L’ÉTAT PROFOND AMÉRICAIN – “THE DEEP STATE” (I)
(Jean Goychmann)


1ère partie : L’ÉROSION DE LA DÉMOCRATIE

 

Fondé à la fin du XVIIIème siècle, à l’issue d’une guerre d’indépendance, l’État américain, regroupant un certain nombre d’États fédérés autour d’une même constitution, était une sorte de modèle démocratique dont le reste du monde pouvait s’inspirer. Alexis de Tocqueville – auteur le La Démocratie en Amérique – avait analysé les écrits des premiers présidents américains et conclu qu’une démocratie devait à la fois répondre à l’étymologie (gouvernement du peuple) et au caractère social (égalité des citoyens devant la loi). En découlait directement la séparation des pouvoirs et l’élection du Président, chef de l’exécutif, au suffrage universel.

L’ancien diplomate canadien Peter Dale Scott a consacré plusieurs ouvrages à l’évolution lente de la démocratie américaine vers une sorte de « pouvoir de l’ombre » qui finit par échapper à tout contrôle institutionnel, instaurant ainsi ce qui finit par s’apparenter à une sorte de dictature.

Le premier indice important se trouve dans une observation adressée par Franklin D. Roosevelt au “colonel” House :

« La vérité n’est, comme vous et moi le savons, qu’une composante financière qui s’est emparée du gouvernement depuis l’époque d’Andrew Jackson » [1]

Roosevelt faisait ainsi une allusion directe au rôle joué par les grandes banques américaines lors de la réunion secrète tenue à Jekyll Island (Géorgie) en décembre 1910 qui allait permettre la création de la Réserve Fédérale en 1913. [2]

Nous reviendrons dans un prochain article sur le rôle des puissances financières et le contrôle qu’elles exercent sur l’État fédéral américain. Les prémisses de cet « État Profond » sont enracinées dans leur brève histoire. Dès leur naissance, les États-Unis étaient traversés par deux pensées antagonistes : l’ouverture sur le monde et un instinct de domination répressive à l’encontre de leurs opposants, quelques soient leurs griefs. On peut dire que chaque grand évènement de l’histoire de cette nation (guerre d’indépendance, de sécession ou contre les Indiens) atteste de ce double caractère.

On entend souvent parler de la COG (Continuity Of Government) mais elle est mal définie. D’après les recherches que j’ai pu effectuer, ce concept remonte à 1949 avec l’explosion de la première bombe atomique soviétique. Pour la première fois, il apparaissait possible que la totalité du gouvernement puisse disparaître en cas d’attaque sur Washington. D’où ce programme destiné à assurer la continuité du commandement. Toutefois, nombre d’opérations durant la deuxième guerre mondiale étaient couvertes par un secret indispensable et ne pouvaient être exposées au grand jour. La COG s’inscrivait dans le même principe. Dénommé au début « projet jugement dernier » c’est sous Reagan que le terme COG fut consacré.

Le conflit entre le respect de la démocratie garantie par la constitution et la sécurité des citoyens apparaît comme latent. En cas de mise en œuvre de la COG, qui va exercer le pouvoir ? Cette situation correspond à celle d’une attaque avérée, mais les hommes qui vont exercer le pouvoir sont évidemment recrutés à l’avance, et ils ne sont pas élus. On voit poindre la difficulté car le lien entre le peuple et celui ou ceux à qui il a confié sa destinée est rompu.

Il n’échappera à personne que cette « continuité » dans la conduite des affaires de l’État exige une proximité évidente entre ceux qui exercent légalement le pouvoir – c’est-à-dire ceux qui ont reçu l’onction démocratique – et ceux qui pourraient être amenés à l’exercer si les circonstances l’exigeaient. Les mandats électifs sont toujours d’une durée limitée, mais ce n’est pas le cas de ceux qui pourraient être amenés à les remplacer. Il y a dans la société américaine comme dans beaucoup d’autres, une sorte de dualité de pouvoirs qui pourrait se résumer à : « convaincre ou contraindre » ; la philosophe Anna Arendt parlait de « la persuasion par arguments » ou de « contrainte par la force » Le Ku-Klux-Klan est (simple exemple) directement issu de la seconde.

Le clivage entre ces deux formes préexistantes de pouvoir devait naturellement se retrouver entre les légaux et ceux de l’ombre. Le premier signe a été la création de la CIA (Central Intelligence Agency) dès 1947 [3] destinée à supplanter l’OSS (Office of Strategic Services). Ce dernier, créé à l’entrée en guerre des États-Unis, reprenait le rôle jusqu’alors dévolu au FBI, censé être sous le contrôle de l’Administration américaine. Le passage au statut d’agence de la CIA la mettait délibérément hors d’atteinte de ce contrôle. Cependant, sa mission devait s’exercer à l’international, donc à l’extérieur des frontières américaines. Mais ce pouvoir de l’ombre avait pris d’autres formes. Eisenhower avait commencé une lutte très inégale contre lui [4] et le dénonçait très clairement dans son dernier discours de janvier 1961, juste avant l’arrivée de Kennedy, et dont voici un extrait :

« Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant. Nous devons veiller à ne jamais laisser le poids de cette association de pouvoirs mettre en danger nos libertés ou nos procédures démocratiques. Nous ne devons jamais rien considérer comme acquis. »

Le divorce entre la CIA et la Maison Blanche est consommé avec l’affaire de « la Baie des Cochons » à Cuba lorsque Kennedy refusa d’intervenir. Trois ans plus tard, le 12 novembre 1963, dix jours avant sa mort, le même Kennedy reprenait l’avertissement à son compte en disant :

« La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions. »

Ceux qui leur ont succédé, Johnson et Nixon, sont restés dans l’optique pacifique du désarmement, initialisé en octobre 1962 après l’affaire des « fusées de Cuba ». Ils se sont opposés ainsi à ceux qu’on allait bientôt désigner comme les « Faucons » par opposition aux « Colombes ». La transition s’est faite durant les mandats de Ford puis de Carter, lorsque les représentants de ce pouvoir de l’ombre ont commencé à saper ce que Reagan qualifiera ensuite comme « l’Empire du Mal ». Durant cette période le JCS (Joint Chief of Staff) ou Comité des Chefs d’État-major des armées, était favorable à une confrontation directe avec l’URSS. À la fin du mandat de Carter, l’État Profond avait pris le pas. Carter, en bon démocrate, s’était opposé à la venue du Shah d’Iran sur le sol américain, mais Rockefeller et Brezinski, deux hommes puissants de l’État Profond, lui forcèrent la main, entraînant la prise d’otages de l’ambassade US de Téhéran.

Puis vint l’élection de Reagan, marquant la fin de deux décennies de combat larvé pour le pouvoir entre la Maison Blanche et l’État Profond. C’est ce dernier qui avait gagné. Le champ devint alors libre pour le « consensus de Washington » [5] qui conduisit à la déréglementation généralisée des services privés et la privatisation des services publiques, dans l’optique de la doctrine néo-libérale de Milton Friedman et de l’École de Chicago.

Pour schématiser, les Faucons de l’État Profond avaient réussi à prendre le contrôle de « l’État apparent » au niveau des opérations extérieures. Il s’en suivit une politique beaucoup plus offensive contre l’URSS et notamment le « piège de l’Afghanistan » en 1980. 1981 fut probablement l’année de transition vers un nouvel ennemi qui, plus tard, se substituerait à l’Union Soviétique : le terrorisme islamique.

Vingt ans plus tard, les attentats du 11 septembre 2001 permettront à l’État Profond de faire passer sans coup férir le « Patriot Act » (toujours en vigueur) marquant ainsi le basculement vers un État plus sécuritaire pour la 1ère fois dans l’Histoire des États-Unis, le plan COG fut mis en œuvre.

Avant même que le dernier avion ne se soit écrasé en Pennsylvanie [6] George W. Bush fut tenu à l’écart de la Maison Blanche et Paul Wolfowitz et d’autres dirigeants furent évacués vers une base militaire proche de Camp David. Dick Cheney – qui avait travaillé pendant plus de vingt ans avec Donald Rumsfeld dans l’État Profond – s’enferma dans un bunker souterrain de la Maison Blanche avec une centaine de collaborateurs en vue de former le « gouvernement de l’ombre ». On notera que Cheney et Rumsfeld s’étaient exprimés en 2000 en se plaignant de la longueur de la mise en œuvre du processus « en l’absence d’un évènement catastrophique et catalyseur comme un nouveau Pearl Harbour ».

Nous connaissons la suite. Au travers de la « guerre contre le terrorisme » les pays du Moyen-Orient comme l’Afghanistan, l’Irak, la Lybie et plus récemment la Syrie, ont été déstabilisés et les actions terroristes se sont étendues dans le monde. On ne voit pas comment, dans l’état actuel des choses, cette guerre pourrait prendre fin.

 

Jean Goychman
07/06/2017

[1] L’État Profond Américain – Peter Dale Scott (éd. La Demi-Lune) ; p. 46.
[2] Les Secrets de la Réserve Fédérale – Eustace Mullins (éd. Le Retour aux Sources).
[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency
[4] http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-le-pouvoir-de-la-lumiere-face-a-l-ombre-89352516.html
[5] L’État Profond Américain – Peter Dale Scott ; p. 185.
[6] L’État Profond Américain – Peter Dale Scott ; pp. 76 & 276.



 

 

« PAX RUSSIANA » EN SYRIE !
(L’Imprécateur)

Vladimir Poutine a annoncé le 29 décembre que le gouvernement syrien et l’opposition syrienne armée s’étaient entendus sur l’instauration d’un cessez-le-feu et l’amorce de négociations. Ce cessez-le-feu est valable pour tout le territoire syrien. Il a été approuvé par “les principales forces” de la rébellion. Au total, sept groupes rebelles, dont le puissant Ahrar al-Cham, ont signé. Ils participeront aux négociations de paix à deux exceptions près, mais de taille, les deux groupes classés dans la liste des terroristes à éradiquer par l’ONU : le groupe État Islamiste et Fateh al-Cham, alias El-Nosra, alias Al-Qaïda, actuellement allié de la très disparate et inefficace coalition américaine. Les négociations de paix commenceront en janvier à Astana au Kazakhstan. La réunion d’Astana précédera des négociations inter-syriennes qui doivent être organisées par l’ONU le 8 février à Genève.

« Il y a quelques heures, s’est produit un événement que nous n’attendions pas seulement depuis longtemps, mais pour l’avènement duquel nous avons beaucoup travaillé. Trois documents ont été signés : le premier sur l’arrêt des combats, le second sur les mesures de contrôle du régime de cessez-le-feu, le troisième sur l’ouverture de pourparlers de paix. » (Vladimir Poutine, le 26 décembre, cité par le quotidien russe Kommersant). Poutine a cependant précisé qu’après trois jours de calme la trêve est encore fragile et qu’il faudra beaucoup de patience pour trouver un accord sur lequel tous les participants auront du céder quelque chose. Rien d’étonnant à cela, c’est la base même de toute négociation.

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a déclaré pour sa part que « les militaires menaient depuis deux mois des pourparlers avec les leaders de l’opposition syrienne par l’intermédiaire de la Turquie ».

L’opposition syrienne contrôle en gros le centre et le nord de la Syrie, mais uniquement des régions plus ou moins désertiques. Il est curieux que si des pourparlers étaient en cours entre Russes et opposition syrienne, aucune mention n’en a été faite dans la presse occidentale. Au moins quelques-uns des centaines d’espions, officiers de renseignement, présents en Syrie aussi bien à Damas qu’à Alep ont dû le découvrir et ils n’en auraient pas informé leurs gouvernements ?

Ne serait-ce pas plutôt que ceux-ci étaient parfaitement au courant et qu’ils ont fait pression sur leurs médias pour que la chose reste secrète afin de leur éviter une “perte de face” catastrophique ?

Serge Lavrov, ministre russe des Affaires Étrangères avec son homologue turc. (Photo Reuters publiée par Gazeta.ru le 28 décembre.)

Les deux hommes viennent de concrétiser la nouvelle alliance russo-turque. 

La réaction outrée des medias occidentaux montre que c’est bien de cela qu’il s’agit, car Poutine écarte a priori les États-Unis et la France des négociations prévues, ce qui démontre que la politique diplomatique menée par John Kerry, Laurent Fabius et maintenant Jean-Marc Ayrault a été un énorme échec en Syrie.

Un seul exemple, la réaction du quotidien gouvernemental et socialiste français L’Obs : « Un cessez-le-feu en trompe l’œil : Cet arrêt des combats doit cependant être relativisé : il n’est qu’un nouveau cessez-le-feu parmi des dizaines qui, soit ne sont jamais entrés en vigueur, soit se sont très rapidement effondrés. Ce cessez-le-feu sera d’autant plus relatif que deux des plus importants groupes rebelles, l’organisation djihadiste “État islamique” (Daech) et l’ex-Front al-Nosra (Al-Qaïda), rebaptisée Fateh al-Cham, en sont exclus. Mais pour le Kremlin, l’essentiel est sans doute l’effet d’annonce, le coup de relations publiques, qui vise à faire oublier les accusations de “crimes de guerre” voire de crimes contre l’humanité” lancées à l’encontre des forces russes en Syrie ».

Il n’est pas faux de dire que toutes les tentatives et annonces de cessez-le-feu tentées par Obama et Hollande ont échoué jusqu’ici. Cela a tenu à leur mauvaise préparation et à l’évidente volonté franco-américaine d’en écarter le gouvernement légal et légitime de la Syrie. Sans oublier la toute aussi évidente volonté franco-américaine de faire main basse sur le pétrole et le gaz syrien, irakien et libyen par la déstabilisation systématique de ces trois pays, autant pour complaire à l’Arabie Saoudite que pour nuire à l’ennemi qui justifie les agressions de l’OTAN, la Russie, et à l’ennemi des Arabes sunnites, l’Iran. Quant aux “crimes de guerre” et “crimes contre l’humanité”, on en reparlera quand nos médias montreront ce qui se passe à Mossoul sous le bombes franco-américaines.

Ce sont la Russie, l’Iran et la Turquie qui vont encadrer les négociations de paix.

L’invitation faite à la Turquie par Poutine montre sa grande intelligence et sa grande connaissance de la géopolitique internationale. En invitant la Turquie, avec laquelle la Russie était encore à couteaux-tirés il y a quelques mois, Poutine la détache du bloc OTAN americano-européen. L’Europe et l’OTAN vont-ils en tirer la conclusion qui s’impose : l’exclusion de la Turquie de l’OTAN et l’arrêt immédiat des négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’Europe que l’Union Européenne menée en contradiction avec la volonté des peuples européens ?

Non. Car l’islamisation de l’Europe par la Turquie reste à l’ordre du jour dans les plans à long terme de l’Union Européenne et de l’élite financière mondiale menée par les institutions financières Goldman Sachs, Rothschild, Lazard, etc. Elles pensent qu’elles réussiront à saboter les négociations de paix lancées par la Russie avant leur conclusion qui signerait la mainmise de Moscou sur tout le Moyen-Orient, jusqu’ici chasse gardée anglo-saxonne. Mieux vaut la continuation de la guerre en Syrie que de voir la Syrie redevenir ce que Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères annonce : « Nous sommes partisans du maintien de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de la Syrie et nous nous prononçons encore et toujours pour que la République arabe syrienne demeure un État uni, pluriethnique, pluriconfessionnel, démocratique et laïque » (Nezavissimaïa Gazeta, quotidien moscovite).

Sans compter que la paix en Syrie signifierait de 10 à 15% de migrants en moins en Europe et peut-être même dans quelques mois, le retour en Syrie des Syriens déjà arrivés en Europe ce qui compromettrait, ou au moins retarderait le “Grand Remplacement” que la communauté financière internationale appelle de ses vœux.

C’est pourquoi trois pays se sont abstenus lors du vote de l’ONU à une très large majorité d’une résolution approuvant « l’importante avancée que constitue l’initiative de paix russo-turco-iranienne en Syrie » (ONU) : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

La nouvelle alliance russo-turque est déjà effective sur le terrain : l’agence de presse turque Dogan a fait état le 30 décembre de raids par l’aviation russe à Al-Bab (nord), bastion de l’EI en Syrie que des rebelles syriens appuyés par Ankara tentent de prendre. Et la lutte contre l’autre groupe terroriste continue. Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), « Les affrontements sont sporadiques et s’accompagnent de frappes aériennes menées par des hélicoptères (russes) contre des positions de groupes rebelles et de Fateh al-Cham », ex-branche syrienne d’al-Qaïda appelé autrefois Front el-Nosra.

Poutine a fait ce qu’il avait dit, ce que sont incapables de faire en Syrie les Américains et les Français.

Hélicoptères d’attaque russes en Syrie (photo Reuters)

La claque est d’autant plus violente pour Hollande et Obama que l’armée syrienne, la Coalition Nationale Syrienne (CNS), principale composante de l’opposition en exil et la “Haute autorité syrienne pour des négociations” regroupant un grand nombre d’ensembles islamistes d’opposition, ont confirmé leur participation aux négociations auxquelles Poutine les a invité ! « Actuellement, tout semble prêt pour un cessez-le-feu et l’instauration d’un dialogue direct entre le Gouvernement et les forces de l’opposition qui souhaitent préserver l’intégrité territoriale de la Syrie et sa souveraineté. Les troupes d’opposition qui ne se soumettront pas au cessez-le-feu seront reconnues comme terroristes au même titre que l’État islamique et le Front Al-Nosra » (Source ONU).

Il y a depuis peu en Syrie beaucoup de troupes iraniennes, de confession chiite. D’autre part, l’opposition armée syrienne est soutenue par la Turquie, une opposition qui ne compte plus sur les pays occidentaux (notamment la France) jugés velléitaires, impuissants et dont les intentions ne semblent pas claires. « Sans la Turquie, l’entrée en contact avec l’opposition était quasi impossible, estime l’un des experts onusiens. Les Américains se sont révélés incapables d’exercer de l’influence sur elle, toutes leurs propositions conduisaient à l’impasse. Se tourner vers la Turquie a permis de régler le problème d’Alep. Par ailleurs, Ankara contrôle l’Armée syrienne libre, et c’est sur le territoire turc qu’ont eu lieu les tentatives de réunir toute l’opposition syrienne. Même si elles furent infructueuses, le fait est que la Turquie a des contacts solides avec elle. »

Quand les pays occidentaux vont-ils comprendre que les Arabes préfèrent toujours les forts qui affirment leur force, comme Poutine et Erdogan, plutôt que les jérémiades verbeuses d’un Obama ou la mollesse inconsistante d’un Hollande, les deux étant en outre déjà effacés de la scène politique mondiale ?

Cela dit, Le quotidien en ligne Gazeta.ru relève que cette initiative de paix pourrait se heurter à deux obstacles : le premier est que l’accord n’inclut pas les forces kurdes, sur lesquelles Moscou et Ankara s’opposent. Poutine voudrait faire une place aux Kurdes dont les troupes se sont bien battues contre l’EI, Erdogan a peur de la revendication nationaliste kurde. Le second est le projet stupide de résolution franco-britannique à l’ONU, qui prévoit la mise en place de sanctions contre la Syrie. Comme si celle-ci, en ruines, avait besoin de sanctions quand c’est un vaste Plan Marshall qu’il lui faudrait. Mais la haine de Bachar el-Assad domine toujours dans les cervelles d’oiseaux de la diplomatie franco-anglo-saxonne.

Pour lire les articles originaux de Nezavissimaïa Gazeta et Gazeta.ru, cliquer sur leur nom dans le texte.

L’Imprécateur

 

FIN 2016 : J’AI PEUR PLUS TÔT QUE PRÉVU
(Luc Sommeyre)

nouveau

Ce soir, dimanche 18 décembre 2016, un sentiment de malaise profond m’étreint. Vous savez… cette intuition qui vous fait mal au ventre quand vous êtes immobile, la nuit, lors d’une percée en lignes ennemies, juste vision-de-nuitavant d’appuyer sur le bouton qui fera voler en éclats leur Quartier Général. Pas un bruit. Juste le souffle d’un vent léger qui fait chanter les feuilles. Et le noir. Le noir absolu. Rien.

Et pourtant… vous ressentez l’invisible. La peur.

Là-bas, au PC, nos camarades se distraient, s’amusent. Certains même ont fait sauter le bouchon d’une bouteille de Champagne miraculeusement rescapée des temps anciens. La joie semble renaître. Tous attendent l’aurore comme des veilleurs fatigués que seul l’espoir tient en haleine.

Au réveil, un conseil : passez-vous de l’eau glacée sur le visage !

Ici, dans notre Monde Occidental, les Hommes Libres – ou plutôt les Hommes qui aspirent à la Liberté – n’en peuvent plus, épuisés. À bout de souffle, ils s’accrochent à l’espoir, au renversement des Valeurs, à la Victoire écrasante sur le Mal. Malgré eux, ils se reposent sur ces lauriers qu’ils pensent avoir fraîchement cueillis.

Le 8 novembre au Nouveau Monde, Donald Trump vient de remporter une victoire écrasante sur ce pantin désarticulé qui gesticulait sous la main fiévreuse des marionnettistes d’une Réserve Fédérale méphistophélienne. Nous sommes le 18 décembre. Demain, les 538 Grands Électeurs doivent confirmer leurs votes. A priori, il est fort improbable que 37 d’entre eux se dédient, nombre qu’ils devraient atteindre pour invalider l’élection. Certains le feront pourtant, les “Faithless Electors” (« [Grands] Électeurs sans foi ») sous la pression de lobbies bien connus portant le masque de “Make Democracy Matter” et autres officines made in Clinton Foundation. Bien sûr, aux termes de la Constitution américaine, certains auront-ils à payer une amende, qui les fera sourire. La Loi fédérale ne leur interdit pas de se renier. Autant dire que des pressions en TOUS genres s’exercent sur eux, allant de compensations financières sardanapalesques jusqu’aux menaces de mort. Quoi qu’il en soit, dormez en paix braves gens : un tel scenario apparaît comme improbable.

Alors pourquoi s’inquiéter ?

− Parce que le Dragon s’agite encore violemment sous la lance de Saint Michel. Il n’est pas encore complètement terrassé.

saint-michelUSA

Regardons vers la Maison Blanche. Je ne parle pas de la future ex-First Lady qui prétend que son président de mari est « adulte » (peut-être a-t-elle conçu en son enfance un fantasme bizarre à l’endroit de Donald [Duck] en lisant les bandes dessinées de Walt Disney) mais, inconcevable dans le cadre des relations politiques mondiales, même aux moments les plus durs de la Guerre Froide, Barack Hussein Obama a menacé le Président Poutine de « conséquences sérieuses » s’il ne cessait pas ses cyber-attaques. Cyber-attaques dont les dirigeants encore en place du FBI et de la CIA ont « établi la véracité »… On se souvient des fameuses découvertes du FBI quand l’agence avait exhibé le Passeport flambant neuf d’un terroriste, découvert sur “Ground Zero” quand tout le reste avait brûlé, entre autres facéties.

Ces MENACES d’Obama, peut-être pensez-vous qu’il s’agit d’un chant du cygne du futur ex-Président… juste un mois avant la passation du pouvoir. Eh bien non ! « Ils » estiment AVOIR ENCORE UN MOIS POUR AGIR.

POLOGNE

Auriez-vous oublié que les Divisions américaines NBC sont toujours prêtes à intervenir sur l’Ukraine ? Auriez-vous oublié surtout que les Forces Armées US sont TOUJOURS sous le commandement de l’actuel Président des États-Unis ? Qu’il détient TOUJOURS le pouvoir de déclencher une guerre avec la Russie dont nous savons les conséquences effroyables ?

FRANCE

cliquez sur l’image pour visionner cette vidéo (02:04)

Même scenario. À quelques mois de son éviction de l’Élysée, le futur ex-Président Hollande s’époumone et brame à propos d’Alep-en-France : « Ce qui est en cause, c’est la responsabilité de la Russie ». Et il ajoute « […] plutôt que de laisser penser qu’il suffirait de parler à Vladimir Poutine. Non, il ne suffit pas de parler à Vladimir Poutine. » Je suppose que vous entendez entre les paroles et lisez entre les lignes…

D’aucuns estiment qu’il s’agit là d’un autre “chant du cygne”. Il n’en n’est rien.

SUÈDE

Le gouvernement (centre-gauche − toujours les mêmes) vient d’ordonner mi-décembre à la MSB (Agence de Protection Civile suédoise) d’inviter les Municipalités à « se préparer à la guerre et aux conflits » pour mobiliser toutes les ressources civiles et militaires en cas d’attaque extérieure (!) Cette réminiscence de la Guerre Froide n’est pas nouvelle. « Nous l’avons mise en œuvre durant la Guerre Froide » a précisé Svante Werger, chef de la MSB. En août déjà, le Général Mercier (l’une des deux plus hautes Autorités de l’OTAN) regrettait que les Pays de l’OTAN ne soient pas assez rapides pour envoyer des troupes afin de contrer la Russie, ulcéré que le Peuple de Crimée ait choisi par referendum de se rattacher à leur Patrie d’origine, la Russie.

En gros, les “Hautes Autorités du Monde” (les Mondialistes) se fichent éperdument de la volonté des Peuples. Chez nous, Nicolas Sarkozy l’a brillamment démontré en la bafouant à propos du Traité de Lisbonne et a renouvelé son allégeance servile en faisant assassiner Mouammar Kadhafi, ce qui a induit en partie les conséquences que nous subissons aujourd’hui.

Etc., etc.


Personne n’ignore que le but ultime de la candidature Hillary Clinton était de déclarer la guerre à la Russie. Les harcèlements incessants au Donbass depuis des années, les provocations permanentes à l’endroit des Russes n’en n’étaient que les prolégomènes.

Grâce aux Dieux, Vladimir Poutine a des nerfs d’acier…

La Russie a « truqué » les Présidentielles américaines !

TASS, l′agence de presse russe, a rapporté qu′un des membres de l’Agence russe pour les initiatives stratégiques avait déploré au cours d’une réunion, le 8 décembre, que les médias aient sorti de son contexte le projet russe de développement de la téléportation.
En plaisantant, le Président Poutine lui a alors répondu : « Ne décevons pas [les Occidentaux], on aurait dû soutenir cette idée. »
© RT


Le Dragon déploie des énergies phénoménales pour se dégager de la lance de Saint Michel.

Ce qu’on appelle très pudiquement « Le Clan des Mondialistes » détient le pouvoir pour un temps encore. Méfiez-vous grandement du déploiement de ses dernières énergies pendant son agonie.

Et surtout, n’oubliez pas ceci :

LE SYSTÈME TREMBLE SUR SES BASES ET PANIQUE.

RIEN N’EST PLUS DANGEREUX QU’UN HOMME ARMÉ QUI A PEUR.

MAIS NE RELÂCHEZ RIEN : ON LES AURA !



Je ne voulais même pas évoquer les hauts-risques qu’encourent les Peuples d’Europe à l’aube des Fêtes de la Noël (ou Fête du Soleil pour les Anciens) le 25 décembre, sous menace − réelle et concrète cette fois − des actions de guerre des commandos islamistes. Mais l’assassinat de M. Andreï Karlov, ambassadeur de Russie en Turquie dont nous saluons la mémoire, et la tuerie de Berlin, nous rappellent à ces dures réalités qui échappent à la plupart d’entre nous, toujours sous l’effet de l’anesthésie générale inoculée par la Bienpensance et la Pensée Unique qui servent de guide à nos consciences. La mort des nôtres ne fait qu’accroître notre force pour écraser la vermine.

Ne voyez-vous pas entre ces manœuvres une alliance objective de fait ?

LS

banniere_2016_570


 

FINANCEMENT DE LA MAFIA CLINTON : LA FRANCE AUSSI !
(L’Imprécateur)

Pendant que la France a les yeux rivés sur les primaires et l’aveu récent d’échec de son président, le Trump-bashing a repris de plus belle, un peu partout.

Hier, c’était la Chine qui accusait Donald Trump de vouloir remettre en cause l’entente internationale sur la non-dénonciation des acquis coloniaux récents de la Chine communiste. Trump a osé remercier la Présidente taïwanaise des félicitations qu’elle lui a adressées pour son succès à la présidentielle américaine. « Il n’y a qu’une Chine » ont rappelé les Chinois. Il est donc interdit, sous peine de menace de rupture des relations diplomatiques et commerciales, de contester de quelque manière que ce soit la “chinoisitude” de Taïwan comme l’aurait pu dire Bécassine, mais aussi du Tibet (conquis en 1959), de la Mongolie (1947), de la Mandchourie (1949) ou du Sinkiang ouïgour (1955).

En Europe, ce sont des relais médiatiques appuyés qui ont donné a un soupçon d’erreurs dans les comptages de bulletins dans certains états américains qui, selon les démocrates, auraient privé Hillary Clinton de sa victoire.

En revanche, grand silence sur le scandale révélé par la presse allemande concernant le financement de la campagne de Clinton par des subventions publiques allemandes.

Même chose en France où nos impôts ont aussi servi à financer Clinton (voir plus bas). Là, c’est le black-out quasi-total (excepté sur quelques sites de réinformation que Cazeneuve et Valls aimeraient fermer le plus vite possible).

Les contribuables allemands ont d’abord appris que l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) avait viré 2,4 millions d’euros à la “Fondation Bill, Hillary et Chelsea Clinton”. Puis, que le Ministère fédéral de l’Environnement a participé lui aussi à son financement à hauteur de 4,5 millions d’euros. Un journaliste, Tilo Jung, en avait parlé dès mai 2016, mais à l’époque aucune réaction n’avait suivi : Clinton n’était pas encore élue. Ce financement illégal, qu’il devenait impossible de garder sous silence en raison de multiples fuites sur les réseaux sociaux, n’a été médiatisé qu’après l’élection. Il semblerait que les journalistes allemands de la presse dominante ou “mainstream” (1) n’aient pas voulu aller à l’encontre de la grande sympathie portée à Hillary Clinton et à la détestation concertée de Trump.

Bien évidemment, l’Agence allemande de coopération internationale et le Ministère fédéral de l’Environnement ont tenté de se justifier. Selon eux, l’argent versé à la Fondation Clinton était destiné à des projets concrets et non pas au financement de la campagne électorale d’Hillary Clinton.

  • Le Ministère de l’Environnement a expliqué qu’il s’agissait du financement de deux projets écologiques en Afrique de l’Est réalisés par la Fondation dans le cadre de l’Initiative internationale pour le climat (IKI).
  • De son côté, l’agence de coopération internationale GIZ a publié un communiqué affirmant qu’il s’agissait d’une contribution versée à un projet humanitaire au Malawi et que l’agence a participé à ce projet de concert avec Clinton Development Initiative (CDI) sur l’instruction du Ministère fédéral de la Coopération économique.

Admettons… Mais l’argent a été donné précisément lors de la phase clé de la campagne électorale où Hillary voyait sa popularité baisser alors que celle de Trump montait, et non il y a deux ou dix ans. Il est clair pour toute personne possédant un minimum d’honnêteté et de conscience politique qu’on ne donne pas de l’argent à un tel moment et à une telle fondation politico-familiale.

Les “marraines” de la mafia Clinton

clinton-hilaryMais que sait-on de ce que devient l’argent versé aux Clinton ? C’était jusqu’ici un grand mystère tant la gestion et les comptes de la Fondation, de ses filiales et de ses organismes satellites sont opaques. D’ailleurs, l’Allemagne n’est pas la seule épinglée dans cette affaire du financement occulte de la campagne d’Hillary Clinton.

Aux États-Unis même, une enquête du journal Politico, basée sur des documents reçus par l’Administration des services généraux (GSA), apporte de nouvelles preuves que, pour la famille Clinton, il n’y avait pas de limites claires entre leur Fondation “à but non-lucratif”, leurs comptes en banque personnels, le poste de Secrétaire d’État d’Hillary et les relations d’affaires de Bill.

Par exemple, la loi sur l’entretien des anciens Présidents américains prévoit que le gouvernement peut leur verser des sommes qui ne sont pas précisément définies puisque votées à chaque budget, mais il est convenu qu’elles doivent être équitablement réparties entre les anciens Présidents. En fait, les partisans de Clinton au sein de la GSA (13 fonctionnaires sur 22) validaient les grosses sommes demandées par Bill et envoyaient l’argent des contribuables à la Fondation, au total 16 millions de dollars entre 2001 − date à laquelle Bill a quitté la présidence − et 2016.

Financement étranger illégal

580dff9ac461883f718b45f0

La Fondation Clinton a recueilli un don de 12 millions de dollars de la part du Roi du Maroc, selon une série d’e-mails diffusés le 20 octobre par le site WikiLeaks. D’après le site d’information américain The Daily Caller, Hillary Clinton s’est « arrangée pour obtenir un don de 12 millions de dollars de la part du roi du Maroc Mohammed VI » afin de financer son ONG, la Fondation Clinton.

Venant de l’étranger, les financements alloués aux Clinton viennent majoritairement d’Arabie saoudite. « Elle a versé plus de 20% du coût de la campagne d’Hillary Clinton », soit environ 70 millions de $ (2), a déclaré dimanche dernier le prince Mohammed ben Salman cité par l’agence jordanienne Petra. Celle-ci déclare aussi que la Fondation Clinton avait accepté des dizaines de millions de dollars de pays que le département d’État des USA accusait de violations des droits de l’homme alors que Mme Clinton était chef de la diplomatie américaine. Cette déclaration a vite été supprimée du site Web de l’agence. Mais… pas de chance pour Clinton, un instantané de la version originale arabe a été republié par l’Institut pour les affaires du Golfe basé à Washington. Curieux, mais le prince Ben Salman a expliqué que « certaines forces influentes dans le pays n’ont pas un regard positif sur le soutien de la candidate [par l’Arabie] parce qu’elle est une femme ».

Or, il est illégal aux États-Unis pour les candidats à la présidentielle d’accepter des financements de gouvernements étrangers. Hillary s’en moquait, c’était d’ailleurs une part essentielle des mails qu’elle a effacés.

Dans une enquête fiscale sur l’année 2008, La Fondation Clinton a du reconnaitre qu’elle avait accepté 25 millions de dollars de l’Arabie pour la seule année 2008.

En 2016, les gouvernements étrangers qui ont donné de l’argent aux Clinton pour l’élection d’Hillary sont la Norvège, le Koweït, le Qatar, Brunei, Oman, l’Italie et la Jamaïque, qui ont versé ensemble environ 20 millions de dollars.

Et la France ?

La France − c’est encore mieux − a organisé un prélèvement fiscal obligatoire sur les Français qualifiés de “riches” (ceux qui prennent l’avion !) par une taxe sur les billets qui alimente les caisses des Clinton, une famille à côté de laquelle les familles de la mafia italienne, les Gambino, Bonanno, Colombo, Lucchese et Genovese, font figure d’enfants de chœur !

La “famille” Clinton

imgresPhilippe Douste-Blazy après qu’il ait quitté la politique française a reçu en 2006 la visite de Bill Clinton. Celui-ci l’a convaincu de faire financer des actions humanitaires par une taxe sur les billets d’avions. Douste-Blazy a usé de son influence sur l’UMP pour la faire voter par la France. Elle va de 4 à 45 euros environ par billet selon la longueur du trajet et la classe utilisée (3).

En remerciement, Bill Clinton est intervenu pour qu’en 2007 Douste-Blazy soit nommé Conseiller Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies et Président d’UNITAID, une agence de l’ONU. Ces postes en font un fonctionnaire international exonéré d’impôts. Ce fut un échange de bons et fructueux procédés ! Les fonds collectés en France sur le dos des contribuables qui voyagent sont versés à UNITAID qui les reverse à la Fondation Clinton.

Impossible de savoir combien de millions d’euros ont été versés aux Clinton. Sapin, Macron, Moscovici, etc. sont muets comme des carpes.

imgres-1

Ceux qui se souviennent du scandale de l’ARC (4) en 1996, Association pour la Recherche sur le Cancer, transformée en Fondation en 2012, comprendront tout de suite comment fonctionne la Fondation Clinton.

Une grosse partie des fonds sert en premier lieu à payer le personnel, les voitures, hélicoptères et logements de fonctions, les voyages, les frais de représentation et les indemnités des dirigeants. Du solde, entre 30 et 60% suivant les cas sont versés aux filiales « opérationnelles » de la Fondation pour le financement des opérations extérieures (essentiellement du développement en Afrique).

Selon le même cycle, d’abord payer le personnel américain et local, les moyens techniques et les indemnités de fonction des dirigeants, etc.

Avant de lancer une opération, la Fondation exige des « fournisseurs » que la totalité du budget prévu soit versée six mois avant le lancement effectif. Pendant ce temps d’attente, les capitaux sont placés et rapportent des intérêts aux Clinton. Finalement, environ 15% arrivent réellement sur le terrain (les paysans africains) après bien sûr, que les deux-tiers environ de ces 15% aient été au passage prélevés par des dirigeants africains corrompus !

Selon Peter Schweizer, président américain de l’Institut de la responsabilité du gouvernement (Government Accountability Institute), seulement 6% des financements Clinton arrivent à leur destinataire final africain, bien moins que ce qui a été prélevé pour le financement de la campagne politique d’Hillay et le train de vie fastueux de la famille Clinton.

Le gouvernement français nous a taxé pour financer ces ordures !

Quel homme politique osera remettre en question ce fonctionnement mafieux de beaucoup d’organisations « à but humanitaire », puisque ceux qui en profitent sont aussi, souvent, ceux qui financent ainsi une partie de leurs campagnes électorales ?

L’Imprécateur


(1) Mainstream = courant dominant sur l’actualité politique ou les modes.
(2) Pour échouer, Hillary Clinton a dépensé 281 millions de $. Pour réussir, Trump en a dépensé 56, soit 5 fois moins (source New York Times).
(3) Rappelons que cette taxe (dite « taxe Chirac de solidarité »), votée par 30 pays, n’est en fait appliquée que par 9 d’entre eux, dont la France, seul pays européen et qui représente… 70 % du total de la contribution !
(4) Le président Jacques Crozemarie faisait payer toutes ses dépenses par les fournisseurs de l’ARC. Il payait toujours un petit quelque chose. Pour le chemin d’accès de sa maison, il payait 14.943 Francs, les fournisseurs de l’ARC, 403.240 Francs. Pour la piscine, il faisait un chèque de 10.616 Francs, quand les fournisseurs alignaient 119.785 Francs, et ainsi de suite pour la climatisation, la plantation d’un verger, l’installation d’une antenne motorisée et d’un vidéo projecteur, ses voitures… L’ARC payait ses villas, il les revendait : une agence de voyages achetait la villa de Rians, un laboratoire celle de Bandol, une caisse noire en Suisse servait à payer la troisième, etc.
Crozemarie a fait de la prison.
Les Clinton en feront-ils ?

banniere_2016_570

 

LA RÉSISTANCE EN 2016 : les acteurs en présence (par Luc Sommeyre)


L’Opération Rémora est lancée.

Dès le début de la semaine prochaine, j’aurai le plaisir à m’entretenir avec ses premiers acteurs dans la partie nord de la France.
Le planning a été complexe à établir tant les Françaises et les Français, conscients de la situation dramatique de notre Patrie, se manifestent plus nombreux chaque jour. Ils ont décidé de mettre toutes les chances du côté de la Résistance avec calme, détermination et efficacité. Ces femmes et ces hommes de France, de tous âges et de toutes conditions socioprofessionnelles, n’entendent pas laisser sacrifier notre Pays et notre Civilisation. Ils prennent conscience peu à peu des dangers mortels que représente cette invasion migratoire “programmée”, dont nous ne percevons tous aujourd’hui que les prémices.
« Rémora » est une opération à l’échelon national tendant à essaimer sans cesse, sans connotation politique aucune et encore moins politicienne. Sa tâche quotidienne, parfois ingrate mais toujours redoutablement efficace, s’effectue localement dans la plus stricte légalité. Son but est de souder partout en France des cellules de la Société Civile aux forces patriotiques de l’Armée Française, de la Gendarmerie Nationale et de la Police Nationale qui pourraient être amenées à intervenir en cas de troubles graves sur notre territoire. Ces troubles sont malheureusement prévisibles à court ou moyen terme.
« Rémora » n’est animée d’aucun esprit xénophobe. Les personnes de nationalité étrangère en situation de danger réel dans leur propre pays sont éligibles à notre protection en l’attente de jours meilleurs. Elles seules ont droit à l’appellation de réfugiés et sont les bienvenues en France.
« Rémora » a pour objet essentiel de protéger les Patriotes
ainsi que leurs familles et de les sécuriser, évitant qu’Untel ou Unetelle soit amené à commettre des actes irréfléchis par désespoir ou indignation lors de la survenance de crimes barbares contre notre Pays et ses ressortissants. Ils se placeraient alors en situation d’illégalité et se mettraient en danger ainsi que leurs familles et leurs proches. De plus, ils ne seraient plus opérationnels pour la Résistance. D’où notre slogan coloré en boutade : « il vaut mieux passer pour un con que pour une cible ».

♦ Je brosse aujourd’hui le tableau des acteurs en place au plan géopolitique, prenant du recul par rapport à notre situation.
♦ En début de weekend prochain, seront publiées les lignes directrices de « Rémora ».
♦ Les consignes particulières et spécifiques seront communiquées de vive voix, en petits comités.

Je vous souhaite une fort belle soirée.

LS


La position de Washington

Board of Federal ReserveAprès le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité préparé de fort longue date – pour ne pas dire immémoriale – constitutionnalisé aux USA par l’adoption du Rapport Aldrich qui aboutit à la promulgation du “Federal Reserve Act” le 23 décembre 1913 (faisant suite à la célèbre et néanmoins mystérieuse chasse au canard de Jekyll Island, Virginie, en 1910) une certaine population élitiste venue majoritairement de l’Angleterre et d’Allemagne pour élire domicile en Amérique au XIXème siècle, a élaboré peu-à-peu la doctrine géostratégique aujourd’hui en cour à la Maison Blanche.

→ Le concept thalassocratique [1] unipolaire du phénomène mondialiste (le mondialisme n’étant pas en soi une doctrine, mais simplement la contraction de l’espace-temps, conséquence de l’évolution de la technologie des communications et des transports) est soutenu par trois facteurs :

  1. New-YorkL’absence d’Histoire – donc de culture – des premiers migrants-économiques qui peuplèrent l’Amérique du Nord aux XVIIIème et XIXème siècles (déracinés volontaires d’Europe et généralement de basse extraction socioculturelle) ;
  2. L’Histoire, bien réelle celle-là, fondée sur une mosaïque de légendes bibliques, du bernard-l’hermite qui installa sans peine son hégémonie sur un peuple de colons incultes : la nature ayant horreur du vide, il fut aisé de greffer un cerveau à ce superorganisme en carence cérébrale ;
  3. Le comportement originel des blancs nord-américains (sans Histoire et sans unité raciale, donc sans mémoire et sans cohérence ethnique) qui perpétrèrent allègrement le génocide des indigènes – surnommés les Indiens – au XIXème siècle et l’oublièrent aussitôt avec une facilité déconcertante mais fort à propos.

Le Mondialisme vu sous cet angle ne pouvait déboucher que sur la géostratégie de Washington dont nous subissons aujourd’hui les effets.

Pacte du QuincyAu retour de Yalta, Roosevelt-le-Moribond fit halte en février 1945 sur le croiseur-lourd USS Quincy CA-71 mouillant en rade d’Alexandrie pour rencontrer le nouveau roi Abdelaziz ibn-Seoud qui venait d’unifier à fort peu près les tribus bédouines d’Arabie et bien au-delà, les assujettissant aux délires psychotiques de son grand-oncle Mohammed ben Abdelwahhab, fondateur du Wahhabisme, doctrine rétrograde au sens étymologique du mot, consistant à plagier la vie des salafs [2] : Mahomet et ses petits camarades. Là aussi, on remarque l’aisance avec laquelle on manipule les esprits des peuples sans culture, pratique en vigueur aujourd’hui (plus que jamais) comme arme subversive de destruction des identités et de laminage des esprits. Ibn-Seoud avait étendu son influence bien au-delà de l’Arabie, jusqu’à la Bekaa, dans l’actuel Liban. C’est en effet ce qui motivait les préoccupations du Président paralytique. Ses amis et commettants, prénommés Moshe, Samuel et autres Isaac qui avaient élu domicile sur le sol américain, souhaitaient asseoir leur emprise sur les bords du Jourdain, et les avancées des armées mahométanes les gênaient quelque peu. Ils souhaitaient établir un modus vivendi acceptable avec le nouveau roi d’Arabie. In limine, ce dernier balaya d’un revers de la main de telles prétentions. Sans doute Roosevelt avait-il été informé par ses Services que l’Arabe n’aurait pas souhaité se plier à de telles compromissions, mais le poker est un jeu américain… Pourquoi donc Roosevelt ne mit pas fin aux entretiens séance tenante ? – C’est là qu’il abattit sa carte-maîtresse. Sachant l’ikhwân [3] trop faible et inexpérimentée pour protéger les fragiles frontières du nouveau royaume péninsulaire (en particulier les champs pétrolifères nouvellement exploités dans l’est de l’Arabie) et fort de l’historique pétrolier où quatre compagnies américaines avaient évincé les Anglais pour former l’ARAMCO [4], Roosevelt proposa à ibn-Seoud la protection militaire de son royaume en contrepartie de l’exclusivité de la fourniture des hydrocarbures aux USA (2 bases militaires terrestres [5] + la VIIème Flotte mouillant en permanence dans le Golfe Persique). Ce traité économico-stratégique équitable, ibn-Seoud l’accepta sans presque en discuter les clauses. Mais l’esprit de l’Américain était encore à Yalta. Certes, George Patton était mort dans un accident d’avion, disons… malencontreux, mais de nombreux Généraux et Conseillers de la Maison Blanche s’étaient inspirés de sa doctrine et avaient déjà tapissé les murs du Bureau Ovale avec les plans de la Guerre Froide. Pour forcer l’URSS par l’ouest, l’OTAN était sur les fonts baptismaux. Mais les frontières méridionales restaient ouvertes. Il fallut alors déployer des trésors de compromissions géopolitiques (notamment régler le contentieux saoudo-turc) et s’attacher des alliances nouvelles qui bloqueraient l’Ours par le sud. Il fallait surtout encadrer ces nouveaux alliés et les faire surveiller par l’armée US qui n’était pas en passe de débaucher. Or, que valent des unités motorisées et aériennes sans ravitaillement illimité en hydrocarbures ? – Rien. L’ARAMCO était là pour y pourvoir. À condition que l’on tienne l’Arabie. Ce fut chose faite le 14 février à la signature pour 60 ans du « Pacte du Quincy » [6], traité portant le nom du navire à bord duquel il fut conclu.

Il faut donc considérer 3 points essentiels :

  1. La volonté biblique d’hégémonie planétaire épaulée par l’absence de scrupules d’un peuple manipulé à qui on a laissé croire qu’il était maître de sa destinée ;
  2. L’alliance objective de Dieu et du Diable ou plutôt, dans l’esprit abusé du grand public, de la plus grande démocratie du monde qui n’en n’est pas une en réalité, et de la théocratie la plus rétrograde du monde qui celle-là en est bien une ;
  3. L’alourdissement ad nauseam de la dette mondiale annonçant l’éclatement de la bulle monétaire et la virtualisation quasi-définitive de l’argent, chaîne par laquelle les Maîtres du Monde tiennent en laisse leur chien : l’humanité.

Comme les Géants qui se soulevèrent contre les Ases, ceux que l’on appelle aujourd’hui « les Maîtres du Monde » jouent contre la montre, craignant que celui qu’ils croient être leur chien docile ne devienne brusquement le Loup nommé Fenrir et les dévore.

Mais pour le moment, les « intérêts messianiques supérieurs » de la caste dirigeant les USA autorisent tous les dégâts collatéraux. La dernière séance du Tribunal de Nuremberg vient d’être enfin levée : l’Europe est condamnée à la peine capitale. La Chine, coaccusée, fera la queue au peloton d’exécution. Le billot est en place. Le bourreau a affûté sa hache.

Ça, c’est la théorie. Mais attention… La mèche est allumée !

La position de la Russie

Or, l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, dépositaire de Traditions plurimillénaires antithétiques au messianisme oriental, encore puissante au plan économique et militairement redoutable, pourrait empêcher la réalisation de ce plan diabolique. L’Ours s’est dressé. Les Peuples enchaînés de l’Europe occidentale se réveillent peu à peu…

La suite (qui va peut-être nous emporter dans un Armageddon ou un Ragnarök épouvantable) sera passionnante. Aujourd’hui, la géopolitique prend des reflets eschatologiques [7].

→ Par opposition au concept thalassocratique unipolaire de Washington (rappelons que le « mondialisme » est un état de fait objectif neutre et non une doctrine) Moscou a développé une notion différente par son essence : le mondialisme multipolaire.

Moscou

Contrairement aux Américains, les Slaves en général et les Russes en particulier sont dépositaires de Traditions culturelles et spirituelles enracinées et d’une identité forte. Farouchement attachés à leur âme, ils ne peuvent concevoir l’évolution du Monde selon le schéma aseptisé et uniformisé d’une société planétaire induisant la robotisation de l’individu quel qu’il soit comme le prévoit Washington sous peine de perdre la leur. Que Moscou défende ses intérêts propres et chose fort naturelle, et il serait sot de voir en Vladimir Poutine la réincarnation de Saint Martin dont l’hagiographie nous rapporte qu’il trancha son manteau en deux pour recouvrir les épaules d’un vieillard grelottant (la scène se passait en Picardie).

Mais qu’importe ! L’adaptation russe du phénomène mondialiste laisse place précisément à cette multipolarité qui, seule, préservera notre identité. Et c’est bien ce qui nous importe. Moscou apparaît donc comme l’allié objectif de tous les Peuples européens qui ne veulent pas baisser la tête devant la zombification que « les Maîtres du Monde » d’outre-Atlantique ont programmée pour eux. Leurs visions de l’évolution du Monde sont opposées et inconciliables.

Dans l’hypothèse d’un conflit armé qui dévasterait nos terres une fois de plus (ce n’est pas à exclure quand on regarde vers Kiev aujourd’hui) il faut intégrer ce paramètre à la stratégie de la Résistance. Et la fidélité à notre allié naturel russe se confond avec notre sens de l’honneur le plus sacré. Les Russes ont une mentalité et une psychologie assez différentes de celles des Européens de l’ouest. Mais ils ont un très grand avantage : on peut discuter et négocier avec eux.

Et n’oublions pas que les derniers descendants des hiérarques de l’URSS ont émigré à New-York dans les années 1990… Exeunt !

La situation en Europe

Depuis 2010, l’immigration désormais asymptotique à la ligne des ordonnées, fortement sollicitée par les vassaux européens de Washington regroupés sous la bannière de l’Union Européenne – officiellement pour des raisons économiques – est entrée en phase 2. Provoquée et prévue par les coups de butoir que le « Nouvel Ordre Mondial » (thalassocratique et unipolaire) a assené à la géographie politique naturelle des pays méditerranéens, l’immigration a pris une connotation ethno-religieuse. Vu sous cet angle, l’alourdissement considérable de la masse migratoire se transforme en invasion. Il s’agit là d’une des « armes de destruction massive de l’Europe » les plus létales actionnée par le NOM [8].

La fameuse alliance de Dieu et du Diable politiquement consacrée par le Pacte du Quincy prévoit en effet – à juste raison du point de vue de Washington – une supériorité écrasante du Monde dit occidental sur les masses organiquement et culturellement désorganisées arabo-musulmanes et afro-musulmanes. Au sein du NOM, nous percevons les prolégomènes d’une guerre totale entre Belzébuth et Iblis, chacun de ces princes des Enfers pensant emporter la victoire finale une fois la Vieille Europe écrasée, car l’un comme l’autre vise cet objectif. Dans la mesure où elle se laissera réduire…

  • Washington sait le tarissement à terme des ressources pétrolières arabes et de l’incapacité génétique et culturelle des peuples qui composent leur partenaire d’aujourd’hui (et ennemi de demain) à gérer les affaires du Monde. On ne peut qu’acquiescer à la pertinence de cette analyse.
  • Riyad de son côté en a également conscience. Mais estime que la terre comme les hommes, c’est-à-dire l’économie globale, sont achetables et que la puissance financière acquise dans les temps modernes réduira à l’esclavage durablement les populations européennes. Ce raisonnement n’est pas sot non plus. Pour autant que l’acculturation programmée des Européens par Washington empêche le réveil des identités françaises, allemandes, italiennes, espagnoles, etc.

C’est là tout l’enjeu de la 3ème Guerre Mondiale programmée par la Maison Blanche.

La France : un cas à part

Charles Martel

La situation de notre pays est plus préoccupante que partout ailleurs. C’est à Berlin mais surtout à Paris que les puissances du NOM dictent aux politiques leur ligne de conduite sous les accents politiquement corrects de la bienpensance. Ils font même des appels du pied aux mouvements patriotiques pour les inviter doucereusement à abandonner tout concept de souveraineté nationale… Le CRIF est l’une des parties émergées de l’iceberg qui envoient des appels continus vers le paquebot France pour l’attraire et provoquer son écrasement contre ses flancs en rejouant le scenario du Titanic.

Par ailleurs, il faut considérer aussi que notre Patrie est encore emblématique dans le monde entier et qu’une victoire de la Résistance française emporterait celle de l’Europe toute entière.

La renommée de la France ne doit pas être entendue avec ironie. Elle est réelle. Je ne parle pas de la patrie voltairo-rousseauiste des Droits de l’Homme qui est l’un des artifices du NOM, miroir-aux-alouettes ou attrape-mouches sur lequel s’engluent et meurent nombre d’insectes décérébrés. Mais de son âme incarnée par Clovis et avant lui par Vercingétorix. Je parle de sa farouche indépendance frondeuse, parfois cocardière mais toujours hospitalière et bon-enfant, de sa culture, de ses arts et de sa littérature. Bref, de son rayonnement planétaire.

Avec nos frères européens, nous formons un ensemble cohérent sous la protection de la Déesse Europe, qui séduit Zeus, père des Dieux de l’Olympe. Ne la décevons pas.


[1] Thalassocratie : gouvernement fondé sur la domination de la mer. Du Grec θάλασσα (< thalassa > = la mer) et κράτος (< kratos > = le pouvoir).
[2] De l’Arabe سلف (< salaf > = les prédécesseurs). D’où le salafisme, quasi-synonyme de wahhabisme. Ce dogme sunnite est le fait d’un propos « prêté » à Mahomet : « les meilleurs des gens sont ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent… » rapporté par les hadiths de al-Bukhari [# 2.652] et de Muslim [# 2.533].
[3] Armée islamique créée par ibn-Seoud en 1912.
[4] ARabian AMerican oil COmpany.
[5] Ce qui est toujours d’actualité même si les bases US furent ultérieurement déplacées à Oman et Abu Dhabi.
[6] Pacte renouvelé à l’identique (et dans le même esprit initial) en 2005 par le Président Bush et le Roi Fahd, ce qui est très important, même s’il l’on observe aujourd’hui quelque asthénie dans ses applications politico-économiques.
[7] L’eschatologie, du grec ἔσχατος (< eschatos > = dernier) et λόγος (< logos > = la parole), est le discours sur la fin des Temps.
[8] Nouvel Ordre Mondial (ou NWO, New World Order).


Voilà planté le décor du champ de bataille. Il était indispensable de se rappeler que nous existons.

À l’aube de ce prochain week-end, nous aborderons la nature même de l’Opération Rémora.

Disposé à répondre à toutes vos questions, je vous remercie d’avoir prêté attention à ces quelques lignes.

LS
luc.sommeyre@minurne.org

 

LE PRÉTENDU “PLAN KALERGI” DE DESTRUCTION DE L’EUROPE (par l’Imprécateur)

François Hollande déclare que nous sommes en guerre au cœur même de la France (depuis longtemps, mais il ne s’en était pas encore aperçu). Il décide de fermer les frontières, annonce des ripostes implacables, réunit le Congrès à Versailles pour lui dire que sa riposte implacable consiste en une révision de la Constitution que tous les juristes en droit constitutionnel estiment inutile et irréaliste (une idée de l’un des énarques qui  conseillent l’Élysée, sans doute).

On se dit qu’il a enfin compris qu’en ouvrant grand les portes de l’immigration il a aussi ouvert la France aux terroristes islamistes, on se réjouit de le voir en général des Armées. C’était mal le connaître. À peine sorti du Congrès, il annonce que la France accueillera 30.000 « réfugiés » de plus d’ici la fin de son quinquennat ! Comme le disait le général Dourakine, « Un âne à deux pieds peut devenir général et demeurer un âne ».

Il est faux de croire que cette persévérance de François Hollande dans l’erreur est gratuite ou le résultat de l’auto-adoration de son intelligence qu’il croit très grande. En fait, il n’est que le grouillot d’institutions supranationales peu voyantes, souvent partiellement noyautées par la Franc-maçonnerie, comme Nouvel Ordre Mondial, Trilatérale, Bilderberg, FAF*, etc. Elles ont en commun, outre le contrôle de la finance mondiale, l’application du Plan Kalergi pour l’Europe.

FirefoxSchermSnapz002

Quand on connait ce plan, toute la politique sociétale, misérabiliphore (délibérément porteuse de misère) et immigrationniste des deux gouvernements Hollande s’explique. La presse européenne ne vous en parlera pas, c’est un secret d’États européo-germano-français dont Angela Merkel est le maître d’œuvre en Europe, avec ses secrétaires l’ex-président de la Commission européenne Van Rompuy et son successeur Jean-Claude Juncker. D’ailleurs, en 2010, c’est à Mme Merkel qu’est revenu le premier prix de la Société Européenne Coudenhove-Kalergi, puis en 2012 à Von Rompuy et en 2014 à Juncker.
Un prix très recherché par la super-élite mondialisée. Mais de quoi s’agit-il ?

Le comte Richard Nikolaus Enjiro von Coudenhove-Kalergi est un métis de père autrichien et de mère japonaise, né à Tokyo en 1894, qui a fait de brillantes études et conçu, dès les années 1920, l’idée de l’Europe des Nations. C’est le véritable père fondateur de l’Europe, bien avant Jean Monnet, Robert Schumann et leurs successeurs. Ils ont repris quasiment in extenso les idées qu’il a publiées dans ses livres : marché commun, politique agricole commune, monnaie unique… promettant mais oubliant celles qui les gênaient : fiscalité commune, harmonisation sociale, Communauté Européenne de Défense, entre autres, dont ils craignaient qu’elles leur fassent perdre une partie de leur pouvoir sur les peuples et freinent leur enrichissement personnel.

Oublié aujourd’hui, Coudenhove-Kalergi fut autrefois très célèbre et écouté de nombreux Chefs d’État. Il fut même proposé à plusieurs reprises pour le Prix Nobel de la Paix. En 1939 il proposa un projet d’Europe dont les grandes lignes sont : une Europe où les peuples seraient à égalité ; suffisamment soudés pour pouvoir tenir tête aux trois autres blocs, USA, URSS et Chine ; allant au-delà de la simple union économique et monétaire ; avec une forte armée commune qui aurait facilité la mixité culturelle des peuples européens blancs, chrétiens de culture gréco-romaine ; garantissant l’indépendance et l’intégrité de tous les États associés (Europe des Nations) ; développant une mystique européenne fondée sur : a) la culture classique européenne, b) la foi chrétienne, c) la conception de l’honneur des chevaliers médiévaux. « De même que dans tout être vivant le corps est façonné par l’âme, de même le corps de l’Europe ne naîtra que sous l’impulsion d’un esprit européen ».

Et il insiste : l’Europe doit être une Europe majoritairement blanche, chrétienne : tendance sociale et humanitaire chrétienne, foi chrétienne portée par un esprit héroïque et chevaleresque, afin qu’elle reprenne son rôle à la tête de la planète (L’Europe de demain, Conférence du 17 mai 1939 à l’hôtel Ambassadeur à Paris). Cette définition d’une Europe des Nations, réunissant les peuples européens, blancs, de civilisation chrétienne, excluant les pays communistes et musulmans, a mis les gauches européennes en fureur. Elles ont haï Coudenhove-Kalergi jusqu’au moment ou elles ont trouvé le moyen de récupérer son projet pour une faire un plan totalement détourné de l’original, un plan effroyablement raciste que l’on attribue à tort à Kalergi. Elles l’ont même accusé de nazisme, alors qu’il était marié à une juive, détesté de Hitler, et qu’il a fui le régime hitlérien en fin d’année 1939 en se réfugiant aux États-Unis jusqu’à son retour en France en fin d’année 1945.

En 1966, au Xème Congrès paneuropéen à Vienne, il se déclare déçu par l’orientation prise par l’Europe naissante, la fonctionnarisation du Conseil de l’Europe et du Parlement européen, demande une politique étrangère commune afin de tenir tête aux États-Unis pour pouvoir arrêter d’être toujours à la remorque des États-Unis et de l’OTAN dont il demande la restructuration, et un renforcement de la coopération technologique intra-européenne afin de faire de l’Europe la première puissance économique du monde. Il meurt peu de temps après en 1972.

paneuropa

Souvenons-nous que c’est l’époque de “l’Europe des Six” à laquelle les peuples étaient très favorables dans cette version proposée par Coudenhove-Kalergi qui avait eu pour résultat la prospérité inégalée des Trente Glorieuses (1946-1976) et la paix, ou l’absence de guerres, dans cette Europe non-communiste (pas d’Europe de l’Est) et non-musulmane (pas de Macédoine, Albanie, Croatie, Kosovo). De plus, Coudenhove-Kalergi avoue douter de la volonté des dirigeants de l’époque d’aller vers l’Europe des Nations.

À peine Kalergi mort (en 1972), la Commission Européenne entreprit, dès 1973, d’élargir l’Europe des Six (qui fonctionnait si bien), en recrutant de nouveaux pays, jusqu’à arriver aux 28 d’aujourd’hui, et cette Europe qui fonctionne si mal qu’une majorité d’Européens n’en veut plus.

C’est peu après, en 1978, six ans après la mort de Coudenhove-Kalergi, qu’apparaît le Plan Kalergi que certains tentent de faire remonter à 1922, alors que le premier livre de Coudenhove-Kalergi, Paneuropa a été publié en 1923. On lui attribue le Plan Kalergi. Il porte son nom, mais il est permis de penser qu’il s’agit d’un faux et que les auteurs ont cherché à utiliser sa notoriété pour dissimuler leur projet néo-nazi. En effet, les rédacteurs du Plan s’appuient surtout sur son livre Praktisher idealismus, mais quand on a lu ce livre, on s’aperçoit vite que l’on ne retrouve dans le Plan Kalergi que des bouts de citations tronquées, sorties de leur contexte, sans références directes et qu’il va totalement à l’encontre de la philosophie du père de l’Europe des Nations.

En effet, selon le prétendu Plan Kalergi, l’Europe ne serait que le premier pas vers un gouvernement mondial sous autorité américaine, exactement l’inverse de ce que voulait Kalergi . Pour réaliser ce “Nouvel Ordre Mondial”, il faut une super-élite et des peuples-bétails soumis par la pauvreté et disciplinés par la contrainte (du pur Orwell) encore exactement le contraire de ce qu’a enseigné toute sa vie Kalergi qui vantait le modèle démocratique et économique suisse. Et c’est là, dans ce projet de nouvel ordre mondial, que l’on retrouve le modèle d’Europe que veut construire avec obstination Angela Merkel, avec le renfort de la Commission européenne présidée par Juncker, et la collaboration de Hollande.

Les dernières moutures du Plan Kalergi en font carrément le Plan du Nouvel Ordre Mondial qui veut la disparition des races jusqu’à effacer le mot même (c’est fait, au moins dans le Larousse !) pour arriver à une espèce unique, monochrome, métisse et abâtardie, dominée par la super-élite, celle-ci étant réduite aux socialistes et aux juifs qui auraient seuls la nationalité de la Nouvelle République Mondiale, le peuple restant apatride pour qu’il oublie à la longue  le mot « Patrie ».

img443

Dans le Plan Kalergi dernière version, il faudrait, pour soumettre les peuples européens, un binôme germano-français qui imposerait sa volonté aux autres pays. Il faudrait remplacer les peuples originaires du Vieux Continent par une sorte de sous-humanité issue de mélanges raciaux en croisant les peuples européens avec des Asiatiques, des Arabes et des Noirs, pour créer un troupeau multiethnique sans qualités spécifiques et facile à dominer pour l’élite au pouvoir. « L’homme du futur sera de sang mêlé. La future race eurasiato-negroïde, très semblable aux anciens Égyptiens, remplacera la multiplicité des peuples ». Et encore : « abolir le droit à l’autodétermination des peuples et, successivement, éliminer les nations en utilisant les mouvements ethniques séparatistes et l’immigration allogène de masse <…> favoriser les sexualités déviantes, homosexualité (mariage pour tous) et pédophilie (via les enseignants), et détruire la famille traditionnelle (nuire à la Manif Pour Tous) <…> prendre le contrôle et acheter la docilité de la presse en rachetant les titres (Bergé, Niel, Pigasse, etc.) et en les subventionnant <…> jouer sur la fibre humanitaire pour augmenter les impôts, ruiner les classes conservatrices et justifier les restrictions des libertés (Loi sur le Renseignement) », etc.

Aujourd’hui on pourrait ajouter « jouer sur la fibre écolo pour augmenter les impôts » !

Ne cherchez pas d’autres explications aux déclarations de JC Juncker, nouveau président de la Commission européenne qui se dit « déçu » de ce que les peuples refusent d’accueillir et de financer le torrent des “réfugiés”…

« Il ne faut pas se laisser aveugler par la pensée populiste <…> C’est notre devoir de les accueillir » (Hollande) ;
« Nous avons le défi du métissage à relever et nous le relèverons » (Sarkozy) ;
« Nous pouvons accueillir 800 000 réfugiés dès cette année » (Merkel) ;
« Je suis déterminé à trouver des solutions collectives pour relever cet immense défi » (Valls) ;
« J’ai décidé d’en accueillir 30.000 de plus » (Hollande) ;
« La véritable question est de savoir si oui ou non nous sommes prêts à continuer à assurer notre tradition d’accueil et en particulier vis-à-vis de la communauté musulmane. Moi, naturellement, je réponds oui à cette question » (Juppé) ;
« Ce que les gens doivent développer en tous lieux, est le contrôle des naissances ET les mariages mixtes (interraciaux), dans le but de créer une seule race dans un monde unique et dépendant d’une autorité centrale » (G.Brock Chisholm, ex-directeur de lOMS, Islamic Organization for Medical Sciences).

image006

Maintenant, qui a eu l’idée de ce Plan Kalergi dont Covenhove-Kalergi n’est pas l’auteur et qu’il aurait rejeté avec horreur ? Au départ, il y a Sigrid Hunke, militante néo-nazie, ex-maîtresse de Himmler et amie du grand mufti nazi de Jéusalem. Elle épousa Walter Hallstein. Le professeur de droit W. Hallstein était membre de plusieurs organisations nazies du Reich, mais pas membre du parti nazi, ce qui lui permit de s’en tirer sans trop de dommages après la guerre. Il deviendra le premier président de la Commission européenne en 1958. En 1960, Sigrid Hunke-Hallstein écrit un livre Le soleil d’Allah illumine l’Occident qui sert de référence à tous les gogos comme Jack Lang qui soutiennent que l’Europe doit énormément à la civilisation arabo-musulmane. Dans ce livre, elle suggère de réintroduire en Europe un maximum d’Arabes musulmans pour métisser les peuples européens.

Ce n’est pas encore le Plan Kalergi, mais on y vient.

Sigrid et son mari font dans les milieux européens une intense promotion des idées qui deviendront plus tard le Plan Kalergi que l’on trouve déjà esquissé dans le Plan Hallstein pour une Europe Fédérale (1965) que Kalergi, partisan de l’Europe des Nations chrétiennes, dénonça, et qui fit bondir Charles De Gaulle. Les politiciens socialistes européens acquis au Plan attendirent la mort de Kalergi en 1972 pour recruter parmi l’élite européenne, récupérant en la noyautant la Société européenne Coudenhove-Kalergi et créant en 1978 le fameux Prix Coudenhove-Kalergi que Raymond Barre a été le premier à recevoir, puis des gens comme Helmut Kohl l’ami de Mitterrand, Ronald Reagan, et finalement Angel Merkel, van Rompuy et Jean-Claude Juncker. Ils ont fait appel aux compétences rédactionnelles de plusieurs énarques pour finaliser les modalités d’action.

François Hollande est un farouche partisan du Plan, ainsi que Valls et Macron qui ont reçu à Bilderberg instruction de le soutenir. Si Sarkozy le soutien aussi, c’est que le club Le Siècle dont il est membre, ainsi que beaucoup de personnes de son entourage à l’UMP-LR, l’ont convaincu que c’était son intérêt.

Il est dit sur de nombreux sites Internet tellement semblables les uns aux autres (même celui de Dieudonné !) que l’on dirait que les copiés-collés ont fonctionné à tours de bras, que le Plan Kalergi visant au déclin de l’Europe par le remplacement et par le métissage de sa population, a été préparé par des think-tanks (réservoirs de réflexion) basés aux États-Unis. C’est complètement faux, une simple manœuvre de dissimulation, c’est une coproduction de l’élite franco-germanique séduite à l’idée de conserver héréditairement le pouvoir par la soumission à la manière musulmane des peuples d’Europe, masse métissée de travailleurs**.

Le plan américain est plutôt de profiter des effets secondaires de ce plan, car il aide, par la migration massive de populations arabes qu’il provoque vers l’Europe, à déstabiliser les États du monde arabo-musulman, déstabilisation sur laquelle les États-Unis comptent pour prendre le contrôle direct ou indirect, via l’Iran et l’Arabie Saoudite, de ses richesses énergétiques.

Les Américains sont peu favorables à un métissage forcé des peuples européens qui, pensent-ils affaiblira leur capacité productive et d’échanges économiques, échanges dont ils espèrent être les gagnants. De plus, comme ils ne sont pas certains du succès du Plan Kalergi porté par Merkel-Hollande, dont ils sentent qu’il est quelque peu néo-nazi et pourrait provoquer une révolte des peuples, ils préfèrent en cas d’échec les laisser en porter la responsabilité.

* François Hollande est young leader de la French American Foundation.
** lire 2084 de Boualem Sansal

L’Imprécateur

4b66ee7b-23a7-4c14-b0a7-c6adcced33b4

 

LA RUSSIE PLUTOT QUE LES ETATS UNIS ! (par Christian Vanneste)

Cet article est paru le 26 septembre sur le site « Boulevard Voltaire« .

Obama conseille aux pays européens d’accueillir« leur juste part » de migrants. Mais de quoi se mêle-t-il ? Quand les dirigeants européens vont-ils lui dire gentiment de s’occuper de son golf à Hawaï et de cesser de répandre la chienlit près de chez eux ? Car, enfin, si les migrants nous viennent en grand nombre, c’est bien parce que la politique américaine a déstabilisé l’ensemble du monde arabo-musulman. Le rétablissement de la paix en Syrie ne viendra ni du triomphe de l’État islamique qui veut la victoire totale de l’islam, ni du succès des rebelles « modérés » et, plus encore, fantômes qui cachent – mal – Al-Qaïda.

La Syrie de Bachar el-Assad connaissait la paix et les minorités, chrétiennes en particulier, y étaient protégées. Interviewé par Pujadas, cet ophtalmologiste devenu dictateur par accident n’a rien du « boucher » que les médias ont caricaturé et dont Fabius souhaitait publiquement la mort. Lorsqu’il dit que la Syrie, sans être une démocratie comparable aux européennes, en est plus proche que l’Arabie saoudite, il met juste le doigt sur l’incohérence occidentale. Dans le même entretien, il souligne la perte de tout crédit par le gouvernement français« que plus personne ne prend au sérieux ». Sarkozy avait reçu avec éclat Kadhafi et Bachar el-Assad lorsqu’il caressait le projet d’union méditerranéenne. Il a, ensuite, fait tomber le premier en jetant la Libye dans le gouffre islamiste. Cette faute magistrale a été commise avec la bénédiction d’Obama, ravi de l’offre de sous-traitance.

Le prétendu « printemps arabe » a été déclenché par les Frères musulmans, financé par l’argent du Golfe et soutenu par l’Amérique et ses alliés – la Turquie, notamment. La gouvernance française, de Sarkozy à Hollande, a collaboré quand elle n’a pas joué le caniche qui aboie et va se coucher quand on le lui ordonne. La Russie avait laissé faire en Libye. Vladimir Poutine regrette cette faiblesse et paraît décidé à agir en Syrie. Ce serait, là, l’occasion inespérée pour la France de retrouver sa liberté et sa dignité de puissance indépendante. En se rapprochant des Russes, elle pourrait cesser d’être le vassal des États-Unis et le fournisseur des régimes peu démocratiques du Golfe.

Les États-Unis ont vaincu le nazisme et ont permis la libération de notre pays. Ils ont préservé l’Europe occidentale du totalitarisme communiste. Il faut leur en être reconnaissant… mais tout en restant lucide. La politique américaine dans le reste du monde a été catastrophique. Les « succès » américains n’ont nullement été des victoires de régimes démocratiques mais des coups d’État militaires fomentés en partie par la CIA. C’est aussi en utilisant l’islam que Washington a fini par vaincre Moscou, épuisé par son échec en Afghanistan. Depuis, nous subissons les effets de cette « victoire » à la Pyrrhus qui a réveillé un fanatisme assoupi, créé des réseaux et leur a donné de l’argent et des armes.

La France, au cours de son histoire, a su procéder aux alliances de revers avec les Turcs contre l’Empire, avec la Russie tsariste contre l’Allemagne. Elle devrait au moins retrouver son indépendance et servir de médiateur avec une Russie qu’on a trop humiliée. La Russie est notre voisine très complémentaire. Elle partage largement avec nous une identité culturelle. Si elle combat avec plus de vigueur les islamistes que ne le font les nageurs en eaux troubles d’outre-Atlantique, le temps sera venu pour la France de réexaminer des choix contraires à ses intérêts et à sa vocation.

Christian Vanneste
Président du RPF (Rassemblement pour la France)

ChristianVanneste

 

VERS UNE GUERRE MULTIPOLAIRE ? (par Maurice D.)

La possibilité d’une prochaine guerre mondiale annoncée par divers prévisionnistes n’est pas écartée. Cependant, au vu de ce qui se passe actuellement et dont notre presse nationale hypnotisée par l’hypertrophie du nombril du président ne nous parle guère, il semble que nous nous acheminions à grands pas, non vers une guerre mondiale comme le monde en a déjà connues, mais vers une forme de guerre multipolaire.

Elle se déroulerait en Europe avec le conflit Russie-Ukraine qui se durcit à nouveau ; en Afrique avec le conflit islam-républiques africaines (Niger, Nigéria, Cameroun, Centre-Afrique) et la guerre civile au Congo ; au Moyen-Orient avec EI contre coalition, chiites contre sunnites au Yémen, guerre civile en Arabie Saoudite.

Si, sous la pression des Etats-Unis, l’OTAN se laisse entraîner dans le conflit Russie-Ukraine, nous pourrions nous y retrouver impliqués et nos approvisionnements en gaz en souffrir. Il semble néanmoins que Poutine, fin stratège, n’avancera ses pions qu’à coup sûr et que ce conflit restera maîtrisé (*)

Peps_UKRAINE_150-c504e-ef0c3-1728x800_cPoutine : L’Europe est en faillite, L’Europe : Ne pensez pas que l’Europe soit l’Eldorado

En Afrique, c’est moins certain. Les armées nationales ne sont guère performantes et si elles sont capables d’infliger quelques mauvais coups à Boko Haram et aux milices musulmanes qui déferlent du Nord, elles se limiteront plus probablement à donner un coup d’arrêt à la progression de l’islam sans l’éradiquer pour autant. La guerre contre l’islam risque d’y durer des décennies. En Somalie les islamistes reculent, en Centre-Afrique ils sont provisoirement bloqués, mais partout ailleurs ils avancent, ce qui ne semble pas intéresser notre très nombriliste presse nationale.

gal-2931116Nigeria, 2 000 personnes massacrées en deux jours, le vautour : « pas de victimes occidentales dans le tas, donc pas de manifestation ni d’indignation »

C’est un peu le même scénario qui se déroule en « Syrakie » (EI. de Syrie-Irak) où l’expansionnisme de l’EI est stoppé, ce qui ternit l’image conquérante du califat et lui pose quelques problèmes financiers.

À Kobané, une ville proche de la frontière syro-turque dont on ne parle plus, les Kurdes assistés des Peshmergas ont repris méthodiquement la ville, il ne reste plus que deux petits bastions EI au Sud et à l’Est. Les Kurdes et les Peshmergas ne font guère de prisonniers : les jeunes combattants d’EI qui subissent en plus des bombardements américains commencent à avoir peur et reculent, ce qui contraint le calife à dégarnir de djihadistes aguerris ses fronts irakien et syrien. L’armée de Bachar el-Assad mène la vie dure à l’EI qui doit combattre en même temps Al Qaïda, lequel a complètement fagocité l’Armée Libre Syrienne si chère à Laurent Fabius qui semble n’avoir pas encore compris. Le calife envoie ses vétérans aguerris à Kobané, car s’il perd cette ville, c’en sera fini de son prestige actuel de héros de l’islam conquérant.

images

Unknown
À Kobané, les femmes kurdes se battent avec autant  d’efficacité que les hommes, mais mieux vaut pour elles ne pas tomber entre les mains des djihadistes musulmans d’E.I. L’index levé signifie : « c’est Allah qui nous donnera la victoire »

Au Yémen les chiites houthistes d’Ansar Allah (« la milice de dieu« ) sont entrés dans le palais présidentiel. Ils sont soutenus par l’ancien président Ali Abdallah Saleh qui avait combattu les chiites zaïdistes du Nord du pays (le houthisme est une branche récente du zaïdisme dont il ne se distingue religieusement que par quelques nuances doctrinales).

Les chiites sont armés et financés par l’Iran qui souhaite leur victoire pour prendre l’Arabie Saoudite en tenaille. L’Arabie finance et arme donc Al Qaïda au Yémen (AQPA) pour contrer les chiites. Al Qaïda au Yémen a un camp d’entrainement devenu célèbre depuis qu’il a formé Amédi Coulibaly, se vantant d’avoir organisé et financé l’attentat contre Charlie et d’en préparer un nouveau. C’est donc indirectement à l’Arabie Saoudite, notre allié que l’on doit les morts de Charlie !
Cette guerre à trois camps ne sera dangereuse pour nous que si l’Arabie est déstabilisée au point de devenir la cible directe de l’Iran.

L’Arabie demande aux Etats-Unis d’aider les sunnites, mais les Etats-Unis, qui considèrent le Yémen comme un allié important dans la lutte contre le terrorisme et notamment AQPA, souhaitent surtout  la restauration d’un État yéménite fort, qu’il soit sunnite ou chiite, qu’ils pourraient ensuite aider à exterminer AQPA, ce qui ne plait pas à l’Arabie. Vous suivez toujours ?

topics_yemen_395-sfSpan-v2
Les chiites sont bien équipés : ce pourrait être la version militaire du  Knight XV canadien Conquest fabriqué à Toronto sur une base de Ford F550, moteur V10 de 500 cv

Le problème de l’Arabie, c’est qu’elle s’achemine vers une guerre interne de succession dont l’Iran compte bien profiter et qu’en même temps elle mène une guerre économique contre les Américains, les Russes, le Vénézuela, etc. en laissant filer le prix du pétrole.

Pour la première fois de son existence, elle annonce un budget en déficit de 39 milliards de $ en 2015, mais comme elle dispose encore de 800 milliards de réserves financières, elle espère que les autres producteurs de pétrole cèderont avant qu’elle ne soit à sec.

Le roi Abdallah a 90 ans. Il a été hospitalisé à de multiples reprises récemment. Dernièrement, fin décembre, pour une pneumonie, il ne respire plus qu’intubé en permanence. La succession ne se fait pas de père en fils (patrilinéaire), mais de frère à frère (succession « adelphique »).
Déjà cinq frères se sont succédés, et les deux survivants ne sont pas frais. Celui qui devrait logiquement succéder à Abdallah, Salmane Ben Abdel Aziz al-Saud, a 77 ans, le plus jeune des frère, Moqren en a 69 et les deux ne se sentent pas très bien. Or, s’ils ne sont pas en mesure de reprendre énergiquement le pouvoir, on descend à la génération du dessous, et là ça se complique !

Abdelaziz al-Saud, le premier de la lignée des frères Saud, mort en 1953, avait 30 femmes légales et une cinquantaine de fils, sans compter ceux des frères qui lui ont succédé. On affûte les sabres ! Chacun compte ses forces et mène sa diplomatie personnelle à l’étranger pour engranger des soutiens. C’est ce qui rend incompréhensible la diplomatie saoudienne.

Officiellement l’Arabie Saoudite veut la mort de Bachar el-Assad, soutient et finance son opposition « modérée ». Mais via certains des princes, elle soutient et finance en même temps Al-Qaïda en Syrie (Front Al-Nosra) qui a digéré l’opposition modérée, soutient et finance aussi l’EI, tout en étant membre de la coalition qui combat EI !

Le califat a annoncé qu’il ne ferait qu’une bouchée de l’Arabie Saoudite dès qu’il aurait gagné la guerre en Syrakie, ce qui, heureusement pour l’Arabie, ne semble pas près d’arriver. Pour le moment, l’EI teste sa réactivité par de petites actions militaires, comme cet attentat qui a tué trois garde-frontières saoudiens dont un officier.

L’Iran, de son côté, fait un peu ce qu’il veut du gouvernement irakien et rêve du moment où il pourra traverser l’Irak pour récupérer les lieux saints de l’islam, La Mecque et Médine, ce qui serait un coup de tonnerre dans le ciel musulman : les chiites gardiens des lieux saints dont ils s’estiment les seuls héritiers légitimes après que les sunnites les leur aient volés !

Un bouleversement susceptible de déclencher une énorme guerre des sunnites du monde entier se liguant pour récupérer La Mecque ! On en est encore loin, cependant les Saoudiens feraient bien de trouver rapidement par la négociation un accord dynastique, sinon ce pourrait être la fin du royaume, d’autant qu’il y a déjà en Arabie même une minorité chiite importante (15 % de la population) prête à jouer la cinquième colonne !

Franklin-D.-Roosevelt-et-Ibn-Saoud4

De plus, il n’est pas certain que les Américains verraient d’un mauvais œil une bonne pagaille en Arabie Saoudite. Ils sont furieux de la manœuvre saoudienne pour torpiller leur production de pétrole de schiste et le fameux pacte de Quincy qui a scellé l’alliance pétrole contre protection en 1945 entre Franklin Roosevelt et Ibn Saoud (photo)  pourrait être remis en cause.
Cela au moment où Obama annonce qu’il préfère négocier avec l’Iran que le réduire par la force.

Une guerre généralisée au Moyen-Orient syrakien et dans la péninsule arabique toucherait peu la France, mais celle-ci étant actuellement mal vue de tous les pays arabes pour avoir laissé Charlie-Hebdo multiplier par plus de 200 sa production de caricatures du Prophète, on ne peut écarter une recrudescence d’attentats.

(*) Au sujet du conflit Russie Ukraine, lire ici l’analyse d’Hélène Carrère d’Encausse.

Maurice D.

- MINURNE