RACLEE DU PS EN 2015 = REELECTION DE HOLLANDE EN 2017 ? (par Raymond d’Alenvaire)

 

Lecteur de Minurne depuis le début, il nous envoie – quand il en a le temps – des billets d’humeur comme on les aime : pleins de bon sens, pleins d’esprit et dotés d’un humour grinçant et décapant.
Il signe Raymond d’Alenvaire (je ne vous ferai pas l’offense de préciser que c’est un pseudo).
Je souhaitais vous faire bénéficier de ce texte fort bien envoyé, même s’il fait l’effet d’une douche froide et amère, pour nous qui espérons un changement radical en 2017 ou même avant.
Mais, comme le précise notre ami, d’une certaine manière, en introduction, « le pire n’est jamais sûr »…
Vous trouverez en fin d’article le lien renvoyant au dossier de « Challenges » qui a suscité ce billet. 

MLS

- MINURNE


Une râclée de la gauche en 2015 qui pourrait bien renforcer la position de Hollande en 2017
(par Raymond d’Alenvaire)

La piquette à laquelle s’est exposé le PS devrait être – selon tous les pronostiqueurs – la conséquence logique du blablabla socialo depuis toujours mais surtout depuis une certaine campagne électorale où le Président le plus Bidochon de toute l’histoire de France s’est imposé comme celui dont rêvaient les Français, certains étant incapables de comprendre quoi que ce soit à quoi que ce soit (un peu comme les stratèges de l’UMP qui persévèrent à faire le lit du Front National avec la même persévérance qu’ils déployaient déjà sous les couleurs du RPR et dont ils continueront à faire preuve lorsque l’UMP sera étiquetée autrement tout en étant nullement autre).

La raclée des socialos aux prochaines « départementales » et aux prochaines régionales semble être la promesse d’Éole dont les joues déjà enflées laissent présager un parfum de douce rigolade.

Cette « rouste » va-t-elle sonner le glas des ambitions renouvellementielles de François Hollande ?

Que nenni ! Ce sera même tout le contraire. Loin de dissoudre ses espérances, cette déconfiture « démocratique » va au contraire solidifier l’hypothèse de la réélection grolandaise comme l’intéressé l’a déjà compris avec une certaine finesse d’analyse qui ne devrait ni contrarier son optimisme naturel, ni troubler sa conscience de pervers narcissique – en cela il ne se différencie en rien de ses pairs de la sphère politique – dépourvue du moindre affect.

Lorsque les urnes auront sonné le glas des espérances « citoyennes » où le PS pourra-t-il se cacher, sinon sous les jupes – la théorie du genre nous autorisant cette allégorie – de l’ineffable Hollande, dont le sort des Français (qui voient fondre leur qualité de vie comme une peau de chagrin) et la responsabilité qui est la sienne à cet égard n’ont jamais troublé la bonne humeur et la libido ?

Entre l’adieu veau, vaches, cochons, couvées et le ralliement au panache rose de François Hollande, quelle sera l’attitude des socialos de tout poil, d’après vous ?

000 - Groland à Nouméa

Hollande à Nouméa.
La grande classe, comme d’habitude

Tout le monde a déjà compris qu’ils iront à la soupe derrière leur chef naturel dont le tempérament ne sera pas d’aller pleurer dans son coin sur la misère qu’il a infligée aux Français, mais au contraire de plastronner et d’imposer sa candidature contre vents, marées, frondes, contrariétés et même ambitions concurrentes.

Franchement ! Serait-il de l’intérêt des socialos de se mettre en travers de la candidature du Bidochon – car ils le pourraient, mais ils auraient tout à y perdre  -, s’ils veulent continuer à se ravitailler à la mangeoire publique ?

La question a déjà été posée autrement dans l’histoire : le PS, combien de divisions ? Trop. Mais les socialos ont déjà un soldat dans la place.

Et l’UMP ? Combien de dissensions ? Un nombre infini. Sans compter que les Français ont mis le temps, mais qu’ils ont compris que le plus sûr moyen de perdre sa mise est de parier sur un cheval mort..

Les Français, de leur côté ont donc compris qu’ils n’ont rien à attendre de l’actuelle UMP, et tous les observateurs savent que les Français sont tellement « Tous Charlie » qu’il suffit d’une présence du Front national au second tour pour que le candidat socialiste fasse l’objet des klaxons et des hourrah ! de l’actuelle UMP dont l’âme n’est même pas à vendre pour la bonne raison qu’elle l’a déjà été, et depuis trente ans lorsque ses oripeaux étaient répertoriés sous l’étiquette RPR.

Raymond d’Alenvaire 

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