LA SURPRENANTE INCULTURE DU PRESIDENT MACRON
(L’Imprécateur)

Décidément, l’inculture étonnante du président Macron n’a pas fini de nous surprendre.
Dans un entretien cette semaine avec des journalistes, le président de la République a évoqué l’exemple de la démocratie suisse, en des termes qui semblent indiquer clairement qu’il rejette toute possibilité d’appliquer le modèle suisse du référendum en France : « La France n’est pas la Suisse et la Suisse ne marche pas aussi bien qu’on le pense. Le modèle suisse est inadapté. La Suisse, c’est 6 millions de personnes… Et d’ailleurs les Suisses, comme disait je ne sais plus qui, ils commencent toujours avec des questions de gauche et ils finissent avec des réponses de droite ».

Sur le dernier membre de la citation, il a raison. Question de gauche d’une « votation », (nom suisse du référendum d’initiative populaire) : « Faut-il autoriser les mosquées à avoir des minarets ? ». Réponse de droite : « NON ». C’est ça la démocratie, le gouvernement pose une question demandée par un groupe de citoyens, la majorité répond clairement  « non », le gouvernement en tient aussitôt compte. Pas de crise gouvernementale, pas de démission présidentielle fracassante. En Suisse, ce que le peuple veut, le gouvernement le fait.

Il est clair que c’est ce qui déplait au président et dont il ne veut à aucun prix : pour lui, ce n’est pas au peuple de décider. L’article 3 de la Constitution, « La souveraineté nationale appartient au peuple…« , il s’assied dessus. Pour Macron la souveraineté appartient aux cabris qui sortent de l’ENA et montent sur le trône de France « en disant « l’Europe ! », « l’Europe ! », « l’Europe ! » et n’ont toujours pas compris que, comme ajoutait de Gaulle, « ça ne sert à rien » puisque ce que veut la grande majorité des Français, c’est une Europe où les nations seraient en quelque sorte « en coopérative » sur un certain nombre de sujets.

Pour le reste de sa déclaration, Macron a tout faux !

D’abord, la Suisse ce n’est pas « 6 millions de personnes« , mais 8,5 millions. Dont 2,5 millions d’immigrés et descendants d’immigrés de 2ème et 3ème génération ayant la nationalité suisse, donc maintenant suisses, dont un peu plus d’un million d’Européens.
Comment cohabitent-ils avec si peu de problèmes ? Parce que les Suisses leur ont imposé de s’intégrer en acceptant les lois suisses. Vous voulez pratiquer votre religion ? D’accord, mais pas de prosélytisme, donc pas de minarets sur les mosquées. Et le « vivre ensemble » fonctionne en Suisse bien qu’il y ait 4 langues « nationales » dont 3 « officielles », l’allemand, le français et l’italien, le romand restant à part.
Le modèle fonctionne en Suisse, pourquoi ne fonctionnerait-il pas en France ?

Ensuite, la Suisse ne « marche » pas, elle fonctionne ! Un président devrait parler un français châtié. Et elle fonctionne beaucoup mieux que la France. Au point qu’elle attire à la fois les grandes entreprises multinationales et leurs capitaux, mais aussi les institutions internationales, dont le deuxième plus grand siège de l’ONU après New York.

Elle poursuit une politique étrangère active et s’implique fréquemment dans des processus de construction de la paix autour du monde.

Là encore, la diplomatie française aurait beaucoup à apprendre de la Suisse. Elle sait s’abstenir des insultes, comme celles que profère le président français contre les pays du groupe de Visegrad, les Etats-Unis, la Russie, l’Italie ou le Venezuela, pour agir avec respect et intelligence. Et elle obtient des résultats.

Partout dans le monde elle est connue et respectée comme une nation indépendante dont le peuple, quoique très hétérogène, a un sens très fort de son identité fondée sur une histoire commune et des valeurs communes, dont la démocratie directe. Si bien que quand un dirigeant étranger parle avec un élu suisse, peu importe qu’il soit un inconnu comme le sont presque toutes les personnalités politiques suisses, il sait qu’il s’adresse de fait en direct à 8,5 millions de Suisses. La parole de l’élu suisse a de ce fait beaucoup plus de poids que celle de n’importe qui d’autre. Ernest Renan, dans Qu’est-ce qu’une nation ? cite nommément la Suisse comme exemple de nation réellement démocratique.

La Suisse, un modèle de gestion de l’Etat

La Suisse devrait aussi être un modèle pour la France dans la gestion de l’Etat et la politique économique.
Elle a le SMIC le plus élevé du monde, le salaire minimum est de 3 048,95 € brut (3 476 CHF) par mois (source FMI), le double de celui de la France. Cela ne l’empêche, ni d’avoir des budgets équilibrés, ni d’exporter son importante production industrielle (et d’avoir un commerce extérieur excédentaire), ni d’avoir un taux de croissance satisfaisant, ni d’avoir une fiscalité nettement plus légère qu’en France, ni d’avoir des services publics qui fonctionnent bien mieux qu’en France…

Elle a aussi un service de santé qui, sans Sécurité sociale, fonctionne mieux que le français, comme en témoigne le fait qu’elle a la deuxième plus haute espérance de vie au monde (source Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations-Unies). Par contre, c’est vrai, se faire soigner en Suisse coûte cher, ce qui relativise un peu le montant élevé du salaire minimum.

Les Suisses ont choisi de vivre libres et responsables

Mais c’est un choix qu’ont fait les Suisses. Pour eux, c’est plus responsable que de vivre au ras des pâquerettes avec des salaires minables, écrasés d’impôts et de taxes, mais pris en charge par l’État-nounou à la française dont se gargarisent les énarques. Ils préfèrent avoir de gros salaires, choisir leurs assureurs, vivre comme ils l’entendent, investir comme ils le veulent où ils veulent (santé, études, voyages, entreprises…), en payant peu d’impôts.
Bref ils préfèrent être responsables de leur vie plutôt qu’esclaves d’un Etat fonctionnarisé à outrance.

Les universités suisses et les grandes écoles sont parmi les meilleures du monde (source Classement Shangaï). Le système d’enseignement en Suisse est depuis cinq années consécutives classé premier en termes d’efficacité économique et financière (source : Rapport sur la compétitivité mondiale du Forum économique mondial). Les universités de Zurich, Genève et Bâle ont été toutes trois classées parmi les villes les plus agréables au monde derrière Vienne, pour leur qualité de vie selon un classement réalisé par Mercer en 2018, devant Paris (38ème) et Lyon (40ème). (Source : https://www.mercer.fr/newsroom/classement-2018-qualite-de-vie.html).

Le problème du président : trop sûr de lui, il devient insultant

Tout n’est pas parfait en Suisse, ni pour les frontaliers, ni pour le Français qui pour une raison quelconque doit y faire des démarches officielles ou négocier avec des directions administratives, commerciales ou industrielles. Tout s’y fait avec une méticulosité extrême, parfois agaçante.

Mais dire que « la Suisse ne marche pas aussi bien qu’on le pense » était non seulement inutile mais insultant. Dire « le modèle suisse n’est pas adapté à un pays de 66 millions d’habitants » pouvait à la rigueur justifier son refus de le prendre comme modèle.

Le problème de notre président est là : il affirme que son intelligence est complexe, donc supérieure (ce qu’il n’a pas prouvé jusqu’ici par les résultats obtenus). Elle est en revanche « brouillonne », ça oui ! Il ne peut s’empêcher d’être méprisant ou de rabaisser tout ce ou tous ceux qui contrarient la vision qu’il a de sa supériorité intellectuelle autoproclamée. 

Son chef d’Etat major, le général de Villiers le contrarie ? Il l’humilie en public ! Un ado l’interpelle familièrement d’un « Hello, Manu, ça va » ? Non seulement il le remet à sa place, ce qui est normal, mais après quelques mètres il revient pour l’humilier d’une avalanche de remontrances moralisatrices ! Alors que son passé d’ado qui sautât sa prof de français… Bon, passons.
Une vieille dame veuve et retraitée à Colombey-les-deux-églises lui explique qu’avec 500 € par mois elle ne s’en sort pas ? Il lui répond : « il fallait travailler plus » ! Réponse grossière quand on ne connaît pas le passé de la dame, mais passons à nouveau. Il s’éloigne de deux mètres et, tout en lui tournant le dos, dit haut et fort pour qu’elle l’entende « C’est incroyable ces gens qui n’ont rien foutu et se plaignent« .

Ce comportement de l’individu qui se croit supérieur et pour le prouver n’a d’autre solution que d’abaisser les autres en les humiliant porte un nom en psychiatrie : pervers narcissique. Heureusement, il y a des gens qui l’ont compris.

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« Vous ne m’écoutez jamais » dit Macron vexé à MBS qui ricanait !

30 novembre 2018, G 20 à Buenos Aires. Accueilli chaleureusement par Poutine, sur un ton badin par Trump, et plus fraîchement par Macron, le prince Mohammed ben Salmane, héritier du trône d’Arabie apprécie modérément les remarques de Macron sur les Droits de l’homme en Arabie. MBS ne s’en offusque pas mais se penche vers ses voisins et leur dit qu’il s’en moque « je le tiens dans ma main« . Comment ? Ce n’est pas Gérald Darmanin qui vous le dira : la France finance plus de 60 % de sa monumentale dette par des emprunts à l’Arabie saoudite et aux Émirats. MBS tient solidement Macron par les c… !

L’Imprécateur
5 février 2019


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Albatros
Albatros
11 février 2019 17 h 58 min

Son ignorance égale sa prétention à vouloir être quelque chose ! Et si cette anecdote sur la Suisse le démontre encore, le plus infâme restera sa déclaration en Algérie (insulter gravement le pays que l’on veut diriger pour quelques voix bougnoules !!) où il accuse la France de « CRIMES CONTRE L’HUMANITE »!!! alors qu’un propre chef du FLN , Ferhat Abbas disait « La France n’a pas colonisé l’Algérie, elle l’a créée !!! » D’un pays de barbares aux terres marécageuses, elle en a fait un pays moderne en y investissant des milliards dans des infrastructures équivalentes à la métropole…Gares, routes, ports, écoles… Lire la suite »

Pellerm
Pellerm
9 février 2019 20 h 39 min

« MBS le tient solidement par les c…….? » Peut-être …Mais , résisteront-elles ?? Elles sont si petites ..!! Ce pauvre jeune mal sevré , encensé et porté aux nues par sa maman et ses banquiers justement pour son grand art à manipuler le monde …( dixit Rotschild ) ne s’est pas rendu compte que sa tête avait tellement enflée ..qu’elle lui servait de montgolfière …Le monde est si petit à ses pieds … Comment s’étonner qu’il ait perdu le sens commun ? Partout où il passe il fait des bourdes , sème critiques et insultes , fait des mécontents ..et ne… Lire la suite »

Allobroge
Allobroge
7 février 2019 15 h 43 min

« En Suisse bien qu’il y ait 4 langues « nationales » dont 3 « officielles », l’allemand, le français et l’italien, le romand restant à part. » Non pas romand mais romanche !

starace
starace
7 février 2019 11 h 17 min

Si des anciens se rappellent la chanson de l’équipa Ray Ventura : Le Lycée Papillon, où le dernier interrogé répond que lui ne sait rien par cœur mais il fera de la politique.. c’est tout à fait cela l’inculture de beaucoup d’entre eux Président en tête

Claude Roland
Claude Roland
7 février 2019 11 h 08 min

Quoi qu’il en soit, Macron est toujours là… droit dans ses bottes !…et malgré les GJ… C’est une vue de l’esprit de croire que les gens sortis de l’ENA ou Science Po sont des génies. Il ne savent que manier la langue de bois, mais comme les Français s’en contentent… où est le problème ? La médiocrité de nos « zélites » reflète-t-elle celle du peuple dans son ensemble ? Là est une vraie question. On a les dirigeants que l’on mérite, à l’image du peuple. C’est tout. Quant aux Suisses, déjà les migrants nationalisés en sont fiers. Après, ce pays impose… Lire la suite »

Serge GRASS
6 février 2019 14 h 12 min

De même que souffler ce n’est pas jouer, spéculer ce n’est pas travailler !

Gloriamaris
Gloriamaris
6 février 2019 9 h 07 min

Vous le verrez partout comme je l’ai vu, que ce soit dans l’équipe des balayeurs de votre commune, sur le port de Djibouti ou à l’Élysée : donnez une casquette de chef et un bâton à n’importe quel imbécile et il deviendra rapidement un dictateur.

Fregoli
Fregoli
6 février 2019 7 h 14 min

Il n’y a pas de SMIC en Suisse, rejeté justement par référendum en 2014. Seuls deux cantons (Jura et Neuchatel, comme par hasard limitrophes de la France et contaminés par notre gauchisme bien pensant) en ont instauré un.

L'Imprécateur
Administrateur
6 février 2019 17 h 53 min
Répondre à  Fregoli

J’ai parlé de SMIC ou Salaire minimum pour faire simple dans la comparaison avec la France. Cela dit, il y a bien un salaire minimum légal en Suisse, il est horaire, 19,78 CHF en avril 2018, il a peut-être augmenté depuis. Ensuite, les cantons peuvent faire mieux. Le problème est pour les professions à horaires variables, comme les taxis là où le chauffeur est payé à la course ou des employés de maison, qui peuvent gagner moins.

Zglb
Zglb
5 février 2019 21 h 51 min

Quoi qu’il en soit et quoi qu’il soit en réalité – taré, psychopathe, humanoïde froid, martien, etc. – il me fatigue à faire le clown dans son « grand débat »! On dirait Chavez ou son clone grotesque, le chauffeur de bus Maduro, eux qui parlaient et parlent pendant des journées entières pour, finalement, ne proférer que des âneries ou des menteries, cependant que le peuple que ce faisant ils enfument se meure littéralement de faim. Alors quoi ? c’est quoi ces conneries ? qu’est ce que c’est que ce lamentable foutriquet ? d’où sort cet hologramme à deux balles et pourquoi… Lire la suite »

jjjjjj
jjjjjj
5 février 2019 14 h 33 min

le problème il est bien là, nos fins de mois sont assurés par des pays comme l’arabie saoudite. On comprend mieux
ainsi l’installation de l’islam partout en France et en Europe. Comment peut on se compromettre à ce point. Un bon
président pour la France serait celui qui nous ferait sortir du joug financier de ces tristes individus.

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