L’ÉDUCATION NATIONALE, LANTERNE ROUGE DU CLASSEMENT EUROPÉEN
(L’Imprécateur)

 
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Source : Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance –DEPP).
Cette source difficilement contestable, a récemment publié le tableau suivant, classement européen des élèves et place des écoles françaises en mathématiques.

C’est d’accord, il s’agit des classes de CM1. Les élèves ont 9/10 ans. Ils ont tout le temps de se rattraper après. Enfin… peut-être, si leurs parents ont les moyens de les envoyer dans des écoles privées ou de frauder la carte scolaire pour choisir l’un des rares établissements publics ou certains professeurs ont l’outrecuidance de faire travailler les élèves sur les programmes anciens.

Le problème de fond de l’Éducation nationale belkacemienne, est que ce mauvais résultat est le même en orthographe, en français, en histoire-géographie.

On le retrouve jusqu’au niveau de l’ENA comme en témoigne notre (hélas !) président, “le meilleur des énarques” selon l’inénarrable Jacques Attali. Chaque fois qu’il ouvre la bouche pour lire le discours écrit par un autre énarque de son cabinet d’énarques, il a parfois du mal à le lire et à le comprendre (il l’a lui-même reconnu en public) et il nous sort une énormité.

C’est ainsi qu’Emmanuel Macron nous a appris entre autres stupidités, que la Guyane était une île, que la Guadeloupe était un pays étranger où les Français s’expatrient et, dernièrement, que Napoléon Bonaparte avait su rénover Paris.

Personne ne lui a demandé de préciser dans quel océan se trouve l’île de Guyane ou sur quel continent se trouve la Guadeloupe et c’est dommage, il nous aurait sans aucun doute encore fait rire, ce que sa politique ne sait pas faire.

* Notons à la décharge du président Macron que son erreur ne porte que sur le numéro de l’Empereur (I au lieu de III) et sur seulement un demi-siècle. Pour un énarque, c’est pas mal ! Il a bien mérité que les contribuables français (excusez le pléonasme) l’abreuvent d’argent et de privilèges jusqu’à sa mort.


L’infection migratoire

Cela dit, nous attendons toujours que Anne Hidalgo, maire de Paris, lui explique les épidémies de choléra ravageant régulièrement la ville dans la première moitié du XIXème siècle (les deux dernières en 1832 et 1848, 5% des parisiens morts), ou que Ségolène Royal, une autre élève de l’ENA tout aussi inculte, lui cite Victor Considérant, un socialiste comme eux, écrivant en 1845 « Paris, c’est un immense atelier de putréfaction, où la misère, la peste et les maladies travaillent de concert, où ne pénètrent guère l’air ni le soleil. Paris, c’est un mauvais lieu où les plantes s’étiolent et périssent, où sur sept petits enfans il en meurt six dans l’année« .

(J’ai copié-collé cette citation pour que l’on ne m’accuse pas d’y avoir introduit la faute d’orthographe sur le mot « enfans » (sic), preuve que les socialistes avaient déjà, il y a cent-soixante-dix ans, des problèmes sérieux avec l’orthographe et la culture générale.)

Ce ne sont donc ni Hidalgo, ni Royal qui auraient pu apprendre à Macron pourquoi Napoléon III * a demandé au baron-préfet Haussmann en 1852 de rénover l’urbanisme de la capitale de la réglementation à l’architecture, et d’y percer de larges avenues et boulevards pour y faciliter la circulation des quelques soixante mille voitures à chevaux de l’époque. Une œuvre qui a fait de Paris « la Ville Lumière », une lumière que Hidalgo s’efforce d’éteindre à coups de voies piétonnières, de couloirs réservés et de plages artificielles − qui grouillent de bactéries − sur les quais de la Seine.

PARIS, Porte de la Chapelle

[cliquez sur ces images pour profiter pleinement des beautés « immigrantes » de la Ville Lumière]

Elles favorisent la propagation des épidémies de retour avec les migrants qui campent sur les trottoirs de la ville. Ils y recréent (“involontairement” bien sûr, mais avec la complicité de la municipalité qui y travaille activement) le Paris du Moyen-âge que dénonçait Victor Considérant, « immense atelier de putréfaction où la misère, la peste et les maladies travaillent de concert » où les voitures ne peuvent plus ni circuler ni se garer dans des voies urbaines délibérément étriquées.

Nettoyage après l’évacuation des migrants. Les employés de la voirie sont contraints de porter des masques, des gants et des combinaisons pour éviter la contamination. L’odeur d’étrons secs et de pissat fermenté empuantit l’atmosphère que respirent les riverains.

L’Imprécateur


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LATENCE D’UNE ORDALIE (prémonition divine à l’adresse d’Emmanuel Macron)

 
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J’ai toujours pensé que tu étais Phæton ou Ganymède bien plutôt que Jupiter, petit banquier pressé, prétentieux et immature. Mais là, visiblement, c’est la foudre du Roi des Dieux elle-même qui t’a échappé des mains.

Après l’éviction de Bayrou, c’est la seconde faute politique majeure que tu commets depuis ton entrée par effraction à la tête de l’État – mais pour la suite de ton règne, elle sera autrement plus grave et conséquente que la première, crois-moi.

Même pendant la guerre d’Algérie, le Général De Gaulle n’a pas osé parler aux chefs de l’Armée (dont certains cherchaient pourtant à attenter à sa vie) comme tu viens de le faire. Et malgré tout, c’était De Gaulle : il avait – face à la France, face à l’Histoire et face à l’armée – une légitimité que tu n’as pas et que tu n’auras jamais.

Que tu humilies le larbin LR que tu as nommé à Matignon ou d’autres traîtres et seconds couteaux de même catégorie qui grouillent autour de toi, personne ne t’en voudra jamais : ils sont tes choses, et, si j’ose dire, elles sont faites pour ça.

Mais humilier publiquement le Chef d’état-major des armées, un officier aimé et respecté de ses hommes, au côté duquel tu paradais aujourd’hui sur les Champs-Élysées, avec ta morgue habituelle de robin janséniste, tout cela après avoir froidement et cyniquement menti à ses subordonnés pour complaire à ta suzeraine allemande, c’est beaucoup plus qu’une forfanterie ou une imprudence : c’est l’expression du premier de tes parjures qui révèle clairement et distinctement, le jour même de la Fête de la Nation, que tu ne devrais pas être là où tu te trouves aujourd’hui.

Tous les chefs d’État doivent, un jour ou l’autre, s’exercer à la trahison ou au sacrilège, mais c’est un art à la fois de préméditation et d’exécution qui pour eux est semblable à une ordalie : si l’on ne sait pas s’y prendre, on y perd sa tête. Puisqu’il paraît que tu apprécies le Prométhée d’Eschyle, tu devrais le savoir, petit banquier…

N’oublie pas que, même chez tes alliés politiques, beaucoup de gens ne t’aiment pas et ont de très bonnes raisons pour ne pas t’aimer. N’oublie pas aussi que ta volonté de transformer les salariés de ce pays en zombies corvéables à merci pour la plus grande gloire des élites mondialisées risque de rencontrer, après les fastes de l’été, quelques menues résistances, surtout si le chômage dans l’année qui vient ne diminue pas réellement (ce qui à mon avis est l’hypothèse la plus probable).

Et comme tu as détruit toute forme d’opposition parlementaire normalement constituée alors que ta propre majorité n’est qu’un parti-fantôme constitué d’ilotes même pas ivres, les refus qu’un pouvoir suscite sans pouvoir les civiliser par la médiation symbolique qu’opèrent les institutions deviennent susceptibles de se muer en autant de violences de masse dionysiaques ou régicides.

N’oublie pas que, là où tu es, content de toi comme tu l’es, c’est sans doute le pire qui t’attend – et que, comme Nicolas Sarkozy avant toi – tu ne pourras pas alimenter ton cirque de communicant toutes les semaines de ton quinquennat. Tu n’es pas Louis II de Bavière, petit banquier, et tu ne peux pas construire de beaux châteaux dignes de Viollet-le-Duc. Vu le niveau des déficits budgétaires qui obsèdent tant la secte des libéraux d’où tu viens, la Commission de Bruxelles, de toute façon, ne te le permettrait pas.

La colère et la haine des peuples que leurs élites se plaisent à mépriser de façon un peu trop systématique en ont surpris de beaucoup plus malins que toi, figure-toi. Et je crois qu’on te déteste aussi parce que si jamais pareille déconvenue t’arrivait, il n’est pas du tout exclu, aux yeux de beaucoup, que tu puisses te montrer capable du pire, ou de provoquer l’apparition du pire. 

Quoiqu’il en soit, ce qui est sûr, d’ores et déjà, pour moi depuis hier, c’est que dans ce dernier cas, pour la première fois sans doute depuis l’époque du Général Boulanger, l’armée de la République, qui est aussi celle de la Nation, ne te protègera pas.

Et partant, la foudre de Jupiter, c’est toi, peut-être, qu’elle va finir par frapper…

Gabriel Nerciat
17/07/2017


ORDALIE : épreuve judiciaire en usage au Moyen-Âge, plus connue sous la dénomination de “Jugement de Dieu”.



 

 

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CHRONIQUE D’UNE TRAGÉDIE ANNONCÉE
(Général A. Martinez)

 
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Il y a quelques jours, le général italien Vicenzo Santo, interrogé par un journaliste sur la submersion migratoire actuelle, affirmait : « il suffit d’utiliser l’armée pour la mission qui est à l’origine de sa création, celle de défendre nos frontières. Il est tout à fait possible de mettre le holà à cette immigration désordonnée et massive. En quelques jours, l’armée italienne pourrait y mettre fin ».

Il a parfaitement raison, mais ces propos sont tenus par un officier général, donc un militaire, qui, comme tout militaire, qu’il soit Italien, Français, Allemand, Espagnol, Belge, Néerlandais, Polonais, Danois, ou Suédois s’est engagé au service de sa patrie pour laquelle il est prêt à se battre. Et il la voit aujourd’hui, pour le plus grand malheur de son peuple, sombrer vers le chaos orchestré par l’irresponsabilité de ses dirigeants politiques inaptes à commander en situation de crise majeure. Car ces dirigeants politiques, et pour nous Français, NOS dirigeants politiques, ne peuvent pas ne pas reconnaître que les propos tenus par ce général italien sont des propos réalistes et de bon-sens. Il suffit, en effet, de vouloir et d’ordonner. Un chef d’État responsable doit savoir que l’histoire est tragique mais que gouverner c’est prévoir, anticiper, et non pas être soumis à l’événement. En ne sachant pas décider ou en refusant de se déterminer face à l’événement, il ne fait que précipiter la tragédie en marche. Cette catastrophe aurait pu être évitée si, après l’éclatement en décembre 2010 de ce qu’on a appelé « le printemps arabe », des mesures préventives avaient été décidées dès le début de l’année 2011, avec la mise en place d’un « cordon sanitaire naval » face aux côtes libyennes élargi ensuite en Mer Égée, face à la Turquie. Et un général français – au moins un – analysait les conséquences possibles de ce « printemps arabe » et formulait ses inquiétudes dans un éditorial daté du 28 février 2011 (!) qui était transmis à nos parlementaires, députés et sénateurs ! Quelques extraits de ce document prémonitoire sur certains points méritent d’être rappelés ici. La totalité du document est disponible dans l’essai récemment publié aux éditions Apopsix « Quand la Grande Muette prendra la parole » (général A. Martinez), préfacé par Ivan Rioufol. Avec le recul de six années, on constate la faute impardonnable des responsables politiques européens et notamment français qui devraient rendre des comptes.

Face à cette révolution du monde arabo-musulman,
nécessité pour les Européens : anticiper ses effets & protéger leurs frontières
[extraits]

Une grande partie du monde musulman semble aujourd’hui ébranlée et bousculée dans ses certitudes. Alors que les islamistes proclament que l’islam dominera le monde et qu’ils élèvent le Coran au rang de constitution et la charia à celui de code de justice, un vent de révolte se lève progressivement dans cette frange territoriale qui s’étend du Maroc au Proche et Moyen-Orient. Inattendue, cette révolte qu’aucun expert n’avait prévue ou imaginée peut être qualifiée de véritable révolution qui marquera sans nul doute le XXIème siècle, non seulement à l’intérieur même du monde musulman mais surtout dans ses rapports avec l’Occident et donc avec le monde aux racines chrétiennes.

[…]

Reconnaissons que l’islam en tant que système politique – car il n’est pas seulement une religion – a prouvé son incapacité à procurer le progrès et le bien-être à ses sujets, maintenant la majorité de ces peuples dans l’ignorance, la pauvreté et le fanatisme. Ce système qui refuse les droits de l’homme au profit des seuls droits de Dieu a des siècles de retard sur le monde réel ce qui a créé un décalage considérable que le citoyen musulman moyen peut aujourd’hui découvrir enfin grâce au développement des moyens de diffusion de l’information et notamment de l’Internet. Le résultat ne peut être qu’explosif. Car rejeter pendant des siècles la modernité, les progrès de la science, l’accès à l’éducation et à l’instruction, a contribué à instaurer un retard colossal dans le développement de ces peuples et, par voie de conséquence, à entretenir un ressentiment à l’égard de l’Occident qui n’a cessé, lui, de progresser dans tous les domaines.

[…]

En réclamant aujourd’hui la liberté et la démocratie, ces peuples révoltés aspirent en fait au bien-être, comme tout être humain libre, et finalement aux valeurs et principes défendus par l’Occident. Ils reconnaissent de fait l’universalité de ces valeurs. On assiste ainsi paradoxalement mais objectivement au triomphe des valeurs portées par la pensée chrétienne à l’origine des droits de l’homme.

[…]

Il convient toutefois de rester prudent sur l’évolution du processus en cours et sur ses conséquences impossibles à cerner pour l’instant. Et si cette révolte a surpris tout le monde, les responsables politiques occidentaux, et particulièrement européens, se doivent à présent d’anticiper. Il y a urgence. […] il faut être lucide et ne pas accepter de suivre et subir les événements mais les précéder.

[…]

L’origine de la révolte est d’ordre social, provoquée par la misère et le chômage, et elle se produit dans des pays conduits par des régimes dictatoriaux ou des monarchies qui n’ont rien à voir avec la démocratie. Cela amène ces derniers à réprimer cette aspiration à plus de liberté avec une violence inouïe pour certains. Ces dictateurs ont maintenu leur peuple dans la pauvreté en stigmatisant l’Occident (forcément responsable de leur situation) alors que la plupart de ces pays disposent de richesses confisquées par leurs dirigeants. Incompétents, corrompus et irresponsables, ils n’ont rien appris de l’Histoire, et leur refus d’accepter l’évidence laisse augurer des lendemains douloureux, avec peut-être la mort au bout pour certains d’entre eux. […] Mais si les situations des pays concernés sont différentes, des points communs les rassemblent: ces peuples ont été maintenus, pour la plupart, dans la misère et la précarité, sont frappés par des taux de chômage ahurissants et ont été privés jusqu’ici de liberté, notamment d’expression. Le réveil sera donc violent. D’autant plus qu’un autre point commun les caractérise, la démographie, incontrôlée, facteur aggravant et véritable bombe à retardement. L’ensemble de ces points communs doivent rapidement être pris en compte par nos gouvernants, car, alors qu’on aurait pu s’attendre logiquement à ce qu’une partie des Tunisiens installés en Europe et notamment en France rentre au pays après le départ de leur président, c’est un flot de milliers de clandestins tunisiens, poussés par la misère, qu’on a laissé débarquer en deux jours en Europe. […] Le citoyen européen ne peut pas accepter cela. Imaginons la suite, lorsque les régimes libyen ou algérien auront été balayés. L’Union européenne doit condamner ces dictateurs et aider ces pays mais elle doit vite adopter des mesures concrètes et non pas, comme elle vient de le décider, la création d’un groupe de travail pour « prendre toute mesure urgente que la situation imposerait ». Des mesures fermes sont justifiées tout de suite par un état d’urgence à décréter en provoquant la réunion d’un Conseil européen extraordinaire. Il convient de coordonner nos moyens et les déployer immédiatement dans des actions préventives et dissuasives de surveillance et de contrôle au plus près des côtes du sud de la Méditerranée et, si nécessaire, d’intervention et de refoulement systématique des clandestins. Renforcer les moyens de contrôle et de refoulement à la frontière entre la Turquie et la Grèce, véritable passoire, est également impératif. Il faut empêcher que ne se réalise le scénario cauchemardesque du « Camp des saints » de Jean Raspail. Faire preuve d’attentisme dans ces circonstances serait non seulement coupable mais suicidaire pour nos pays, ce qui faciliterait en outre la tâche des islamistes.

[…]

De plus, ces organisations islamistes, bien conscientes de l’évolution du monde, ont probablement bien compris que la révolution à laquelle nous assistons aujourd’hui dans les pays musulmans à la périphérie de l’Europe devrait provoquer des changements […] ces organisations pourraient donc se radicaliser encore plus et tenter de provoquer le chaos là où elles le peuvent. Et le territoire européen ne sera pas épargné car ces islamistes y sont bien implantés et ils pourraient être beaucoup plus actifs et dangereux. […] On le voit donc, la situation est volatile et il est impossible pour l’instant de prédire non pas le futur mais le simple avenir immédiat. On sent bien que plus rien ne sera dorénavant comme avant et que ce XXIème siècle marquera l’Histoire.

[…]

À court terme, il faut, de toute façon, prévenir l’envahissement du territoire européen par des hordes de clandestins. C’est pour l’instant une priorité vitale que les gouvernants européens ne peuvent pas ignorer.

Carte datant de 2014 (imaginez 2017…)

Six années après la rédaction de cet éditorial, on constate non seulement la confirmation de cette tragédie annoncée pour les peuples européens et concrétisée par cette invasion migratoire – amorcée dès le début de l’année 2011 mais amplifiée par l’État Islamique à un niveau qui a largement dépassé ses promesses faites à la fin de l’année 2014 – mais on mesure également la lâcheté et la culpabilité impardonnables et condamnables des dirigeants européens et donc français. Non seulement ils ont manqué à leurs devoirs à l’égard des peuples dont ils ont la responsabilité et qu’ils doivent protéger, mais, en étant incapables d’anticiper ce qui était pourtant prévisible, ils aggravent la situation. Alors, devant les drames qui se préparent, la réponse ne réside-t-elle pas dans la révolte des peuples européens qui doivent à présent réagir et forcer leurs dirigeants à inverser le cours funeste des choses ?

Général (2s) Antoine Martinez
Coprésident des Volontaires Pour la France
10/08/2017

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PETITE HISTOIRE DU SYSTÈME BANCAIRE
(Jean Goychmann)

 
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À l’heure où l’Union Européenne envisage sérieusement d’autoriser les banques à « geler » les comptes des déposants, un rappel des origines du système bancaire peut être à la fois utile et intéressant.


Les orfèvres

Commençons par les ancêtres des banquiers : les orfèvres. Ils faisaient commerce de l’or. Depuis des temps quasi-immémoriaux, probablement antérieurs à notre ère de plusieurs siècles, la monnaie la plus utilisée était la pièce d’or. Le choix de ce métal précieux relevait de plusieurs avantages [1] et nombre de pays y recourrirent, jusqu’à un passé relativement récent.

Les orfèvres deviennent banquiers

Il possédait toutefois un inconvénient : celui d’être totalement anonyme. Si vous perdiez, quelque soit la raison, une pièce d’or, sa valeur était transférée au nouveau possédant, qui pouvait l’utiliser comme bon lui semblait. En fait de meubles, possession vaut titre. Afin de sécuriser leurs pièces de monnaie en or ou en argent, les propriétaires prirent l’habitude de mettre en dépôt celles-ci chez leur orfèvre. En contrepartie, celui-ci établissait un « certificat de dépôt » qui attestait de la présence dans ses coffres du nombre et de la valeur des pièces correspondantes. Lors d’un achat ou du règlement d’une dette, les gens prirent l’habitude de donner un certificat que le vendeur ou le créancier allait convertir en pièces d’or chez l’orfèvre émetteur. Au fil du temps, l’habitude fut même d’échanger directement ces certificats, que les orfèvres avaient pris l’habitude d’établir « au porteur ».

Les premiers billets de banque et la réserve fractionnaire

On peut considérer que les premiers « billets de banque » naquirent ainsi. Jusque là, rien d’anormal. Cependant, les orfèvres considérèrent vite que ce service rendu devait être rémunérateur et se firent payer pour l’accomplir. De là, ils réalisèrent que les chances que tous ces porteurs viennent réclamer leur or en même temps était très improbable. Ils émirent alors plus de certificat qu’ils n’avaient d’or entreposé, en prenant toutefois la précaution de se garantir entre eux de l’occurrence d’un tel évènement. Il était convenu que, le cas échéant, si un orfèvre ne disposait plus d’assez d’or, ses collègues regroupés au sein d’une même Guilde lui en fourniraient. Ce système est connu sous le nom de « système des réserves fractionnaires » [2].

Une escroquerie nommée “effet de levier”

Ce système repose très clairement sur une tromperie. La pratique des billets de banque s’étant généralisée au fil du temps, celui des « réserves fractionnaires » s’est considérablement perfectionné au point de devenir aujourd’hui le moyen de gains vertigineux pour les banques. La notion de « couverture bancaire » qui représente la part réelle de l’argent dont le banquier dispose réellement ne représente plus en fait qu’une faible part de l’argent qu’il prête à ses clients. Ce rapport entre les deux s’appelle « l’effet de levier ». On remarque que, plus cet effet est grand, plus la banque gagne de l’argent, car elle touche des intérêts sur de l’argent qui ne lui coûte rien puisqu’elle le crée elle-même.

Les banquiers ne sont plus des orfèvres !

Si les orfèvres avaient su rester raisonnables avec les « faux-certificats » (environ 10%), les banquiers ne s’embarrassèrent pas des mêmes scrupules. Au contraire, ils perfectionnèrent ce système à leur profit en s’arrageant pour que les dépôts de leurs clients soient considérés comme des fonds propres leur appartenant permettant ainsi, au travers de l’effet de levier, de créer encore davantage d’argent ex nihilo [3]. Mais ils ne s’arrêtèrent pas en si bon chemin. Afin de maîtriser d’un bout à l’autre l’ensemble du système de création monétaire, ils s’arrangèrent pour prendre le contrôle des banques centrales, qui, jusqu’alors, était dévolu aux gouvernements.

La Grande Escroquerie

En dépossédant les nations de cet attribut essentiel de leur souveraineté, ils ont, en transférant ce pouvoir de « battre monnaie » à des intérêts privés, condamné celles-ci (les nations) à se trouver prise dans l’engrenage infernal de la dette exponentielle. Comme les banques centrales ne pouvaient plus financer les dépenses excédentaires de leurs états respectifs, ceux-ci durent emprunter contre intérêt les sommes nécessaires au paiement de leurs engagements. (Rappelons simplement qu’auparavant ces mêmes états empruntaient sans intèrêt en échange de « Bons du Trésor ».) C’est ce qu’on appelait la « monétisation directe de la dette » [4]. Mais les banquiers, qu’ils soient nationaux ou internationaux, ont vu l’immense source de bénéfices que pouvait représenter la prise de contrôle de la monnaie, pour autant qu’elle ne soit plus adossée à une contre-valeur, comme l’or par exemple. Ce processus de création d’une monnaie purement fiduciaire [5] a commencé en France dès le début de la guerre de 14 par l’abandon du franc-or. Depuis, les banquiers ont réussi à faire totalement disparaître (sauf peut-être pour leur propre usage) toute corrélation entre l’or et les monnaies.

Plus rien ne limite aujourd’hui la création monétaire, d’autant plus que celle-ci ne coûte rien (sinon le papier et l’encre). Les intérêts, par contre, sont un véritable impôt payé par les contribuables pour les emprunts publics et par les emprunteurs pour les prêts privés. Afin que la quantité de monnaie en circulation n’augmente démesurément, les banques, y compris les banques centrales, détruisent, une fois l’emprunt remboursé, la monnaie ou les lignes comptables. Et le tour est joué !

La Dette…

Il fut un temps où l’on était habile à trancher dans le vif des faux-monnayeurs…

Elles vous ont prêté de l’argent qui n’existait pas et qui ne leur à rien coûté ou presque et s’enrichissent des intérêts produits.

La seule différence avec les faux-monnayeurs c’est qu’elles disposent légalement de ce droit.

Permettez-moi seulement, en guise de conclusion, de citer ce passage d’une lettre adressée à Son Excellence Mgr William Godfrey, Délégué Apostolique en Grande Bretagne, aux Archevêques anglicans de Canterbury, de York et du Pays de Galles, et aux autres dignitaires ecclésiastiques de Grande Bretagne.

« Votre Grâce,

  1. Les soussignés, tous de sang et d’ascendance Britannique, ayant étudié les causes fondamentales de la présente agitation du monde, se sont trouvés dans l’obligation de conclure qu’un premier pas essentiel vers le retour au bonheur humain et à la fraternité, avec la sécurité économique et la liberté de vie et de conscience qui permette à l’éthique chrétienne de refleurir, exige que chaque Communauté nationale récupère sa prérogative sur l’émission monétaire, y compris sur ses substituts modernes de crédit.
  2. Cette prérogative a été usurpée par ceux que l’on désigne sous le terme générique des « banquiers », aussi bien les banquiers nationaux qu’internationaux, qui ont poussé à la perfection une technique leur permettant de créer eux-mêmes la monnaie qu’ils prêtent en accordant des lignes de crédit dans leurs livres, et de la détruire par le retrait de ces dernières à leur entière discrétion, ceci en accord avec des conceptions entièrement fausses et périmées qu’ils ne défendent même pas face à l’examen d’une critique impartiale, scientifique et informée. C’est ainsi qu’une forme de dette monétaire nationale a été inventée, dans laquelle le prêteur ne fournit rien du tout, et qu’il est physiquement impossible pour la communauté nationale de jamais payer, toute tentative de le faire produisant une sorte de coup de froid économique comme après la guerre de 1914-18.
  3. Cette situation a conduit à la montée graduelle d’une forme de Pouvoir national, international et supra-national dominant, par sa monopolisation du Crédit dans la Nation et de toutes les activités humaines créatrices essentielles.
    C’est ainsi que, dans ce pays comme ailleurs, il est devenu impossible d’obtenir la publication dans la Presse ou de porter à la connaissance du public par la Radio de la vérité concernant l’esclavage économique qui tient les peuples du monde entier sous son joug.
  4. Dans le système financier mondial actuel, la monnaie, à l’exception d’une fraction désormais négligeable, est créée par l’émission par les banquiers du prêt à intérêt, banquiers qui en fait ne prêtent rien eux-mêmes, mais en réalité taxent la Nation d’un impôt forcé en nature en accordant à l’emprunteur le pouvoir d’acquérir sur le marché une quantité correspondante de valeurs, qui n’appartiennent pas à ces banquiers ni à ceux qui leur empruntent, mais à la Communauté. Le processus de l’émission de nouvelle monnaie — qu’il s’agisse de monnaie papier ou de toute forme de crédit — appartient à la Nation où cette monnaie est le moyen légal d’échange ou accepté comme tel, et n’appartient pas à l’émetteur. Voilà où réside la faille fondamentale du système monétaire existant”

Signé : Norman A. Thompson [6].

Ces lignes, écrites en 1943, ne sont-elles pas d’une criante actualité ?

Enfin, laissons la parole à Henry Ford :

« Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire. Parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin»

Jean Goychmann
08/08/2017

[1] http://www.24-carats.fr/or-et-monnaie.html#note1
[2] http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-du-rognage-des-pieces-a-la-monnaie-fiduciaire-ou-comment-les-orfevres-sont-devenus-banquiers.aspx?article=2082685746G10020&redirect=false&contributor=Mish.
[3] http://www.touteconomie.org/index.php?arc=dc001m
[4] https://www.contrepoints.org/2012/01/11/64291-en-quoi-consiste-la-monetisation-de-la-dette-publique
[5] La monnaie fiduciaire est une monnaie dont la valeur nominale est supérieure à la valeur intrinsèque : la confiance (“fiducia” en latin) que lui accorde l’utilisateur comme valeur d’échange, moyen de paiement, repose sur un principe de garantie défendu par une institution de type « banque centrale ».
[6] Manipulations Monétaires Et Ordre Social – R.P. Denis Fahey, éd. Saint-Rémi.


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VERS UN “BANK RUN” À LA RENTRÉE ?

 
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L’Europe planche actuellement sur l’idée d’une législation destinée à empêcher un « Bank Run » au cas où une banque se trouverait dans de telles difficultés financières qu’elle perdrait la confiance de ses clients.


Seul petit problème… La quasi-totalité du système bancaire est au bord de l’effondrement.

Toutes les banques sont exposées à des degrés divers à des emprunts toxiques dont une bonne partie est composée de créances totalement irrécouvrables. Depuis le déclenchement de la crise financière en 2007, et l’investissement massif par les États membres de l’UE dans le sauvetage des banques (avec votre argent), ce sont des centaines de milliards qui ont été investis… en pure perte. Nous voilà dix ans plus tard et rien n’a changé sous le soleil. En fait, la situation a même empiré, et des banques systémiques comme la Deutsche Bank sont au bord de la banqueroute.

Pendant ce temps, dans presque tous les médias on vous serine que « tout va très bien, Madame la Marquise… ». Et si je dis presque tous, c’est parce que c’est Reuters qui a soulevé ce drôle de lièvre, dans un article du 28 juillet intitulé EU explores account freezes to prevent runs at failing banks (“L’Union Européenne envisage un gel des comptes pour prévenir la ruée dans des banques en difficulté”).

Faillite de la « Banco Popular »

Début juin Santander rachetait pour un euro symbolique la 3ème banque privée du pays (100 milliards sous forme de prêts), la Banco Popular, après ce qu’il faut bien appeler un « bank run » (jusqu’à deux milliards en une seule journée). Ne vous laissez pas endormir par les titres comme celui-ci : Santander sauve Banco Popular de la faillite (Figaro). La banque est bel et bien terminée, finie, lessivée. Après vous pouvez appeler ça comme vous voulez. Les actionnaires sont en slip ; une partie des créanciers, qui avait troqué des taux d’intérêt plus élevés (plus de 8%) contre la possibilité de ne pas être remboursés en cas de problèmes, a tout perdu.

Pour avoir un avis plus objectif sur ce qui s’est réellement passé, je ne puis que vous conseiller la lecture de journaux situés en dehors de l’Union Européenne, comme par exemple cet article du New York Times. Vous noterez au passage qu’on parle bien de « collapse » (effondrement) et non d’une sorte de merveilleuse concentration de deux fleurons européens.

Ne pas confondre “gel des comptes bancaires” et “fonds de garantie”

Le mécanisme dont je parle ici ne doit en aucune manière être confondu avec le mécanisme existant déjà garantissant les dépôts bancaires jusqu’à 100.000 € (et vous garantissant aussi par voie de conséquence que vous ne verrez plus rien de ce qui excède ce montant).

Il s’agit d’un projet, en discussion depuis le début de l’année, visant à instaurer un mécanisme de blocage des comptes courants dès le premier euro pour une période de 5 jours ouvrables extensible à 20 jours, soit en gros, presque un mois. Et comment ferez-vous pour vivre pendant cette période ? Eh bien, vous irez demander gentiment l’aumône à la banque qui vous donnera généreusement quelques euros par jour de vos propres fonds. Pas belle la vie ? Ce sera un peu des vacances, comme à Chypre, sans même avoir à vous fendre d’un billet d’avion.

Et comme Olivier Delamarche l’avait noté, si l’on applique ce gel des avoirs pour une durée de 20 jours ouvrables et que rien ne change par ailleurs, cela ne fera que repousser la ruée sur les guichets de 20 jours. Et pour y retrouver quoi ? Le risque n’est pas à négliger d’un « haircut » généralisé comme cela avait été le cas à Chypre, et nous n’aurions que nos yeux pour pleurer.

Ce qui se profile est un véritable hold-up bancaire au niveau européen. Eh oui ! Si l’on doit croire ce qu’on nous raconte dans les médias, alors pas besoin de ce genre de loi scélérate, n’est-ce pas ? Et si pareille loi est une nécessité, alors c’est que le système bancaire est bel et bien au bord de l’implosion et qu’on nous prend pour des jambons.

Votre argent ? – N’y pensez plus !

Si vous croyez encore un peu naïvement que vos avoirs bancaires vous appartiennent, laissez-moi vous détromper. Dès qu’il est versé sur votre compte, votre argent est converti créance au passif de la banque. Vous n’êtes plus vraiment “propriétaire” de cet argent mais cela vous ouvre un droit de créance sur un montant équivalent, éventuellement augmenté des intérêts au moment où vous choisirez de la recouvrer. C’est à distinguer, par exemple, du dépôt d’un même montant en espèces dans un coffre de la même banque. Dans ce cas, vous restez propriétaire du contenu qui n’est pas repris au passif de la banque.

Et il est important de comprendre la distinction subtile qu’il y a entre « avoir une somme d’argent » et « avoir une créance ». Dans le premier cas vous n’avez rien à perdre, dans le second vous êtes tributaire de la bonne santé financière de la banque. Ah oui, j’oubliais ! Il y a la fameuse garantie sur les dépôts bancaires… On est sauvés ! Oui. Sauf si c’est l’ensemble du système bancaire qui s’écroule. Parce qu’en pareil cas, le fonds de garantie serait parfaitement insuffisant pour indemniser tout le monde.

Que peut-on faire pour se prémunir ?

Eh bien, tout d’abord arrêter de mettre tous ses œufs dans le même panier (percé). Diversifiez vos investissements, investissez dans l’immobilier (maisons, appartements, terrains) si vous en avez les moyens. Ne laissez sur votre compte que ce qui doit impérativement y être pour honorer vos domiciliations bancaires plus une petite marge pour les dépenses courantes. Investissez une partie de vos avoirs sous forme de créance dans une devise non européenne, comme la livre sterling, par exemple. Privilégiez les banques qui ne sont pas massivement exposées aux emprunts toxiques, et si possible qui ont clairement séparé la partie banque d’affaires de la partie banque privée.

Mais ça ne peut pas arriver !

J’aurais dit ça aussi il y a 20 ans. Mais aujourd’hui, je n’ai plus aucune certitude, surtout à la lumière de ce qui s’était passé à Chypre, et plus encore de cette législation qu’on nous concocte. Les belles promesses n’engagent que les idiots qui y croient, et lorsque vous prêtez de l’argent (donc quand vous le mettez à la banque) il existe forcément un risque que vous ne revoyiez plus vos liards. Mais cela, on ne vous le dit pas, et au contraire on vous berce avec des belles garanties qui sont d’autres belles promesses qui n’engagent que les idiots qui y croient…

Eh oui, l’Europe c’est cela : plus libérale que les États-Unis d’Amérique quand il s’agit de privatiser les bénéfices, plus communiste que l’Union Soviétique quand il s’agit de faire éponger par l’ensemble des contribuables les dettes des banques qu’il aurait fallu laisser tomber en faillite.

Vous n’aviez quand même pas cru qu’on parlait d’argent « virtuel » quand on parlait de milliers de milliards d’euros qui s’étaient volatilisés en quelques semaines en 2007 ?

Ph. Huysmans
07/08/2017

© Le Vilain Petit Canard

Références :

Conseils MINURNE :

  1. ACHETEZ DE L’OR OU DE L’ARGENT PHYSIQUE (lingots, barres, pièces). DÈS QUE VOUS POURREZ.
  2. Pour vos dépenses quotidiennes, retirez des LIQUIDITÉES de votre banque. N’ATTENDEZ PAS LE “BANK RUN”.

Voir : Petite Histoire du Système Bancaire



 

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NUCLÉAIRE FRANÇAIS : HULOT ET MACRON EN MARCHE POUR LA GRANDE BRADERIE !
(L’Imprécateur)

 
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Le staff jupitérien nous a vendu Hulot comme celui qui allait enfin abandonner l’idéologie rouge-verte pour entrer dans les mesures pratiques de préservation de la nature et de la planète. Il allait faire une nouvelle politique écologique.

Tout est toujours nouveau chez LREM (Les Ringards En Marche).

Il faut croire que Hulot s’est fait recadrer comme les autres ministres, priés par Jupiter d’exécuter strictement sa volonté impériale sans dévier d’un mot. En matière d’écologie, ce qu’annonce Emmanuel Macron sent le rance. C’est bien peu novateur. Il reprend le même couplet de vendeur à la sauvette que nous avaient chantés les escrocs Hollande et Fabius sur « COP21 irréversible », « l’énergie verte » et « la fin du nucléaire ».

COP21 c’est la drogue qui guérit de tout, même du terrorisme islamiste. « On ne peut pas lutter contre le terrorisme sans action résolue contre le réchauffement climatique » a déclaré Macron à Hambourg pour faire la publicité de COP21.

C’est donc sans doute pour empêcher les djihadistes d’agir qu’il convoque le 12 décembre à Paris une mini-COP21-bis pour rappeler aux signataires de l’Accord de Paris qu’il faut passer à la caisse. Et vite !

À la mi-décembre il fera probablement frais, peu de risque d’attentat et c’est le moment où l’on prépare les fêtes. On en profitera pour demander aux Français d’être généreux pour alimenter les caisses vides de l’État macronien.

Par exemple, en augmentant de 17% la taxe que l’on paie déjà pour compenser le surcoût de l’électricité produite par les éoliennes et le solaire et dont un gros mensonge permet aux écolos d’affirmer qu’elle est « verte ». Ce nouveau prélèvement, s’il est finalement décidé, augmenterait de 24 euros par an la facture moyenne des français, et de 36 euros pour les logements mal isolés (source EDF), ce qui reviendrait à pénaliser les classes défavorisées.

Mais comme on dit chez LREM (Le Racket En Marche), où va-t-on si les pauvres ne peuvent pas payer une somme aussi faible ? On vous le demande !

L’État-proxénète percevra la TVA à 20% s’ajoutant à la taxe verte. C’est logique, dit-il, il s’agit bien d’une valeur ajoutée au racket écologique. Un petit bénéfice qui, selon EDF, devrait rapporter à l’État 120 millions par an.

Si Hulot pensait, il serait le premier à se demander pourquoi faire payer plus cher une électricité dite « verte » qui aboutit à produire cinq fois plus de CO2 que l’électricité telle qu’elle est produite actuellement, puisqu’éolien et solaire signifient obligatoirement grosses centrales au gaz (en France) ou au charbon–lignite (en Allemagne) pour compenser les aléas climatiques (manque de vent et/ou de soleil).

Depuis qu’elle a abandonné le nucléaire, l’Allemagne est montée au niveau des États-Unis pour la pollution énergétique : 500 g de CO2 par Kwh produit, quand avec 70% de nucléaire la France produit à 40 g (12 fois moins).

Si l’on prend tous les paramètres de la fabrication du kilowatt « vert » (solaire ou éolien) le bilan carbone est clairement négatif.

Sans oublier son coût pour le commerce extérieur de la France, puisque tout le matériel solaire (panneaux) et éolien (générateurs des éoliennes) est importé de la Chine qui assure 80% de la production mondiale.

Sans oublier le coût humain, le solaire et l’éolien consommant beaucoup de coltan *, alliage de métaux rares produits en Afrique où l’extraction donne lieu à des guerres locales qui ont déjà fait des milliers de morts.

Mine de coltan en Afrique

La vie de quelques milliers d’africains compte-t-elle quand l’idéologie écolo est en cause ? Comme l’a déclaré le directeur du lobby militaro-financier Greenpeace, « ce n’est pas notre problème ».

L’idéologie évite la réflexion et l’instruction.

Greenpeace prétend que toute centrale nucléaire est une menace mortelle. Il faut donc les supprimer toutes et détruire l’outil exceptionnel que possède la France.

Nicolas Hulot prévoit de détruire d’abord un tiers des centrales françaises, les plus anciennes. Il ignore que toutes les pièces d’usure d’une centrale nucléaire sont remplacées régulièrement, et bien avant qu’elles soient usées (comme pour les avions) et que la cuve de toutes les centrales nucléaires a été reconnue valable pour 80 ans.

Pendant que tous les pays du monde se lancent dans le nucléaire civil pour réduire la part de CO2 dans la production énergétique et tenter de limiter à 1,5% l’augmentation de la température comme demandé par COP21, la France se lance dans la production d’électricité à base d’éoliennes et de centrales à gaz ultra-polluantes !

La France pourra prochainement se vanter de polluer autant que l’Allemagne et, pourquoi pas, dépasser les États-Unis, l’un des pays les plus pollueurs au monde, alors qu’elle est actuellement un modèle dans la lutte contre la pollution avec 40 g de CO2 par Kwh produit (500 en Allemagne et aux États-Unis).

De plus, ça va coûter très cher. La France importe tout en matière d’énergie, à part ses centrales nucléaires. AREVA est en train d’être bradée à la Chine où nos ingénieurs sont très occupés à mettre en route les centrales nucléaires franco-chinoises de 4ème génération, sûres et non polluantes puisqu’elles consomment les déchets nucléaires des autres.

En France l’État social-macronien fait tout pour leur mettre des bâtons dans les roues comme le faisait déjà la mère Royal.

On, a fait la même chose pour les TGV, si bien que la Chine vend à toute la planète, et même en Europe, les trains et les centrales que nos ingénieurs ont inventés et mis en chantier.

Il n’y aurait qu’à fabriquer en France ? Mais non ! Hulot vous dira que les usines ça pollue et Macron que les ouvriers ça vote mal.

La création d’usines de matériel producteur d’énergie « verte » est impossible, mais les écolos n’en veulent pas. Même l’Allemagne a fermé sa dernière usine de production de panneaux photovoltaïques et importe presque tout son matériel solaire et éolien de Chine !

En matière industrielle, la France « énarque » fait toujours des choix suicidaires, contraires aux intérêts de la nation et hors de tout bon sens.

  • Elle a, à Kourou, de bonnes fusées, mais à poudre, donc condamnées à court terme.
  • Elle a un trésor de compétences nucléaires, mais elle préfère le donner à la Chine et importer de l’énergie polluante produite en Allemagne ou ailleurs au charbon et à la lignite.
  • Elle a six millions de chômeurs plus ou moins qualifiés, mais LREM plaide pour importer des centaines de milliers d’illettrés à peine capables de visser un boulon.

Nicolas Hulot est non seulement devenu idiot par idéologie, mais sourd (pas muet pour autant). Des climatologues célèbres, publiés dans la revue Nature, ont pointé les limites des scénarios reposant exclusivement sur l’utilisation des énergies renouvelables. Selon eux, il est impossible de rester sous la barre des 2°C (objectif COP21) sans utiliser toutes les technologies bas-carbone disponibles aujourd’hui et essentiellement le nucléaire. Même son de cloche du côté de l’Agence Internationale de l’Énergie.

Le développement des énergies renouvelables n’est pas non plus infini. Dans son rapport « The Growing Rôle of Minerals and Metals for a Low-Carbon Future », la Banque mondiale souligne que leur utilisation nécessite « significativement plus » de minerais et métaux que les systèmes traditionnels d’alimentation en énergie. Pour le stockage (une des options importantes pour pallier la variabilité des énergies renouvelables) les besoins en métaux pourraient être multipliés par plus de 1.000% si les pays prennent les mesures nécessaires pour maintenir les températures à ou en-deçà de 2°C. Or 80% des ressources mondiales en métaux rares sont détenues par la Chine et se trouvent sur les vieux socles continentaux, comme au Congo où ils provoquent déjà des guerres locales meurtrières.

L’Agence Internationale de l’Énergie s’inquiète que certaines solutions technologiques aient été traitées avec une grande légèreté par COP21.

Le réacteur AP1000 de la compagnie américaine Westinghouse Electric est un réacteur à eau pressurisée (REP). Ce type de réacteur présente une conception organisée autour d’une sûreté ne faisant pas appel à des matériels actifs (pompes, vannes etc. − ceux par lesquels neuf fois sur dix l’accident arrive), ne nécessitant pas d’alimentation électrique de secours pendant les 72 premières heures après un éventuel accident par défaut d’alimentation électrique ou par rupture de tuyauteries primaires.

La Commission de réglementation nucléaire de États-Unis l’a déclaré en 2011 « extrêmement sûr », et autorisé sa construction en Caroline du Sud et en Géorgie.

Comme en France, les écolos ont tout fait pour en bloquer la construction.

Qu’arriva-t-il ?

La Chine exporte et construit les centrales nucléaires conçues par des français travaillant en Chine pour AREVA. Ici et aux Émirats Arabes Unis. Les chantres de la mondialisation-heureuse vous diront que c’est formidable. Nous sommes des intellectuels, laissons le travail aux autres. L’État est riche. Il peut  donc indemniser quelques millions de chômeurs de plus, ceux que va produire Macron.

Quatre exemplaires de l’AP1000 sont déjà en construction en Chine depuis 2009 ! Ce réacteur est beaucoup plus compact que les autres PWR. Il permet de n’utiliser pour sa construction qu’un cinquième du béton et des ferraillages de renforcement utilisés dans modèles antérieurs de PWR. Sur ce plan-là aussi, il est beaucoup plus « écolo » qu’une centrale à gaz ou à charbon.

Westinghouse a conclu des accords pour travailler avec la société d’État chinoise Nuclear Power Technology Corporation (SNPTC) et d’autres instituts (chinois eux aussi) pour concevoir un réacteur plus important, probablement de 1.400 MWe de capacité, suivie éventuellement d’un modèle produisant 1.700 MWe. La Chine possédera les droits de propriété intellectuelle pour ces designs plus grands, qui pourraient aussi être exportés ailleurs avec la coopération de Westinghouse. Comme aussi la Chine exporte déjà  les réacteurs conçus par Areva… Les chinois regardent et copient. L’entreprise chinoise Dongfang Electric Corporation annonce déjà maîtriser la fabrication d’une pièce importante du refroidissement qui sera installée dans les 2 réacteurs, et Dongfang annonce un partenariat avec Alstom pour la fourniture des turbines et alternateurs de ses projets AP1000.

Les déboires dans la construction des premiers réacteurs de 3ème génération aux États-Unis sont très similaires et ont les mêmes causes que ceux d’AREVA en Finlande et d’EDF à Flamanville : des causes essentiellement administratives et écolo-stupides.

Très chers énarques, ne cherchez pas plus loin que dans votre manque d’expérience et d’intelligence la destruction de notre industrie la plus performante et la chute de notre commerce extérieur.

Laissez donc faire les professionnels et occupez-vous seulement de la seule chose que vous sachiez vraiment faire : des carrières politiques super bien payées.

* Coltan : minerai qui contient deux métaux rares : le colombium (col) et le tantale (tan). Aujourd’hui le colombium a été rebaptisé nobium.

L’Imprécateur

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LETTRE DE 15 HAUTS GRADÉS AU PRÉSIDENT MACRON

 
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« L’armée est peut-être muette, mais elle n’est ni sourde, ni aveugle, ni amnésique ».

15 hauts gradés de l’armée française, se sentant « humiliés » ont adressé ce courrier au Président de la République.

Nul doute que la chute rapide de popularité de Macron, 3 mois à peine après son élection, puise ses sources dans de nombreux « couacs », erreurs, insuffisances et faux-pas de son gouvernement ainsi que des déclarations et attitudes de certains élus LREM dont on se demande bien d’où ils sortent. Mais le comportement pour le moins cavalier du Chef de l’État ayant entrainé la démission du Chef d’État-Major des Armées, le général de Villiers, au moment où la conjoncture exige une pression de plus en plus grande de nos forces, n’est sans doute pas étrangère à cet effondrement sondagier.

La lettre ci-dessous, cosignée de 15 hauts gradés, montre, si besoin était, que le divorce entre l’Exécutif et les Autorités Militaires n’a jamais été aussi grand depuis longtemps. 

En tous cas depuis un demi-siècle…

MLS

(certaines fins de paragraphes ont été soulignés par Minurne)


Monsieur le Président

C’est au Chef des armées que les signataires de la présente lettre souhaitent s’adresser. C’est au Chef des armées qu’ils veulent dire combien ils ont été stupéfaits par son attitude à l’égard du Chef d’état-major des Armées de la France.

Nous sommes des Officiers de tous grades et des différentes armées ayant quitté le service actif. Nous n’avons aucun mandat ; nous ne prétendons pas parler au nom de l’Armée, cette « grande muette ». Nous estimons en revanche, de notre devoir de vous faire part de notre indignation et de vous dire ce que beaucoup de nos jeunes camarades, nos frères d’armes en activité, ressentent sans pouvoir l’exprimer.

L’Armée est peut-être muette, mais elle n’est ni sourde ni aveugle, ni amnésique. Elle n’a pas été sourde quand elle a entendu et cru en vos promesses de campagne. Elle n’a pas été aveugle lorsque votre tout premier geste a été de vous rendre au chevet de ses blessés. Elle a apprécié le symbole qu’a représenté votre choix d’un véhicule de commandement le jour de votre prise de fonction, elle a été sensible à l’image de l’autorité restaurée que vous avez voulu afficher. Tant vos paroles que les symboles que vous aviez choisis semblaient donc démontrer votre compréhension des forces armées et la priorité que vous leur accorderiez dans le contexte actuel.

Mais alors tout cela n’était-il que promesses, paroles et maniement des symboles ? On est en droit désormais de se poser la question en entendant les propos que vous avez tenus publiquement à l’Hôtel de Brienne à l’encontre du Chef d’état-major des armées, à la veille des cérémonies du 14 juillet. Cela restera longtemps dans les mémoires.

« Je considère pour ma part, qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique… »

Mais alors est-il vraiment digne de réprimander, non seulement en public, mais devant ses subordonnés, un grand chef militaire, au sujet de propos destinés aux membres d’une commission parlementaire, au cours d’une audition censée être confidentielle ? Le CEMA ne faisait-il pas son devoir en rendant compte loyalement à la représentation nationale de l’état des armées ?

Cette humiliation publique est une faute, Monsieur le Président.

«J’ai pris des engagements…»

Mais alors, après avoir prolongé le CEMA d’une année, ce qu’il a accepté en toute loyauté, précisément pour mettre en œuvre vos engagements de campagne, pourquoi lui faire grief de refuser d’endosser vos reniements ? Comment pouvez-vous penser qu’il accepterait de se soumettre et de perdre ainsi la confiance de ses subordonnées ?

Ce reniement est une faute, Monsieur le Président.

« Je suis votre chef… »

Tous les militaires le savent et ils sont vexés que vous le leur rappeliez. Mais alors, serait-ce que vous en douteriez vous-même ? Dans ce cas, ce doute vous honorerait car il montrerait que vous avez senti la différence entre être le chef légal, et être le chef véritable : celui qui, connaissant le métier des armes, respecte ses hommes et en retour se fait aimer d’eux ; celui qui, parce qu’il a d’abord commencé par obéir, a appris à commander. Si votre jeunesse est une excellente chose, elle ne vous a pas apporté l’expérience du Service sous les armes. Personne ne vous le reproche, mais ceci implique un minimum d’humilité : commander n’est pas « manager ».

Ce défaut d’humilité est une erreur, Monsieur le Président.

« Les engagements que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir… »

Nous ne demandons qu’à le croire, mais pour l’instant vous ne les tenez pas, et nos ennemis eux, ne vont pas attendre une année supplémentaire pour frapper les nôtres. Quant à l’argument consistant à dire au pays que la coupe budgétaire annoncée n’aura aucune incidence sur la vie de nos soldats, il est fallacieux, et vous le savez. Il a été utilisé par vos prédécesseurs depuis des décennies et il est la cause des nombreux retards, diminutions, voire annulation de programmes, responsables du délabrement actuel de nos matériels ; situation que nos hommes vivent durement au quotidien, en conditions de guerre. En réalité vous mettez nos armées dans une situation encore plus tendue, vous le savez et vous manipulez la vérité.

Cette manipulation est une faute Monsieur le Président.

« Je n’ai, à cet égard, besoin de nulle pression et de nul commentaire »

Considéreriez-vous donc comme une « pression » ou un « commentaire » le compte-rendu que le Chef d’état-major a présenté en toute vérité et loyauté à la commission parlementaire ? Le CEMA ne doit-il adresser à la représentation nationale que des propos bien lissés et bien formatés en lieu et place de la réalité ? Quel caporalisme, quel manque de considération pour lui comme pour elle ! Quel mépris vis-à-vis des problèmes réels auxquels nos armées ont à faire face !

Ce mépris est une faute Monsieur le Président.

« J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve… »

Précisément, votre devoir était de faire preuve de réserve vis-à-vis de votre grand subordonné ; les termes vifs qu’il a utilisés ne vous étaient pas destinés, vous le saviez. Rien ne vous obligeait à rendre publique une fuite de confidentialité et à l’exploiter en violente diatribe à son égard. Où est la réserve quand quelques jours plus tard, comme si cela ne suffisait pas, vous déclarez dans la presse que « L’intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels », laissant ainsi entendre que le souci du CEMA concernant l’obsolescence des matériels lui seraient « susurrés » par le lobby militaro-industriel ? C’est bas. Ce n’est pas digne, Monsieur le Président. Où est la réserve quand, dans le même journal, vous ajoutez en parlant du général de Villiers qu’il a toute votre confiance, « mais à condition de savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la république comme dans l’armée » ? Où est la réserve dans de tels propos adressés à un homme qui sert les Armes de la France depuis quarante ans, quand vous ne les découvrez que depuis deux mois?

En conclusion, vous aurez compris, Monsieur le Président, que vos paroles publiques visant le Général de Villiers n’ont pas seulement atteint ce grand serviteur de la France et de nos armées mais aussi un grand nombre de militaires qui, comme nous, se sentent humiliés. La blessure est profonde. C’est pourquoi, loin des innombrables commentaires politiques, techniques ou simplement polémiques, nous pensons qu’il est de notre devoir de vous parler avec le cœur. Vous aviez bien commencé avec les symboles, et nous avons cru en votre parole ; mais aujourd’hui elle s’est transformée en mots inutilement destructeurs et vos récentes déclarations d’amour à Istres ne sont perçues encore que comme des mots, pour ne pas dire comme de la communication.

Alors, Monsieur le Président, réservez et retenez votre parole pour qu’elle redevienne La Parole, la parole donnée, la parole qu’on tient : celle en laquelle nous pourrons croire à nouveau. Laissez les symboles et les discours et passez aux actes concrets pour vos militaires. Vous êtes leur chef constitutionnel, soyez-le dans leur vie réelle, écoutez-les, respectez-les.

Général de brigade aérienne (2S) Diamantidis

Ont également signé cette lettre :

Général de division aérienne (2S) Tsédri
Général de division aérienne (2S) Champagne
Général de brigade Gendarmerie (2S) De Cet
Général de brigade Terre (2S) Reydellet
Colonel Terre (ER) Wood
Colonel Terre (ER) Lerolle
Colonel Terre (ER) Noirot
Colonel Terre (ER) Aubignat
Colonel Air (ER) Piettre
Colonel Air (ER) Populaire
Médecin en chef (H) Reynaud
Lieutenant-Colonel Air (ER) Delalande
Chef de bataillon Terre (ER) Gouwy
Capitaine Terre (ER) Diamantidis

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L’ANTISÉMITISME DE MACRON ET DU GOUVERNEMENT (L’Imprécateur)

 
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La position actuelle de la France sur l’antisémitisme, et notamment la position de la gauche et des associations comme la LICRA est extrêmement ambigüe. Au Vel d’Hiv, en présence du président Macron, du premier ministre israélien Netanyahou et de son épouse Sarah, le président du CRIF, Francis Khalifa, a rappelé que l’antisémitisme n’est pas né avec Vichy. Il existait déjà avant, et la IIIème République majoritairement socialiste (laïcité, droit de grève, syndicats, etc.) est émaillée de signes, de paroles, puis d’actes antisémites (affaire Dreyfus) qui ont dégénéré jusque dans les années 30 pour s’exprimer, dans les années 40, au nom de l’État français − toujours à majorité socialiste − sous Vichy.

Il n’est pas mort à la Libération, on le retrouve aujourd’hui teinté d’anti-sionisme, non seulement à l’extrême-droite, mais surtout à l’extrême-gauche et dans la version islamiste de l’islam.

Macron embrasse Khalifa

(Notez l’œil fixé sur l’objectif du photographe). Khalifa, le juif, il s’en moque. Ce qui compte, c’est la photo qui peut lui rapporter quelques voix juives.

Le discours de Macron montre une bien macronienne et profonde méconnaissance de l’Histoire.

En effet, on ne peut pas dire que le gouvernement de Vichy n’était pas la France « et en même temps » que « c’est bien la France qui porte la responsabilité de la rafle ordonnée par le gouvernement socialiste de Vichy » ! 

Il a été applaudi par toute la presse aux ordres.

Macron a précisé que l’anti-sionisme était de l’anti-sémitisme, car en parlant d’Israël on sous-entend Juifs.

(Applaudissements nourris − à juste titre − de la communauté juive.)

Mais cela n’a évidemment pas plu aux socialistes antisémites (dignes héritiers de ceux de l’Occupation) qui ont réagi par la bouche du président de la Province de Bretagne, Jean-Yves Le Drian (rappelons à ce sujet qu’il s’agit d’un emploi fictif créé par Hollande pour empêcher la Bretagne de basculer à droite).

Le ministre des Affaires Étrangères Le Drian, affolé par l’impact sur les pays arabes de la déclaration irréfléchie de son président au dîner du CRIF, a donc publié le communiqué suivant :

« La France déplore les violences récentes à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens qui ont entraîné la mort de dix personnes dans des attentats et des affrontements. Elle exprime sa grande préoccupation et sa détermination à aider, avec ses partenaires, à l’apaisement.

C’est dans cet esprit que M. Jean-Yves Le Drian s’est entretenu le 23 juillet avec son homologue jordanien, M. Ayman Safadi. Les consultations se poursuivront notamment ce soir au conseil de sécurité des Nations-Unies lors d’une réunion d’urgence.

La France réaffirme la nécessité de s’abstenir de tout acte ou déclaration pouvant aggraver le conflit et appelle toutes les parties à la retenue et à œuvrer concrètement à un retour au calme.

Elle rappelle que toute remise en cause du statu quo est porteuse de grand risque de déstabilisation et souhaite qu’une solution concertée, permettant d’assurer la sécurité, soit trouvée sans que le libre accès aux lieux saints ne soit affecté. »

 

Commentaires du 1er §

Le Ministre parle de 10 personnes tuées lors d’attentats et d’affrontements. Il ne nomme pas les victimes (et pour cause) faisant un bel amalgame entre les victimes israéliennes majoritaires, dont deux policiers israéliens musulmans, et les trois terroristes abattus en pleine action par la police.

1er attentat :

Vendredi 14 juillet, 3 arabes israéliens, en rejoignent un 4ème qui leur remet des armes (attesté par la vidéo-surveillance). Les 3 hommes ouvrent le feu tuant deux policiers israéliens (Druzes et musulmans) en faction sur le Mont du Temple. En France, aucun organe de presse ne révèle que les armes provenaient du stock entreposé à la mosquée al-Aqsa.

(Photo Eli Laïk)

Les flèches indiquent les livres de prières à la Mosquée al-Aqsa, 3ème lieu saint de l’islam, selon les ignorants (car le 3ème  lieu est Jérusalem, pas la mosquée).

En attendant patiemment l’ordre d’aller « caillasser spontanément » les policiers israéliens, on somnole au lieu de prier.

Ils ont commis cet attentat par haine des Juifs, comme l’a révélé le député arabe de la Knesset dont ils étaient des parents proches. Lors de la fouille de la mosquée, des armes, des munitions, des chaînes et des pierres ont été trouvées, et en particulier dans les bureaux du Wakf (Wakf-alal-aulad est le bureau de droit musulman qui reçoit les dons en argent, Kalachnikovs, explosifs, etc.).

Ah l’islam ! Religion d’amour, de tolérance et de paix…

Tout le monde sait, y compris la police française, que des lieux (pas tous) de culte musulman sont des lieux de stockage d’armes, mais jamais ils ne sont fouillés, le ministre de l’Intérieur ayant trop peur des conséquences politiques d’une telle fouille.

Le secrétaire général de l’ONU condamne l’attentat. Le président de l’Autorité palestinienne Abou Mazen (dont le nom de guerre antisémite est Mahmoud Abbas) − président de l’Autorité Palestinienne − est sommé par l’ONU de le condamner à son tour.

Pour empêcher les trafics d’armes entre la mosquée al-Aqsa et l’extérieur, Israël décrète la fermeture du site du Mont du Temple sur lequel se trouve la mosquée al-Aqsa, puis installe des portiques de sécurité à la Porte des Lions, passage obligé pour atteindre le Mont du Temple.

Des imams ignares (il y en a quelques uns…) déclarent que « le Coran interdit les portiques ». Une stupidité sans nom pour deux raisons, un anachronisme et une contradiction :

  1. les portiques de sécurité n’existaient pas du temps de Mahomet qui n’en avait donc aucune idée et ne les a donc jamais interdits,
  2. tous les accès du site de la Kaaba à La Mecque − comme ceux du tombeau du prophète à Médine − sont cernés de portiques de sécurité.

Ces mensonges islamiques chauffent à blanc les arabes musulmans de Jérusalem (arabes-musulmans n’est pas un pléonasme puisqu’il y a des arabes catholiques et même juifs).

Abou Mazen donne de l’écho à leurs protestations en appelant par téléphone la terre entière. La Maison Blanche lui répond qu’elle a d’autres chats à fouetter. Quant aux pays arabes, ils ne veulent pas qu’Abou Mazen prenne le contrôle du site. Abou Mazen se trouve donc sans soutien, excepté celui de la presse française.

Vendredi 21 juillet, dès la fin de l’office, des milliers d’arabes jettent des pierres et des grenades lacrymogènes sur le service d’ordre simultanément dans plusieurs quartiers de Jérusalem, ce qui prouve qu’il n’y avait aucune spontanéité mais une préméditation bien organisée.

Immédiatement chargés par la police montée et poursuivis par les canons à eaux, ils reculent.

Bilan : trois arabes morts d’après les dires de la propagande pro-arabe occidentale.

Problème : les Palestiniens si prompts à présenter leurs victimes à la presse occidentale n’ont eu aucun corps à présenter, ni aucun nom à donner.

2nd attentat :

Vendredi 21 juillet, 21:30, au cours du repas de Shabbat, dans la localité juive de Halamish, un terroriste arabe (ce n’est pas non plus un pléonasme) a perpétré un attentat au couteau tuant trois juifs et faisant un blessé grave.

Le terroriste, neutralisé par un voisin, était membre des Martyrs d’al-Aqsa, (branche armée du Fatah, groupe terroriste sur la liste noire de l’Union européenne). Les médias français ont très peu parlé de cet attentat pourtant annoncé par le terroriste sur Facebook au nom de la défense d’al-Aqsa.

Faut-il considérer ce défaut d’information comme un signe d’antijudaïsme, (pour ne pas parler d’antisémitisme) de la presse publique et privée mainstream française ? Et ce, alors que les manifestations arabes passent en boucle dans tous les médias ?

Mais évidemment, tout le monde sait que « l’Islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix ».

Le Drian parle de dix victimes. S’il parle des civils, il y en a eu deux lors du premier attentat, et trois lors du second. Ça fait cinq. Cinq de trop.

Si le ministre inclue les terroristes, trois ont été tués lors du premier attentat. Donc, total huit morts. Il en manque encore deux. Si l’on y ajoute les trois annoncés par les arabes lors des affrontements (mais jamais vus ni trouvés), cela ferait onze morts, pas dix.

Le Drian ferait-il partie de ces « bretons illettrés » incapables de se servir d’une calculette que dénoncent Macron et Ferrand ? D’où l’intérêt de nommer les victimes pour les identifier clairement, et ne pas les nommer parce que juives : ce serait de l’antisémitisme.

Commentaires du 2ème §

Le Ministre s’est entretenu avec son homologue jordanien. Bien évidement, il n’a pas consulté son homologue israélien pour avoir la version israélienne des faits et pouvoir ainsi établir la vérité.

Normal. La vérité n’intéresse pas les socialistes. Seule compte l’idéologie.

Commentaires du 3ème §

Cette phrase creuse est servie en toutes occasions. Les arabes tuent des juifs, et on demande aux deux parties de ne rien faire, sans jamais dire qui attise en permanence le conflit.

Ne pas condamner les attentats arabes, c’est de l’antisémitisme.

Commentaires du 4ème §

Le Ministre se réfère au statu quo qui a été rompu par les arabes en tuant des policiers, sans les nommer. Qu’il reproche donc aux arabes leurs crimes. Parlant du libre accès au Mont du Temple, il accuse aussitôt Israël. C’est là également de l’antisémitisme.

Que les diplomates du Quai d’Orsay ne sachent pas compter jusqu’à dix, passe encore. Mais qu’ils diffusent des communiqués témoignant d’un manque de rigueur dans les enquêtes, une méconnaissance crasse de l’histoire de la Palestine juive depuis trois mille ans, colonisée par les arabes en 638, occupée par les jordaniens en 1948, des colons arabes que Gamal Abdel Nasser rebaptisa « Palestiniens » pour justifier politiquement leur refus de la présence des juifs colonisés sur leur propre terre, c’est un peu gros !

L’Imprécateur

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MIGRANTS : ALERTE SANITAIRE
(Dr Jean-Ph. de La Ribausière)

 
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CRISE MIGRATOIRE & RISQUE SANITAIRE

une politique de santé discriminatoire pour les Français d’origine européenne

Le retour de maladies graves

Notre État est censé assurer la sécurité, la santé et la protection de la population française. Force est de constater que les gouvernements successifs adoptent des politiques qui sous couvert de prétendues intentions humanistes mettent en danger la santé de la société française. La crise migratoire qui touche la France comme de nombreux pays européens est en cela très révélatrice. Elle pose dorénavant un problème majeur de santé publique, le flux des migrants n’ayant toujours pas été stoppé à ce jour. De nombreuses maladies infectieuses comme la tuberculose, le VIH (SIDA) et l’hépatite B sont en effet surreprésentées dans ces populations de migrants, dont la majeure partie est originaire d’Afrique. Leurs conditions de vie avant leur arrivée puis une fois installés en France favorisent la transmission de ces infections en raison de la promiscuité, du manque total d’hygiène, de la précarité sociale et de l’existence de groupes à risque comme les personnes se prostituant. Les camps de migrants, qui ne cessent de réapparaître à peine fermés par les autorités, sont le plus souvent extrêmement insalubres et favorisent la propagation d’agents infectieux chez des personnes pouvant présenter un organisme vulnérable. Les médecins qui prennent en charge ces populations sont ainsi confrontés à des maladies presque disparues sur le continent européen et qui font leur réapparition, telles que la gale, la poliomyélite, la tuberculose, le choléra, la typhoïde… Ces infections peuvent potentiellement diffuser et gagner l’ensemble de la population française, d’autant plus qu’à chaque démantèlement de camp, les migrants sont relocalisés un peu partout sur le territoire national. En matière de maladies sexuellement transmissibles, les migrants deviennent de puissants vecteurs quand ils se rendent coupables de viols sur des personnes de la population d’accueil.

Hormis les situations de demandeurs d’asile (pour lesquels un dépistage préventif des maladies infectieuses et des séances de vaccinations sont organisées en Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile − CADA) une proportion importante de migrants échappe aux mesures de prévention du risque de transmission d’agents infectieux. Les organisations du type “Médecins du Monde” n’ont souvent pas les moyens pour les mettre en œuvre de façon efficace à grande échelle. De plus, la plupart des migrants, lorsqu’on les interroge, répondent qu’ils ne se sentent pas personnellement exposés au risque infectieux et ignorent de plus certains modes de transmission, notamment ceux par voie sexuelle.

D’une façon générale, aucune mesure de quarantaine n’est prise faute de volonté politique qui s’obstine à ne pas rétablir des frontières, alors que le dépistage et l’évaluation du statut vaccinal des migrants est recommandée par le corps médical.  Les épidémiologistes s’inquiètent à juste titre de la diffusion de salmonelles résistantes aux antibiotiques et de formes multi-résistantes de tuberculose dont sont susceptibles d’être porteurs de nombreux migrants. La mise en quarantaine serait aussi propice pour la détection de terroristes potentiels en transit, le risque islamiste pouvant se cumuler au risque infectieux…

Une prophylaxie discriminante

Madame Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, a récemment déclaré qu’elle voulait « s’engager sur la santé des migrants ». Cet engagement risque d’être tardif, alors que les migrants en contact avec la population d’accueil auront déjà disséminé leurs germes aux quatre coins de l’hexagone. Dans tous les cas, cette prise en charge médicale des migrants a un coût non-négligeable (le traitement d’une tuberculose multirésistante est long − au moins 2 ans − et cent fois plus coûteux qu’un traitement classique) dont le poids repose comme toujours sur les contribuables dont la proportion à payer l’impôt se réduit au fil des années, témoin inéluctable d’une perte de capital et d’une majoration du nombre de personnes vivant d’aides sociales diverses, le tout étant propice à l’effondrement de la nation, scénario qui avait préexisté à la désintégration de la Yougoslavie qui croulait comme la France sous une forte dette. Elle témoigne aussi d’une injustice pour les Français qui sont de plus en plus nombreux à renoncer à des soins justifiés, faute de pouvoir disposer d’une couverture médicale suffisante. Cette injustice est renforcée par le fait qu’en France les populations d’origine extra-européenne bénéficient d’une protection plus grande par rapport au risque infectieux. Ainsi la vaccination contre la tuberculose n’est plus obligatoire depuis 2007 mais le BCG demeure recommandé pour les enfants nés dans un pays de forte endémie tuberculeuse (comme les pays du Maghreb), devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un de ces pays (à l’occasion des vacances d’été par exemple) ou dont au moins l’un des parents est originaire de l’un des cas pays, ou encore résidant en Ile-de-France (surtout en Seine-Saint-Denis). Par ailleurs, toute situation jugée par le médecin à risque d’exposition au bacille tuberculeux peut motiver une vaccination par le BCG, dès lors que les conditions socio-économiques sont jugées défavorables (en particulier parmi les bénéficiaires de la CMU et de l’AME). Là aussi les populations d’origine extra-européenne sont privilégiées en terme de protection par rapport aux Français d’origine européenne, ce qui constitue une véritable discrimination.

Des adjuvants inquiétants” dans certains vaccins

Dans le même temps, la Ministre des solidarités et de la santé a décidé la mise en place d’un nouveau schéma vaccinal obligatoire (avec à la clef des mesures coercitives pour les parents récalcitrants) à 11 vaccins pour les nourrissons, ce qui expose la population au risque de complications vaccinales liées notamment à la présence d’adjuvants aluminiques pourtant interdits en matière de vaccination vétérinaire… Les pathologies neurotoxiques induites par l’aluminium chez l’homme ont pourtant été documentées à partir d’études publiées dans de grandes revues scientifiques. Mais madame Buzyn semble davantage être sensible au lobby pharmaceutique, ce qui est pourtant contraire au code de déontologie médicale auquel elle demeure malgré tout soumise, même avec un statut de ministre d’état.

Les Français d’origine européenne sont pris pour cibles

Le gouvernement d’Emmanuel Macron met donc en place une politique de mise en danger de la vie d’autrui et de non-assistance à personne en péril, qui plus est discriminatoire à l’égard des Français d’origine européenne. Une fois de plus, les responsables politiques oublient les devoirs qu’ils ont à l’égard de la nation et du peuple français. En filigrane se lit hélas une volonté politique sournoise d’affaiblir les Français d’origine européenne sur tous les plans, à commencer par la santé, dans le but final de les éradiquer.

Dr Jean-Philippe de La Ribausière
Chef de clinique − médecine interne

.FAITES CIRCULER AU MAXIMUM.


L’auteur répondra soit en direct soit par courriel privé à toute question qui pourrait lui être posée via contact@minurne.org.


Voir article connexe en cliquant sur ce lien.



 

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COMMUNIQUÉ DU GÉNÉRAL ANTOINE MARTINEZ

 
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Quelques heures à peine après la publication du dernier éditorial du général Antoine Martinez (titré l’Inévitable Rupture), nous apprenions la démission du Chef d’Etat Major des Armées, le général Pierre de Villiers.

Dans la crise sécuritaire majeure que nous vivons, tant en France que sur les théâtres d’Opérations Extérieures, le communiqué du général Martinez – à lire ci-dessous – met en relief une rupture historique entre le pouvoir civil et le pouvoir militaire.

Marc Le Stahler
20 juillet 2017


(COMMUNIQUÉ)

Comme cela était prévisible, le général Pierre de Villiers a donc démissionné. Sa décision est celle d’un homme blessé qui a su crier jusqu’au bout la vérité à ceux qui ont en main la destinée de la France mais qui n’ont pas pris la mesure de la mission qui est la leur et qui trahissent les idéaux de la nation. Le geste de ce valeureux soldat estimé et respecté par tous mérite d’être salué. Sa décision, logique et cohérente témoigne de son sens des responsabilités, du devoir et de l’honneur.

Cependant, cet événement, jamais connu sous la Vème République, révèle une crise majeure qui couvait et qui s’est installée, probablement durablement, entre une partie de l’élite politique et l’institution militaire qui est, avant tout, au service de la nation. Et l’élément déclencheur revient au Chef de l’État lui-même qui, par son discours ravageur et humiliant, a offensé non seulement le général de Villiers mais l’ensemble du monde militaire. Il a, en effet, commis une faute grave qui est indubitablement une marque de faiblesse qu’il dévoile et qui sera lourde de conséquences. Car il jette ainsi le doute sur ses capacités et son aptitude à appréhender les vraies menaces qui pèsent non seulement sur la vie de nos soldats en opérations, faute de moyens suffisants et adaptés, mais sur la vie des citoyens français sur leur propre territoire du fait de son refus, comme son prédécesseur, de reconnaître l’ennemi.

C’est pourquoi, les trois chefs d’état-major des trois armées (Terre, Air et Marine) qui ont été solidaires jusqu’ici du général de Villiers auraient dû le suivre en démissionnant à leur tour pour créer un choc salutaire. Peut-être le feront-ils dans les tout prochains jours. Car il faut rappeler aux responsables politiques qu’ils ont – ils semblent l’avoir oublié – des devoirs à l’égard de la nation. Le pouvoir légal qu’il détiennent ne leur permet pas de faire n’importe quoi.

Cela dit, le président de la République a nommé un nouveau Chef d’état-major des armées, le général Lecointre. Dont acte. Mais cela ne clôt pas cette crise et le nouveau Chef d’état-major ne peut pas accepter n’importe quoi. Après le général de Villiers, il en va de sa crédibilité, de l’estime et de la confiance des militaires dont il prend à présent le commandement. Mais, comme l’autorité, la confiance et l’estime ne se décrètent pas. Sa tâche sera donc difficile et délicate.

Car le Chef de l’État ne semble toujours pas avoir bien compris les causes de cette crise en déclarant que le rôle du Chef d’état-major des armées n’est pas de défendre un budget. Chacun sait, et les militaires plus que tout autre, que c’est le ministre de la Défense – pardon, des Armées – qui en est chargé et il n’aura échappé à personne que depuis le début du quinquennat, le ministre des Armées est aux abonnés absents.

Il n’en reste pas moins qu’il revient au Chef d’état-major des armées de répondre honnêtement aux questions des parlementaires, représentants du peuple, membres des commissions concernées et de leur dire non pas « sa » vérité mais « la » vérité sur la situation de nos armées, surtout lorsque le pays est en guerre. Et il faut bien qu’en dernier ressort, les citoyens soient informés de la situation. C’est le devoir du Chef d’état-major des armées, que cela plaise ou pas, même au président de la République.

Général (2S) Antoine Martinez


 

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