LA CRISE DES MIGRANTS A FRACASSÉ L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : The migrant crisis upended Europe


  • « La crise des migrants est le “11 septembre de l’Union Européenne”… À partir de 2001, tout a changé aux États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants ont eu le même effet en Europe… Les idées de démocratie, de tolérance et les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique ont été sapées. » – Ivan Kratsev, président du Centre for Liberal Strategies de Sofia et membre de l’Institut des humanités de Vienne, Le Figaro.
  • La population européenne juge désormais les institutions européennes avec mépris. Ils les perçoivent – en raison de leur politique multiculturaliste et migratoire – non seulement comme indifférents au problème de la population, mais aussi comme un problème supplémentaire.
  • « Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde… notre ouverture et notre tolérance ne signifient pas que nous ne protégerons pas notre patrimoine ». – Donald Tusk, président du Conseil européen.

Quelques semaines après que l’Allemagne ait ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclarait que la crise migratoire « déstabiliserait les démocraties ». Il a été traité de démagogue et de xénophobe. Deux ans plus tard, la réalité lui a donné raison. Comme l’explique Politico, « La plupart des dirigeants de l’UE font écho au Premier ministre hongrois » et le Premier ministre hongrois peut désormais affirmer : « notre position devient progressivement majoritaire ».

Beaucoup en Europe semblent avoir compris ce qu’Ivan Krastev, le président du Centre des stratégies libérales de Sofia et membre de l’Institut des sciences humaines de Vienne, a récemment déclaré au Figaro :

« La crise des migrants, c’est le 11 Septembre de l’Union Européenne. Ce jour de 2001, tout a basculé pour les États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants produisent le même effet à l’Europe. Ce n’est pas leur nombre qui déstabilise le continent, mais le fait qu’ils représentent la révolution du XXIème siècle… La crise migratoire remet profondément en cause les idées de démocratie, de tolérance et de progrès ainsi que les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique. Elle est un tournant dans la dynamique politique du projet européen. »

Des milliers de migrants arrivent à pied dans une gare de Tovarnik, en Croatie, le 17 septembre 2015. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

Cette vague migratoire a impacté de manière significative les finances publiques européennes. Les deux pays les plus touchés ont été l’Italie et l’Allemagne. Le gouvernement fédéral allemand a dû mobiliser 21,7 milliards d’euros en 2016 pour y faire face. Les médias ont indiqué que le seul budget de la sécurité allait augmenter d’au moins un tiers cette année, passant de 6,1 milliards à 8,3 milliards d’euros. En Italie, le ministre de l’Économie et des Finances a budgété 4,2 milliards d’euros en 2017 pour les migrants (un septième du budget total de l’Italie pour 2016 ).

L’Espagne de son côté a récemment annoncé que 12 millions d’euros seront investis pour renforcer les clôtures autour de ses enclaves de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord ; une barrière qui maintient les migrants hors du territoire espagnol. Partout en Europe, les États dégagent des ressources supplémentaires pour faire face à la crise des migrants, qui a également changé le paysage politique européen.

Les récentes victoires électorales de Sébastian Kurz en Autriche et Andrej Babis en République tchèque ont potentiellement élargi le groupe des pays d’Europe centrale et orientale qui s’opposent à Bruxelles sur les quotas de répartition des migrants. L’immigration a engendré des lignes de fracture idéologiques en Europe. Les barrières qui ont surgi au cœur du projet européen sont désormais renforcées par la rivalité, la méfiance et la haine. La population européenne regarde désormais les institutions européennes d’un œil méprisant. Non seulement Ils les jugent – en raison du multiculturalisme et de l’immigration – indifférents à leurs propres problèmes, mais ils les perçoivent comme un problème de plus.

Autre tremblement de terre, la crise migratoire a aussi provoqué « un déclin de la social-démocratie en Occident », ainsi que l’a écrit Josef Joffe, éditorialiste et éditeur de Die Zeit. Partout en Europe, la crise migratoire a tué les partis sociaux-démocrates, perçus désormais comme incapables d’y faire face. Il y a vingt ans, ces partis libéraux de gauche étaient partout au pouvoir − Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, par exemple. Désormais, ils sont partout dans l’opposition sauf en Italie. De la Norvège à l’Autriche, l’Europe est désormais dirigée par des gouvernements conservateurs.

Si l’on en croit les médias et une étude de la Heritage Foundation, plus de la moitié des attentats terroristes qui ont eu lieu en Allemagne depuis le début de la crise des migrants en 2014 ont impliqué des migrants. L’État islamique − aujourd’hui défait à Raqqa − a profité de la crise migratoire engendrée par la guerre civile en Syrie pour devenir un risque sécuritaire majeur pour l’Europe. Depuis les territoires conquis, l’État Islamique a lancé des attaques terroristes importantes contre l’Europe.

La crise migratoire a également renforcé la position stratégique du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Par chantage, il a obtenu de l’Europe plusieurs milliards d’euros – et certaines concessions politiques – afin de garder le robinet migratoire fermé à partir de la Turquie. Erdoğan a aussi exigé et obtenu que des écrivains et journalistes soient poursuivis en Europe ; il a également tenté d’influencer les élections aux PaysBas et en Allemagne en mobilisant les communautés turques établies dans ces pays.

Un rapport du Pew Research montre comment le mouvement migratoire a commencé de reformater les pays européens. Sur la seule année 2016, la population de la Suède a augmenté de plus de 1%. Une hausse qui est due à la seule migration de masse, la plus élevée au sein de l’UE derrière l’Allemagne. Entre 2015 et 2016, le pourcentage d’immigrants au sein de la population suédoise est passé de 16,8% à 18,3%.

L’Autriche et la Norvège, deux pays dotés d’une forte population immigrée (au moins 15% en 2016), ont enregistré une hausse de leur population de 1% par rapport à 2015. En Allemagne, Die Welt a indiqué indiqué que 18,6 millions d’Allemands − un cinquième de la population allemande − étaient directement issus des milieux de l’immigration.

En Italie Le Centre Machiavel a rendu publique une étude (« Comment l’immigration change la démographie italienne ») qui montre que, du fait de la crise migratoire, ‘un changement « sans précédent » a eu lieu dans la démographie italienne.

La boîte de Pandore d’une révolution démographique a été ouverte.

Il y a deux ans, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, était le seul à parler de la nécessité de garder l’Europe « chrétienne ». Maintenant, l’un de ses opposants les plus virulents, Donald Tusk, président du Conseil européen, tient des propos similaires :

« Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde […] notre ouverture et notre tolérance ne peuvent signifier que nous sommes prêts à abandonner notre patrimoine ».

En 2015, toute discussion sur la « culture » était condamnée comme relevant du « racisme ». Désormais, le thème de la culture est devenu dominant.

La guerre que les islamistes ont mené contre la politique, la culture et la religion en Occident a jeté les bases d’un affrontement culturel qui est en train de révolutionner l’Europe.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Giulio Meotti
Journaliste italien


 


MOHAMMED EST L’AVENIR DE L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : Muhammad’s the Future of Europe

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants de plus !

L’économiste français Charles Gave prévoit que la population française sera majoritairement musulmane d’ici 2057 – une estimation qui ne prend même pas en compte l’arrivée de nouveaux migrants.

Il ne fait aucun doute que le tsunami démographique africain touchera les rives d’une Europe riche et vieillissante, qui connaît déjà une révolution démographique interne. Au lieu se suicider avec le sourire, l’Europe devrait prendre des décisions difficiles si elle souhaite conserver sa culture.

L’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant d’être submergée ?

 


Au milieu de l’été dernier, le président français Emmanuel Macron a déclenché une tempête politique – il a même été accusé de « racisme » – pour avoir déclaré que les mères africaines de « sept ou huit enfants » contribuaient au sous-développement économique du continent africain ; la surnatalité, a ajouté Macron crée un défi « civilisationnel ».

Les Nations Unies lui ont donné raison. Selon « World Population Prospects », le rapport démographique annuel des Nations Unies, un sixième de la population mondiale vit actuellement en Afrique. En 2050, cette proportion sera d’un quart, et à la fin du siècle d’un tiers.

4 milliards d’Africains

En Afrique, les naissances sont aujourd’hui quatre fois plus importantes que les décès.

Les statistiques 2017 indiquent un taux de fécondité de 4,5 enfants par femme en Afrique, contre 1,6 en Europe.

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants supplémentaires.
Cette pression démographique africaine met d’ores et déjà le « vieux continent » sous pression. Inévitablement, l’Europe sera confrontée à un problème majeur d’immigration illégale de masse.

L’Europe vieillissante et submergée

Quand l’Allemagne a ouvert ses portes, en 2015, à plus d’un million de migrants originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, les partisans de l’ouverture des frontières ont multiplié les prises de position : ils ont affirmé qu’un million de migrants ne représentait qu’une goutte d’eau dans une population européenne riche de 500 millions de personnes. Une comparaison de mauvaise foi. La bonne comparaison s’effectue entre les arrivées récentes et les nouvelles naissances.

En 2015 et 2016, 5,1 millions d’enfants sont nés en Europe.

Au cours de la même période, selon un rapport du Centre de recherche Pew, environ 2,5 millions de migrants ont atteint l’Europe. Mais comme de nombreux pays, dont la France, refusent les statistiques ethniques, il est impossible de mesurer la contribution des musulmans à la démographie européenne.

D’autres études de l’ONU s’intéressent aux perspectives démographiques européennes. Elles ne restreignent pas « l’Europe » à l’UE mais prennent en considération l’ensemble du continent. En 1950, cette Europe élargie à l’est comptait 549 millions d’habitants ; en 2017, le chiffre avait atteint 742 millions.

En 2050, le nombre d’Européens chutera à 715 millions, puis à 653 millions en 2100. Ainsi, dans 30 ans, l’Europe aura perdu 30 millions d’habitants et d’ici la fin du siècle, près de 100 millions.

Le « contrôle des naissances » aura fonctionné plus efficacement en Europe (là où il n’était pas nécessaire) qu’en Afrique, où il aurait été extrêmement utile.

En Europe, la population de certains pays va décroître, tandis qu’elle continuera de croître dans d’autres. Les pays les plus importants au plan démographique nous informeront de la nature future du continent européen.

L’Europe islamisée et euthanasiée

La pression démographique africaine aidant, l’Europe sera majoritairement musulmane.

L’Europe en entrée en phase d’euthanasie sociale. L’Allemagne devrait perdre 11 millions de personnes ; la Bulgarie passera de 7 à 4 millions d’habitants ; l’Estonie chutera en dessous de 1,3 million d’habitants, à 890000 ; la Grèce passera de 11 à 7 millions ; l’Italie de 59 à 47 millions ; le Portugal de 10 à 6 millions ; la Pologne de 38 à 21 millions ; la Roumanie de 19 à 12 millions et l’Espagne de 46 à 36 millions. La population russe de son côté chutera de 143 à 124 millions d’habitants.

La France et le Royaume-Uni sont au nombre des pays qui conserveront un solde démographique positif ; la France passera de 64 à 74 millions d’habitants, et la Grande Bretagne de 66 à 80 millions. La Suède elle aussi augmentera sa population de 9 à 13 millions et la Norvège de 5 à 8 millions. La Belgique, de 11 millions aujourd’hui, auront 2 millions d’habitants en plus. Ces cinq pays européens sont au nombre de ceux qui ont la plus forte proportion de musulmans.

En octobre 2017, un nouveau rapport d’Eurostat a révélé que le nombre de décès sur le « vieux continent » avait augmenté de 5,7% en un an, en raison d’une population vieillissante ; mais ce même rapport nous a informé aussi de la croissance démographique rapide des zones à forte densité islamique.

« Les taux de croissance naturelle de la population les plus élevés ont été enregistrés dans les banlieues est de Londres à Hackney & Newham, (14‰ hab.) et Tower Hamlets (12‰) ainsi qu’au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis, (13‰) ». L’économiste français Charles Gave a récemment prédit que la majorité de la population française serait musulmane d’ici 2057 − une estimation établie sans tenir compte de l’arrivée de nouveaux migrants.

“Mohamed” : le prénom majoritaire en Grande Bretagne

Fin octobre 2017, au Royaume-Uni, l’Office of National Statistics a annoncé que l’un des prénoms les plus populaires chez les garçons nouveau-nés était Mohamed, et qu’il était de loin le plus populaire si l’on agglomère « les différentes façons de l’orthographier ». Il en est déjà de même dans les quatre plus grandes villes des Pays-Bas.

À Oslo, capitale de la Norvège, Mohammed est le prénom le plus répandu non seulement pour les garçons nouveau-nés, mais pour les hommes en général. Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre la tendance : « it’s demography, stupid… »

Le tsunami démographique africain touchera inévitablement les rives d’une Europe riche et vieillissante qui vit déjà une révolution démographique interne. Si l’Europe souhaite conserver sa culture plutôt que de prendre plaisir à se suicider, elle aura des décisions difficiles à prendre.

La question finale est : l’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant qu’elle ne soit définitivement submergée ?

Giulio Meotti
Journaliste italien


 

CALAIS : APPEL URGENT


MINURNE soutient les Calaisiens qui luttent par tous moyens (des moyens de fortune) pour leur survie et le respect qui leur est légitimement dû comme à nous tous.

CalaisLa ville de Calais est devenue le “laboratoire d’essai de l’invasion migratoire. Si l’on n’y prend garde avec la plus extrême vigilance, les virus vont s’échapper de ce laboratoire et se répandre comme traînée de poudre sur toutes les terres de France, déjà bien menacées. Personne n’est à l’abri.

Pour recevoir décemment des militants de toute la France et des pays voisins qui veulent soutenir Calais contre cette invasion grandissante, une association calaisienne que nous avons sélectionnée pour son sérieux et son action CONCRÈTE et efficace de tous les jours recherche la mise à disposition d’une grande salle pouvant accueillir une vingtaine de personnes à la fois par roulement, pendant 1 ou 2 mois, si possible dans un rayon de 60 km maximum de Calais. Des sanitaires sont indispensables, un coin cuisine serait bienvenu. Ce peut être une grange, un hangar, une salle des fêtes ou tout autre local abrité, de préférence chauffé, mais les détails peuvent s’arranger sur place. Cette association s’occupera de la literie mais vous pouvez aussi lui faire parvenir tout matériel de camping dont vous n’auriez plus l’usage et aussi des dons en nature (conserves, etc.) pour les opérations menées par l’association comme « sandwichs chauds pour les CRS » et autres en cours et à venir. Voir l’article À CALAIS COMME AILLEURS, LES ORDRES VIENNENT D’EN-HAUT. Rien n’est gaspillé : les surplus sont distribués aux Calaisiens de souche réellement nécessiteux. Et il y en a…

Peut-être aussi avez-vous dans vos relations le maire d’une commune qui accepterait – sans aucune connotation politique – de participer à cet effort de solidarité patriote et accepterait de mettre à disposition un local municipal.

La solidarité active et ouverte à l’endroit de nos Forces de l’Ordre est légitime, mais c’est aussi un élément essentiel à notre survie.

Contactez MINURNE qui transmettra.

Merci pour eux.

Merci pour vous.

LS
[email protected]

NE FAIBLISSONS PAS !

Bannière 2016