2017 : RÉVEIL DE LA FRANCE ?
(Marc Le Stahler)

Voici donc que se termine ce dramatique quinquennat. Et avec lui, sans conteste, la pire présidence de la Vème République, funeste erreur de casting de 18 millions d’électeurs qui ont stupidement porté au pouvoir un incapable notoire, apparatchik du PS, adepte maniaque de la « synthèse » – comme si la « synthèse » était une fin en soi.

Bureaucrate incapable, sans aucun souffle, aucune vision prospective, aucun charisme ; piètre économiste, diplomate de bistrot, porté par son seul désir frénétique d’accéder un jour à la magistrature suprême, comme un concours ultime à réussir après celui de l’ÉNA (qui aura ainsi prouvé la dérive de sa vocation initiale « former les grands commis de l’État », c’est-à-dire des fonctionnaires, non des élus).

Méprisant la France et les Français (les « Sans-Dents »), Hollande restera dans l’Histoire comme un triste clown, pour ses équipées nocturnes en scooter, pour ses incroyables confidences médiatiques, livrant à des journalistes des secrets classifiés « défense » − ce qui devrait lui valoir un procès quand il aura perdu son immunité (voir l’article du général Martinez) − et pour avoir osé déclarer que l’entrée en guerre de la France au Mali aura été « le plus beau jour de sa vie » !

Un quinquennat tragique, qui aura fait à ce jour près de 250 victimes du terrorisme islamiste, sans que rien ne soit fait pour protéger le pays entre la tuerie de CharlieHebdo le 7 janvier 2015 et celle du Bataclan et des Terrasses le 13 novembre 2015 : 10 mois de sidération, de stupeur, de palabres et de gesticulations, à attendre un nouveau massacre en brûlant des bougies, en organisant des marches pacifistes et en pourchassant les sites patriotes !

Depuis sa « renonciation », on commence à murmurer ici et là qu’Hollande « regrette » et qu’il chercherait même le moyen de revenir sur sa décision ! Il aurait confié à des visiteurs qu’il s’est seulement engagé « à ne pas se présenter aux primaires de la Gauche » ! Porté par le ratage du lancement de la fusée Valls, par les manipulations statistiques de l’emploi l’autorisant à claironner (enfin) urbi et orbi « l’inversion de la courbe » (qui n’est pour l’instant qu’une stabilisation fragile) et surtout, salivant par avance à l’étripage annoncé entre les candidats de la primaire d’une part, et les candidats directs d’autre part (Macron et Mélenchon), il se verrait bien s’ériger en « Sauveur », face au retour de la Droite, voire même − « menace suprême pour la République » − à la possible victoire du Front National ! 

Cet individu ne doute de rien, et surtout pas de lui, tout le monde le sait…

Je citerais bien Audiard « les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait », au risque redoutable de me faire retoquer par Renaud Camus pour utilisation abusive d’une citation trop galvaudée…

Il y a quelques mois, Alain Juppé était considéré par le Système comme le vainqueur annoncé de mai 2017. On a vu ce qu’il en est advenu… Il serait judicieux de rester vigilants pour conduire cette campagne jusqu’au succès que les Patriotes sont en droit d’espérer.

Car tout peut encore arriver, tant la conjoncture est mouvante et incertaine. L’arrivée massive de nouveaux électeurs (on s’inscrit encore en masse dans les mairies ce 30 décembre) et les sondages montrant le glissement du vote « jeunes » vers le FN et la Droite sont certes des signes favorables, mais rien n’est joué.

Or nous, animateurs, contributeurs et lecteurs des sites de ré-information, nous pouvons tous œuvrer efficacement et de manière décisive dans un même sens, comme les événements récents l’ont clairement montré.

Alors ne nous trompons pas de combat et essayons d’agir intelligemment.

Peu nombreux sont les patriotes qui n’ont pas encore compris que la stratégie électorale des socialistes consiste à accentuer la fracture de la droite en faisant grimper le Front National afin d’appeler ensuite à la fameuse « discipline républicaine » pour « faire bloc » contre le « risque fasciste ».

Cette stratégie a trouvé son aboutissement lorsque Chirac, en 2002, après avoir appelé au « front républicain », a pulvérisé le record de scrutin présidentiel en obtenant 82% des voix face à Jean Marie Le Pen (qui n’avait d’ailleurs aucune chance d’être élu).

Le Peuple de France ne saurait pas tomber une nouvelle fois dans ce piège grossier, mais il est bon de rappeler un certain nombre de règles, que certains ont déjà transgressé, et qui pourraient bien, si les dérapages s’accentuaient encore, ruiner la situation électorale, actuellement plutôt favorable au camp des Patriotes.

Actuellement, la probabilité la plus forte est un duel Marine Le Pen / Fillon, configuration la plus rassurante pour le 2ème tour. Il est clair cependant que si un autre candidat parvenait à se hisser au second tour (qu’il s’agisse du gagnant de la primaire, de Macron, voire pire… de Mélenchon) au détriment de l’un des 2 favoris, les cartes seraient dangereusement rebattues et dans une incertitude totale pour le second tour.

On peut raisonnablement exclure, malgré les prédictions de certains, une élection de Marine Le Pen au premier tour. Rappelons qu’aux Régionales de 2015, le FN a pulvérisé son record de voix en valeur absolue, en frôlant les 7 millions de suffrages.


Bien sûr, le taux d’abstention était très élevé (50%). Mais, même avec un taux d’abstention de l’ordre de 20% aux Présidentielles, avec 45 millions d’inscrits soit 36 millions de suffrages exprimés, il faudrait 18 millions de voix pour passer au premier tour. Passer de 7 millions à 18 millions n’est pas réaliste.

La stratégie des Patriotes (je ne parle pas de celle des partis, qui est hélas souvent très éloignée des intérêts de la France) doit donc être de concentrer les coups sur les sortants, (PS, Front de Gauche, Écologistes) et de préserver dans la mesure du possible les 2 candidats de la Droite.

Chaque coup donné par le FN contre la Droite, ou par la Droite contre le FN, n’aura comme effet que de favoriser le clan socialo-écolo-communiste.

On peut en revanche – on doit – se mobiliser pour forcer Fillon à se maintenir dans la ligne qui l’a fait élire face à Juppé aux primaires de droite. J’évoque son attitude alors très claire face aux dangers de l’islam.

La querelle sur la réduction du nombre de fonctionnaires est totalement accessoire, le fond du débat est et reste l’islam, l’immigration débridée et le terrorisme islamique.

Fillon doit rester sur cette ligne et se débarrasser au plus vite de l’encombrant Benoist Apparu qu’il a eu bien tort de nommer porte-parole et qui risque de lui faire perdre tout crédit avant même la fin de la primaire PS !

Dans une vidéo datée de 2011, interrogé par Bourdin, Apparu recommande tout simplement – en infraction totale avec la Loi de 1905 – d’utiliser des fonds publics pour construire des mosquées !

Une autre vidéo circule sur les réseaux sociaux, montrant Fillon inaugurant une mosquée à Argenteuil en 2010. On l’a déjà affublé du surnom de « Farid Fillon », partant du postulat que le slogan « Ali Juppé » avait plutôt bien fonctionné.

Mais les temps ont changé et le positionnement de Fillon pendant la campagne a été plutôt clair, lui permettant de réaliser un score incontestable, témoin cette vidéo qui circule abondamment aux USA mais qu’on n’a pas eu l’occasion de voir assez souvent sur nos réseaux sociaux : une vidéo où il compare l’islamisme au nazisme et proclame sa volonté de rapprochement avec la Russie pour combattre ensemble l’État Islamique (meeting de Lyon-Chassieu le 22 novembre 2016)
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Grave aussi (s’il est avéré) serait ce rapprochement évoqué par le Canard Enchaîné avec le traître Bayrou, parfait exemple d’une classe politique décadente qui ne s’intéresse qu’à ses propres intérêts et non à ceux de la France. Un accord avec Bayrou ne viserait qu’à sauver quelques mandats de députés centristes dans les élections législatives qui vont suivre en juin.

Ce serait une erreur tragique, si Fillon conduisait réellement des négociations de ce genre avec Bayrou : en obtenant le ralliement du MODEM (qui ne vaut pas grand-chose) il lui offrirait sur un plateau quelques dizaines de sièges de députés qui permettraient ensuite à Bayrou de peser d’un poids qui n’a rien à voir avec son audience réelle.

Le PS a commis la même erreur en 2012 avec les Écologistes, tambouille électorale d’un autre âge dont les Français ne veulent plus et dont on a vu la nocivité depuis plusieurs législatures.

Quant au débat sur la réduction du nombre de fonctionnaires, il a été mal posé. Quand on est à 57% de prélèvements sociaux, quand la dette frôle l’équivalent d’une année de PIB, il faut évidemment réduire la dépense publique. Donc agir sur le poste « traitements », qui est le plus important du budget de l’Etat (20% de l’emploi en France relève du secteur public).

500.000 fonctionnaires de moins en 5 ans ne sauraient cependant être un objectif, mais plutôt la résultante d’un effort de gestion issu de la poursuite de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). Il faut conserver ce qui relève du rôle régalien de l’État, et le gérer au mieux, en réformant partout où c’est nécessaire, en améliorant l’organisation et la gestion des services. Maintenir aussi une protection sociale optimale, en réduisant les gaspillages et en détectant tous les gisements de productivité et d’économies possibles.

On peut aussi – on doit – se mobiliser de la même manière pour obtenir du FN un éclaircissement sur ses intentions, tant en ce qui concerne le problème islamique et l’immigration que sur sa politique économique et sociale. À force de « normalisations », le parti qui représente pour le quart des Français un espoir de changement réel tend en effet à rentrer dans le rang, et risque de perdre l’attrait du « parler vrai » qui fut longtemps le sien.

Il n’est pas question ici de critiquer la politique de « dédiabolisation », qui a montré son efficacité (dans les esprits plus que dans les médias) mais les électeurs du FN attendent autre chose que des discours convenus sur l’islam et la défense à tout crin d’un service public qui doit être impérativement réformé s’il veut durer.

Faisons vivre ensemble cette Union des Patriotes qui anime Minurne depuis sa création, justifiant le mot d’ordre :

D’ABORD, LA FRANCE !

Nous vous souhaitons à tous un excellent réveillon de la Saint Sylvestre et vous présentons nos meilleurs vœux pour 2017.

Que cette année soit celle du réveil de la Patrie !

Marc Le Stahler

CONTRE LE CENTRO-GAUCHISTE JUPPÉ, VOTEZ DIMANCHE FRANÇOIS FILLON ! (L’Imprécateur)

Pourquoi il est important d’aller voter au second tour de la primaire : à 48 heures du premier tour, l’institut OpinionWay et Le Point.fr avaient sondé un échantillon des téléspectateurs qui ont regardé le débat opposant les sept candidats. Thème par thème, et sur l’ensemble de la confrontation, voici les résultats de ce 18 novembre.

Pour OpinionWay, c’est Alain Juppé qui a le plus séduit les téléspectateurs de France 2 et les auditeurs d’Europe 1. À la question « lequel des candidats vous a le plus convaincu ? », l’ancien Premier ministre est arrivé en tête avec 30 %, devant François Fillon, qui était à 25%, et Nicolas Sarkozy, qui n’aurait convaincu que 13 % des Français qui ont regardé le débat (1.003 personnes). Parmi les personnes qui avaient l’intention de voter à la primaire (230 individus), Fillon a obtenu 38%, devant Juppé à 26% et Sarkozy à 23%. Si l’on ajoute à cela l’impact du débat sur l’image des candidats parmi les téléspectateurs qui avaient l’intention d’aller voter, 59% d’entre eux ont eu une meilleure opinion de François Fillon après ce débat et 2 % seulement, une moins bonne, Juppé se contentant d’un modeste 5%, tandis que les cinq autres terminaient dans le rouge.

Donc, ceux qui regardaient les débats préféraient Juppé, mais ceux qui déclaraient leur intention d’aller voter préféraient Fillon : (38 % + 59%) / 2 = 48, 5%, on n’est pas loin du score obtenu finalement par Fillon.

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À la veille de ce second tour, 215 élus se sont révoltés dans une tribune publiée par Le Figaro. Ces élus, parmi lesquels Bruno Retailleau et Christian Jacob, présidents du groupe les Républicains au Sénat et à l’Assemblée, ainsi que François Zocchetto, président du groupe centriste à la Haute Assemblée, déplorent les critiques qu’Alain Juppé a adressées à François Fillon ces derniers jours et appellent à « un débat franc mais respectueux des uns et des autres ». Et Bernard Debré l’interroge : « As-tu perdu la tête ? » demande-t-il à Juppé dans une lettre ouverte publiée sur son blog où il lui rappelle qu’il a lui aussi été ministre d’État de Sarkozy après avoir été le premier ministre de Chirac, le créateur du regroupement familial cause importante de la vague migratoire.

Il est vrai que sur Fillon, Juppé frappe fort et surtout frappe bas. Mais il est probable que cela lui nuise plus que cela ne lui réussit, car beaucoup d’observateurs ont constaté qu’il a repris les attaques de la gauche contre Fillon, par exemple sur l’IVG, le fait qu’il ait été le « collaborateur » de Sarkozy et partage son bilan, ou dise que Marine Le Pen et Poutine ne sont pas infréquentables.

Ce faisant, Juppé a confirmé son ancrage à gauche. Il se noie dans la bile froide qu’il déverse sur Fillon.

En réalité, Juppé, qui se croyait élu d’avance et disait à son entourage « c’est normal, c’est à mon tour« , est fou de rage. Perdu pour perdu, il tire à vue ! Sa tactique : faire passer Fillon pour Hitler, la tactique du « reductio ad hitlerum » que la gauche réservait jusqu’ici à la famille Le Pen avec le succès que l’on sait : avoir fait passer le FN à 35 % d’opinions favorables chez les Français.
Fillon est contre l’avortement (à titre privé), contre le Mariage pour tous (c’est un crime !)… Contre quoi encore ? Contre Hollande !

Samedi, l’argument de Juppé pourrait devenir : si je ne suis pas élu, plutôt Hollande que Fillon !

Une tactique non seulement débile mais indigne, que Boulevard Voltaire résume ainsi : « Le plan de campagne de l’entre-deux-tours tient en trois points : jeudi, Fillon est au FN ; vendredi au Ku Klux Klan ; samedi, si tout marche bien, les Sarthois quittent le département pour venir se réfugier dans la banlieue de Bordeaux. Dimanche : triomphe. Emballé, c’est pesé. » BV se demande même si de dépit Juppé ne va pas se présenter à la primaire de la gauche « pour retrouver cette famille qui lui a tant manqué« .

Nicolas Sarkozy, a su quitter la scène dimanche soir avec élégance et cohérence, en apportant son soutien à François Fillon. Juppé, quant à lui, aurait mieux fait de renoncer à ce second tour et de reconnaître la victoire de Fillon. Il en serait sorti grandi et aurait épargné à la France le spectacle dégradant de sa déchéance politique et intellectuelle. Mais finalement, ce dernier combat de Juppé est à l’image des erreurs et des aveuglements du personnage. On a assez dit que le positionnement centro-gauchiste de M. Juppé était la principale cause de son échec du premier tour et de l’envolée de François Fillon qui a occupé une position centrale (et non centriste) au sein de la droite (en y incluant Le Pen), plébiscitée par l’électorat de droite. La façon qu’a Juppé d’attaquer Fillon avec des arguments de gauche ne fera que renforcer la légitimité de celui-ci au sein de l’électorat de la droite traditionnelle.

Il y des « détails » qui ne trompent pas. Au cours des trois dernières années, 34 % des Français ont eu des difficultés pour payer leur facture d’énergie, selon le magazine 60 millions de consommateurs paru jeudi. Voilà où se gagnera la prochaine présidentielle. Elle se gagnera par le vote massif d’une population stigmatisée comme « pitoyable » aux USA par Hillary Clinton, et « populiste », limite « facho » par la gauche en France.
Leader de l’élite friquée, Juppé ne l’a pas compris.

Gérald Darmanin, maire LR de Tourcoing (Nord), qui a soutenu Nicolas Sarkozy, a parfaitement tiré la leçon de la primaire dans un entretien accordé au Figaro : Ce qui pose problème à la droite française dans son ensemble, et notamment dans la perspective de la prochaine présidentielle, c’est que les classes populaires ne sont pas venues voter (à la primaire). Je le vois dans mon département du Nord et dans notre région des Hauts-de-France […]. La participation dans les villes populaires y est inférieure à 7%, quand elle est montée jusqu’à 20% dans les communes plus “bourgeoises”. C’est le paradoxe de la primaire : elle est à la fois un grand succès de participation et, pourtant, les classes populaires ne se sont pas déplacées… C’est un désaveu pour l’ensemble des candidats de la droite. Ma crainte, c’est que l’on ne soit plus capable de parler aux classes populaires, aux ouvriers, aux employés, aux femmes seules, aux retraités modestes. Or, ces électeurs constituent la majorité des voix pour une élection présidentielle. Si la droite s’en désintéresse et si notre discours ne se concentre que sur la défense du libéralisme et la suppression de l’ISF, le FN fera, à la prochaine présidentielle, un score tout aussi surprenant que le résultat que l’on a eu dimanche. »

Fillon a-t-il su parler au peuple ?
On le saura dimanche soir.
Mais dimanche, il faut aller voter.

Il faut aller voter, car si l’on en croit la ministre socialiste inconnue Laurence Rossignol interrogée sur Radio Luxembourg, les 600.000 votants de gauche à la primaire de la droite (sur 4.130.000 votants), ont bien voté Fillon pour éliminer Sarkozy et s’apprêteraient maintenant à voter Juppé, leur champion, pour éliminer Fillon. Il appartient aux patriotes de voter Fillon pour que la présidence échappe en mai prochain au centro-gauchiste Juppé et appartienne à la droite, soit à Fillon, soit à Marine Le Pen.

L’Imprécateur

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LE DOS AU MUR, JUPPÉ ENVOIE SES SCUDS (l’Imprécateur)

Le regard critique que jettent les observateurs étrangers sur l’élection de François Fillon confirme le bon choix des Français. Aucun, par exemple, ne conteste le fait que Fillon soit de « la droite extrême ». Ils ne la confondent pas avec l’extrême-droite qui reste incarnée par Marine Le Pen, ils veulent dire que Fillon n’hésitera pas à mettre en œuvre son programme de droite, ne reculera pas, comme on l’a reproché à Sarkozy, l’appliquera avec brutalité s’il le faut pour casser l’opposition conservatrice des syndicats et de la fonction publique. Ils sont peu nombreux d’ailleurs à le qualifier de libéral.

Pour le magazine économique russe Expert, grâce à l’“effet domino”, l’élection d’un candidat de la “droite extrême”  devrait augmenter les chances de ses homologues dans d’autres pays européens. “Le temps nous indiquera le degré de solidité de la sympathie des leaders de la nouvelle génération à l’égard de la Russie« . Ce sont déjà trois points d’acquis que souhaitent la majorité des Français : Fillon est de droite, modérément libéral, et peut discuter avec Marine Le Pen et Poutine sans les considérer comme des monstres avec les œillères de la guerre froide américaine type Obama-Clinton. Tout le contraire de Juppé dont une majorité des medias étrangers se demandent s’il est de droite ou de gauche, socialiste ou pas, et qui se veut un ennemi résolu de Poutine et de Marine Le Pen.

Par contre, quand on connaît la langue française et le sens du mot « conservateur », « qui aime garder les choses en l’état, ne pas s’en dessaisir, inspiré par un esprit de conservation, de statuquo » (Larousse), on est surpris de voir que la presse étrangère reprend souvent le qualificatif utilisé par Valls pour désigner Fillon comme un « ultraconservateur ». Par contre, ce terme désigne parfaitement la gauche syndicale accrochée comme une tique à ses « acquis sociaux », les politiciens de gauche accrochés comme des ventouses à leurs privilèges sociaux (retraites à 100 %), fiscaux, salariaux et financiers, et la gauche politique toujours accrochée au modèle social soviétique des années 30. Il ne convient pas à Fillon qui propose les réformes difficiles mais indispensables qui vont bouleverser le train-train syndical et social dans l’objectif de remettre en route une France anesthésiée par quarante années de politiques plus ou moins socialistes, celles auxquelles Pappy-Juppé-les-charentaises ne veut rien changer.

Juppé est un conservateur-type, son programme est bien moins réformateur que celui de Fillon. Juppé s’en vante d’ailleurs en disant que son programme rassemblera les Français « de droite, du centre et de gauche« . Juppé n’a toujours pas compris que les Français rejettent en majorité tout ce qui est qualifié de « réforme » du centre et surtout de gauche, qui les a entrainés dans le marasme actuel : chômage de masse, exportations en berne, industrie en déshérence, acquis sociaux en retrait (non remboursement des soins et des médicaments, etc.), valorisation des SDF étrangers au détriment des SDF français, immigration musulmane de masse, fuite des riches et des cerveaux à l’étranger, déconstruction de la famille… Juppé n’a pas encore compris que les Français veulent une rupture avec la gauche et tout ce qu’elle représente.

Les commentateurs étrangers disent aussi que le combat Fillon-Le Pen sera incertain. Allgemeine Zeitung n’est pas certain de l’issue : “ce qui est un bon présage pour la présidentielle : aucun candidat, Marine Le Pen incluse, ne devrait prendre la victoire comme acquise”. Encore faut-il que Fillon parvienne à battre Juppé au second tour de la primaire, ce n’est pas acquis quand on voit le déferlement de haine gauchiste qui, de Mélenchon à Juppé en passant par Valls et Raffarin, s’abat sur lui. Leurs cerveaux reptiliens ne sont toujours pas imprégnés de l’évidence : les Français ne veulent plus de la gauche, de son modèle économique appauvrissant les familles par le chômage et l’impôt, de son appétence pour un état obèse de toujours plus de fonctionnaires et de dépenses publiques dont beaucoup sont inutiles, excessives ou mal gérées.

Un point où la mauvaise foi l’emporte, c’est quand Valls dit que le programme de réduction de 500 000 fonctionnaires de Fillon, « c’est des infirmières en moins, des policiers en moins, des gendarmes en moins, de services de proximité en moins« , etc.

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Où a-t-il vu, le Valls, que la réduction doive porter sur ces catégories professionnelles utiles à la société ? Ce n’est pas là qu’il y a trop de fonctionnaires, mais dans les ministères, tous les ministres français ont trop de personnel à leurs service, chauffeurs, domestiques, secrétaires, sécurité intérieure, conseillers, là on peut tailler à la hache. Les ministères, dans la plupart des pays étrangers, fonctionnent parfaitement avec des effectifs bien moindres.

Dans les commissions, ces centaines de commissions inutiles, listées et dénoncées par la Cour des Comptes, qui mobilisent à chaque fois une cinquantaine de fonctionnaires et produisent des rapports que personne ne lit.

Dans certains services techniques comme ceux des ministères et des mairies qui emploient souvent deux ou trois fois plus de personnel que les entreprises privées qui font le même travail à moindre coût et rendement meilleur.

Dans les syndicats à qui les ministres socialistes prêtent des milliers de fonctionnaires, emplois fictifs  pour faire le travail, y compris gonfler les effectifs des manifestants dans les mouvements de grève.

Mais il est aussi possible de diminuer le nombre de fonctionnaires nécessaires par le réalignement sur le secteur privé des horaires et du nombre de jours de vacances et de congés maladie, en exigeant d’eux des résultats dans un temps donné, comme dans n’importe quelle entreprise.

Oui, trouver 500 000 fonctionnaires à virer comme Cuba l’a fait et s’en porte mieux, mais aussi le Canada, l’Allemagne, l’Islande, l’Irlande et bien d’autres pays, ou ne pas remplacer ceux qui sont inutiles, c’est possible sans toucher au service public utile : policiers, gendarmes, infirmières, pompiers, services de proximité, etc. Et cela sans créer de chômage comme en menace Valls en prenant par exemple (puisque manquant d’imagination il a besoin de modèles), celui de Cuba où 600 000 fonctionnaires ont quitté la fonction publique après des formations leur permettant de retrouver du travail dans le secteur privé. Ils s’y disent plus heureux, ont retrouvé le goût du travail en gagnant plus, sans les chefaillons pointilleux et vicieux, que l’on trouve trop souvent aux échelons intermédiaires dans les administrations, les françaises entre autres, qui lient par exemple l’avancement et les primes de leurs subordonnés à leur appartenance syndicale.

Tout cela, Fillon veut le faire et avec son expérience il peut le faire. Réunir la droite, toute la droite, y compris celle de Marine Le Pen si elle réussit à se décoincer du gauchiste Philippot, il le peut aussi.

Depuis quelques jours Juppé et sa milice juppéiste ont trouvé une nouvelle attaque : il y aurait un accord secret entre Fillon et Sarkozy, du genre Poutine-Medvedev, avec le soutien d’une partie des élites de l’extrême droite frontiste. Même le très gauchiste L’Obs s’en moque. « Les hommes d’Alain Juppé ont encore des « questions à poser ». Comme s’ils perdaient leur sang-froid face à un François Fillon qui veut, et qui pourrait, « casser la baraque ». « Y a-t-il un accord entre les deux hommes [Fillon et Sarkozy] ? Un accord type Poutine-Medvedev ? », fait mine de s’interroger un proche du maire de Bordeaux dans « le Monde ». Un raisonnement un rien complotiste !Il n’a pas d’autre option. Comprendre : Alain Juppé, qui est arrivé bien loin derrière l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy au premier tour, est dos au mur. Il n’hésite donc pas à utiliser toutes les cartouches disponibles. Quitte à accentuer la fracture dans sa propre famille politique« . Dans le même numéro, L’Obs s’inquiète du mauvais état de la gauche. À vrai dire, que la gauche continue sa lente agonie, on s’en fout puisque les premières larmes passées, elle bénéficiera elle aussi de la prospérité retrouvée dans une nation réunie pour un avenir d’où l’espoir ne sera plus tué par les socialistes.

L’Imprécateur

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POUR EVITER LE PIRE, UNE SEULE SOLUTION :
VOTER FRANCOIS FILLON ! (l’Imprécateur)

Arrivé largement en tête de la primaire « de la droite et du centre », et ridiculisant les instituts de sondages, François Fillon a 62 ans. Fils d’une historienne basque et d’un notaire vendéen, il a passé sa jeunesse dans les communes sarthoises, donc éminemment paysannes, de Cérans-Fouilletourte et Parigné-le-Pôlin, puis au collège Notre-Dame de Sainte-Croix au Mans où il a eu un bac philo, avant d’acquérir un DEA de droit public à l’université du Mans. Il a commencé sa carrière politique dans la Sarthe en tant que maire de Sablé-sur-Sarthe et député gaulliste du département lors des législatives de 1981, puis sénateur. Il a ensuite été plusieurs fois ministre notamment à l’Education nationale, l’Enseignement supérieur, au Travail et aux Affaires sociales, ainsi qu’aux Technologies de l’Information et de la Poste (1995), ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l’Espace et président de la Commission de la Défense nationale. Une expérience solide et variée. 2007 fait de lui le Premier ministre de Sarkozy pour cinq ans. Il est ensuite élu député de Paris en juin 2012.
Sur le plan familial : après son service militaire il a épousé en 1980 une anglaise, Pénélope Clarke, à qui il a fait cinq enfants et à laquelle il est resté fidèle.

Pendant la campagne des primaires, il s’est présenté comme un gaulliste authentique, ancré à droite sur les valeurs, et libéral en économie. Il propose ainsi des mesures choc : baisse de 110 milliards d’euros dans les dépenses publiques, diminution du nombre des fonctionnaires, retraite à 65 ans, fusion des retraites du public et du privé pour les mettre à niveau identique, retour aux 39 heures…
Sur le plan « sociétal », François Fillon n’envisage pas de remettre en cause la loi Taubira sur le mariage des homosexuels, mais procédera à sa réécriture pour réserver l’adoption plénière aux hétérosexuels et interdire la GPA, forme moderne d’esclavage sexuel des femmes pauvres.
Il est également opposé à la discrimination positive en faveur des tarés, des paresseux et des musulmans, car elle est « techniquement, juridiquement et politiquement inconcevable ».

Reste à savoir s’il réussira à imposer ces mesures face à une gauche qui montre déjà les dents alors qu’elle ne représente plus grand-chose dans le pays, excepté sa capacité de nuisance, toujours forte. Mais Fillon est alpiniste de bon niveau et pilote de course automobile, on le sait donc doté de nerfs solides, de bons réflexes et capable de prendre des risques par des décisions rapides.
Reste aussi à voir de quel gouvernement il va s’entourer. Espérons qu’il choisira les plus compétents et non ceux qui vont exercer les plus fortes pressions sur lui pour se recaser dans un ministère où, comme l’on fait les socialistes, ils feraient ensuite venir autour d’eux amis et copains d’école.

On peut résumer le résultat de cette primaire en disant que la France a choisi un Français de souche, aux racines paysannes et chrétiennes, sportif et solide à tous points de vue, y compris intellectuel, qui n’est ni énarque, ni Sciences po, un homme politique expérimenté, ami de Philippe Séguin et de Charles Pasqua, dont les relations avec Balladur, Chirac, Raffarin et Sarkozy ont été médiocres, qui veut une France forte et indépendante.

Mais la primaire se joue à deux tours. Fillon se trouve devoir affronter au second tour un pur produit de la technocratie ploutocrate qui mène la France à l’abattoir depuis quarante ans : Alain Juppé, chouchou des médias et de la gauche. C’est un fils de propriétaires terriens de Mont-de-Marsan, repris de Justice, même s’il se dit « droit dans ses bottes » et victime de conspirations pour l’abattre. En 1968 il a manifesté avec la gauche contre Pompidou et de Gaulle, puis voté pour Alain Krivine, le trotskiste membre de l’organisation Communiste Internationale en 1969. Il a une bonne expérience du gouvernement, mais moins variée que celle de Fillon. Il a adopté la politique canadienne des « accommodements raisonnables » avec l’islam, une religion qu’il admire, même dans sa version guerrière et islamiste. « L’islamisme est compatible avec la République » a-t-il déclaré un jour.

Avez-vous bien écouté l’exposé de Tarek Obrou, l’imam de Bordeaux et grand ami de Juppé, qui lui a obtenu la légion d’honneur en 2013, exposant qu’un califat islamique serait une bonne chose en France et que seul l’islam salafiste et djihadiste des wahhabites saoudiens doit être enseigné ?
Et le porte-parole de Juppé, Benoit Apparu, homo notoire et probable ministre de Juppé si celui-ci était élu, dire qu’il faut plus de mosquées et un financement public des mosquées ? Sinon réécoutez cette vidéo en la mettant en plein écran !

Qu’est-ce qu’un « accommodement raisonnable » ? (*) C’est ce que font Stéphane Gatignon, maire de Sevran, ex-communiste, passé écolo depuis 2015, et son adjoint Gilles Boitte, ex-communiste passé Front de Gauche. Ils louent « gratuitement » des salles de la mairie pour des cours de Coran, louent pour 300 euros par mois un vaste terrain juste en face pour une école privée musulmane salafiste où les fillettes sont, cela va de soi, voilées. Il faut bien que les futures femmes du pays islamisé que veulent la gauche et Juppé apprennent à rester à leur place : à la chambre et à la cuisine. Si elles n’étaient pas scolarisées dans une école salafiste, explique le maire, « leurs parents refuseraient de les scolariser », ce qui est pourtant encore obligatoire dans la République française, de moins en moins républicaine depuis 1981. Salles de cours et école ont été offerts aux musulmans de la commune dix jours avant le premier tour de l’élection municipale qui a permis à Séphane Gatignon de devenir maire.
Comment appelle-t-on cela déjà ? Clientélisme religieux ?

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Juppé essaie de modifier son image de psychorigide depuis le début de la campagne en flattant la jeunesse des cités (« J’aime Péju », « j’emmerde ceux qui se font chier avec moi », c’est-à-dire les gens de droite, etc.), la gauche et le Centre de Bayrou se sont ralliés à lui.

* (voir en replay l’excellent documentaire de Bernard de la Villardière « Dossier Tabou » diffusé sur M6 début octobre)

L’Imprécateur

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On évoquait beaucoup un vote « de gauche » aux primaires, en faveur de Juppé.
Il a eu lieu : le vote écolo-socialiste a été évalué à 15 % des votants (environ 600 000 personnes).
Ce vote de gauche a-t-il favorisé Juppé, comme on l’annonçait un peu trop bruyamment avant le scrutin ?
Je crois que non, car…

La motivation première de ces votants de gauche était d’éliminer Sarkozy

Or, les sondages donnaient Sarkozy 2ème et Fillon 3ème

Il était donc bien plus efficace, pour ces « calculateurs de gauche », de propulser Fillon de la 3ème à la 2ème place, afin d’éliminer Sarkozy, plutôt que voter Juppé que tous les instituts donnaient largement vainqueur du scrutin.

D’où, peut-être, une explication partielle à ce vote massif pour Fillon, que personne ne semble comprendre…

Si c’est le cas, leur coup a réussi : Sarkozy est tombé.

Mais ça signifie également qu’une bonne partie de ces voix « artificielles » qui se sont portées sur Fillon pour éliminer Sarkozy pourraient bien lui manquer la semaine prochaine… ET SE REPORTER SUR JUPPE (qui reste LE candidat de droite préféré de la gauche) !
Ainsi, l’avance de Fillon pourrait bien n’être qu’un leurre…

D’où cet appel à la mobilisation générale de tous les patriotes – même ceux qui n’ont pas voté au 1er tour – pour ériger dimanche prochain 27 novembre un barrage massif contre Alain Juppé en portant massivement leurs voix sur François Fillon !

MLS