« PAX RUSSIANA » EN SYRIE !
(L’Imprécateur)

Vladimir Poutine a annoncé le 29 décembre que le gouvernement syrien et l’opposition syrienne armée s’étaient entendus sur l’instauration d’un cessez-le-feu et l’amorce de négociations. Ce cessez-le-feu est valable pour tout le territoire syrien. Il a été approuvé par “les principales forces” de la rébellion. Au total, sept groupes rebelles, dont le puissant Ahrar al-Cham, ont signé. Ils participeront aux négociations de paix à deux exceptions près, mais de taille, les deux groupes classés dans la liste des terroristes à éradiquer par l’ONU : le groupe État Islamiste et Fateh al-Cham, alias El-Nosra, alias Al-Qaïda, actuellement allié de la très disparate et inefficace coalition américaine. Les négociations de paix commenceront en janvier à Astana au Kazakhstan. La réunion d’Astana précédera des négociations inter-syriennes qui doivent être organisées par l’ONU le 8 février à Genève.

« Il y a quelques heures, s’est produit un événement que nous n’attendions pas seulement depuis longtemps, mais pour l’avènement duquel nous avons beaucoup travaillé. Trois documents ont été signés : le premier sur l’arrêt des combats, le second sur les mesures de contrôle du régime de cessez-le-feu, le troisième sur l’ouverture de pourparlers de paix. » (Vladimir Poutine, le 26 décembre, cité par le quotidien russe Kommersant). Poutine a cependant précisé qu’après trois jours de calme la trêve est encore fragile et qu’il faudra beaucoup de patience pour trouver un accord sur lequel tous les participants auront du céder quelque chose. Rien d’étonnant à cela, c’est la base même de toute négociation.

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a déclaré pour sa part que « les militaires menaient depuis deux mois des pourparlers avec les leaders de l’opposition syrienne par l’intermédiaire de la Turquie ».

L’opposition syrienne contrôle en gros le centre et le nord de la Syrie, mais uniquement des régions plus ou moins désertiques. Il est curieux que si des pourparlers étaient en cours entre Russes et opposition syrienne, aucune mention n’en a été faite dans la presse occidentale. Au moins quelques-uns des centaines d’espions, officiers de renseignement, présents en Syrie aussi bien à Damas qu’à Alep ont dû le découvrir et ils n’en auraient pas informé leurs gouvernements ?

Ne serait-ce pas plutôt que ceux-ci étaient parfaitement au courant et qu’ils ont fait pression sur leurs médias pour que la chose reste secrète afin de leur éviter une “perte de face” catastrophique ?

Serge Lavrov, ministre russe des Affaires Étrangères avec son homologue turc. (Photo Reuters publiée par Gazeta.ru le 28 décembre.)

Les deux hommes viennent de concrétiser la nouvelle alliance russo-turque. 

La réaction outrée des medias occidentaux montre que c’est bien de cela qu’il s’agit, car Poutine écarte a priori les États-Unis et la France des négociations prévues, ce qui démontre que la politique diplomatique menée par John Kerry, Laurent Fabius et maintenant Jean-Marc Ayrault a été un énorme échec en Syrie.

Un seul exemple, la réaction du quotidien gouvernemental et socialiste français L’Obs : « Un cessez-le-feu en trompe l’œil : Cet arrêt des combats doit cependant être relativisé : il n’est qu’un nouveau cessez-le-feu parmi des dizaines qui, soit ne sont jamais entrés en vigueur, soit se sont très rapidement effondrés. Ce cessez-le-feu sera d’autant plus relatif que deux des plus importants groupes rebelles, l’organisation djihadiste “État islamique” (Daech) et l’ex-Front al-Nosra (Al-Qaïda), rebaptisée Fateh al-Cham, en sont exclus. Mais pour le Kremlin, l’essentiel est sans doute l’effet d’annonce, le coup de relations publiques, qui vise à faire oublier les accusations de “crimes de guerre” voire de crimes contre l’humanité” lancées à l’encontre des forces russes en Syrie ».

Il n’est pas faux de dire que toutes les tentatives et annonces de cessez-le-feu tentées par Obama et Hollande ont échoué jusqu’ici. Cela a tenu à leur mauvaise préparation et à l’évidente volonté franco-américaine d’en écarter le gouvernement légal et légitime de la Syrie. Sans oublier la toute aussi évidente volonté franco-américaine de faire main basse sur le pétrole et le gaz syrien, irakien et libyen par la déstabilisation systématique de ces trois pays, autant pour complaire à l’Arabie Saoudite que pour nuire à l’ennemi qui justifie les agressions de l’OTAN, la Russie, et à l’ennemi des Arabes sunnites, l’Iran. Quant aux “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité”, on en reparlera quand nos médias montreront ce qui se passe à Mossoul sous le bombes franco-américaines.

Ce sont la Russie, l’Iran et la Turquie qui vont encadrer les négociations de paix.

L’invitation faite à la Turquie par Poutine montre sa grande intelligence et sa grande connaissance de la géopolitique internationale. En invitant la Turquie, avec laquelle la Russie était encore à couteaux-tirés il y a quelques mois, Poutine la détache du bloc OTAN americano-européen. L’Europe et l’OTAN vont-ils en tirer la conclusion qui s’impose : l’exclusion de la Turquie de l’OTAN et l’arrêt immédiat des négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’Europe que l’Union Européenne menée en contradiction avec la volonté des peuples européens ?

Non. Car l’islamisation de l’Europe par la Turquie reste à l’ordre du jour dans les plans à long terme de l’Union Européenne et de l’élite financière mondiale menée par les institutions financières Goldman Sachs, Rothschild, Lazard, etc. Elles pensent qu’elles réussiront à saboter les négociations de paix lancées par la Russie avant leur conclusion qui signerait la mainmise de Moscou sur tout le Moyen-Orient, jusqu’ici chasse gardée anglo-saxonne. Mieux vaut la continuation de la guerre en Syrie que de voir la Syrie redevenir ce que Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères annonce : « Nous sommes partisans du maintien de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la Syrie et nous nous prononçons encore et toujours pour que la République arabe syrienne demeure un État uni, pluriethnique, pluriconfessionnel, démocratique et laïque » (Nezavissimaïa Gazeta, quotidien moscovite).

Sans compter que la paix en Syrie signifierait de 10 à 15% de migrants en moins en Europe et peut-être même dans quelques mois, le retour en Syrie des Syriens déjà arrivés en Europe ce qui compromettrait, ou au moins retarderait le “Grand Remplacement” que la communauté financière internationale appelle de ses vœux.

C’est pourquoi trois pays se sont abstenus lors du vote de l’ONU à une très large majorité d’une résolution approuvant « l’importante avancée que constitue l’initiative de paix russo-turco-iranienne en Syrie » (ONU) : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

La nouvelle alliance russo-turque est déjà effective sur le terrain : l’agence de presse turque Dogan a fait état le 30 décembre de raids par l’aviation russe à Al-Bab (nord), bastion de l’EI en Syrie que des rebelles syriens appuyés par Ankara tentent de prendre. Et la lutte contre l’autre groupe terroriste continue. Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), « Les affrontements sont sporadiques et s’accompagnent de frappes aériennes menées par des hélicoptères (russes) contre des positions de groupes rebelles et de Fateh al-Cham », ex-branche syrienne d’al-Qaïda appelé autrefois Front el-Nosra.

Poutine a fait ce qu’il avait dit, ce que sont incapables de faire en Syrie les Américains et les Français.

Hélicoptères d’attaque russes en Syrie (photo Reuters)

La claque est d’autant plus violente pour Hollande et Obama que l’armée syrienne, la Coalition Nationale Syrienne (CNS), principale composante de l’opposition en exil et la “Haute autorité syrienne pour des négociations” regroupant un grand nombre d’ensembles islamistes d’opposition, ont confirmé leur participation aux négociations auxquelles Poutine les a invité ! « Actuellement, tout semble prêt pour un cessez-le-feu et l’instauration d’un dialogue direct entre le Gouvernement et les forces de l’opposition qui souhaitent préserver l’intégrité territoriale de la Syrie et sa souveraineté. Les troupes d’opposition qui ne se soumettront pas au cessez-le-feu seront reconnues comme terroristes au même titre que l’État islamique et le Front Al-Nosra » (Source ONU).

Il y a depuis peu en Syrie beaucoup de troupes iraniennes, de confession chiite. D’autre part, l’opposition armée syrienne est soutenue par la Turquie, une opposition qui ne compte plus sur les pays occidentaux (notamment la France) jugés velléitaires, impuissants et dont les intentions ne semblent pas claires. « Sans la Turquie, l’entrée en contact avec l’opposition était quasi impossible, estime l’un des experts onusiens. Les Américains se sont révélés incapables d’exercer de l’influence sur elle, toutes leurs propositions conduisaient à l’impasse. Se tourner vers la Turquie a permis de régler le problème d’Alep. Par ailleurs, Ankara contrôle l’Armée syrienne libre, et c’est sur le territoire turc qu’ont eu lieu les tentatives de réunir toute l’opposition syrienne. Même si elles furent infructueuses, le fait est que la Turquie a des contacts solides avec elle. »

Quand les pays occidentaux vont-ils comprendre que les Arabes préfèrent toujours les forts qui affirment leur force, comme Poutine et Erdogan, plutôt que les jérémiades verbeuses d’un Obama ou la mollesse inconsistante d’un Hollande, les deux étant en outre déjà effacés de la scène politique mondiale ?

Cela dit, Le quotidien en ligne Gazeta.ru relève que cette initiative de paix pourrait se heurter à deux obstacles : le premier est que l’accord n’inclut pas les forces kurdes, sur lesquelles Moscou et Ankara s’opposent. Poutine voudrait faire une place aux Kurdes dont les troupes se sont bien battues contre l’EI, Erdogan a peur de la revendication nationaliste kurde. Le second est le projet stupide de résolution franco-britannique à l’ONU, qui prévoit la mise en place de sanctions contre la Syrie. Comme si celle-ci, en ruines, avait besoin de sanctions quand c’est un vaste Plan Marshall qu’il lui faudrait. Mais la haine de Bachar el-Assad domine toujours dans les cervelles d’oiseaux de la diplomatie franco-anglo-saxonne.

Pour lire les articles originaux de Nezavissimaïa Gazeta et Gazeta.ru, cliquer sur leur nom dans le texte.

L’Imprécateur

 

FAIRE LA GUERRE, C’EST S’ENGAGER POUR LA GAGNER (par l’Imprécateur)

hollande-waner

Tout a été dit sur la brutalité des bombardements russes et syriens sur Alep, « deuxième ville de Syrie » et ses « plus de deux cent mille habitants » selon nos journalistes. Des bombardements qui viseraient spécifiquement « le plus grand hôpital d’Alep« , les civils et les enfants. Mais jamais bien sûr les égorgeurs, les mitrailleurs et les assassins du « groupe état islamique » et d’Al Qaïda et de ses filiales, ces fameux amis de la France (dixit Fabius), « qui font du bon boulot« .

Rien n’est dit sur les bombardements « alliés » sur Mossoul dont 90% sont assurés par les F16 américains, 5% par les Rafale français et encore 5% par les « autres » dont on ne dit jamais qui ils sont : Saoudiens ? Allemands ? Belges peut-être ? Eux ne pratiquent, c’est bien connu, que des frappes « chirurgicales » : un snipper sur un toit sans casser une seule tuile, un chef djihadiste assis à son bureau sans même déranger ses papiers, mais ce ne sont que les Russes qui buttent leurs ennemis « jusque dans les chiottes« .

Les Syriens et les Russes font une guerre sale, nous dit-on, pleine de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité. Nous, on fait une guerre propre, on bombarde avec des fleurs pour les adultes et des marshmallows halal pour les petits enfants. C’est d’ailleurs parce qu’ils sont submergés par les fleurs et les marshmallows halal que les habitants de Mossoul gênés par l’odeur des chrysanthèmes et malades de trop de sucreries fuient la ville et se font récupérer par les Peshmergas kurdes. Des braves petits gars qui font au sol le sale boulot que les Américains, les Français et les Autres ne veulent pas faire pour ne pas avoir de sang sur les mains et de tâches sur leurs beaux uniformes.

Comment ? Quand les peshmergas trouvent un djihadiste d’EI parmi les réfugiés, ils les lui couperaient et les lui feraient bouffer crues pour le faire parler avant de lui trancher la gorge ? Tsss, tsss, médisances et ragots de la presse réactionnaire lepéniste d’extrême droite. Les peshmergas que l’on voit sur les infos de la télé sont propres, avec des uniformes bien repassés, des moustaches noires cirées et taillées au poil près comme celle d’Hercule Poirot. Quand ils exigent d’un réfugié homme ou femme fuyant Mossoul qu’il se mette à poil dans la lumière crue d’un projecteur pour s’assurer qu’il ne transporte pas d’arme ou d’explosifs sur lui (ou elle), c’est avec des mots choisis et des excuses, tous les correspondants de guerre des alliés des américains vous le diront.

Pourquoi l’armée syrienne et les Russes avec leurs avions en l’air et leurs spetsnazs au sol mènent-ils une sale guerre sur Alep, ses hôpitaux, ses enfants, ses femmes enceintes et ses vieillards ? Peut-être parce qu’ils ne sont pas, comme les politiciens et journalistes français et américains, atteints du syndrome de Stockholm qui fait que l’on en vient à aimer ses ennemis, même quand ils viennent vous massacrer dans les rues et les salles de spectacle d’Orlando, de Paris et de Nice ?

Même, s’ils ont un passeport français, quand ils rentrent de Syrie ou d’Irak les mains encore tâchées du sang du mécréant qu’on leur a fait égorger en guise de test d’entrée dans l’armée des volontaires de l’Etat islamique ?
Ben oui, on est humanistes nous. En plus, on leur donne le RSA pour qu’ils aient un peu d’argent de poche, on les soigne, on les habille de neuf, on leur donne de la bonne cuisine halal.

Parce que nous, contrairement aux Russes et aux Syriens, on ne fait pas la guerre, on se bat avec les Droits de l’Homme, mais pas ceux du citoyen. En France, c’est bien connu, le citoyen est franchouillard, raciste migrantophobe, réactionnaire, islamophobe, mariniste et bleu comme la ligne bien connue des Vosges. Donc, plus de Droits des l’Homme et du Citoyen, fini le citoyen, ne restent que les Droits l’Homme, avec deux majuscule de gauche, cela va de soi. Seul l’homme de gauche mérite de vivre dans le luxe, les subventions et les aides sociales, le citoyen doit se contenter des impôts, des amendes et des médicaments non remboursés.

rif_aleppo2-svg

Le rose est tenu par les forces gouvernementales, le vert par EI et/ou AlQaïda et ses filiales locales comme Al Nosra. Le gouvernement récupère la poche djihadiste « rebelle » .

Mais Alep, qu’est-ce que c’est ? En vrai, pas l’image qu’en donnent les medias. C’est une ville de 2,5 millions d’habitants dont plus de 2 millions vivent à peu près tranquilles sous la protection de l’armée syrienne légale.
Ils seraient plus tranquilles encore s’il n’y avait pas à l’Est de la ville un quartier d’un peu plus de deux cents mille habitants, occupé et torturé par la racaille islamiste et djihadiste d’Al Qaïda-Al Nosra et d’éléments d’EI qui cohabitent tant bien que mal et plutôt mal que bien.

Tous ces islamistes vivent sur l’habitant qui subit donc la double peine : les bombardements de ceux qui veulent libérer la Syrie des islamistes pour en refaire l’Etat laïc et paisible qu’elle était il y a dix ans, et les exactions meurtrières des islamistes. Ces derniers, pour l’exemple, égorgent de temps en temps dans Alep-Est un habitant soupçonné de trahison et veulent, eux, que la Syrie reste un califat. Islamique, ottoman ou sunnite, peu importe puisqu’une seconde guerre intra-arabe encore plus cruelle que l’actuelle règlera le problème une fois celle-ci terminée si le djihad remporte finalement la victoire. Dans ce cas, elle restera un califat et adieu la démocratie et la laïcité du régime Assad. Le califat que souhaite l’Occident décérébré à qui les soi-disant « printemps arabes » n’ont pas suffit pour comprendre qui est son seul et vrai ennemi : l’islam sunnite, salafiste et wahabite en pleine conquête de l’Europe, avec en pointe une arme humanitaire très efficace, les migrants qu’Erdogan appelle « nos soldats« .

safarischermsnapz001

Russes et Syriens font la guerre, la vraie, pas la guerre molasse à la Hollande avec des tracts préalablement parachutés pour dire aux habitants et aux ennemis « écartez-vous des cibles, nos F16 et nos Rafales arriveront dans une heure ».
Ça c’est humaniste ! Mais ça n’a jamais fait fuir un ennemi, tous les généraux vous le diront ; enfin, ceux qui ne sont pas encore déchus.
Russes et Syriens veulent terminer la guerre le plus vite possible, car seule l’occupation du terrain par le vainqueur permet de négocier la paix ensuite.

Alors ils regrettent le bombardement de l’hôpital du quartier Est, c’est sûr, mais ce n’est pas le plus important de la ville comme le prétendent nos journalistes depuis leur bureau du XVème arrondissement de Paris, c’est un hôpital de quartier. Les dommages collatéraux sur des hôpitaux et des civils, Russes et Syriens ne sont pas les seuls à en commettre, demandez aux Américains en Afghanistan et en Irak, et jadis sur la Serbie et sur l’Allemagne.

Quand ils lâchaient un tapis de bombes au phosphore sur Dresde, une bombe nucléaire sur Hiroshima, ils ont pensé aux hôpitaux et aux deux ou trois cents mille civils qu’ils ont massacrés à chaque fois ?
Non, ils pensaient « nous devons gagner la guerre le plus vite possible pour la terminer et négocier ou imposer la paix ».
C’est ce qu’il faudrait faire. C’est ce que nous devrions faire, Américains, Français et Autres, en Syrie et en Irak.
C’est ce que nous faisons mal, parce qu’avec mollesse, à Mossoul où l’on voit bien qu’un siège tenu par les peshmergas commence.

C’est ce que font les Russes.

L’Imprécateur

Bannière 2016

 

LA RÉSISTANCE EN 2016 : les acteurs en présence (par Luc Sommeyre)


L’Opération Rémora est lancée.

Dès le début de la semaine prochaine, j’aurai le plaisir à m’entretenir avec ses premiers acteurs dans la partie nord de la France.
Le planning a été complexe à établir tant les Françaises et les Français, conscients de la situation dramatique de notre Patrie, se manifestent plus nombreux chaque jour. Ils ont décidé de mettre toutes les chances du côté de la Résistance avec calme, détermination et efficacité. Ces femmes et ces hommes de France, de tous âges et de toutes conditions socioprofessionnelles, n’entendent pas laisser sacrifier notre Pays et notre Civilisation. Ils prennent conscience peu à peu des dangers mortels que représente cette invasion migratoire “programmée”, dont nous ne percevons tous aujourd’hui que les prémices.
« Rémora » est une opération à l’échelon national tendant à essaimer sans cesse, sans connotation politique aucune et encore moins politicienne. Sa tâche quotidienne, parfois ingrate mais toujours redoutablement efficace, s’effectue localement dans la plus stricte légalité. Son but est de souder partout en France des cellules de la Société Civile aux forces patriotiques de l’Armée Française, de la Gendarmerie Nationale et de la Police Nationale qui pourraient être amenées à intervenir en cas de troubles graves sur notre territoire. Ces troubles sont malheureusement prévisibles à court ou moyen terme.
« Rémora » n’est animée d’aucun esprit xénophobe. Les personnes de nationalité étrangère en situation de danger réel dans leur propre pays sont éligibles à notre protection en l’attente de jours meilleurs. Elles seules ont droit à l’appellation de réfugiés et sont les bienvenues en France.
« Rémora » a pour objet essentiel de protéger les Patriotes
ainsi que leurs familles et de les sécuriser, évitant qu’Untel ou Unetelle soit amené à commettre des actes irréfléchis par désespoir ou indignation lors de la survenance de crimes barbares contre notre Pays et ses ressortissants. Ils se placeraient alors en situation d’illégalité et se mettraient en danger ainsi que leurs familles et leurs proches. De plus, ils ne seraient plus opérationnels pour la Résistance. D’où notre slogan coloré en boutade : « il vaut mieux passer pour un con que pour une cible ».

♦ Je brosse aujourd’hui le tableau des acteurs en place au plan géopolitique, prenant du recul par rapport à notre situation.
♦ En début de weekend prochain, seront publiées les lignes directrices de « Rémora ».
♦ Les consignes particulières et spécifiques seront communiquées de vive voix, en petits comités.

Je vous souhaite une fort belle soirée.

LS


La position de Washington

Board of Federal ReserveAprès le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité préparé de fort longue date – pour ne pas dire immémoriale – constitutionnalisé aux USA par l’adoption du Rapport Aldrich qui aboutit à la promulgation du “Federal Reserve Act” le 23 décembre 1913 (faisant suite à la célèbre et néanmoins mystérieuse chasse au canard de Jekyll Island, Virginie, en 1910) une certaine population élitiste venue majoritairement de l’Angleterre et d’Allemagne pour élire domicile en Amérique au XIXème siècle, a élaboré peu-à-peu la doctrine géostratégique aujourd’hui en cour à la Maison Blanche.

→ Le concept thalassocratique [1] unipolaire du phénomène mondialiste (le mondialisme n’étant pas en soi une doctrine, mais simplement la contraction de l’espace-temps, conséquence de l’évolution de la technologie des communications et des transports) est soutenu par trois facteurs :

  1. New-YorkL’absence d’Histoire – donc de culture – des premiers migrants-économiques qui peuplèrent l’Amérique du Nord aux XVIIIème et XIXème siècles (déracinés volontaires d’Europe et généralement de basse extraction socioculturelle) ;
  2. L’Histoire, bien réelle celle-là, fondée sur une mosaïque de légendes bibliques, du bernard-l’hermite qui installa sans peine son hégémonie sur un peuple de colons incultes : la nature ayant horreur du vide, il fut aisé de greffer un cerveau à ce superorganisme en carence cérébrale ;
  3. Le comportement originel des blancs nord-américains (sans Histoire et sans unité raciale, donc sans mémoire et sans cohérence ethnique) qui perpétrèrent allègrement le génocide des indigènes – surnommés les Indiens – au XIXème siècle et l’oublièrent aussitôt avec une facilité déconcertante mais fort à propos.

Le Mondialisme vu sous cet angle ne pouvait déboucher que sur la géostratégie de Washington dont nous subissons aujourd’hui les effets.

Pacte du QuincyAu retour de Yalta, Roosevelt-le-Moribond fit halte en février 1945 sur le croiseur-lourd USS Quincy CA-71 mouillant en rade d’Alexandrie pour rencontrer le nouveau roi Abdelaziz ibn-Seoud qui venait d’unifier à fort peu près les tribus bédouines d’Arabie et bien au-delà, les assujettissant aux délires psychotiques de son grand-oncle Mohammed ben Abdelwahhab, fondateur du Wahhabisme, doctrine rétrograde au sens étymologique du mot, consistant à plagier la vie des salafs [2] : Mahomet et ses petits camarades. Là aussi, on remarque l’aisance avec laquelle on manipule les esprits des peuples sans culture, pratique en vigueur aujourd’hui (plus que jamais) comme arme subversive de destruction des identités et de laminage des esprits. Ibn-Seoud avait étendu son influence bien au-delà de l’Arabie, jusqu’à la Bekaa, dans l’actuel Liban. C’est en effet ce qui motivait les préoccupations du Président paralytique. Ses amis et commettants, prénommés Moshe, Samuel et autres Isaac qui avaient élu domicile sur le sol américain, souhaitaient asseoir leur emprise sur les bords du Jourdain, et les avancées des armées mahométanes les gênaient quelque peu. Ils souhaitaient établir un modus vivendi acceptable avec le nouveau roi d’Arabie. In limine, ce dernier balaya d’un revers de la main de telles prétentions. Sans doute Roosevelt avait-il été informé par ses Services que l’Arabe n’aurait pas souhaité se plier à de telles compromissions, mais le poker est un jeu américain… Pourquoi donc Roosevelt ne mit pas fin aux entretiens séance tenante ? – C’est là qu’il abattit sa carte-maîtresse. Sachant l’ikhwân [3] trop faible et inexpérimentée pour protéger les fragiles frontières du nouveau royaume péninsulaire (en particulier les champs pétrolifères nouvellement exploités dans l’est de l’Arabie) et fort de l’historique pétrolier où quatre compagnies américaines avaient évincé les Anglais pour former l’ARAMCO [4], Roosevelt proposa à ibn-Seoud la protection militaire de son royaume en contrepartie de l’exclusivité de la fourniture des hydrocarbures aux USA (2 bases militaires terrestres [5] + la VIIème Flotte mouillant en permanence dans le Golfe Persique). Ce traité économico-stratégique équitable, ibn-Seoud l’accepta sans presque en discuter les clauses. Mais l’esprit de l’Américain était encore à Yalta. Certes, George Patton était mort dans un accident d’avion, disons… malencontreux, mais de nombreux Généraux et Conseillers de la Maison Blanche s’étaient inspirés de sa doctrine et avaient déjà tapissé les murs du Bureau Ovale avec les plans de la Guerre Froide. Pour forcer l’URSS par l’ouest, l’OTAN était sur les fonts baptismaux. Mais les frontières méridionales restaient ouvertes. Il fallut alors déployer des trésors de compromissions géopolitiques (notamment régler le contentieux saoudo-turc) et s’attacher des alliances nouvelles qui bloqueraient l’Ours par le sud. Il fallait surtout encadrer ces nouveaux alliés et les faire surveiller par l’armée US qui n’était pas en passe de débaucher. Or, que valent des unités motorisées et aériennes sans ravitaillement illimité en hydrocarbures ? – Rien. L’ARAMCO était là pour y pourvoir. À condition que l’on tienne l’Arabie. Ce fut chose faite le 14 février à la signature pour 60 ans du « Pacte du Quincy » [6], traité portant le nom du navire à bord duquel il fut conclu.

Il faut donc considérer 3 points essentiels :

  1. La volonté biblique d’hégémonie planétaire épaulée par l’absence de scrupules d’un peuple manipulé à qui on a laissé croire qu’il était maître de sa destinée ;
  2. L’alliance objective de Dieu et du Diable ou plutôt, dans l’esprit abusé du grand public, de la plus grande démocratie du monde qui n’en n’est pas une en réalité, et de la théocratie la plus rétrograde du monde qui celle-là en est bien une ;
  3. L’alourdissement ad nauseam de la dette mondiale annonçant l’éclatement de la bulle monétaire et la virtualisation quasi-définitive de l’argent, chaîne par laquelle les Maîtres du Monde tiennent en laisse leur chien : l’humanité.

Comme les Géants qui se soulevèrent contre les Ases, ceux que l’on appelle aujourd’hui « les Maîtres du Monde » jouent contre la montre, craignant que celui qu’ils croient être leur chien docile ne devienne brusquement le Loup nommé Fenrir et les dévore.

Mais pour le moment, les « intérêts messianiques supérieurs » de la caste dirigeant les USA autorisent tous les dégâts collatéraux. La dernière séance du Tribunal de Nuremberg vient d’être enfin levée : l’Europe est condamnée à la peine capitale. La Chine, coaccusée, fera la queue au peloton d’exécution. Le billot est en place. Le bourreau a affûté sa hache.

Ça, c’est la théorie. Mais attention… La mèche est allumée !

La position de la Russie

Or, l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, dépositaire de Traditions plurimillénaires antithétiques au messianisme oriental, encore puissante au plan économique et militairement redoutable, pourrait empêcher la réalisation de ce plan diabolique. L’Ours s’est dressé. Les Peuples enchaînés de l’Europe occidentale se réveillent peu à peu…

La suite (qui va peut-être nous emporter dans un Armageddon ou un Ragnarök épouvantable) sera passionnante. Aujourd’hui, la géopolitique prend des reflets eschatologiques [7].

→ Par opposition au concept thalassocratique unipolaire de Washington (rappelons que le « mondialisme » est un état de fait objectif neutre et non une doctrine) Moscou a développé une notion différente par son essence : le mondialisme multipolaire.

Moscou

Contrairement aux Américains, les Slaves en général et les Russes en particulier sont dépositaires de Traditions culturelles et spirituelles enracinées et d’une identité forte. Farouchement attachés à leur âme, ils ne peuvent concevoir l’évolution du Monde selon le schéma aseptisé et uniformisé d’une société planétaire induisant la robotisation de l’individu quel qu’il soit comme le prévoit Washington sous peine de perdre la leur. Que Moscou défende ses intérêts propres et chose fort naturelle, et il serait sot de voir en Vladimir Poutine la réincarnation de Saint Martin dont l’hagiographie nous rapporte qu’il trancha son manteau en deux pour recouvrir les épaules d’un vieillard grelottant (la scène se passait en Picardie).

Mais qu’importe ! L’adaptation russe du phénomène mondialiste laisse place précisément à cette multipolarité qui, seule, préservera notre identité. Et c’est bien ce qui nous importe. Moscou apparaît donc comme l’allié objectif de tous les Peuples européens qui ne veulent pas baisser la tête devant la zombification que « les Maîtres du Monde » d’outre-Atlantique ont programmée pour eux. Leurs visions de l’évolution du Monde sont opposées et inconciliables.

Dans l’hypothèse d’un conflit armé qui dévasterait nos terres une fois de plus (ce n’est pas à exclure quand on regarde vers Kiev aujourd’hui) il faut intégrer ce paramètre à la stratégie de la Résistance. Et la fidélité à notre allié naturel russe se confond avec notre sens de l’honneur le plus sacré. Les Russes ont une mentalité et une psychologie assez différentes de celles des Européens de l’ouest. Mais ils ont un très grand avantage : on peut discuter et négocier avec eux.

Et n’oublions pas que les derniers descendants des hiérarques de l’URSS ont émigré à New-York dans les années 1990… Exeunt !

La situation en Europe

Depuis 2010, l’immigration désormais asymptotique à la ligne des ordonnées, fortement sollicitée par les vassaux européens de Washington regroupés sous la bannière de l’Union Européenne – officiellement pour des raisons économiques – est entrée en phase 2. Provoquée et prévue par les coups de butoir que le « Nouvel Ordre Mondial » (thalassocratique et unipolaire) a assené à la géographie politique naturelle des pays méditerranéens, l’immigration a pris une connotation ethno-religieuse. Vu sous cet angle, l’alourdissement considérable de la masse migratoire se transforme en invasion. Il s’agit là d’une des « armes de destruction massive de l’Europe » les plus létales actionnée par le NOM [8].

La fameuse alliance de Dieu et du Diable politiquement consacrée par le Pacte du Quincy prévoit en effet – à juste raison du point de vue de Washington – une supériorité écrasante du Monde dit occidental sur les masses organiquement et culturellement désorganisées arabo-musulmanes et afro-musulmanes. Au sein du NOM, nous percevons les prolégomènes d’une guerre totale entre Belzébuth et Iblis, chacun de ces princes des Enfers pensant emporter la victoire finale une fois la Vieille Europe écrasée, car l’un comme l’autre vise cet objectif. Dans la mesure où elle se laissera réduire…

  • Washington sait le tarissement à terme des ressources pétrolières arabes et de l’incapacité génétique et culturelle des peuples qui composent leur partenaire d’aujourd’hui (et ennemi de demain) à gérer les affaires du Monde. On ne peut qu’acquiescer à la pertinence de cette analyse.
  • Riyad de son côté en a également conscience. Mais estime que la terre comme les hommes, c’est-à-dire l’économie globale, sont achetables et que la puissance financière acquise dans les temps modernes réduira à l’esclavage durablement les populations européennes. Ce raisonnement n’est pas sot non plus. Pour autant que l’acculturation programmée des Européens par Washington empêche le réveil des identités françaises, allemandes, italiennes, espagnoles, etc.

C’est là tout l’enjeu de la 3ème Guerre Mondiale programmée par la Maison Blanche.

La France : un cas à part

Charles Martel

La situation de notre pays est plus préoccupante que partout ailleurs. C’est à Berlin mais surtout à Paris que les puissances du NOM dictent aux politiques leur ligne de conduite sous les accents politiquement corrects de la bienpensance. Ils font même des appels du pied aux mouvements patriotiques pour les inviter doucereusement à abandonner tout concept de souveraineté nationale… Le CRIF est l’une des parties émergées de l’iceberg qui envoient des appels continus vers le paquebot France pour l’attraire et provoquer son écrasement contre ses flancs en rejouant le scenario du Titanic.

Par ailleurs, il faut considérer aussi que notre Patrie est encore emblématique dans le monde entier et qu’une victoire de la Résistance française emporterait celle de l’Europe toute entière.

La renommée de la France ne doit pas être entendue avec ironie. Elle est réelle. Je ne parle pas de la patrie voltairo-rousseauiste des Droits de l’Homme qui est l’un des artifices du NOM, miroir-aux-alouettes ou attrape-mouches sur lequel s’engluent et meurent nombre d’insectes décérébrés. Mais de son âme incarnée par Clovis et avant lui par Vercingétorix. Je parle de sa farouche indépendance frondeuse, parfois cocardière mais toujours hospitalière et bon-enfant, de sa culture, de ses arts et de sa littérature. Bref, de son rayonnement planétaire.

Avec nos frères européens, nous formons un ensemble cohérent sous la protection de la Déesse Europe, qui séduit Zeus, père des Dieux de l’Olympe. Ne la décevons pas.


[1] Thalassocratie : gouvernement fondé sur la domination de la mer. Du Grec θάλασσα (< thalassa > = la mer) et κράτος (< kratos > = le pouvoir).
[2] De l’Arabe سلف (< salaf > = les prédécesseurs). D’où le salafisme, quasi-synonyme de wahhabisme. Ce dogme sunnite est le fait d’un propos « prêté » à Mahomet : « les meilleurs des gens sont ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent… » rapporté par les hadiths de al-Bukhari [# 2.652] et de Muslim [# 2.533].
[3] Armée islamique créée par ibn-Seoud en 1912.
[4] ARabian AMerican oil COmpany.
[5] Ce qui est toujours d’actualité même si les bases US furent ultérieurement déplacées à Oman et Abu Dhabi.
[6] Pacte renouvelé à l’identique (et dans le même esprit initial) en 2005 par le Président Bush et le Roi Fahd, ce qui est très important, même s’il l’on observe aujourd’hui quelque asthénie dans ses applications politico-économiques.
[7] L’eschatologie, du grec ἔσχατος (< eschatos > = dernier) et λόγος (< logos > = la parole), est le discours sur la fin des Temps.
[8] Nouvel Ordre Mondial (ou NWO, New World Order).


Voilà planté le décor du champ de bataille. Il était indispensable de se rappeler que nous existons.

À l’aube de ce prochain week-end, nous aborderons la nature même de l’Opération Rémora.

Disposé à répondre à toutes vos questions, je vous remercie d’avoir prêté attention à ces quelques lignes.

LS
luc.sommeyre@minurne.org

 

ATTENTATS TERRORISTES EN FRANCE : INTERVIEW D’UN AGENT RUSSE

Sans pouvoir – pour des raisons évidentes – assurer totalement l’authenticité de ce document, il nous a semblé présenter suffisament de garanties solides de vraisemblance pour le présenter aux lecteurs de Minurne.
Cet interview d’un agent russe est particulièrement explicite sur les méthodes radicales employées par la Russie pour se prémunir du risque islamique. Il donne aussi, en filigrane, la vision tragique que nos amis russes se font de l’avenir de la France, compte tenu de l’angélisme et de la naïve incompétence de ceux qui sont supposés la défendre…

MLS

Bannière 2016


Ce document exceptionnel, que nous reproduisons dans son intégralité, a été publié sur le site https://eurocalifat.wordpress.com.

barre

Un  de nos fidèles lecteurs a eu la possibilité d’obtenir les réactions d’un officier des services de renseignement russes après les attentats  à  Paris  le  13 novembre.
Nous lui avons fait parvenir nos questions.

Conditions de l’interview : Nous avons envoyé une liste de questions à notre ami, qui les a traduites et les a posées. Certaines questions ont été ajoutées en « rebond » pendant l’interview, elles sont ici en italiques. L’interview a été ensuite mise en page retraduite en français. Le texte  final a été approuvé par notre interlocuteur indirect, après relecture.  A  sa  demande, une phrase a été supprimée, qui concernait certaines arrestations en  Russie,  c’était l’une des conditions de l’interview. Les passages surlignés ou en caractères gras sont de notre fait.

barre

Q — En tant qu’officier des services secrets d’un pays ami, quelle a été votre réaction à l’annonce des attentats parisiens ?

R — Je me suis dit « ah tiens, ça y est ! » simplement, car nous nous attendions à ce genre d’actions, tout comme j’en suis certain, nos collègues des services spéciaux français. La vraie question n’est en effet pas de savoir si la France (ou la Russie) vont être frappées par les terroristes, mais quand ils vont l’être.

Q — Que pensez vous de la réaction des services de police sur le moment, et de la hiérarchie ?

R — Assez difficile à répondre car je n’étais pas sur le terrain bien sûr. Disons déjà que la réaction d’intervention très rapide au théâtre a été une excellente chose, si du moins vos responsables étaient certains que les terroristes avaient commencé à tuer les otages. Dans ce cas en effet, aucune discussion n’est possible, il faut agir. Un bémol toutefois : j’ai entendu dire que c’est un simple service de police qui est intervenu au théâtre, et non vos services spécialisés RAID et GIGN/GIPN. Il y aurait pu avoir des pertes parmi vos policiers.

Dans les autres points d’attaques je ne sais pas. J’ai vu quelques vidéos publiques. Il semble que les premières forces de police sur place étaient dépassées.

Disons que globalement, les réactions me semblent bonnes, mais les Français ont eu une certaine « chance » que les terroristes se soient suicidés rapidement. S’ils avaient décidé de continuer leur action, il y aurait eu à mon avis beaucoup plus de victimes car votre police semblait débordée. La décision d’attaquer quasi-immédiatement au théâtre est par contre excellente: Dans ce genre d’attaques de « kamikazes », inutile d’essayer de discuter. Ils sont venus pour tuer et se tuer. Il faut agir vite.

À l’État-Major par-contre, très mauvaise réaction concernant le fait que votre Président s’est rendu sur les lieux d’un attentat quasi-immédiatement. Ceci est une très grave faute de son service de sécurité. Je comprends qu’il cherche à montrer qu’il est présent, mais sa sécurité aurait dû passer en premier plan. Dans une telle configuration d’attaques multiples, le Président doit être mis en lieu sûr, et pas à son lieu de travail habituel. Vous avez, nous savons [rires], les endroits de repli pour vos responsables au plus haut niveau. Ils auraient dû être utilisés. Dans ce genre d’affaires, jouer les gros bras n’amène que des risques supplémentaires, et gêne considérablement les services de secours.

Q — Une telle opération chez vous aurait-elle été possible ?

R — Hélas oui car il est impossible de donner une sécurité absolue contre le terrorisme. Mais nous avons une autre méthode d’approche que je vais développer.

Nous donnons une grande importance au Renseignement. Nos services infiltrent les milieux islamistes très largement. Je ne vous dirai pas combien d’officiers de terrain ni d’informateurs nous traitons, mais le chiffre est très important.

Dès que des informations remontent sur des possibilités, même très vagues, d’attentat, nous frappons massivement. Fin octobre par exemple, près de 200 personnes ont été arrêtées simultanément dans divers points de Moscou, suite à des renseignements transmis par nos agents infiltrés.

Nous interrogeons ensuite ces personnes de telle manière qu’elles répondent à nos questions. Chez nous, dans les questions de terrorisme, on ne dit pas « je veux un avocat ». Il n’y a pas de torture à ce stade, mais des méthodes de persuasion. Si les personnes interrogées refusent malgré tout de répondre, nous comprenons qu’elles savent des choses importantes pour la sécurité de nos citoyens, et appliquons donc d’autres méthodes. Tout le monde finit par parler.

Dans l’exemple cité ci-dessus, plusieurs attentats ont été évités. En France vous prenez des gants avec ces gens-là alors qu’eux n’en prennent pas avec vous. Vous devez savoir ce que vous voulez : protéger les terroristes ou protéger votre population. Nous avons choisi, et nos méthodes de travail permettent d’éviter plusieurs actes terroristes chaque année. [Phrase supprimée].

Par ailleurs, la situation chez vous est très différente sur le plan de vos populations musulmanes. Nous avons rien qu’à Moscou entre 2 et 3 millions de musulmans. Et pourtant, nous n’avons quasiment aucun problème avec eux, alors que chez vous en nombre bien inférieur, ils sèment la terreur dans vos villes, et ont leurs quartiers où votre police ne va plus.

Ici, ils savent, comme toute personne vivant en Russie, que nous appliquons les Lois avec sévérité. Nous ne tolérons pas les actes de hooliganisme [terme russe qui regroupe divers délits, attaques contre les personnes, etc. – Note d’Eurocalifat] et la prison est automatique. Un citoyen qui refuserait d’obéir à un policier lors d’un contrôle passera au minimum 1 an en prison. S’il se rebelle, entre 3 et 5 ans. S’il le frappe, plus longtemps encore. Je vous dis ceci pour expliquer que les citoyens sur notre territoire se comportent correctement car ils savent que les sanctions sont sévères.

Sur le plan culturel il est évident que les musulmans ont une autre culture et mode de vie que le nôtre. Mais promenez vous dans Moscou ou St Petersbourg ! Vous ne verrez aucune femme voilée, aucun homme en djellaba. Nos magasins sont achalandés de produits que nous consommons, personne ne prétend nous empêcher de vendre du porc par exemple. En d’autres mots, ils sont chez nous mais respectent nos coutumes.

Sur le plan religieux, nous sommes un état multiconfessionnel et les musulmans ont donc leurs lieux de prières. Mais les prêches dans les mosquées nous sont toujours rapportés et en cas d’appel à la violence nous prenons très vite les mesures adéquates. Bien évidement il y a des lieux de prière non répertoriés, très mobiles, où les extrémistes se réunissent, mais globalement donc je peux dire que nous contrôlons la situation.

Enfin regardez : nous avons environ 20 millions de musulmans chez nous, et beaucoup moins de problèmes que vous avec seulement… combien ? 5 millions? Je peux donc affirmer que notre approche est la bonne.

Pourquoi je vous dis tout ceci ? Car ça explique que le nombre potentiel de terroristes chez nous est beaucoup moins élevé que chez vous. Chez nous, les musulmans comme tous les citoyens ont une culture de respect de nos Lois, chez vous une culture de violation de vos Lois.

Une chose encore : j’ai été choqué de voir certaines réactions de vos citoyens qui sont immigrés. Ils se réjouissaient des attentats. Ceci est inconcevable chez nous, de telles réactions entraîneraient de toutes manières une réaction populaire immédiate contre ces gens.

Ajoutons le flot d’immigrés qui arrivent chez vous chaque jour, dans lequel se cachent des terroristes aguerris, et vous comprenez pourquoi tout ceci rend plus probable des attaques chez vous, que chez nous.

Q — Le gouvernement français a-t-il pris la mesure de la situation ?

R — Non, pas du tout.

Il faut bien voir qui sont les responsables. Daesh a sans aucun doute organisé les attentats, certes. Mais tout miser sur la liquidation de Daesh pour éviter de futurs attentats est illusoire chez vous. Pourquoi ? Car vous avez laissé se développer un terreau favorable aux terroristes depuis des années. Daesh aujourd’hui, d’accord. Hier, c’était Al-Quaida. Avant-hier, des autres. Vous avez toujours eu des attentats islamiques chez vous, bien avant Daesh. Donc liquider Daesh c’est une bonne chose, mais n’arrangera pas la situation chez vous, d’autant plus que Daesh n’est responsable que très partiellement du flot d’immigrés qui vous submerge ! Les Afghans, Ivoiriens, Pakistanais, etc., qu’ont-ils à voir avec Daesh ?

Si votre gouvernement prenait la mesure de la situation, il cesserait immédiatement d’accueillir de nouveaux immigrés, et surtout renverrait tous les citoyens sans papiers en règle, soit d’où ils viennent, soit dans des endroits isolés. L’Australie fait ainsi. Vous avez bien une ou 2 îles pour héberger ces gens, sans Internet, avec un strict minimum de soins médicaux, une alimentation « de combat » etc. ? Ça leur donnerait l’envie de repartir chez eux bien vite. Et ça dissuaderait les nouveaux de venir.

Cessez également de distribuer de l’argent à vos immigrés qui ne sont pas en règle, et à vos immigrés tout court ! Ici nous sommes stupéfaits de voir que toute personne étant dans votre pays en situation irrégulière peut, non seulement y vivre, mais aussi recevoir des dons financiers de votre gouvernement. Vous encouragez ainsi à venir des personnes dont je ne suis pas sûr que votre pays ait besoin [rires]. Nous avons une autre manière de voir les choses. Les étrangers chez nous y viennent pour travailler si nous les acceptons, car nous donnons la priorité à nos citoyens. Nous avons des quotas d’immigration. Il y a bien sur des étrangers en situation irrégulière, ils sont systématiquement renvoyés chez eux après quelques mois en prison. Mais en aucun cas un étranger même en situation légale, n’a droit à des subventions de notre pays. En d’autres termes, nous acceptons ceux qui peuvent apporter quelque chose à notre pays, mais ils doivent subvenir à leurs besoins. Ceci évite de créer des foyers de personnes en situation légale ou non, qui vivent des dons de votre pays et – car ces dons ne leur suffisent en général pas – des produits du crime.

Vos forces de sécurité doivent également investir toutes les places tenues par vos voyous immigrés. Vos services les connaissent, mais simplement ferment les yeux. Vous y trouverez drogues, armes, explosifs, argent sale, et bien sur des candidats terroristes.

Vos services spéciaux ont des listes d’individus « extrémistes » ceux que vous appelez « la ligne S ». Sur ce sujet, j’ai entendu hier votre ancien président Sarkozy déclarer qu’il faut les assigner à résidence avec un contrôle électronique. Ce monsieur est-il sérieux ? Ces gens sont des tueurs en puissance ! Pensez-vous qu’ils respecteront ces conditions ?

Vous devez les mettre hors d’état de nuire. Je pèse mes mots. Je veux dire éliminer physiquement. Liquider comme on dit chez nous. Vous préférez attendre qu’ils passent aux actes ? Il me semble avoir lu qu’au moins un des terroristes était sur ces listes. À l’extrême rigueur, mettez-les dans une prison ! Mais d’une part vu la population dans vos prisons, ils y seront considérés comme des héros et pourront encore nuire. D’autre part, votre politique judiciaire consiste à libérer les criminels au plus vite, donc un séjour en prison ne serait que très provisoire. Liquidez-les !

Voyons ce que votre gouvernement va faire avec l’état d’urgence qu’il a décidé. Sans doute allez-vous découvrir quelques armes, expulser quelques individus, en emprisonner une poignée d’autres, mais ce ne sera que feu de paille car vous n’avez pas la volonté politique de prendre les vraies mesures capables d’arrêter ça, que je viens d’exposer.

Actuellement votre gouvernement dit « on va continuer à combattre Daesh ». Passons sur le fait qu’ils ne font pas grand chose, à part critiquer nos opérations en Syrie, justement contre Daesh… La nuit dernière, précisément, ils ont bombardé Raqua en Syrie, où Daesh avait de nombreuses bases. C’est bien. Mais ça fait des semaines que nous bombardons Raqua et je peux vous dire que l’infrastructure de Daesh là-bas est maintenant quasiment nulle depuis déjà pas mal de temps.

Mais même si Daesh était entièrement liquidé, ça n’empêcherait pas de nouveaux attentats chez vous puisque votre problème n’est pas principalement Daesh mais vos immigrés chez vous, et leur attitude. Daesh est le prétexte d’aujourd’hui, après Daesh il y en aura un autre.

Q — Vous conseillez aux Français de liquider les personnes fichées dangereuses. Faites-vous ainsi en Russie ?

R — Quelle question vous posez là ! Je ne peux pas y répondre.

Q — Vous savez que l’Europe est actuellement envahie de « migrants » venant de divers pays. Les terroristes sont ils des pseudo-réfugiés infiltrés ?

Il est certain que dans le lot de réfugiés se trouvent des terroristes, des combattants aguerris. Mais comme je viens de vous expliquer vous avez vos propres terroristes en France, dans vos villes, ils sont déjà installés, certains sont même intégrés et passeront aux actes quand ils en recevront l’ordre.

Q — L’ordre de qui ?

R — L’ordre peut venir de l’étranger, dans le cas actuel de Daesh. Mais il peut aussi venir d’un « frère » plus aguerri s’étant érigé en chef local, par exemple dans un quartier ou une ville.

Q — Les relations russo-françaises sont elles optimales en matière de sécurité ?

R — Nous avons des liaisons, mais… Que pouvons-nous bien penser de l’attitude de la France qui soutient le régime de Kiev bombardant les populations russophones civiles ? Dont le ministre des affaires étrangères ne manque pas une occasion pour nous traiter de l’« axe du mal » comme disait Ronald Reagan ? Qui laisse diffuser des dessins abjects après la mort de plusieurs centaines de nos compatriotes dans un avion abattu en Égypte ? Qui livre des armes aux terroristes que justement nous combattons en Syrie ?

Disons donc simplement que dans ces conditions les relations ne peuvent être guère positives. Je préfère ne pas m’exprimer plus sur ce sujet.

Q — Quelle est votre évaluation sur l’évolution de la situation de la France ?

R — La France a été choisie comme étant le premier et principal pays d’Europe à conquérir pour les musulmans. Pourquoi ? D’une part la France a une image certaine, et en tenir les commandes donnera une aura importante aux dirigeants. Ensuite, c’est une puissance nucléaire. Une fois que les musulmans en auront les commandes…. Vous comprenez très bien !

Et puis la France réunit plusieurs conditions qui la rendent facile comme cible : vous avez déjà une importante communauté musulmane, parce que vos lois sont très très permissives et donnent une priorité certaine aux musulmans comparativement à vos citoyens historiques [« de souche » – note d’Eurocalifat], mais aussi et surtout parce que vos citoyens, votre Peuple, laissent les musulmans progresser en leur accordant un peu plus chaque jour. Un très grand nombre de vos hommes politiques sont d’ailleurs achetés par les musulmans pour voter des lois qui leur sont favorables. De plus les notions de Nation et de Patriotisme non seulement ont totalement disparu mais sont mises au ban par les autorités françaises qui disent aux Français « l’avenir est au métissage, à la société multiculturelle, etc. ». Les présidents Chirac, Sarkozy, Hollande, l’ont tous déclaré publiquement. Et ont tous pris des mesures dans ce sens.

L’évolution va donc vers un état musulman à court terme, je dirais une dizaine d’années, peut-être moins. Cela semble irréversible, d’une part car vos hommes politiques y sont favorables, mais surtout car votre peuple refuse de prendre le problème à-bras-le-corps pour changer cette évolution. Comment expliquer que depuis votre président Giscard, lui et ses successeurs ont toujours, tous, favorisé l’installation de musulmans en France en leur donnant de plus en plus de Droits et en faisant voter des lois leur enlevant tout Devoir ? Et ces politiciens, ils ont été élus par vos citoyens.

Donc il me semble – comme pour la plupart de mes concitoyens russes – que les Français dans leur majorité sinon veulent une telle évolution, du moins l’acceptent passivement.

Q — Si c’est le cas, alors pourquoi la France est-elle cible d’attentats, puisqu’après tout elle va devenir un pays musulman ?

R — Ces attentats, que ce soit Daesh ou d’autres, ont pour but de hâter le processus, de faire comprendre à la population en la terrorisant, qu’il ne sert à rien de résister. Finalement les Français seront soulagés d’avoir un état musulman puisqu’ils se diront que les attentats cesseront.

Il y aura donc d’autres attentats en France c’est une évidence. Sans doute également en Russie, mais dans un autre but: En France ce sera pour faire comprendre aux Français qu’ils n’ont d’autre choix que d’accepter un état musulman, en Russie ce sera très nettement pour nous « punir » d’intervenir en Syrie. Comme l’étaient les attentats des tchéchènes pour nous « punir » de notre intervention en Tchétchénie.

Nous prévoyons par ailleurs un autre danger en Europe et tout particulièrement en France. Que va-t-il arriver quand l’ensemble des immigres que vous avez laissé entrer – et que vous allez continuer à laisser entrer, nous en sommes persuadés – va décider de cesser de vivre chichement et va vouloir prendre ce que les citoyens français ont ? Ils vont se révolter, et attaquer les citoyens ordinaires. Pensez-vous que votre police sera à-même de protéger vos citoyens ?

Bien sûr que non, nous avons suivi les exactions à plusieurs reprises de petits groupes ethniques chez vous, la police n’intervient quasiment jamais. Imaginez donc quelques centaines voire milliers d’immigrés africains attaquant un village où une petite ville.

Il n’y a chez vous aucune volonté politique, chez aucun politicien, de rétablir un ordre normal. Je doute très fortement que Madame Le Pen si elle était élue, oserait donner l’ordre à la police de tirer sur une foule de centaines d’immigrés attaquant les citoyens. Car il n’y aura aucune autre manière de les arrêter.

C’est pour cela que l’évolution de votre pays vers un état musulman semble inévitable. Mais d’ailleurs si je peux me permettre d’aller un peu plus loin… Une très grande partie de votre patrimoine culturel et immobilier est régulièrement vendu à des pays arabes. Ne pensez-vous pas que ceci soit un signe d’acceptation de votre transformation en état musulman ? Je suis – à titre bien entendu strictement personnel – convaincu que certains de vos plus hauts dirigeants sont totalement acquis – moralement sinon financièrement – à certains pays arabes. Nous savons tous que si des valises de billets peuvent financer des campagnes électorales, elles peuvent aussi simplement enrichir des traîtres à leur patrie.

Q — Insinuez-vous par là que certains politiciens français sont corrompus par des pays arabes ?

R — Il est de nature publique que certains des politiciens français sont sous investigation judiciaire pour des faits de financement de leur campagne électorale avec des fonds étrangers. Pour le reste, interprétez ma réponse comme bon vous semble.

Q — Pour en revenir aux attentats, selon vous ils seront de quel genre ?

R — Un attentat a pour but de déstabiliser la société-cible. Ils seront donc plus meurtriers, plus « sales » si je peux dire. Un attentat à l’arme chimique ou radiologique est tout a fait envisageable.

Q — Parlons clair est-ce que c’est « foutu » pour l’Union Européenne ?

R — L’Union Européenne est un concept plus qu’une réalité. C’est une union administrative certes, monétaire également, mais pas dans les mentalités. Elle ne résistera pas à l’invasion actuelle, il est probable que certains pays se regrouperont (les anciens pays de l’Est en particulier). La Belgique et la France seront musulmanes très vite, suivies par les autres pays de l’ancienne Europe « de l’ouest ». L’Angleterre sera aussi musulmane elle l’est d’ailleurs déjà en partie.

Q — Peu en rapport avec les attentats, la Russie est mise en cause pour des problèmes de dopage, n’est ce pas une offensive américaine pour vous déstabiliser ?

R — Ma réponse sera sans rapport avec mon métier. Il y a en effet une offensive américaine mais aussi européenne – les Européens suivant les ordres des Américains – pour nous attaquer et dénigrer dans tous les domaines. Le domaine du sport en est un exemple, sachant que notre Président Vladimir Poutine a donné au sport une place très importante pour le rayonnement mondial de la Russie. La Russie a été suspendue des compétitions sportives, c’est passé inaperçu à cause des attentats. Sans doute les Américains ont-ils usé de pressions – oserais-je employer le terme de corruption ? – pour obtenir une telle décision, nous nous y attendions. Voyons la suite.

Q — Merci, pouvons-nous citer votre nom et qualité ?

R — Je suis le Colonel Anatoly Vladimirovitch X., officier dans un service de sécurité de la Fédération de Russie.

Mes réponses n’engagent que moi, strictement.



 

LA RUSSIE : UN RETOUR REMARQUÉ SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE (par le général Antoine Martinez)

La campagne de bombardements russes en Syrie a provoqué, dès son déclenchement le 29 septembre dernier, une escalade des tensions entraînant de vives protestations de l’OTAN et des chancelleries occidentales qui n’hésitent pas à accuser la Russie de n’avoir comme seul objectif que le sauvetage du régime de Bachar el-Assad et non pas la destruction de l’État Islamique. Les États-Unis sont furieux car les frappes russes ont touché sévèrement des milices formées et soutenues par la CIA. Quant à la France, la priorité du président français reste le renversement du régime d’Assad qui constitue le préalable à tout règlement de la situation. Pour sa part, le président russe considère que la priorité est d’éradiquer d’abord l’État Islamique avant de pouvoir trouver une solution au problème du régime syrien. Alors, pourquoi une analyse si différente entre Occidentaux et Russes sur une situation qui montre pourtant clairement l’ennemi commun à abattre, à savoir l’État Islamique ?

Avant de répondre à cette question, il faut auparavant évoquer quelques considérations générales de portée politique. Il faut également rappeler certains événements qui ont marqué profondément l’histoire avec leurs conséquences sur les rapports entre l’Occident et la Russie encore empreints aujourd’hui d’une certaine méfiance.

Tout d’abord, il est attristant de constater que les responsables politiques européens ne semblent aucunement penser, dans leurs réflexions ou dans leurs prises de décisions, en termes de géopolitique. C’est pourtant essentiel lorsqu’on a la responsabilité de la destinée d’un pays et qu’on veut, lorsque les circonstances le commandent, peser fortement dans une situation de crise pour contrer une menace et pour éviter une humiliation qui pourrait résulter d’une incapacité à agir. Or, les responsables politiques européens semblent avoir oublié que les rapports entre les États, et donc les relations internationales sont basées sur des rapports de force. Ne pas vouloir l’admettre ou éluder le sujet c’est donc renoncer à se donner les moyens de pouvoir agir de façon pragmatique et efficace dès la naissance d’une crise, ou d’une façon générale, pour défendre ses intérêts. Il faut donc dénoncer l’irresponsabilité des gouvernants européens qui se succèdent depuis la fin de la Guerre Froide et qui ont délaissé complètement un domaine essentiel, celui de la Défense qu’ils ont confiée, en fait, aux États-Unis qui utilisent l’OTAN pour leurs propres intérêts géopolitiques et géostratégiques qui ne sont pas ceux des Européens.

Ensuite, il faut rappeler que la Guerre Froide a opposé pendant près d’un demi-siècle le bloc de l’Ouest (OTAN) à celui de l’Est (Pacte de Varsovie). Cette dernière a été perdue, sans combat, par le Pacte de Varsovie et donc par la Russie, il y a à peine un quart de siècle, entraînant d’ailleurs la dislocation de l’URSS et la fin du communisme. Les Russes ont, en outre, été conduits à dissoudre le Pacte de Varsovie qui n’avait plus aucune raison d’exister et ils s’attendaient à ce qu’en toute logique l’OTAN fît de même. On sait que, sous la pression des États-Unis, non seulement cela n’a pas été fait, mais l’OTAN s’est même étendue vers l’Est en intégrant les anciens satellites de la Russie qui ont rejoint l’Union Européenne en 2004. Il n’y a donc rien d’étonnant que face aux États-Unis et à l’Union européenne la Russie nourrisse depuis sa “défaite” et l’extension de l’OTAN vers ses frontières un désir de revanche. L’occasion lui a été offerte par la crise ukrainienne qui a mené notamment à l’annexion de la Crimée après l’organisation d’un référendum contesté par les États-Unis et l’Union Européenne. Il faut cependant rappeler que parmi les mesures ou décisions prises par les États-Unis et la plupart des pays européens dans le conflit des Balkans, il y en a une que la Russie n’avait pas oubliée et qui constituait une carte qu’elle conservait jusque-là et qu’elle a utilisée : l’indépendance autoproclamée du Kosovo voulue par les États-Unis, suivie de sa reconnaissance par une grande partie des pays européens et notamment la France, alors qu’ils s’agissait du cœur historique de la Serbie. Le président russe, Vladimir Poutine, qui appartient à une nouvelle génération d’hommes politiques russes issus du monde militaire et qui rêve – mais qui pourrait le lui reprocher ? – du retour d’une nouvelle Grande Russie sur la scène internationale, a eu beau jeu de rappeler aux responsables politiques américains et européens leur hypocrisie et leur inconséquence, pris en flagrant délit de “deux poids, deux mesures”.

On le constate, les esprits n’ont pas beaucoup changé depuis la fin de la Guerre Froide à l’égard de la Russie alors que les menaces ont évolué dans un monde beaucoup plus instable et dangereux. Il est regrettable que les responsables européens – et en particulier la France qui, du fait de sa position originale dans l’OTAN avant son retour récent au sein du commandement intégré, aurait dû prendre une initiative – n’aient pas engagé une réflexion sur un rapprochement avec la nouvelle Russie avec laquelle existent dorénavant un certain nombre d’intérêts communs.

Alors, quelle analyse peut-on faire de l’engagement de la Russie en Syrie ?

Tout d’abord, il faut émettre un sérieux doute sur l’efficacité des opérations menées par la coalition dirigée par les États-Unis depuis de nombreux mois, si on s’en tient aux conquêtes territoriales continues de l’État Islamique. Quant aux frappes aériennes françaises, elles révèlent en fait la reconnaissance par les responsables politiques français d’une erreur de vision géostratégique en refusant jusque là de reconnaître le véritable ennemi qui menace la civilisation et les peuples européens. Car, quelle est la stratégie suivie par cette coalition ? En réalité, la responsabilité des États-Unis dans le chaos actuel est écrasante car ils n’ont réussi qu’à créer les Talibans, Al-Qaïda, l’État Islamique, à instaurer et implanter le terrorisme islamique et la barbarie en détruisant notamment l’Irak et la Libye. Ils semblent naviguer à vue, de façon incohérente et même ambiguë, avec des alliés soumis jusqu’à l’absurde, sans qu’on puisse déchiffrer leurs véritables intentions, peut-être en raison de leur aveuglement dû à leur hostilité devenue obsessionnelle au retour d’une nouvelle Russie sur la scène internationale.

À l’opposé, la stratégie russe semble s’inscrire dans cette conception réaliste des relations internationales basées sur les rapports de force, évoquée plus haut, qui consiste pour un grand pays à défendre ses intérêts qui peuvent parfois correspondre à ceux de bien d’autres. Et c’est le cas aujourd’hui, pour peu qu’on veuille bien analyser la situation de façon objective et sur un plan géopolitique. Pour la Russie, il s’agit, en effet, de détruire l’État Islamique qui la menace elle-même car ce dernier recrute et incorpore dans ses rangs d’importants contingents caucasiens qui peuvent revenir pour la frapper. On pourrait d’ailleurs reprendre la dialectique utilisée par les responsables politiques français pour justifier le bombardement des camps d’entraînement en Syrie : pour la Russie c’est également un problème de “légitime défense”. L’élimination de ce califat décrété par l’État Islamique qui exporte le terrorisme et le djihad partout dans le monde est donc prioritaire aujourd’hui. Mais pour obtenir ce résultat, le président russe considère qu’il faut pour l’instant soutenir Bachar el-Assad pour lequel il n’éprouve aucune sympathie mais qui reste encore un rempart contre l’islamisme car, contrairement à ce que les médias occidentaux affirment, au-delà de toutes les minorités religieuses et ethniques présentes en Syrie, il est encore soutenu par la moitié de la population syrienne. Et le président russe ne veut absolument pas d’une victoire des islamistes à Damas. Il s’agit là d’une position claire et de bon sens. Car la chute de Damas serait, en effet, épouvantable car les milliers de djihadistes russes partis en Syrie pourraient commettre des actes terroristes et déstabiliser la Russie. Pour les pays européens, ce serait catastrophique car après la Syrie, l’État Islamique s’attaquerait au Liban et à la Jordanie qui accueillent déjà des centaines de milliers de réfugiés syriens. La conséquence immédiate serait le déclenchement d’une nouvelle vague migratoire de millions de réfugiés vers l’Europe déjà déstabilisée par l’afflux de près d’un million de migrants depuis le début de cette année. Il ne semble pas que les responsables politiques européens, et notamment français, aient bien saisi le danger de la situation en suivant aveuglément les États-Unis.

C’est pourquoi les frappes aériennes russes depuis la fin du mois de septembre visent toutes les milices islamistes et pas seulement l’État Islamique qui menacent Damas et toute la côte syrienne où est située la base navale de Tartous. Cela a été le prétexte pour les chancelleries occidentales d’accuser le Kremlin de n’avoir comme seul objectif que de sauver le régime de Bachar el-Assad en frappant les milices qui s’opposent à ce dernier et non pas de vouloir éradiquer l’État islamique. Ces accusations sont grotesques car les unités rebelles concernées que cible l’aviation russe (Front Al-Nosra, émanation d’Al-Qaïda, organisation Ahrar Al-Sham…) sont des milices terroristes islamiques, aussi barbares que l’État Islamique, qui ont été armées, entraînées et financées notamment par la CIA, mais également financées par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie pour faire tomber Bachar el-Assad. Alors, la seule question qui doit être posée est celle-ci : en Syrie, notre ennemi est-il Bachar el-Assad ou les islamistes quels qu’ils soient ?

La France avec d’autres, à la remorque des États-Unis, déniant la réalité, pensaient qu’en entretenant un conflit de basse intensité cela affaiblirait l’armée syrienne et conduirait Bachar el-Assad à négocier et à abandonner le pouvoir. C’était un mauvais calcul car nos gouvernants n’avaient pas imaginé qu’ils prolongeraient ainsi le désastre avec ses conséquences dévastatrices (pertes humaines civiles et militaires, explosion migratoire vers l’Europe). Ils ont donc contribué cyniquement, par leur soutien aux djihadistes combattant le régime de Bachar el-Assad, au lourd bilan évalué par certains à 250.000 morts. Mais c’était également oublier le fait que la Russie et l’Iran finiraient par intervenir directement pour défendre leurs intérêts. Il faut également souligner le fait que la stratégie versatile et impuissante des États-Unis a été une occasion supplémentaire et une nouvelle revanche pour Moscou pour signifier au monde le retour de la Russie sur le devant de la scène. En effet, contre toute attente, en renforçant sa présence militaire en Syrie, en préconisant la mise sur pied d’une coalition contre l’État Islamique et en bombardant toutes les organisations islamistes sur le territoire de la Syrie, la Russie a coupé l’herbe sous le pied des États-Unis et de ses alliés, surpris de sa démarche et de son engagement. Le président Poutine signe ainsi l’échec de la stratégie des présidents américain et français qui se sont montrés incapables de désigner l’islamisme comme leur ennemi prioritaire. Par ailleurs, la position de Bachar el-Assad, qui reste leur bête noire, est à présent consolidée. Au-delà de ce qui peut être considéré comme une véritable frustration américaine, il faut noter également une volte-face de la diplomatie américaine qui admet, contrainte, qu’il faut laisser Assad en place pour le moment. C’est un aveu inattendu qui mérite d’être souligné. Il conforte la Russie et humilie la France.

On le constate, il devient urgent pour l’Europe de défendre ses propres intérêts qui sont parfois éloignés de ceux des États-Unis car le monde a changé depuis la fin de la Guerre froide. Il faut bien admettre que l’Europe et la Russie peuvent avoir des intérêts communs notamment dans la crise actuelle dans laquelle l’islamisme représente la véritable menace et constitue l’ennemi commun. Il est donc nécessaire que la diplomatie française envisage des changements visant à ce qu’elle devienne celle des intérêts supérieurs bien compris de la France. Il est temps que l’Europe, sans couper le lien avec les États-Unis, envisage une nouvelle relation et un rapprochement avec la Russie.

Général (2s) Antoine MARTINEZ

000 Général Martinez 000 general-antoine-martinez

 

LA RUSSIE PLUTOT QUE LES ETATS UNIS ! (par Christian Vanneste)

Cet article est paru le 26 septembre sur le site « Boulevard Voltaire« .

Obama conseille aux pays européens d’accueillir« leur juste part » de migrants. Mais de quoi se mêle-t-il ? Quand les dirigeants européens vont-ils lui dire gentiment de s’occuper de son golf à Hawaï et de cesser de répandre la chienlit près de chez eux ? Car, enfin, si les migrants nous viennent en grand nombre, c’est bien parce que la politique américaine a déstabilisé l’ensemble du monde arabo-musulman. Le rétablissement de la paix en Syrie ne viendra ni du triomphe de l’État islamique qui veut la victoire totale de l’islam, ni du succès des rebelles « modérés » et, plus encore, fantômes qui cachent – mal – Al-Qaïda.

La Syrie de Bachar el-Assad connaissait la paix et les minorités, chrétiennes en particulier, y étaient protégées. Interviewé par Pujadas, cet ophtalmologiste devenu dictateur par accident n’a rien du « boucher » que les médias ont caricaturé et dont Fabius souhaitait publiquement la mort. Lorsqu’il dit que la Syrie, sans être une démocratie comparable aux européennes, en est plus proche que l’Arabie saoudite, il met juste le doigt sur l’incohérence occidentale. Dans le même entretien, il souligne la perte de tout crédit par le gouvernement français« que plus personne ne prend au sérieux ». Sarkozy avait reçu avec éclat Kadhafi et Bachar el-Assad lorsqu’il caressait le projet d’union méditerranéenne. Il a, ensuite, fait tomber le premier en jetant la Libye dans le gouffre islamiste. Cette faute magistrale a été commise avec la bénédiction d’Obama, ravi de l’offre de sous-traitance.

Le prétendu « printemps arabe » a été déclenché par les Frères musulmans, financé par l’argent du Golfe et soutenu par l’Amérique et ses alliés – la Turquie, notamment. La gouvernance française, de Sarkozy à Hollande, a collaboré quand elle n’a pas joué le caniche qui aboie et va se coucher quand on le lui ordonne. La Russie avait laissé faire en Libye. Vladimir Poutine regrette cette faiblesse et paraît décidé à agir en Syrie. Ce serait, là, l’occasion inespérée pour la France de retrouver sa liberté et sa dignité de puissance indépendante. En se rapprochant des Russes, elle pourrait cesser d’être le vassal des États-Unis et le fournisseur des régimes peu démocratiques du Golfe.

Les États-Unis ont vaincu le nazisme et ont permis la libération de notre pays. Ils ont préservé l’Europe occidentale du totalitarisme communiste. Il faut leur en être reconnaissant… mais tout en restant lucide. La politique américaine dans le reste du monde a été catastrophique. Les « succès » américains n’ont nullement été des victoires de régimes démocratiques mais des coups d’État militaires fomentés en partie par la CIA. C’est aussi en utilisant l’islam que Washington a fini par vaincre Moscou, épuisé par son échec en Afghanistan. Depuis, nous subissons les effets de cette « victoire » à la Pyrrhus qui a réveillé un fanatisme assoupi, créé des réseaux et leur a donné de l’argent et des armes.

La France, au cours de son histoire, a su procéder aux alliances de revers avec les Turcs contre l’Empire, avec la Russie tsariste contre l’Allemagne. Elle devrait au moins retrouver son indépendance et servir de médiateur avec une Russie qu’on a trop humiliée. La Russie est notre voisine très complémentaire. Elle partage largement avec nous une identité culturelle. Si elle combat avec plus de vigueur les islamistes que ne le font les nageurs en eaux troubles d’outre-Atlantique, le temps sera venu pour la France de réexaminer des choix contraires à ses intérêts et à sa vocation.

Christian Vanneste
Président du RPF (Rassemblement pour la France)

ChristianVanneste

 

VERS UNE GUERRE MULTIPOLAIRE ? (par Maurice D.)

La possibilité d’une prochaine guerre mondiale annoncée par divers prévisionnistes n’est pas écartée. Cependant, au vu de ce qui se passe actuellement et dont notre presse nationale hypnotisée par l’hypertrophie du nombril du président ne nous parle guère, il semble que nous nous acheminions à grands pas, non vers une guerre mondiale comme le monde en a déjà connues, mais vers une forme de guerre multipolaire.

Elle se déroulerait en Europe avec le conflit Russie-Ukraine qui se durcit à nouveau ; en Afrique avec le conflit islam-républiques africaines (Niger, Nigéria, Cameroun, Centre-Afrique) et la guerre civile au Congo ; au Moyen-Orient avec EI contre coalition, chiites contre sunnites au Yémen, guerre civile en Arabie Saoudite.

Si, sous la pression des Etats-Unis, l’OTAN se laisse entraîner dans le conflit Russie-Ukraine, nous pourrions nous y retrouver impliqués et nos approvisionnements en gaz en souffrir. Il semble néanmoins que Poutine, fin stratège, n’avancera ses pions qu’à coup sûr et que ce conflit restera maîtrisé (*)

Peps_UKRAINE_150-c504e-ef0c3-1728x800_cPoutine : L’Europe est en faillite, L’Europe : Ne pensez pas que l’Europe soit l’Eldorado

En Afrique, c’est moins certain. Les armées nationales ne sont guère performantes et si elles sont capables d’infliger quelques mauvais coups à Boko Haram et aux milices musulmanes qui déferlent du Nord, elles se limiteront plus probablement à donner un coup d’arrêt à la progression de l’islam sans l’éradiquer pour autant. La guerre contre l’islam risque d’y durer des décennies. En Somalie les islamistes reculent, en Centre-Afrique ils sont provisoirement bloqués, mais partout ailleurs ils avancent, ce qui ne semble pas intéresser notre très nombriliste presse nationale.

gal-2931116Nigeria, 2 000 personnes massacrées en deux jours, le vautour : « pas de victimes occidentales dans le tas, donc pas de manifestation ni d’indignation »

C’est un peu le même scénario qui se déroule en « Syrakie » (EI. de Syrie-Irak) où l’expansionnisme de l’EI est stoppé, ce qui ternit l’image conquérante du califat et lui pose quelques problèmes financiers.

À Kobané, une ville proche de la frontière syro-turque dont on ne parle plus, les Kurdes assistés des Peshmergas ont repris méthodiquement la ville, il ne reste plus que deux petits bastions EI au Sud et à l’Est. Les Kurdes et les Peshmergas ne font guère de prisonniers : les jeunes combattants d’EI qui subissent en plus des bombardements américains commencent à avoir peur et reculent, ce qui contraint le calife à dégarnir de djihadistes aguerris ses fronts irakien et syrien. L’armée de Bachar el-Assad mène la vie dure à l’EI qui doit combattre en même temps Al Qaïda, lequel a complètement fagocité l’Armée Libre Syrienne si chère à Laurent Fabius qui semble n’avoir pas encore compris. Le calife envoie ses vétérans aguerris à Kobané, car s’il perd cette ville, c’en sera fini de son prestige actuel de héros de l’islam conquérant.

images

Unknown
À Kobané, les femmes kurdes se battent avec autant  d’efficacité que les hommes, mais mieux vaut pour elles ne pas tomber entre les mains des djihadistes musulmans d’E.I. L’index levé signifie : « c’est Allah qui nous donnera la victoire »

Au Yémen les chiites houthistes d’Ansar Allah (« la milice de dieu« ) sont entrés dans le palais présidentiel. Ils sont soutenus par l’ancien président Ali Abdallah Saleh qui avait combattu les chiites zaïdistes du Nord du pays (le houthisme est une branche récente du zaïdisme dont il ne se distingue religieusement que par quelques nuances doctrinales).

Les chiites sont armés et financés par l’Iran qui souhaite leur victoire pour prendre l’Arabie Saoudite en tenaille. L’Arabie finance et arme donc Al Qaïda au Yémen (AQPA) pour contrer les chiites. Al Qaïda au Yémen a un camp d’entrainement devenu célèbre depuis qu’il a formé Amédi Coulibaly, se vantant d’avoir organisé et financé l’attentat contre Charlie et d’en préparer un nouveau. C’est donc indirectement à l’Arabie Saoudite, notre allié que l’on doit les morts de Charlie !
Cette guerre à trois camps ne sera dangereuse pour nous que si l’Arabie est déstabilisée au point de devenir la cible directe de l’Iran.

L’Arabie demande aux Etats-Unis d’aider les sunnites, mais les Etats-Unis, qui considèrent le Yémen comme un allié important dans la lutte contre le terrorisme et notamment AQPA, souhaitent surtout  la restauration d’un État yéménite fort, qu’il soit sunnite ou chiite, qu’ils pourraient ensuite aider à exterminer AQPA, ce qui ne plait pas à l’Arabie. Vous suivez toujours ?

topics_yemen_395-sfSpan-v2
Les chiites sont bien équipés : ce pourrait être la version militaire du  Knight XV canadien Conquest fabriqué à Toronto sur une base de Ford F550, moteur V10 de 500 cv

Le problème de l’Arabie, c’est qu’elle s’achemine vers une guerre interne de succession dont l’Iran compte bien profiter et qu’en même temps elle mène une guerre économique contre les Américains, les Russes, le Vénézuela, etc. en laissant filer le prix du pétrole.

Pour la première fois de son existence, elle annonce un budget en déficit de 39 milliards de $ en 2015, mais comme elle dispose encore de 800 milliards de réserves financières, elle espère que les autres producteurs de pétrole cèderont avant qu’elle ne soit à sec.

Le roi Abdallah a 90 ans. Il a été hospitalisé à de multiples reprises récemment. Dernièrement, fin décembre, pour une pneumonie, il ne respire plus qu’intubé en permanence. La succession ne se fait pas de père en fils (patrilinéaire), mais de frère à frère (succession « adelphique »).
Déjà cinq frères se sont succédés, et les deux survivants ne sont pas frais. Celui qui devrait logiquement succéder à Abdallah, Salmane Ben Abdel Aziz al-Saud, a 77 ans, le plus jeune des frère, Moqren en a 69 et les deux ne se sentent pas très bien. Or, s’ils ne sont pas en mesure de reprendre énergiquement le pouvoir, on descend à la génération du dessous, et là ça se complique !

Abdelaziz al-Saud, le premier de la lignée des frères Saud, mort en 1953, avait 30 femmes légales et une cinquantaine de fils, sans compter ceux des frères qui lui ont succédé. On affûte les sabres ! Chacun compte ses forces et mène sa diplomatie personnelle à l’étranger pour engranger des soutiens. C’est ce qui rend incompréhensible la diplomatie saoudienne.

Officiellement l’Arabie Saoudite veut la mort de Bachar el-Assad, soutient et finance son opposition « modérée ». Mais via certains des princes, elle soutient et finance en même temps Al-Qaïda en Syrie (Front Al-Nosra) qui a digéré l’opposition modérée, soutient et finance aussi l’EI, tout en étant membre de la coalition qui combat EI !

Le califat a annoncé qu’il ne ferait qu’une bouchée de l’Arabie Saoudite dès qu’il aurait gagné la guerre en Syrakie, ce qui, heureusement pour l’Arabie, ne semble pas près d’arriver. Pour le moment, l’EI teste sa réactivité par de petites actions militaires, comme cet attentat qui a tué trois garde-frontières saoudiens dont un officier.

L’Iran, de son côté, fait un peu ce qu’il veut du gouvernement irakien et rêve du moment où il pourra traverser l’Irak pour récupérer les lieux saints de l’islam, La Mecque et Médine, ce qui serait un coup de tonnerre dans le ciel musulman : les chiites gardiens des lieux saints dont ils s’estiment les seuls héritiers légitimes après que les sunnites les leur aient volés !

Un bouleversement susceptible de déclencher une énorme guerre des sunnites du monde entier se liguant pour récupérer La Mecque ! On en est encore loin, cependant les Saoudiens feraient bien de trouver rapidement par la négociation un accord dynastique, sinon ce pourrait être la fin du royaume, d’autant qu’il y a déjà en Arabie même une minorité chiite importante (15 % de la population) prête à jouer la cinquième colonne !

Franklin-D.-Roosevelt-et-Ibn-Saoud4

De plus, il n’est pas certain que les Américains verraient d’un mauvais œil une bonne pagaille en Arabie Saoudite. Ils sont furieux de la manœuvre saoudienne pour torpiller leur production de pétrole de schiste et le fameux pacte de Quincy qui a scellé l’alliance pétrole contre protection en 1945 entre Franklin Roosevelt et Ibn Saoud (photo)  pourrait être remis en cause.
Cela au moment où Obama annonce qu’il préfère négocier avec l’Iran que le réduire par la force.

Une guerre généralisée au Moyen-Orient syrakien et dans la péninsule arabique toucherait peu la France, mais celle-ci étant actuellement mal vue de tous les pays arabes pour avoir laissé Charlie-Hebdo multiplier par plus de 200 sa production de caricatures du Prophète, on ne peut écarter une recrudescence d’attentats.

(*) Au sujet du conflit Russie Ukraine, lire ici l’analyse d’Hélène Carrère d’Encausse.

Maurice D.

- MINURNE

 

 

LE PIÈGE SAOUDIEN (par Maurice D.)

En ce début d’année 2015, la France qui chipote pour livrer à la Russie les bateaux qu’elle a commandés et payés, devient le principal fournisseur d’armes au Moyen-Orient alors qu’il n’existe aucune certitude sur qui les utilisera en finale ni pourquoi faire, si l’on sait à qui elles vont être livrées et par qui elles sont payées.

Ce sont, paraît-il, des considérations morales qui empêchent la livraison des Mistral à la Russie. Bravo, on ignorait que les marchands d’armes eussent des considérations morales quant à l’usage qui est fait des armes livrées à leurs clients. Surtout quand de l’autre main ce même marchand d’armes se fait payer par l’un des principaux financiers du terrorisme djihadiste sunnite et fondamentaliste dans le monde, pour fournir une armée libanaise dont le comportement est plus qu’ambigu.

Dans le cas de la Russie, la position de la France est claire : la Russie empêche l’expansion de l’influence américaine en Europe de l’Est via son bras armé l’OTAN, Obama a barre sur Hollande, il a ordonné à Hollande de bloquer la livraison des Mistral et Hollande s’exécute.

1296247_7_5c20_un-navire-de-guerre-francais-de-type-mistral_ae447b3057224edc2775a495ca9e29ce
Saint-Nazaire : un Mistral et jeunes officiers russes

Par contre, pour comprendre dans quel guêpier la France se fourre avec cette livraison d’armes au Liban, il faut reprendre l’affaire à son début.

En novembre 2013, le président « par intérim » du Liban, Michel Sleiman, se rend en Arabie saoudite où il se fait sermonner parce que l’armée libanaise ne fait rien pour empêcher le Hezbollah d’alimenter Bachar el-Assad en djihadistes, et même en matériel fourni par la Russie, la Chine et l’Iran. Sleiman qui est pro-sunnite et ami des Saoudiens s’en excuse, expliquant que l’armée libanaise est multiconfessionnelle, emploie des chrétiens et des chiites, doit rester neutre, protéger les modérés et ne pas s’engager du côté de quelqu’extrémisme que ce soit. En plus, elle est trop pauvre et insuffisamment armée pour s’opposer au Hezbollah soutenu par 30 à 40 % des Libanais et fortement armé.

Qu’à cela ne tienne, répondent les Saoudiens, on va vous fournir des armes et c’est nous qui payons, faites donc ce que l’on vous demande.

Les Américains pourraient fournir ces armes. Ils sont les alliés des Saoudiens depuis le pacte du Quincy, c’est bien connu. Mais les Saoudiens sont furieux contre les Américains qui se comportent de manière ambiguë dans le double conflit actuel que mène l’Arabie Saoudite contre Bachar-el-Assad dont elle convoite le pétrole en plus de vouloir supprimer la mécréance alaouite, et contre l’Etat islamique qui conteste son leadership sur l’islam et ses lieux saints.

Les Américains ont refusé de s’engager massivement contre Assad malgré la peine que se sont donné les services secrets saoudiens pour fabriquer des preuves de l’usage d’armes chimiques par Assad contre la population syrienne sunnite, et ils négocient avec l’Iran au lieu d’en débarrasser l’Arabie Saoudite.

De plus, les Saoudiens sentent bien que l’engagement américain dans la coalition anti-Daesh n’est pas clair. Depuis, l’affaire des deux F-16 prétenduement abattus par Daesh est venue conforter leurs soupçons : le « centre-com » de la coalition la joue opaque. Les Saoudiens ne croient pas un seul instant que la milice daeshiste, visiblement aux abois sur les fronts syrien et irakien, puisse abattre des F-16, sans le concours efficace et direct des systèmes de radars sophistiqués, des satellites, et, évidemment, des missiles anti-avion que, seule, possède la coalition qui prétend, de façon très maladroite, combattre Daesh. Viennent à l’appui de cette certitude la panique et la confusion qui ont marqué le discours des médias américains autour du crash du chasseur jordanien : ainsi, a-t-on prétendu d’abord, que Daesh l’aurait abattu, avant que le Pentagone ne revienne sur cette version, affirmant que l’appareil s’était abîmé en mer à la suite d’une avarie, puis qu’il s’est crashé dans le désert près de Raqqa depuis que Daesh menace de « dépecer vivant pour le manger tout cru » le jeune lieutenant-pilote jordanien capturé et montre des photo de morceaux du F-16.

B5oK_a7CQAE05-R.jpg-large
La verrière du cockpit du F-16 exposée à Raqqa

Plus probablement, plutôt que de le manger, Daesh se servira du prisonnier comme monnaie d’échange pour faire libérer des prisonniers qui sont en Jordanie.

Le scénario du chasseur jordanien a été complété par la destruction d’un second F-16, abattu en Irak : les Etats Unis cherchent, ni plus, ni moins, le  » démontage » de la coalition, prétendument anti-Daesh, les Saoudiens en sont convaincus d’autant plus que des députés ont demandé au roi Abdallah de Jordanie que leur pays se retire de la coalition et que plusieurs autres « alliés » menacent d’en faire autant (source Aladathnews, agence iranienne).

NB-187944-635517284500733764-620x330
Aladathnews a été la première à montrer le djihadiste égorgeur normand Maxime Hauchard (à gauche)

Cela parce que Poutine semble avoir fait avancer l’argument d’une solution politique, en réussissant là où les autres ont échoué : en faisant se réunir autour de la même table Bachar el-Assad et ses opposants pro-occidentaux. Les Américains hésitent donc entre deux options : soit entrer dans la négociation pour en prendre la maîtrise et imposer une solution qui leur convienne, c’est-à-dire le contrôle du pétrole et du gaz syrien, soit lancer une action militaire terrestre contre l’armée de Bachar el-Assad, mais cela ne sera possible que s’ils n’ont pas Daesh dans les jambes.

Daesh, c’est leur créature, créée à l’origine avec l’espoir qu’il réglerait vite son compte à Assad, jusqu’à ce que le « Calife » Ibrahim al-Baghdadi prenne son autonomie avec une ambition autrement plus grande : conquérir l’Europe et le Moyen-Orient pour recréer le Califat !

images
Il aurait été, comme Ben Laden, un agent de la C.I.A.

Les Saoudiens ont vite trouvé le pantin fournisseur d’armes dont ils avaient besoin : Hollande a été invité en Arabie en décembre 2013, un mois après Michel Sleiman.

images-2

Hollande brandit le glaive de l'islam

Ils se sont assurés de sa parfaite incompréhension du très complexe problème du Moyen-Orient, se sont même payé sa tête en lui faisant brandir le sabre de l’islam dans une cérémonie officielle, et lui ont proposé un marché mirifique : contribuer à la paix au Moyen-Orient en fournissant pour 3 milliards (2,1 pour le matériel, 0,9 pour l’entretien et la formation du personnel sur dix ans) d’armes sophistiquées à l’armée libanaise bien connue pour sa neutralité. Elle pourra ainsi taper sur tout le monde et rétablir la paix avec l’aide des conseillers militaires français. Paiement garanti par l’Arabie saoudite.

images-4
Et pour le règlement, vous avez un compte où ?

Seulement, il aurait fallu que Hollande connaisse la situation au Liban où l’armée, cela lui est assez reproché par la population, travaille la main dans la main avec le Hezbollah, qui participe au gouvernement et répète à l’envi qu’il veut assurer la stabilité du pays.

images-1
À gauche l’armée, à droite le Hezbollah

Mais en même temps, le Hezbollah c’est l’allié de Damas et de Téhéran, et il veut la destruction d’Israël dont les Américains sont aussi les alliés ! Des Américains qui n’ont toujours pas décidé s’ils préfèrent les barbus chiites aux barbus sunnites, la kippa ou la chèche.

Au Liban, la radicalisation des esprits s’amplifie, autant par la faute de l’extrémisme chiite du Hezbollah que par l’incompétence du leadership sunnite dont Michel Sleiman est le symbole, dénonçant d’un côté l’alliance objective qui existe entre l’armée libanaise et le Hezbollah, d’autre part obéissant à l’ordre de ses patrons saoudiens de tripler l’armement de cette même armée avec du matériel français de pointe pour renforcer une armée complaisante à l’égard de la milice chiite et décidée à s’attaquer fermement à la menace islamiste sunnite dont le bastion est à Tripoli au Liban.

Lebanese army soldiers stand near damaged buildings after being deployed to tighten security, in Tripoli
L’armée libanais surprise de trouver un drapeau daesh au coeur de Tripoli

Il y a une contradiction évidente, sauf si l’on a compris – ce n’est pas le cas de Hollande et de l’incompétent Fabius – que les Saoudiens ont un objectif qui n’est pas celui qui a été annoncé : donner le moyen à l’armée de fermer la frontière libano-syrienne en application de la résolution 1701 de l’ONU pour empêcher le Hezbollah d’aider Assad.

L’objectif saoudien est contraire : provoquer un conflit entre l’armée et le Hezbollah.
Il sera inévitable si l’armée libanaise empêche le Hezbollah de franchir la frontière pour aider Assad.

Les objectifs saoudiens sont toujours les mêmes : faire main basse sur les richesses pétrolières et gazières syriennes et irakiennes et les gérer avec leurs alliés émiratis, dont le Qatar, ce qui nécessite d’écarter les Etats-Unis du jeu ; bloquer l’Iran ; cerner et neutraliser sans le détruire Israël qui leur est utile comme point de fixation de la haine arabe qui, tant qu’elle est centrée sur Israël, ne se retourne pas contre eux, les arabes richissimes qui ne partagent pas leur colossale fortune avec les arabes les plus pauvres.

imposture-arabe-300x200

Leur plan est donc de modifier au Liban l’équation entre l’armée, la nation et la résistance pour provoquer, dans un premier temps, des affrontements entre l’armée et le Hezbollah, et ensuite, faire basculer l’ensemble du pays dans des troubles et affrontements permanents, ce qui contribuera à réaliser ainsi leurs propres objectifs.

A noter que ce plan a eu l’approbation des Israéliens, car il stabiliserait la frontière Nord d’Israël qui n’aurait plus à faire face à la menace permanente du Hezbollah et de son Armée du Sud Liban. Il a été conçu lors de nombreuses rencontres entre les services de renseignements israéliens et saoudiens, en y associant en fin de course les services français quand il s’est agi de leur faire croire que la décision d’armer l’armée libanaise a pour objectif de stopper les agissements du Hezbollah en Syrie afin d’affaiblir Assad.
Ils savaient que Fabius tomberait dans le piège.

Un autre objectif, suivi dans ce nouveau scénario saoudien est de perturber l’entente entre l’Iran et les Etats-Unis. Même si pour cela il faut sacrifier l’armée libanaise en l’utilisant pour éliminer le Hezbollah au Liban et ainsi mettre un terme à la fragile stabilité au Liban dans laquelle l’armée a joué jusqu’à présent un rôle efficace.

La France est manipulée dans ce jeu de billard à bandes multiples, ce n’est pas Hollande qui s’en rendra compte, et de plus, quand les Etats-Unis comprendront que la France joue les supplétifs des Saoudiens, il pourrait y avoir une brouille entre Etats Unis et France dont les Saoudiens comptent bien profiter.

Maurice D.

cropped-minurne-300x78.png

L’accord-cadre signé le 4 novembre dernier à Riyad, entre le ministre des finances du royaume saoudien et le PDG d’Odas, société française para-étatique en charge des contrats d’armements français en Arabie saoudite prévoit : des hélicoptères légers d’occasion équipés de missiles antichar HOT, des hélicoptères de transport, trois patrouilleurs rapides, des blindés légers, des missiles anti-aériens de courte portée qui équiperont ces blindés légers ainsi que les patrouilleurs navals, des drones tactiques, des canons et des systèmes de communication, radars et équipements optroniques.

Les Israéliens ont bloqué l’équipement des patrouilleurs de 56 mètres que va livrer le chantier naval CMN, par des missiles anti-navires Exocet, ainsi que  les missiles antichars HOT et antiaériens Mistral prévus dans la shopping list libanaise.

Le montant de 3 milliards dont 900 millions pour l’entretien et la formation correspond à plus du double du budget annuel de l’armée libanaise et à titre de comparaison, les États-Unis, premier donateur de l’armée libanaise jusqu’à ce jour, n’ont fourni que pour 850 millions de dollars d’aide militaire depuis 2007.