POURQUOI ILS VEULENT LIQUIDER BACHAR EL-ASSAD (par l’Imprécateur)

« C’est une excellente chose, que l’islam des pauvres vienne réveiller les catholiques plongés dans leur torpeur confortable pour les uns, de leur aigreur de ci-devant pour les autres« , écrit Varoujan Sirapian dans Boulevard Voltaire pour faire la promotion du livre de Youssef Hindi, Orient et Islam. Son objet est de démontrer que depuis le Moyen-Âge, l’objectif unique des Juifs est de « stimuler des guerres destructrices entre musulmans et chrétiens, au profit des seuls juifs, qui pourront ainsi s’installer en Terre Sainte, en chasser les autres habitants, et à partir de Jérusalem, instaurer un empire mondial de leur obédience« .

Le grand défaut de tous ces livres est d’ignorer les faits historiques pour se concentrer sur la thèse du vampirisme juif sur le monde entier.

Le royaume de Judée existait depuis 4 000 ans, excusez du peu, sous le nom d’Israël quand les peuples arabes fraîchement islamisés sont venus le coloniser et le rebaptiser du nom de Palestine, un nom qui existait avant, mais recouvrait un conglomérat plus vaste de tribus sémites sans cohésion étatique et chrétiennes de diverses obédiences ou animistes.

Les Juifs n’ont jamais fait de prosélytisme et jamais tenté de conquérir le monde par les armes, pas même leurs voisins, ça se saurait. Ils se contentent de tenter de préserver, avec des succès très mitigés, leur petit pré carré d’Israël. Que pour ce faire, ils utilisent des moyens que nous, avec notre morale d’occidentaux, trouvons parfois contestables, mais ils sont en état permanent de légitime défense. Ce qui n’est pas le cas de l’islam qui depuis ses origines fait preuve d’un prosélytisme impérialiste d’une agressivité incroyable pour conquérir de nouveaux territoires par la menace, l’infiltration sournoise et la conquête coloniale ouverte. Contre Israël, l’islam met les Palestiniens en première ligne, quitte à les sacrifier.

La situation de guerre permanente que connaît le Moyen-Orient depuis un siècle n’est pas due à Israël, qui n’a été refondée qu’en 1948 par une décision de l’ONU fortement sollicitée par les anglo-saxons britanniques et américains. Car c’est bien depuis un siècle que ceux-ci ont organisé la gestion du Moyen-Orient et de son pétrole dont ils avaient un indispensable besoin pour le colossal développement qui a fait d’eux la première puissance mondiale.

Comment ?
D’abord, ils ont voulu redonner leur pays aux Juifs qui en avaient été chassés par la colonisation arabe réalisée par le calife Omar en 638. Pour cela, il fallait d’abord affaiblir la nation islamique, cela a été fait par divers moyens classiques : corruption des élites, formation des jeunes les plus prometteurs dans les universités anglaises et américaines, pressions diplomatiques et militaires, etc.

Voici le point de vue de Bachar el-Assad sur la question :

En 1915, Abed El-Aziz Ben Abderrhamane Saoud a déclaré à la Grande-Bretagne qui le sollicitait, qu’il n’avait rien contre le fait de rendre une partie de la Palestine aux Juifs.

Pourquoi avoir demandé cette permission aux Saoud ? Parce que cette grande tribu est le socle fort de l’Arabie depuis des siècles. C’est en 1744 que Mohamed Ibn Saoud, aidé de l’imam fondamentaliste Mohamed Ibn Abdel-Wahhab, a créé un royaume de religion salafiste-musulmane au cœur de la péninsule arabique. À la suite de plusieurs conflits avec l’Egypte et les Turcs ottomans, le royaume a disparu en 1818, mais a été recréé en 1824, pour re-disparaître en 1891.

Pourquoi Abed El-Aziz Ben Abderrhamane Saoud a-t-il dit « oui » aux Anglais ?
Parce qu’à l’époque la moquée Al-Aqsa de Jérusalem n’était pas encore considérée comme troisième lieu saint de l’islam, et ce pour une raison évidente : le Coran ne la mentionne pas. Il dit précisément : « Gloire à Celui qui fit voyager de nuit Son Serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée la plus éloignée dont Nous avons béni les alentours, afin de lui faire découvrir certains de Nos signes ! Dieu est, en vérité, l’Audient et le Clairvoyant » (Coran 17.1).
Il n’est pas question et ne peut pas être question de la mosquée Al-Aqsa pour deux raisons : Mahomet n’est jamais allé physiquement à Jérusalem mais seulement jusqu’à Bosra en Syrie. Et il ne peut pas y être allé en rêve non plus puisque la mosquée Al-Aqsa n’existait pas à sa mort en 632, et Abou Bakr, le premier Calife n’est pas allé en Judée non plus.

Le Coran ne peut donc pas parler de Jérusalem, l’invention de Jérusalem « troisième lieu saint de l’islam » est une invention politique bien postérieure, uniquement faite pour justifier à posteriori l’occupation illégitime de la Judée par les Arabes.

En 1902, Abdelaziz Al-Saoud reconquiert Riyad avec l’appui des tribus bédouines.
En 1915 il signe avec les anglais un traité de protection et, en 1924, achève sa conquête de l’Arabie avec la prise de la côte de la mer Rouge et les villes de La Mecque et Médine, les « lieux-saints de l’islam », ces deux villes étant, elles, fréquemment mentionnées dans le Coran.
Entre 1902 et 1924 : 500 000 morts sur un peu moins de 2 millions d’habitants.
Pol Pott n’a pas fait mieux !
L’actuelle Arabie Saoudite est fondée officiellement en 1932.

En 1938, découverte du pétrole arabe par les compagnies occidentales : les Etats-Unis bondissent et se substituent aux anglais comme protecteurs du royaume wahhabite, c’est le Pacte du Quincy (lire en fin d’article extrait d’un texte de Luc Sommeyre à ce sujet publié il y a 2 ans sur Minurne 1)

La Seconde guerre mondiale distrait tout le monde un moment, mais dès 1948 Anglo-saxons et Saoudiens donnent le feu vert à la création d’Israël, une création où la diaspora juive a joué le rôle de lobby de pression après avoir infiltré toute l’élite politique américaine et ses clubs qui deviendront par la suite, en invitant l’élite européenne à y participer, Trilatérale (Giscard), French American Foundation (Hollande), Bilderberg (Valls), Skulls and Bones (Bush), etc.
Les Américains deviennent le protecteur d’Israël avec l’assentiment des Saoudiens.

Dans les années 1950-1960, la montée des nationalismes arabes soutenus par l’URSS contrarie la mainmise anglo-saxonne sur le Moyen-Orient. Les nouveaux dirigeants, de Nasser à Kadhafi, deviendront tous ou presque de féroces dictateurs membres de l’Internationale socialiste et embrasseront sur la bouche nos vice-présidents français de l’Internationale, Lionel Jospin et Ségolène Royal.
Il ne reste plus aux Etats-Unis que deux points forts : l’Arabie saoudite et Israël. Heureusement, en 1989 le socialisme s’effondre partout (sauf en France et en Corée du Nord) avec le Mur de Berlin. C’est l’occasion où jamais pour les USA de reprendre le contrôle de la situation, mais en tenant compte de la désastreuse expérience afghane.

L’Afghanistan n’est même pas un pays de tribus, c’est un pays de « clans », toujours en guerre, mais qui savent s’unir contre l’étranger, toujours mauvais.
Un proverbe afghan dit « Moi contre mon frère; moi et mon frère contre mon cousin; moi, mon frère et mon cousin contre l’étranger« .
Les Anglais furent repoussés plusieurs fois. La dernière fois par une alliance des Afghans avec les nazis avec lesquels tous les Arabes ont toujours communié dans la haine des Juifs.
Les Russes prirent pied en Afghanistan et, après la chute du roi Zahed en 1973, installèrent un pouvoir socialiste avec une aide financière et militaire importante. C’est le début d’une période chaotique de gouvernements socialistes, avec tout ce que cela implique d’assassinats, de putsches, de corruption généralisée et d’intrigues douteuses. Éclate en 1979 une guerre civile que les Russes veulent réprimer, en vain, et malgré une invasion militaire du pays, ils sont chassés.
Pendant cette guerre les Américains ont soutenu les insurgés talibans fondamentalistes, puis Al Qaïda, le tout s’est retourné contre eux et ils ont finalement du partir, la queue basse eux aussi.

Donc, changement de la stratégie américaine et germe l’idée des « printemps arabes » pour déstabiliser les dictatures socialistes en place qui ont trop tendance à constituer des armées fortes (Syrie, Irak, Égypte), susceptibles de nuire aux amis et alliés israéliens et saoudiens, plus aussi les jordaniens que l’on a tendance à oublier.

Des opérations (financements et fournitures d’armes) sont lancées par les Etats-Unis qui, pour ne pas avoir l’air de s’y impliquer et de passer encore pour d’affreux impérialistes, poussent en avant leurs domestiques, Anglais, Français, OTAN, comme on l’a vu en Libye.

L’instauration du « bordel productif » (1) réussit plutôt bien : déstabilisation de la Cisjordanie, de Gaza, de la Tunisie, de l’Irak, de la Libye, de l’Egypte, de la Somalie, partition du Soudan, de la Syrie…

Ah, là un os : Assad résiste, c’est le blocage du système ! Pourtant rien n’est épargné pour le salir, le faire passer pour un affreux bourreau de son propre peuple.
On gonfle outrageusement les chiffres des morts de la répression en y incluant ceux de l’État Islamique.
Cette répression, Assad la lance contre les groupes islamistes presque tous pilotés en sous-main par Al Qaïda (appelée sur place Al Nosra mais c’est la même chose), que les monarchies arabes du Golfe financent en sous-main et que les alliés des Etats-Unis alimentent en armes et aides diverses avec l’aimable coopération de la Turquie qui hait Assad parce qu’il la menace de revendiquer le retour à la Grande Syrie de l’enclave alaouite (la région d’Antioche) que les Turcs ont annexée autrefois.

On l’accuse d’utiliser des armes chimiques alors qu’il a ouvert les entrepôts militaires qui en contenaient aux inspecteurs de l’ONU et que les « preuves » avancées sous forme de bidons et de bouteilles de gaz éventrés relèvent du bricolage artisanal du même type que les fusées lancées par le Hamas sur Israël et n’ont rien de projectiles militaires.

On l’accuse de bombarder à l’aveugle les villes tenues par les rebelles, toujours qualifiés de « modérés ». Certes, ses bombardements n’ont pas la précision de ceux des Américains et des Français, mais les Américains font aussi des erreurs, comme l’hôpital MSF de Kunduz. Quant aux Français, en bombardant Deir Ezzor dans l’Est de la Syrie et en le « détruisant entièrement » comme l’a affirmé Le Drian, ils ont juste oublié qu’il y avait un bâtiment où étaient retenus des otages, et qu’une partie des djihadistes tués étaient de nationalité français (ce n’est pas une perte, autant de RSA économisés !).
Vous noterez en passant le silence assourdissant  de la presse française sur ce point de détail de l’histoire, qu’elle fut fermement priée d’oublier…

Pour mieux comprendre, voici le point de vue (contestable) de Nasrallah, chef du Hezbollah :

Il faut l’abattre, cet Assad, il a la seule armée encore bien armée et bien formée du Moyen-Orient, sans oublier ses alliés russes et iraniens. Il alimente en armes le Hezbollah et le Hamas, il menace donc Israël et de plus, il a (avait depuis que l’E.I. le lui a volé) du pétrole dont les Saoudiens et les Qataris convoient la gestion : deux raisons de le supprimer.

Mais les Russes montrent les dents.
Les Russes ont compris avant les autres (ou mieux que les autres), que le vrai danger n’est pas Assad, mais Abou Bakr Al-Bagdadi, et que l’on n’en viendra à bout qu’en engageant des armées au sol pour nettoyer le pays de cette pourriture islamiste.

De leur côté les Américains ne sont pas pressés, car leur objectif n’est pas de détruire l’Etat Islamiste mais de l’affaiblir pour qu’il ne puisse pas menacer un jour l’Arabie Saoudite, les Émirats et Israël. Pas trop cependant, pour qu’il puisse continuer à inonder l’Europe de migrants qui, en affaiblissant l’Europe, permettent aux Etats-Unis de garder le contrôle de cette puissance économique (à défaut d’être politique) qui deviendrait dangereuse pour eux si elle devenait trop puissante.

D’où 4 000 frappes aériennes, ciblées comme il se doit, mais inefficaces et qui n’ont rien empêché à Palmyre où c’était pourtant particulièrement facile !

Les Russes n’ont pas plus envie que les autres d’intervenir au sol (souvenirs cuisants de l’Afghanistan), ils aident donc la seule armée capable de le faire, celle de Bachar el-Assad. Pour cela, il faut commencer par détruire les alliés dits « modérés » de la France et du Golfe, Al-Qaïda-Al-Nosra et quelques groupes djihadistes, dits eux aussi « modérés », qui vivent surtout du pillage de la population et de la revente aux premiers des armes et des matériels qu’on leur donne, mais entravent l’action de l’armée syrienne légale.

Et les Turcs ?

Les Turcs sont comme les Qataris et les Saoudiens qui combattent officiellement E.I. dans la coalition, mais continuent à le financer en sous-main par l’intermédiaire de princes arabes du clan Saoud.
Les Turcs bombardent eux aussi, mais les positions de nos alliés Kurdes, de plus ils les terrorisent par des attentats comme à Ankara le 10 octobre (94 morts lors d’une manifestation pro-kurde pour la paix). Ils autorisent et facilitent le passage des armes et des djihadistes qui rejoignent E.I., mais interdisent ou gênent celui des Kurdes qui vont le combattre. C’est ce que l’on appelle des « faux jetons », seule notre brillante diplomatie l’ignore, comme tant d’autres choses sur le Moyen-Orient et l’islam.

1- Le « bordel productif » est une théorie américaine due au professeur de management Eric Abrahamson qui a démontré que le désordre dans une entreprise est presque toujours plus productif de profits que l’organisation bien raisonnée. Un salarié « bordélique » est, a-t-il calculé, en moyenne 36 % plus efficace et plus imaginatif qu’un salarié maniaque.

L’Imprécateur

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RAPPEL CONCERNANT LE PACTE DU QUINCY :

le texte ci-dessous est extrait d’un article signé Luc Sommeyre, publié en octobre 2013 sur l’ancien site de Minurne, arbitraitrement fermé sans jugement par la police politique de Manuel Valls.
On en notera avec intérêt la fin, pour le moins prémonitoire, « dans l’attente de la conflagration suivante »…
Nous y sommes. !

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La montée de l’islamisme radical, qu’on le sache ou non (ou qu’on veuille l’ignorer telle l’autruche) n’a été rendue possible QUE par la volonté et la complicité active des trusts de la Haute Finance nord-américaine et de l’Islam Wahhabite.

Phase 1 – L’OPA sur l’Europe et le Monde Libre fut lancée une semaine après les Accords de Yalta.
Le 14 février 1945, à bord du croiseur lourd USS Quincy (CA-71) ancré dans les eaux territoriales égyptiennes au  large de Port-Saïd, le Président des États-Unis Franklin D. Roosevelt reçut le Roi Abdelaziz Ibn Seoud, personnage charismatique d’une intelligence politique hors du commun.
Ils procédèrent à la signature du « Pacte du Quincy » qui consacra pour 60 ans l’exploitation exclusive par les compagnies nord-américaines des gisements de pétrole découverts en Arabie, évinçant adroitement la suprématie anglaise dans la Région.

Phase 2 – En 2005, le Roi Fahd et le Président George W. Busch Jr. renouvelèrent le Pacte. George W. Busch Jr. ou plutôt Dick Cheney, le « Président de l’ombre ».
Ancien dirigeant d’Halliburton (société d’ingénierie civile spécialisée dans l’industrie pétrolière qui décrocha des contrats titanesques en Irak en 2003) Dick Cheney fonda en 1997, avec Donald Rumsfeld, le club de réflexion néoconservateur PNAC (« Project for the New American Century » – « Projet pour un Nouveau Siècle Américain ») dont le but est ouvertement de promouvoir le leadership mondial des États-Unis au 21ème siècle

Phase 3 – Depuis, l’Europe est submergée par la Finance Islamique.
Les buts en apparence diamétralement opposés des États-Unis et de ses alliés d’une part, et du Régime saoudien d’autre part,  sont atteints ou en passe de l’être :

      1. La puissance économique des Nations d’Europe est battue en brèche par l’Europe de Bruxelles, création artificielle du Mondialisme dont personne n’ignore les sources inspiratrices, laissant le champ libre au consumérisme américain tout en formant le glacis de défense des USA (tactique de la Thalassocratie nord-atlantique) 
      2. La « Oumma » (communauté des musulmans sunnites indépendamment de leur nationalité, de leurs liens sanguins et des pouvoirs politiques qui les gouvernent, née avec l’hégire en 622) s’enfonce dans le ventre mou des Européens qui répudient peu à peu leur identité propre.

Tout le monde est content.
CQFD.
En attendant la déflagration suivante…

Luc Sommeyre

LA RUSSIE PLUTOT QUE LES ETATS UNIS ! (par Christian Vanneste)

Cet article est paru le 26 septembre sur le site « Boulevard Voltaire« .

Obama conseille aux pays européens d’accueillir« leur juste part » de migrants. Mais de quoi se mêle-t-il ? Quand les dirigeants européens vont-ils lui dire gentiment de s’occuper de son golf à Hawaï et de cesser de répandre la chienlit près de chez eux ? Car, enfin, si les migrants nous viennent en grand nombre, c’est bien parce que la politique américaine a déstabilisé l’ensemble du monde arabo-musulman. Le rétablissement de la paix en Syrie ne viendra ni du triomphe de l’État islamique qui veut la victoire totale de l’islam, ni du succès des rebelles « modérés » et, plus encore, fantômes qui cachent – mal – Al-Qaïda.

La Syrie de Bachar el-Assad connaissait la paix et les minorités, chrétiennes en particulier, y étaient protégées. Interviewé par Pujadas, cet ophtalmologiste devenu dictateur par accident n’a rien du « boucher » que les médias ont caricaturé et dont Fabius souhaitait publiquement la mort. Lorsqu’il dit que la Syrie, sans être une démocratie comparable aux européennes, en est plus proche que l’Arabie saoudite, il met juste le doigt sur l’incohérence occidentale. Dans le même entretien, il souligne la perte de tout crédit par le gouvernement français« que plus personne ne prend au sérieux ». Sarkozy avait reçu avec éclat Kadhafi et Bachar el-Assad lorsqu’il caressait le projet d’union méditerranéenne. Il a, ensuite, fait tomber le premier en jetant la Libye dans le gouffre islamiste. Cette faute magistrale a été commise avec la bénédiction d’Obama, ravi de l’offre de sous-traitance.

Le prétendu « printemps arabe » a été déclenché par les Frères musulmans, financé par l’argent du Golfe et soutenu par l’Amérique et ses alliés – la Turquie, notamment. La gouvernance française, de Sarkozy à Hollande, a collaboré quand elle n’a pas joué le caniche qui aboie et va se coucher quand on le lui ordonne. La Russie avait laissé faire en Libye. Vladimir Poutine regrette cette faiblesse et paraît décidé à agir en Syrie. Ce serait, là, l’occasion inespérée pour la France de retrouver sa liberté et sa dignité de puissance indépendante. En se rapprochant des Russes, elle pourrait cesser d’être le vassal des États-Unis et le fournisseur des régimes peu démocratiques du Golfe.

Les États-Unis ont vaincu le nazisme et ont permis la libération de notre pays. Ils ont préservé l’Europe occidentale du totalitarisme communiste. Il faut leur en être reconnaissant… mais tout en restant lucide. La politique américaine dans le reste du monde a été catastrophique. Les « succès » américains n’ont nullement été des victoires de régimes démocratiques mais des coups d’État militaires fomentés en partie par la CIA. C’est aussi en utilisant l’islam que Washington a fini par vaincre Moscou, épuisé par son échec en Afghanistan. Depuis, nous subissons les effets de cette « victoire » à la Pyrrhus qui a réveillé un fanatisme assoupi, créé des réseaux et leur a donné de l’argent et des armes.

La France, au cours de son histoire, a su procéder aux alliances de revers avec les Turcs contre l’Empire, avec la Russie tsariste contre l’Allemagne. Elle devrait au moins retrouver son indépendance et servir de médiateur avec une Russie qu’on a trop humiliée. La Russie est notre voisine très complémentaire. Elle partage largement avec nous une identité culturelle. Si elle combat avec plus de vigueur les islamistes que ne le font les nageurs en eaux troubles d’outre-Atlantique, le temps sera venu pour la France de réexaminer des choix contraires à ses intérêts et à sa vocation.

Christian Vanneste
Président du RPF (Rassemblement pour la France)

ChristianVanneste

MISTRAL VENDUS À L’ÉGYPTE : DECRYPTAGE D’UNE ARNAQUE (par l’Imprécateur)

Merveilleux vendeur à la sauvette que ce président ! Il a réussi à refiler à l’Egypte les deux Mistral achetés et payés par la Russie, mais pas livrés parce que les Russes sont méchants et que nous, en France, on ne vend nos armes de guerre qu’aux gentils qui les achètent pour faire joli dans leur salon. Il a du mérite le « prèz », parce que souvenez-vous qu’il n’avait pas de mots assez durs et assez méprisants pour le maréchal qui avait dégommé son « ami » le Frère musulman Mohamed Morsi.
En plus, il s’appelle Sissi, quel drôle de nom, pourquoi pas Zabeth ou Chloé ?

Les voilà copains paraît-il, et c’est en buvant un coup en regardant les cérémonies d’inauguration du nouveau canal de Suez que l’affaire aurait été conclue. On imagine la scène :
« Dis donc, Abdel, si tu me rachetais les deux Mistral de Poutine ? »
« Ouais, pourquoi pas François ? Si ça te fait plaisir ».

Là où ça devient moins drôle, c’est quand les contribuables que nous sommes font le calcul de ce que cette affaire mirobolante va leur coûter. Parce qu’il ne faut pas compter sur le porte-parole de l’Elysée, Le Foldingue, pour nous dire la vérité. D’abord il faudrait lui prêter une ardoise et une craie en espérant qu’il sache écrire, et lui apprendre les rudiments de l’addition et de la soustraction.

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Il n’y a « aucune perte financière dans la vente des deux navires Mistral à l’Égypte« , a affirmé Foldingue sur ordre de son patron qui ne sait guère mieux compter que lui, l’addition et la soustraction ne faisant semble-t-il pas partie des fondamentaux enseignés à l’ENA.

En effet : l’Egypte va payer 950 millions à la France qui vient de débourser en empruntant sur les marchés financiers 950 millions qu’elle devait rembourser à la Russie. Affaire nulle au premier abord, si l’on oublie les intérêts (même faibles) qu’il faudra payer, ce « premier abord » étant le seul que nos vaillants ministres peuvent prendre en compte, Macron excepté qui fut employé de banque et qui sait compter.

Passer au deuxième abord est au-dessus de la compétence intellectuelle des autres. Parce que 950 millions, c’est loin d’être la valeur marchande des deux Mistral évaluée au moment du contrat signé avec Poutine en 2011 à 1,2 milliards. Voilà déjà 250 millions qui manquent à l’appel. Aucune importance, vous dira Nœud-nœud 1er, c’est l’Etat qui paye.

Les Mistral ont, à la demande des Russes, une coque dont l’avant est conçu comme celui d’un brise-glace. Vachement utile quand on contourne le Spitzberg, nettement moins en Méditerranée et en mer Rouge, les deux mers qui baignent les côtes égyptiennes, surtout en cette période de ce réchauffement climatique dont on nous rebat les oreilles quotidiennement dans les pubs écolos pour COP 21.

Al-Sissi, qui n’est pas devenu maréchal en passant par les meilleures écoles du monde, les françaises, sait compter, lui. Il a donc conditionné son accord à la modification des deux brise-glace.

OK ! On va vous le faire a dit l’autre, et pas de lézard, ça ne vous coûtera rien, c’est la France qui paye. Durée des travaux de modification des bateaux sur lesquels il faut aussi remplacer tout le matériel soviétique déjà installé et repeindre toutes les inscriptions en russe pour les remplacer par les mêmes en arabe : 6 mois. Pendant lesquels il faut payer le loyer du temps d’occupation du quai de Saint Nazaire où les deux Mistral sont amarrés.

Bref, au total le « aucune perte financière » se traduit par environ 300 millions de moins pour la France.

Aucune importance, celle-ci est riche : Planet.fr a de son côté totalisé les promesses de cadeaux faites par Hollande et Valls depuis le début de l’année à coups de quelques millions par-ci, quelques millions par-là : 11 milliards ! Hé, c’est que ça coûte cher d’inciter à bien voter en période préélectorale !

Le séjour à Saint-Nazaire aurait pu être prolongé sine die, car Gogol 1er avait juste oublié une petite formalité prévue dans le contrat signé avec les Russes pour conclure la négociation sur le remboursement des 950 millions : l’acheteur doit acheter aussi les 50 hélicoptères Ka-52 Alligator que les russes ont du modifier pour qu’ils puissent rentrer dans les cales des navires et dont ils n’ont plus l’usage.

Les Russes étant en bons termes avec l’Egypte tout s’est bien passé, l’affaire a été conclue en mois de deux. Formidable, cette vitesse, on n’a jamais vu ça ! En temps normal il faut des mois, voire des années pour conclure ce genre d’affaire. Là, no problem, al-Sissi  achète tout le lot : 2 Mistral tout équipés en russe, 50 hélicoptères eux-aussi tout prêts à servir à des pilotes russes sur les Mistral.

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« L’Egypte achète 50 hélicoptères russes pouvant être adaptés aux Mistral »,
source Sputnik.news

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/defense/20150923/1018348156/egypte-helicoptere-russie-mistral-livraison.html#ixzz3mp0y69M3

Reste le pont crucial : comment vont payer les Égyptiens ? Les 24 Rafale qu’ils nous ont achetés sont financés par un pool de banques françaises qui prêtent quelques 5,2 milliards à l’Egypte qui nous les remboursera un jour ou, si elle ne le peut pas ou ne le veut pas, c’est la COFACE qui se substituera à elle.
Dans ce cas, toujours rien de grave puisque la COFACE, c’est l’État. Et tout le monde sait que puisque c’est l’État qui paye, ça ne coûte rien.
Les Mistral sont-ils financés de la même manière ? Pas de réponse claire, mais le bruit court qu’en cas de défaut de l’Égypte, l’Arabie saoudite se substituerait à elle.

Mais le plus beau : Al-Sissi aurait gentiment dit à son copain qu’il ne se fasse pas de mauvais sang, que la modification du brise-glace n’est pas indispensable, et non plus le changement du matériel soviétique : il prendra les bateaux tels quels. OK a dit le François. « Moscou a fait savoir que les équipements russes installés sur les deux porte-hélicoptères de classe Mistral construits en France, mais non livrés à la Russie, pourraient rester à bord des navires si ces derniers sont vendus à l’Egypte, a annoncé un responsable français » cité par le magazine en ligne Defense News.

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Ils peuvent même garder leurs noms russes : sur la photo le Vladivostok. http://fr.sputniknews.com/international/20150914/1018151443.html#ixzz3mp3oChNJ

Ça sent l’arnaque à plein nez !

Al-Sissi prend livraison des Mistral et les revend aussitôt à Poutine pour, par exemple, 1,050 milliard, Sissi gagne 100 millions dans l’opération et Poutine 150 millions puisque le prix de départ était 1,2 milliard. Les bateaux n’ont que 200 miles nautiques à parcourir pour rejoindre le port de Tartous en Syrie, importante base navale russe en Syrie. Qui se sera fait avoir dans l’affaire ?
La France ?
Pas si sûr…

Peut-être Obama, finalement !
Tout cela ne pourrait-être qu’un coup monté.
Imaginez le scénario suivant : le président ne pouvait pas livrer les Mistral à cause de l’embargo sur les livraisons d’armes à la Russie décidé par l’OTAN, donc Washington.
Les livrer quand même, c’était se brouiller avec Obama ; ne pas les livrer, c’était se brouiller avec Poutine.
Ennuyeux, au moment où un rapprochement diplomatique avec la Russie motivé par la situation en Syrie est indispensable…
Si la France revend les Mistral tout équipés en matériel russe à l’Égypte, elle n’en est plus propriétaire, donc pas responsable de ce qui leur arrive ensuite. Sissi les revend à Poutine. Poutine est content. Sissi aussi, qui touche son bakchich au passage. Hollande dit à Obama « c’est pas moi, m’sieur » et tout le monde peut se rasseoir autour de la table des négociations pour l’affaire syrienne.
Elle est pas belle la vie ?
Et ça n’aura coûté aux contribuables français que 250 ou 300 millions, mais « c’est pas cher, c’est l’État qui paye« .

L’Imprécateur

SIGNATURE 2015

POUR COMPRENDRE LE CONFLIT SYRIEN (par Maurice D.)

« Ne parlez pas trop de Daesch, ça fait peur aux gens et ça développe l’islamophobie« . C’est en substance ce qu’a fait savoir le gouvernement aux médias qu’il paie pour pouvoir leur dicter ce qu’ils ont à dire.
Alors parlons-en !
Car l’Etat Islamique progresse partout où il s’est implanté : Syrie et Irak, Nigeria et Libye d’où il annonce ouvertement son intention de conquérir le ventre mou et riche du monde, l’Europe, en commençant par l’Espagne, l’Italie et la France. Le cœur de cet Etat Islamique qui nous menace, c’est le califat irako-syrien en train de se construire. C’est là qu’il faudrait frapper fort pour le détruire, et assécher du même coup les métastases islamiques qui prolifèrent ailleurs sous l’œil hébété de la « communauté internationale » que constituent quelques pays occidentaux, sous la coupe américaine, et leurs alliés douteux.

Chaque conquête nouvelle de l’E.I. donne lieu à une « réunion d’urgence » onusienne ou européenne où l’on se lamente et prononce des phrases martiales, sans tirer les conclusions d’une analyse réaliste de la situation, où l’on soutient que l’action des pseudo « alliés » est efficace, que l’Etat Islamique est une marionnette créée par Bachar El-Assad, qui s’effondrera dès que celui-ci aura été supprimé ce qui est la seule urgence.

Où est la source d’information objective qui permettrait à nos dirigeants de prendre la bonne décision d’action ? Pas chez les pantins « modérés » syriens réfugiés en France, qui racontent aux fonctionnaires du Quai d’Orsay ce que ceux-ci ont envie d’entendre et colle avec la théorie fumeuse sur le monstre Assad qu’ils ont élaborée et vendue à leur ministre Fabius et au chef de l’État. Le reste vient de pseudo spécialistes du monde arabe et de reportages de journalistes, prudemment restés du côté turc de la frontière turco-syrienne, qui élaborent leurs théories et dictent leurs articles sur la base de rumeurs  circulant dans la région et de communiqués orientés du Pentagone ou d’ailleurs.

Si une voix discordante s’élève, on ne l’écoute pas, comme celle de cette syrienne d’un institut d’études politiques qui expliquait récemment à C dans l’air que les musulmans modérés et laïcs sur lesquels les occidentaux croient pouvoir s’appuyer en Syrie pour remplacer Bachar El-Assad sont une fiction : « Il n’y a pas de laïcs sur le terrain, que des djihadistes« . Samuel Laurent, journaliste à Valeurs Actuelles, aidé par de vieux amis syriens a, malgré leurs avertissements, pénétré en Syrie pour y circuler sous la protection d’amis d’une milice de l’Armée Syrienne Libre. Il confirme cette affirmation dans son article « Plongée dans le chaudron syrien » : les Syriens qui se présentent aux occidentaux comme « démocrates », « modérés », « laïcs », sont des leurres créés pour obtenir de l’argent et des armes.

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Des miliciens de l’ASL exécutant leurs prisonniers fidèles à Bachar El-Assad

Pourquoi personne de crédible n’ose-t-il pénétrer en Syrie ? Parce que la peau d’un non musulman y vaut très cher, mais sa vie pas grand-chose. E.I. paie jusqu’à 500 000 $ un journaliste ou un diplomate occidental pour en faire ensuite un trophée qui sera égorgé pour la propagande islamiste, ou revendu à son pays d’origine pour le double ou le quadruple de son prix d’achat. Dans un pays en ruines où tout manque, où une femme est vendue entre 50 et 200 $ au marché, où l’argent fait cruellement défaut, toute somme à cinq zéros est une aubaine inespérée, même pour les brigades djihadistes soi-disant « modérées » de l’ASL. Les journalistes ont raison de rester à l’abri en Turquie ou au Liban, car ils savent, mais le disent peu, que derrière les étiquettes politiques et religieuses des djihadistes, il y a avant tout des trafiquants prêts à vendre au plus offrant otages, nourriture de l’aide internationale, médicaments et armes.
Or qui a de l’argent à profusion ? Les émissaires de l’Etat Islamique et Al Qaïda, les deux étant financés par les Arabes du Golfe, les alliés des Américains et des Français.

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C’est ainsi que l’on retrouve des fusils, des munitions, des missiles français et américains, des produits de l’aide occidentale, et même des papiers d’attribution de RSA appartenant à des djihadistes français, dans les caches de djihadistes d’E.I. découvertes lors des rares avancées des « alliés », à Kobané par exemple, reprise par les Kurdes.

Ensuite, il y a la complexité de la situation sur le terrain, car il n’y a pas, en Syrie comme en Irak ou en Libye, un bon musulman démocrate opposé à un méchant musulman intégriste et à l’armée d’un dictateur, mais plusieurs groupes islamistes aux contours fluctuants en fonction d’alliances durables ou passagères.

Les « loyalistes » sont l’Armée syrienne légale et fidèle au gouvernement, et les milices chrétiennes, druzes, kurdes, alaouites, yézédies, soufies, chiites et même certaines milices sunnites, qui s’opposent au totalitarisme musulman. Les loyalistes, c’est la société multiculturelle et multi religieuse qui vivait autrefois dans une paix relative mais prospère sous la poigne de fer du clan Assad. Leurs soutiens principaux sont l’Iran et la Russie, par réalisme géostratégique et géopolitique. Et aussi l’Irak qui aide à l’approvisionnement militaire de l’armée syrienne loyaliste depuis l’Iran, et des pays comme l’Algérie et l’Egypte qui jugent avec bon sens que plutôt que de le persécuter, iil vaudrait mieux laisser Assad exterminer les syriens fondamentalistes soi-disant « modérés » et « démocrates » de l’ASL alliés à Al Qaïda, ainsi que l’Etat Islamique.

Les « rebelles », ce sont officiellement l’Armée Syrienne Libre. L’ASL n’a rien de « modéré » ni de « démocratique », beaucoup de ses unités sont islamistes, les autres ont plutôt à voir avec le grand banditisme et pillent pour revendre à E.I. ce qu’elles n’ont pu obtenir en quantité suffisante des naïfs occidentaux, essentiellement des armes et des munitions. C’est ainsi que des missiles Milan français sont utilisés par E.I.
L’ASL « démocrate et musulmane modérée » est en réalité une composante du Front islamique, lui même filiale d’Al Qaïda qui agit en Syrie sous l’étiquette Al Nosra. Pour obtenir argent et armes des Occidentaux, ASL-Al-Qaïda-Al-Nosra, qui selon Fabius « fait du bon boulot« , combat les loyalistes de Bachar El-Assad, mais en même temps combat aussi E.I. son concurrent religieux direct pour la construction d’un califat qui sera soit sous la coupe d’E.I. si E.I. l’emporte, soit celle d’Al Qaïda si ASL-Al Nosra l’emportent, mais toujours un califat islamiste fondamentaliste et esclavagiste.

Les « alliés » des rebelles sont « Les Alliés » anti-Daesch, occidentaux et sunnites des pays du golfe. Mais ASL-Al-Nosra constate que les djihadistes d’E.I. « sont mieux équipés que nous. Ils disposent d’une quantité impressionnante d’hommes et d’armes lourdes et de beaucoup d’argent… Les Saoudiens ne nous donnent presque rien comparé à ce que reçoit l’E.I. ». C’est là le témoignage rapporté par Samuel Laurent d’une réalité que l’on veut ignorer au Quai d’Orsay et à la Maison Blanche : l’Arabie saoudite, Qatar et la Turquie jouent sur les deux tableaux, alliés des Occidentaux, mais aussi alliés discrets mais généreux d’E.I.

Car Saoudiens et Turcs ont un plan qui n’est pas celui des Occidentaux auxquels ils sont alliés, c’est de se partager la Syrie une fois qu’elle sera débarrassée du gêneur El Assad. Alors ils aident beaucoup E.I. et un peu ASL-Al-Nosra-Al-Qaïda avec le Front islamiste. Idéologiquement, l’ASL leur est acquise, salafiste et pro-charia, mais d’un côté elle croit qu’elle pourra gagner son indépendance, de l’autre elle n’a aucune intention d’instaurer démocratie et laïcité : « Le Syriens veulent la charia, pas la démocratie » déclare à Samuel Laurent Abou Zuheer, chef d’une milice ASL alliée du Front islamique.

Les « Syriens«  pour l’ASL et le Front islamique, ce sont les sunnites salafistes fondamentalistes. Les autres musulmans, sunnites de tendance soufie, chiite, alaouite, druze, kurde, malékite ou yézidie, ainsi que les chrétiens coptes, araméens et autres, sont des mécréants et de surcroît des races inférieures juste bonnes à être tuées ou mises en esclavage, comme le prescrit la charia, comme le fait déjà E.I.

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Légende : « Des djihadistes décapitent des miliciens pro-régime »

En ajoutant la milice sunnite Ahrar-Al-Sham qui tient partiellement la côte syrienne méditerranéenne, vous avez « les alliés » où chacun ayant son plan il est impossible d’avoir une stratégie cohérente, ce qui fait le bonheur d’E.I qui en profite pour avancer ses pions. La prise de Ramadi en Irak et de Palmyre en Syrie est symbolique de ce foutoir occidental : deux centres névralgiques, des champs pétrolifères et gaziers, plus au total 500 000 habitants livrés à E.I. par incompréhension, incompétence et calculs cyniques.

Les chefs militaires disent qu’attaquer des petites unités de djihadistes E.I. éparpillées coûte trop cher, mais où étaient leurs avions, hélicoptères et drones quand pour attaquer massivement Palmyre E.I. à du masser des troupes en plein désert ?
Pourquoi ne bombardent-ils pas les oléoducs qui permettent à E.I. de s’enrichir en exportant pétrole et gaz ?
En réalité la volonté politique occidentale de détruire E.I. fait défaut et E.I. le sait. « Laissons d’abord E.I. régler son compte à Bachar qui est trop fort pour nous, on se débarrassera ensuite d’E.I. » C’est le calcul franco-américain des Alliés. C’est le même calcul stupide que celui déjà fait en Afghanistan où les Etats-Unis ont financé l’Al Qaïda de Ben Laden et les talibans pour faire partir les Russes, puis ont du se battre pour essayer sans succès de se débarrasser des talibans qui sont de fait au pouvoir en Afghanistan aujourd’hui, et d’Al Qaïda qui prospère en Syrie et au Maghreb, financée en sous-main par les alliés des États-Unis, l’Arabie et le Qatar.

carte-syrieLe Maroc était favorable à une intervention de l’ONU.
Les pays en rouge sont hostiles à l’intervention des alliés, ils voulaient qu’on laisse Assad régler le problème de l’opposition de sunnites fondamentalistes et celui de l’E.I.
Les pays en verts ont été favorables à une intervention pour tuer Assad et dépecer la Syrie, les Turcs souhaitant y étendre un protectorat de type ottoman, les Arabes et Qatar ne voulant que prendre le contrôle des richesses pétrolières et gazières.

4 000 frappes aériennes et 2,5 milliards ont été dépensés par les occidentaux  pour rien. « C’est un échec à tous les niveaux. Au niveau tactique, clairement, puisque l’État islamique a toujours les moyens de conduire des opérations offensives majeures…
C’est aussi un échec pour la stratégie américaine
 » a déclaré le général américain Michael Barbero.

Pourtant la solution n’est pas d’aller sur le terrain comme certains le préconisent, bien qu’ils aient théoriquement raison car les seules victoires durables sont celles des fantassins au sol. Pour gagner au sol, il faut le soutien majoritaire de la population, comme ce fut le cas en France et dans d’autres pays pour en chasser les nazis.
Or, en Syrie, les sunnites fondamentalistes sont majoritaires et même de plus en plus majoritaires puisque les autres, musulmans non salafistes et chrétiens fuient le pays s’ils n’ont pas été massacrés. Une intervention au sol des alliés sous la bannière américaine produirait une alliance de toutes les vipères miliciennes sunnites qui aujourd’hui s’entre-tuent, pour empêcher les mécréants d’établir un pouvoir démocratique, multiconfessionnel et multiethnique.

Deux autres solutions sont parfois suggérées qui consisteraient soit à recoloniser pour administrer et imposer la paix et le « vivre-ensemble », soit à dire « sacrifions chrétiens et musulmans non-sunnites, laissons les sunnites fondamentalistes s’entre-tuer pour le pouvoir en Syrie et en Irak et replions nos forces et nos moyens pour défendre notre pré-carré européen ».
Elles sont inapplicables.
La seule solution actuellement viable serait d’aider massivement Bachar-El-Assad. Lui seul aurait les stratégies et les méthodes nécessairement violentes qui permettraient d’éradiquer l’E.I.

Ce n’est pas de l’homéopathie militaire, du bisou-nounours humanitaire et des ruses pseudo-stratégiques de gamins qui viendront à bout d’Al-Baghdadi, c’est une grosse opération chirurgicale avec amputation des djihadistes salafistes. Il y aura beaucoup de sang versé, il faudra mettre ensuite Syrie et Irak sous perfusion, mais c’est le seul espoir de les revoir un jour en pays libres, prospères, débarrassés de la charia et des vampires ottomans et saoudiens.

Au fait, saviez-vous que la France a aidé les Saoudiens à bombarder les chiites houthis soutenus par l’Iran au Yémen ? Tiens, Hollande n’aurait donc pas fait de discours d’autosatisfaction sur le sujet ?

Maurice D.

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COMMENT LA FRANCE ARME LE DJIHAD (par Maurice D.)

Alors que le monde est de plus en plus dangereux, que les guerres se multiplient, presque toutes liées à la croisade entreprise par l’islam sunnite pour la conquête de l’Afrique, du Moyen-Orient chiite et de l’Europe, le budget de la Défense prévoyait la suppression de 34.500 postes !

Hollande a annoncé le mercredi 29 avril, à l’issue du Conseil de Défense, « sauver 18.500 emplois et donner aux Armées un budget supplémentaire de 3,8 milliards ».

En fait, ce qu’il appelle « sauver 18 500 emplois », c’est n’en supprimer que 16 500 sur les 35 000 prévus à raison de 7 000 par an pendant 5 ans à partir de 2015.

« Donner 3,8 milliards de plus » est par contre un peu mensonger !
Les trois guerres entreprises en Afrique par le président (chaque fois en se passant de l’aval du parlement et du peuple français), ont déjà coûté à peu près ce prix là…
Chaque fois l’Armée a annoncé la dépense prévisionnelle engendrée par le lancement de la guerre et devait recevoir de l’Etat les sommes correspondantes aux dépenses supplémentaires.

Par exemple, celle du Mali coûte grosso-modo 2 millions par jour, ce qui fait près d’1,5 milliard depuis son début. Or l’Etat n’a jamais versé les sommes demandées qui ont été prélevées par les militaires sur d’autres éléments du budget, comme l’entretien. Aujourd’hui 50 % des avions et des chars sont en panne et des unités sont cannibalisées pour réparer les autres.

Bref, ces presque 3,8 milliards « donnés » sont en fait le remboursement de la dette de l’État aux Armées.

De plus – et cela le président s’est bien gardé de le dire pour ne pas gâcher l’effet d’annonce de son « cadeau » de 3,8 milliards, un « très gros effort » sous-entend-t-il -, l’État n’ayant pas cet argent a demandé aux Armées de trouver au moins 2 milliards d’économies par an !

2 milliards qu’il n’aura donc pas à leur donner et ainsi en deux ans, il aura honoré sa promesse !

Pourquoi faut-il sauver des emplois de militaires ? Parce que la sécurité intérieure a besoin, pour faire face au danger d’attentats islamistes dans l’Hexagone, de 10 000 militaires supplémentaires en permanence. Mais 10 000 hommes (et femmes) sur le terrain, c’est aussi quelques milliers qui sont derrière eux pour assurer l’intendance.
Sans compter que, selon l’IFRI, il y a dans l’armée française entre 5 à 10 % de musulmans dont l’affectation au combat contre d’autres musulmans pose des problèmes.

Le plus curieux dans cette histoire de guerres contre les factions islamistes de l’islam, c’est que la politique menée par le gouvernement est de plus en plus pro-islamiste !

Le président français a clairement choisi son camp en prenant parti pour le sunnisme le plus rigoriste contre le chiisme, et plus généralement pour l’islam contre la chrétienté, ce qu’il montre en se rapprochant des pétromonarchies salafistes et wahabites de la péninsule arabique, qui sont depuis des décennies à la source de l’islamo-terrorisme qu’elles arment et financent.

Le 4 mai, il s’est rendu à Doha pour assister à la signature du contrat de vente de 24 Rafale au Qatar.

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 Dessin de Bleibel : Diplomatie du Rafale – Contrat Qatar, contrat Egypte –
La courbe « polls » (sondages) est celle de sa popularité en France

Le 5 il était à Riyad pour assister au sommet extraordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en tant qu’“invité d’honneur”. Il succède au dernier hôte de marque non arabe du CCG qui était l’ancien président de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad. Quel symbole de paix et de tolérance !

L’Arabie Saoudite est le premier client de l’industrie d’armement française avec 7 milliards d’euros de commandes depuis dix ans. On peut féliciter le président français pour son pragmatisme : la France est le second marchand d’armes au monde derrière les Etats-Unis et son mauvais président un excellent représentant de commerce. Il assume et vend à qui paie armes et équipements, comme les missiles Meteor et les missiles Scalp.

Peu importe combien de milliers de civils syriens ou yéménites, pakistanais et peut-être bientôt chinois seront tués par les armes françaises aux mains des Indiens et des armées arabes coalisées financées par l’Arabie saoudite. Un dealer se préoccupe-t-il des dégâts que provoquera la coke ou l’héroïne qu’il vend aux collégiens ? Un vendeur de kalachs de la moralité de ses acheteurs braqueurs de banques et de bijouteries ? Non ! Alors on ne va pas reprocher au président de vendre la mort à tour de bras à des extrémistes religieux incontrôlables qui financent chez nous mosquées et terroristes, mais achètent notre patrimoine hôtelier, sportif et industriel. On a le nez fin, chez les bobos, et on sent de loin les odeurs « nauséabondes » de la droite, mais s’il y a une chose qui n’a pas d’odeur, chez les socialistes, c’est l’argent !

Et puis Hollande enrobe ses ventes d’engins de mort à des pays djihadistes d’un joli ruban rose de morale : « il faut abolir la peine de mort » a-t-il dit à Ryad où le nombre d’exécutions est en forte augmentation : 78 depuis le 1er janvier 2015, contre 87 sur l’ensemble de l’année dernière.

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Farceurs les Saoudiens !
Il y avait autant de dattes dans le panier que de têtes coupées depuis janvier.

Le clan Saud a failli s’en étouffer de rire ! L’Arabie saoudite est l’un des pays au monde ayant le plus recours à la peine de mort, par décapitation et lapidation, comme l’État Islamique, sans oublier les amputations qui fabriquent des infirmes à vie.
Viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce royaume régi par l’une des versions les plus extrémistes de l’islam.
Le blogeur saoudien Raïf Badaoui condamné à 1 000 coups de fouet pour « insulte envers l’islam » (mais quand même répartis sur 20 semaines, quelle délicatesse), pourrait être rejugé pour « apostasie« . Il risque maintenant la peine de mort.

Ce succès du Rafale et des armes françaises à l’exportation est évidemment lié à la configuration géopolitique du moment : guerres contre Bachar El Assad, guerre contre l’EI, tensions entre l’Inde et le Pakistan, guerre ouverte de l’islam sunnite contre l’islam chiite, rapprochement des Etats-Unis et de l’Iran.

Ces dernières semaines le Nord de la Syrie a subi de violentes attaques des terroristes de « L’Armée de Conquête« , une alliance entre les Frères Musulmans protégés de la Turquie et du Qatar et les wahhabites du groupe terroriste Al Nosra, filiale d’Al Qaïda, sous protection de l’Arabie Saoudite et de la France (cf. déclaration de L. Fabius).
À terme, l’Arabie saoudite vise à se substituer progressivement en Syrie à l’E.I. devenu incontrôlable et cible de bombardements, « mous » selon les Libanais, des États-Unis et leurs alliés avec toujours le même objectif depuis 4 ans : chasser le président syrien Bachar el Assad du pouvoir pour s’emparer du pétrole et du gaz syriens.

Mais l’objectif de chasser Assad n’a pas été atteint. 4 ans après le début de la guerre il est toujours au pouvoir et maintenant soutenu par la majorité des Syriens. Quant à l’État Islamique, il ne va pas disparaître du jour au lendemain. Les États-Unis par la voix de leur ambassadrice au Conseil de Sécurité à l’ONU, Samantha Power, ont d’ailleurs confirmé vouloir conserver l’E.I., au moins un certain temps : « La conviction intime du président Obama est qu’il n’est pas possible de traiter de manière durable le problème de l’Émirat islamique tant que le problème d’Assad n’aura pas été résolu« . Naturellement, Hollande et Fabius sont du même avis !
Mais que vaut cet argument quand l’E.I. est aussi présent en Irak, en Libye et au Nigeria ?

Selon les Libanais, « Les bombardements « mous » des Américains, et de la coalition à laquelle participe la France, en Syrie contre l’E.I. sont de la poudre aux yeux jetés à l’opinion publique occidentale pour justifier les milliards en armement dépensés dans cette « guerre contre le terrorisme » sponsorisée et dirigée en fait par les États-Unis et leurs alliés ainsi que pour justifier les mesures liberticides prises comme la Loi sur le Renseignement en France« .

Turquie, Arabie Saoudite et Qatar sont chargés, sous supervision américaine/OTAN, d’entraîner les nouvelles recrues de l’Armée de Conquête, de les armer et financer.
La France étant autorisée par les États-Unis à fournir à leurs alliés traditionnels comme l’Arabie une partie des armes, les USA ne voulant pas paraître trop en pointe dans cette guerre qui tue beaucoup de chiites afin de ne pas froisser son nouvel allié iranien.

C’est comme cela que l’on retrouve dans les caches d’armes des terroristes d’al Nosra en Syrie des armes françaises tels les missiles Milan découverts par l’Armée Nationale Syrienne.

En armant les groupes terroristes en Syrie, la France leur donne les armes dont ils se serviront ensuite en France où les Frères musulmans ont leurs réseaux bien établis, comme l’U.O.I.F.

Et, en France, des milliers d’emplois de l’industrie de l’armement sont ainsi pérennisés sur les cadavres de milliers de civils syriens.

La France socialiste a très clairement choisi son camp, celui du djihad.

Maurice D.

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