FIN 2016 : J’AI PEUR PLUS TÔT QUE PRÉVU
(Luc Sommeyre)

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Ce soir, dimanche 18 décembre 2016, un sentiment de malaise profond m’étreint. Vous savez… cette intuition qui vous fait mal au ventre quand vous êtes immobile, la nuit, lors d’une percée en lignes ennemies, juste vision-de-nuitavant d’appuyer sur le bouton qui fera voler en éclats leur Quartier Général. Pas un bruit. Juste le souffle d’un vent léger qui fait chanter les feuilles. Et le noir. Le noir absolu. Rien.

Et pourtant… vous ressentez l’invisible. La peur.

Là-bas, au PC, nos camarades se distraient, s’amusent. Certains même ont fait sauter le bouchon d’une bouteille de Champagne miraculeusement rescapée des temps anciens. La joie semble renaître. Tous attendent l’aurore comme des veilleurs fatigués que seul l’espoir tient en haleine.

Au réveil, un conseil : passez-vous de l’eau glacée sur le visage !

Ici, dans notre Monde Occidental, les Hommes Libres – ou plutôt les Hommes qui aspirent à la Liberté – n’en peuvent plus, épuisés. À bout de souffle, ils s’accrochent à l’espoir, au renversement des Valeurs, à la Victoire écrasante sur le Mal. Malgré eux, ils se reposent sur ces lauriers qu’ils pensent avoir fraîchement cueillis.

Le 8 novembre au Nouveau Monde, Donald Trump vient de remporter une victoire écrasante sur ce pantin désarticulé qui gesticulait sous la main fiévreuse des marionnettistes d’une Réserve Fédérale méphistophélienne. Nous sommes le 18 décembre. Demain, les 538 Grands Électeurs doivent confirmer leurs votes. A priori, il est fort improbable que 37 d’entre eux se dédient, nombre qu’ils devraient atteindre pour invalider l’élection. Certains le feront pourtant, les “Faithless Electors” (« [Grands] Électeurs sans foi ») sous la pression de lobbies bien connus portant le masque de “Make Democracy Matter” et autres officines made in Clinton Foundation. Bien sûr, aux termes de la Constitution américaine, certains auront-ils à payer une amende, qui les fera sourire. La Loi fédérale ne leur interdit pas de se renier. Autant dire que des pressions en TOUS genres s’exercent sur eux, allant de compensations financières sardanapalesques jusqu’aux menaces de mort. Quoi qu’il en soit, dormez en paix braves gens : un tel scenario apparaît comme improbable.

Alors pourquoi s’inquiéter ?

− Parce que le Dragon s’agite encore violemment sous la lance de Saint Michel. Il n’est pas encore complètement terrassé.

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Regardons vers la Maison Blanche. Je ne parle pas de la future ex-First Lady qui prétend que son président de mari est « adulte » (peut-être a-t-elle conçu en son enfance un fantasme bizarre à l’endroit de Donald [Duck] en lisant les bandes dessinées de Walt Disney) mais, inconcevable dans le cadre des relations politiques mondiales, même aux moments les plus durs de la Guerre Froide, Barack Hussein Obama a menacé le Président Poutine de « conséquences sérieuses » s’il ne cessait pas ses cyber-attaques. Cyber-attaques dont les dirigeants encore en place du FBI et de la CIA ont « établi la véracité »… On se souvient des fameuses découvertes du FBI quand l’agence avait exhibé le Passeport flambant neuf d’un terroriste, découvert sur “Ground Zero” quand tout le reste avait brûlé, entre autres facéties.

Ces MENACES d’Obama, peut-être pensez-vous qu’il s’agit d’un chant du cygne du futur ex-Président… juste un mois avant la passation du pouvoir. Eh bien non ! « Ils » estiment AVOIR ENCORE UN MOIS POUR AGIR.

POLOGNE

Auriez-vous oublié que les Divisions américaines NBC sont toujours prêtes à intervenir sur l’Ukraine ? Auriez-vous oublié surtout que les Forces Armées US sont TOUJOURS sous le commandement de l’actuel Président des États-Unis ? Qu’il détient TOUJOURS le pouvoir de déclencher une guerre avec la Russie dont nous savons les conséquences effroyables ?

FRANCE

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Même scenario. À quelques mois de son éviction de l’Élysée, le futur ex-Président Hollande s’époumone et brame à propos d’Alep-en-France : « Ce qui est en cause, c’est la responsabilité de la Russie ». Et il ajoute « […] plutôt que de laisser penser qu’il suffirait de parler à Vladimir Poutine. Non, il ne suffit pas de parler à Vladimir Poutine. » Je suppose que vous entendez entre les paroles et lisez entre les lignes…

D’aucuns estiment qu’il s’agit là d’un autre “chant du cygne”. Il n’en n’est rien.

SUÈDE

Le gouvernement (centre-gauche − toujours les mêmes) vient d’ordonner mi-décembre à la MSB (Agence de Protection Civile suédoise) d’inviter les Municipalités à « se préparer à la guerre et aux conflits » pour mobiliser toutes les ressources civiles et militaires en cas d’attaque extérieure (!) Cette réminiscence de la Guerre Froide n’est pas nouvelle. « Nous l’avons mise en œuvre durant la Guerre Froide » a précisé Svante Werger, chef de la MSB. En août déjà, le Général Mercier (l’une des deux plus hautes Autorités de l’OTAN) regrettait que les Pays de l’OTAN ne soient pas assez rapides pour envoyer des troupes afin de contrer la Russie, ulcéré que le Peuple de Crimée ait choisi par referendum de se rattacher à leur Patrie d’origine, la Russie.

En gros, les “Hautes Autorités du Monde” (les Mondialistes) se fichent éperdument de la volonté des Peuples. Chez nous, Nicolas Sarkozy l’a brillamment démontré en la bafouant à propos du Traité de Lisbonne et a renouvelé son allégeance servile en faisant assassiner Mouammar Kadhafi, ce qui a induit en partie les conséquences que nous subissons aujourd’hui.

Etc., etc.


Personne n’ignore que le but ultime de la candidature Hillary Clinton était de déclarer la guerre à la Russie. Les harcèlements incessants au Donbass depuis des années, les provocations permanentes à l’endroit des Russes n’en n’étaient que les prolégomènes.

Grâce aux Dieux, Vladimir Poutine a des nerfs d’acier…

La Russie a « truqué » les Présidentielles américaines !

TASS, l′agence de presse russe, a rapporté qu′un des membres de l’Agence russe pour les initiatives stratégiques avait déploré au cours d’une réunion, le 8 décembre, que les médias aient sorti de son contexte le projet russe de développement de la téléportation.
En plaisantant, le Président Poutine lui a alors répondu : « Ne décevons pas [les Occidentaux], on aurait dû soutenir cette idée. »
© RT


Le Dragon déploie des énergies phénoménales pour se dégager de la lance de Saint Michel.

Ce qu’on appelle très pudiquement « Le Clan des Mondialistes » détient le pouvoir pour un temps encore. Méfiez-vous grandement du déploiement de ses dernières énergies pendant son agonie.

Et surtout, n’oubliez pas ceci :

LE SYSTÈME TREMBLE SUR SES BASES ET PANIQUE.

RIEN N’EST PLUS DANGEREUX QU’UN HOMME ARMÉ QUI A PEUR.

MAIS NE RELÂCHEZ RIEN : ON LES AURA !



Je ne voulais même pas évoquer les hauts-risques qu’encourent les Peuples d’Europe à l’aube des Fêtes de la Noël (ou Fête du Soleil pour les Anciens) le 25 décembre, sous menace − réelle et concrète cette fois − des actions de guerre des commandos islamistes. Mais l’assassinat de M. Andreï Karlov, ambassadeur de Russie en Turquie dont nous saluons la mémoire, et la tuerie de Berlin, nous rappellent à ces dures réalités qui échappent à la plupart d’entre nous, toujours sous l’effet de l’anesthésie générale inoculée par la Bienpensance et la Pensée Unique qui servent de guide à nos consciences. La mort des nôtres ne fait qu’accroître notre force pour écraser la vermine.

Ne voyez-vous pas entre ces manœuvres une alliance objective de fait ?

LS

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ETAT DE DROIT ou ETAT DE FAIBLESSE ? LA FAUTE INEXCUSABLE DU PRESIDENT (général Antoine Martinez)

Monsieur le Président de la République,

Le 17 novembre 2015, quelques jours après les attentats islamistes qui frappaient à nouveau la France, vous proclamiez dans un discours solennel prononcé devant les membres du Parlement réuni en Congrès à Versailles : « Nous sommes en guerre ». Profitant du climat d’union nationale qui prévalait alors dans le pays et qui occultait l’absence de réflexion et de décisions fortes qui auraient dû être prises après les attentats du début de l’année 2015, vous vous posiez en dernier rempart contre les dangers qui assaillent notre pays en même temps que vous endossiez le costume traditionnel de chef de guerre des présidents de la Vème République.

Or, il y a quelques jours, le 8 septembre, dans un climat politique malsain (ordonnance rendue par le gouvernement des juges du Conseil d’État sur l’affaire du burkini qui n’est pas de nature à apaiser une situation explosive, derniers sondages montrant que près de 9 Français sur 10 ne souhaitent pas que vous vous représentiez en 2017, dissensions qui éclatent au sein même du gouvernement avec notamment des départs fracassants…), vous décidiez d’intervenir.

Dans un discours qui relève du grand art, prononcé cette fois dans une salle de spectacle devant un public choisi, vous n’avez pas hésité à vous accorder des satisfecit en nous égrenant les « réussites » de votre action tout en critiquant vertement et avec une certaine ironie vos adversaires de droite. Mais, même si son objet annoncé portait sur la démocratie et le terrorisme, à l’évidence, votre intervention n’était justifiée que par votre besoin de « communiquer » et votre obsession d’occuper la scène médiatique, à un moment délicat, en annonçant sans le dire que vous êtes candidat à votre propre succession.

Dans ce numéro d’équilibriste auquel nous avons assisté, vous vous érigez en dernier garant de l’état de droit, vous référant à la Constitution que vous ne respectez d’ailleurs pas, revendiquant l’onction du suffrage universel, rappelant la Déclaration des droits de l’homme, y compris celle de 1789 mais en n’en retenant que les points qui vous intéressent. Force est cependant de constater qu’une telle « volonté » de votre part d’appliquer le « droit » alors que nous sommes en guerre ne peut que réjouir l’ennemi d’une telle faiblesse dans la gouvernance de la France. Il sait qu’il peut passer à l’étape suivante sans être inquiété outre-mesure.

Car l’état de droit que vous revendiquez à tout bout de champ constitue un alibi bien pratique pour, ne maîtrisant pas la situation, ne rien décider qui pourrait froisser certains, ne prendre aucun risque et donc ne rien entreprendre, mais tout cela au détriment de la sécurité et de la vie des Français que vous mettez ainsi en danger. On ne peut que constater les résultats d’une telle vision de la démocratie, impuissante et donc incapable de se dresser face à l’ennemi, alors même qu’elle est attaquée par ce dernier. Alors, incapable d’anticiper et donc soumis en permanence à la pression de l’événement, vous omettez de mentionner les conséquences de cette gouvernance en état de faiblesse. Et votre état de droit, du fait même de votre état de faiblesse, a conduit à l’état de non-droit.

Et les exemples de cet état de non-droit se multiplient. Après Calais et le Calaisis avec une situation non seulement dramatique aujourd’hui mais dangereuse avec les actions violentes et répétées des clandestins dont le nombre ne cesse d’augmenter, c’est à présent Paris, « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé » la capitale, qui devient un Calais-bis, avec l’arrivée d’une centaine de clandestins chaque jour. Et les jungles se répandent dans d’autres grandes villes. Nous vous avions rappelé, le 3 mars dernier dans une lettre ouverte, à vos devoirs prescrits par l’article V de la Constitution et que vous semblez ignorer. C’est également l’état de non-droit avec ces multiples territoires perdus de la République où règnent la violence en bandes organisées et les règlements de compte à répétition comme à Marseille où on dénombre une dizaine de morts en un mois. C’est aussi l’état de non-droit avec une centaines de mosquées salafistes et leurs écoles coraniques, véritables madrassas où on enseigne la haine des non-musulmans. Votre responsabilité est donc sérieusement engagée car si vous déclarez être le garant de l’état de droit, vous ne l’appliquez finalement pas. En effet, le premier principe de l’état de droit c’est le respect de la loi et son application stricte sur tout le territoire.

« Nous sommes en guerre » avez-vous dit. Et vous avez décrété l’état d’urgence. Doit-on vous rappeler, Monsieur le Président, que l’état d’urgence est un régime d’exception permettant de prendre des mesures restreignant les libertés avec notamment la possibilité d’établir un couvre-feu, d’interdire les manifestations ou les rassemblements de personnes sur la voie publique, d’autoriser la fermeture des lieux publics (salles de spectacle, cafés ou salles de réunion), de fermer les lieux de culte où sont tenus des propos incitant à la haine, de décider du contrôle de la presse, des publications, des émissions de radio, de permettre des perquisitions à domicile de jour et de nuit, de donner le droit à la juridiction militaire de se saisir de certains crimes qui relèvent normalement de la cour d’assises, de fouiller les bagages et véhicules sans instruction du procureur.

N’y a-t-il pas une contradiction flagrante entre ces mesures d’exception qui restreignent les libertés pour assurer précisément la sécurité et la protection des citoyens que vous avez décidées et que vous n’appliquez pas et celles – l’état de droit – auxquelles vous vous référez en permanence ? État de droit que vous n’appliquez pas non plus puisque votre faiblesse et votre manque de courage conduit à l’état de non-droit, c’est à dire à la chienlit ?

Que dire, par ailleurs, de l’état de guerre qui doit être évoqué puisque nous sommes en guerre de votre propre aveu et par le fait que l’État islamique nous a bien déclaré la guerre ? Lorsque des menaces graves et immédiates pèsent sur le pays – c’est bien le cas aujourd’hui – le Président de la République a la faculté, en conformité avec la Constitution (articles 16 et 36), de prendre les mesures exigées par les circonstances. C’est lui qui décide, en sa qualité de chef des armées. En ne modifiant pas votre approche du problème et en refusant d’adapter l’état de droit au temps de guerre, vous vous dérobez à vos devoirs imposés pourtant par la Constitution.

Avez-vous songé, Monsieur le Président, que cette violation du devoir du chef de guerre qui constitue un manquement grave à l’exercice de votre mandat et donc de vos devoirs (que dit d’ailleurs à ce sujet la Constitution ?) a pour conséquence la mise en danger de la vie de vos concitoyens ? Comment pouvez-vous considérer que leur sécurité en temps de guerre ne prime pas sur votre « droit » qui a démontré qu’il conduisait à l’état de faiblesse lequel mène à l’état de non-droit ? Votre déni des réalités, votre aveuglement, votre incapacité à savoir décider vous ont empêché de prendre la mesure du danger et du message transmis par les islamistes lors des attentats de janvier 2015.

Le résultat, la France l’a connu avec effroi et douleur le 13 novembre dernier. Depuis, elle a été frappée à nouveau de façon barbare et ignoble. Et elle le sera encore puisque vous refusez qu’elle se défende avec des armes adaptées à la situation de guerre et d’ailleurs en conformité avec la Constitution. Le tribunal, au moins celui de l’Histoire, sera très sévère à votre égard et on ne peut que souhaiter, pour le salut de la France, que dans quelques mois les Français vous renvoient vers d’autres occupations plus adaptées à vos compétences.

Le 11 septembre 2016

Ivan BLOT
Inspecteur général honoraire au ministère de l’IntérieurVPF
Coprésident des Volontaires Pour la France

Antoine MARTINEZ
Général (2s) Armée de l’Air
Coprésident des Volontaires Pour la France

http://www.volontaires-france.fr/

Nicolas STOQUER
Secrétaire général d’Agir pour la Démocratie Directe

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« ON FAIT LA GUERRE OU ON NE LA FAIT PAS !  » (Pierre Brossolette) – par l’Imprécateur

LA GUERRE.
POUR LES NULS QUI GOUVERNENT LA FRANCE…

Depuis janvier 2015, nous étions en guerre. Enfin ! C’est ce qui se disait dans les couloirs des ministères, à l’Élysée et à Matignon, et aussi dans la presse de gauche. Trop de Français avaient cru le président, le premier ministre et le ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui les mêmes nous disent que finalement, il vaut mieux nous habituer, « vous et moi » précise le premier ministre, à vivre avec des agressions au couteau, des camions ou voitures qui fonceront dans la foule, des rafales de kalachnikov à la terrasse des cafés, des restaurants, dans les boites de nuit et les stades, des décapitations ou des égorgements de quelques Français tirés au hasard, comme au loto, des massacres d’enfants à la sortie des écoles, des alertes au gaz toxiques, aux explosifs, des assassinats de vedettes du showbiz, d’hommes et de femmes politiques, peut-être même d’imams…

Le pire, c’est qu’il a raison le premier ministre, son constat est lucide : le gouvernement n’a jamais été décidé, n’est toujours pas décidé à prendre le taureau par les cornes, à combattre l’ennemi en prenant les mesures adéquates. Il est discipliné, sinon fidèle, le premier ministre. L’ordre venu de la présidence était de prétendre que tout allait mieux, l’emploi, l’économie, la sécurité. Le président en personne l’a annoncé le 14 juillet, fanfaron et satisfait de lui-même : « tout va mieux, les Français sont trop c… pour le voir », a-t-il dit en substance, « mais moi je le sais depuis longtemps et il faudra revoter pour moi quand je vous le dirai ».

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Et il paie son coiffeur dix mille euros par mois !

Le lendemain on apprenait que le chômage avait encore progressé en juin, après mai, que la croissance était nulle au second trimestre, et dans la nuit même il avait du quitter Avignon où madame Azoulay de la Culture l’avait invité à voir une pièce de théâtre, Les damnés (1), pour rejoindre Paris et convoquer une réunion ministérielle restreinte où envisager comment présenter aux Français le carnage de Nice.

Il a compris que tout est foutu pour 2017, le Premier ministre, quand il voit les conseillers et hauts fonctionnaires travaillant pour le gouvernement voter avec leurs pieds, demandant à être recasés dans les grandes administrations ou le privé.
Il a compris aussi que c’est trop tard pour lui. Il aurait du démissionner il y a quelques mois pour garder une chance de pouvoir prétendre à la présidence. Alors il baisse les bras, « il faut s’habituer à vivre avec la menace terroriste » dit-il. À Nice on l’a insulté, on ne lui a pas craché dessus, pas jeté d’œufs pourris, pas roulé dans le goudron et les plumes, mais le cœur y était et il comprend pourquoi le président lui a demandé d’y aller à sa place. Il a beaucoup compris, mais pas tout.

Laval 1940 Valls 2016 L'Histoire bafouille

Laval 1940
Valls 2016
L’Histoire bafouille

Faites comme nous, résignez-vous au terrorisme islamique et à ses attentats

L’état d’urgence ? Il est fait pour des situations sociales conflictuelles graves ou la menace d’une guerre étrangère, mais il n’est pas adapté au risque terroriste de centaines, peut-être de milliers de djihadistes prêts à frapper n’importe où, n’importe quand avec n’importe quoi.

3594 perquisitions administratives, 5 mises en examen pour terrorisme présumé : rendement = 1,4 pour mille, autrement dit un échec. Le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’Etat ont du rappeler au gouvernement que la loi sur l’état d’urgence était mal utilisée.

La loi du 3 juin dernier sur la lutte contre le terrorisme ? Difficilement applicable faute des moyens humains nécessaires à sa mise en application immédiate.

Le renseignement pénitentiaire ? Autant demander tout de suite aux gardiens de prisons de se suicider tout de suite ! Les prisons sont surpeuplées, ce sont les caïds islamistes qui y font la loi et les gardiens ne sont souvent que leurs domestiques devant supporter ordres, brimades et menaces, comme l’a rappelé en termes plus policés la directrice de Fleury-Mérogis.

Le renforcement de Tracfin ? Inefficace parce que le financement des actes terroristes (achat d’une arme, d’un couteau, location d’un camion ou d’une voiture, billet d’avion) se fait en espèces ou avec des moyens financiers trop réduits pour être arrêtés par les mailles du filet de Tracfin.

Un contrôle renforcé des achats et détentions d’armes à feu ? Mais quel politicien est assez ignorant pour croire qu’un terroriste va les acheter chez l’armurier du coin ?

Toutes ces mesurettes législatives ou administratives ne sont que des placebos.
Au mieux, elles ne commenceront à faire leurs effets que dans quelques années et le Premier ministre à encore raison de dire qu’il vaut mieux s’habituer au terrorisme dans nos rues.

Ce n’est pas ça, « faire la guerre ».

Tous les militaires, stratèges, politiques et même des philosophes, Sun Tzu, César, Napoléon, Hitler, Mao Tsé Tung, Ho Chi Minh et bien d’autres l’on écrit : « Quand on fait la guerre, l’important c’est de gagner, ce n’est pas la façon dont on gagne« .

Quand les dirigeants du pays ne font pas ou font mal, ou perdent la guerre, c’est tout le peuple qui en souffre, comme on l’a vu en 1940 en France ; comme on le voit quand un pays tombe sous la coupe des communistes, ou bien des islamistes et de la charia.
Les exemples modernes sont nombreux.

Pour gagner la guerre, pas d’improvisation ou d’amateurisme comme on le voit en France, il faut commencer par le début :

Identifier et nommer clairement l’ennemi.

On nous dit que c’est l’islam radical qui produit l’islamisme et le terrorisme, et que c’est donc « l’islam radical » qu’il faut combattre. Mais avoir identifié l’ennemi ne suffit pas : en 1939 l’ennemi était clairement identifié, c’était le nazisme. Cela n’a pas empêché toute la gauche française de pactiser d’une manière ou d’une autre : les communistes ont signé en 1939 un pacte d’alliance avec les nazis et ne l’ont dénoncé qu’en juin 1941 ; les trotskistes soi-disant pacifistes, comme le père de Lionel Jospin, ont collaboré passivement ou activement ; les socialistes et radicaux-socialistes ont mis Pétain à la tête de l’Etat avec mission de signer l’armistice, toute l’élite gouvernementale socialiste est entrée dans le gouvernement de Vichy et la plupart y sont restés jusqu’en fin 1943-44. Comme Mitterrand, ne rejoignant la Résistance qu’après avoir acquis la certitude qu’avec l’entrée des Américains en guerre, le cours de celle-ci allait changer.

« Apprendre » à faire la guerre.

«  Il est indispensable de l’étudier à fond… (sans oublier que) le summum de cet art est de soumettre l’ennemi sans verser une seule goutte de sang  » (L’art de la guerre – Sun Tzu).

« On n’est jamais plus vulnérable
… » que lorsqu’on imagine que, parce qu’il y a une période calme, l’ennemi a renoncé (Graham McNeill) ou que l’on croit que l’ennemi respectera les conventions (Genève, Droits de l’Homme…).

« Napoléon… ne cessa de se plaindre à Koutouzov et à Alexandre (le tsar) que la guerre fût menée contre toutes les règles, comme s’il existait des règles pour tuer les gens. » (Léon Tolstoï).

Nous venons de le voir à Nice et Saint-Pierre-du-Rouvray, les soldats de l’islam ne respectent pas les règes de la guerre à l’occidentale et ce n’est pas parce qu’ils restent sans agir pendant quelques semaines que la guerre est finie.

Comprendre la situation et la nature réelle de la guerre.

« La Guerre des Religions du XXIème siècle sera métalocale (2), et elle sera. » (Maurice G. Le Dantec)

Savoir faire les choix les meilleurs

« On ne peut pas tout faire à la fois. Gouverner, c’est choisir, si difficiles que soient les choix. » (Discours à l’Assemblée nationale, 3 juin 1953, Mendès France).

Ne pas chercher des prétextes fallacieux pour justifier que l’on n’a pas envie de faire la guerre

« Nom d’un calumet ! Je ne parviens plus à me rappeler l’endroit où l’on a enterré la hache de guerre ! » (Tintin en Amérique).

Savoir qui cherche la guerre

« Le terrorisme moderne est le moyen par lequel les oligarchies mènent contre les peuples une guerre clandestine qu’il leur serait politiquement impossible de mener ouvertement » (La terreur fabriquée, Webster G.Tarpley).

La question se divise de fait en deux sous-questions , « Qui la finance ? » et « Qui y a intérêt ? ».

La guerre islamiste a trois sources de financement principales :

– la zakat, l’impôt islamique perçu par les imams ;
– divers trafics, drogue, armes… ;
– les pétromonarchies du Golfe qui pratiquent le salafisme wahabite.

À qui profite le crime est plus complexe à élucider car il y a au moins trois bénéficiaires :
– à long terme les financeurs arabes qui acquièrent nos ressources touristiques et industrielles et l’islam dans son ensemble qui aspire au califat mondial ;
– à court terme, les politiciens qui voient leur côte de popularité remonter après chaque attentat.

Savoir faire la guerre, c’est aussi équiper ses combattants d’armes efficaces, pas comme ces revolvers 9 mmm dont les balles ne peuvent même pas briser le pare-brise d’un camion.

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Très peu de balles ont touché le pare-brise côté conducteur. De même côté portière, quatre balles, et basses, dans la portière mêne , 12 dans la cabine derrière. Le pare-brise a parfaitement résisté aux impacts. Les policiers ont visiblement cherché à stopper ou blesser le conducteur, sans le tuer pour le prendre vivant, avant de se résoudre à l’abatte quand il a brandi son propre revolver.

Et c’est enfin ne pas se voiler la face

Comme le font, semble-t-il, les catholiques français encouragés par leur hiérarchie, les médias et le gouvernement.

Depuis l’égorgement du prêtre de Saint Pierre de Rouvray, on n’entend plus parler dans les médias que de la « merveilleuse entente entre les trois religions ». Le pape lui-même s’y est mis. Dabiq, la revue de Daech, s’en moque en couverture « Voici la guerre de religion que le pape ne reconnaît pas » et, dans le corps de la revue, appelle à « briser la croix » et exhorte à la guerre « soldats dissimulés, attaquez les croisés« .

De plus, Courrier international a relevé dans la presse internationale des observations sceptiques très certainement plus proches de la vérité que le politiquement correct médiatique français. La Stampa « recense les réticences des musulmans et celles des catholiques, y compris des prêtres qui ont refusé d’ouvrir leurs églises aux musulmans« , et Famiglia Christiana de son côté chiffre à quelques milliers les musulmans présents dans les églises, « mais à l’extérieur, il y en avait probablement beaucoup plus qui n’étaient pas trop convaincus« .

Non, Messieurs les politiques, seuls les vaincus d’avance et les futurs collaborateurs se résignent. Les résistants, eux, n’acceptent pas les conseils défaitistes.

« On fait la guerre ou on ne la fait pas ! Moi qui ai jadis tant travaillé au maintien de la paix, j’ai fait la guerre en 1939-1940 et j’entends la continuer jusqu’à la victoire » (Pierre Brossolette). C’est le bon conseil d’un socialiste qui fut un grand résistant : quand on est en guerre, on la fait vraiment et on ne s’arrête qu’à la victoire.

L’Imprécateur

1 : « Les Damnés » : Dominique Azoulay avait très justement pensé que l’histoire du fils, pédophile et incestueux d’une baronne allemande, qui prend le pouvoir d’une grande entreprise par les intrigues, les manipulations, les mensonges, les trahisons et quelques petits meurtres (dont celui de son grand-père) pour ne pas déplaire aux nazis qui viennent de prendre le pouvoir en Allemagne, plairait beaucoup à François H. qui y verrait peut-être lune évocation de sa propre carrière politique.

2 : « metalocal » du grec méta « qui va au-delà », qui a une portée beaucoup plus grande que l’évènement local. Autrement dit : un attentat n’est pas un évènement isolé, il s’inscrit dans une guerre plus vaste, civile, religieuse et internationale.

 

LE VRAI-FAUX ÉTAT-D’URGENCE (par Daniel Pollett)

LA FRANCE EN GUERRE

Dimanche 12 juin, 01h00 du matin, à Ganges (Hérault).

Nous rentrons d’un spectacle à Montpellier. Devant la gendarmerie, arrêt pour contrôle d’alcoolémie. Mais juste ça ! Je souffle dans le machin et la gendarmette est toute contente de me faire voir qu’il indique 0.00. Je lui réponds que je le lui avais dit en répondant à sa question « est-ce que vous avez bu ? » Et on nous laisse repartir. Nous pourrions avoir une dizaine de Kakachs dans le coffre avec un lot de munitions ; nous pourrions rouler dans une voiture volée destinée à perpétrer des attentats ; nous pourrions être fichés « S ». Rien de tout cela ne correspond aux ordres de contrôle que ces gendarmes appliquent. C’est sûr qu’à cette heure-là, ils vont trouver quelques fêtards ayant bu plus qu’autorisé…

Mais ne sommes-nous pas en état d’urgence ? La priorité n’est-elle pas à la lutte contre le terrorisme propagé par l’islam ? Laisseront-ils repartir de la même façon quelques barbus patibulaires ? Où est donc la protection des Français ? Dans quelques heures, deux policiers seront assassinés par un djihadiste déjà condamné pour préparation d’actes terroristes, leur enfant laissé orphelin après avoir assisté à la tuerie. Mais les contrôles-radar continuent de plus belle pour alimenter les caisses d’un État en faillite afin qu’il subventionne l’islamisation de la France, la désinformation des journaleux et l’agression contre les patriotes.

Mardi 14 Juin, 13h00, journal (!) télévisé de « La 2 » : Grande nouvelle ! Les gendarmes ont intercepté un autocar tout plein de Russes venus pour l’Euro de Foot. On ne sait pas s’ils sont tous coupables de participation à des scènes de sauvagerie dans les rues de Marseille, mais il est sûr que pour eux, l’Euro se termine là où est leur autocar. Belle prise ! Belle performance cazevidesque ! Avec de tels exploits, les djihadistes et autres perturbateurs de la paix civile et de l’ordre public vont trembler dans leurs repaires ! On va expulser ces troubles-fêtes sans ménagement et sans délai ! Soit, les coupables de ces agressions footballesques doivent être reconduits à la frontière – tiens ! existe-t-elle bien encore ? – mais est-ce le plus important aussi bien en tant que fait de société qu’en tant qu’élément d’information détaillée ?

On peut rêver de voir les forces de l’ordre aller dans les quartiers de droit musulman – et non pas de non-droit comme disent les journaleux – afin de fouiller les appartements, les caves, les garages et tous lieux susceptibles de servir de dépôts d’armes destinées aux prochains attentats. On peut rêver de les voir aussi investir les mosquées où sont prononcés des prêches contraires à notre République, aux droits de l’homme si chers aux bobos, aux droits de la femme surtout, au droit du peuple français à vivre comme il l’entend, au droit de l’humanité à vivre humainement et sans asservissement. On peut rêver…

Depuis plusieurs semaines ont lieu des grèves, des manifestations, des sabotages même exprimant le rejet du peuple français conte la loi el-connerie. L’association de malfaiteurs qui nous gouverne persiste à ne rien entendre. Les hooligans investissent les rues des villes participant à l’Euro de Foot, des mesures dérisoires sont prises quant à la consommation d’alcool, laissant l’appréciation de la clientèle visée aux commerçants. Des syndicats minoritaires sont conviés à une négociation indigne avec des instances gouvernementales par-dessus la direction de la SNCF et compromettant durablement l’avenir de cette entreprise publique.

Nous sommes bien dans une dictature, dans le ridicule aux yeux du monde entier, dans la faillite financière et économique, dans la guerre civile avançant à grands pas, si grands qu’ils surprennent encore ceux qui ne veulent pas dire son nom, comme ils ne voulaient pas dire celui de la guerre d’Algérie. Ce qui nous sert de gouvernement va encore nous faire le coup du « maintien de l’ordre ».

Du maintien de l’ordre dictatorial contre nous, patriotes, qu’on se le dise !

Daniel Polliett
Ligue du Midi


Cet article a été publié par la Ligue du Midi.


 

LA GUERRE EST UNE CHOSE TROP SERIEUSE POUR LA CONFIER A HOLLANDE ! (par l’Imprécateur)

La France a rarement eu un président et un gouvernement aussi belliqueux. Qui sait, puisque la presse du gouvernement bien dressée n’en parle pas, que des forces françaises interviennent actuellement en Libye ? Mieux vaut être discret, c’est entendu. La dramatique défaite de 2011 a certes permis l’élimination de Muhammar Kadhafi. Elle fut un succès militaire sur ce point, bien qu’obtenir le lynchage du chef ennemi n’ait rien de glorieux. Pour le reste, ce fut une catastrophe politique et diplomatique majeure. Elle a abouti à détruire un état stable qui bloquait la migration africaine vers l’Europe pour le remplacer par un foutoir innommable dominé par Al Qaïda et l’OEI (Organisation Etat Islamique), lesquelles ne cachent pas qu’elles organisent et favorisent le départ vers les côtes de l’Europe méditerranéenne de centaines de milliers de migrants. Est-ce ce que voulait le gouvernement français ?

L’Italie intervient de son côté en Libye avec un intérêt économique évident : protéger les exploitations pétrolières de sa compagnie nationale, l’ENI, qui d’ailleurs fonctionnent toujours et que convoitent les troupes de l’Etat Islamique en manque d’argent du fait de ses défaites en Syrie face à l’armée syrienne soutenue par la Russie. La Grande Bretagne et les Etats-Unis interviennent aussi, de façon très discrète, avec officiellement l’objectif d’aider à la reconstitution d’un état libyen stable, en réalité surtout pour contrer l’action des Italiens avec l’espoir de récupérer à terme les champs pétroliers qu’ils exploitent.

La France agit depuis le Tchad d’où partent ses avions, officiellement pour surveiller les dunes du Nord-Mali, en réalité pour mener des opérations de renseignement en Libye où il n’y a plus aucune couverture radar aérienne. Les avions agissent aussi en appui des forces spéciales françaises qui sont sur le terrain et ont notamment aidé les troupes du général Haftar à reprendre Benghazi et Derna. La France fournit aussi, très discrètement, des équipements et des éléments d’entrainement aux troupes libyennes.

Elle ne peut agir ouvertement, aucune des conditions nécessaires n’étant réunies faute d’accord international et de la concurrence que se livrent les différents acteurs potentiels. L’ONU veut éviter une nouvelle action OTAN, l’Italie – ex-colonisateur – a toujours de gros intérêts en Libye et essaie de constituer une alliance militaire (la LIAM) avec divers pays arabes et la Grande-Bretagne, l’Union européenne cherche surtout à bloquer l’immigration avec EU NAVFOR (connu en France comme « opération Sophia ») dont Angela Merkel a récemment vanté l’efficacité à Barak Obama.

La France a pour objectif principal de rétablir une situation stable en Libye qui permettrait un contrôle du Sud libyen, foyer et refuge de toutes sortes de milices djihadistes qui déstabilisent les pays africains de la région sahélienne sous contrôle français. Ce contrôle est militairement assuré sur 5 pays (1) par l’opération Barkhane. Grâce à l’expérience et à l’efficacité de nos armées, c’est un succès sur le plan militaire, mais qui n’est pas garanti dans le temps. Si les militaires partent, les djihadistes musulmans qu’ils combattent reviendront aussitôt depuis le Nord-Nigeria ou le Sud-Lybie sans que les armées nationales locales, pourtant en grande partie armées et entrainées par les soins de la France et de l’ONU, puisse s’y opposer, comme on l’a vu au Mali après la fin de l’opération Serval.

En réalité, il est illusoire de compter sur des forces étrangères, françaises ou autres, pour restaurer la sécurité dans le Sahel. « S’il est une leçon à tirer du fiasco occidental en Afghanistan, c’est que tôt ou tard, des forces étrangères sont perçues comme des forces d’occupation. Le véritable enjeu n’est pas, comme l’annonçaient les Américains en Afghanistan, de « tuer les méchants », mais de répondre au désespoir d’une jeunesse sans capacité d’insertion économique ou sociale, travaillée par un islam rigoriste, et dont les meilleures perspectives se situent, objectivement, non dans une agriculture marginale, mais dans les trafics illicites contrôlés par des groupes armés » (Serge Michailof, Africanistan, Ed. Fayard 2015).

La question que le gouvernement français devrait se poser est : La présence continue de soldats français au Sahel est-elle un facteur de stabilité ? « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières autour desquelles circulent des groupes brandissant des torches enflammées. L’armée française tente d’éteindre ces torches avec les petits moyens qui sont les siens : 3 500 hommes sur une superficie correspondant à six ou sept fois celle de la France« .

Seuls des Etats nationaux fonctionnels pourraient restaurer la sécurité.
Cela impliquerait de consolider ou de reconstruire non seulement les armées nationales mais aussi les gendarmeries, les administrations territoriales, les systèmes judiciaires. Or ces pays n’en ont pas les moyens et rien n’indique que leurs élites politiques en aient l’envie : « souvent corrompues, gérant leurs ressources humaines en fonction de critères ethniques ou clientélistes, payant leurs soldats de manière épisodique« . Depuis les indépendances il y a soixante ans, elles vivent fort bien de la misère de leurs peuples.

Sans oublier la question démographique que personne ne veut examiner et qui, affirme Serge Michailof, va avoir pour résultat que « l’Afrique va se retrouver dans nos banlieues« .

La presse élyséenne (autrement dit la presque totalité de la presse française) ne parle quasiment plus de l’engagement militaire français en Syrie dans le cadre de la coalition américano-saoudienne. Elle ne parle que des « exactions » que commettrait l’armée syrienne dans sa reconquête. Si l’hôpital d’Alep saute ou si un camp de réfugiés est bombardé, c’est forcément l’armée syrienne. La presse française ignore-t-elle que dans toutes les villes reprises à l’EI, que ce soit par les Kurdes ou les Syriens, les hôpitaux ont été retrouvés piégés aux explosifs par les djihadistes avant leur fuite ? À Palmyre, par exemple, ce sont les Russes qui sont en pleine opération de déminage de l’hôpital. Ignore-t-elle aussi que les « alliés » ont déjà commis plusieurs erreurs dans leurs bombardements et que selon deux rapport successifs de l’ONU ce sont les djihadistes d’Al Nosra-Al Qaida et ceux de l’EI qui utilisent du gaz moutarde pour attaquer le Syriens ? Cela s’est encore produit récemment à Deir Ezzor.

En Syrie, c’est l’échec total ! La presse française avait pourtant raconté que nos Rafales, Mirages, et le Charles de Gaulle allaient sceller le sort de ce salaud de Bachar el Assad en trois coups de cuiller à pot. Hollande, Fabius et aujourd’hui Ayrault sont dans une ignorance dramatique des questions arabes. Elle ne risque pas d’être sauvée par l’inculture abyssale du personnel diplomatique français (2) qui, même quand il est compétent (car heureusement ça arrive), se garde bien, par sécurité professionnelle, de démentir les élucubrations des conseillers énarques de l’Elysée et du Quai d’Orsay. Il leur raconte donc ce qu’ils souhaitent entendre.

On a oublié la Syrie heureuse, prospère, multireligieuse et multiculturelle d’avant la grande déstabilisation lancée par le lobby américano-saoudien qui voulait y faire un « printemps arabe » selon les Américains, « printemps islamiste » selon les saoudiens.

En matière arabe et musulmane, les Américains sont tout aussi niais que les socialistes français. Ils n’ont pas vu ni compris dans quel piège les entrainait l’Arabie saoudite qui a deux objectifs : préserver sa richesse colossale et son pétrole, et exporter son idéologie, le wahhabisme ou islam radical, en Europe.

En Syrie c’est la Russie qui commence à apporter la bonne solution : rétablir Bachar el Assad et son pouvoir laïc et socialiste.
Le problème n°1 est que Washington est incapable de repenser le cadre stratégique de ses relations avec la Russie. « La cohérence semble la grande absente de leur politique au Moyen-Orient. En Syrie, les États-Unis adoptent une approche au coup par coup. Après l’échec avéré de la coalition à éradiquer l’État islamique, le fiasco du programme d’entraînement des rebelles pour renforcer des groupes modérés au détriment de groupes jihadistes soutenus notamment par l’allié saoudien, un pari sur l’opposition kurde visée par l’allié turc et une convergence ponctuelle avec les Russes pour favoriser une issue politique à Genève, les Américains font finalement marche arrière » (Revue Défense).
Le problème n°2 est que Hollande et Fabius, aujourd’hui Ayrault, sont incapables d’autre chose que d’un suivisme stupide de leurs « alliés » américains et saoudiens.

Obnubilés par la Chine et inquiets du rapprochement stratégique entre Moscou et Pékin, les Américains croient pouvoir le gêner – à défaut de l’empêcher – en  contrant systématiquement les Russes dans toutes les crises. Une politique de puissance portée par une vision stratégique à long terme aurait dû pousser Washington à apaiser les tensions avec Moscou pour jouer des oppositions dans la relation sino-russe.
La politique à courte vue du président Obama ne peut aboutir qu’à prolonger les crises.

La France est absente des négociations en cours sur la Syrie et elle a abandonné les chrétiens de la région : aucun écho médiatique à l’explosion de la grande église de Mossoul dynamitée par les djihadistes de l’EI le 24 avril, l’une des dernières encore debout (il y  avait 40 églises à Mossoul du temps de Saddam Hussein).

Alors que la France accueille toujours plus de musulmans, les chrétiens syriens qui souhaiteraient se réfugier en France ne le peuvent plus et sont les seuls à être refoulés. Les visas ne sont plus accordés aux chrétiens et Bernard Cazeneuve justifie ce comportement raciste (3) par « des raisons de sécurité« . Il était également difficile de ne pas être écœurés en voyant le pape François baiser les pieds de douze « réfugiés » musulmans de trois familles musulmanes et les ramener au Vatican, ne prenant pas dans son avion de familles chrétiennes parce qu’« elles n’avaient pas les papiers en règle ».

Et quoi encore, les chrétiens avaient les pieds sales ?

L’Imprécateur

Bannière 2016

1 : L’opération Barkhane  a succédé le 1er août 2014 à l’opération Serval et mobilise quelque 3500 militaires en Mauritanie, au Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso. Dix soldats français avaient été tués lors de l’opération Serval, déployée de janvier 2013 à juillet 2014 au Mali, sept militaires français ont été tués depuis le lancement de l’opération Barkhane qui a succédé le 1er août 2014. À leur lancement, le président Hollande affirmait que ces opérations ne dureraient que « quelques mois » : 17 morts pour la France, un coût élevé, et c’est loin d’être fini.

2 : Il fallait que le représentant de la France à l’ONU et le personnel diplomatique français soient sacrément ignorants de l’histoire du Moyen-Orient pour voter une résolution UNESCO décrétant que le Mur des Lamentation n’est pas juif et appartient au patrimoine culturel musulman. Comme si l’on disait que la Sainte chapelle était à l’origine une mosquée.

3 : le refus ou la critique de l’islam étant considéré par la loi française comme un acte raciste, il va de soi que si cette religion est définie comme une race par la loi, les autres doivent l’être aussi. Refuser des chrétiens est les accuser d’être porteurs d’insécurité est donc également un acte raciste.

 

LA FRANCE CONTRE LA “GUERRE SAINTE” ISLAMIQUE (par le Pasteur François Celier)

Après avoir souffert la « sale guerre » de 14-18, puis la « der des der » de 39-45, la France découvre la « guerre sainte » islamiste de 2015 à 2022 pour le moins.

guerre-sainte-Islam

Vue par le peuple citoyen « d’en-bas », il semble que sa défense militaro-policière présente dans des lieux sensibles et aux franges de ses quartiers « perdus » (toujours pas reconquis), hésite à nommer et détruire les racines religieuses jihadistes infiltrées par milliers sur son sol. Par méconnaissance de la dimension métaphysique qui les anime, elle est décontenancée et par là-même inadaptée à contre-attaquer son terrorisme mortifère.

Dès lors, le peuple citoyen d’en-bas appréhende un clash majeur, sanglant et hautement emblématique qui s’abattra sur le pays, d’un jour à l’autre. En fait, la politique de Défense nationale ne comprend pas le mobile profond de la guerre de religion qui va l’embraser à feu et à sang, de même que les 27 autres pays européens, et la civilisation occidentale gréco-judéo-chrétienne du monde libre.

C’est pourquoi il conviendrait de revenir à la source du schisme conflictuel de Jacob/Israël et d’Ismaël-le-Guerrier, fils de la postérité d’Abraham, dont nous subissons jusqu’à nos jours les conséquences. Depuis l’aube métaphysique de la conscience du Bien et du Mal, l’observation des rapports humains des grands ensembles démographiques, montrent  qu’une fracture abyssale sépare deux types de populations sur les plans culturels et religieux.

La vision du planétarium des temps anciens révèle qu’une onde de choc, d’éthique déontologique, se propage dans l’espèce humaine, responsable sans recours de sa liberté d’être et de son libre arbitre.

Dans notre espace-temps contemporain, d’une part, plus de 2 milliards de croyants d’obédience judéo-chrétienne, auxquels s’adjoignent près de 2 milliards de confessions religieuses « autres » (bouddhiste, hindouiste, etc.) ; de même que près de 2 milliards de personnes laïques et agnostiques − forcément impliquées − sont d’autre part alarmés par la volonté coranique d’un milliard 300 millions de musulmans, fédérés dans une Oumma politico-religieuse omnisciente.

De bon ou mauvais gré, ces croyants en Allah et son prophète sont solidaires de cette entité transfrontalière qui les abrite, sachant qu’un cimeterre leur trancherait le cou s’ils envisageaient de l’apostasier.

À l’aube de notre 21ème siècle, le regain de l’Oumma islamique bénéficia opportunément de combler les vides religieux et géopolitiques des deux dernières guerres mondiales. Cette élévation en puissance lui permet de revendiquer haut et fort une souveraineté théologique totalitaire, sous l’égide d’un Califat mondial médiéval.

Ce dernier, doté d’un mode opératoire fondé sur le coran, la charria et le bras armé de cohortes islamistes, proclame son déploiement dans toutes les nations mécréantes, afin de les soumettre à la gloire de leur Dieu. En quatorze siècles, cette ambition politico-théologique s’est accomplie dans 57 pays, par ruse diplomatique, phagocytage graduel ou violence de ses batailles, son esclavagisme et ses attentats jihadistes.

De nos jours, cette déclaration de « guerre sainte » semble être l’eschatologie de son ultime assaut, recommandée par son inamovible « livre saint », et la caution juridique des lois moyenâgeuses de la charria. Or, depuis le mal-nommé « Printemps Arabe », d’incessants conflits religieux et ethniques, d’ampleur croissante, furent déclenchés depuis le 11 septembre 2001 contre la civilisation occidentale.

En fait, ils révèlent que l’épicentre des évènements qui adviennent se situent au-delà d’une impensable rationalité. D’après les Ecritures bibliques des prophètes hébreux, ces derniers présagent un déluge de feu qui se focalisera spécialement sur la capitale israélienne avec son « kotel », vestige du mur Occidental du Temple juif, témoin gênant de la souveraineté du Créateur, l’Éternel « JE SUIS ».

Édifiée en « Sion », qui signifie signe ou repère pour l’humanité, Jérusalem (Yerushalayim) cité du roi David, représente depuis ses origines un vertige obsessionnel géopolitique. Sa renaissance providentielle en 1948 donne plus que jamais le tournis à la majorité des 197 membres de l’auto suffisante ONU.

La plupart des pays qu’elle représente sont décontenancés par l’impact que  représente en terme de prestige, l’insignifiante capitale du roi David, en regard de la puissance de leurs propres cités, d’ambition babylonienne par leurs « gratte-ciels » (dont le prochain aura mille mètres de hauteur) qui symbolisent pour leurs bâtisseurs, la rébellion du genre humain contre son Créateur.

Les Présidents des 197 capitales onusiennes subodorent que la renaissance de la cité de David remettra en question leur prédominance, ce qui provoque en eux un rejet mâtiné de haine envers la « Jérusalem céleste », dont ils appréhendent la venue dans leur contemporanéité.

Dès lors, selon les Écritures, il est vraisemblable qu’à l’aube du XXIème siècle, Jérusalem soit une « pierre pesante pour les nations ».

Comme un pôle magnétique de vérité sur une face, et de frustration destructrice à son revers. Ainsi, cette modeste cité prénommée « la demeure de Ha’shem » (Dieu), continue de troubler le sommeil des Puissants de ce monde, notamment des élites du Nouvel Ordre Mondial tout autant que la mystique aberrante d’un Califat islamique planétaire.

Sultans, Imams et Ayatollahs constituent le deuxième versant de l’abyssale « fracture » du genre humain. Aspirant à prendre une  « pôle position » théologique, ils revendiquent leur prééminence à partir d’une sombre « Kaaba » noire, sise dans l’enceinte de la Mecque arabo-persique. Or, ce serait depuis ce lieu d’antériorité obscure que se répand le souffle méphitique de l’appel à la « guerre sainte » des peuples Arabes-Perses-Turcs-Asiatiques-Africains et autres, contre un monde mécréant. Parmi ce dernier, vivent et prospèrent deux milliards 200 millions de croyants d’obédience biblique, radicalement réfractaires et antagonistes.

Ils constituent une civilisation différente par sa culture gréco-celte-romaine et israélo-chrétienne.

Néanmoins, il s’avère que dans cette civilisation occidentale riche et opulente, seul un faible pourcentage de ses populations paraît apte à combattre cette « guerre sainte islamique » qui leur a été déclaré par force d’attentats d’une horreur sanguinaire, dans le but d’apeurer les esprits.

L’ensemble de la civilisation gréco-judéo-chrétienne est engluée dans la lourdeur des appareils d’États démocratiques, d’une liberté culturelle permissive sans frein ni garde-fous, de droit-de-l’homme dévoyés, de pouvoirs politiques focalisés sur de sordides complots électoralistes, d’une Justice laxiste due à des magistrats défaillants, de Fonctionnaires Publics corporatistes, de Corps Enseignants aux pédagogies destructrices, d’Institutions a-variées, d’une Défense nationale démunie de moyens adaptées et des forces de l’ordre bâillonnées.

L’ensemble des corps sociaux sont sous l’emprise de mensonges orwelliens, avalisés par de fourbes autorités et des médias complices. 

L’Europe engrossée de 28 pays associés s’estime supérieure, par l’accumulation des richesses historiques de ses membres et de son poids démographique. Elle refuse d’entendre qu’elle est déjà vaincue par ses combinaisons douteuses, sa litanie de décrets moulinés par ses Commissaires grassement appointés, ravis de régir et diviser pour mieux dominer, sans l’aval des peuples-citoyens plus ou moins anesthésiés.

En réalité, l’Europe s’est laissée berner et envahir par plus de 50 millions de musulmans immigrés, légaux ou clandestins, dont l’esprit, la culture et l’esprit de domination sont antinomiques à la sienne. 

S’agissant des 66 millions de Français, alanguis par trop de déceptions des États de l’Union, de menteries accumulées sur quatre décennies, d’addiction au consumérisme, de déchristianisation par une théologique de laïcité anti-dieu et a-morale. Les Français citadins comme de terroirs, sont déboussolés, égarés et alarmés. Ils paraissent peu enclins à affronter un Islam conquérant, qui méprise la mort de surcroît.

De plus, en distillant goutte à goutte l’omniprésence de la peur, en créant des chaos propices à leurs tactiques de guerre, les jihadistes parviennent à sidérer les autochtones qui, sans guide ni boussole, pourraient capituler, par accablement fataliste.

Or, dans cette guerre ethnique française qui s’organise sur son sol et ses îles, quelques centaines de milliers de citoyens patriotes se lèvent dans le but d’agir, déterminés qu’ils sont à démystifier les leurres du « vivre ensemble » avec un Islam de « paix et tolérance » trompeur qui lui sont bassinés jour et nuit.

Ce grand nombre de Français dispersés et désorganisés veut entrer en résistance active, à oser la dissidence administrative, préfectorale et, s’il le fallait, à contourner des forces de l’ordre qui s’y opposeraient injustement. De même sont-ils déterminés à vilipender et neutraliser des édiles corrompus, des maires cramponnés à leurs écharpes, des banquiers avides de dollars, des administrateurs soudoyés et des affairistes sans vergogne.

Il en est de même des Politiques, Parlementaires, Sénateurs et hauts fonctionnaires, dénués de scrupule, d’éthique et d’honneur. Certains patriotes commencent même à répertorier ceux qui ne voient que profits et discrètes collaborations avec l’ennemi.

Face à ces innombrables âmes indignes, des milliers de concitoyens, qui aiment la France, sont prêts à s’enrôler comme conscrits dans une « Armée de l’Ombre » (nda: selon un scénario imaginable) pour reconquérir par guérillas contre-offensives, les quartiers, villes et territoires « perdus » de la République. Il est sûr qu’à l’heure actuelle, une partie de la population française exaspérée est prête à des débordements incontrôlables (1).

Aussi, pour éviter la probabilité d’une guerre civile, l’intervention d’une « Armée de l’Ombre » adaptée aux situations les plus menaçantes, serait de mise.

Par son invisibilité, sa non-officialité, ses interventions fluides et rapides, analogues aux résistances historiques, cette armée parallèle constituerait un appui souple et efficace. Assistée par un Service de Renseignements imperméables, elle s’avérerait très utile pour les unités militaires d’élites, freinées qu’elles sont par la lenteur administrative des chaînes de commandements hiérarchiques, qui se neutralisent parfois, et des aléas politiques qui amènent des lourdeur interventionnistes.

Parmi ceux qui se lèvent déjà, certains généraux et chefs militaires aguerris des forces de commandement peuvent s’inspirer de héros d’autrefois, tels Charles Martel ou Jehanne d’Arc, dont le mythique « anneau » vient d’être acquis au Puy-du-fou, par Philippe de Villiers.

S’y ajouteraient un grand nombre d’hommes d’honneur, de courage et de droiture de cœur. Toutes ces compétences en vigilance active, réveilleraient assurément l’esprit patriotique de la France.

Avec un noyau initial d’hommes de guerre et d’experts en stratégies et, par ondes concentriques des milliers d’hommes et femmes volontaires, agissants en maints domaines, constitueraient pour cette « Armée de l’Ombre » un faisceau de valeurs exemplaires.

La tâche de son État-major, gardé et abrité, consisterait à organiser plusieurs niveaux d’interventions; avoir des transmissions cryptées et recruter des entraîneurs de terrain à la guérilla active.

En quelques mois, de nombreuses « Compagnies de l’Ombre » serraient aptes aux opérations coups de poing, répondant coup pour coup aux attentats jihadistes.

Des dizaines de cadres, assermentés par une Charte incontournable, prendraient en charge des centaines de conscrits volontaires et frères d’armes, en les priant au passage de « laisser au vestiaire » leurs partis politiques, afin qu’ils n’aient à l’esprit que la volonté de libérer la France. Par ailleurs, l’objectif sera d’anticiper et contrecarrer les jihadistes, leurs mandataires et leurs sources de financements. Cela nécessitera d’ajuster les effectifs recrutés et formés dans les villes-clefs et les territoires névralgiques, de même que dans les îles et la francophonie.

Bien qu’elle ne soit encore qu’une « Armée de l’Ombre » en devenir, son schéma doit penser à coordonner ses contacts et savoir saisir les opportunités qui se présenteraient.

Sa première feuille de route consisterait à jauger l’état des lieux et démasquer ceux qui seraient susceptibles de pactiser avec l’ennemi.

Dans le même temps, rectifier les désinformations médiatiques ; réarmer moralement les cadres dirigeants les plus honnêtes ; remettre à niveau l’armement des forces militaires et civiles ; repérer des groupes d’individus gauchistes et musulmans qui s’y sont embusqués ; démanteler les réseaux de passeurs d’émigrants; exhorter au rehaussement éthique du pays ; colmater les failles sécuritaires; surveiller l’embrigadement de détenus dans les prisons ; priver de la manne financière le parasitisme et les nuisances associatives qui dévoient la jeunesse estudiantine et enfin, rétablir la peine capitale pour les jihadistes, qui par ailleurs, sont de fervents adeptes de la mort.

Ces chantiers de grande nécessité devraient être mis en application durant les 100 premiers jours du quinquennat de 2017. Ils représentent la réalité d’un Salut Public National, sous peine de le voir s’effondrer, ce qui entraînerait aussi la chute de plusieurs nations de l’UE.

Concernant la régénération de l’autorité gouvernementale, sa prochaine équipe dirigeante ne devrait plus se référer aux « us et coutumes » des anciennes législatures, mais s’adapter à un monde en crise aigüe d’identité et de sécurité. Et pour cela, innover sans cesse, avec un esprit de salubrité publique en fonctions des aléas politiques et des offensives islamistes.

Les hommes et femmes qui vont composer cette Armée de l’Ombre s’appliqueront à restaurer l’image défigurée de la France et oser faire un audit du désastre économique dans laquelle se trouve la France: chômage, faillites, fuites des talents, braderie du patrimoine, endettement colossal.

Le but de « l’Armée de l’Ombre » serait de rétablir les valeurs de ses racines judéo-chrétiennes et du sens réel des mots: « oui c’est oui », « honneur », « sens du devoir », « famille », « amour de son pays », etc.

Autrement dit de réinvestir l’Histoire de la France dans son entièreté.

Par subreptice mondialisme culturel, elle a été gravement déstructurée, pour qu’advienne un « changement de population et de civilisation ».

La nouvelle équipe doit ramener la France à sa juste position dans le concert des nations, en tenant compte que l’Europe (2) devra rejeter ses lubies mégalomanes, ses mésalliances suspectes, sa juteuse bureaucratie interne et ses égarements de technocrates insensés. De même, elle devra rejeter « ad patres » l’entrée de la Turquie dans sa bergerie, inviter cordialement la Russie à venir dialoguer à Bruxelles, cesser de s’arrimer à une OTAN dépassée et enfin, ne plus fantasmer, pieds et poings liés, pour un ténébreux Mondialisme. Il n’est pas trop tard ! Que les hommes et femmes de foi en l’Éternel prient comme Jehanne d’Arc, pour que la France retrouve ses esprits, ses droits et son honneur.

Célier François - pasteur

© François Celier pour Europe Israël News 25.04.2016

  1. Une révolte citoyenne gronde dans de nombreuses régions de France. Cette colère les amènent à s’interroger sur la manière de s’unir pour renverser, s’il le faut, une gouvernance qui se délite à ses yeux. Ils aspirent à réveiller la volonté du plus grand nombre à combattre l’intrusion d’une civilisation étrangère et incompatible, qui veut les soumettre par des actes barbaresques d’une violence sanguinaire inouïe.
  1. « Le Seigneur te frappera de vertige et de cécité, et de perturbation morale; et tu iras tâtonnant en plein midi comme fait l’aveugle dans les ténèbres, tu ne mèneras pas à bonne fin tes entreprises, tu seras opprimé et spolié incessamment sans trouver un défenseur. »  (La Bible. Deut. 28: 28-29)
 

NOMMER L’ENNEMI ET FIXER LE BUT DE LA GUERRE (Général Antoine Martinez)

L’islamiste Salah Abdeslam, recherché depuis les attentats du 13 novembre dernier qui se sont traduits par un véritable carnage à Paris, a été arrêté le 18 mars en Belgique, à Molenbeek. Le 22 mars, soit, à peine quatre jours après, Bruxelles est frappée en représailles. A ceux qui n’ont toujours pas compris, ou qui ne veulent toujours pas comprendre l’objectif visé et la détermination de notre ennemi, commun à l’Europe et à tous ceux qui ne sont pas musulmans, il faut préciser que d’autres pays européens sont ciblés dans une planification élaborée depuis plusieurs mois, et que la France sera à nouveau frappée bientôt, probablement en réponse à la remise de Salah Abdeslam aux autorités judiciaires françaises. Car cet ennemi qui nous combat dans cette guerre asymétrique sait manœuvrer et riposter lorsqu’il est touché. C’est la dure réalité que nos dirigeants, par manque de lucidité et de courage, refusent de voir.

Cette réalité est d’autant plus menaçante que l’invasion migratoire que subit depuis de nombreux mois l’Europe, sans que ses dirigeants soient en mesure de réagir par incompétence et manque de vision, constitue la première étape de la guerre que mène l’Islam, à présent ouvertement, contre l’Occident et en particulier contre le continent européen. Car cette invasion migratoire a été planifiée et constitue une attaque sans précédent des pays européens visant à déstructurer de l’intérieur nos sociétés, sans compter l’infiltration par milliers de djihadistes rejoignant les réseaux et filières déjà présents et prêts à combattre et à mourir en martyrs au nom d’Allah.

Il semble cependant que cet ennemi ne soit toujours pas nommé précisément. En effet, que nous dit le Président de la République ? « Nous devons prendre conscience de l’ampleur et de la gravité de la menace terroriste… La guerre contre le terrorisme doit être menée dans toute l’Europe ». Hormis le fait qu’il énonce une évidence sur la situation et sur la nécessité de réagir – mais cela chacun est capable de l’énoncer – il ne nomme pas l’ennemi. Non, Monsieur le Président, il ne s’agit pas de terrorisme. Vous « confondez » à dessein le moyen et l’ennemi.

Le terrorisme n’est que l’instrument qui sert les intérêts de l’auteur qu’il faut nommer. C’est l’Islam qui a déclaré la guerre depuis longtemps d’ailleurs à l’Occident. Ce sont des islamistes qui tuent les citoyens européens. Car l’islamisme c’est l’Islam en action.

Pour le formuler autrement, l’islamisme c’est l’intégralité de l’islam. On pourrait affirmer également que l’islamisme n’existerait pas s’il l’islam n’existait pas. Et l’islam conduit naturellement à l’islamisme. Quant à son but de guerre, c’est l’imposition du califat mondial par la violence. Alors, si la guerre doit être menée dans toute l’Europe, quel est notre but de guerre ? Toute opération de guerre nécessite, en effet, de déterminer le but de guerre, c’est à dire le but à atteindre. A-t-il été fixé ? Sans quoi, nous ne sommes pas près de vivre en paix.

L’ennemi étant donc ici nommé, on ne peut que s’étonner que le Premier ministre puisse affirmer sans gêne que « lutter contre la radicalisation, c’est promouvoir un islam fort, républicain et professionnel, organisé ». Non, Monsieur le Premier ministre, ce n’est pas en promouvant et en installant un islam fort dans notre pays que vous lutterez contre la radicalisation. C’est le contraire qu’il convient de faire. Il faut stopper l’islamisation criminelle de notre pays et des pays européens et pour inverser le cours néfaste des choses il faut, dans un premier temps, stopper l’immigration extra-européenne. Et si, selon votre campagne « les actes anti-musulmans, ça commence par des mots, ça finit par des crachats, des coups, du sang », vous semblez ne pas vouloir admettre la réalité, à savoir que les actes musulmans ça commence par Allah Akbar et ça finit par des massacres, de la barbarie et du sang.

Car la campagne indigne que vous venez de lancer « Tous unis contre la haine », au-delà d’un racisme anti-blanc scandaleux qu’elle véhicule et de l’insulte qui est faite à la nation, confirme cette volonté d’occulter la vérité. Car qui prêche la haine en France et en Europe ? La réponse cinglante vient de vous être donnée par les islamistes à Bruxelles. Quant à notre ministre de l’Intérieur, pourquoi autant d’obséquiosité à l’égard d’une « religion » qu’il qualifie de belle religion alors que le fait d’évoquer les racines chrétiennes de la France serait faire une « relecture historique frelatée qui aurait rendu la France nauséeuse » ?

Par ailleurs, oser affirmer que l’arrestation de Salah Abdeslam a porté un coup sévère à Daesch est une farce qui doit faire rire l’État islamique. Enfin, notre ministre des finances reproche aux autorités belges leur naïveté et leur laxisme qui ont conduit au communautarisme. Mais qu’ont fait nos gouvernants depuis des années dans notre pays si ce n’est la même chose ? Des Molenbeek nous en avons une multitude sur notre propre sol, au sein des territoires perdus de la République. L’exemple de Saint-Denis, cité royale et nécropole des rois de France fille aînée de l’Église devenue cité de l’islam – conséquence de quarante ans de lâcheté – le démontre amplement.

Alors, devant l’aveuglement et le déni de réalité de nos gouvernants, il devient urgent de leur démontrer pourquoi l’islamisme est bien l’ennemi à abattre, le cancer à éradiquer, et pourquoi l’islam est incompatible avec la démocratie et constitue une menace pour les nations européennes.

En effet, en démocratie, ce sont les hommes qui font les lois. En islam, c’est Dieu qui a fait les lois, inscrites définitivement dans le Coran, et il n’est donc pas permis aux hommes de les changer. Et ces lois interdisent la séparation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel ce qui est incompatible avec notre conception du monde. Ensuite, la femme n’est non seulement pas l’égale de l’homme mais – des « savants » et théologiens musulmans viennent de le confirmer – ne peut être considérée au mieux que comme un mammifère, au même titre qu’une chèvre ou un chameau ! Cette conception de la femme est incompatible avec nos convictions.

Par ailleurs, la Charia qui représente la loi islamique et qui est donc le bras armé de l’Islam dans sa conquête du monde pour imposer le califat a été jugée incompatible avec la démocratie en 2003 par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).
Il faut donc en tirer les conséquences. Car des millions de musulmans se réfèrent à une constitution politico-religieuse – le Coran – qui leur sert de guide suprême et qui prime sur tout autre livre, constitution, loi ou tradition.

Mais alors, ce livre est-il compatible avec la Constitution française, les lois, les traditions, les valeurs, les modes de pensée et la culture qui nous imprègnent ? A l’évidence, non. En effet, une analyse précise et objective de ce livre montre, non seulement à quel point il est en opposition frontale avec les fondements-mêmes de nos démocraties européennes, mais que nombre de ses versets, en complète opposition avec notre culture, sont – il faut le dire – susceptibles d’actions pénales dans la mesure où ils constituent une évidente provocation à la haine, à la violence, à la discrimination, au racisme, au sexisme, à l’antisémitisme.
La lecture attentive du Coran nous révèle donc bien son incompatibilité évidente avec la culture française et européenne. Alors, le chantage à l’islamophobie ne tient pas et doit être rejeté.

Il devient urgent que nos élites politiques et notamment nos gouvernants prennent conscience de cette incompatibilité de l’islam avec la démocratie et en tirent les conséquences. Il y va, en effet, de la vie des peuples européens. Car les musulmans connaissent le Coran, le considèrent comme supérieur à tout, et savent que ce livre n’est pas compatible avec la société française ou européenne dans laquelle ils vivent.

Mais la quasi-totalité de nos élites politiques n’a jamais ouvert un Coran et prétend, en l’affirmant doctement, que ce livre est en parfaite adéquation avec tout ce qui constitue notre pays aux racines chrétiennes. Un tel aveuglement est coupable et le peuple ne pourra pas accepter encore longtemps de se laisser massacrer et de compter ses morts sans réagir. Car, ne nous voilons pas la face, une guerre civile caractérisée par sa nature ethnoculturelle a commencé.

Devant l’évidence, il n’est plus temps de tergiverser. Un sursaut est obligatoire. Ce sont des actes forts qui sont à présent attendus. Dans cette guerre que nous a déclarée l’Islam, l’ennemi n’est pas seulement à l’extérieur; il est à l’intérieur, et cela concerne l’ensemble de l’Europe.
Une cinquième colonne est bien à l’œuvre sur l’ensemble du territoire européen. Les actions meurtrières planifiées, coordonnées et exécutées à Paris et à Bruxelles (mais demain à Berlin, à Londres, à Rome, à Madrid, à Copenhague, à Stockholm, à Vienne, de nouveau à Paris) sont le résultat de décennies de laxisme en matière d’acceptation sans contrôle d’une immigration qui véhicule une culture de mort hostile à la nôtre.

On ne peut pas envisager le vivre-ensemble avec le diable. La situation est aujourd’hui aggravée par le fait que les flux migratoires massifs et incontrôlés qui déferlent sur l’Europe sont infiltrés par des milliers de djihadistes plus radicaux encore que les nôtres.
Enfin, il faut être conscient qu’il existe sur notre sol, entre ces islamistes radicaux « français » ou pas (plusieurs dizaines de milliers d’individus dangereux aujourd’hui, il faut être lucide) et une population d’origine immigrée de confession musulmane respectueuse des lois car intégrée, un cercle intermédiaire composé de centaines de milliers de personnes, plus ou moins acquises aux premiers et prêtes à les aider de différentes façons lorsque le moment se présentera. Elles occupent les territoires perdus de la République vidés de ses autochtones et qui, comme Molenbeek pour la Belgique, n’ont plus rien de commun avec la France ou l’Europe. C’est de cette même aide ou « solidarité » islamique que Salah Abdeslam a bénéficié pendant quatre mois parmi les siens.

Alors certes, il faut développer les moyens de renseignement et la coordination entre pays européens, mais cela ne suffira plus. Si nous sommes en guerre comme l’a affirmé le Président de la République, il faut à présent frapper fort l’ennemi sur notre sol. Et l’état d’urgence n’est plus adapté à une telle situation ; c’est l’état de siège qui doit être décrété conformément à l’article 36 de la Constitution. C’est, en effet, l’équivalent de la bataille d’Alger (1957) qu’il faut aujourd’hui engager sur ces territoires perdus de la République pour neutraliser les islamistes et rétablir l’état de droit.

Par ailleurs, l’ennemi étant nommé il faut élaborer et mettre en œuvre une nouvelle politique globale visant (ce doit être le but de guerre) à enclencher un processus de « désislamisation » sur le long terme de notre société par l’adoption de mesures spécifiques qui doivent répondre à un principe de précaution (arrêt de l’immigration extra-européenne, suppression du regroupement familial, renvoi de tous les clandestins ou déboutés du droit d’asile, refonte complète de notre politique d’immigration, de notre code de nationalité, suppression de la bi-nationalité avec les extra-européens, fermeture définitive des mosquées salafistes, arrêt de la construction de mosquées, fermeture des abattoirs halal pratique immonde incompatible avec notre mode de vie, suppression de l’AME et des pompes sociales aspirantes, expulsion des familles polygames, refondation de l’école et de l’enseignement dispensé qui doit répondre à la transmission de notre héritage historique, spirituel et culturel qui n’a rien à voir avec l’islam…en un mot instaurer/rétablir une préférence nationale et, même, une préférence de civilisation).

Il faut, en fait, provoquer, faciliter, inciter par tous les moyens ceux qui ont des difficultés à s’intégrer ou qui refusent nos principes, nos valeurs et nos traditions à quitter la France. Il faut même les pousser à émigrer vers des terres musulmanes pour pratiquer leur islam comme le prescrit d’ailleurs le Coran. C’est à présent une nécessité.

Le cardinal de Richelieu affirmait que « la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire ». Alors, faisons-le pour le salut de notre nation et des peuples européens.

Général Antoine MARTINEZ

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SYRIE : LE GRAND BAZAR ! (par l’Imprécateur)

Formidable ! Quelle intelligence, quelle connaissance du problème à résoudre : rétablir la sécurité en Europe en luttant contre l’Etat Islamique (Da’esch)…
Les dirigeants européens se sont réunis plusieurs fois depuis janvier 2015, sans pour le moment apporter la moindre solution efficace, la preuve en est donnée par les attentats du 13 novembre. Ils vont se réunir à nouveau à Bruxelles et ils y ont invité  la cause numéro 2 du problème, l’un des sponsors de l’Etat Islamiste : la Turquie !

La Turquie, qui achète le pétrole produit en Syrie et en Irak par E.I. et le revend à divers pays européens sans signaler son origine.
La Turquie, qui laisse passer sans les inquiéter les djihadistes d’E.I. qui entrent et sortent, éventuellement les héberge et les nourrit s’ils ont besoin de se réfugier ou se reposer un peu.
La Turquie, qui recrute pour E.I. et aide les candidats européens au djihad à parvenir à bon port.
La Turquie, qui bombarde les Kurdes, les seuls pour le moment à aller sur le terrain déloger les soldats de l’E.I.
La Turquie, dont le dictateur mégalomane R.T. Erdogan veut éliminer Assad pour rétablir le califat ottoman sur la Syrie (dont la France l’avait délogé au siècle dernier pour arrêter la tyrannie turque sur le peuple syrien multiconfessionnel, ce que Fabius-le-somnolent ignore certainement).
La Turquie, qui vient d’abattre un Sukoï-24 russe qui longeait la frontière Syrie-Turquie côté syrien puisqu’il est tombé à 4 km de la frontière dans une zone de la Syrie tenue par les rebelles terroristes turkmènes. La Turquie dit maintenant que le pilote aux commandes de l’un des deux chasseurs turcs F-16 était un pilote syrien « modéré », autrement dit al-Qaïda  !

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La Turquie est un grand Etat, peuplé de près de 100 millions de Turcs, membre de l’OTAN. Ce pays, laïcisé au début du siècle dernier par Mustapha Kemal Atatürk, s’est profondément ré-islamisé depuis l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan, membre du bureau international des Frères musulmans, l’une des sectes les plus radicales de l’islam. Son épouse porte le voile et il a autorisé le port de la burka, notamment dans les universités. Il s’acharne à gommer toute trace de l’œuvre de modernisation et de laïcisation conduite par Mustapha Kemal Atatürk.

La Turquie se trouve donc impliquée, malgré l’opposition de ses élites, d’une partie de l’armée et de sa population, dans les rêves délirants de grandeur islamiste de son leader qui se voit comme le nouveau calife ottoman et s’est déjà fait construire un palais gigantesque et ultra luxueux, mais équipé en sous-sol d’un vaste bunker et de tous les moyens modernes de télécommunications. Il a une conception assez particulière de la démocratie, mais ni les Etats-Unis, ni l’Europe n’osent lui faire d’observations. C’est un allié dans l’OTAN.

De là à partager avec lui le plan de défense contre E.I. (qu’il soutient, finance et arme de concert avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, mais pas officiellement bien entendu), il y avait un pas à ne pas franchir. Ces deux-là font aussi partie de la coalition américaine anti Da’esh, même s’ils n’ont encore rien fait pour l’attaquer, sinon quelques simulacres même pas bien joués.

Avec un tel partenaire, on peut être certain qu’à peine la réunion des chefs d’États européens terminée, toutes les décisions même les plus secrètes seront connues du Calife Al Baghdadi dans la minute qui suit !

L’Arabie Saoudite et la Turquie sont alliées contre Bachar El-Assad. Ces deux États sunnites souhaitent le départ ou, mieux, la mort du chef alaouite, ce mécréant. Les deux ont inspiré la création de l’E.I. et le soutiennent. Chercher des solutions au problème que soulève E.I. au Moyen-Orient et en Europe en y associant ces deux-là est d’une totale absurdité. Rien d’étonnant à ce que, quand elle parle de François Hollande, Dabiq, la revue de propagande d’E.I., fasse précéder son nom de « l’imbécile« .

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Surtout quand on sait que lors des premiers bombardements de cibles d’E.I. par les Mirage et Rafale le 14 novembre, dont Le Drian et Hollande se vantent, il y eut « zéro victime » (révélé à C dans l’Air), parce qu’E.I. avait été prévenu avant, afin d’éviter le risque de tuer des musulmans, surtout sunnites et wahhabites ou salafistes. Si bien que seuls des bâtiments vides furent détruits.
La chose ayant été dévoilée, on annonce maintenant à chaque bombardement français des victimes djihadistes sans en apporter la moindre preuve autre que des photos aériennes où l’on ne voit que des bâtiments exploser.
L’honneur du président est sauf par la dissimulation de son mensonge : ses frappes sont en grande partie du cinéma, car si elles étaient efficaces, nos alliés Saoudiens et Qataris pourraient exercer des représailles financières contre la France – qui a besoin de leur argent pour boucler son budget.

Turquie, Arabie et Qatar sont avant tout les alliés des Etats-Unis où, mardi, Hollande se trouvait pour demander à Obama d’intensifier les bombardements. Pratique, les bombardements, on ne prend aucun risque au sol, zéro mort là aussi, seul petit problème, on ne sait jamais trop qui reçoit les bombes sur la tête – ça s’appelle les « dommages collatéraux ».
Mais de qui les Etats-Unis jouent-il le jeu ? Le Centre français de Recherche sur le Renseignement (Cf2R) donne une réponse :

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le jeu des Américains ne cesse d’être ambigu. Washington a désigné comme auteurs des attentats qui ont détruit les tours de New-York l’Irak, l’Iran et plus récemment la Syrie, alors que et la majorité des terroristes étaient saoudiens, sunnites-salafistes, et obéissaient à Al-Qaïda. Puis, à l’occasion des pseudo « révolutions arabes » de 2011, les Etats-Unis ont soutenu, partout dans le monde arabe, les Frères musulmans, des sunnites fondamentalistes, afin de les installer au pouvoir. Les Frères musulmans sont une création de l’Arabie saoudite. Mais les Tunisiens et les Egyptiens les ont chassés et, en Syrie, ça n’a pas marché du tout, ce qui risquait d’entraver la bonne marche du plan Kalergi et les projets américains de confier la gestion des hydrocarbures syriens et irakiens à leur cher allié l’Arabie saoudite.

Ce n’est pas une mauvaise analyse des américains, mais une véritable stratégie d’alliance objective et machiavélique avec l’islam le plus radical qui soit.
Zbigniew Brzezinski, l’ancien conseiller pour la Sécurité nationale de Jimmy Carter déclarait encore récemment, à propos de Jabat Al-Nosra, la branche d’Al-Qaida en Syrie : « si les Russes continuent à bombarder nos gars, il faut qu’Obama riposte«  !
Et Laurent Fabius, parlant d’Al-Qaïda, avait dit en 2012 « Ils font du bon boulot« .
Sans la catastrophique intervention et gestion américaine en Irak , sans le soutien ou la passivité bienveillante de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, E.I, n’existerait plus.
Mais, tant que l’E.I. bénéficiera de tels sponsors, il continuera d’exister. D’autant qu’aucun pays occidental ne voulant intervenir au sol et la très faible combativité de l’armée irakienne ne permettant pas d’espérer des opérations militaires d’envergure au sol, il ne reste que Bachar aidé par les Russes pour éradiquer l’E.I. qui vient tuer des Français à Paris.

En suivant aveuglément ces quatre faux jetons, Arabie, Qatar, Turquie et Etats-Unis, Hollande a clairement accru la menace terroriste sur la France. Pourtant il a été docile, le clampin, il n’a rien fait pour empêcher des centaines de djihadistes français de partir en Syrie pour prêter main-forte à l’Etat Islamique, ni gêné en quoi que ce soit leur retour qui va accélérer la réalisation du plan Kalergi.
Manuel Valls demande même des centres spécialisés pour les accueillir et les aider à se réinsérer. La presse a grandement aidé à l’opération en diffusant le message de « Bachar, le boucher qui massacre son peuple avec des armes chimiques« . Comme G.W. Bush avait lancé celui de « Sadam Hussein détient des armes de destruction massive« . La bonne vieille recette du chien que l’on veut tuer et dont on dit qu’il a la rage.

« Nos services, bien que parfaitement conscients des réalités du terrain et des menaces, ont obéi à un gouvernement sous influence du Qatar et de l’Arabie saoudite. Ils ont entrainé et ravitaillé des combattants d’Al-Nosra (Al Qaïda) et de l’ASL (Frères musulmans) et ont du se résigner à ignorer les faits qu’ils observaient pour ne dire à nos autorités que les « vérités » qu’elles voulaient entendre. Aussi, sous le double effet de la rupture des relations avec les services syriens et des consignes de collaboration avec les Etats wahhabites/salafistes, le renforcement des moyens du renseignement depuis 2008 ne pouvait guère porter ses fruits, puis qu’il était demandé aux services d’agir dans la mauvaise direction« . (Cf2R)

Les « démocrates modérés » que Hollande et Fabius soutiennent et arment sont tout de même un peu spéciaux ! D’abord ils revendent à Al-Qaïda les armes que la France et les Etats-Unis leur donnent, quand ce n’est pas directement à E.I., et ensuite, ils ont une curieuse conception de la « démocratie modérée » ! Lamia Nahas, membre de la Coalition nationale de l’opposition syrienne, soutenue par la France, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis et le Royaume Uni, a récemment publié un post édifiant sur sa page Facebook : « Chaque fois que les minorités déploient leur morgue à l’égard de la Syrie, ma conviction s’affirme davantage sur la nécessité de dresser un bûcher pour les carboniser tous. Je regrette Hitler qui a brûlé les Juifs de son temps ainsi que le sultan ottoman Abdel Hamid qui a exterminé les Arméniens, de même que le héros des Arabes, Saddam Hussein, qui s’est comporté en homme à une époque où il n’en existait plus et dont il n’existera plus jamais après lui« . (Madanyia.info, 1er novembre 2015)

La coalition sous tutelle américaine prétend faire la guerre à l’Etat Islamique, une guerre qui est largement symbolique. Les russes ont fait plus de sorties de bombardement en un mois que toute la coalition en deux ans qui a déversé près de dix fois moins de bombes que l’OTAN sur le Kosovo !
C’est pourquoi l’E.I. se portait si bien et progressait jusqu’à l’arrivée des Russes.
Quant à l’armée française, elle manque de tout étant déjà engagée dans des guerres hollandaises dans 7 autres pays, en Afghanistan, mais surtout en Afrique.

L’Imprécateur

Mais qui est « l’opposition modérée » ? Les Frères musulmans salafistes. Cliquer sur le lien ci-dessous :

Opposition modérée

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LE CALIFE DE BAGDAD AUX PORTES DE VIENNE (par Pepe Escobar)

L’histoire a cette vilaine habitude de se répéter au point d’en devenir une comédie surréaliste. Sommes-nous revenus en 1683, où l’Empire ottoman assiégeant Vienne sera défait par les infidèles à la toute dernière minute ?

Non. Nous sommes en 2015 et un simulacre de calife, Ibrahim, alias Abou Bakr al-Baghdadi, a incité tout un lot de grandes puissances, de petites puissances et de larbins de tout acabit à converger vers Vienne pour discuter de la façon de le mettre hors d’état de nuire.

 Abu Bakr al-Baghdadi

Abu Bakr al-Baghdadi

Westphaliens *, nous avons un problème. Tout ça n’a aucun sens si l’Iran n’est pas invité à la table de négociation d’une solution à la tragédie syrienne. Moscou le savait depuis le début. Washington a fini (à contrecœur) par se rendre à l’évidence. Mais le problème n’a jamais été l’Iran. Le problème, c’est l’Arabie Saoudite, la matrice originelle de cette bouillabaisse de crétins idéologiques qui tendent à se métastaser en califes.

* : Le Traité de Westphalie a redessiné l’Europe féodale après la Guerre de Trente Ans en 1648, ouvrant la voie à la création des états-nations.

Ce qui nous ramène (inévitablement) au surréalisme. Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a déclaré ceci : « Le point de vue de nos partenaires […] est que nous devrions tester les intentions des Iraniens et des Russes d’arriver à une véritable solution politique en Syrie, ce que nous préférons tous. »

Traduction : par « nos partenaires », il veut dire La Voix de son Maître (Washington et l’hacienda pétrolière saoudite friande de décapitations) qui ne préfère pas une solution politique. Elle veut un changement de régime et une satrapie de la maison des Saoud.

L’Égypte, l’Irak, le Liban, l’UE, la France et même le Qatar – dont le mini-émir voulait lancer sa propre campagne militaire pour obtenir un changement de régime avant qu’on lui dise de la fermer – tiennent tous compagnie à l’Iran à Vienne, aux côtés des USA, de la Russie, de la Turquie et de la maison des Saoud.

Le parallèle avec la situation sur le terrain est sidérant. L’altercation polie dans un palais doré à Vienne est une chose. Mais les sables mouvants de la situation militaire le long de la ligne Sykes-Picot en ruines en Syrak brossent un tableau complètement différent.

Méfions-nous du nouveau djihad mondial.

La solution idéale est tentante : la Russie dépêche ses Spetsnaz et des commandos supplémentaires ; décapite les crétins de EIIS/EIIL/Daesch dans le collimateur de son dernier système à la mode C4I – Commande, Contrôle, Communication, Computer – les encercle et les réduit en cendres.

Mais cela n’arrivera pas tant que le sultan Erdogan en Turquie, les pétro-monarques larbins du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et la CIA s’entêteront à soutenir et armer des brutes salafo-djihadistes de tout acabit, modérées ou autres.

Le faux califat va s’avérer un adversaire très coriace. Le nombre grandissant de pertes qu’il subit ne l’inquiète pas et ne l’inquiétera pas. Les membres de l’alliance 4+1 (Russie, Syrie, Iran, Irak + Hezbollah) le savent, car cela a déjà eu des répercussions dans leurs rangs.

Le Hezbollah a encaissé des pertes. C’est pareil pour la Force al-Qods de l’Iran, qui a perdu de bons commandants de niveau intermédiaire. Du côté des 4+1, l’Iran a quelque 1.500 combattants sur le terrain (dont bon nombre d’Afghans). La partie adverse peut compter sur la maison des Saoud qui livre des tonnes d’argent liquide et de missiles antichars TOW à l’Armée de la conquête, qui n’est rien d’autre qu’une coalition de volontaires menée par al-Qaïda, aux visées se chevauchant plus ou moins (un changement de régime d’abord, puis l’avènement du règne du califat ou des Frères Musulmans).

Rien ne prouve (encore) que EIIS/EIIL/Daesh a perdu le gros de ses missiles antiaériens portatifs et de ses missiles guidés antichars.

Alors pendant qu’on délibère à Vienne, que mijote EIIS/EIIL/Daesh ?

Ils sont sur le point de choisir entre deux stratégies différentes :

  1. Ils se terrent à Raqqa (l’ancienne capitale du califat abbasside, avant Bagdad) et attendent de mener la mère de toutes les batailles. Après tout, ils ne peuvent se permettre de perdre la ville, car du point de vue géostratégique, Raqqa est le carrefour ultime en Syrie. D’anciens militaires baassistes et divers nationalistes arabes font pression en faveur de cette stratégie.
  2. Pas question de se terrer. Le mieux, c’est d’étendre la ligne de front au maximum dans le désert profond. L’armée de l’air russe n’aura donc pas de cibles groupées à sa disposition. La stratégie a l’avantage aussi d’obliger les 4+1, soit les unités terrestres de l’Armée Arabe Syrienne (AAS), de l’Iran et du Hezbollah soutenues par l’armée de l’air russe, à disperser excessivement leurs voies de communication et d’approvisionnement, créant ainsi d’autres problèmes logistiques. Cette stratégie est préconisée par les purs et durs turcs, tchétchènes, ouïghours et ouzbeks.

Le commandement de EIIS/EIIL/Daesh penche sans doute en faveur de la seconde option. La firme Djihad Inc. en est la cause. Pas moins de 2.000 brutes du faux califat (la plupart provenaient de Tchétchénie, de Turquie, d’Asie centrale et du Xinjiang) ont été tuées à Kobané qui, contrairement à Raqqa, n’avait aucune valeur stratégique. La firme Djihad Inc. veut maintenant s’étendre jusqu’en Asie centrale, au Xinjiang, à la Russie et, si une ouverture est pratiquée, pénétrer en Europe et aux USA.

La seconde option a l’avantage supplémentaire de pouvoir compter sur l’appui des soi-disant « djihadistes modérés » (pas des rebelles) au moment de combattre, ce qui signifie davantage d’interaction avec Ahrar al-Sham, Liwa al-Tawhid, quelques factions de l’Armée de la conquête, le Front islamique et quelques groupes de Turkmènes salafistes. Soit dit en passant, aucun de ces groupes n’est formé de rebelles modérés.

Tous ces groupes s’intégreraient parfaitement à la stratégie d’élargissement de la ligne de front de EIIS/EIIL/Daesh, que défend entre autres un certain Muslim Shishani, le commandant tchétchène du groupe Junud al-Sham, qui combat actuellement près de Lattaquié.

Fait notable, Shishani a dit à al-Jazeera Turk que les fronts comme ceux de Raqqa et d’Alep n’auront pas d’importance dans une guerre terrestre contre les Russes. La vraie guerre se fera sur le front Tartous-Lattaquié. Le djihad doit se déplacer dans ce secteur.

Imaginez si tous ces groupes s’unissaient pour mener un djihad interne et un djihad mondial en disposant toujours de tonnes d’argent. Ce n’est un secret pour personne que les services secrets russes s’inquiètent vivement du nombre élevé de Tchétchènes dans les rangs du faux califat, sans oublier les services secrets chinois au sujet des Ouïghours. Ces derniers auront quelques difficultés à regagner le Xinjiang, mais les Tchétchènes reviendront assurément dans le Caucase. C’est le fameux syndrome « Alep n’est qu’à 900 km de Grozny ».

Pour ajouter à la pagaille, le directeur du FSB (ФСБ), Service fédéral de FSBsécurité de la Russie (Федеральная служБа Безопасности Российской Федерации) Alexandre Bortnikov, a déjà fait une mise en garde à propos d’une concentration de talibans (qui sont nombreux à avoir prêté serment d’allégeance au faux califat) aux frontières nord de l’Afghanistan avec l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. Pour Poutine et les Services russes, la situation en Afghanistan est proche du niveau critique. Un débordement du djihad vers l’Asie centrale est quasiment certain.

Autrement dit, les choses ne sont guère reluisantes. Al-Qaïda peut aller se rhabiller. EIIS/EIIL/Daesh se sert de l’offensive des 4+1 pour se forger une identité de leader du djihad mondial. Des imams saoudiens ont d’ailleurs déjà déclaré le djihad contre la Russie. Depuis, la vétuste université al-Azhar au Caire est sur le point de faire pareil.

À surveiller : le jeu iranien.

Rien n’indique que l’administration Obama va finir par admettre que tous les rebelles modérés sont, après tout, des djihadistes. Le haut commandement de EIIS/EIIS/Daesh en attend l’annonce. Car si Washington finit par partager l’analyse de Moscou, tous les groupes vont passer en mode djihad mondial, sous la gouverne du faux califat.

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Frappe russe en Syrie

La situation est déjà assez trouble, merci. Les services de renseignements syriens et iraniens sur le terrain et la campagne aérienne russe doivent non seulement s’assurer que EIIS/EIIL/Daesh ne dispose pas de l’équipement et des effectifs nécessaires pour défendre Raqqa, mais aussi couper toutes ses voies de communication et d’approvisionnement avec les djihadistes qui combattent les 4+1 dans l’ouest de la Syrie.

Même en subissant les attaques de l’armée de l’air russe, qui a forcé bien des brutes et leurs familles à fuir la Syrie pour le désert dans l’ouest de l’Irak, EIIS/EIIL/Daesh est tout de même parvenu à progresser au sud d’Alep, en s’infiltrant à al-Safira et en restant aux commandes d’au moins dix postes de contrôle le long de la voie d’approvisionnement cruciale qui relie Hama à Alep, et qui passe par Salamiyeh, Ithriyah et Khanasser. L’Armée arabe syrienne ne peut pas se permettre de perdre ce corridor, devenu maintenant sa priorité numéro un. Pendant ce temps à Alep, les centaines de milliers de civils devenus de facto des otages tentent de survivre.

Une attention particulière au jeu iranien sur le terrain s’impose. La meilleure source jusqu’ici est le sous-commandant du Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI), le brigadier général Hossein Salami, qui a parlé longuement à la chaîne 2 de la vision de la République islamique d’Iran.

Pour Salami (c’est le CGRI qui parle), la Syrie est le point de mire des efforts stratégiques menés par une coalition internationale dans le but d’imposer un projet politique destructeur dans le monde islamique. Par coalition internationale, il se réfère à l’OTAN et à l’Arabie Saoudite. Le rôle de l’Iran est de garantir la stabilité politique, psychologique, économique et militaire du système syrien.

Il définit le rôle de l’Iran sous quatre angles. « Sur le plan stratégique, nous soutenons le peuple, l’armée et le gouvernement syriens politiquement et psychologiquement. Comme conseillers, nous transférons notre expérience de la guerre aux hauts commandants de l’armée syrienne. À l’heure actuelle, nous les aidons à moderniser et à reconstruire la structure de l’armée syrienne […]. Sur le plan opérationnel, nous aidons les commandants de brigade […]. Voilà pourquoi un certain nombre de nos commandants sont là et aident à planifier et à concevoir des stratégies opérationnelles. L’Iran apporte aussi son aide au niveau tactique et technique (logistique). »

Il y a un autre aspect qui est absolument primordial, frappé d’anathème par la maison des Saoud : « Notre sécurité nationale [en Iran] est inextricablement liée à la sécurité de parties importantes du monde islamique, à la sécurité nationale de la Syrie. C’est la philosophie qui sous-tend notre présence [en Syrie]. » La nuance que le Royaume US du baratin est incapable de saisir est que cela n’a rien à voir avec le maintien au pouvoir à perpétuité d’Assad, ce que corroborent d’ailleurs les déclarations officielles des diplomates iraniens.

Salami a également souligné que la Russie est allée en Syrie pour éviter d’avoir à combattre le djihad à la maison (c’est exactement ce que souhaitent les Tchétchènes de EIIS/EIIL/Daesh). La stratégie de Poutine en Syrie, soit dit en passant, a reçu le soutien sans équivoque du président du parlement iranien, Ali Larijani, qui était un invité de marque lors du sommet de Valdaï la semaine dernière.

Je suis le calife, entendez mon rugissement !

Mis en présence de la stratégie russo-iranienne, que va faire l’Empire du Chaos ?

Il va jeter un peu plus d’huile sur le feu, bien sûr ! Les incapables faisant office de principaux conseillers en sécurité nationale recommandent de déployer des forces spéciales étasuniennes plus proches de EIIS/EIIL/Daesh en Syrie.

Cette recommandation spéciale est censée aider ce qu’on appelle les Forces démocratiques de Syrie, dirigées par les Kurdes du YPG, à prendre Raqqa. Ce qui ne veut pas nécessairement dire que les forces spéciales étasuniennes combattront aux côtés des 4+1 à la réalisation d’un objectif commun. Après tout, nous sommes déjà embourbés profondément dans un Surréalistan géopolitique, où la Coalition des Opportunistes Tordus (COT) menée par les USA ignore totalement ce que font les 4+1. Sans parler des dissensions internes, comme Ankara qui ne supporte pas du tout l’insistance des USA à vouloir travailler avec les Kurdes syriens.

En Irak, l’administration Obama et le Pentagone sont pratiquement devenus des objets de moquerie. Les Sunnites de la province d’Anbar sont furieux que le plus important système de surveillance par satellite à avoir jamais existé n’arrive pas à détecter les avancées de EIIS/EIIL/Daesh, de Tikrit à Ramadi et aux alentours.

Pour ajouter une dernière insulte aux injures répétées – comme le centre de renseignements conjoint des 4+1 à Bagdad qui exclut les USA et l’autorisation obtenue par les Russes de bombarder les convois du faux califat traversant la frontière dans le désert syrien – Bagdad et l’UE viennent de convenir de la mise en place d’un autre centre de renseignements pour s’échanger des données concernant EIIS/EIIL/Daesh. L’administration Obama est absolument terrifiée à l’idée de voir l’UE disposée à soutenir la campagne russe et à considérer la COT pour ce qu’elle est : une farce.

L’avenir immédiat nous réserve d’autres surprises surréalistes dangereuses. Par exemple, l’administration Obama qui aiderait les milices chiites à reprendre Mossoul des mains de EIIS/EIIL/Daesh en Irak, tout en aidant les Kurdes de Syrie à prendre Raqqa, qui est une ville arabe. Ce serait ouvrir une boîte de Pandore, car les USA se mettraient ainsi à dos tous les Sunnites de l’ensemble de la Syrak et EIIS/EIIL/Daesh en profiterait pleinement.

Au moment d’écrire ces lignes, il n’y a pas d’attaque frontale sur Alep en vue par l’AAS, l’Iran et le Hezbollah, avec le soutien de l’armée de l’air russe. La stratégie des 4+1 sera plutôt d’infliger le plus de dommages possible aux voies d’approvisionnement logistique des groupes salafo-djihadistes, ce qui suppose une tentative de couper le flux d’argent et d’armes qui passe en contrebande par la Turquie.

Mais là encore, que va faire l’Empire du Chaos ?

L’administration Obama combat (plus ou moins) EIIS/EIIL/Daesh essentiellement en Irak, où Washington a perdu une guerre qui lui a coûté plusieurs milliards de dollars. L’équipe Obama ne s’est jamais souciée de combattre le faux califat en Syrie, puisqu’il préconise la même chose qu’elle, à savoir qu’Assad doit partir.

Le sultan Erdogan – comme la présence d’Ankara à la table de négociation à Vienne le prouve – est toujours autorisé à maintenir une frontière sans foi ni loi, qui profite largement à EIIS/EIIL/Daesh. Quant à la maison des Saoud, paranoïaque et anti-chiite, elle est aussi à la table de négociation à Vienne et toujours autorisée à faire pleuvoir des tonnes d’armes à un tas de brutes salafo-djihadistes. Voilà ce qui passe pour la politique d’Obama en Syrie. Ce n’est pas pour rien que le rugissement rigolard du calife se fait entendre jusqu’à Vienne !

Escobar

Pepe Escobar 

* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books). –  Traduit par Daniel, édité par jj pour le Saker Francophone. − 20151029 − Source Asia Times

http://lesakerfrancophone.net/le-calife-de-bagdad/


 

LE GUIGNOL BHL EXPLIQUE CE QU’EST UNE « GUERRE JUSTE » (par l’Imprécateur)

Bernard-Henri Lévy, invité par l’IHEDN (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale) pour y faire un cours magistral,  a vite transformé le cours en plaidoyer pro domo pour défendre les interventions personnelles qu’il a menées et mène dans les pays en guerre. Il en a profité pour donner sa définition d’une « guerre juste », s’appuyant pour la justifier sur la conception qu’en avait Saint-Augustin.

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Je ne vais pas faire ici l’exégèse du texte de Saint-Augustin, mais seulement rappeler à BHL que le saint berbère de Souk Ahras, mort à Annaba (Hippone pour les Romains),= en Algérie, faisait une distinction entre le Jus in bello, le droit de la guerre, respect de règles communes (ex. convention de Genève), et le Jus ad bellum qui définit les conditions dans lesquelles on peut dire qu’une guerre est juste ou non.

Pour l’être, elle doit avant tout l’être dans son objectif, qui doit être la substitution d’un moindre mal [la guerre] à un mal jugé plus grand : agression militaire ou agression d’un peuple constitué en État par quelque moyen que ce soit, invasion de type colonial, blocus entraînant une famine, agression religieuse, etc.

C’est cela qui a permis à l’Église, quatre cent ans plus tard, au VIIIème siècle, de justifier les réactions militaires  européennes et françaises contre les agressions de l’islam en armes, puis les croisades.

BHL a présenté le cas de la Libye, où France et OTAN sont intervenus pour supprimer Kadhafi, comme le modèle d’une guerre juste. Il eût été bien qu’il explique à l’IHEDN pourquoi les avions français, transportant soi-disant de “l’aide humanitaire”, convoyaient − en plus de leur cargaison d’armes que l’on retrouve aujourd’hui entre les mains des terroristes que nous combattons au Mali − les dirigeants de TOTAL, VINCI et EADS et autres sociétés souhaitant conclure des contrats avec ceux qu’ils espéraient voir devenir les nouveaux dirigeants d’un pays “islamiste démocrate modéré”. Un bel oxymore !

Qu’il explique aussi pourquoi Sidney Blumenthal, un proche conseiller des Clinton, a révélé l’existence d’échanges diplomatiques montrant que la France voulait aller en Libye « pour des raisons militaires et économiques », y voyant notamment « une opportunité pour la France de se réaffirmer en tant que puissance militaire ». Pourquoi enfin sa guerre juste en Libye s’est transformée en un foutoir sanglant où plus personne ne sait qui est l’État, dans un pays dont la moitié est est tenue par l’islam fondamentaliste agressif du calife Al Baghdadi, et le sud par “Al Qaïda au Maghreb Islamique”, d’où partent des terroristes qui cherchent à déstabiliser la Tunisie, l’Algérie, le Mali et l’ensemble de l’Afrique subsaharienne.

Si c’était cela l’objectif et la morale de sa guerre juste… Elle est du même tonneau frelaté que la justification du droit d’ingérence que Kouchner donnait pour les interventions militaires en Somalie qui ont fait le jeu des terrorises.

imagesGuignol à la guerre

En réalité, ce qui se passe partout où une agression a lieu ressort de la philosophie de Machiavel : la loi morale ne s’applique pas dans les rapports entre États. Ceux-ci ne doivent se préoccuper que de leur propre puissance. Pour échapper à une guerre perpétuelle ruineuse, ils devront cependant tenter de maintenir un équilibre des forces.

Il faut être un crétin pour croire (ou un salaud pour faire semblant de croire) qu’un État puisse intervenir dans une guerre pour donner une leçon de morale ! La France est-elle morale quand son premier ministre va commercer avec l’Arabie Saoudite à qui elle vend des armes qui servent au même moment à bombarder des populations civiles au Yémen ? À moins qu’il n’y soit allé pour fêter avec le roi la 135ème exécution par décapitation ou par crucifixion depuis le début de l’année 2015 ? (chiffre au 15 octobre 2015).

Quoi qu’ait fait BHL, son activisme brouillon, mortifère et intéressé (doper la vente de ses livres) ne changea pas le monde en reposoir de la Fête-Dieu (G. Bernanos, Journal d’un Curé de Campagne).

L’Imprécateur

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