LES CUMULARDS PROFITEURS DE LA REPUBLIQUE
(L’Imprécateur)

Ce coup de gueule de l’Imprécateur complète et fait écho à un scandale notoire de la république, déjà noté sur le « Projet pour la France« , à la rédaction duquel certains d’entre vous ont participé, que beaucoup ont lu, et qui figure en bonne place du menu principal de Minurne-Résistance. Lisez précisément le dernier alinéa du § 311, rédigé comme suit :

  • Après un premier mandat parlementaire, et en cas de réélection, les fonctionnaires titulaires réélus ne pourront plus bénéficier du droit de mise en disponibilité. Tout fonctionnaire réélu député ou sénateur devra donc, pour siéger, démissionner de son poste administratif

MLS
9 février 2020


MINISTRES, FONCTIONNAIRES, ILS DOIVENT TRAVAILLER

Ils sont ministres, hauts fonctionnaires ou autres « machins » du même acabit, ils se présentent aux élections municipales, ou vont aider un copain candidat en difficulté, ou bien emplissent « en même temps » d’autres fonctions, parfois prestigieuses comme président d’une région française… 

Ce cumul des mandats, sans démission ou retrait – ne serait-ce que provisoire – du poste occupé, est accepté en France. Il y a beaucoup de pays où il ne l’est pas pour une raison simple : il coûte une fortune aux contribuables, modestes citoyens qui, eux, n’ont aucun moyen d’échapper partiellement à l’imposition comme le sont les élus et les nommés de la République, qu’ils soient au gouvernement,  sénateurs, députés ou hauts fonctionnaires.

CERTAINS OCCUPENT DES POSTES OÙ ILS NE FONT RIEN

En France, on tolère que ces gens occupent des postes, des mandats où ils ne font rien, ou, s’ils font quelque chose, c’est au détriment du travail qu’ils devraient effectuer dans l’autre poste pour lequel ils sont grassement payés. Ils n’ont aucune autre utilité que celle de prêter leur nom pour faciliter le travail de ceux qui le font vraiment en étant mal payés, ou pire, enrichir un parti politique qui ne le mérite pas pour lui permettre de conserver la place politique ou géographique qui le finance.

Pour être clair, c’est du vol d’argent public, d’argent qui est apporté par les simples citoyens aujourd’hui écrasés par les impôts.

Ségolène Royal, alias la « dinde du Poitou », absente à toutes les réunions de l’ONU sur les pôles

De plus, ces gens malhonnêtes, il faut le dire, dépassent allègrement l’âge légal de la retraite preuve, s’il en était besoin, que leur prétendue « vie de  travail au service de la Nation » est loin de les avoir épuisés. Comme cette ex-ambassadrice des pingouins et des manchots à crête mordorée, bientôt septuagénaire mais la mine bien reposée par une vie d’oisiveté, qui, se regardant le matin dans la glace se dit « J’ f’rais bien présidente », alors qu’elle fut nommée ambassadrice uniquement pour l’empêcher de nuire ailleurs.

CUMUL DES POSTES, PUIS DES RETRAITES

Et le jour où ils décident de partir enfin, ils finissent leur vie d’escrocs de la République dans l’opulence, avec un cumul de retraites qui n’ont pas été acquises successivement mais cumulativement, dépassant plus souvent qu’on ne croit les 30 000 €/mois.

Ne croyez pas qu’ils vont enfin payer les impôts qu’ils devraient sur une telle somme, les élus et nommés se sont attribués un privilège incroyable : celui de déclarer séparément leurs pensions de retraites.
Ce qui veut dire, pour donner un exemple concret, que l’un d’eux qui déclarerait une fois 10 000 €, plus 10 x 1 000 € ne paiera que sur les 10 000 € de la pension principale et pas sur 20 000 € de la somme des pensions (1).

Le fond du problème, c’est qu’il y a une forme de solidarité dans cette escroquerie. L’élite politique française ne condamne pas ces pratiques mafieuses, chacun espérant en profiter lui aussi. Si l’un d’entre eux exagère, se fait prendre la main dans le sac, comme récemment Jean-Paul Delevoye, c’est le milieu médiatique s’appuyant sur l’opinion citoyenne qui le contraindra à démissionner et à prendre enfin, à 70 ou 75 ans, une retraite sur-dorée qu’il n’aura que très peu méritée.

QUEL PRÉSIDENT OSERA PASSER LE KARCHER ?

Quel président de la République ou premier ministre aura le courage de nettoyer les écuries d’Augias ? Vladimir Vladimirovitch Poutine l’a fait en 2017 avec son humour très particulier. Comme de faire semblant de chercher ses mots en hésitant sur un papier, dans la vidéo ci-jointe.  Dans un Conseil des ministres, il y torture verbalement d’une voix douce le président de l’Académie de Sciences de Russie pour le faire répondre à la question « Les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires récemment élus à l’Académie sont-ils de grands scientifiques qui méritent ce poste ? » L’autre, après voir tout tenté pour ne pas répondre, finit pas dire que « Oui, puisqu’ils ont été élus après avoir été auditionnés par six commissions » « Bien, conclut Poutine, ils ont besoin de temps pour faire leur travail de scientifiques, je sais ce qu’il me reste à faire« . Ça c’est un vrai Premier ministre !

Parce qu’il faut que les choses soient claires. Les fonctions gouvernementales, comme celles de la haute fonction publique nécessitent impérativement que le travail soit fait sérieusement et consciencieusement. C’est pour cela que ceux qui les exercent sont payés très cher et bénéficient de privilèges dont leurs collègues d’autres pays bénéficient rarement, excepté dans les républiques bananières, logement, voitures avec chauffeurs, personnel administratif et domestique, voyages gratuits en 1ère classe dans tous les moyens de transport, etc. Qui font que leur salaire toujours supérieur à 10 000 € n’est finalement à peu de choses près que de l’argent de poche.

S’ils ont été nommés ou élus à un poste de haut niveau, ils doivent être au travail, pas en balade en province pour aider un ami à conserver sa mairie ou dans la capitale pour tenter de se faire élire dans un arrondissement de la  capitale afin qu’un autre du même parti soit élu maire ensuite. Si un journaliste les pousse à bout – mais peu oseront le faire – ils s’en excuseront peut-être en disant que c’est le président qui le leur a demandé, ou au minimum leur en a donné l’autorisation.

Ils n’ont pas non plus à participer à des banquets dans des associations ou organismes où ils seront ensuite nommés président ou vice-président, ce qui leur vaudra une indemnité, des frais de représentation, une retraite, etc.

S’ils prennent un jour, une semaine ou plus de repos, ce doit être pour se reposer vraiment, pas pour prendre un avion ou un véhicule avec chauffeur de la République pour aller se défoncer ailleurs.

L’Imprécateur
9 février 2020

1 : Une pension à 12 000 €/an paiera uniquement 0,5 % de CSG sur 694 €. Si son bénéficiaire est en dessous de 11 306 €, il sera complètement exonéré, et si, élu, il touche 10 pensions, il sera exonéré sur les dix. (Source https://www.cfdt-retraités.fr/CSG2020)

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Gloriamaris
Gloriamaris
12 février 2020 21 h 33 min

C’est ainsi que, normalement, PHILIPPE qui veut se présenter aux municipales au HAVRE doit commencer par présenter sa démission du poste de Premier Ministre. La manœuvre consistant, s’il est élu, à laisser son fauteuil de maire au 2ème de la liste, relève de la grossière machination digne d’une république bananière et des margoulins qui la gèrent ! Au cas où cet énergumène perdrait son poste, il se rattrapera aux branches comme maire du HAVRE et pourra continuer d’engraisser, sans risque, avec l’argent public. Inadmissible !

CRI
CRI
27 février 2020 15 h 37 min
Répondre à  Gloriamaris

DE PLUS QU IL A ENDETTE LA VILLE DU HAVRE

Claude Roland
Claude Roland
10 février 2020 18 h 05 min

On a eu le record d’escroquerie avec Cahuzac. Personne n’a bronché plus que ça et il a été jugé avec clémence, puis les Français ont oublié. Et puis maintenant Delevoye. Ils ont tous la même devise : « Pas de plainte, pas vu, pas pris ». Pour un chopé, dix passent en douce. Mais c’est génial cette mémoire de poisson rouge chez les Français devenu des poulets de batterie ! On a les dirigeants que l’on mérite, à l’image du peuple.

Dissident
Dissident
12 février 2020 20 h 37 min
Répondre à  Claude Roland

Cher ami, je vous lis toujours avec le mauvais plaisir de constater toujours la même déliquescence de ce pauvre pays. La France est sous la coupe d’une horde de salopards qui ont verrouillé tous les systèmes de l’état à leur profit. Les pires doivent être les hauts fonctionnaires de Bercy. Mais en fait, le mal est partout. C’est comme un cancer qui s’est généralisé. Pour que le malade ne sente plus rien, on l’a copieusement anesthésié avec des théories communistes (douces façon socialistes ou dures façon Staline). on lui administre tous les jours une bonne dose d’euphorisants à base de… Lire la suite »

André Rossi
André Rossi
13 février 2020 15 h 41 min
Répondre à  Dissident

A propos de l’Europe, pour unir les États il faut commencer par unir les peuples pour être unis les peuples doivent se comprendre et pour se comprendre il faut avoir une langue commune officielle. L’UCEF défend la langue Française comme langue commune Européenne. Elle devra être choisie par référendum. A propos des problèmes de sociétés, le libéralisme, le droit du sol incontrôlé ouvre la porte à l’anarchie. La France a vécue un drame de 1954 à 1962, ce drame nous poursuit, il se poursuit par une poignée de revanchards, prétentieux, ambitieux, radicalisés que nous avons le devoir de maîtriser. Nous… Lire la suite »

Claude Roland
Claude Roland
14 février 2020 8 h 51 min
Répondre à  André Rossi

L’islam radical est PIRE que le nazisme, le stalinisme et le fanatisme nippon réunis.

L'Imprécateur
Administrateur
14 février 2020 17 h 19 min
Répondre à  André Rossi

Intéressante la question de la langue. Une langue commune est indispensable, c’est une évidence.L’Angleterre ayant quitté l’Europe, il n’y a aucune raison de garder l’anglais comme langue diplomatique intra-européenne. L’Europe du Nord préfèrerait peut-être l’allemand et celle du Sud le français, un référendum pourrait en décider. Ou alors réhabiliter l’esperanto, langue artificielle facile à apprendre. Ma grand-mère, fervente de l’idée d’Europe unie pour que cessent les guerres comme les deux qu’elle avait vécues, parlait l’esperanto couramment et l’utilisait avec les correspondants qu’elle avait dans plusieurs pays européens.
D’accord sur le reste de votre commentaire.

CRI
CRI
27 février 2020 15 h 40 min
Répondre à  Claude Roland

LIRE LE LIVRE DE VINCENT JAUVERT LES VORACES Les élites et l argent sous MACRON A VOMIR SUR CES GENS

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