LA RÉFORME, OUI, LA CHIENLIT, NON ! (par l’Imprécateur)

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de Gaulle

« La réforme oui, la chienlit non ! » dit de Gaulle à l’issue d’un conseil des ministres en mai 1968. Ce qualificatif du vieux français utilisé par Rabelais dans Les faits et dits du géant Gargantua et de son fils Pantagruel était tombé dans l’oubli quand Zola le réutilisa dans L’Assommoir, puis de Gaulle en descendant les Champs-Elysées avec l’un des plus grands hommes politiques de la IVème République, malheureusement oublié parce qu’il était de droite, Georges Bidault, « Alors, Bidault, c’est la chienlit ?« .

On donne aujourd’hui à chienlit un sens péjoratif qu’il n’avait pas à l’origine quand il signifiait « ennui, agitation, désordre, pagaille ». La CGT, syndicat stalinien et malade, bras armé du Parti communiste faisandé et momifié, croit pouvoir survivre en s’agitant, en créant le désordre et la pagaille en France et nous ennuie, c’est la chienlit. C’est pourquoi nous pouvons dire que Hollande et le Parti socialiste en choisissant le slogan « Le changement c’est maintenant » pour la dernière présidentielle ont menti aux Français, il fallait comprendre « Avec nous, la chienlit, c’est maintenant ».

La chienlit, ce sont ces grèves qui depuis quatre mois empoisonnent la vie des Français qui travaillent. Elles sont menées par un dirigeant communiste aux abois, Martinez, affolé à l’idée de se retrouver aux prochaines élections professionnelles derrière son concurrent CFDT, Laurent Berger.

CGT

Martinez le coco hait Berger le catho (1). Berger n’agit pas comme le très trotskiste patron de F.O., Jean-Claude Mailly qui sait dans les moments difficiles du syndicalisme français sclérosé et corrompu jusqu’à l’os se joindre au PC-CGT même si en temps plus paisibles il se comporte lui aussi en concurrent. Dans sa jeunesse, Berger a baigné dans le communisme nazairien et nantais. Il connaît les communistes et leur point faible : ils préfèrent, et ils le font souvent comme on l’a vu chez Uniroyal (pneumatiques) et la métallurgie, détruire des emplois et mettre des ouvriers au chômage plutôt que d’accepter un accord négocié contraire à la doxa marxiste.

De plus, alors que la CGT et FO sont dirigées par des idéologues sectaires, des avatars faisandés du marxisme, Berger est un pragmatique dont le seul objectif est de défendre les intérêts ouvriers. Il comprend pourquoi ceux-ci, déçus par le socialisme, ont envie de rejoindre le Front National. Il ne salit pas le parti de la famille Le Pen mais n’est pas d’accord avec sa ligne politique qu’il estime éloignée de la démocratie véritable : « Pour moi, le Front national est toujours trop haut : ce parti (je ne parle pas de ses électeurs) est une tache sur la démocratie. Nous avons le choix entre une société autoritaire, qui sera dans le “y a qu’à, faut qu’on” et la recherche du bouc émissaire, et une société plus apaisée, du dialogue et de l’écoute. C’est plus compliqué, mais ce sera toujours mon choix.« 

Appréciant la démocratie qui fait participer le peuple aux décisions politiques, Berger est le seul à défendre l’article 2 de la loi sur le travail voulue par Valls et Kohmri qui prévoit que les accords négociés au sein de l’entreprise entre les salariés et le patron pourront primer sur les accords nationaux. C’est ce que veulent lui faire payer les deux ultragauchistes du syndicalisme, Martinez et Mailly en installant la chienlit en France.

La chienlit, c’est évidemment la pagaille et le désordre installés par les grèves pour tenter de convaincre les Français que la paix sociale ne peut revenir que par l’acceptation des exigences de la CGT et de son allié FO. Et comme la plupart du temps, le gouvernement socialiste finit par leur céder, de leur point de vue sectaire ils ont donc raison de forcer la dose de chienlit même si cela salit leur image et celle du syndicalisme dans l’esprit de la majorité des Français. Ce qu’ils veulent, c’est pouvoir dire à leurs adhérents et à ceux qu’ils espèrent prendre aux syndicats concurrents : « voyez comme on est forts, le gouvernement a une fois de plus mis genou à terre ».

Pourra-t-il faire autrement que de céder à la CGT ? Après quatre mois de chienlit et son incapacité à sortir la tête haute de ce conflit qui aurait pu être l’occasion de lancer l’indispensable réforme du statut syndical et du financement des syndicats, on en doute !

La chienlit, c’est aussi la violence dont CGT et FO délèguent l’usage à leurs alliés objectifs et casseurs de l’ultragauche dont la frange bavarde occupe la place de la République depuis des semaines. Qu’ils n’aiment pas la police, la gendarmerie et l’armée, c’est leur droit, celui de tous les voyous, délinquants et marginaux qui se plaisent hors la loi. Mais il est inadmissible que certains d’entre eux, délinquants masqués, casseurs, professionnels de la subversion ou membres des milices syndicales, on ne sait trop, en viennent à agresser des policiers et des gendarmes gardiens des institutions républicaines et protecteurs du peuple avec l’intention évidente de les tuer en leur fracassant le crâne ou en les brûlant, « rôtis, les poulets ». Et il est encore plus inadmissible qu’il se trouve des juges pour leur trouver des excuses ou les relâcher sitôt capturés par les forces de l’ordre, leur donnant ainsi un sentiment d’impunité qui exaspère les Français.

Ca va mieux

Cette chienlit-là, c’est le prix qu’ils doivent payer parce qu’un président inconscient a nommé à la Justice une ennemie de la République, Christiane Taubira, qui criait sur les toits avoir « des comptes historiques à régler avec la France et les Français« . Elle est finalement partie après les avoir réglés ses comptes, elle a réintroduit la peine de mort, applicable pour les policiers et les gendarmes si la justice « front-populaire » en décide ainsi. Car c’est bien cette directive-là qu’appliquent certains juges déviants, comme ceux du « mur des cons ».

L’une des tâches du prochain gouvernement devrait être de réformer la Justice en espérant qu’elle sera plus adaptée aux besoins de la Nation. Et pour cela il sera sans doute nécessaire d’en écarter les brebis galeuses. Mais le pouvoir socialiste a la particularité d’être incapable de réformer, si ce n’est quelques vieilles lunes, comme le mariage homo, héritées non pas du marxisme qui avait un grand respect pour le mariage et les mœurs, mais de l’idéologie soixantuitarde libérale-libertaire.

La justice « front populaire », heureusement, n’est appliquée par que par une petite minorité du corps judiciaire, mais elle est tolérée par le gouvernement qui, tout en caressant policiers et gendarmes dans le sens du poil, leur fait comprendre qu’ils sont là pour fermer leur gueule et se faire caillasser. Ou cramer si possible !

Les simples citoyens ne sont pas mieux lotis à qui premier ministre et ministre de l’intérieur expliquent benoitement que le risque est maintenant omniprésent et qu’ils doivent s’attendre à se faire poignarder ou mitrailler sans savoir ni où ni quand. Et alors que la mort rôde dans les stades, les dancings, les restaurants, les trottoirs malgré des milliers de policiers, gendarmes et militaires qui font ce qu’ils peuvent, alors que certaines banlieues multiculturelles sont des coupe-gorge où des bandes règlent leur comptes à la kalachnikov, alors que la réalité brute de la douleur, parfois de la mort, du sang et des larmes de familles brisées, de vies fracassées s’étale dans la presse, le président tout sourire et ses ministres viennent nous baratiner que « tout va mieux, mais les Français ne s’en rendent pas compte« . Un président et un gouvernement trop bêtes aussi pour comprendre que ce n’est pas sur les statistiques truquées du chômage qu’ils seront jugés en avril-mai 2017, mais sur l’identité de la France et la sécurité des Français.

Ce n’est plus d’un Zola dont nous avons besoin pour se dresser et dire : « J’accuse ! « , ce n’est plus non plus d’un de Gaulle pour dire « La réforme oui, la chienlit non !« , c’est de millions de Français qui sauront dire « Nous accusons la Gauche de vouloir détruire la France et son identité, son peuple et ses valeurs issues de vingt siècles d’histoire, de détruire la Justice républicaine et l’Éducation nationale« .

L’Imprécateur

1 : Laurent Berger est le fils d’un ouvrier des Chantiers de l’Atlantique et d’une auxiliaire de puériculture. Ses parents l’ont poussé à suivre des études pour qu’il « réussisse » et sorte de la condition ouvrière. Il l’a fait, mais a décidé d’aider le monde ouvrier à sortir des schémas imposés en France par le stalinisme ambiant de l’extrême-gauche intellectuellarde incarnée par la CGT. Il une licence d’histoire et son mémoire a traité de « L’épiscopat nantais de Monseigneur Villepelet« . Pendant ses études, il a adhéré à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne dont il est devenu le Secrétaire Général, puis, quand il a travaillé, après avoir connu une période de chômage, à la CFDT, émanation de la CFTC, confédération Française des Travailleurs Chrétiens.

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VALLS EST-IL ISLAMOPHOBE ? (par l’Imprécateur)

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Le Figaro 23 mai raconte comment « Interrogé avant son déplacement en Israël, le premier ministre a jugé qu’il n’y avait «aucune raison» pour que le sulfureux islamologue Tariq Ramadan obtienne la nationalité française« . Et le Figaro poursuit  : « Manuel Valls durcit le ton. Après s’être déjà montré très critique vis-à-vis de l’extrême gauche, qu’il a souvent accusée de connivences avec l’islam radical, le premier ministre vient de franchir un nouveau cap: il a repris à son compte l’expression controversée d’«islamo-gauchisme». Invité du «Forum Radio J» en marge de son déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens, le chef du gouvernement a ainsi dit citer «les mots justes» de son fidèle secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.

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Israël, seul pays démocratique et non musulman au coeur de l’islam

«Il y a ces capitulations intellectuelles, ces ambiguïtés avec Les Indigènes de la République, les discussions entre Mme Clémentine Autain (porte-parole d’«Ensemble!», ndlr) et Tariq Ramadan, les ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de cette violence et de cette radicalisation», a-t-il d’abord expliqué. Dans son viseur: le fait que le parti de la conseillère régionale d’Île-de-France ait, en décembre dernier, appelé à se rendre à un meeting controversé à Saint-Denis, où le sulfureux islamologue était – entre autres – invité à s’exprimer.« 

Tariq Ramadan a répondu à Valls sur le ton de l’ironie dans un tweet.

Dites Monsieur Manuel Valls, si je ne demande que la légion d’honneur, vous me la donneriez? Cet « honneur » que vous vendez en Rafales. Deal?

Ramadan

Et toc ! Même chez les Frères musulmans on manie l’humour avec à-propos.

Clémentine Autain, elle, manque totalement d’humour, c’est bien connu. Elle riposte donc, mais pas laïque, à la manière islamo-gauchiste, en appelant au secours les keufs et les juges de la République mécréante puisque laïque et menace de déposer plainte : « Je vais porter plainte contre (lui) s’il ne présente pas ses excuse (sic !). (…) Il faut que cela cesse. (…) Ces propos sont mensongers. Je n’ai jamais rencontré personnellement Tariq Ramadan, ni partagé de tribune avec lui. Ces accusations ineptes visent à dire que moi-même, et à travers moi ma famille politique, seraient le terreau du terrorisme (…) Il est le premier ministre et doit donc garantir le débat démocratique» au lieu de l’«évacuer, par les mensonges et les insultes« .

« C’est son droit », comme disent les Corses, et si elle le dit ! Mais comment la croire quand sa « famille politique », comme elle l’appelle, prend systématiquement la défense des casseurs et les djihadistes ? Comment la croire quand elle`même appelle à a guerre civile, et ce en plein état d’urgence ?

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Et Valls n’a pas tort quand il déclare à propos de Tariq Ramadan «  Moi je pense que quand on aspire à être français, c’est qu’on aspire à partager des valeurs. Et ces valeurs sont, je crois, contradictoires avec son message« . Cela dit, rappelle Le Figaro, « Marié à une française depuis trente ans, le théologien pourrait toutefois, selon la loi en vigueur, jouir du droit de naturalisation presque automatiquement« .

Valls à Tel Aviv a manifesté son soutien aux Juifs et à Israël, le seul état vraiment démocratique du Moyen-Orient et le seul aussi qui refuse la soumission à la colonisation arabe et musulmane qui dure depuis le VIIIème siècle. On ne pourrait que l’approuver si ses actes et ses déclarations n’étaient pas aussi imprégnés d’électoralisme à destination de la communauté juive française. D’autant que sur place, en France, il n’agit pas vraiment efficacement contre l’islamo-gauchisme qu’il dénonce quand il est à l’étranger.

C’est ainsi qu’à Béziers quand les islamo-gauchistes attaquent le conseil municipal l’Etat français n’a aucune réaction. De plus, quand la mairie réagit par un communiqué, la presse élyséenne ne lui donne aucune publicité.

«  Un groupe d’une vingtaine d’individus, composé de militants communistes, anti-israéliens, islamistes, est venu semer le trouble hier soir au conseil municipal de Béziers. Ce même groupe avait déjà attaqué le conseil municipal à deux reprises, sans que la justice, du moins pour l’heure, ne  s’en émeuve malgré les plaintes déposées.

Cette attaque préméditée, orchestrée, qui est une récidive, est un fait grave, punissable pénalement devant un tribunal correctionnel.« 

Le communiqué du maire explique que : le groupe était dirigé, comme l’indique Midi Libre en donnant leurs noms, par Omar Khatiri et Linda Mendy-Hamdani. Prudemment en retrait, comme souvent, Mehdi Roland dirigeait l’opération tout en la diffusant en direct sur l’application périscope.

Conformément à une méthode apprise dans les comités d’agitateurs pro-palestiniens, les fauteurs de trouble ont provoqué la police, tout en la filmant, et en s’opposant physiquement à leur expulsion de la salle du conseil municipal.

Certains de ces militants ont insulté un policier noir, le traitant « d’esclave » et lui conseillant de « retourner dans son champ de coton ». Ce policier a déposé plainte.

L’un d’entre eux, un certain Marwin Doucet, a insulté les policiers, les traitant de « fils de pute » (Une vidéo en apporte la preuve).

Enfin, concluons sur une note révélatrice de l’état d’esprit de ce groupuscule : à la fin de leur action, on peut voir un des militants provoquer en criant : « One, Two, three, viva l’Algérie ! ».

Suite à ces incidents, le maire a fait voter une motion condamnant cette agression. Cette motion a été votée par la majorité et le groupe des Républicains. Le groupe socialiste n’a pas voulu prendre part au vote. Seul l’élu communiste, Aimé Couquet a voté contre, se solidarisant avec les agresseurs. Au fait, les communistes, ce sont bien la famille politique de Clémenine Autain, Non ? Bien naturellement, la Ville de Béziers a décidé de porter plainte contre les organisateurs de cette attaque et les membres de leur groupuscule. De leur côté, quatre policiers municipaux ont déjà déposé plainte pour menaces de mort, outrages, ou pour avoir été molesté. Menaces de mort, outrages, violences, ce sont là les effets de l’affiche de la CGT appelant à la violence contre la police. La CGT, encore la famille politique de la ci-devant Clémentine Autain.

L’Imprécateur

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NUIT DEBOUT, LE BAL DES RINGARDS (par l’Imprécateur)

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Le plus frappant avec Nuit Debout, c’est le colossal traitement médiatique qui lui est offert par la presse ultragouvernementale, Le Monde, Libé, l’Obs, L’Huma… ainsi que les chaines du « Service public » hollandais, et l’incontestable insignifiance du mouvement, de son contenu idéologique, des propos tenus dans les réunions de la place de la République, et des quelques centaines de trous de balles qui y croient.

Que croient-ils, ces micro-cervelles de dinosaures du marxisme agonisant ?
Qu’un nouveau mai 1968 est possible ?
Qu’on peut créer un mouvement sans idées, sans leaders et sans moyens, juste avec les vieux slogans éculés et ringards de la gauche de grand-papa ?
Juste en copiant la méthode d’action des Veilleurs catholiques qui faisaient réellement peur au gouvernement ? Comme en témoigne la violence des milices de Valls à l’encontre des Veilleurs, alors que ne trainaient pas avec eux comme le fait Nuit Debout, des cohortes d’encapuchonnés, vêtus de noir jusqu’aux yeux qui ne sont avec Nuit Debout que pour faire des repérages de boutiques, d’agences bancaires à piller et de voitures à brûler ?

Pour Brice Couturier (France Culture), Nuit Debout n’est qu’une « pâle copie gauchiste des Veilleurs catholiques« .

Que réclament-ils ? Il suffit de recenser les noms des « ateliers » pour le savoir. « La suppression de la loi travail » (ou loi Valls-El Kohmri), un projet de réforme très modeste au demeurant, qui s’est heurté à un mur de résistance, comme la gauche sait en construire dès que pointe à l’horizon la menace d’un progrès. Et de plus, la fin de l’obligation du travail obligatoire, cela va de soi dans une gauche qui enseigne à ses croyants que tout travail est une forme d’asservissement.

Donc, comme il faut bien vivre et avoir de quoi payer ses joints, ses bières, ses iphones et les vacances à Ibiza, ils exigent « Le salaire à vie ». Il existe déjà dans la fonction publique, mais pour y accéder il faut passer des concours. Et pour réussir des concours, il faut avoir un QI au minimum moyen et souvent plus. C’est une grande injustice pour les Nuit Debout, souvent largement en-dessous de 70. Le salaire à vie donné à tous est alors la solution.

« La destruction globale de l’économie capitaliste ». Ils énoncent là un pléonasme, car toute économie sociale qui fonctionne est capitaliste, que le capital soit d’origine privée ou provienne de l’Etat comme c’était le cas en Union soviétique ou dans la Chine maoïste. Le capital et son investissement sont indispensables à toute société qui veut progresser, sinon elle reste au stade aborigène.
Il existe cependant, c’est vrai, des formes d’économie sans capital, comme le troc ou l’autosubsistance, ou encore celles des esclaves et des prisonniers.
Si les Nuit Debout savaient lire autre chose que la très débilitante presse de gauche, ils auraient étudié les ouvrages des sociologues et anthropologues travaillant sur les sociétés dites « primitives ». Ils sauraient que pour vivre du troc et obtenir en contre-partie quelque chose à manger, il faut travailler au minimum quatre heures par jour, sans salaire, à trouver des produits échangeables répondant aux besoins des autres membres de la communauté. Ils sauraient que le résultat est aléatoire, dépendant des conditions météorologiques, de son propre état de santé et des désirs de l’incontournable chef de clan ou de tribu, celui qui se fait nourrir par la communauté et prend les plus jolies femmes parce qu’il sait manier le gourdin et la violence mieux que les autres. Comme l’avaient d’ailleurs constaté les membres des phalanstères socialistes du XIXème siècle.

Ils sauraient que l’autosubsistance nécessite de grands espaces – moins de un habitant au km2 dans les zones désertiques comme l’Australie ou le Sahara, le désert de Gobi ou celui d’Atacama, pas plus d’une dizaine dans les zones les plus riches en gibier et végétaux comestibles -. C’est la raison pour laquelle la population mondiale est restée inférieure à un million d’habitants pendant des dizaines de millénaires, à cent millions après l’invention de l’agriculture et de l’élevage et n’a pu atteindre le milliard qu’après que l’Occident ait inventé l’industrie, l’agriculture intensive et le capitalisme.

Il existe aux Etats-Unis un monument de pierre, les Georgia Guidestones figé en 1980 à Elberton, sur le mur duquel les partisans du Nouvel Ordre Mondial ont gravé après de savants calculs que celui-ci ne pourrait pas être assuré tant que la population mondiale excèdera cinq cents millions d’habitants, c’est le premier de leurs dix commandements. Pourquoi pas, chers lapins crétins de Nuit Debout, mais que faites-vous donc des sept milliards d’humains excédentaires ?

Les dix commandements sont énoncés à partir de la 5ème minute

« La démocratie par tirage au sort ». C’est un oxymore, le tirage au sort est l’antithèse de la démocratie puisqu’il écarte toute volonté de choix du peuple, mais il correspond précisément à l’esprit Nuit Debout.
Lancé le 31 mars à l’issue de la manifestation contre la loi Travail, Nuit Debout s’autoproclame « convergence de luttes » ultra minoritaires dans la société française, mais qui s’arrogent le droit de dicter leur choix politiques à la très grande majorité des Français.
La loi Valls-El Kohmri n’est qu’un prétexte pour draguer large et s’attirer la sympathie des Français qui n’en peuvent plus de ce gouvernement d’incapables, du parti socialiste et de son président, François Hollande.

Ce que veulent les quelques centaines de Nuit Debout qui monopolisent la presse place de la République, c’est changer la société française en démocratie populaire avec un parti tout puissant et un peuple asservi, comme autrefois en Union soviétique, dans les pays d’Europe de l’Est, en Chine populaire, dans le Vietnam de Giap, le Cambodge de Pol Pot ou Cuba de Fidel Castro.
Ils y ajoutent quelques notions d’idéologies récentes, elles aussi discutées dans les ateliers, comme le LGBT, le véganisme ou l’antispécisme (1).

L’une des nombreuses commissions du mouvement a créé un « jardin debout » en retirant des dalles de la place qui vient pourtant juste d’être rénovée à grands frais. Ce ne sont pas les seuls dégâts créés par Nuit Debout, qui excelle dans la violence : vitrines brisées, distributeurs de billets endommagés, agences bancaires taguées, Autolib, voitures de police et de particuliers incendiées, policiers et gendarmes agressés, pour les tuer dans les cas extrêmes. L’action de professionnels casseurs de « l’ultra-gauche » venus de Tchéquie, d’Allemagne et d’ailleurs, excuse et pardonne la presse gouvernementale – toujours prompte à protéger les casseurs franchouillards -. Mais les riverains sont unanimes à témoigner qu’il y a aussi beaucoup de jeunes de Nuit Debout parmi les casseurs-assassins.

Depuis le début, Parti de gauche, PCF, CGT et NPA lorgnent sur Nuit Debout sans parvenir à se l’approprier. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, toujours à l’affût d’une récupération, « il faut aller place de la République… C’est une génération qui se pose des questions et qui exprime son insatisfaction vis à vis de la forme actuelle de la politique« .

NKM

NKM n’oublie jamais que si son père fut maire de Sèvres et conseiller général des Hauts de Seine, son grand-père maire de Saint-Nom-la-Bretèche et ambassadeur aux Etats-Unis, son arrière grand-père construisit la fortune familiale de 1927 à 1942 en étant sénateur maire communiste de Boulogne-Billancourt et l’un des fondateurs du PCF qu’il suivit scrupuleusement dans tous ses méandres, y compris la collaboration avec les nazis de 1939 à juin 1941.

On comprend mieux la compréhension et presque l’affection qu’éprouve NKM pour les gauchistes de Nuit Debout.

Aller place de la République ? Pour quoi faire ? Sectaires, les Nuit Debout rejettent toute parole de droite, ne tolèrent que l’expression de la gauche la plus extrême.
Et le plus drôle c’est qu’eux-mêmes, les guignols de Nuit Debout son rejetés par les ouvriers et les employés, les pauvres et les gens des banlieues, rares parmi eux, et aussi par les gens « de couleur ».
Le PIR (Parti des indigènes de la République) accuse Nuit Debout parce qu’à majorité « blanche » et accuse les policiers de « racisme » et l’État de « négrophobie ». Accusé d’être à majorité blanche, raciste et négrophobe, l’Etat va-t-il porter plainte ? Ne rêvons pas, Hollande trouve le mouvement sympathique et invite (rarement, mais il l’a fait avec Jamel Debbouze et Joey Starr) des sympathisants du PIR à dîner à l’Elysée ! Cependant Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État socialiste, osera aller jusqu’à répéter, sur le PIR, ce qu’il a déclaré de meilleur sur Nuit debout le 24 avril lors du Grand Rendez-vous  Europe1/Le Monde/I Télé : que tout cela est « très marginal », qu’il s’agit de « manipulations grossières d’une extrême gauche » avec son  » idéologie islamo-gauchiste.

On comprend parfaitement que le naufrage de la gauche de pouvoir, celle qui copine avec les milieux d’affaires et s’en met plein les poches à chaque fois qu’elle peut est l’un des moteurs de Nuit Debout. Les exemples de l’Italie (avec le M5S de Beppe Grillo) et de l’Espagne (avec Podemos), montrent que la création de nouvelles forces politiques peut constituer un débouché pour Nuit Debout. Mais, en même temps, les incertitudes politiques, pour ne pas dire l’échec, de Podemos ou du M5S, montrent aussi que Nuit Debout a peu de chances de réussir son agrégation des luttes sociales pour faire un nouveau mai 68, malgré les efforts de la CGT et de son chef communiste qui mobilisent quotidiennement.

Le mouvement est « loin d’avoir l’ampleur des révoltes sociales qui ont marqué les deux dernières décennies » (La Presse, quotidien canadien). Et Politico site américain basé à Bruxelles, estime que « c’est parce qu’il est informe et qu’il défie l’autorité que ce mouvement Nuit debout donne des maux de tête au gouvernement socialiste et à toute autre figure politique qui espérerait en tirer des bénéfices.

Fait décisif, les banlieues montrent peu d’intérêt au mouvement Nuit debout.

C’est une bénédiction pour les dirigeants français, qui pourraient ne pas vouloir découvrir ce qui se passe quand l’utopie de la République rencontre la colère crue qui couve dans les cités du pays”.

A Montréal, Le Devoir n’y croit pas : « On pourrait même se demander si cette Nuit debout n’est pas au fond le chant du cygne d’une extrême gauche qui ne mobilise plus personne et qui s’étiole. Une extrême gauche tellement boboïsée et devenue si individualiste qu’elle ne supporte même plus la démocratie et son corollaire inévitable, la représentation. »

Et le philosophe marxiste Slavoj Zizek conseillerait à Nuit Debout comme il l’a fait en octobre 2011 lors du mouvement gauchiste Occupy Wall Street : « Ne tombez pas amoureux de vous-mêmes. Nous passons un bon moment ici. Mais rappelez-vous, les carnavals ne coûtent pas très cher. Ce qui compte, c’est le lendemain, lorsque nous serons tous retournés à nos vies quotidiennes. Est-ce que quelque chose aura changé ? »

L’Imprécateur

1 – LGBT : Lesbiennes, Gay, Bi et Trans-sexuels ; Véganisme : aucune utilisation quelle qu’elle soit de produits animaux, y compris les œufs, le miel ou les peaux d’animaux morts : Antispecisme : donner aux animaux exactement les mêmes droits que ceux donnés aux Hommes. Nuit Debout réclame leur reconnaissance à l’échelle nationale et européenne.

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OPÉRATION RÉMORA sur RADIO COURTOISIE

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OPÉRATION RÉMORA

sera développée par Luc Sommeyre sur RADIO COURTOISIE le vendredi 27 mai de 12:00 à 13:30

Rediffusions à 16:00 et à minuit le même jour.

Podcast téléchargeable sur le site de Radio Courtoisie la semaine suivante.


Radio CourtoisieCliquez sur l’image ci-dessus pour accéder au site de Radio Courtoisie

Modulation de Fréquence : (Paris : 95,6 MHz – Caen : 100,6 MHz – Chartres : 104,5 MHz – Cherbourg : 87,8 MHz – Le Havre : 101,1 MHz – Le Mans : 98,8 MHz).
Satellite : (France – Europe de l’Ouest – Afrique du Nord) : en clair sur les bouquets satellite Canalsat (canal 526) et TNT SAT. On peut aussi l’obtenir sur Canalsat en page 3 de la « mosaïque des radios » disponible sur le canal 179.
Internet : pour le monde entier sur www.radiocourtoisie.fr.

L’émission a été enregistrée le dimanche 1er mai à 15:00 dans les studios de Radio Courtoisie, 61 boulevard Murat à Paris XVIème.


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LES VICES-CACHÉS DU GOUVERNEMENT (par Luc Sommeyre)

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 Le « vert » est dans le fruit.

Les troupes

J’ACCUSE LES VERS LES VERTS. Sous une couleur faussement « nature », ces prétendus écolos soixante-huitards-attardés forment en réalité les troupeaux (souvent inconscients et manipulés) des maîtres de la IVème Internationale fondée par Lev Davidovitch Bronstein dit Léon Trotski, père de l’Armée Rouge et de la Tcheka. Cette dernière couleur leur eût certes mieux siée, mais n’oublions pas que du mélange des deux, on obtient la couleur brune du Nazisme dont ils sont les serviteurs les plus zélés, même à leur corps-défendant. Les prétendus « Verts » ne sont pas des écologistes mais des agents actifs du Nihilisme ethno-suicidaire développé par Trotski.

Les dirigeants

J’ACCUSE LES SPHÈRES GOUVERNEMENTALES et principalement Jean-Christophe Cambadélis, alias Camba, Premier Secrétaire du Parti Socialiste, architecte-en-chef de la IVème Internationale innomée aujourd’hui, toujours vivante. Fils spirituel de Lionel Jospin (trotskiste patenté [1]) son passé militant et jamais démenti à l’AJS [2] – où il fut porté au pinacle par Pierre Boussel dit Pierre Lambert (fils d’immigrés juifs de Russie, et membre de FO [4] après son exclusion de la CGT, mort en 2008) – et à l’OCI [3] que dirigea ce dernier, démontrent que la doctrine trotskiste est son logiciel-moteur et dirige en sous-main le gouvernement actuel. Ses liens étroits avec les trotskistes Besancenot (LCR [5] devenue NPA [6]), Mélenchon dit « La Méluche », Voynet, Cohn-Bendit, Weber, Dray, Moscovici, Arditi et DSK pour n’en citer que quelques-uns, ne sont mystère pour personne. De mauvaises langues prétendent aussi que le Président Hollande aurait flirté de fort près avec les trotskistes [7]… D’ailleurs, le récent exercice d’applaventrisme magistral exécuté à l’endroit du FLN par notre cher Président a dû lui rappeler les liens étroits qu’avaient tissé en leur temps ses petits camarades avec Messali Hadj pendant la guerre d’Algérie. [8]

TrotskiLev Davidovitch Bronstein dit Léon Trotski

De ce courant trotskiste nous vient le CANCER DE LA REPENTANCE, métastasé en « Bienpensance » : allié fort à propos du Nouveau Siècle Américain ou Nouvel Ordre Mondial qui ne saurait voir le jour sans l’écrasement total de l’Europe. De la repentance d’être nous-mêmes, Français, chrétiens pour la plupart, et – horreur suprême ! – Blancs. L’ethno-masochisme ou ethno-suicide est la colonne vertébrale de la IVème Internationale [9]. Pour les trotskistes, TOUT EST BON POUR DÉTRUIRE LA CIVILISATION OCCIDENTALE ET PARTICULIÈREMENT FRANÇAISE.

Exemple : la haine anti-flics

Distillée par les groupuscules perturbateurs adroitement manipulés, cette haine est relayée à pleins poumons par les chorales de « La Voix du Minotaure » [10].

Partout, Gendarmes et Policiers sont violemment pris à partie par les hordes gauchardes caressées dans le sens du poil par la sacro-sainte Bienpensance au seul motif qu’ils tentent comme ils peuvent de faire respecter l’ordre républicain. (Que l’Armée patiente encore un peu : son tour va venir.) Comme ils peuvent en effet. La désormais trop célèbre affaire Piquemal est l’exemple-type de cette avalanche criarde d’ordres et de contre-ordres donnés aux CRS, aux Corps Urbains, aux Gendarmes Mobiles et autres unités qui ne savent plus à quel saint se vouer et se trouvent bien souvent contraints d’agir en contradiction avec leurs consciences. Mais il y a plus inquiétant encore : l’apparition de ce que j’appelle des « commissaires politiques » chers aux trotskistes, adroitement placés à divers postes de commandement jusqu’au sein des unités de terrain. Qui aurait pu imaginer ne serait-ce qu’il y a un an, que des Policiers, quels qu’ils soient, aient procédé à l’arrestation d’un homme respectable de 76 ans, Général de Corps d’Armée connu qui plus est, avec une vulgarité sans nom, allant jusqu’à lui mettre un pied sur la tête alors qu’il était à terre ? Sachez que les fonctionnaires amenés à commettre des actes aussi abjects sont soigneusement choisis pour leur « vulnérabilité » : un homme de 40 ans sous l’uniforme bleu, marié, père de famille, endetté par l’achat de son appartement et d’une voiture, qui viendrait à désobéir aux ordres reçus se trouverait mis à pied instantanément par les commissaires politiques intouchables. Les baïonnettes intelligentes ne sont pas pour lui. Ne pouvant assumer ses charges, il se retrouverait vite à la rue et poussé au divorce par ces vicissitudes dramatiques. Sans jeu de mots déplacé : comment lui jeter la pierre ? La responsabilité incombe en réalité à la pieuvre hiérarchique qui ne sert pas la Police, mais qui s’en sert.

De l’autre côté, on assiste à des violences et provocations incessantes à l’endroit des Forces de l’Ordre par des groupuscules organisés et agressifs. Comment peut-on concevoir qu’un honnête citoyen participe à une manifestation légale et pacifique coiffé d’un casque et armé de barres de fer et autres cocktails Molotov, si ce n’est pour porter le désordre et la destruction ? Prenons conscience que ces « perturbateurs » sont les alliés objectifs des « terroristes » : on perturbe pour créer un climat de malaise avant de terroriser une société paniquée, donc sans défense comme la souris hypnotisée par le cobra.

NOUS SOMMES EN SITUATION DE PRÉ-GUERRE CIVILE.

 LES FORCES DE LA RÉSISTANCE AUJOURD’HUI.

Je vous invite à mesurer votre force de résistance à la décadence de notre Civilisation. Votre force à vous, pris individuellement, aujourd’hui.

Comme l’ont fort justement déclaré le Président Hollande et son Premier Ministre Emmanuel Valls, tous deux pris entre deux feux, NOUS SOMMES EN GUERRE. Et en temps de guerre, les défaitistes, ceux qui prônent l’abdication sans condition, ceux qu’on appelle aujourd’hui les « dhimmis » – en réalité des esclaves génétiques – devraient être passés par les armes pour crime par complicité.

Vous, médecin, ingénieur, employé de banque, retraité, agriculteur, ouvrier métallurgiste, vous, civils, avez un rôle considérable à jouer dans la Résistance à titre individuel.
TOUT EST AFFAIRE DE PRUDENCE, DE SÉRIEUX ET DE COORDINATION.
Une fois de plus, avec un insistance lourde que vous me pardonnerez, je vous invite à relire et à méditer en votre âme et conscience le scenario de l’OPÉRATION RÉMORA actuellement en cours de mise en place partout en France (et ailleurs…)

DE LA FORCE DE CHACUN NAÎT LA PUISSANCE DE TOUS

France blessée

LS
luc.sommeyre@minurne.org

NE VOUS DISPERSEZ PAS… Soyez aimable, s’il vous plaît, de rédiger des commentaires EN RAPPORT DIRECT AVEC LE SUJET TRAITÉ DANS L’ARTICLE… Merci.

Bannière 2016

[1] Ancien membre de l’OCI (Organisation Communiste Internationaliste, devenue le PT, Parti des Travailleurs).
[2] Alliance des Jeunes pour le Socialisme.
[3] Organisation Communiste Internationaliste.
[4] Force Ouvrière.
[5] Ligue Communiste Révolutionnaire dissoute en 2009 dirigée par Alain Krivine, fils d’immigrés juifs d’Ukraine.
[6] Nouveau Parti Anticapitaliste.
[7] Voir le très intéressant article de RÉSISTANCE 2017.
[8] Le dernier voyage de Manuel Valls à Alger n’a rien à voir. (Valls n’a jamais été trotskiste.) Le but de son déplacement outre-Méditerranée était de préparer la prochaine vague migratoire qui va sous peu nous frapper de plein fouet.
[9] Je préfère pour l’instant ne pas évoquer les racines philosophico-religieuses de la doctrine du « père de l’Armée Rouge ».
[10] « Les médias autorisés par le Système » auxquels s’opposent tous les journaux et blogs de réinformation comme MINURNE-RÉSISTANCE, RIPOSTE LAÏQUE, RÉSISTANCE RÉPUBLICAINE, BREIZH INFO, LE GAULOIS, L’OBSERVATOIRE DU MENSONGE, LENGADOC INFO, L’OBSERVATOIRE DE L’ISLAMISATION, POINT DE BASCULE et de fort nombreux autres sites francophones que je prie de m’excuser de ne pas citer tant la liste est longue.


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LE MILITAIRE ET LE POLITIQUE : DEUX VISIONS DIFFÉRENTES DE L’ÉTAT ET DE LA NATION ? (éditorial du Général Martinez)

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Dans sa livraison du 12 mai 2016, Le Figaro publiait, le jour même de la comparution du Général Christian Piquemal devant le tribunal, un article intitulé « Un autre officier de haut rang menacé de sanctions ». Rappelant l’épisode de la lettre ouverte au Président de la République du 4 mars dernier dans laquelle, avec deux autres Généraux en 2ème section nous étions sortis de notre devoir de réserve pour soutenir le Général Piquemal et nous indigner de la situation à Calais, la journaliste disposant manifestement d’autres informations me concernant m’avait sollicité pour obtenir des informations complémentaires et quelques précisions. Il est vrai que depuis quelques mois certains responsables politiques, toutes tendances confondues, s’agacent de l’intervention jugée intempestive, voire contraire au devoir de réserve, de Généraux habituellement silencieux.

Mais, un Général doit-il fermer sa gueule comme vient de le déclarer récemment d’un ton condescendant et méprisant un candidat aux primaires de droite qui aspire à devenir Président de la République et donc chef des Armées ? Un Général auditionné par les élus de la nation doit-il mentir pour ne froisser personne et finalement se discréditer et manquer à tous ses devoirs ?

Un militaire en retraite – qui, ne l’oublions pas, est également un citoyen – est-il tenu au silence devant un processus engagé depuis la fin de la Guerre Froide et consistant à démanteler l’outil militaire pourtant chargé d’assurer la première des missions régaliennes de l’État, c’est à dire la défense de son territoire, la protection de la nation et de ses intérêts ? C’est bien ce qu’un sénateur a demandé récemment au Chef d’état-major des Armées : faire taire certains militaires en retraite.

Enfin, un Général en 2ème section rompt-il son devoir de réserve parce qu’il dénonce la politique conduite dans la gestion de la crise migratoire notamment à Calais qui conduit nos dirigeants à accepter la présence illégale de milliers de clandestins sur notre sol, bafouant ainsi l’état de droit qui régit pourtant notre démocratie et constitue l’un des piliers censé garantir l’intégrité du territoire ? En quoi le fait de rappeler les conditions dans lesquelles le Général Christian Piquemal a été arrêté à Calais le 6 février dernier serait-il une présentation polémique des faits et constituerait-il une atteinte au devoir de réserve ? C’est effectivement ce qui m’a été reproché officiellement il y a quelques semaines : je suis donc sommé, sous peine de sanctions, de me taire car tenu au devoir de réserve dont je me serais écarté.

Il est vrai que nos élites politiques, qu’elles détiennent les rênes du pouvoir ou qu’elles aspirent à y accéder, ne sont pas habituées à ce que des militaires, et en particulier des Généraux en 2ème section, considèrent, lorsque l’intérêt supérieur du pays et de la nation est en cause comme c’est le cas aujourd’hui, avoir le droit et même le devoir de s’exprimer. Il ne s’agit cependant pas de sédition ou de conspiration de leur part. Cela révèle simplement le niveau atteint par l’incompréhension et le décalage énorme qui s’est instauré entre le militaire et le politique en matière de conception de la gouvernance du pays sur le long terme qui doit viser la sécurité à l’extérieur et la concorde à l’intérieur. Il y a aujourd’hui, incontestablement, un fossé qui s’est creusé et qui sépare l’approche des problèmes du monde, et par voie de conséquence du pays, entre le militaire et le politique dont les logiques et les horizons sont par nature différents. Le premier voit loin et la permanence de la défense du pays et de ses intérêts, la sécurité et la protection de la nation restent un tourment constant qui dépasse le temps présent et s’inscrit dans le temps long. Le second détient le pouvoir après avoir gagné des élections qui consacrent généralement des ambitions personnelles mais l’exerce le plus souvent soumis au cours des événements qu’il ne maîtrise pas toujours et qui le maintient dans une vision qui ne dépasse pas le court terme, voire le moyen terme dans le meilleur des cas, mais qui s’inscrit donc dans le temps court.

Alors, s’agissant de la sécurité à l’extérieur, chacun sait que depuis très longtemps le budget de nos forces armées a servi de variable d’ajustement et il faut reconnaître que depuis la fin de la Guerre Froide la situation n’a fait qu’empirer, la détérioration de nos capacités opérationnelles ayant atteint un niveau critique mettant en danger la vie de nos soldats engagés en opérations. Cette détérioration a d’ailleurs déjà mené à une rupture irréversible des capacités dont la conséquence pour nos forces armées se traduit par un déclassement stratégique extrêmement préjudiciable pour la France et dangereux pour la défense de nos intérêts dans le monde.

Quant à la concorde à l’intérieur, elle dépend essentiellement du niveau de cohérence interne de la société caractérisée par sa culture et donc son identité. Force est de constater que la société française n’est plus aujourd’hui une société apaisée et ne le sera plus avant longtemps en raison de la mutation identitaire qui lui est imposée contre son gré. D’ailleurs, cette question identitaire devra constituer le sujet prioritaire de la campagne des élections présidentielles de 2017, avant même celui de l’économie dont l’état s’aggrave du fait même de cette immigration massive et incontrôlée. Car, après des décennies de laxisme, de manque de vision et de clairvoyance, d’absence de courage et de fidélité aux racines de la France, les élites politiques ont fini par oublier que gouverner c’est prévoir (“pré-voir”). Elles ont ainsi trahi l’âme de la France en favorisant passivement et activement cette immigration de peuplement hostile à notre civilisation et à nos valeurs, immigration qui n’est certainement pas une chance pour la France mais bien un vecteur d’appauvrissement dans de nombreux domaines.

Et alors que le Président de la République a déclaré que nous sommes en guerre et que l’état d’urgence est en vigueur, ces élites – de droite et de gauche – ne sont préoccupées, depuis plusieurs mois déjà, que par la prochaine élection présidentielle qui doit se tenir dans un an. Cela est d’autant plus consternant que la crise migratoire – provoquée par une invasion qui a été planifiée et qui constitue une attaque sans précédent des nations européennes – est loin d’être réglée. En outre, les excès et les dérives d’un communautarisme imposé par un islam conquérant, nullement inquiété par les pouvoirs publics, ne cessent de progresser sur notre sol et conduisent le pays à la catastrophe.

Il en est de même pour l’ensemble de l’Europe et le marché de dupes passé dernièrement par l’Union Européenne avec la Turquie qui a favorisé l’invasion migratoire est suicidaire. Cette perspective est inacceptable. C’est précisément pour témoigner de cette combinaison des périls que le Général Christian Piquemal s’est déplacé à Calais pour dénoncer la passivité incompréhensible des responsables politiques dont les conséquences seront dramatiques pour les citoyens européens et donc pour les Français. Il n’a fait que sonner le tocsin.

Pour ma part, une quarantaine d’années sous l’uniforme au service de mon pays ont forgé mes convictions. Libre jusqu’à présent de toute attache politique, probablement la conséquence de ma “culture militaire” qui m’a astreint et convaincu à ne servir qu’un seul parti, la France, je reste un observateur très attentif aux évolutions du monde et demeure soucieux des intérêts de la France et de son peuple. Mais témoin, comme d’autres, de l’évolution néfaste de notre pays sans que les responsables politiques cherchent à en corriger le cours, je ne peux rester silencieux devant cette France charnelle que j’aime, mais cette France aujourd’hui défigurée et à présent martyrisée par certains de ses fils – mais le sont-ils vraiment ? – animés par une haine viscérale à son égard. C’est ce qui m’a d’ailleurs conduit à publier un essai en début d’année 2013 intitulé précisément « Devoir d’expression d’un citoyen (pas) ordinaire » et qui trouve toute sa justification dans l’actualité présente.

Alors, “invité” à me taire, je considère que face aux agacements manifestés à l’encontre de certains Généraux par des responsables politiques de droite comme de gauche – pourtant responsables de l’état préoccupant dans lequel se trouve la France – face aux pressions ou aux menaces exercées à l’égard des lanceurs d’alerte, le devoir d’expression prime aujourd’hui sur le devoir de réserve compte tenu des menaces de plus en plus précises qui pèsent sur la nation française. Il ne s’agit pas de provocation, de désobéissance ou de rébellion contraires à la culture militaire, mais d’une démarche de salut public ou de salut national, d’une démarche nécessaire consistant à porter, avec d’autres, assistance à notre pays en danger. Mais cette démarche s’exerce, il faut bien le constater, dans un contexte détestable de mépris condescendant de la part de certains, de menaces de la part d’autres à l’égard de Généraux qui lancent l’alerte à juste titre et qui, ce faisant, prennent des risques pour défendre l’intérêt supérieur de la Nation. Il est vrai que comme le disait Chamfort : « En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ». Un Général exerce un sacerdoce au service de la Nation quels qu’en soient ses représentants d’ailleurs car il appartient à un système, hors des partis politiques ce qui garantit sa loyauté, et qui assure une continuité historique directement liée à la sécurité et à la protection de son peuple. Et devant la mise en danger de la Nation aujourd’hui, due aux conséquences du laxisme et du manque de clairvoyance de nos responsables politiques depuis longtemps et de leur passivité aujourd’hui devant cette invasion migratoire, un général, tel une sentinelle, sonne l’alarme car il est un lanceur d’alerte. Son expérience, sa culture militaire et son engagement désintéressé lui confèrent une certaine légitimité pour exprimer son appréciation lorsque la sécurité et l’avenir de la Nation sont mis en danger. C’est même son devoir.

Cela dit, ce devoir d’expression remet-il réellement en cause le devoir de réserve ? Certainement pas, car la vraie question qui se pose est celle-ci : pourquoi ce devoir d’expression revendiqué par des Généraux habituellement respectueux d’une éthique qui les pousse à intervenir peu dans le débat public se manifeste-t-il ? C’est la question qui fâche les responsables politiques et en particulier ceux qui nous gouvernent. Pourtant, la réponse est claire : un Général doit, c’est un devoir, briser le silence lorsque tout ce pour quoi il s’est battu toute sa vie est remis en question et que la Nation est mise en danger parce que les responsables politiques ne respectent ni la Constitution, ni les lois de la République dans les décisions qu’ils prennent ou parce qu’ils n’appliquent pas ou ne font pas appliquer la loi. C’est ce reproche qu’ils ne supportent pas parce qu’ils savent pertinemment que juridiquement être hors-la-loi c’est condamnable. Et sur le plan moral comme sur le plan juridique, ce n’est donc pas porter atteinte au devoir de réserve que de s’exprimer pour dénoncer le fait que la loi n’est pas respectée et n’est pas appliquée. C’est tout le sens que prend cette supposée transgression du devoir de réserve avec l’expression de certains Généraux habitués, eux, au respect du règlement et de la loi et qui tirent la sonnette d’alarme car ils sont au service permanent de la Nation aujourd’hui en danger.

C’est la raison pour laquelle ils ne peuvent pas “fermer leur gueule”.

Le 15 mai 2016

Général (2s) Antoine MARTINEZ

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Editions Amalthée – 238 pages – n° ISBN 978 2 310 01314 7  –  19,80 €
site internet : www.editions-amalthee.com

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CHRONIQUE DE MAI 2016 (par Marc Le Stahler)

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Économie…

Tout va mieux, tout va bien…

La croissance repart, les déficits se résorbent. Même la courbe du chômage qui ne devrait pas tarder à s’inverser ! Voilà qui tombe à-pic, à un an des Présidentielles ! Renseignements pris, pour étayer ces propos rassurants, Hollande n’hésite pas à comparer les chiffres du chômage du quinquennat Sarkozy (catégorie A, B et C confondues) à ceux de ses 4 années (mais en les limitant à la catégorie A) !

Tricherie ou incompétence ? − Tricherie bien sûr, avec en prime un gros mépris pour les Sans-Dents supposés n’y voir que du feu.

Pour faire bonne mesure, après avoir écrasé comme prévu les classes moyennes pendant 4 ans, Hollande fait miroiter une baisse d’impôts… en 2017 !

Le calcul n’est pas si stupide : ou bien il est réélu et cette mesure (sur laquelle il reviendra immédiatement « pour tenir compte de la conjoncture ») aura contribué à sa réélection, ou bien il est viré quand même (ce qui est le plus vraisemblable) et son successeur se dépatouillera avec la baisse des recettes fiscales.

Du « grand Mitterrand » !

Commerce extérieur….

L’Inde n’achètera plus 126 Rafale mais 36.

Le « contrat du siècle » tant vanté par les médias est dans le Gange. Mais la presse couchée qui avait fait ses gros titres avec la promesse initiale se cantonne aujourd’hui dans un silence assourdissant.

Heureusement, il y a les blogs de « ré-information », et même, disons-le, d’information tout court.

Politique…

Après avoir fait la « une de Match » avec sa femme l’hystérique Filippetti (voir la vidéo n° 12 de la vidéothèque) à l’occasion du « baptême républicain » de sa fille Jeanne (en hommage à la Pucelle ?), Montebourg fait l’ascension du Mont Beuvray, le Solutré du pauvre.

Ce Mitterrand au petit pied en profite pour proposer un « grand projet alternatif pour la France » !

Ah, l’alternance… À gauche comme à droite, ça commence à sentir un peu le trop-plein, côté candidatures…

Commémorations…

Un rappeur de 32 ans homophobe et raciste veut « baiser la France et ses kouffar » à l’occasion du centenaire de Verdun (300.000 morts) le 29 mai prochain. Son grand père tirailleur sénégalais « aurait fait 14/18 » précise-t-il, la main sur le cœur. Renseignements pris, c’est un gros mensonge : ce grand artiste est malien et un peu jeune pour avoir eu un grand-père dans les tranchées, mais bon…

Face à la mobilisation générale des réseaux sociaux, et après une tentative désespérée pour défendre ce projet d’un goût douteux, le maire de Verdun Samuel Hazard recule. Hollande (qui n’en rate plus une − la dernière année de son quinquennat nous promet de grands moments) propose alors de « mettre les moyens » pour maintenir ce machin dément.

On risque une nouvelle guerre des tranchées.

Soutien plutôt inattendu de Benoist Apparu, qui fait à l’occasion son outing de traître à la mémoire de la Nation : « il ne fallait pas annuler ce concert, on ne cède pas aux pressions de l’extrême-droite ». Allons bon ! Encore un coup des fascistes ! Un point Godwin pour le pote de Juppé.
AskoloL’immonde Askolovitch vient bizarrement au secours du rappeur antisémite et en profite pour déverser sur la toile et les ondes un bonne dose de ce venin anti-français qu’il fabrique chaque nuit en quantités industrielles.

Pour le Secrétaire d’État aux Anciens Combattants, un certain Jean-Marc Todeshini, sorti de l’ombre pour l’occasion, « c’est un premier pas vers le fascisme »

Diantre ! Un second point Godwin pour les Remplacistes !

Une idée en passant : à quand un concert de Bertrand Cantat pour célébrer la Journée de la Femme ?

Ségolèneries…

À RMC, chez Bourdin, Ségolène annonce qu’elle veut « élargir à la France ce qu’elle a fait pour la région Poitou-Charentes » ! Charmante perspective en vérité : contribuables préparez vos chèques et vos mouchoirs !

Cette pauvre fille ne se rend même plus compte de son humour involontaire. Au Brésil, sa copine Dilma Youssef est virée de la présidence sans un mot de soutien de sa part : c’est pas beau de lâcher ses copines dans l’adversité. C’est un peu comme refuser le label « PS » sur ses affiches électorales quand ça ne faisait pas chic, hein Bécassine ?

Russie…

Pendant ce temps, à Samara en Russie, une mosquée salafiste truffée d’explosifs est investie par les Forces Spéciales. 53 barbus sont arrêtés, dont certains connus pour avoir fait de la retape pour le Jihad sur Internet.

Plutôt que désamorcer les explosifs (une opération éminemment dangereuse), les flics décident de les faire sauter sur place, dans l’enceinte même de la mosquée.

Coup double ! Pragmatique, l’Ours russe ! Nous, on aime bien les feux d’artifice de ce genre…

Histoire de France…

Il y a 80 ans, mai 1936. C’était le Front Populaire, les congés payés, les « trains de plaisir ».

En Allemagne, on construisait des blindés et des avions à la chaîne qu’on testait sur le front espagnol.

Les temps changent, pas la France, toujours en retard d’une guerre.

Harcèlement…

Le couple Baupin-Cosse se tait et lèche ses plaies médiatiques.

Après le rouge aux lèvres, la honte au front.

BaupinGrande Bretagne (Londonistan)…

Le Royaume-Uni ne votera peut-être pas le « Brexit » dont on nous rebat tant les oreilles, mais Londres est d’ores et déjà bel et bien tombée à l’ennemi.

« Sadiq Khan montre l’exemple » proclame Hidalgo.

HidalgoSi Juppé devient président (ce qu’à Dieu ne plaise), Tariq Ramadan sera-t-il le maire de Bordeaux ? Tout est possible maintenant…

Il reste une petite année avant la prochaine présidentielle − si elle a lieu.
Le Grand Remplacement est en marche.
Les villes s’enflamment, les forces de l’ordre vont à l’abattoir comme il y a un siècle les poilus de Verdun.
Les petits malfrats des banlieues ont simplement remplacé les allemands. Et ils sont sur place.
Les hommes chargés de nous défendre ont reçu l’ordre de subir..

policeLe gouvernement ne gouverne plus, il s’affole, il s’efface, il disparait.
Devant tant d’échecs accumulés, il ne lui reste plus que l’incantation, avant le « sauve-qui-peut » général.
La France millénaire, la France qu’on aime, celle de Clovis, celle de Jeanne d’Arc, celle dont le Général s’était toujours fait une « certaine idée », disparait doucement dans le gouffre de la médiocrité, de la trahison et de l’abandon de ses prétendues élites.

C’était la chronique de la France « apaisée et rassemblée » du président sortant.

18ème jour du mois de mai de l’An de grâce 2016.

Marc Le Stahler

Bannière 2016

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VERDUN − LE GÉNÉRAL RONSON À M. APPARU, “FIDÈLE COMPAGNON” DE M. JUPPÉ.

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Monsieur le Député,

Vous dites : « Céder, c’est capituler ». Je pense que reconnaître une erreur, c’est faire preuve d’intelligence.

Je ne le place pas sur le terrain d’un ordre moral qui serait, selon la ministre de la Culture, « nauséabond », en oubliant que les paroles de ce chanteur, vis-à-vis de la France, ne le sont pas moins.

Non, tout simplement, un concert festif ou voulu comme tel (?) n’a rien à faire dans le cadre du centenaire de la Bataille de Verdun.

Je n’ai rien à voir avec le Front National, mais fais partie de la promotion de Saint-Cyr « Lieutenant-Colonel Driant » qui vient de faire ériger à Vacherauville la Croix des Chasseurs, conçue par Driant, pour le centenaire de sa mort.

Pour ces commémorations, ce n’est pas le “rap” qui est de mise, mais un minimum de dignité et de solennité.

Votre souhait d’une reprogrammation de ce même chanteur à la même date au même endroit, tel que le rapporte une chaîne d’information, me sidère.

Je n’ai aucun lien avec l’extrême-droite dont les medias et les politiques feignent de croire qu’elle était seule à s’insurger contre une initiative malvenue.

Ne voyez-vous pas que nombre d’Officiers républicains sont tout autant ulcérés par ces affronts provocateurs à la mémoire de ceux à qui ils doivent respect ?

Ne comprenez-vous pas que ce sont des attitudes comme la vôtre qui poussent nos concitoyens, abasourdis par ces attaques à leurs valeurs profondes, non pas à vociférer ou casser dans les rues, mais à se réfugier dans un vote extrémiste ?

Je vous prie de croire, Monsieur le Député, en l’expression de ma totale incompréhension.

Général de Corps d’Armée André Ranson
Commandeur de la Légion d’Honneur,
Ancien Commandant des Opérations Spéciales,
Ancien Directeur du Renseignement Militaire.

 

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TOUT VA TRÈS BIEN, MADAME LA MARQUISE ! (par l’Imprécateur)

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« La presse européenne commente les accusations de harcèlement sexuel qui ont contraint Denis Baupin à démissionner de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale.
Et constate que rien ne change dans les mœurs politiques françaises
 » (Courrier International, 11 mai).

Dans le milieu politique français « c’est la loi du silence qui prévaut » (Le Temps, Suisse)

La Repubblica et La Stampa (Italie) critiquent le machisme de certains dirigeants politiques commettant des agressons sexuelles et convaincus de pouvoir compter sur une certaine impunité, « De la même façon, à l’époque de l’arrestation de Strauss-Kahn à New York, on avait découvert l’omerta qui avait entouré ses comportements« .

El Pais (Espagne) voit dans le scandale Baupin le signe qu’EELV « allié traditionnel des socialistes » est « un parti en voie d’extinction« .

Le Temps laisse la conclusion à l’assistante parlementaire d’un député socialiste : « Il faut comprendre qu’en France, briser cette loi du silence, c’est renvoyer les femmes engagées en politique à une condition qu’elles se battent pour faire changer. Car si quelques-unes osent parler, combien n’osent toujours pas le faire ? »

Surprenant tout de même quand on a compris qu’en France, « ça va mieux », comme le dit le président sortant.

Soit, les affaires de cul des candidats à la présidentielle, du président lui-même, des ministres et des élus en général on toujours fait les affaires de la presse française qui avoue souvent « on savait mais on ne disait rien », jusqu’au jour où quelqu’un balance (un « lanceur d’alerte » dans le jargon bobo) et ouvre les vannes de la délation (ou « transparence » dans le vocabulaire médiatique). Il faut savoir que la presse française  est encore plus discrète sur les affaires de fesses concernant des élues, ministres, députées ou maires.

Et elle est carrément réticente quand il s’agit d’affaires d’argent et de condamnations en justice, excepté s’il s’agit d’élus classés à droite et que le donneur d’ordres élyséen veut abattre, comme Sarkozy ou Marine Le Pen. Pourtant la France est classée par Transparency International au 27ème rang des pays corrompus, entre les Emirats Arabes Unis et le Qatar, juste avant le moins pourri des pays africains, le Bostwana, loin derrière les Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, la Nouvelle-Zélande et le Danemark. Voyez, la corruption politique ça va mieux aussi.

Repris de jiustice

Sur cette photo officielle du 1er gouvernement Hollande (celui de son vieux copain Jean-Marc Ayrault), sont signalés d’une croix les ministres ayant eu au moins une condamnation de justice et d’un point rouge ceux dont les enfants ont eu affaire à un juge. Au moins deux de ceux qui n’ont pas de croix ont des dossiers en cours. Quant au président, il est protégé par son statut, mais un soupçon de sous-évaluation fiscale de son patrimoine pourrait le rattraper quand il aura quitté la présidence. Il y avait moins de repris de justice dans les gouvernements précédents, donc tout va mieux.

La France est classée au 45ème rang en matière de liberté de la presse, ce qui en dit long sur la qualité des libertés en France. Nous avons un gouvernement en pleine dérive autoritaire et liberticide qui développe une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journalisme et plus généralement de l’information, surtout quand elle vient d’internet. De son point de vue socialiste, donc tendant progressivement vers la dictature du prolétariat type années 80 à l’Est, c’est justifié. Comment le peuple pourrait-il croire à une propagande affirmant que tout va globalement mieux en France quand ce peuple se détourne de plus en plus de la presse gouvernementale et de l’information télévisée parce qu’il a compris qu’elles mentent et trouve ailleurs une information plus conforme à ce qu’il constate de ses propres yeux tous les jours ?

Le président sortant affirme que tout va mieux, mais quoi ? Quelques indices paraît-il prometteurs ! Deux ou trois signaux passés du rouge à l’orange clignotant.

Une légère amélioration de l’emploi en mars ? Après 38 000 chômeurs supplémentaires en février et l’éradication de plusieurs milliers d’entre eux des comptes de Pôle Emploi sous des prétextes divers. Ces chômeurs radiés n’en restent pas moins sans emploi, mars ne pouvait être que meilleur, c’est ainsi que tout va mieux.

4 ans

Quoi en réalité ? Un légère diminution des dépenses de l’Etat, environ 10 % de ce qui serait nécessaire pour avoir un impact positif sur les comptes publics. La dette nationale continue d’augmenter et le déficit, environ 80 milliards prévus, continue à se creuser. Taubira puis Urvoas ont relâché tous les criminels possibles et imaginables. La Justice est clairement mise au service du pouvoir politique comme s’en plaignent les cadres supérieurs de la magistrature. Les retraites de nos vieux déjà sérieusement ponctionnées depuis 2012 vont encore subir une baisse de 2,8 % en juin 2016 par une nouvelle hausse de la CSG qui ne sera pas déductible et entrainera donc une hausse de leur Impôt sur le Revenu. Les jeunes partent à l’étranger et 30 % d’entre ceux qui n’ont pas su ou pas pu partir le souhaitent. Le nombre des fonctionnaires a augmenté alors qu’il y en a déjà près d’un million en surnombre dans des comités Théodule, des services administratifs inactifs qui fonctionnent en rond, des cabinets ministériels inutilement pléthoriques. Le déficit budgétaire n’est toujours pas à 3 %, chiffre établi et justifiable quand les taux d’intérêts des banques centrales étaient de cet ordre, mais qui devrait être de l’ordre de 1 % aujourd’hui et on en est très loin. Les prévisions budgétaires semblent une fois de plus fondées sur des hypothèses de taux de croissance exagérément optimistes. Bercy campe encore sur 1,5 %, Bruxelles dit 1,3 % et le FMI est encore plus pessimiste. Or, vu la tendance observée partout et les précédents de 2015 et 2014, on pourrait bien finir l’année à 1 % tout rond.
Mais tout va mieux !

De plus, les économistes non gouvernementaux et ceux de Bruxelles s’attendent à un budget 2016 où l’on aura décalé dans le temps certaines dépenses, comptabilisé par anticipation des recettes, passé en recettes des cessions d’actifs, etc. Il faudra, hélas, attendre le rapport de la Cour des Comptes fin février 2017 pour en savoir plus. De la part d’un président de la République qui, lors de la campagne de 2012, a eu l’audace de déclarer un patrimoine personnel – hors biens immobiliers – négatif, il faut s’attendre à tout. Un tout qui va mieux, cela va de soi !

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130 m2 et 1 500 m2 de parc arboré pour 800 000 €, à Mougins dans le quartier huppé, si vous en avez les moyens, achetez.

Il y a pire, ce président « normal » va laisser une France et des Français dans un désarroi et une faillite sociale, identitaire, économique jamais vus.

Nicolas Sarkozy n’avait pas été formidable, mais il avait la carrure d’un président et avait tenu bon malgré la déception qu’il avait produite en gérant mal les premiers mois de son quinquennat. Aujourd’hui, c’est carrément la déchéance, et la méthode Coué du « tout va bien madame la marquise » n’y changera rien.
Mais pourquoi ne croirait-il pas que tout va bien puisque tout va mieux ?

Le pire, c’est aussi quand l’Observatoire national de la politique de la Ville (ONPV) remet à Patrick Kanner, ministre de la Ville, qui l’a créé, un rapport constatant que les milliards d’euros consacrés à la politique de la ville n’ont rien changé à la situation des villes et des quartiers concernés. Au contraire, dit le rapport, il semblerait que la situation se soit dégradée fortement. Certains ensembles urbains sont des zones de non-droit et même, plus précisément, des Molenbeek en attente de leurs Abdelslam. Kanner les chiffre à une centaine et se fait traiter de « menteur » par le centriste Lagarde. Ce dernier trouve qu’il exagère puisque tout va mieux.

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En réalité il y a en France plus de six cents « zones sensibles » dans le jargon administratif, de Roubaix au Mirail et aux quartiers nord de Marseille, en passant par Nantes, Toulouse et même Nice où plus de 400 policiers et gendarmes ont été blessés récemment par des attaques de voyous du type Nuit debout (311 militaires hospitalisés pour deux jours et plus, 116 blessés légers ressortis de l’hôpital le jour même), on imagine la violence des combats et le nombre des assaillants des gendarmes, très minimisés par la presse, mais tout va mieux puisque nous ne sommes pas encore en guerre civile ouverte (quoique !), seulement en proto-guerre civile.
Nous sommes soulagés, ça va mieux.

Les Français « dits de souche« , comme dit le président, fuient les quartiers populaires. Personne n’entretient les immeubles qui se dégradent malgré les rénovations payées par les impôts des Français qui travaillent. Les parties communes sont taguées à la bombe aérosol, les jardins sont vandalisés, les parkings, les halls et les escaliers occupés par les bandes qui se livrent ouvertement à tous les trafics. Les femmes, souvent enceintes, et les vieux sont obligés de monter chez eux par les escaliers puisque les ascenseurs sont en panne. Cela leur fait faire un peu de sport, mais n’est-ce pas mieux pour leur santé ? Le président sortant vous le demande.

La guerre annoncée contre l’islamisme est perdue d’avance faute d’être  menée par des professionnels auxquels le président et le gouvernement ont préféré des idéologues gauchistes déjà soumis à l’islam. L’Etat moral annoncé par le président en 2012 a disparu, transformant les valeurs de la République en mots creux dont se foutent éperdument les jeunes musulmans extrémistes qui peuplent les banlieues. Jamais le président et le gouvernement ne se sont posés sérieusement la question de savoir comment débarrasser la France, mais aussi l’Europe, de l’islamisme.
Mais puisque l’islamisme est l’avenir de l’Europe, c’est mieux ainsi.

Pourtant la stratégie islamiste est connue : agresser des Français avec violence au nom de l’islam pour obtenir une réaction hostile et si possible haineuse, celle-ci provoque un repli communautaire exploité par des professionnels musulmans de la subversion, qui recrutent des djihadistes parmi les jeunes et prêchent une identification des autres musulmans à leur projet mortifère. Ainsi, depuis 2012 le gouvernement envoie lentement mais sûrement 5 millions de Français musulmans dans les bras des djihadistes de l’islam radical.

Aujourd’hui, l’ennemi de la France n’est pas la Russie, mais l’islamisme, hélas, ce n’est pas ce que l’on enseigne à l’ENA. L’islamisme a programmé notre destruction pour mieux nous conquérir, mais notre soi-disant « élite », dont une grande partie en est consciente, n’ose pas en parler ni prendre les mesures qui s’imposeraient par réflexe idéologique, mais aussi par peur d’être accusée d’amalgame et d’islamophobie. Peur aussi, face à l’emprise croissante de l’islamisme le plus radical. Ils ont peur les énarques ? Tant mieux, ils ne freineront pas la progression islamiste souhaitée pour la France par le gouvernement, tout va donc mieux.

Après des années d’aveuglement socialiste, il a fallu le 13 novembre (Bataclan) pour que quelques yeux s’ouvrent et que des maires socialistes se demandent s’ils ont bien fait de transformer à coups de subventions des petits trafiquants de drogue en vizirs de quartiers à la solde de l’imam salafiste de la mosquée payée en douce par la ville. Qu’ils se demandent aussi si leur ville n’est pas plus proche de Raqqa, la capitale de l’EI, que de Lille pourtant déjà bien islamisée.
Mais le naturel est revenu au galop : plutôt l’islamisme pourvu qu’ils conservent leur poste et leurs gros revenus.
Houellebecq a raison, c’est l’élite française qui est déjà soumise à l’islam, si révolte il y a, elle viendra du peuple français qui, lui, en souffre. Il souffre mais ne se révolte pas encore, donc le président à raison, tout va mieux.

Tout va mieux ? Un conte maladroit et poussif auquel personne ne croit, sauf lui.

L’Imprécateur

Bannière 2016

 

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LA GUERRE EST UNE CHOSE TROP SERIEUSE POUR LA CONFIER A HOLLANDE ! (par l’Imprécateur)

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La France a rarement eu un président et un gouvernement aussi belliqueux. Qui sait, puisque la presse du gouvernement bien dressée n’en parle pas, que des forces françaises interviennent actuellement en Libye ? Mieux vaut être discret, c’est entendu. La dramatique défaite de 2011 a certes permis l’élimination de Muhammar Kadhafi. Elle fut un succès militaire sur ce point, bien qu’obtenir le lynchage du chef ennemi n’ait rien de glorieux. Pour le reste, ce fut une catastrophe politique et diplomatique majeure. Elle a abouti à détruire un état stable qui bloquait la migration africaine vers l’Europe pour le remplacer par un foutoir innommable dominé par Al Qaïda et l’OEI (Organisation Etat Islamique), lesquelles ne cachent pas qu’elles organisent et favorisent le départ vers les côtes de l’Europe méditerranéenne de centaines de milliers de migrants. Est-ce ce que voulait le gouvernement français ?

L’Italie intervient de son côté en Libye avec un intérêt économique évident : protéger les exploitations pétrolières de sa compagnie nationale, l’ENI, qui d’ailleurs fonctionnent toujours et que convoitent les troupes de l’Etat Islamique en manque d’argent du fait de ses défaites en Syrie face à l’armée syrienne soutenue par la Russie. La Grande Bretagne et les Etats-Unis interviennent aussi, de façon très discrète, avec officiellement l’objectif d’aider à la reconstitution d’un état libyen stable, en réalité surtout pour contrer l’action des Italiens avec l’espoir de récupérer à terme les champs pétroliers qu’ils exploitent.

La France agit depuis le Tchad d’où partent ses avions, officiellement pour surveiller les dunes du Nord-Mali, en réalité pour mener des opérations de renseignement en Libye où il n’y a plus aucune couverture radar aérienne. Les avions agissent aussi en appui des forces spéciales françaises qui sont sur le terrain et ont notamment aidé les troupes du général Haftar à reprendre Benghazi et Derna. La France fournit aussi, très discrètement, des équipements et des éléments d’entrainement aux troupes libyennes.

Elle ne peut agir ouvertement, aucune des conditions nécessaires n’étant réunies faute d’accord international et de la concurrence que se livrent les différents acteurs potentiels. L’ONU veut éviter une nouvelle action OTAN, l’Italie – ex-colonisateur – a toujours de gros intérêts en Libye et essaie de constituer une alliance militaire (la LIAM) avec divers pays arabes et la Grande-Bretagne, l’Union européenne cherche surtout à bloquer l’immigration avec EU NAVFOR (connu en France comme « opération Sophia ») dont Angela Merkel a récemment vanté l’efficacité à Barak Obama.

La France a pour objectif principal de rétablir une situation stable en Libye qui permettrait un contrôle du Sud libyen, foyer et refuge de toutes sortes de milices djihadistes qui déstabilisent les pays africains de la région sahélienne sous contrôle français. Ce contrôle est militairement assuré sur 5 pays (1) par l’opération Barkhane. Grâce à l’expérience et à l’efficacité de nos armées, c’est un succès sur le plan militaire, mais qui n’est pas garanti dans le temps. Si les militaires partent, les djihadistes musulmans qu’ils combattent reviendront aussitôt depuis le Nord-Nigeria ou le Sud-Lybie sans que les armées nationales locales, pourtant en grande partie armées et entrainées par les soins de la France et de l’ONU, puisse s’y opposer, comme on l’a vu au Mali après la fin de l’opération Serval.

En réalité, il est illusoire de compter sur des forces étrangères, françaises ou autres, pour restaurer la sécurité dans le Sahel. « S’il est une leçon à tirer du fiasco occidental en Afghanistan, c’est que tôt ou tard, des forces étrangères sont perçues comme des forces d’occupation. Le véritable enjeu n’est pas, comme l’annonçaient les Américains en Afghanistan, de « tuer les méchants », mais de répondre au désespoir d’une jeunesse sans capacité d’insertion économique ou sociale, travaillée par un islam rigoriste, et dont les meilleures perspectives se situent, objectivement, non dans une agriculture marginale, mais dans les trafics illicites contrôlés par des groupes armés » (Serge Michailof, Africanistan, Ed. Fayard 2015).

La question que le gouvernement français devrait se poser est : La présence continue de soldats français au Sahel est-elle un facteur de stabilité ? « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières autour desquelles circulent des groupes brandissant des torches enflammées. L’armée française tente d’éteindre ces torches avec les petits moyens qui sont les siens : 3 500 hommes sur une superficie correspondant à six ou sept fois celle de la France« .

Seuls des Etats nationaux fonctionnels pourraient restaurer la sécurité.
Cela impliquerait de consolider ou de reconstruire non seulement les armées nationales mais aussi les gendarmeries, les administrations territoriales, les systèmes judiciaires. Or ces pays n’en ont pas les moyens et rien n’indique que leurs élites politiques en aient l’envie : « souvent corrompues, gérant leurs ressources humaines en fonction de critères ethniques ou clientélistes, payant leurs soldats de manière épisodique« . Depuis les indépendances il y a soixante ans, elles vivent fort bien de la misère de leurs peuples.

Sans oublier la question démographique que personne ne veut examiner et qui, affirme Serge Michailof, va avoir pour résultat que « l’Afrique va se retrouver dans nos banlieues« .

La presse élyséenne (autrement dit la presque totalité de la presse française) ne parle quasiment plus de l’engagement militaire français en Syrie dans le cadre de la coalition américano-saoudienne. Elle ne parle que des « exactions » que commettrait l’armée syrienne dans sa reconquête. Si l’hôpital d’Alep saute ou si un camp de réfugiés est bombardé, c’est forcément l’armée syrienne. La presse française ignore-t-elle que dans toutes les villes reprises à l’EI, que ce soit par les Kurdes ou les Syriens, les hôpitaux ont été retrouvés piégés aux explosifs par les djihadistes avant leur fuite ? À Palmyre, par exemple, ce sont les Russes qui sont en pleine opération de déminage de l’hôpital. Ignore-t-elle aussi que les « alliés » ont déjà commis plusieurs erreurs dans leurs bombardements et que selon deux rapport successifs de l’ONU ce sont les djihadistes d’Al Nosra-Al Qaida et ceux de l’EI qui utilisent du gaz moutarde pour attaquer le Syriens ? Cela s’est encore produit récemment à Deir Ezzor.

En Syrie, c’est l’échec total ! La presse française avait pourtant raconté que nos Rafales, Mirages, et le Charles de Gaulle allaient sceller le sort de ce salaud de Bachar el Assad en trois coups de cuiller à pot. Hollande, Fabius et aujourd’hui Ayrault sont dans une ignorance dramatique des questions arabes. Elle ne risque pas d’être sauvée par l’inculture abyssale du personnel diplomatique français (2) qui, même quand il est compétent (car heureusement ça arrive), se garde bien, par sécurité professionnelle, de démentir les élucubrations des conseillers énarques de l’Elysée et du Quai d’Orsay. Il leur raconte donc ce qu’ils souhaitent entendre.

On a oublié la Syrie heureuse, prospère, multireligieuse et multiculturelle d’avant la grande déstabilisation lancée par le lobby américano-saoudien qui voulait y faire un « printemps arabe » selon les Américains, « printemps islamiste » selon les saoudiens.

En matière arabe et musulmane, les Américains sont tout aussi niais que les socialistes français. Ils n’ont pas vu ni compris dans quel piège les entrainait l’Arabie saoudite qui a deux objectifs : préserver sa richesse colossale et son pétrole, et exporter son idéologie, le wahhabisme ou islam radical, en Europe.

En Syrie c’est la Russie qui commence à apporter la bonne solution : rétablir Bachar el Assad et son pouvoir laïc et socialiste.
Le problème n°1 est que Washington est incapable de repenser le cadre stratégique de ses relations avec la Russie. « La cohérence semble la grande absente de leur politique au Moyen-Orient. En Syrie, les États-Unis adoptent une approche au coup par coup. Après l’échec avéré de la coalition à éradiquer l’État islamique, le fiasco du programme d’entraînement des rebelles pour renforcer des groupes modérés au détriment de groupes jihadistes soutenus notamment par l’allié saoudien, un pari sur l’opposition kurde visée par l’allié turc et une convergence ponctuelle avec les Russes pour favoriser une issue politique à Genève, les Américains font finalement marche arrière » (Revue Défense).
Le problème n°2 est que Hollande et Fabius, aujourd’hui Ayrault, sont incapables d’autre chose que d’un suivisme stupide de leurs « alliés » américains et saoudiens.

Obnubilés par la Chine et inquiets du rapprochement stratégique entre Moscou et Pékin, les Américains croient pouvoir le gêner – à défaut de l’empêcher – en  contrant systématiquement les Russes dans toutes les crises. Une politique de puissance portée par une vision stratégique à long terme aurait dû pousser Washington à apaiser les tensions avec Moscou pour jouer des oppositions dans la relation sino-russe.
La politique à courte vue du président Obama ne peut aboutir qu’à prolonger les crises.

La France est absente des négociations en cours sur la Syrie et elle a abandonné les chrétiens de la région : aucun écho médiatique à l’explosion de la grande église de Mossoul dynamitée par les djihadistes de l’EI le 24 avril, l’une des dernières encore debout (il y  avait 40 églises à Mossoul du temps de Saddam Hussein).

Alors que la France accueille toujours plus de musulmans, les chrétiens syriens qui souhaiteraient se réfugier en France ne le peuvent plus et sont les seuls à être refoulés. Les visas ne sont plus accordés aux chrétiens et Bernard Cazeneuve justifie ce comportement raciste (3) par « des raisons de sécurité« . Il était également difficile de ne pas être écœurés en voyant le pape François baiser les pieds de douze « réfugiés » musulmans de trois familles musulmanes et les ramener au Vatican, ne prenant pas dans son avion de familles chrétiennes parce qu’« elles n’avaient pas les papiers en règle ».

Et quoi encore, les chrétiens avaient les pieds sales ?

L’Imprécateur

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1 : L’opération Barkhane  a succédé le 1er août 2014 à l’opération Serval et mobilise quelque 3500 militaires en Mauritanie, au Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso. Dix soldats français avaient été tués lors de l’opération Serval, déployée de janvier 2013 à juillet 2014 au Mali, sept militaires français ont été tués depuis le lancement de l’opération Barkhane qui a succédé le 1er août 2014. À leur lancement, le président Hollande affirmait que ces opérations ne dureraient que « quelques mois » : 17 morts pour la France, un coût élevé, et c’est loin d’être fini.

2 : Il fallait que le représentant de la France à l’ONU et le personnel diplomatique français soient sacrément ignorants de l’histoire du Moyen-Orient pour voter une résolution UNESCO décrétant que le Mur des Lamentation n’est pas juif et appartient au patrimoine culturel musulman. Comme si l’on disait que la Sainte chapelle était à l’origine une mosquée.

3 : le refus ou la critique de l’islam étant considéré par la loi française comme un acte raciste, il va de soi que si cette religion est définie comme une race par la loi, les autres doivent l’être aussi. Refuser des chrétiens est les accuser d’être porteurs d’insécurité est donc également un acte raciste.

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