« PRÉSIDENTIELLES 2017 » – DERNIER TRAIN POUR SAUVER LE PAYS PAR LA VOIE DÉMOCRATIQUE
(Robert Langlois)

Chers Amis, on va être très clair.

L’ethno-mathématique fait que dans 5 ans il ne sera définitivement plus possible pour un parti politique de gagner les élections présidentielles en France sans composer avec la communauté musulmane et en réalité avec l’Islam conquérant ; c’est à dire sans faire entrer la charia dans notre pays.

On voit depuis longtemps comment à l’échelle locale les partis politiques de pouvoir jouent le vote communautaire et comment le communautarisme musulman arrive à s’imposer aux élections communales, départementales ou régionales. Partout à l’échelon local, le fait communautaire est représenté et impose sa volonté. Soit au grand jour par des élus issus de l’immigration, soit plus généralement de manière occulte, par des compromissions d’élus de souche qui se soumettent.

Même au gouvernement, le communautarisme musulman a voie au chapitre et impose déjà ses volontés. Des ministres ont promu des lois qui soit détruisent la communauté nationale et la fragilisent (Taubira – El Khomri), soit ouvrent la porte à l’islamisation dès l’enfance (Vallaud-Belkacem). Le fait n’est pas récent, il était déjà à l’œuvre de manière plus occulte depuis des décennies. Simplement cette fois ci, il est devenu plus puissant et donc peut s’assumer avec arrogance au grand jour.

Depuis longtemps déjà, dans certaines zones de plus en plus nombreuses et de plus en plus vastes, les candidats ont bien compris que pour les populations issues de l’immigration, le sentiment ethnique ou communautaire prime sur toute autre considération. Peu importe que le candidat soit de Gauche, de Droite, du Centre ou d’ailleurs, ce qui compte ce sont les engagements et les compromissions qu’il acceptera vis-à-vis de la communauté d’origine ou plus généralement de l’islam. Ainsi, rares sont les élus locaux qui n’ont pas eu à composer plus ou moins honteusement avec l’islam.

D’ailleurs, le front républicain qui ostracise le Front National en est la traduction la plus probante. Il n’y a pas un élu qui prenne le risque de ne pas faire barrage au FN pour complaire à son électorat musulman ou à son électorat déjà soumis. Aucun ne peut se soustraire au dictat de l’électorat musulman et de l’électorat soumis : « Si tu veux nos voix tu dois faire barrage au FN. »

Eh bien, ce qui est déjà possible à l’échelon local va le devenir de manière imparable à l’échelon national. Les tâches de la peau de léopard sont en train de se rejoindre. Bientôt, le pays sera définitivement uniforme au plan de l’ethnologie électorale et le fait ethno-islamique pèsera de manière incontournable sur les élections nationales : présidentielle et législatives.

Plus un seul candidat à la Présidentielle ne pourra s’en défaire, tous seront obligés de composer avec le communautarisme musulman et d’en accepter de manière de plus en plus prégnante la loi qui n’est autre que la charia. Nos compatriotes de souche déjà soumis feront le complément pour assurer la victoire. Compte tenu de la démographie galopante de la communauté musulmane de France, et de la rétractation de la population de souche, le poids du vote communautaire et du vote soumis sera tel qu’il sera définitivement impossible de s’y soustraire. C’est ainsi et ne pas vouloir le voir est suicidaire.

Après 2017 il n’y aura plus de solution démocratique.

D’ailleurs certains le voient et ont déjà commencé à fuir le pays. Entre 2,5 et 3 millions de nos compatriotes sont partis vivre à l’étranger. Face à la catastrophe de l’immigration arabe, les juifs quittent une « France finie ». 5.000 ont quitté le pays en 2016.

Aujourd’hui cette considération doit primer sur toute autre au moment de voter. La dernière occasion de faire barrage à l’islam par la voie démocratique c’est maintenant. C’est la raison pour laquelle il faut impérativement voter pour le Front National. Après 2017, un autre président de la république, quel qu’il soit devra tout concéder à son électorat communautaire ; rendant les choses irréversibles.

Alors, on n’échappera plus : soit à la soumission, soit à la confrontation. Car si nous ne nous soumettons pas, ils nous sauteront à la gorge, que nous le voulions ou non.

La question ne sera plus de savoir ni pourquoi ni comment, mais tout simplement quand. Et ça sera dès qu’ils sentiront qu’ils en auront la puissance ; c’est à dire très vite.

Alors, sautons dans le dernier train électoral tant qu’il est encore temps.

Robert Langlois


 


 

GUERRE DE TRANCHÉES AU FN
(Gabrielle Cluzel)

Cet article signé Gabrielle Cluzel a été publié
sur le site
Boulevard Voltaire le 8 décembre 2016

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« Marion Maréchal-Le Pen est seule et isolée sur la question de l’IVG » a déclaré mardi Florian Philippot à l’antenne de BFM TV. La guerre de tranchées − niée en public, omniprésente en privé − que se livrent les deux factions du FN vient de franchir un degré supplémentaire. Il n’y avait eu, jusqu’à présent, aucune attaque directe entre les deux têtes d’affiche ; c’est désormais chose faite.

La popularité dont jouit la jeune femme, sa place symbolique dans le parti, ainsi que l’extrême sensibilité du sujet ne pouvaient manquer de déclencher de profonds remous. « À l’image de @HdeLepinau, plusieurs secrétaires départementaux et élus apportent leur soutien à MMLP » tweete mercredi matin, le journaliste de l’AFP Guillaume Daudin, évoquant les selfies avec Marion Maréchal fleurissant, en signe de solidarité, sur les réseaux sociaux.

À peu près dans le même temps, Le Salon Beige relaie cette anecdote lue dans Minute : le secrétaire départemental de l’Aveyron, Jean-Guillaume Remise, ayant expliqué en haut-lieu à quel point le soutien de Philippot aux récentes affiches LGBT avait agacé les militants aurait été gratifié, dans son dos, de la part de l’intéressé, d’un « Celui-là, il faut qu’il dégage ! ».

Est-ce le sort qui attend, aussi, les ci-dessus cités ?

La vérité est que le couvercle de la cocotte-Minute est en train de trembler. Jusqu’à peut-être sauter… Florian Philippot, arrivé en 2011 au Front National, fait l’objet de la part d’un militant de ce commentaire imagé : « Il a fait, en somme, ce que l’on reproche aux immigrés. Au début, il était seul, il s’est intégré, fondu dans la masse. Et puis il a fait venir ses “amis” et il a imposé sa loi. C’est à nous, FN Historique, de nous assimiler. Nous sommes devenus dhimmis ! »

Il est vrai que les escarmouches se multiplient en nombre et en intensité. 

Qu’elles soient dissensions d’ordre personnel, sociétal, philosophique, elles creusent le fossé, comme si, consciemment ou non, on avait décidé d’en finir avec la vieille garde conservatrice, comme si l’on voulait faire lâcher prise aux plus accommodants par un ultime non possumus : il y a cette saillie de Gaëtan Dussausaye, qui, sur TV Libertés, cite Marx comme maître à penser. Il y a le plaidoyer de Sophie Montel pour l’IVG au banquet du 1er mai. Il y a, sur Twitter, ce message de soutien des militants FN de Sciences Po à la marche des fiertés LGBT. Il y a l’Internationale, que les mêmes, un autre soir, se mettent à chanter. Il y a cette insulte faite aux Pieds-Noirs (toujours sur Twitter) par Alexandre Benoît. Il y a ces sarcasmes après le résultat de Poisson, discrètement soutenu par l’aile conservatrice du FN (Éric Domard : « Échec cinglant du courant conservateur, confessionnel, obnubilé par les sujets sociaux »). Il y a, enfin, ces hommages à Castro (Julien Odoul : « Hommage au père de la Révolution cubaine qui aura marqué son époque. L’histoire du monde perd l’une de ses figures. »)

Les ripostes fusent de l’autre côté, parfois agressives lorsqu’elles viennent de simples sympathisants, toujours mesurées lorsqu’elles émanent de l’appareil : Florian Philippot y est craint. Et au milieu de ces tirs d’artillerie, on ne sait plus très bien la ligne officielle du FN, tant le buzz, aujourd’hui, fait loi.

Quid de la suite ? L’attelage de la carpe et du lapin tiendra-t-il encore, à-hue-et-à-dia, jusqu’aux élections, pour un dénominateur commun « immigration et souveraineté » ? Pour cela, Marine Le Pen ne pourra pas faire l’économie d’un poing sur la table. Si elle est encore la patronne…

Gabrielle Cluzel
(Boulevard Voltaire)

 

LETTRE À MME LA PRÉSIDENTE DU FRONT NATIONAL (par Jean-Marie Le Pen)

JMLP

Madame la Présidente,

Me plaçant exclusivement sur le terrain politique, mais n’ayant plus de contacts, ni avec vous, ni avec les dirigeants du Front National, je vous adresse cette lettre ouverte pour vous faire connaître mon point de vue.

Exclu comme adhérent, je demeure, nonobstant votre dernier recours en cassation contre les procès que vous avez perdus, en particulier celui du « Congrès postal », Président d’honneur du Front National que j’ai fondé il y a quarante-quatre ans, et que j’ai dirigé jusqu’en 2011 avec le soutien et la participation de dizaines de milliers de militants dont les efforts et les sacrifices ont permis la pérennité d’une formation aujourd’hui au premier rang de la politique française.

C’est sous de fallacieux prétextes (interviews à RMC et Rivarol) que j’ai été exclu du Front National ainsi que de votre groupe parlementaire au Parlement Européen où je siège pourtant depuis trente-deux ans. Le complot, puisqu’il s’agissait d’une manœuvre secrète, conçu depuis le congrès de Lyon, à l’initiative, ou, en tout cas, avec le soutien des ambitieux du Carré.

Personne ne peut nier que cet épisode extraordinaire a causé dans le mouvement un malaise profond.

Certains militants sont partis, d’autres ont été épurés, qui avaient fait connaître leur désapprobation publiquement. Le moral de l’appareil en demeure profondément affecté.

Or, si l’on considère que seul le Front National peut, en provoquant un sursaut salvateur aux élections présidentielle et législatives de 2017, arracher notre pays au désastre qui s’annonce, il est indispensable qu’il soit réuni.

La rupture, que certains proclamaient comme totale et définitive, n’a pas atteint son objectif, si celui-ci était la « dédiabolisation ».

Jean-Marie, écarté ! Voici Marine en première ligne : votre retrait stratégique de l’espace médiatique risque d’être irréversible, je le note en passant.

Plus que de ma personne – encore que ! – l’exclusion s’est voulue celle de la ligne politique que j’avais incarnée naguère : une ligne droite, non d’extrême droite, mais d’extrême droiture, fidèle à ses principes et à ses objectifs nationaux. Chargé des péchés de ladite extrême droite, j’ai été, comme dans l’Ancien Testament, chassé dans le désert. Morte la bête, effacés les péchés !

Ce fût une mauvaise action, et, plus grave, une mauvaise affaire.

Une mauvaise action, parce qu’injuste et blessante, elle sous-entendait une accusation d’antisémitisme politiquement invalidante, jusqu’alors lancée par les ennemis du FN, mais désormais consolidée puisque reprise depuis nos propres rangs. Victime de cette infamie diffamatoire, en dépit des blessures intimes, et plaçant la France et les Français d’abord, je dirai à l’instar du Roi Henri IV : « La violente amour que je leur porte m’a rendu plus facile le pardon ».

Mauvaise action, ce fût aussi une mauvaise affaire… En effet, le sursaut de la France ne peut être espéré que de la victoire préalable du candidat national, et celle-ci exige une unité sans faille du Front National, fer de lance de la nécessaire majorité patriotique. Or, à l’image du vase brisé de Sully Prudhomme, la fêlure peut devenir brisure.

J’avais espéré que « le séminaire » marquerait une évolution vers l’unité. Las ! La montagne accouchait d’une souris, et quelques rats s’essayaient au grignotage : l’un voulait supprimer le nom Front National, l’autre le défilé du 1er mai…

La force d’un mouvement politique se mesure lors des élections. Les dernières régionales ont placé le Front en tête des formations françaises, avec six millions huit cent mille voix. Mais cette force est surtout constituée par le nombre, la qualité et l’organisation des militants.

C’est sur eux qu’il faut prendre appui dans les circonstances décisives. La démocratie comporte des faiblesses, mais aussi des avantages réels. Il n’y a au FN que deux échelons démocratiques parce qu’élus par le Congrès :

  • La présidence, chef de l’exécutif.
  • Le Comité Central, composé de 120 membres, dont 100 élus, et 20 nommés par la présidence, véritable parlement du FN. Il doit être statutairement réuni une fois par an ; il ne l’a pas été en 2015 ! J’en demande aujourd’hui expressément la réunion avant les vacances de l’été 2016, avec à l’ordre du jour la question de mon exclusion, l’unité d’action, la stratégie électorale en 2017.

Gagner la bataille de 2017 est un impératif catégorique. La victoire sera une gageure, un de ces miracles qui ont permis au long de l’Histoire la pérennité de la France.

Il faut refermer au plus tôt la faille ouverte, qui, déjà, suscite les ambitions chez de potentiels candidats qui, par leur seule présence, menaceraient vos chances de figurer au second tour.

J’ai le sentiment d’avoir au long de cette année tout fait pour aider à l’unité. Cette lettre est un dernier effort avant qu’il ne soit définitivement trop tard. Par exemple, l’un des nombreux organismes que j’ai fondés, « Cotelec », a aidé par ses prêts les candidats aux élections régionales. J’avais appelé au succès de tous ces candidats, même ceux qui s’étaient compromis dans mon exclusion, montrant ainsi clairement que je mettais l’intérêt de la France et du Front National au-dessus de ma propre et légitime sensibilité.

Des demandes pressantes me conduisent à organiser, si possible à l’intérieur, ou en parallèle avec le Front National, un rassemblement des volontés patriotiques fidèles à la ligne politique d’un changement décisif.

Si notre démarche n’aboutit pas, conscients des terribles dangers qui menacent notre patrie, nous ne baisserons pas les bras, et agirons alors et à regret en dehors du Front National.

Nous espérons de tout cœur que le bon sens, celui du bien commun, l’emportera, et que votre candidature, renforcée par les forces patriotiques en leur totalité, arrachera la victoire.

Jean-Marie LE PEN
Président d’honneur du Front National