LES MÉDIAS ET L’INFORMATION DIRIGÉE
(Jean Goychman)

 
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La saturation de nos récepteurs sensoriels

Pour aveugler les radars allemands durant la seconde guerre mondiales; les bombardiers alliés larguaient des nuées de bandelettes d’aluminium, appelées « windows ». Les écrans des radars ne montraient plus qu’une sorte de « neige » et les échos des avions devenaient invisibles le temps de la chute de ces paillettes. Aujourd’hui, on aveugle nos esprits par un procédé, somme toute, assez similaire.

Le brouillage-radar de l’actualité

Lorsque se produit un évènement, seule la résonance que lui donneront les médias permettra de le classer comme important ou pas. Prenons un simple exemple dans l’actualité. Je mets en parallèle deux évènements qui se sont produits simultanément ou presque:

Le décès du chanteur Johnny Hallyday et le non-respect par l’Allemagne d’un accord signé en 2002 sur la mise en commun de forces militaires. Ces deux évènements se sont produits pratiquement le même jour. Je ne sais pas quel est celui qui vous semble le plus important plus vous, mais si on en juge par le temps que les médias – et particulièrement les chaînes TV d’informations en boucle – il n’y a pas photo.

Les obsèques de Johnny Hallyday, évènement marquant de la décennie

La nouvelle est tombée très tôt le jeudi 7 décembre (anniversaire de l’attaque de Pearl-Harbour et de l’entrée des États-Unis dans la deuxième guerre mondiale). Tous les médias se sont consacrés exclusivement à la mort du chanteur. Plus rien d’autre n’a existé pendant 24 ou 48 heures. Si vous vouliez avoir d’autres nouvelles par la télévision, il fallait regarder les chaînes étrangères. Le lendemain, quelques phrases et quelques images étaient diffusées sur la déclaration, pourtant de retentissement mondial, faite par Donald Trump au sujet du déménagement vers Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël. Et ceci s’est poursuivi jusqu’au lundi 11 décembre, après que nous ayons eu droit in-extenso à la cérémonie des obsèques, puis de l’envol du cercueil depuis Le Bourget, l’arrivée à Saint-Martin suivie de celle à Saint-Barthélémy. Si on classait l’importance des évènements par temps d’émission, on le trouverait certainement dans le groupe de ceux qui ont marqué la décennie.

La trahison allemande passe pour un détail sans importance

En 2002, aux termes d’accords appelés « Accords de Schwerin », l’Allemagne avait signé avec la France un accord portant sur la PESD (Politique Européenne de Sécurité et de Défense) [1]. Ces accords se plaçaient dans la lignée du fameux Traité de l’Élysée de 1963 dit « de l’amitié franco-allemande ». Eh bien ! Nos « amis » allemands ont décidé de s’en affranchir en passant directement un marché de 400 millions d’euros avec OBH Systems, entreprise allemande construisant des satellites.

Ce marché porte sur l’achat de 2 satellites d’observation militaires à haut pouvoir de résolution.

Pourtant, d’après le journal La Tribune [2], « « Ce système a permis à chaque pays de se spécialiser et d’éviter de dupliquer les moyens, la France fournissant les images optiques, l’Allemagne et l’Italie les images radars » avait précisé en juillet 2015 l’ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ».

Les Allemands auraient-ils agi de la même manière avec de Gaulle ?

On peut sans trop s’avancer affirmer que NON. En avez-vous seulement entendu parler ? A part cet article de La Tribune, je n’ai, pour ma part, rien entendu la dessus dans les médias « mainstream », c’est-à-dire ceux ou on vous abreuve d’images en boucle entre deux séances interminables de clips publicitaires.

Certes, je n’ai pas veillé nuits et jours, mais j’ai regardé les journaux de 13:00 et 20:00. A croire que cela n’intéresse personne. Au moment même ou Emmanuel Macron se targue de construire l’Europe avec les Allemands – et notamment par la création d’une force militaire commune – ces derniers nous laissent tomber comme une vieille chaussette et personne ne dit mot. Chaque fois que la France décide de faire quelque chose par elle-même, les inconditionnels du fédéralisme euro-mondialiste crient à l’isolement et au repli sur soi. On trouve, somme toute, naturel que d’autres le fassent. Lorsque les parlementaires allemands ont vidé de sa substance le Traité de 1963, de Gaulle a réagi sans éclat mais avec fermeté en allant chercher une alliance de revers avec l’URSS. Cela a rendu les Allemands « plus souples » notamment sur la politique agricole.

En 2017, aucune réaction. Rien ! Nada ! Circulez !

L’audimat est-il la seule justification ?

Cette tendance lourde de focaliser l’actualité sur un seul évènement est-elle uniquement dictée par les résultats d’écoute mesurés par l’audimat ? – Difficile de le croire. Sans tomber dans le fantasme de la conspiration universelle, on peut constater que ne pas trouver dans toute une journée d’informations diffusées en continu un seul créneau de quelques minutes pour parler d’une chose dont les conséquences futures peuvent se révéler considérables pose néanmoins le problème de l’objectivité de certains médias. Le décès de Johnny Hallyday est certes une triste nouvelle, surtout pour sa famille, ses proches et ses amis ou ses fans. Mais c’est malheureusement le sort commun à tout être vivant quel qu’il soit.

Du reste, l’académicien Jean d’Ormesson, qui nous a quittés la veille du départ de Johnny Hallyday, n’a pas eu droit au même « traitement de faveur ».

Allumer le « contre-feu » ?

Ne s’agit-il pas, de fait, lorsque l’actualité politique ne se révèle guère clémente envers les puissants qui nous dirigent, de passer, telle une sorte de « pertes-et-profits » du silence afin de ne pas porter atteinte à leur crédit ? Je ne dis pas qu’eux-mêmes en soient à l’origine, mais je ne pense pas non plus qu’ils aient fait le forcing pour commenter certaines choses devant les caméras. Johnny Hallyday, qui voulait avec beaucoup de talent, « allumer le feu » n’a-t-il pas un peu servi de contre-feu ?

Jean Goychman
11/12/2017

[1] http://www.dokumente-documents.info/uploads/tx_ewsdokumente/DOC_2002_3.pdf

[2] https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/observation-spatiale-quand-l-allemagne-se-joue-de-la-france-760854.html#comment1847003



 

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LIBYE : ESCLAVAGE DE TOUS LES JOURS
(Jean Goychman)

 
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Il y a quelques jours, un reportage de CNN montrait des images insupportables de migrants d’Afrique sub-saharienne vendus comme esclaves [1]. Ces images ont rapidement fait le tour du monde, soulevant une légitime indignation. Il vint rapidement à l’esprit des gens qui regardait cette vidéo que ce sont les grandes migrations que nous connaissons actuellement qui sont à l’origine de ces procédés répugnants.

Emmanuel Macron s’empare du dossier

Lors de son intervention à Ouagadougou, notre président annonce qu’il va prendre ce problème « à bras le corps » et propose l’intervention en Lybie d’une force multilatérale pour protéger ces populations rendues captives aux mains de passeurs qui n’hésitent pas à tirer profit de ces pauvres êtres directement à leur merci et en toute impunité. On ne peut qu’applaudir une telle décision.

Cependant, certaines informations font défaut. Notamment : à qui ces marchands d’esclaves vendent-ils ces hommes ? Et, une fois vendus, comment font-ils pour les faire voyager ?

Poussent-ils l’ignominie jusqu’à présenter une facture d’achat en bonne et due forme pour passer les frontières ? Ou bien restent-ils sur place ? Toutes ces questions sont sans réponse. Si l’envoi de cette force d’intervention parait louable, elle ne résoud cependant pas tout et ne répond pas à la question « Que faire des migrants une fois libérés ? » – Les renvoyer dans leur pays d’origine ou bien les escorter vers l’Europe ? De son coté, qu’en pense la Lybie et ceux qui la dirigent ?

Phénomène connu depuis longtemps sur lequel les yeux et les consciences se sont fermés ?

Lorsque le sujet était abordé jusqu’à une date récente, tout le monde regardait ailleurs. Mais la question était rarement posée.

Les organisations dites « humanitaires » sont souvent… sélectives dans leurs analyses. Poutant, les choses étaient parfaitement connues. Voici un bref extrait du livre écrit en 1993 par Pierre Clostermann [2] lors d’un séjour à Mombasa :

Hélas, ce genre de trafic à continuer à exister malgré l’abolition officielle de l’esclavage, contenu dans la Déclaration universelle des Droits de L’Homme de 1948. Pourtant, tous les ans se tient sous l’égide de l’ONU une « journée internationale pour l’abolition de l’esclavage »… Le titre laisse donc penser que l’esclavage existe toujours et qu’on a choisi de ne plus en parler. Pourquoi ?

Il y a comme une « gêne » vis-à-vis de… certains pays” vous ne trouvez pas ?

Peut-être que certaines raisons (diplomatiques ou commerciales) conduisent à passer sous silence le fait que certains pays tolèreraient encore ces pratiques infâmes. Or, quasiment tous les pays ont ratifiés la déclaration de 1948. Certains, comme le Koweït, l’ont officiellement aboli dès 1949. Les Émirats et l’Arabie Saoudite l’ont suivi entre 1950 et 1970. Mais peut-être que « certains pays » (parmi ceux qui l’ont ratifié) n’en respectent pas les termes. Comme personne ne veut en parler, aucune sanction n’est prise. Il parait cependant évident que pour que ce commerce (le mot est-il approprié ?) fonctionne, il faut (comme on dit dans les milieux économiques) « qu’il y ait un marché » donc de la demande.

S’inspirer de la loi sur la prostitution ?

La loi française en matière de prostitution n’interdit pas formellement cette activité mais pénalise les clients. Pourquoi ne pas s’en inspirer et dire officiellement que tout État qui participerait ou tolèrerait un tel trafic d’êtres humains sera sanctionné et mis au ban de la collectivité internationale ?

À moins que ce brusque coup de projecteur donné par la chaîne CNN soit inspiré par d’autres considérations, comme par exemple montrer la détresse humaine des migrants pour qu’ils soient plus facilement acceptés et, psychologiquement, accueillis en Europe avec plus de facilité, ce qui est loin d’être impossible…

Les mauvaises relations entre CNN et Trump ne sont pas un scoop. Mais il est curieux d’apprendre aujourd’hui que le président Trump a décidé que les États-Unis allaient quitter le « Pacte Mondial sur les Migrants et Réfugiés » [3]. Voir l’article de Boulevard Voltaire.

Il ne peut évidemment s’agir que d’une simple coïncidence de dates…

 

Jean Goychman
05/12/21017

[1] https://www.youtube.com/watch?v=2S2qtGisT34&feature=youtu.be
[2] « Mémoires au Bout d’un Fil » p. 226 – Pierre Clostermann (éd. Arthaud).
[3] http://www.europe1.fr/international/onu-retrait-des-usa-dun-pacte-mondial-sur-les-migrants-et-refugies-3509681



 

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DE GAULLE : CARREFOUR ENTRE L’EST ET L’OUEST
(Jean Goychman)

 
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De Gaulle fut l’un des rares chefs d’État à avoir rencontré les trois dirigeants de l’URSS que furent Staline, Khrouchtchev et Brejnev. C’est ce que disait Hélène Carrère d’Encausse dans l’émission « Spécial Russie » diffusée récemment sur la chaîne Histoire dans le cadre du magazine L’Histoire en Marche. Durant cette émission qui coïncidait avec la parution de son ouvrage De Gaulle et la Russie, elle donne un éclairage très intéressant sur ce que de Gaulle pensait des rapports entre la France et la Russie.

Une amitié ancestrale

Contrairement à nos hommes politiques d’aujourd’hui qui ne vivent que dans l’actualité (j’allais écrire « leur actualité ») de Gaulle embrassait dans sa vision plusieurs siècles d’histoire. On réalise alors combien les liens du passé entre la France et la Russie sont encore présents.

Anne de Kiev

Cela remonte au XIème siècle lorsque Anne de Kiev devint Reine de France en épousant le petit-fils d’Hugues Capet qui régna sous le nom d’Henri Ier. De leur union provient ainsi un sang russe dans la dynastie capétienne.

Les relations diplomatiques entre les deux pays datent de 1717, voici tout juste trois siècles. Catherine II manifestait beaucoup d’intérêt pour la culture française, en particulier pour les œuvres de Voltaire et de Diderot. La langue française était écrite et parlée par l’aristocratie russe.

Catherine II dite La Grande Catherine

Cependant, la Tsarine Catherine II manifesta son désaccord profond avec la Révolution française, ce qui entraîna la rupture des relations diplomatiques ainsi que la dénonciation du Traité de commerce de 1787.

Pour autant, les liens avec l’aristocratie française ne furent nullement rompus. La Russie accueillit un certain nombre d’émigrés venant de ses rangs, tout comme l’inverse se produisit en 1917 lors de la révolution bolchevique.

Les guerres napoléoniennes

« Ouverture Solennelle 1812 » (Tchaïkovski) – que vous pouvez écouter en cliquant sur l’image (15:46)

1812 fut l’année de la guerre avec la France de Napoléon, mais les combats, souvent violents sur le sol russe et ailleurs en Europe, donnèrent l’avantage aux russes. L’Empereur capitula en 1814, évènement marquant le début de la fin du règne de Napoléon. Cette guerre eut pourtant peu d’influence sur les échanges culturels entre les deux pays.

Le second conflit qui opposa la France à la Russie fut la Campagne de Crimée de 1854, durant le Second Empire de Napoléon III. Il naquit d’un différent diplomatique entre l’Empire russe d’une part et une coalition formée par l’Empire ottoman, la France, le Royaume Uni et le Royaume de Sardaigne d’autre part. Le problème venait du développement des moyens de transport qui avaient considérablement augmenté le nombre des pèlerins vers les Lieux Saints de Palestine. Les Catholiques ne réussirent pas à s’entendre avec les Orthodoxes sur le nombre des ecclésiastiques, ce qui n’était qu’un prétexte [1]. Alliées aux Anglais, les troupes de Napoléon III remportèrent la victoire à la bataille de l’Alma (rivière sur la route de Sébastopol, ville russe où les Anglais voulaient établir une base navale pour leur flotte de guerre).

Le retour de la diplomatie et la deuxième Guerre mondiale

Alexandre II

Dès 1855, le Tsar Alexandre II chercha à rétablir les relations diplomatiques avec la France, ce qui fut fait en 1857. En 1878, la Russie participa à l’Exposition universelle de Paris. Ensuite, il y eut toute une série d’échanges culturels entre les universités des deux pays et les relations furent stables jusqu’en 1917. C’était l’ère de la Triple Entente qui liait la Russie, l’Angleterre et la France. À la révolution russe, la société française se scinda en deux, une partie s’opposant et l’autre soutenant ladite révolution. Il faut dire que, au début de la guerre, la France était devenue à la fois le premier créancier et le principal partenaire économique de la Russie [2].

En 1924, la France reconnut officiellement l’Union Soviétique, mais les rapports restèrent assez froids. En 1943, le gouvernement de Moscou reconnut le Comité Français de Libération Nationale trouvant son origine dans la France Libre, qui devint la France Combattante en 1942, avant de s’appeler CFLN en 1943. En 1944, le CFLN devint le Gouvernement provisoire. En fait, les relations entre de Gaulle et Staline avaient commencé dès 1941. Cette reconnaissance était extrêmement importante pour de Gaulle, car il avait conscience du « poids politique » du Parti Communiste en France.

De Gaulle, dès 1940, alors que le pays sombrait, avait perçu que l’Allemagne allait perdre la guerre alors que les américains étaient beaucoup plus dubitatifs. En vérité, ce n’est qu’après que l’Armée Rouge eu vaincu la Wehrmacht à Stalingrad en 1943 que Roosevelt, malgré l’insistance de Churchill qui lui réclamait à cors et à cris depuis 1942, lança les opérations du débarquement en Normandie. Ce débarquement avait pour objectif principal d’empêcher que les troupes de Staline aillent trop loin vers l’ouest de l’Europe… De Gaulle avait été soigneusement écarté des préparatifs et n’a été informé qu’au dernier moment. Il y avait donc un certain climat de « suspicion » entre Roosevelt et lui. La reconnaissance de de Gaulle par Staline arrivait ainsi à point nommé.

La préparation de l’après-guerre

De Gaulle s’intéressait plus aux hommes qu’aux idéologies. Son but était de redonner à la France la place qu’elle occupait depuis plus de trois siècles dans le concert des Nations. Il connaissait les sentiments de Roosevelt à son égard et il méfiait des intentions de Churchill vis-à-vis de l’Empire français du Moyen-orient, notamment en Syrie. Un appui du côté de l’URSS pouvait rééquilibrer les choses, même si Staline s’était montré assezpeu réceptif sur la question du maintien des frontières de l’Empire français. Le voyage à Moscou, passant par l’Égypte, l’Iran et Stalingrad, a été déterminant. Parti de Paris le 24 novembre 1944, de Gaulle ne quittera Moscou que le 10 décembre. Les discussions qu’il eut avec Staline ont permis de conclure une sorte d’accord tacite qui confortait de Gaulle en tant que Chef du gouvernement français, évidemment appuyé par les communistes.

L’objectif de de Gaulle était double : d’une part, faire en sorte que le gouvernement dont il était à la tête soit reconnu par l’URSS, et d’autre part que la France soit dans le camp des vainqueurs. Enfin, subsidiairement, de Gaulle voulait évoquer également la frontière franco-allemande et notamment sur la rive gauche du Rhin. De son côté, Staline avait besoin de de Gaulle pour l’appuyer face aux anglais et aux américains pour la frontière polonaise [3]. Un accord fut trouvé sur les deux premiers points mais Staline resta très évasif sur le dernier.

L’éclipse du pouvoir et la reprise en main

De Gaulle quitte le pouvoir le 20 janvier 1946, après avoir constaté que la nouvelle assemblée issue des élections du 21 octobre 1945 ayant ainsi fait du Parti Communiste le premier parti de France, ne lui permettait pas de conduire les affaires du pays comme il l’aurait souhaité, bien qu’étant reconduit à la présidence du Conseil. Persuadé que la France ferait de nouveau et rapidement appel à lui, il se retira à Colombey-les-Deux-Églises. Ce ne fut cependant qu’en 1958 que le Président René Coty fit appel à lui. Même si l’on sait, par différents témoignages [4] qu’il suivait de près ce qui se passait tant sur le plan national qu’international, il ne fit pratiquement aucune déclaration publique.

À son retour aux affaires en mai 1958, il lui fallut en priorité mettre fin à la guerre d’Algérie. Après l’indépendance en 1962, il se tourna vers l’Europe pour tenter d’infléchir un processus d’intégration européenne dont l’élément fédérateur était essentiellement américain. Il proposa donc au Chancelier Adenauer de signer un Traité de coopération entre la France et l’Allemagne mais pouvant être étendu aux pays européens qui le souhaiteraient. La France, devenue une puissance nucléaire proposait à l’Allemagne sa protection en cas d’attaque et l’Allemagne s’engageait, en contre-partie, à développer des grands programmes industriels avec la France. Le Traité fut signé le 23 janvier 1963, mais le Bundestag devait le ratifier avant son entrée en vigueur. Les américains ne voulaient pas entendre parler de ce Traité et firent en sorte que le Bundestag ne le ratifie qu’après l’avoir vidé de son contenu, ce qui le rendait inutile.

La France au-delà de l’Europe

De Gaulle ne dit rien mais agit sans tarder. Conscient que ses véritables adversaires européens se trouvaient en réalité aux États-Unis, il affirma haut et fort l’indépendance de la France par une suite continue d’actions et de déclarations qui contribuèrent grandement à rehausser le prestige international de la France avec laquelle il allait falloir désormais compter. Il s’engage résolument dans un rapprochement avec les pays considérés comme des adversaires des États-Unis. Il faut souligner que de Gaulle n’avait jamais voulu couper les ponts avec l’Union Soviétique et avait reçu, dès mars 1960, Nikita Khrouchtchev. Lors de son retour aux affaires de 1958, les dirigeants soviétiques voyaient en lui un allié potentiel. Il avait notamment énoncé le fameux triptyque « Détente, Entente, Coopération » qui allait marquer ses relations avec les pays de l’Est. Son rapprochement avec Adenauer les avait quelque peu troublés. Peu de temps après, de Gaulle écrit au président Eisenhower pour lui proposer la mise place d’un directoire tripartite de l’OTAN entre les États-Unis, l’Angleterre et la France. Cela n’était pas du goût d’Adenauer, à qui de Gaulle n’avait rien dit. On retrouve ici une des caractéristiques de la politique de de Gaulle de toujours garder un équilibre pour ne pas apparaître comme inféodé à quiconque. Le voyage de Khrouchtchev fut très important car c’est la première fois qu’un chef d’État de l’URSS venait en France, et tout porte à croire que de Gaulle avait soigneusement choisi la date car la France était devenue une puissance nucléaire un mois avant.

Néanmoins, la route de Moscou passera par Pékin.

Mao tsé-Toung et de Gaulle prennent tous deux une position critique envers Moscou, en refusant l’accord proposé par Khrouchtchev sur la proposition d’un pacte de non-agression entre l’OTAN et les pays du Pacte de Varsovie. Jugeant la situation propice, de Gaulle fit officiellement reconnaître par le gouvernement français la République Populaire de Chine le 27 janvier 1964 [5].

Parallèlement, un traité commercial est conclu entre la France et l’Union Soviétique en octobre 1964, et en mai 1965 fut signé le fameux Accord de coopération sur l’énergie nucléaire. Les américains y virent, bien sûr, une provocation supplémentaire…

Le tournant capital du voyage à Moscou de 1966

Afin de bien montrer que la France n’entendait pas déléguer aux seuls États-Unis le monopole des relations avec l’URSS, de Gaulle se rend à Moscou où il séjournera du 20 juin au 1er juillet 1966. Cette visite fut le complément logique de la décision de février 1966 de retirer toutes les forces françaises du commandement intégré de l’OTAN, complétée par une évacuation de toutes les bases étrangères situées sur le sol français. Une telle attitude ne pouvait que plaire aux autorités soviétiques qui lui réservèrent un accueil chaleureux. Il rencontre pratiquement tous les dirigeants soviétiques et effectue un périple qui le mènera de Moscou à Saint-Pétersbourg puis en Sibérie, et se terminera par Leningrad, Kiev et Volgograd, acclamé partout par une foule dense.

Le 30 juin, veille de son retour, il prononcera son fameux discours sur « l’amitié de la France éternelle envers la Russie éternelle ». Dans ce discours, vibrant hommage à l’âme des peuples qui savent faire la différence entre l’Histoire et les péripéties dues au caractère des hommes, il rappelle les siècles d’une long passé d’amitié entre nos deux peuples. Il termine avec beaucoup de lyrisme en disant que ce passé doit préfigurer l’avenir et que nos deux pays doivent continuer leur route commune. Il conclut que le moment de la détente et de la coopération en Europe était venu. Il suggèra – sans toutefois le dire précisément – qu’il conviendrait d’installer une sorte de téléphone rouge entre Moscou et Paris, identique à celui qui existe ente Moscou et Washington.

L’Europe de l’Atlantique à l’Oural

On ne peut que constater la vision à long terme qu’avait de Gaulle depuis son discours de novembre 1959 dans lequel il affirmait :

« Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui décidera du destin du monde ! »

La puissance de cette phrase qui bouscule l’ordre bipartite établi au lendemain de la guerre, décrit en peu de mots ce que devait être l’Europe du futur et quel rôle elle devait jouer dans le monde. Elle sous-tendait toute la politique étrangère du général de Gaulle qui n’aura de cesse, pour y aboutir, de se doter des moyens nécessaires. La force de dissuasion, le redressement économique de la France, son rayonnement culturel en sont les témoignages.

Personnage hors du commun dans notre histoire, il a su, par sa seule volonté, marquer une étape cruciale pour sortir notre pays de l’irrémédiable déclin auquel il était voué.

Le retour à l’étalon-or et l’ordre financier mondial

De Gaulle avait su déjouer le piège des dollars AMGOT [6] en prenant de vitesse les USA qui comptaient bien introduire une monnaie d’occupation dans les « territoires libérés » (ce qui aurait fait d’eux des « territoires occupés »).

Il avait une conscience parfaite de la bataille financière qui allait se jouer autour du dollar qui allait devenir la monnaie des échanges internationaux tout en gardant un statut de monnaie domestique américaine. Il avait compris très rapidement que la convertibilité du dollar en or était un leurre qui disparaîtrait rapidement. Dès que les dettes françaises furent remboursées, il demanda l’application de cette convertibilité en échangeant les dollars qui s’accumulaient à la Banque de France contre de l’or physique. On estime qu’environ 900 tonnes ont ainsi été rapatriées entre 1962 et 1967. Il savait parfaitement que la Réserve Fédérale US ne pourrait pas continuer longtemps à faire semblant et dénonça cet abus dans une conférence de presse en 1965, accusant les États-Unis de s’enrichir sur le dos des autres nations en imprimant du papier. [7]

À la fois visionnaire et pragmatique

Tous ceux qui aujourd’hui se réclament d’une sorte de « filiation politique » avec de Gaulle devraient surtout prendre la mesure de leurs différences.

On peut l’aimer ou le détester. Mais il ne saurait susciter l’indifférence de ceux qui l’ont acclamé ou subi. Il est regrettable qu’il n’ait pu achever ses Mémoires d’Espoir qui auraient certainement été une source d’inspiration pour les générations futures.

Laissons-lui une ultime parole :

« Pour faire de grandes choses, il faut de grands hommes. Et ils ne le sont que parce qu’ils ont choisi de l’être. »

 

Jean Goychman
29/11/2017

 

[1] http://www.histoire-pour-tous.fr/guerres/4321-la-guerre-de-crimee-1853-1856.html
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_russe
[3] https://tempsreel.nouvelobs.com/histoire/20170125.OBS4342/l-histoire-meconnue-de-la-pologne-pendant-la-seconde-guerre-mondiale.html
[4] Voir En écoutant de Gaulle” de Claude Guy (éd. Grasset). J’ai personnellement reçu le témoignage de Pierre Clostermann, député UDSR, qui avait rendu plusieurs visites privées au Général entre 1946 et 1958.
[5] http://histoire-a-sac-a-dos.com/1964-france-reconnait-republique-populaire-chine/
[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Billet_drapeau
[7] https://www.youtube.com/watch?v=8IiAq4iz4uE

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ANGELA MERKEL CHERCHE UNE ALLIANCE CONTRE-NATURE
(Jean Goychman)

 
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Après deux mois de réunions, tergiversations, de manœuvres en tous genres, Angela Merkel n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente pour former un gouvernement. Après un constat d’échec dû à une incompatibilité totale entre les écolos et les libéraux du FDP, elle déclara que de nouvelles élections seraient envisageables [1].

Une parole imprudente

À peine ces mots prononcés, elle commença à faire ses comptes en matière de répartition des votes. Dans cette approche, nos politiciens sont bien meilleurs que lorsqu’ils doivent apporter des solutions au quotidien sur les problèmes de société. Et bien vite elle s’est rendue compte qu’elle devait faire « arrière-toute » comme disent les marins. La conclusion était qu’une nouvelle consultation ne pouvait que bénéficier aux « populistes ». Car, comme disait François Mitterrand, fin connaisseur de l’âme humaine, « les vieux pêchés ont de longues ombres » et le dernier gouvernement de coalition formé entre le CDU de Merkel et le SPD de Schulz est loin d’avoir suscité l’enthousiasme populaire…

Un échec électoral cuisant

De ce point de vue, les dernières élections ont été une véritable « Bérézina » pour Angela Merkel, dont le parti perdait un quart de ses électeurs – du jamais vu depuis la création de la République Fédérale. Quant au SPD, il faut remonter à 1933 pour trouver un score aussi faible. Chacun des deux pensait que ces mauvais résultats étaient imputables à l’autre, rendant ainsi hautement improbable une nouvelle coalition qui les auraient réunis. Manque de pot, elle s’est mise dans une sorte de « corner ». Soit elle prend le risque de connaître une défaite encore plus cuisante en cas de nouvelles élections, soit elle va chercher une entente avec Schulz qui lui éviterait cette infamie. De son côté, l’intéressé sait que Merkel est dans un état de grande faiblesse et qu’elle ne peut rien lui refuser, y compris un projet de gouvernement très « ancré à gauche » du moins vu par les Allemands, mais en tout cas nettement divergent par rapport à la ligne traditionnelle du CDU.

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse

Après tout, Angela Merkel peut se dire que l’essentiel est de sauver les apparences et d’habiller tout ça du respect « des valeurs de la République » en disant que c’est la seule façon de couper la route au populisme. Ce sont les gens comme elle qui accentuent jusqu’au point de rupture les tensions entre les gouvernants et les gouvernés. Qu’est-ce que cette attitude qui consiste, après avoir ramassé une claque électorale, à chercher à s’allier avec quelqu’un dont les idées sont opposées aux siennes, uniquement parce qu’on pense que les gens ne vont pas « bien » voter si on les reconvoque ? Et après, on nous parle de « démocratie », d’Europe (pour le bien de laquelle on serait conduit à agir ainsi) !

Le précédent français des Régionales

Ce n’est pas la première fois qu’on réunit des adversaires pour barrer la route au populisme, qui n’est (on veut nous le faire oublier) que l’expression du choix d’un peuple encore réputé – mais pour combien de temps ? – souverain. Souvenez-vous en 2015, lors des élections régionales, les socialistes (ou prétendus tels) préférant se faire « hara-kiri » plutôt que de laisser le Front National remporter certaines régions… Où est la « démocratie » dans cette attitude ? L’alpha et l’oméga d’une politique peuvent-ils être réduits à empêcher par tous moyens la montée inexorable de la volonté populaire ?

Les masques tombent

Une nouvelle réalité commence à apparaître. Le soi-disant combat droite/gauche n’est, dans les faits, qu’un combat factice de gens appartenant à la même idéologie euro-mondialiste. Ce ne sont que des postures destinées à masquer les objectifs réels et tromper les peuples. La seule cause pour laquelle « ces gens-là » agissent est celle d’un pseudo-libéralisme paré de toutes les vertus, alors que cette doctrine vise essentiellement à faire disparaître les États-nation. Les peuples sont en train de s’en apercevoir, mais… auront-ils le temps de réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

Il est permis de l’espérer car certains signes témoignent de ce réveil.

Le BREXIT, puis l’avènement de Donald Trump aux États-Unis, les élections en Autriche, aux Pays-Bas, dans les pays de l’Europe de l’Est, sont autant de faits qui le démontrent. L’attitude de la Chine (qui commence à contester la suprématie du dollar et du système des banques centrales indépendantes) va dans le même sens. Les fameux traités de libre-échange, donnant un pouvoir exorbitant aux entreprises multinationales n’ont plus « le vent en poupe ».

Incontestablement, le monde est en train de changer et les peuples entendent bien conserver – voire reconquérir – leur souveraineté.

 

Jean Goychman
01/12/2017

[1] http://reinformation.tv/allemagne-merkel-schulz-grande-coalition-vote-populaire-mille-77610-2/




 

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LE GLYPHOSATE : HISTOIRE DE RIRE (JAUNE) UN PEU…
(Jean Goychman)

 
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Décidément, il s’en passe des choses, en Europe ! Réunis en conclave, les ministres européens ont décidé, nonobstant le vote français, d’autoriser l’utilisation du glyphosate cinq années supplémentaires.

Ce désherbant systémique fait l’objet d’une controverse depuis une dizaine d’années. Des études le classent comme produit « cancérigène », d’autres non [1]. Bien sûr, chacun se renvoie mutuellement la balle et il est difficile, pour le pékin moyen comme moi, de faire la part des choses.

Le fameux « Principe de précaution »

En 2004, Jacques Chirac, libéré des turpitudes d’une réélection, fait inscrire dans le marbre de notre constitution le principe dit « de précaution ». Je ne vous raconte pas la mine consternée des « lobbyistes » de tout poil décidés à peser de tout leurs poids pour obtenir la mise au rancart de ce truc qui les empêchait de lobbyer tranquillement comme par le passé. De pur bon sens, ce principe qui les gêne tant s’énonce en quelques mots :

«  Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités veillent, par application du principe de précaution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées. »

Vous conviendrez que ceci n’a rien de révolutionnaire ni d’extravagant. En clair, si un truc peut présenter un danger pour la vie des gens, mieux vaut s’en passer. Mais c’était sans compter sur la puissance de certaines « multinationales » (appelons-les comme ça) qui ont toujours misé sur la supranationalité pour gagner les combats engagés contre les nations. C’est ainsi que sous Sarkozy, élu en 2007, ce principe fut remis sournoisement en question en opposant précaution et développement économique ou même le traditionnel « prix à payer pour le progrès ».

Le lobby euro-mondialiste

Partout où il y a de l’argent à prendre et d’immenses bénéfices à réaliser, on voit fleurir les lobbyistes dont la seule cible est ce qu’on appelle « les décideurs ». Le décideur idéal est celui qui ne pose pas de question et n’a pas d’état d’âme. On passe un marché avec lui et voilà tout. Quiconque y verrait une sorte de cousinage avec la corruption ne serait qu’une illusion, une sorte de coïncidence fortuite qui n’a, bien évidemment, aucun rapport avec la réalité.

Le 27 novembre fut un jour faste pour les lobbies qui avaient a priori misé sur une non-décision du Conseil des Ministres qui déplacerait la décision vers le terrain réputé plus favorable de la Commission Européenne. Ce ne fut même pas le cas car le vote favorable de l’Allemagne a permis d’emporter le morceau, ouvrant ainsi une scène tragicomique au sein même du gouvernement français dans lequel on pouvait discerner – même sans être très perspicace – un de ces « couacs » qui réjouissent les peuples un peu primaires et toujours prêts à se gausser de ce genre de comique de situation.

Envolé le discours martial et définitif du « non » victorieux, place à la défaite qu’il faut, pour ne pas perdre la face, repeindre aux couleurs de la victoire… Seuls quelques jaloux toujours prêts à réclamer ont noté que Bayer (firme allemande) a racheté en septembre 2016 Monsanto pour la modique somme de 59 milliards d’euros et qu’elle est ainsi devenue le N°1 mondial des pesticides. Le souligner serait de toute évidence pure calomnie !

Le meilleur pour la fin

Malgré tout, ces grandes multinationales ne sont pas inhumaines et se préoccupent du bien-être de leurs collaborateurs. C’est ainsi qu’on peut lire en toutes lettres sur le site web de Notre Terre [2] (sous réserve de l’authenticité de leur information) la phrase suivante qui se passe de commentaire :

« La confiance est tellement faible en ce qui concerne les OGM qu’une entreprise de restauration les a bannis de ses menus. Le comique de la situation est que cette entreprise fournit la cantine d’une usine Monsanto en Angleterre… »

 

Jean Goychman
28/11/2017

[1] https://www.greenpeace.fr/glyphosate-vers-fin-de-saga/?gclid=EAIaIQobChMI_5TDxcTh1wIVSRbTCh3cuQGDEAAYAyAAEgK0ofD_BwE
[2] http://www.notreterre.org/article-les-ogm-interdits-dans-une-cantine-de-monsanto-119240113.html



 

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ET L’ÉGLISE, DANS TOUT ÇA ?
(Gérard Brazon)
Addendum : LE GRAND DANGER
(Luc Sommeyre)

 
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Un ami Prêtre me remerciait récemment sur ma prise de position concernant la responsabilité des Églises chrétiennes. Il me remerciait de souligner le nécessaire engagement de L’Église catholique sur la récente arrivée de l’islam en France, et ses exigences de plus en plus fortes, et impératives.

Le fond de ma pensée est que l’on ne peut pas lutter contre une infection bactérienne sans un minimum d’antibiotiques. Les seuls, nécessaires, sont issus du fond culturel de la Nation. Il nous faut les puiser dans nos images fortes qui vont de Clovis à Jeanne d’Arc en passant par Charles Martel et bien d’autres qui ont poursuivi le combat.

En clair, il faut que l’Église catholique se transforme rapidement, et qu’elle donne envie à toute une jeunesse en manque de spiritualité, à la recherche d’une réalisation de soi, qui ne peut pas passer seulement par le consumérisme. Celui-ci n’est pas un tout. Dans une société publicitaire et mercantile, le message christique a du mal à passer : pas assez vendeur, au regard des marchands ! Pourtant, ce message christique du pardon, d’amour, de liberté de choix, de la fidélité à la famille, cette racine d’un peuple, pourrait être entendu.

Pour cela, il faudrait des prêtres plus vivifiants, plus modernes, déjà au niveau du langage. Moins pontifiants, et ennuyeux dans leurs discours souvent lénifiants, les paroissiens ne sont plus les mêmes qu’autrefois, à l’ère d’internet ! Des prêtres plus radicaux dans leur volonté de défendre une Église qui doit rester ouverte. Ce qui ne signifie pas une Église qui se couche à la moindre injonction politique.

La joue offerte ne veut pas dire le viol, ni l’autorisation de la violence. Elle ne veut pas dire non plus que la colère n’est pas naturelle, que la haine pour celui qui tue votre enfant n’est pas normale, si ce n’est légitime. Est-elle chrétienne, cette attitude de certains qui affirment que les tueurs n’ont pas droit à cette haine ? Jusqu’où doit-on se laisser piétiner ?

La laïcité, n’en déplaise aux laïcards gauchistes, est une valeur issue du christianisme, et ce, dès l’origine. « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu ».
(Paroles de Jésus aux Pharisiens au sujet de l’impôt romain !)

Il serait temps que les Prêtres et les Curés se réveillent enfin, et redonnent des armes spirituelles aux croyants.

Je rêve d’un Curé qui ne s’abaisse pas et affirme la force de sa foi qui ne peut être, en aucune manière, une soumission à l’islam.

Je rêve d’un prêtre qui dans ses oraisons, soulignerait la puissance de l’amour de son prochain, sans accepter les crimes de l’islam mortifère. (Coran 9:5 & 29 ).  Il y a dans le Coran, la possibilité de trouver et de démontrer que la foi d’un prêtre qui parle ainsi est juste, et surtout bien différente du message de mort que diffuse l’islam, à commencer par la Fâtiha qui, 10 fois par jour, rejette les chrétiens. « Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs (musulmans), non pas de ceux qui ont encouru Ta colère (les juifs), ni des égarés (les chrétiens dit “associateurs”) ».

Dans ce réarmement spirituel, il devra y avoir une connaissance forte de ceux qui veulent combattre notre civilisation et garantir les fidèles d’une forte et juste certitude, qu’ils sont eux, dans la vérité.

Leur donner aussi des outils intellectuels et philosophiques pour les soutenir afin qu’ils puissent refuser, par exemple, qu’on leur impose la présence dans leurs Églises, les croyants d’une religion qui les méprise, et dont on sait que les Imams, en retour, n’accepteront jamais qu’une messe catholique se fasse dans leurs mosquées.

C’est là qu’au fond, se situe cette forme de trahison de l’Église d’aujourd’hui. Une trahison face au Christ lui-même, qui n’est pas mort pour que l’on déboulonne les croix commémoratives, celles des Calvaires, et que l’on démolisse sans réaction son Eglise dans nos villages et villes, sous le regard amusé des tenants de l’islam.

C’est à la suite à ces demandes qui nient nos valeurs, qu’une manifestation, organisée par le SIEL, aura lieu le 12 décembre à 18:30 devant le Palais Royal.

Soyons massivement présents !

Gérard Brazon 




LE GRAND DANGER

Que les Catholiques n’oublient pas qu’ils ont aujourd’hui deux Papes ! Le « Pape reclus » et le « pape-imposteur ».
La dernière fois que le phénomène s’est produit, on a pu en mesurer les conséquences…

Autre « SIGNE » aussi, sur lequel les Païens de l’Ancienne Tradition, dont je suis (très attachés à la « magie » que les benêts traitent par le mépris de l’ignorance) ont porté une attention particulière : quand SS Benoît XVI a (été) démissionné le 28 février, jour de la Saint Romain évoqué dans les prophéties de Nostradamus et de Malachie, la foudre s’est abattue par trois fois sur la Chapelle Sixtine.
Voir l’article du journal Le Parisien : http://www.leparisien.fr/pape-vatican/la-foudre-s-abat-sur-le-vatican-apres-la-demission-du-pape-12-02-2013-2561981.php. La vidéo a été supprimée sur leur site, mais EuroNews, repris par la BBC, vous permet de la visualiser sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=vo4WW5USFKw.

Et justement… à propos de la foudre divine, vous remarquerez aussi que la lame du Tarot (reflet exotérique de magie divinatoire) nommée « la Maison Dieu » porte le nombre… XVI. Un hasard de plus sans doute. Pour découvrir la signification profonde de cet arcane majeur qui reprend les enseignements de la Cabale hérités de l’ésotérisme pharaonique (qu’on retrouve également dans la Bhagavad Gîta tibétaine et le Popol Vuh inca), cliquez sur ce lien : http://www.cabbale.org/Arcane-majeur-nombre-16-la-Maison.html.
Sur la lame 16 ci-contre, vous voyez la foudre divine (le Soleil − unique − étant l’allégorie de Dieu) frapper « la Maison Dieu » (le Vatican ?) et deux hommes jetés à bas de l’édifice (les deux Papes ? − là, c’est un peu moins sûr…).
« Cherchez et vous trouverez. » Peut-être…

Que les Catholiques soient assurés du soutien indéfectible des Païens, leurs ancêtres (que vous ne devez surtout pas confondre avec des athées ou des agnostiques) qui gardent enfermés les Secrets dans un Tabernacle d’émeraude.

Les Catholiques en effet, comme les Païens de la Vieille Europe, défendent la même Civilisation, dont l’apparente évolution n’est que le signe de la continuité. Eux et nous, nous battrons côte-à-côte, non pas « jusqu’au dernier », mais jusqu’à la Victoire finale sur l’envahisseur.

Luc Sommeyre


Il serait intéressant pour tous − et honnête vis-à-vis de soi-même − que nos amis lecteurs qui « unlikent » un article (le néologisme est très vilain, mais aisément compréhensible), expliquent pourquoi, même brièvement.
C’est leur droit le plus strict ; chacun sait que MINURNE n’est pas un censeur.



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OÙ VA L’EUROPE ?
(Jean Goychman)

 
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2018 sera une année a priori sans élection pour notre pays. Cette période est propice à la réflexion car elle permet de prendre un certain recul par rapport à une actualité rendue souvent trépidante, tant la nécessité de faire de l’audimat est présente dans l’esprit de ceux qui en vivent.

Les prochaines élections se tiendront en 2019 et concerneront le Parlement Européen. Une sorte d’état des lieux de l’Union Européenne paraît indispensable pour appréhender les enjeux qui sont liés à ces élections.

D’autres priorités médiatiques

Toutefois, avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut constater que les médias classiques (les mainstreams comme on les appelle dans le microcosme dirigeant) on a décidé de mettre une sorte de chape de plomb sur les affaires européennes. On sature nos capteurs en nous parlant de la « langue inclusive », des « violences faites aux femmes » et autres sujets de même acabit. Bien sûr, ces choses sont importantes, voire primordiales pour notre société. Mais pourquoi n’en parle-t-on que maintenant ? Tout le monde peut faire le constat que ces sujets tournent en boucle des journées entières sur les chaînes TV d’info en continu, et font l’objet de débats, comme s’il s’agissait avant tout d’occuper l’espace médiatique. Il ne reste plus de potentiel d’écoute et d’attention pour le reste.

Emmanuel Macron isolé

Or il se passe actuellement, notamment en Europe, des choses qui mériteraient incontestablement d’arriver jusqu’au-devant de cette scène médiatique. Ce qu’on désigne comme « la construction européenne » est en panne. Emmanuel Macron a beau avoir largement basé son projet politique sur la nécessité de « réformer l’Europe » en proposant des mesures qui l’aurait mis sur la voie d’un fédéralisme, nécessaire selon lui, à sa construction. On ne sent guère d’enthousiasme dans les autres pays. Il faut dire que ses propositions induisent de fait un clivage entre les pays membres de la zone euro et les autres, qui représentent plus d’un tiers de l’Union Européenne. Or, il apparait clairement que, du point de vue économique, ces derniers s’en sortent mieux que ceux de la zone euro.

L’usure du pouvoir et la contestation d’Angela Merkel

Il y a donc une sorte de paradoxe qui consiste à écarter les plus dynamiques au profit de ceux qui sont à la peine. D’autant plus que l’Allemagne – souvent citée comme le meilleur élève de la classe de la zone euro – traverse actuellement une période inquiétante. Sans gouvernement est depuis plusieurs semaines sans perspectives réelles de pouvoir former une équipe majoritaire. L’Allemagne ne peut guère soutenir une quelconque initiative, pour autant qu’elle en ait, par ailleurs, l’envie. D’autant que la chancelière semble subir de plein fouet l’effet cumulé de « l’usure du pouvoir » et de certaines de ses décisions (arrêt du nucléaire après Fukujima ou accueil massif des émigrants) qui ont ébranlé une partie de son électorat traditionnel. Les dernières élections ont ainsi vu l’entrée en force de l’AfD (parti de sentiment national et souverainiste ) avec plus de 90 députés.

Élection d’Emmanuel Macron surinterprétée

Mais cette montée des sentiments nationaux n’est pas propre à l’Allemagne.

On la retrouve dans de plus en plus de pays européens. Il y a, bien sûr, le Groupe de Visegrad [1], mais également d’autres, comme l’Autriche ou les Pays-Bas – sans parler de l’Allemagne déja évoquée –de plus en plus sensibles au sentiment national. Mais il est également perceptible ailleurs en Europe, notamment en Italie et en France. Car si l’élection d’Emmanuel Macron a été surinterprétée comme la manifestation d’un immense sentiment proeuropéen dans notre pays, le résultat du référendum de 2005 continue de peser dans nos esprits et le score de Marine Le Pen – réunissant un tiers des votes exprimés – contrebalance singulièrement ce sentiment. Parmi les différentes causes à l’origine de ce phénomène, une des plus importantes est le phénomène migratoire.

« Il faut dissoudre le peuple ! »

Les instances européennes et certains gouvernements ayant simplement “oublié” que les peuples existaient encore, ont cru pouvoir se passer de leur consentement pour traiter directement ce problème capital. Il faut dire que les peuples n’ont jamais vraiment compté dans l’aventure européenne. Les rares fois où ils ont été consultés, à l’occasion desquelles ils ont manifesté leur opposition aux mesures ou aux changements prévus, n’ont eu strictement aucune incidence sur le cours des choses. On en a donc conclu, peut-être un peu vite, qu’on pouvait se passer de leur avis.

Quelle erreur ! Quelle erreur fatale ! L’autisme des dirigeants européens rappelle étrangement celui des dirigeants communistes qui s’étonnaient des grèves à répétition, ce qui avait amené la phrase prêtée à Bertolt Brecht « Il faut dissoudre le peuple et en élire un nouveau ! »

Des dirigeants en CDD

Comment a-t-on pu croire que les peuples européens, en proie à leurs propres problèmes existentiels, resteraient sans réagir devant des flux migratoires d’une telle importance ? Quel que soit le sentiment humanitaire qui réside dans l’esprit de la quasi-totalité des populations, il y a des limites infranchissables. Et c’est là où intervient le constat accablant de la coupure totale du peuple avec les élites qui prétendent le diriger. Cette attitude qui s’est généralisée au fil du temps et qui consisté à dire aux gens (pendant les campagnes électorales) ce qu’ils ont envie d’entendre et taire ce dont ils ne veulent pas a permis, certes, de se faire élire en évitant tout débat, mais ne résout rien. C’est probablement pour cette raison que le mandat que leur confie le peuple se limite à un « CDD non-renouvelable ».

Le calamiteux référendum de 2005

En plus des tendances centripètes qui s’exercent au sein de l’Europe, le climat international ne semble guère sourire aux partisans du fédéralisme européen. L’élection de Donald Trump a changé la donne. Longtemps soutenu, voire porté en sous-main par un certain nombre d’organismes d’inspiration néo-libérale mondialiste américaine, le courant fédéraliste n’a cessé de progresser en Europe jusqu’à la mise en œuvre de l’euro comme monnaie unique de la zone du même nom. Après une période de quelques années où l’utilisation de cette monnaie n’a pas posé de problème particulier, les euro-fédéralistes ont cru que le moment était venu de proposer la botte aux peuples européens sous forme d’un « traité constitutionnel » en 2005. Plusieurs peuples dont le pays prévoyait le recours au référendum, dont le nôtre, ayant voté NON. Le projet aurait dû être abandonné. Il n’en fut rien et ce fut une erreur lourde de conséquences.

Le rendez-vous raté de Bonn

Progressivement, les peuples sont en train de réaliser qu’ils ont été bernés depuis des décennies et qu’en fait, cette Europe dont on leur vantait les mérites, n’était destinée qu’à devenir une vaste zone de libre échange aux contours indéfinis, sans frontières, ouverte à tous les vents du mondialisme, dont elle devenait en fait une sorte d’« appartement témoin ». L’immigration, de surcroît, venait renforcer ce sentiment au moment même où le nouveau président américain décidait, lui, d’en limiter les effets, voire de l’interdire. Jusqu’à présent, l’influence américaine sur les affaires européennes avait trouvé un écho plus que favorable en Allemagne et en Angleterre. Le BREXIT et l’élection de Donald Trump ont rebattu les cartes. Emmanuel Macron veut croire (ou fait mine de croire) à l’émergence d’un souverainisme européen qui émanerait d’on ne sait où et qui redonnerait à l’Europe un rôle de puissance d’équilibre dans le monde. Cela risque, comme beaucoup d’autres propositions, de rester un vœu pieu. La Conférence de Bonn qui s’est tenue au début du mois, n’a fait que renforcer ce constat lorsque le président français, actant le retrait des USA de l’accord de Paris, a déclaré que la France paierait leur quote-part pour le financement du GIEC [2] en ajoutant que les autres pays européens devraient l’imiter. On ne peut pas dire qu’il ait soulevé l’enthousiasme général des participants. Du reste, cette conférence n’a eu que peu d’écho dans les médias, comme si on voulait l’oublier au plus vite…

Les nations ou le totalitarisme

Quelles conclusions tirer de tout cela ? – Dire que l’Europe est « à la croisée des chemins » ne correspond plus à rien. Pour que les chemins se croisent, il faut qu’il y en ait au moins deux. Cela n’est pas le cas en raison du refus systématique d’étudier une alternative basée une sur conception différente des relations entre États, à savoir : une « Europe des Nations et des Patries » telle que de Gaulle l’avait proposée en son temps. Or, cette conception est antinomique avec la vision mondialiste de l’Europe qui implique la disparition des États-nations. Nous sommes ainsi réellement au cœur du problème. Depuis des décennies, cet aspect fondamental des choses est resté caché. Ou du moins n’a jamais été clairement évoqué. Il n’ y a eu des approches comme l’interminable et occulte négociation du traité Euro-Atlantique connu sous le nom de TAFTA. D’autres passerelles mondiales moins connues sont nées, comme les traités de libre-échange avec l’Australie, le Canada, (déjà en vigueur avant d’être ratifié par les nations européennes) ou même avec le Japon dont personne ne parle.

Malheureusement pour les champions de l’euro-mondialisme, la situation évolue différemment.

Aux USA, Donald Trump a mis un coup d’arrêt au TAFTA, mais aussi au TIP (version océan pacifique du TAFTA). La Chine est en train de se réveiller et cette civilisation plusieurs fois millénaire n’est pas décidée à se soumettre à un gouvernement mondial, corollaire incontournable d’un monde monopolaire. La Russie, après avoir espéré un rapprochement avec l’Union Européenne dont elle considère qu’elle a été injustement éconduite, se tourne aujourd’hui vers l’Asie. Enfin, le discours de Donald Trump devant les Nations Unies en septembre, dans lequel il a rappelé la Charte de l’ONU basée sur les Nations indépendantes et souveraines, ne peut, si les mots ont encore un sens, qu’être interprétée comme la fin de cette conception du monde au profit d’une autre, basée sur la coexistence des nations et leur coopération mutuelle.

Si les dirigeants européens voulaient malgré tout persister dans leur vision actuelle et faire fi des aspirations des peuples et de leurs sentiments nationaux, alors plus rien ne subsisterait de l’immense espoir que ce projet portait au lendemain de la deuxième guerre mondiale, et il faudrait renoncer alors à toute démocratie.

Jean Goychman
25/11/2017

[1] https://www.youtube.com/watch?v=0QbCNt4maTc
[2] Le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Évolution du Climat) n’est pas comme on le lit souvent, un groupe d’experts en climatologie. Sa mission consiste uniquement à étudier la variation du climat due à l’activité humaine, ce qui limite considérablement son champ d’investigation.



 

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LYON ENVAHI PAR L’ISLAM
(Henry Jabeau-Chamblanc)

 
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L’islam à Lyon est une réalité de chaque jour, pour ne pas dire de chaque instant tant cette religion tend de plus en plus à marquer le territoire. Religion de conquête qui s’attribue de plus en plus de place et qui fonde des clivages communautaires contraires à l’idée que l’on se fait habituellement, dans nos rangs, de la concorde républicaine.

Lyon et sa grande mosquée… Lyon et ses marchés différenciés, ses quartiers particuliers, la plupart interdits aux forces de police et dans tous les cas éloignés des pratiques sociales qui restent les nôtres.

Lyon, ville d’une première approche de transition cultuelle et culturelle, Lyon, ville laboratoire pour un islam qui cache ses intentions ; de cet islam de combat qui reçoit parfois le soutien de nos prêtres œcuméniques !

Lyon, ville citoyenne qui n’est plus véritablement ce qu’elle est et qui semble très bien s’en accommoder…

Lyon, qui ne porte plus le juste regard citoyen sur son environnement et qui oublie un peu trop facilement cette « rue Paul Bert » et de ce quartier de la « Fosse aux Ours » qui pose encore des problèmes sécuritaires. De ce quartier qui a permis l’expérimentation du regroupement des commissariats afin d’occuper le terrain légal longuement abandonné aux mafias et aux prêcheurs de la haine de la France et de la chrétienté !

Vous qui n’êtes pas lyonnais, ne pensez pas que nous exagérons. Lyon est une ville très exposée. Et dans une certaine mesure, certainement plus qu’ailleurs, les risques d’attentats ou de problèmes de guérilla sont plus nombreux qu’à Marseille ou Paris. Effectivement, et personne n’en est vraiment surpris, dans nos banlieues, la « racaille » est souvent armée de Kalachnikov alors que nos policiers en sont restés au 9 m/m… Police qui n’est pas suivie par sa hiérarchie lorsqu’elle fait son travail et qui reste toujours aussi exposée.

Au-delà, et pour preuve s’il en est, on remarquera que Lyon est une ville d’expérimentation pour la police. N’est-ce pas à Lyon, dans ce qui fut la capitale des Gaules, que le gouvernement d’Emmanuel Macron lance une vaste concertation destinée à revoir les missions et l’organisation des forces de sécurité, afin de gagner en efficacité et en proximité ?

À votre avis, risquerait-on de l’argent public en des expérimentations qui ne soient pas justifiées par un terreau particulier ? C’est donc bien la preuve que notre ville a atteint un haut degré d’insécurité pour que l’opération « police de sécurité du quotidien » soit mise en œuvre dans notre bonne ville de Lyon !

Et puis, que penser aujourd’hui des risques d’attentats à Lyon ? La menace terroriste n’a jamais été aussi élevée. Depuis le mois de janvier, 13 attentats ont été déjoués. Combien sont en préparation ?

Imaginons que nous approchons de la Fête des Lumières 2017 qui aura lieu du jeudi 7 au dimanche 10 décembre. La ville, comme chaque année, va bientôt dévoiler le programme des festivités. Dans un contexte de guerre larvée avec l’islam de combat, au fait que le plan Vigipirate n’est plus une réalité, à quoi devons-nous nous attendre ?

Il est temps de prendre la mesure des choses. Aujourd’hui, à Lyon, mais certainement dans de nombreuses villes, le problème est qu’on a laissé monter cette idéologie de l’islamisme radical en France qui, aujourd’hui, est inconvenable.  Le laxisme de l’État mais aussi des élus qui fondent la République, a été trop grand. Les Frères Musulmans, avec les salafistes et toutes les revendications religieuses, sont partout présents à Lyon : au sein des entreprises, au sein des écoles publiques, avec le voile mais aussi dans la police et l’armée… Combien de témoignages de compagnons qui affirment que le voile est porté discrètement dans certains services de la Fonction Publique et des attitudes fuyantes de chefs de services qui détournent les regards lorsque des fonctionnaires, d’origines extra-européennes, portent des vêtements très larges, se couvrent en sortant des bâtiments de la République ? De ces mêmes chefs de services qui stigmatisent les chrétiens ou les patriotes, lesquels ne peuvent, et ne doivent exprimer publiquement leurs sentiments ! Fussent-ils républicains !

Ne nous voilons pas la face, la majeure partie de l’islam en France adhère au projet de l’État islamique. C’est d’ailleurs ce principe qui guide les principes du terrorisme, comme c’est aussi ces postures qui créent volontairement les clivages communautaires. De ces clivages qui nous mènent à la guerre civile, à la balkanisation de la société républicaine.

Et c’est d’ailleurs cette conscience populaire qui me fait écrire et penser que nombre de lyonnais en ont marre. Certes, ils ne le disent pas tous selon les mêmes manières. Mais ce que « Monsieur et Madame Tout-le-monde » mesure, c’est que le terrorisme est en lien avec tous les musulmans. Il n’y a pas un bon et un mauvais islam. Il y a l’islam.

Et c’est aussi parce que j’ai été insulté à Lyon, qualifié de « sale mécréant », de « kouffar », d’« infidèle » (alors qu’issu d’une famille qui compte deux GM de l’Ordre du Temple) que je perçois une haine grandissante de ce que nous sommes et de l’image que nous renvoyons, bien malgré nous, à cette nouvelle communauté musulmane conquérante.

Clairement (et je le pense !) à Lyon, nous sommes très exposés. À tel point que j’estime dangereux pour la République, et notre approche sensible de la Liberté que des groupes aspirant mimer la respectabilité citoyenne puissent s’exhiber comme ces jeunes du centre social de La Grappinière, à Vaulx-en-Velin, qui ces derniers temps multiplient les rencontres avec des détenus à Guantanamo, des imams pour soi-disant aiguiser leur connaissances…

Comme si des jeunes musulmans estimaient pouvoir réformer cette religion ou faire évoluer leur conscience de Dieu et des hommes. Disons plutôt qu’ils exhibent des pratiques « intellectuelles » pour trouver des cheminements qui autorisent une interprétation différenciée du Coran qui ne choque pas les chrétiens et les juifs. De ces chrétiens qui, endormis, oublieront que seuls les hadiths fondent la religion islamique… Considérant que la communauté juive n’est dupe de rien, trop habitués qu’ils sont de leurs pratiques coutumières assassines…

Aujourd’hui, à Lyon comme partout en France, nous devons dire les choses. Appeler un chat un chat afin d’éviter que l’on nous reproche justement tout amalgame : il y a trop de musulmans en France et l’islam ne devrait pas s’exprimer comme d’une norme culturelle en République Française.

Sur ce point, je suis très clair. Je dis ici que l’islam est une pensée englobante qui ne se différencie en rien et qu’il est un système de pensée politique global. Je sais très bien qu’à Lyon, pour avoir fréquenté assez souvent des groupes et partis souverainistes ou gaullistes que nombre de lyonnais des beaux quartiers, le plus souvent, voudraient encore croire que l’islam politique n’a rien à voir avec le musulman qui vit sa religion paisiblement. Cela est faux. L’islam est une “religion” de conquête.

Réagissons dès lors afin qu’il reste chez lui. Osons demeurer ce que nous sommes ! Des buveurs de beaujolais et amateurs de rosette !

Henry Jabeau-Chamblanc


À noter cette information intéressante des catholiques lyonnais au sujet de la rénovation de l’Église Saint-Bernard, où la Ville de Lyon est assignée en justice : https://www.lyonmag.com/article/92272/renovation-de-l-eglise-saint-bernard-la-ville-de-lyon-assignee-en-justice

Voir aussi : http://www.cnews.fr/france/video/lyon-une-eglise-bientot-centre-daffaires-182218#



 

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MACRON : L’ARTURO BRACHETTI DE L’IMMIGRATION
(L’Imprécateur)

 
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Macron ira en Algérie le 6 décembre prochain. Pour quoi faire et pour quoi dire ? Il sera certainement question d’immigration, mais c’est un sujet sur lequel la pensée politique du président est totalement obscure. Ses discours changent du jour au lendemain et se contredisent. Il est même fréquent que dans le même discours il dise tout et son contraire. Ses thuriféraires y voient l’expression d’une pensée complexe, là où il n’y a que mélasse et soupe aux choux. Les Algériens sont les premiers à n’y rien comprendre. « Alger demande des explications… » (https://www.algeriepatriotique.com). Est-ce pour en donner que Macron y retourne ? Ou pour salir une fois de plus les Français comme il aime tant le faire dès qu’il est hors de France ? Ou les deux ?

Résultat de recherche d'images pour "macron et Bouteflika, images"Curieusement on ne trouve sur Internet aucune photo de Macron avec Bouteflika. Seulement des photo-montages. Si vous voulez vérifier, tapez simplement Macron et Bouteflika, images. Se sont-ils vraiment rencontrés ? − Il semble que non. Peut-être est-ce la raison pour laquelle Algérie-focus titre cette semaine « Macron tourne le dos au régime Bouteflika ».

Le 2 mars 2017, dans une interview au magazine Réforme, Macron déclarait : « Il faut regarder les faits. Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas aujourd’hui confrontés à une vague d’immigration. Un peu plus de 200 000 titres de séjour ont été octroyés l’année dernière, ce n’est pas un tsunami que nous ne saurions freiner. » Le chiffre est un peu sous-estimé mais presqu’exact si l’on croit le tableau publié en 2015 par le ministère de l’Intérieur :

Seulement à ces 215.000, il faut ajouter les clandestins enregistrés par l’OFPRA (Office Français Pour les Réfugiés et les Apatrides) en 2015 : 80.075. Au total « officiel » on est déjà proche des 300.000. C’est l’équivalent d’une ville comme Orléans ou Clermont-Ferrand. « Pas un tsunami », peut-être, mais énorme quand même, et l’on n’a pas vu jusqu’ici que l’État sache le freiner. « En même temps », Macron voit dans ces immigrés « un facteur de croissance pour notre économie… Le sujet de l’immigration ne devrait donc pas inquiéter la population française« .

Sans aucun doute, il y a parmi les migrants quelques étudiants et quelques cadres, mais ceux-là arrivent en avion avec un visa pour fuir les régimes totalitaires des Bouteflika et autres dictateurs africains, et ils ont toujours été les bienvenus.

En avril 2016, RFI a enquêté et trouvé qu’un tiers seulement des migrants en Europe ont suivi un minimum de formation professionnelle ou d’études. En Allemagne, sur plus d’un million de migrants, 30.000 seulement ont trouvé un travail régulier. Tous les autres vivent aux crochets des aides sociales, donc des contribuables. C’est l’une des raisons de la chute de popularité d’Angela Merkel qui paye aujourd’hui l’erreur d’avoir cru au mirage des migrants « facteur de croissance pour l’économie ». Une erreur que Macron renouvelle.

En janvier 2017, Macron disait « J’entends des gens confondant tout, déclarant que les réfugiés représentent un risque, ils commettent une erreur politique et morale profonde ». Mais c’est Macron qui confond tout et commet une erreur politique et morale profonde. Un rapport recensant les crimes et délits commis par les immigrés de janvier à décembre 2015 a été établit par le Bureau pénal fédéral (BKA). Il a été publié par le magazine Bild. Selon ces chiffres officiels partiels (13 länder sur 16), les réfugiés (essentiellement Syriens, Afghans et Irakiens) ont commis 92.000 infractions de plus qu’en 2014, dans l’ensemble du pays, portant à 208.000 ce chiffre en 2015. Le Monde a précisé que la moitié de ces infractions concernaient des vols. Et dans leurs conclusions, les fonctionnaires allemands mettent  en garde contre une « tendance croissante » des terroristes à se mêler à d’authentiques réfugiés.

Les viols sont nombreux. Plus de 600 allemandes violées à Cologne en une nuit.

En ce qui concerne l’immigration étudiante louée par Macron, les chiffres démontrent qu’il s’agit d’une filière d’immigration durable. Depuis une circulaire du 15 janvier 2000, les étrangers étudiants en France sont autorisés à s’établir définitivement dans notre pays. Ils sont moins de 40% à décrocher au moins un niveau licence (M1), et 30% arrivent jusqu’à un troisième cycle. Entre 1998 et 2005 le nombre d’étudiants étrangers a fait un bon de 68% pour atteindre 250.000, en 2015 il était à 271.000, sans aucun examen de vérification de niveau. Seulement 30% arrivent avec un niveau équivalent au brevet des collège. Les professeurs se plaignent de trouver dans leur cours des élèves analphabètes arrivant du Togo ou du Cameroun. Et l’on a vu Houria Bouteldja, porte-parole des indigènes de la République, fidèle soutien du terrorisme, et du Hamas par antisémitisme, accusée de sexisme de racisme et d’homophone, invitée à animer le 24 novembre un « Séminaire d’études décoloniales » à l’Université de Limoges en tant que « spécialiste de la décolonisation » par le président Alain Célérité. Devant le tollé et les protestations, même  la LICRA et SOS Racisme on protesté, l’affiche a été retirée, mais on la trouve encore sur le site http://www.lepopulaire.fr/limoges/opinion/2017/11/21/vive-polemique

Ce constat catastrophique n’empêche pas Macron de persister dans son erreur : « De surcroît, l’immigration se révèle une chance d’un point de vue  économique, culturel, social. Dans toutes les théories de la croissance, elle fait partie des déterminants positifs » (Réformes). Il dévoile là sa grande faiblesse. En étudiant brillant mais inexpérimenté, il raisonne sur des théories sans s’occuper de la réalité des chiffres que le président devrait connaître. Parce que dans la réalité, en 2012 (dernier chiffre connu) sur 206.330 étudiants étrangers, seulement 17.754 ont trouvé un contrat de travail en France. Par contre, 94.457 aussitôt installés on fait venir leur famille au titre du regroupement familial. Et tout cela a un coût astronomique pour les contribuables, dernier des soucis du président obnubilé par son idéologie immigrationniste :

  • RSA destiné aux étrangers sans travail : 2,75 Milliards d’euros (chiffre officiel 2012)
  • Aide médicale d’état : 739 millions d’euros (2013)
  • Allocations familiales aux étrangers : 8,41 Milliards (2012).
  • Coût annuel des demandeurs d’asile (chiffre Cour des Comptes) : 2 Milliards.
  • Étudiants étrangers pris en charge par l’Enseignement supérieur : 3,25 Milliards (seuls 40% atteignent le niveau licence).

À cela faut-il ajouter le coût du logement : « Concernant le logement d’urgence des demandeurs d’asile, le 23 décembre 2016, Bernard Cazeneuve a annoncé un appel d’offre pour acheter 5000 places dans des hôtels supplémentaires, dont le montant s’élève à 297 millions pour la Société Nationale Immobilière filiale de la Caisse des Dépôts. Le nombre de nuitées payées par l’Etat a augmenté de 16,5% en 2015, et pour le premier semestre 2016, de 8%, portant à 41 000 le nombre de nuitées payées par le contribuable quotidiennement, en partie pour des SDF français, mais, en “partie importante” pour les migrants admet Bernard Cazeneuve dans une circulaire de février 2015″ (Observatoire de l’Islamisation). Le coût annuel de 250 millions d’euros va sensiblement augmenter avec le nouveau programme que vient d’annonce le gouvernement : la prise en charge par la France des réfugiés africains que le HCR exfiltre de Libye pour leur éviter l’esclavage que les trafiquants d’esclaves arabes et africains ont repris comme au bon vieux temps d’avant la colonisation.

Selon Emmanuel Macron, ils sont de 800.000 à 1 million, à attendre, en Libye, de pouvoir franchir la Méditerranée, avant de gagner l’Italie, puis un autre pays européen, dont la France.

Maintenant que valent tous ces chiffres sur l’immigration ? Reflètent-ils la réalité ? On peut se poser la question. Le nombre des visas touristiques courts séjours est passé sous silence, alors que leur délivrance aux pays du Maghreb a explosé ces dernières années. Il s’agit pourtant de la principale porte d’entrée de l’immigration clandestine. On entre légalement, et on reste illégalement une fois les trois mois écoulés utilisés à récolter le maximum d’aides sociales : en 2014, 214.000 Marocains, 332.000 Algériens selon l’INED (soit 546.000).

Il a été rapporté que, dans un rapport récent de l’ambassadeur de France en Algérie, monsieur Driencourt, aurait signalé que l’ambassade à Alger est submergée par les nouvelles demandes de visas de ressortissants algériens souhaitant se rendre en France depuis que Macron leur a promis le 13 février dernier qu’ils seraient bien accueillis. Plus de 130.000 de ces demandes de rendez-vous sont actuellement bloquées jusqu’au 31 janvier 2018 faute de temps et de moyens pour les traiter. Des mesures d’urgence ont dû être prises pour obéir aux ordres du président qui a promis à l’Algérie de faire entrer tous les Algériens qui le demanderont.

Alger : La queue des demandeurs de visas !

L’ambassadeur précise qu’en 2016, 410.522 visas avaient été délivrés alors que pour 2017, si cette tendance se poursuit (et il n’y a aucune raison pour qu’elle diminue) ce sera un total de 626.000 visas accordés à la fin de 2017. À ce total il est nécessaire d’ajouter les « visas de circulation » qui permettent aux bénéficiaires d’effectuer plusieurs séjours en France sans se présenter au consulat : 92.000 délivrés en 2016.

Ces chiffres « officiels » signifient que l’invasion légale de notre pays est en progression constante, elle a doublé en quatre années et cela sans tenir compte des détenteurs de visas de courts séjours, non tenus de se présenter au consulat, et qui restent en situation clandestine.

Driencourt a la bonté de nous faire savoir qu’il n’est nullement question pour la France de réduire le nombre de visas accordés aux Algériens, bien au contraire, et qu’afin de pouvoir satisfaire le maximum de demandeurs, le consulat a lancé un appel d’offres pour trouver un prestataire qui lui permette de gérer plus rapidement cet afflux de nouveaux prétendants à la nationalité française. De plus, à ces 600.000 Algériens, il faut ajouter environ 250.000 Marocains et autant de Tunisiens plus un nombre encore inconnu d’Africains venant de Libye. En 2018 le million de migrants voulus par le Président pour montrer au monde entier et à ses prescripteurs de la finance mondiale qu’il est encore plus immigrationniste qu’Angela Merkel sera probablement largement dépassé.

« En même temps », pour rassurer les Français, Macron annonce une grande loi qui régulera et contrôlera l’immigration (Le Point 5 septembre ; Le Monde 6 septembre). Déjà, selon Le Monde du 27 juillet, il disait : « Je ne veux plus d’ici la fin de l’année avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois. Je veux partout des hébergements d’urgence. » Comment pense-t-il les loger ? Le ministre de l’Intérieur proposait de réquisitionner des hôtels, l’Élysée suggère de réquisitionner les résidences secondaires inoccupées. Nous en connaissons plusieurs, dont celle d’une certaine Brigitte Trogneux au Touquet où, vu sa proximité avec l’Angleterre et son aéroport, on pourrait aussi créer dans les dunes un grand camp de migrants, on l’appellerait « La jungle du Touquet ».

Comment croire un homme qui annonce vouloir réguler l’immigration et « en même temps » lui ouvre grand les portes ? Incohérence intellectuelle ou inconscience du danger ? − Peut-être bien les deux mon général.

L’Imprécateur




 

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LES GRAVES LACUNES DE LA SÉCURITÉ NATIONALE
(Jacques Torrès)

 
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Je m’adresse à vous parce que vous détenez une large part d’influence sur l’opinion publique par vos prises de positions politiques. De plus, comme vous ne pratiquez pas la langue de bois, ma lettre a plus de chance de trouver chez vous une oreille attentive.

Je viens attirer votre attention sur deux problèmes tellement évidents que j’ai l’impression d’être un débile mental à les évoquer mais, puis-qu’aucun de nos honorables représentants ne semble s’en préoccuper, je crois qu’il est de mon devoir de citoyen de le faire.

Tout d’abord, je suis stupéfait que les élus ne sachent visiblement pas de quelle façon se déplacent les personnes ou comment se transportent tous les objets et toutes les marchandises dans le monde en 2017.

À notre époque, on ne peut se passer d’un véhicule, principalement d’une voiture ou d’un camion qui, à l’occasion, peuvent se transformer en armes. Cela s’est vu à de multiples occasions et cela se reverra, hélas…

Cependant nos députés, dans les nouvelles mesures de sécurité adoptées récemment pour sortir de « l’état d’urgence » ont exclu la fouille des véhicules !

Sous le fallacieux prétexte que cela « porterait atteinte aux libertés individuelles », selon la députée F.I.S. « Obono »…

Si je n’ai rien à me reprocher qu’ai-je à craindre de la police ou des caméras de surveillance ?

Karl Marx disait : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ». Et c’est ce qui se produit. 

L’expérience de la guerre d’Algérie et de son terrorisme sont complètement oubliées de nos élus.

Ainsi, un terroriste peut, en toute sécurité, transporter des armes, des explosifs, des bombes ou des bonbonnes de gaz qui transformeront son véhicule en arme meurtrière !

Un deuxième danger – évident mais sans effet spectaculaire immédiat – menace notre pays et l’Europe.

C’est la renaissance et la prolifération de maladies éradiquées dans nos pays au terme de dizaines d’années de vaccinations, de suivi médical et dont les vecteurs sont les migrants clandestins.

Il est patent que la quasi-totalité des migrants ou des « réfugiés » proviennent de pays dans lesquels, depuis le départ des « colonialistes », il n’existe plus de prophylaxie !

Les générations futures seront atteintes, c’est indiscutable !

Il faut mettre en quarantaine et vacciner tous les migrants avant toute autre mesure !

Cela sera utile, non seulement au pays d’arrivée mais, en cas de reconduite, au pays d’origine.

Mais, si je dis cela, je serai taxé de l’anathème suprême de « raciste » par les bien-pensants alors, tous nos responsables, courageusement, se taisent.

Il faut se référer aux mesures de simple bon sens adoptées par les USA dans les années 1900 pour contrôler l’immigration.

Cependant, nos gouvernants actuels envisagent de rendre de nouveau obligatoires onze vaccins qui avaient été abandonnés car les maladies qu’ils traitaient étaient devenues peu fréquentes chez nous.

Il n’y a pas de fumée sans feu et, s’il s’agissait là d’une application du principe de précaution, il faudrait en féliciter les initiateurs. Mais silence ! N’effrayons pas le bon peuple et, surtout, ne lui disons pas la vérité car il se détournerait de nous !

Je souhaite que mon courrier puisse susciter de votre part une intervention auprès des ministères intéressés et de la représentation nationale.

Jacques Torrès




 

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