’Al-Baghdadi, c’est une grosse opération chirurgicale avec amputation des djihadistes salafistes. Il y aura beaucoup de sang versé, il faudra mettre ensuite Syrie et Irak sous perfusion, mais c’est le seul espoir de les revoir un jour en pays libres, prospères, débarrassés de la charia et des vampires ottomans et saoudiens.

Au fait, saviez-vous que la France a aidé les Saoudiens à bombarder les chiites houthis soutenus par l’Iran au Yémen ? Tiens, Hollande n’aurait donc pas fait de discours d’autosatisfaction sur le sujet ?

Maurice D.

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LE PIÈGE SAOUDIEN (par Maurice D.)

En ce début d’année 2015, la France qui chipote pour livrer à la Russie les bateaux qu’elle a commandés et payés, devient le principal fournisseur d’armes au Moyen-Orient alors qu’il n’existe aucune certitude sur qui les utilisera en finale ni pourquoi faire, si l’on sait à qui elles vont être livrées et par qui elles sont payées.

Ce sont, paraît-il, des considérations morales qui empêchent la livraison des Mistral à la Russie. Bravo, on ignorait que les marchands d’armes eussent des considérations morales quant à l’usage qui est fait des armes livrées à leurs clients. Surtout quand de l’autre main ce même marchand d’armes se fait payer par l’un des principaux financiers du terrorisme djihadiste sunnite et fondamentaliste dans le monde, pour fournir une armée libanaise dont le comportement est plus qu’ambigu.

Dans le cas de la Russie, la position de la France est claire : la Russie empêche l’expansion de l’influence américaine en Europe de l’Est via son bras armé l’OTAN, Obama a barre sur Hollande, il a ordonné à Hollande de bloquer la livraison des Mistral et Hollande s’exécute.

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Saint-Nazaire : un Mistral et jeunes officiers russes

Par contre, pour comprendre dans quel guêpier la France se fourre avec cette livraison d’armes au Liban, il faut reprendre l’affaire à son début.

En novembre 2013, le président « par intérim » du Liban, Michel Sleiman, se rend en Arabie saoudite où il se fait sermonner parce que l’armée libanaise ne fait rien pour empêcher le Hezbollah d’alimenter Bachar el-Assad en djihadistes, et même en matériel fourni par la Russie, la Chine et l’Iran. Sleiman qui est pro-sunnite et ami des Saoudiens s’en excuse, expliquant que l’armée libanaise est multiconfessionnelle, emploie des chrétiens et des chiites, doit rester neutre, protéger les modérés et ne pas s’engager du côté de quelqu’extrémisme que ce soit. En plus, elle est trop pauvre et insuffisamment armée pour s’opposer au Hezbollah soutenu par 30 à 40 % des Libanais et fortement armé.

Qu’à cela ne tienne, répondent les Saoudiens, on va vous fournir des armes et c’est nous qui payons, faites donc ce que l’on vous demande.

Les Américains pourraient fournir ces armes. Ils sont les alliés des Saoudiens depuis le pacte du Quincy, c’est bien connu. Mais les Saoudiens sont furieux contre les Américains qui se comportent de manière ambiguë dans le double conflit actuel que mène l’Arabie Saoudite contre Bachar-el-Assad dont elle convoite le pétrole en plus de vouloir supprimer la mécréance alaouite, et contre l’Etat islamique qui conteste son leadership sur l’islam et ses lieux saints.

Les Américains ont refusé de s’engager massivement contre Assad malgré la peine que se sont donné les services secrets saoudiens pour fabriquer des preuves de l’usage d’armes chimiques par Assad contre la population syrienne sunnite, et ils négocient avec l’Iran au lieu d’en débarrasser l’Arabie Saoudite.

De plus, les Saoudiens sentent bien que l’engagement américain dans la coalition anti-Daesh n’est pas clair. Depuis, l’affaire des deux F-16 prétenduement abattus par Daesh est venue conforter leurs soupçons : le « centre-com » de la coalition la joue opaque. Les Saoudiens ne croient pas un seul instant que la milice daeshiste, visiblement aux abois sur les fronts syrien et irakien, puisse abattre des F-16, sans le concours efficace et direct des systèmes de radars sophistiqués, des satellites, et, évidemment, des missiles anti-avion que, seule, possède la coalition qui prétend, de façon très maladroite, combattre Daesh. Viennent à l’appui de cette certitude la panique et la confusion qui ont marqué le discours des médias américains autour du crash du chasseur jordanien : ainsi, a-t-on prétendu d’abord, que Daesh l’aurait abattu, avant que le Pentagone ne revienne sur cette version, affirmant que l’appareil s’était abîmé en mer à la suite d’une avarie, puis qu’il s’est crashé dans le désert près de Raqqa depuis que Daesh menace de « dépecer vivant pour le manger tout cru » le jeune lieutenant-pilote jordanien capturé et montre des photo de morceaux du F-16.

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La verrière du cockpit du F-16 exposée à Raqqa

Plus probablement, plutôt que de le manger, Daesh se servira du prisonnier comme monnaie d’échange pour faire libérer des prisonniers qui sont en Jordanie.

Le scénario du chasseur jordanien a été complété par la destruction d’un second F-16, abattu en Irak : les Etats Unis cherchent, ni plus, ni moins, le  » démontage » de la coalition, prétendument anti-Daesh, les Saoudiens en sont convaincus d’autant plus que des députés ont demandé au roi Abdallah de Jordanie que leur pays se retire de la coalition et que plusieurs autres « alliés » menacent d’en faire autant (source Aladathnews, agence iranienne).

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Aladathnews a été la première à montrer le djihadiste égorgeur normand Maxime Hauchard (à gauche)

Cela parce que Poutine semble avoir fait avancer l’argument d’une solution politique, en réussissant là où les autres ont échoué : en faisant se réunir autour de la même table Bachar el-Assad et ses opposants pro-occidentaux. Les Américains hésitent donc entre deux options : soit entrer dans la négociation pour en prendre la maîtrise et imposer une solution qui leur convienne, c’est-à-dire le contrôle du pétrole et du gaz syrien, soit lancer une action militaire terrestre contre l’armée de Bachar el-Assad, mais cela ne sera possible que s’ils n’ont pas Daesh dans les jambes.

Daesh, c’est leur créature, créée à l’origine avec l’espoir qu’il réglerait vite son compte à Assad, jusqu’à ce que le « Calife » Ibrahim al-Baghdadi prenne son autonomie avec une ambition autrement plus grande : conquérir l’Europe et le Moyen-Orient pour recréer le Califat !

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Il aurait été, comme Ben Laden, un agent de la C.I.A.

Les Saoudiens ont vite trouvé le pantin fournisseur d’armes dont ils avaient besoin : Hollande a été invité en Arabie en décembre 2013, un mois après Michel Sleiman.

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Hollande brandit le glaive de l'islam

Ils se sont assurés de sa parfaite incompréhension du très complexe problème du Moyen-Orient, se sont même payé sa tête en lui faisant brandir le sabre de l’islam dans une cérémonie officielle, et lui ont proposé un marché mirifique : contribuer à la paix au Moyen-Orient en fournissant pour 3 milliards (2,1 pour le matériel, 0,9 pour l’entretien et la formation du personnel sur dix ans) d’armes sophistiquées à l’armée libanaise bien connue pour sa neutralité. Elle pourra ainsi taper sur tout le monde et rétablir la paix avec l’aide des conseillers militaires français. Paiement garanti par l’Arabie saoudite.

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Et pour le règlement, vous avez un compte où ?

Seulement, il aurait fallu que Hollande connaisse la situation au Liban où l’armée, cela lui est assez reproché par la population, travaille la main dans la main avec le Hezbollah, qui participe au gouvernement et répète à l’envi qu’il veut assurer la stabilité du pays.

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À gauche l’armée, à droite le Hezbollah

Mais en même temps, le Hezbollah c’est l’allié de Damas et de Téhéran, et il veut la destruction d’Israël dont les Américains sont aussi les alliés ! Des Américains qui n’ont toujours pas décidé s’ils préfèrent les barbus chiites aux barbus sunnites, la kippa ou la chèche.

Au Liban, la radicalisation des esprits s’amplifie, autant par la faute de l’extrémisme chiite du Hezbollah que par l’incompétence du leadership sunnite dont Michel Sleiman est le symbole, dénonçant d’un côté l’alliance objective qui existe entre l’armée libanaise et le Hezbollah, d’autre part obéissant à l’ordre de ses patrons saoudiens de tripler l’armement de cette même armée avec du matériel français de pointe pour renforcer une armée complaisante à l’égard de la milice chiite et décidée à s’attaquer fermement à la menace islamiste sunnite dont le bastion est à Tripoli au Liban.

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L’armée libanais surprise de trouver un drapeau daesh au coeur de Tripoli

Il y a une contradiction évidente, sauf si l’on a compris – ce n’est pas le cas de Hollande et de l’incompétent Fabius – que les Saoudiens ont un objectif qui n’est pas celui qui a été annoncé : donner le moyen à l’armée de fermer la frontière libano-syrienne en application de la résolution 1701 de l’ONU pour empêcher le Hezbollah d’aider Assad.

L’objectif saoudien est contraire : provoquer un conflit entre l’armée et le Hezbollah.
Il sera inévitable si l’armée libanaise empêche le Hezbollah de franchir la frontière pour aider Assad.

Les objectifs saoudiens sont toujours les mêmes : faire main basse sur les richesses pétrolières et gazières syriennes et irakiennes et les gérer avec leurs alliés émiratis, dont le Qatar, ce qui nécessite d’écarter les Etats-Unis du jeu ; bloquer l’Iran ; cerner et neutraliser sans le détruire Israël qui leur est utile comme point de fixation de la haine arabe qui, tant qu’elle est centrée sur Israël, ne se retourne pas contre eux, les arabes richissimes qui ne partagent pas leur colossale fortune avec les arabes les plus pauvres.

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Leur plan est donc de modifier au Liban l’équation entre l’armée, la nation et la résistance pour provoquer, dans un premier temps, des affrontements entre l’armée et le Hezbollah, et ensuite, faire basculer l’ensemble du pays dans des troubles et affrontements permanents, ce qui contribuera à réaliser ainsi leurs propres objectifs.

A noter que ce plan a eu l’approbation des Israéliens, car il stabiliserait la frontière Nord d’Israël qui n’aurait plus à faire face à la menace permanente du Hezbollah et de son Armée du Sud Liban. Il a été conçu lors de nombreuses rencontres entre les services de renseignements israéliens et saoudiens, en y associant en fin de course les services français quand il s’est agi de leur faire croire que la décision d’armer l’armée libanaise a pour objectif de stopper les agissements du Hezbollah en Syrie afin d’affaiblir Assad.
Ils savaient que Fabius tomberait dans le piège.

Un autre objectif, suivi dans ce nouveau scénario saoudien est de perturber l’entente entre l’Iran et les Etats-Unis. Même si pour cela il faut sacrifier l’armée libanaise en l’utilisant pour éliminer le Hezbollah au Liban et ainsi mettre un terme à la fragile stabilité au Liban dans laquelle l’armée a joué jusqu’à présent un rôle efficace.

La France est manipulée dans ce jeu de billard à bandes multiples, ce n’est pas Hollande qui s’en rendra compte, et de plus, quand les Etats-Unis comprendront que la France joue les supplétifs des Saoudiens, il pourrait y avoir une brouille entre Etats Unis et France dont les Saoudiens comptent bien profiter.

Maurice D.

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L’accord-cadre signé le 4 novembre dernier à Riyad, entre le ministre des finances du royaume saoudien et le PDG d’Odas, société française para-étatique en charge des contrats d’armements français en Arabie saoudite prévoit : des hélicoptères légers d’occasion équipés de missiles antichar HOT, des hélicoptères de transport, trois patrouilleurs rapides, des blindés légers, des missiles anti-aériens de courte portée qui équiperont ces blindés légers ainsi que les patrouilleurs navals, des drones tactiques, des canons et des systèmes de communication, radars et équipements optroniques.

Les Israéliens ont bloqué l’équipement des patrouilleurs de 56 mètres que va livrer le chantier naval CMN, par des missiles anti-navires Exocet, ainsi que  les missiles antichars HOT et antiaériens Mistral prévus dans la shopping list libanaise.

Le montant de 3 milliards dont 900 millions pour l’entretien et la formation correspond à plus du double du budget annuel de l’armée libanaise et à titre de comparaison, les États-Unis, premier donateur de l’armée libanaise jusqu’à ce jour, n’ont fourni que pour 850 millions de dollars d’aide militaire depuis 2007. 

 

L’ETAT ISLAMIQUE SE DOTE D’UNE ARME DE GUERRE MÉDIATIQUE (par Maurice D.)

Autrefois, la guerre était une chose simple : deux armées s’affrontaient et la plus forte ou la mieux conduite l’emportait. Aujourd’hui, la guerre se mène sur tous les plans : militaire, économique, psychologique, diplomatique et médiatique.

Instruits par celle d’Afghanistan, les musulmans jouent de toutes ces cordes, et l’Etat Islamique le fait fort bien. Il est en train de compléter son arsenal médiatique jusqu’ici concentré sur internet avec un organe de propagande maintenant disponible en français : DABIQ

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Après quelques pages de présentation du nouvel état islamique et de son magazine, nous sommes prévenus que le musulman arabe et non arabe ayant retrouvé son honneur, « personne n’osera s’attaquer à lui sans être châtié et toute main qui s’approchera de lui sera coupé » (sic). Ainsi, le sang coule très vite tout au long des 50 pages du magazine.

Le sang des musulmans non sunnites et des non musulmans ne cesse de couler mais, c’est curieux, la quasi totalité des cadavres présentés est arabe, ce qui laisse à penser que le califat E.I est avant tout une affaire entre arabes qu’il faut unifier sous la bannière sunnite avant d’asservir l’Occident mécréant, de détruire l’Iran, Israël et d’éradiquer les Juifs de la surface de la Terre.

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À gauche, des corps de soldats de la coalition, à droite un cheikh sunnite tué par la coalition 

On apprend que « Les musulmans aujourd’hui parlent fort et sont forts, ils vont faire comprendre au Monde le sens du mot terrorisme, ils vont piétiner l’idole du nationalisme, ils vont piétiner la fausse divinité démocratie, ils vont montrer la tromperieIl est temps de se soulever devant la tyrannie, les agents des croisés, des athées et les protecteurs des juifs« .

Il y a deux camps et pas trois, celui de l’islam et des musulmans, et celui des Juifs et des Croisés qu’il faut convertir ou supprimer. L’émigration vers l’état islamique est une obligation pour tout bon musulman, surtout s’il est savant, juriste, ingénieur, médecin, etc. Car l’EI a besoin d’eux et nul ne doit oublier que la mission d’un bon musulman est de détruire tout ce qui n’est pas musulman : « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus de fitnah (erreur) et que la religion soit entièrement à Allah » (p.33, c’est un verset du Coran qui est cité).

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Les soldats de la coalition sont toujours montrés soit tués, soit en situation dramatique grâce à la vaillance des djihadistes d’E.I.

Le magazine montre des photos de musulmans sunnites heureux et fiers d’être djihadistes

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Et des mécréants massacrés.

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D’autres numéros de Dabiq sont disponibles via internet, mais pas encore dans les kiosques en France, la plupart en anglais en attendant les éditions en allemand et autres langues européennes.

Ils justifient l’extermination des Yézidis, « minorité mécréante d’adorateurs du diable« , et la mise en esclavage de leurs femmes et enfants « l’asservissement et la vente de femmes et d’enfants yézidis sont légitimes – dans le respect des règles en vigueur« . Cela va de soi !

Les « règles en vigueur » interdisent par exemple de séparer un bébé de sa mère, ils doivent être vendus et mis en esclavage ensemble et tout doit être fait pour qu’ils se convertissent « Beaucoup de ces femmes et enfants ont embrassé l’islam de leur plein gré et pratiquent désormais la religion avec assiduité, après avoir quitté les ténèbres du polythéisme. » Tout va bien, à genoux devant le corps égorgé de leur mari et de leurs grands garçons, les filles étant gardées comme esclaves sexuelles, ces femmes « embrassent l’islam de leur plein gré » est-on prié de croire (Dabiq n°4).

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Soit elles se convertissent à l’islam, soit elles sont violées puis vendues
Les jeunes filles vierges sont gardées intactes car elles valent plus cher

Pourquoi avoir créé Dabiq, revue luxueuse et agrémentée, si l’on peut dire au vu de leur nature sanglante, de nombreuses photos ? « L’EI veut faire parler de lui. C’est pourquoi il souhaite ardemment multiplier les relais individuels sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, il ne doit jamais perdre la maîtrise du message idéologique central », explique le politologue germano-egyptien Asiem El-Difraoui.
Ce message idéologique central, c’est « regardez et soyez terrorisés, l’islam vous asservira ».

Des films de propagande sont également produits, un peu dans le style de la propagande nazie, où les armées musulmanes sont toujours vainqueurs, les croisés, les Juifs et les Arabes mécréants chiites, alaouites, finalement écrasés malgré leur perfidie et leurs crimes, Le choc des épées, Flames of War, etc.

Il est intéressant de savoir qui finance Dabiq qui vise une publication à l’échelle mondiale. On le sait, son producteur est l’agence multi-media Al-Hayat.

Or qui est Al-Hayat ? À l’origine un journal publié en arabe au Liban. Il a été acheté en 1990 par le prince saoudien Khalid ben Sultan ben Abdul Aziz Al-Saud, mais la rédaction est restée libanaise. Avec un peu plus de 100 000 lecteurs, Al-Hayat n’est pas une publication de grande envergure, mais il croule sous l’or saoudien et gère des filiales comme Al-Hayat multimédias.

images-1Le prince, multimilliardaire amateur de chevaux, de yachts gigantesques et de femmes

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Ici avec des officiers supérieurs américains

Or, voilà qui est intéressant : Al-Hayat est la tribune préférée des intellectuels favorables à la stratégie américaine dans le monde arabe « La ligne éditoriale du journal est résolument pro-américaine et alignée sur les positions saoudiennes officielles. » (Un aspect méconnu de l’alliance entre Ryad et Washington, par Mohamed El Oifi).

Nous avons à Minurne un spécialiste de cette question, Luc Sommeyre, je lui laisse le soin de développer ce sujet du rôle très trouble que jouent l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, dont le président est, il faut le rappeler car cela ne saute pas aux yeux, prix Nobel de la paix, dans le conflit monde occidental contre E.I. dans lequel la France joue le rôle de mercenaire supplétif de la coalition americano-saoudienne.

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Un commentaire est-il nécessaire ?

Ah ! J’allais oublier. Il n’y a naturellement aucune photo ou mention de femmes dans Dabiq. L’islam est une affaire d’hommes, les femmes n’y ont pas leur place ailleurs qu’à la cuisine et au lit.

Maurice D.

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