CES PETITS MARQUIS QUI COÛTENT CHER À LA FRANCE…

« Je serai le juge et je serai le jury. J’instruirai seul et je vous condamnerai à mort » (Lewis Caroll).


Richard Ferrand ne le sait pas encore, mais il est condamné et ce sera le Premier ministre qui prononcera la sentence. Certes, pour le moment, il le défend, il l’a encore fait avec Pujadas au 20 heures du mardi 30 mai, mais il va bientôt comprendre que s’il ne se débarrasse pas de Ferrand, il perdra des dizaines d’élus potentiels aux législatives.

Le système Ferrand a titré Le Monde, pourtant peu suspect d’être frontiste. Le système des élus pour s’enrichir facilement.

« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » disait La Fontaine.

Et c’est précisément de cette peste de la corruption qui touche nos élus que les Français espéraient se débarrasser en votant Macron après que Fillon les ait déçus.

Rien à faire, ce n’est pas avec ce gouvernement que Transparency International réévaluera la place de la France, 23ème pays dont la classe dirigeante est la plus corrompue. « 23ème, c’est bien, ça veut dire qu’il y a pire » m’a répondu un socialiste ! − La Sierra Leone, la Gambie ?

On ne peut pas avoir passé toute la campagne présidentielle à convaincre les plus naïfs des Français que l’on allait renouveler le personnel politique en ne prenant que des jeunes moralement exemplaires… pour n’embaucher finalement que quelques requins du régime corrompu précédent en y adjoignant quelques jeunes technocrates tout aussi corrompus pour la majorité d’entre eux.

Les Français s’en rendent compte. « Finalement, ils sont comme les autres » disent-ils, ce qui faisait dire au sondeur Jérôme Fourquet sur C dans l’air qu’il y aura « 40% d’abstention aux Législatives ». Quelle légitimité pour une majorité au Parlement, même élue par 60% des votants, soit 36% des inscrits ?

Sans compter que d’autres affaires encore dans l’ombre vont être mises à jour très vite, comme l’exploitation d’une attachée parlementaire par Marielle de Sarnez (enquête préliminaire du parquet de Paris pour « abus de confiance »), N°2 de Bayrou, vice ministre de l’Europe dans le gouvernement Macron, soupçonnée d’avoir créé un emploi fictif au Parlement européen.

Et que dit Bayrou, ministre de la Justice, lui-même inculpé pour avoir tenu des propos calomnieux (qui, au moins, ne coûtent rien aux Français) ? Rien, il ne dit rien, il prépare, paraît-il, une loi sur la moralisation de la vie politique. Il faut donc la moraliser ? Quel aveu ! Et comment les Français vont-ils croire à cette nouvelle palinodie avec ce gouvernement dont plusieurs ministres croulent déjà sous des soupçons de délits divers ? Il y aurait bien un moyen de retrouver un peu de crédibilité : que le président lui-même explique, documents comptables en main, où sont passés les millions qu’il a gagnés chez Rothschild et ceux qui lui ont été remis à Londres par un ex-directeur de Goldman Sachs. « Quand on veut monter au cocotier, mieux vaut avoir le derrière propre », dit le proverbe tropical.

Depuis le 30 août 2016, nous assistions à un blitzkrieg médiatique pour faire élire Emmanuel Macron. Par définition, un blitzkrieg ne dure jamais longtemps. Nous vivons la fin de celui-ci. En cause le comportement de Macron. Il montre trop ostensiblement son mépris des journalistes : ne l’accompagnent dans ses déplacements et ne reçoivent les premiers les communiqués de l’Élysée que ceux qui disent du bien de lui. Les journalistes qui ont encensé le nouveau Président, qui lui ont consacré d’innombrables “unes”, qui se sont montrés d’une exemplaire servilité dans leurs entretiens avec lui et ses soutiens, qui ont marché joyeusement dans la construction de la légende dorée du couple Macron-Trogneux à grand renfort de photos, de retours en arrière, d’images d’Épinal ou plutôt d’Amiens, eh bien… ces journalistes se retrouvent foulés aux pieds.

Le Président a décidé qu’il choisirait au-coup-par-coup ceux qui l’accompagneront dans ses différents déplacements et activités. Il choisira, non seulement le média, mais les personnes. Certains sont sanctionnés par leurs directions aux mains d’amis et soutiens de Macron pour avoir enfreint l’une ou l’autre des règles tacites à gauche de la bienpensance, comme Pujadas prochainement écarté du Journal de la 2 par Delphine Ernote parce qu’il a laissé passer un reportage sur les femmes exclues des rues et cafés de Sevran ce qui porte atteinte à la légende du multiculturalisme bienfaiteur.

Beaucoup de journalistes font allégeance, commentant favorablement les sondages commandés par EM annonçant une majorité absolue pour les candidats En marche ! aux Législatives.

Mais certains, comme ceux du Canard Enchainé ou du Parisien, se rebellent et commencent à laisser passer des infos nuisibles à En Marche !

Comme cette conclusion suspensive de conclusion de bail conclu entre la SCI de Mme Ferrand et les Mutuelles de Bretagne, rajoutée à la main et signée de l’acquéreur Richard Ferrand.

Alors le Chef des Armées Macron commence à être critiqué quand il déclare : « L’opération Barkhane ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région […] Vous êtes nos sentinelles, notre rempart contre les débordements du terrorisme et du fanatisme. »

C’est beau. C’est martial. Mais il devrait  surtout expliquer pourquoi il y a encore 1.700 soldats français au Mali, assistés par 1.000 allemands et la Force Internationale africaine qui, selon les déclarations de Hollande en 2012, ne devaient rester que quelques mois, le temps d’installer son ami Ibrahim Boucacar Keita au pouvoir après avoir chassé les narco-djihadistes du nord ? Cela ne les a pas empêché de réinvestir le nord du Mali dès que l’effet de surprise fut passé et n’empêche pas les attentats terroristes de se poursuivre en Europe et ailleurs. Ça n’empêche pas non plus les esclavagistes musulmans de faire passer leur cheptel humain de Libye en Italie comme le signale l’organisme international principalement européen Navfor Med chargé de leur fournir les canots pneumatiques et de les récupérer à quelques kilomètres des côtes libyennes (15 miles en moyenne). Il constate que les réfugiés sont de plus en plus minoritaires et les colons-migrants économiques de plus en plus nombreux.

La Voix de l’Amérique a publié une galerie de photos montrant les résultats de la cruauté des passeurs envers les migrants africains qui tentent de gagner l’Europe : brûlures, galeabus corporels et sexuels, etc. « Outre la privation de liberté, les passeurs leur font aussi subir les pires supplices et de nombreux migrants sont brûlés par les trafiquants dans le Sahara, de la Libye jusqu’au Tchad en passant par le Soudan et l’Égypte ».

Or ces passeurs, qui détournent une partie des migrants (surtout des jeunes femmes) pour les envoyer comme esclaves dans les pays arabes, qui sont-ils ? − Des Nantais, des Belges, des Américains, les seuls esclavagistes dénoncés par la gauche et Christiane Taubira qui a fait une loi pour figer cette légende ? La police italienne en a arrêté 880 en 2014 et 2015 : 279 égyptiens, 182 tunisiens, 77 sénégalais, 74 gambiens, 41 syriens, 39 érythréens, 29 marocains, 24 nigérians et 22 libyens. Tous musulmans sans une seule exception
(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_migratoire_en_Europe).

Mais il ne s’agit que des passeurs, des exécutants. Les commanditaires ont été dénoncés par deux journalistes, Chesnot et Malbrunot, il s’agirait d’une dizaine de milliardaires du Qatar et de deux Saoudiens qui financent l’État Islamique avec ce trafic d’esclaves. Qatar et Arabie Saoudite, nos très chers alliés, chéris de Hollande et de Macron.

Ne comptez pas plus sur le ministre de l’Intérieur Gérard Colomb que vous ne pouvez compter sur le Président pour lutter contre le terrorisme et la colonisation musulmane de la France. Il suffit de lire leurs déclarations à Alger et Lyon pour comprendre qu’ils sont favorables à l’islamisation de la France et à la disparition de la laïcité.

L’Imprécateur


 

 

 

AVEC UBU, LA « PHYNANCE » EST AU POUVOIR
(L’Imprécateur)

Quelques jours de réflexion sur la composition du nouveau gouvernement amènent à se poser la question : où voit-on qu’il y ait un renouvellement du personnel politique ? La seule nouveauté est que les quadras y sont majoritaires… tout comme sont majoritaires les spécialistes du prélèvement de la « phynance » aux dépens des contribuables.

On y trouve quelques vieux requins de la politique un tantinet faisandés, comme François Bayrou, Bruno Le Maire, Annick Girardin ou Édouard Philippe, sans doute embauchés par Macron pour les remercier d’avoir pris la décision de se positionner définitivement à gauche tout en se déclarant en public de droite.

Quoique !

Utiliser l’adverbe « définitivement » est sans doute exagéré. Ces gens-là, dépourvus d’honneur et de valeurs, pratiquent depuis tant d’années le nomadisme idéologique que revenir à droite (si la majorité basculait enfin à droite, comme annoncé depuis si longtemps), ne les gênerait pas une seule seconde. D’ailleurs eux-mêmes se justifient en disant qu’ils ne sont « ni de droite, ni de gauche », autrement dit qu’ils n’ont aucune des valeurs que défendent partout dans le monde conservateurs ou progressistes, démocrates ou républicains, etc.

S’agit-il d’un gouvernement exemplaire ? Oh que non ! Le président est soupçonné d’avoir gravement minimisé sa déclaration de patrimoine en dissimulant dans un paradis fiscal un ou deux des millions qu’il a gagnés chez Rothschild, mais la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique et le Parquet National Financier a refusé de se saisir du dossier quand il en était encore temps. Alors qu’ils s’étaient précipités sur celui de François Fillon. Il est maintenant trop tard, le néo-président étant protégé par son immunité présidentielle. Et de toute façon, faute d’enquête de la part de ceux qui ont le moyen de les mener, il n’y a pas actuellement de preuves solides.

MACRON

« La communauté LGBT trouvera toujours en moi un défenseur ». C’est avec ce genre d’image publiée par le magazine LGBT que Macron a séduit des électeurs dans tous les secteurs de la société, ce qui ne signifie pas qu’il soit lui-même homo, même si Closer a des doutes. Et pas que Closer

La photo est un  montage, ne rêvez pas Mesdames : Macron n’est pas aussi musclé.

FERRAND

Même problème avec le ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand. Aucune juridiction ne veut enquêter sur l’embauche de son fils sous le prétexte qu’il serait « impossible de trouver en centre Bretagne des jeunes gens parlant et écrivant le français correctement et sachant se servir d’Internet ». On croit entendre les mêmes propos racistes de Macron traitant les ouvrières bretonnes de l’usine GAD « d’illettrées ». Pas d’enquête non plus  sur les bénéfices gagnés par sa femme dans une opération immobilière organisée par la mutuelle d’assurances qu’il présidait. Si M. Ferrand se goinfre d’argent facile, à la différence de M. Fillon, il le fait de manière plus sophistiquée. Cependant, à la vue du montage professionnel-privé-financier que ce socialiste bon teint a construit, les poursuites pourraient venir de la presse (mais ne rêvons pas) et des réseaux sociaux (nous, on ne le lâchera pas !).

FRANÇOISE NYSSEN : LES ANTHROPOSOPHES AU GOUVERNEMENT !

Et puis, il y a Françoise Nyssen, ministre de la Culture et membre de la secte anthroposophique dont les théories raciales, développées par l’un de ses fondateurs, Rudolf Steiner, sont assez croustillantes.

Qu’on en juge :

« Les doctrines raciales de Rudolf Steiner sont structurellement inhérentes à sa vision du monde qui comprend une évolution hiérarchisée de l’humanité. Dans sa conception de l’évolution humaine, les différents groupes raciaux représentent des stades différents de l’évolution de la conscience et des aptitudes humaines.
À chaque époque, il y des groupes ou des sous-groupes qui ne parviennent pas à suivre l’évolution prévue par les entités spirituelles divines, et qui de ce fait restent à la traîne, comme un résidu. Les êtres qui évoluent normalement forment une nouvelle race, tandis que les retardataires continuent à s’incarner dans des groupes raciaux qui n’ont pas progressé, qui sont restés stationnaires ou même qui ont dégénéré. Ainsi, les Amérindiens, ou encore les Chinois ou les Noirs, seraient des vestiges d’anciens stades d’évolution, des formes raciales dépassées, au sein desquelles s’incarnent des âmes en retard sur l’évolution normale.
Les groupes raciaux les plus dégénérés ont complètement disparu.
Au fur et à mesure que l’évolution progresse les autres groupes raciaux seraient aussi destinés à s’éteindre, après être devenus de vieux reliquats d’époques antérieures.
Pour Steiner, les peuples non Blancs ou non « aryens », du monde moderne sont des descendants dégénérés des populations atlantéennes et 
lémuriennes qui ne sont pas parvenus à progresser vers la race blanche, laquelle serait la plus apte à progresser spirituellement. D’après Steiner les âmes s’incarneraient dans les différentes races selon leurs mérites.
À notre époque, une telle conception de l’évolution est considérée comme étant raciste. »
 (source Wikipedia).

Cliquez ICI pour en savoir plus sur Françoise Nyssen et les anthroposophes.

Cela dit, cela correspond assez bien à la vision macronienne du monde : il y a les progressistes (lui, ses amis et ses soutiens), et les générés qui ne croient pas aux bienfaits de la mondialisation financière, du métissage généralisé, du multiculturalisme et de l’Europe.

BAYROU

François Bayrou, ministre de la Justice, fait l’objet d’une convocation au tribunal pour propos diffamatoires. Pas très grave il est vrai, mais pour un ministre de la Justice c’est tout de même plutôt cocasse. Si on ne voit pas bien pourquoi François Fillon, victime d’un complot politico-mediatico-judiciaire, aurait du se retirer sur de simples rumeurs propagées par un journal gauchiste, on voit très bien pourquoi le ministre de la justice devrait quitter son poste alors qu’il est lui-même mis en examen. Cela dit, il ne risque rien, il est le patron du procureur qui instruit son dossier et sur lequel il a pouvoir de nomination. Comme le pauvre bougre tient probablement à son poste…

LE DRIAN

Jean-Yves Le Drian, ex-ministre des Armées est maintenant ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères. Mais ce vieux septuagénaire socialiste est un cumulard, toujours président du Conseil général de Bretagne.

GOULARD

Sylvie Goulard , la ministresse des Armées déclare « je ne me sens pas française ». Si cela peut la rassurer, nous pensons, nous aussi, qu’elle n’est pas française de cœur, seulement française de papier. Députée socialiste au Parlement européen, elle y a brillé par son manque de productivité, classée 748ème sur 748 députés, Mélenchon étant 449ème et Marine Le Pen 293ème (productivité moyenne, selon l’organisme d’évaluation de l’activité des députés européens).

http://www.mepranking.eu/state.php?st=FR#meps
.

Pas française et paresseuse !

Qui dit mieux pour le ministre des Armées la République en marche ?

Cela dit elle a démissionné du Parlement européen le 17 mai, ou elle n’était présente qu’aux séances qui donnent droit à une “indemnité de présence” (sic) soit 306 euros par séance, en plus de 12.826 euros bruts de salaire mensuel.

147 séances où elle était présente x 306 € = 44.982 € de prime pour somnoler dans un fauteuil à Strasbourg.

Encore une spécialiste de l’argent facile provenant des contribuables, comme la plupart des macroniens.

ÉDOUARD PHILIPPE

Le premier ministre Édouard Philippe a travaillé un temps pour Areva où, selon L’Observatoire du Nucléaire, « son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome ». Anti-écolo forcené ? − Il l’est. « C’est de cette période que date sa réputation d’anti-écologiste, confirmée par son opposition à la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte puis à la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, ainsi qu’à son soutien au projet d’Aéroport Notre-Dame-des-Landes ou à l’utilisation d’une centrale à charbon au Havre. Édouard Philippe n’a jamais cherché à nier cette prise de position, affirmant par exemple « entre l’emploi et l’environnement, je choisirai toujours l’emploi ».

HULOT & BORNE

Il en devient presque sympathique, mais Macron lui colle dans les jambes.

En qualité de ministre d’État de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot-L’écolo ne se déplace qu’en hélicoptère.

Il ne sera là, semble-t-il, que pour faire de la figuration dans les manifestations internationales. Macron, dans sa grande sagesse, lui a mis une adjointe pour faire le travail, Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État chargée de la transition écologique et solidaire.

Deux ministres pour le même poste, la France est riche !

Cela dit, la compétence est incontestablement du côté d’Élisabeth Borne.

ÉDOUARD PHILIPPE (bis)

Édouard Philippe était socialiste rocardien depuis Sciences Po, c’est donc fort de ses convictions de gauche qu’il a rejoint la droite et le gaulliste Antoine Ruffenacht maire du Havre, puis Alain Juppé.

Élu député en 2012, il « compte parmi les députés les moins actifs de l’Assemblée » (https://fr.wikipedia.org/wiki/%c3%89douard_philippe).

Il pourra donc buller avec Sylvie Goulard, étant lui aussi un profiteur de salaires sans contrepartie de travail.

C’est sans doute la raison pour laquelle « Après s’être opposé aux lois sur la transparence de la vie publique adoptées en réaction à laffaire Cahuzac, il se retrouve, en 2014, « parmi les 23 députés ou sénateurs (sur 1 048) dont la déclaration de patrimoine est assortie d’une “appréciation” de la HATVP », une mention réservée aux “manquements d’une certaine gravité” ». Monsieur Philippe ignore juste la valeur de ses biens immobiliers « Aucune idée », dit-il, ce qui lui épargne la peine de la déclarer sans doute !

EMMANUEL MACRON

Le président, lui, n’a pas de bien immobilier du tout. Tout (notamment la grande villa bourgeoise du Touquet) est au nom de Brigitte Trogneux, ex-petite prof de théâtre, ce qui n’intrigue pas non plus la HATVP ni le Parquet Financier décidément bien respectueux de la présomption d’innocence quand il s’agit d’élus de gauche.

C’est donc toujours la même bande de vieilles fripouilles et d’exploiteurs du peuple qui est au pouvoir, avec pour seul argument qu’ils sont parfois plus jeunes et pour certains, mais pas tous, un peu plus compétents que d’habitude.

L’Imprécateur

 

AVEC LES ÉNARQUES, LA FRANCE VA DROIT À LA FAILLITE (L’Imprécateur)

Où voit-on qu’il y ait du « renouveau » dans le personnel politique français choisi par Emmanuel Macron pour gouverner le pays ?

Même la moyenne d’âge est identique à celle du gouvernement précédent, les impétrants revendiquant leur non-soumission à des partis politiques de droite ou de gauche puisque c’est à la mode. Mais ils ont en commun d’être, à de rares exceptions près, tous hauts-fonctionnaires-énarques. Bref, une élite constituée de bons élèves brillants quand il s’agit de disserter sur les problèmes, mais qui se sont toujours montrés impuissants à les résoudre depuis que les socialistes les ont promus au pouvoir dans les années 1980.

C’est vraiment un classe sociale très spéciale qui a pris le pouvoir que la Constitution voulait donner au peuple : le président est énarque, le premier ministre est énarque et ils sont de vieux copains, la femme du président est fonctionnaire en retraite, celle du premier ministre est directrice de Sciences Po à Paris, la plupart des ministres sont énarques et quelques uns Sciences Po. Nous sommes entre les mains de toute une mafia dont la caractéristique essentielle est l’incompétence.

Avec elle, la France est passé en 2014 du 5ème au 6ème rang des puissances économiques mondiales, dépassée par l’Angleterre dont notre presse et nos économistes socialistes critiquent sans cesse le modèle économique, mais qui a, en trois ans, augmenté son PIB de 570 milliards de plus que la France et résorbé son chômage.

Au classement des pays développés (Indice de Développent Humain) elle était 9ème en 1970, toujours 9ème en 1990, mais 17ème en 2005 et elle est passée en 2014 à la 22ème place, tous les pays d’Europe du Nord, y compris la Belgique et l’Irlande mais Finlande exceptée, devant elle, mais aussi des pays d’Asie (Corée, Japon, Singapour, etc.), Israël, la Suisse, l’Australie (2ème) et la Nouvelle-Zélande (9ème) et les pays d’Amérique du Nord. Pas de quoi être fiers de notre fameux “modèle social” qui est avant tout un exceptionnel modèle d’échec social avec un système de santé qui se délabre, et un chômage en hausse croissante malgré de rares embellies montées en épingle.

La France accorde une importance excessive aux diplômes alors que nos grandes écoles d’administration, comme l’ENA et Sciences Po, produisent des jeunes cadres supérieurs dont elles ont diminué le niveau de culture en l’encadrant du politiquement correct et surtout détruit à peu près totalement leur capacité à imaginer des solutions. Déjà, en 1963, un rapport le signalait au ministre de la Défense Pierre Messmer. Capables d’écrire un discours très beau mais qui n’est qu’un enfilage de perles et de lieux communs comme ceux que nous a lus Macron, incapables d’y glisser une idée nouvelle. Capables d’analyser les problèmes, ils sont incapables de les résoudre. La réponse la plus classique d’un énarque au pouvoir qui butte sur une question : commander un rapport, créer un observatoire, mandater une commission Théodule. Modèle : la Commission Attali, exemplaire club de bras cassés. Efficacité ? Zéro.

L’ancien député des Yvelines Jean Michel Fourgous, ingénieur ayant développé une prospère entreprise de logiciels et travaillé pour le CNRS s’est amusé à faire des statistiques sur ce tout petit cercle de hauts fonctionnaires qui, depuis les années 80, préside aux destinées du pays et assure sa pérennité aux principaux postes de décision de la France par un habile jeu de chaises musicales et de cooptation. Plus de la moitié des membres des cabinets des ministères stratégiques sont issus de l’ENA, plus de la moitié de ministres aussi, une bonne partie du reste vient de Sciences Po. Où sont les scientifiques, les ingénieurs, les entrepreneurs ? Il n’y en a pas.

Pire, ils ont aussi investi les grandes entreprises, un autre gâteau qu’ils se partagent. Fourgous en donne un exemple presque caricatural : quand Noël Forgeard, ancien haut fonctionnaire, un X-Mines compétent, est débarqué de la présidence d’EADS (en 2006) parce qu’il y a un énarque à caser, il est remplacé par Louis Gallois (énarque) président de la SNCF, lui-même remplacé par Anne-Marie Idrac (énarque) présidente de la RATP, qui cède sa place à Pierre Mongin (énarque) directeur de cabinet de de Villepin, lui-même remplacé par Bruno Le Maire (énarque), etc. Et naturellement, si l’on ose dire, chaque changement de poste donne lieu à des augmentations de salaire, des primes, des cadeaux en actions. Qui se souvient que l’énarque Jean-Marie Messier a failli couler Vivendi, l’énarque Anne Lauvergeon d’AREVA, que le Crédit Lyonnais et la Société Générale ont failli mourir des énarques ? Le système est bien verrouillé par une classe de prédateurs qui fonctionne à son seul profit dans une société politiquement fermée comme l’étaient l’URSS et les pays d’Europe de l’Est, comme le sont toujours la Corée du nord ou la Chine communiste.

Administrer un pays qu’ils ont bloqué, ils savent faire pour que dure leur suprématie, gérer un pays ouvert dans une économie libérale mondialisée, il ne savent pas et sont même dangereux.

Que fait Macron actuellement ? Il place copains et amis de l’ENA et Sciences Po à tous les postes importants, dans la droite ligne de la méthode Hollande précédemment. Du renouveau? Foutaises. De jeunes énarques remplacent les vieux politiquement morts de leur incompétence à relever la France. Ils appliquent au pied de la lettre le principe du Prince Salina dans Le Guépard, « Il faut tout changer pour que rien ne change ». Et rien ne changera puisque ce sont les mêmes formés à l’incompétence par l’ENA qui virent les vieux pour prendre leurs places, leurs gros et multiples salaires à des postes qu’ils n’occupent le plus souvent pas, et peut-être même leurs maîtresses, le “jeune” président ayant rendu “in” le fait de coucher avec une femme déjà bien âgée.

L’Imprécateur