L’INTELLIGENCE EST-ELLE DE GAUCHE ?
(L’Imprécateur)

Cet article a pour finalité de montrer, par des exemples concrets, où mène l’incohérence intellectuelle de la gauche qui, à force de se soumettre aux ordonnances ultra-conservatrices de l’islam et à celles ultra-libérales de LGBT, finit par ne plus savoir en quoi elle est socialiste ou ultra libérale… 


La photo ci-contre de Peter Buttigieg – pour le moment le candidat démocrate en tête dans les sondages, et qui vient d’être désigné par l’Iowa comme le meilleur candidat pour le parti marxiste américain – m’a laissé perplexe.
Voici Buttigieg avec son « mari » Chasten Glezman.

En faisant ma revue de presse matinale, je suis tombé sur un article du Salon beige, revue des catholiques laïcs. Il commente ainsi la photo du jeune couple : 

« Il est évident que l’Amérique profonde libérale ou de gauche ne votera pas comme un seul homme pour un homme qui vit ouvertement avec un homme (sur la photo c’est celui qui est à droite) ».
Et celui qui est à gauche, il est quoi ? Buttigieg dit  » c’est mon mari « .

Que Peter Bittigieg joue le rôle de l’épouse dans le couple, c’est son problème. Ce qui est perturbant, c’est la formulation du laïc catho qui a écrit le commentaire :

« ne votera pas comme un seul homme pour un homme qui vit ouvertement avec un homme » 

D’abord, bien que Peter ait bien présenté son compagnon comme son « mari » à la presse, personne ne sait ce qui se passe exactement dans l’intimité. Chasten est-t-il toujours « le mari » porteur des attributs de la fonction, ou bien sont-ils tous les deux des maris en alternance ? 

LE COUPLE BUTTIGIEG : DEUX « MARIS » OU DEUX « ÉPOUSES » ?

Mais supposons que Peter ait présenté Chasten à la presse comme son « épouse », que fallait-il comprendre ? Qu’il est le mâle blanc dominant ? Dans le climat de misandrie actuel des #denoncetonporc et #metoo, cela lui mettrait à dos toutes les associations féministes. Il est trop politicien pour commettre cette erreur, il l’a donc présenté comme son « mari », mais ce n’est peut-être qu’une ruse politique, et on en revient à la première question.

Cette photo du mariage religieux de Monsieur et Madame Buttigieg ne répond pas à la question.
On ne sait pas lequel a pris le premier, (ou la première) l’autre dans ses bras pour l’embrasser sur la bouche dans un french kiss qui fait honneur à notre pays puisque commis par un (e) peut-être futur président des États-Unis d’Amérique.
(Avec Macron au pouvoir, il faut bien que nous restions fiers de quelque chose).

Définitions : Homophobie = peur des homosexuels, qu’ils soient hommes ou femmes ; misogynie = haine des femmes, cas de nombreux pédérastes qui ne supportent pas de toucher une femme ou d’être touchés par elle ; misandrie = haine des hommes, cas de nombreuses lesbiennes qui ne supportent pas de toucher un homme ou d’être touchées par lui. 

QU’EN EST-IL DE LA HAINE MISOGYNE OU MISANDRE ?

Ces deux cas devraient être pris en considération dans le cadre des lois très à la mode et, comme la loi Avia, « de lutte contre la haine de l’autre », mais ce n’est pas possible. Car misogynes comme misandres sont des membres de la même famille des homosexuels, et les homosexuels font partie de la famille plus large encore des LGBTQ+.

Ces derniers ont réussi, malgré leurs effectifs très faibles, le tour de force de se constituer en communauté taboue dans le sens tribal du terme, qui oppose à ses détracteurs une interdiction quasi religieuse de les critiquer en quoi que ce soit, encore plus forte que celle que l’islam oppose aux mécréants.

Aspect un peu réconfortant, ils ne répondent pas aux insultes salissant leur religion ou leurs membres par des menaces de viol suivies de menaces de mort par lapidation, pendaison ou crucifixion, mais par des menaces de sodomie profonde, châtiment que les LGBT réclament d’ailleurs parfois pour eux-mêmes quand ils font une bêtise. 

En soi, le peu d’intérêt que le  Conseil Constitutionnel manifeste pour cette double forme de haine est une anomalie constitutionnelle remarquable. Il est admis – même par la Garde des Sceaux, retrouvant la mémoire des cours de droit qu’elle donnait autrefois elle a fini par le reconnaître -, que le blasphème est légal dans la République laïque que nous sommes encore, au moins virtuellement.

LA LOI LAÏQUE CONFIRME LA DIVINITÉ DE JÉSUS

Chanter sur le service public que « Jésus est pédé » est légal, alors que ça prête à discussion. C’est reconnaître implicitement la nature divine du Christ, donc permettant le blasphème et, en même temps, comme on dit chez LREM, nier sa nature humaine dont témoigne le « est pédé » pour éviter de devoir condamner le très stupide auteur de la chanson pour avoir insulté une personne et porté atteinte à la conscience des catholiques, ce qui tombe sous le coup de la loi, comme l’a rappelé le (la) Garde des Sceaux.

Mais j’ai tort de dire qu’il est stupide, il a au moins compris qu’en aidant l’État laïc à mettre en évidence la nature divine de Jésus, il avait ravalé Allah et Mahomet au rang de faussaires, il avait commis une erreur, il s’en est d’ailleurs excusé auprès des musulmans… mais surtout auprès de LGBT !

Notez, les cathos, la République française par une déclaration publique et télévisée du Garde des Sceaux et les aveux d’un imbécile, reconnait de facto la nature divine du Christ. Même le pape François ne l’a pas remarqué. On dit « Merci l’Imprécateur ». 

Mais revenons à la question de la haine LGBTQ+. Donc, quand on est homosexuel, on a le droit de haïr soit les femmes soit les hommes, qu’ils soit nationaux, étrangers ou migrants, sans risquer d’être sanctionné. Mais si l’on n’est pas homo et LGBT, ce serait interdit ?
Il y a là une inégalité révoltante contre laquelle la gauche devrait se lever comme un seul homme, femme, bi, trans, queen…

Je vous laisse réfléchir à l’incohérence intellectuelle et sociale de la gauche politique, du législateur et du Conseil constitutionnel.

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LES DIRIGEANTS DÉMOCRATES GÊNÉS PAR BUTTIGIEG

Le parti démocrate est un peu gêné par ce choix des électeurs progressistes de l’Iowa, ceux que Le Salon beige appelle l’Amérique profonde libérale ou de gauche en commettant une double erreur. L’Amérique profonde, celle des états ruraux et ouvriers du centre et du sud, vote Trump et conservateur.

C’est l’Amérique superficielle, multiculturelle, blanche, d’origine anglaise coloniale, les vieilles et riches familles prospères ultra-libérales ET de gauche, qui vote démocrate.
C’est la seconde erreur, le « ou » n’est pas de mise, l’Amérique démocrate est ultra-libérale Et de gauche, excepté sur l’économie.

Ce qui gêne le plus les instances du PD, le Parti Démocrate, c’est qu’un sondage a détecté 46 % des Afro-américains hostiles à un couple homo à la Maison blanche, et… 95 % chez les musulmans pratiquants. On peut donc prévoir que Mme Peter Buttigieg et son mari n’arriveront pas en finale, les dirigeants démocrates malgré leur niveau plutôt élevé de sénilité n’étant pas assez idiots pour se tirer une balle dans le genou gauche *.
Quoi que…

ON PEUT ÊTRE ULTRA-LIBÉRAL ET DE GAUCHE

Je vois l’objection arriver : on ne pourrait pas être ultra-libéral Et de gauche.
Mais si, mais si, mais il suffit d’une petite explication historique.

Avant 1789, la société était royaliste dans sa gestion pyramidale, jupitérienne comme dit l’autre, mais socialiste dans son fonctionnement par une organisation en confréries, associations, ligues, etc. de religieux, d’artisans, tailleurs de pierres, ferronniers, menuisiers, médecins, bourgeois des villes… souvent regroupés par quartiers et dont l’équivalent moderne se retrouve dans les syndicats et corporations qui, eux aussi, défendent des groupes professionnels ou sociaux bien précis.

LA GAUCHE RÉVOLUTIONNAIRE CRÉE UNE SOCIÉTÉ LIBÉRALE

Les philosophes et les révolutionnaires de la bourgeoisie, les Saint Just, Marat, Robespierre, etc… ont brisé cela à coups de guillotine pour instaurer une société égalitaire où l’individu primerait, donc libérale dans sa finalité. Avec pour conséquence que, le peuple n’étant plus soumis aux confréries, associations et ligues, s’est retrouvé plus malléable, ce qui permit à la bourgeoisie de prendre le pouvoir en 1789 en promettant liberté, égalité et fraternité au peuple naïf… et de revenir en douceur en quelques années à une gestion politique de de type royaliste et même impérial.

Mais le marxisme arriva au XIXème siècle, et la gauche se voulut socialiste en rejetant le libéralisme à droite, et en lui abandonnant l’économie, d’ou un progrès économique formidable : industrie, énergie, trains, automobiles, avions, communications, informatique, conquête de l’espace…

Mais dans les années 60, elle re-bascule vers le libéralisme social, avec un point culminant en 1968, « il est interdit d’interdire« . Et, grâce à la pilule et au préservatif, la sanctification de toutes les formes de sexualité considérées précédemment comme maladies ou déviances, fin de l’honorable virginité, homosexualité et pédophilie (avec les grands-prêtres de la décadence Sartre, de Beauvoir, Matzneff, Cohn-Bendit…).

En même temps, elle a obtenu des partis politiques français qu’ils re-socialisent l’économie par la fiscalité, les lois, les normes, tout ce qui a conduit la France à partir des années 70 à avoir une gestion déficitaire et appauvrissante, pour les classes défavorisées d’abord, et pour les classes moyennes maintenant. Et ce simultanément, bien sûr, à l’enrichissement formidable des classes supérieures, comme toujours dans l’histoire du socialisme qui finit dans tous les pays où il exerce par une élite de milliardaires traitant le peuple comme du bétail à traire.

LA GAUCHE REDEVIENT CONSERVATRICE SUR LE SEXE, MAIS…

Soixante ans plus tard, on assiste à un nouveau basculement de la gauche. Elle redevient d’une pudibonderie de chaisières sur le sexe. Un regard, un compliment, une avance de nature sexuelle d’un homme vers une femme (c’est naturel et écolo) est à nouveau considéré comme un crime.
C’est #Metoo, et la chasse aux vieux pédophiles… en même temps qu’on détruit le couple classique et la famille, les filles rejetant les moyens de contraception au profit de l’avortement pour toutes et gratuit.

Et en même temps, la gauche devient ultra-libérale sur la vie.
Jusqu’ici seuls étaient tués les embryons d’humains dans le ventre de leur mère si elle avait une raison médicale ou sociale grave (viol, inceste, accident) de le demander. Puis ce droit de tuer leur a été accordé sur l’enfant pour leur bon plaisir, mais dans un délai limité à douze semaines.
Maintenant, des voix à gauche réclament son extension « jusqu’à la naissance » et même bientôt, pourquoi pas, au-delà, comme cette mère qui vient d’être arrêtée pour avoir étouffé sa fille de 1 an le jour de son anniversaire parce qu’elle l’encombrait.

Et l’ouverture pour la mort continue…

Lundi dernier la Haute Autorité pour la Santé (non élue et nommée par le gouvernement sur des critères politiques et non scientifiques) a publié un rapport donnant aux médecins les bonnes manières pour accélérer la mort des vieux en fin de vie, c’est à dire les euthanasier, comme on le fait déjà en France pour les handicapés lourds.
La gauche dit que c’est progressiste ? Non, c’est du néonazisme.

LA GAUCHE EST COMPLIQUÉE PARCE QU’ILLOGIQUE

L’écrivain italien Umberto Eco et l’artiste-auteur-acteur-philosophe Fabrice Lucchini ont dit qu’ils ne voulaient pas être de gauche parce que c’était « trop compliqué ». Eco a donné l’exemple de l’informatique en expliquant que, pour avoir un PC, il faut être protestant et de gauche : cliquer sur enter pour sortir d’un programme et open pour fermer l’ordinateur.
Mes collaboratrices étaient autrefois du même avis : quand j’ai décidé de remplacer tous les IBM par des Mac, leurs deux déléguées syndicales sont venues me remercier « Tu peux pas savoir ce que c’est plus facile pour elles ». Les gens de droite ont des Mac, dit Umberto Eco. Ce qui m’a été confirmé par des informaticiens : « Tu ne comprends pas les PC parce que tu es trop logique, tu veux toujours que si tu tapes sur une touche, tu aies le résultat annoncé, il faut que tu apprennes à être intuitif« . Oui, comme les gamins de quatre ans qui tapent sur toutes les touches de l’ordinateur ou de la tablette de Papa jusqu’à voir apparaître l’icône d’un jeu ?

La gauche c’est pareil. Il ne faut ni être logique, ni vraiment intelligent, l’intuition basique du primate suffit.

L’Imprécateur
12 février 2020

* Au moment où nous publions cet article, nous apprenons la courte victoire de Bernie Sanders contre Buttigieg dans le New Hampshire.

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Zglb
Zglb
13 février 2020 13 h 58 min

Presque à chaque fois – je ne dis pas « à chaque fois », mais j’ai failli le dire – que j’ai rencontré un « intelligent » il était socialiste mais était, en vérité, un parfait TDC. Des communistes, j’en ai rencontré aussi, pas mal même, mais ils étaient presque tous des menteurs et ne croyaient strictement rien de ce qu’ils péroraient. Alors il y a peut-être une raison à cela, la raison est que le siège de l’intelligence c’est le cœur.

Claude Roland
Claude Roland
13 février 2020 13 h 38 min

Il n’y a pas d’incohérence sociale, c’est une dictature qui appelle donc une résistance (certains ajouteront « armée »). Dans une dictature, tout ce qui ne dit pas, ne pense pas, n’agit pas comme les gouvernants et leur clique est menacé de goulag ré-éducatif ou de mort (la mort sociale d’abord). « La gauche dit que c’est progressiste ? Non, c’est du néonazisme. » Ben le nazisme est un socialisme national, non ?! « l’intuition basique du primate suffit. » Ben oui, les LGBTQ+ ne sont-ils pas des bonobos, finalement ? Il est tout de même curieux que le chanteur-auteur de « Jesus est PD » ait encore… Lire la suite »

Dissident
Dissident
12 février 2020 20 h 23 min

J’ai, en son temps sous les coups de boutoir des sinistres à hollandouille le damné, récupéré un dessin humoristique version dure à ce propos. Explication aux enfants à l’école progressiste : Comment savoir qui est papa et qui est maman ? Si tu as deux papas, celui qui se fait enculer est maman. Si tu as deux mamans, celle qui a le gode ceinture est papa. Ah oui, c’est vulgaire, pire que du Bigard. Sauf que c’est ce qu’ils font tous les jours, partout ! Alors, moi je veux bien qu’on disserte, qu’on analyse, qu’on se mette la rate en… Lire la suite »

Claude Roland
Claude Roland
13 février 2020 13 h 40 min
Répondre à  Dissident

Demandez aux islamistes ! Il mettront volontiers de l’ordre dans tout ça.

Dissident
Dissident
14 février 2020 11 h 54 min
Répondre à  Claude Roland

Les islamistes, je ne veux pas leur causer, je préfère qu’on les vitrifie.

Patrick VERRO
12 février 2020 18 h 02 min

Les repères de notre Société réelle traditionnelle se délitent les uns après les autres au profit d’une Société fantasmée qui se veut progressiste…
Aujourd’hui, le cynisme ayant remplacé l’intelligence, tout devient permis !

finance
finance
12 février 2020 23 h 26 min
Répondre à  Patrick VERRO

Patrick, je ne pense pas que ce soit du cynisme mais bien pire : c’est un désir de détruire la société , ses racines , ses fondements et ce désir émane d’une certaine élite mondialiste qui , elle, en revanche , se garde bien de tomber aussi bas .

michèle chevrier
michèle chevrier
13 février 2020 9 h 03 min
Répondre à  finance

Vous êtes sur qu’ils ne tombe pas aussi bas?

L'Imprécateur
Administrateur
14 février 2020 16 h 53 min
Répondre à  michèle chevrier

Vous avez raison, Michèle, voyez le nombre d’homosexuels dans les cabinets ministériels ou celui d’Anne Hidalgo.

Claude Roland
Claude Roland
13 février 2020 13 h 41 min
Répondre à  finance

C’est de la pure anarchie qui, selon les calculs de ceux d’en haut (très haut), devrait amener les peuples à s’entretuer entre eux (guerre civile, la pire) pour faire du vide.

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