LA CRISE DES MIGRANTS A FRACASSÉ L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : The migrant crisis upended Europe


  • « La crise des migrants est le “11 septembre de l’Union Européenne”… À partir de 2001, tout a changé aux États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants ont eu le même effet en Europe… Les idées de démocratie, de tolérance et les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique ont été sapées. » – Ivan Kratsev, président du Centre for Liberal Strategies de Sofia et membre de l’Institut des humanités de Vienne, Le Figaro.
  • La population européenne juge désormais les institutions européennes avec mépris. Ils les perçoivent – en raison de leur politique multiculturaliste et migratoire – non seulement comme indifférents au problème de la population, mais aussi comme un problème supplémentaire.
  • « Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde… notre ouverture et notre tolérance ne signifient pas que nous ne protégerons pas notre patrimoine ». – Donald Tusk, président du Conseil européen.

Quelques semaines après que l’Allemagne ait ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclarait que la crise migratoire « déstabiliserait les démocraties ». Il a été traité de démagogue et de xénophobe. Deux ans plus tard, la réalité lui a donné raison. Comme l’explique Politico, « La plupart des dirigeants de l’UE font écho au Premier ministre hongrois » et le Premier ministre hongrois peut désormais affirmer : « notre position devient progressivement majoritaire ».

Beaucoup en Europe semblent avoir compris ce qu’Ivan Krastev, le président du Centre des stratégies libérales de Sofia et membre de l’Institut des sciences humaines de Vienne, a récemment déclaré au Figaro :

« La crise des migrants, c’est le 11 Septembre de l’Union Européenne. Ce jour de 2001, tout a basculé pour les États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants produisent le même effet à l’Europe. Ce n’est pas leur nombre qui déstabilise le continent, mais le fait qu’ils représentent la révolution du XXIème siècle… La crise migratoire remet profondément en cause les idées de démocratie, de tolérance et de progrès ainsi que les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique. Elle est un tournant dans la dynamique politique du projet européen. »

Des milliers de migrants arrivent à pied dans une gare de Tovarnik, en Croatie, le 17 septembre 2015. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

Cette vague migratoire a impacté de manière significative les finances publiques européennes. Les deux pays les plus touchés ont été l’Italie et l’Allemagne. Le gouvernement fédéral allemand a dû mobiliser 21,7 milliards d’euros en 2016 pour y faire face. Les médias ont indiqué que le seul budget de la sécurité allait augmenter d’au moins un tiers cette année, passant de 6,1 milliards à 8,3 milliards d’euros. En Italie, le ministre de l’Économie et des Finances a budgété 4,2 milliards d’euros en 2017 pour les migrants (un septième du budget total de l’Italie pour 2016 ).

L’Espagne de son côté a récemment annoncé que 12 millions d’euros seront investis pour renforcer les clôtures autour de ses enclaves de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord ; une barrière qui maintient les migrants hors du territoire espagnol. Partout en Europe, les États dégagent des ressources supplémentaires pour faire face à la crise des migrants, qui a également changé le paysage politique européen.

Les récentes victoires électorales de Sébastian Kurz en Autriche et Andrej Babis en République tchèque ont potentiellement élargi le groupe des pays d’Europe centrale et orientale qui s’opposent à Bruxelles sur les quotas de répartition des migrants. L’immigration a engendré des lignes de fracture idéologiques en Europe. Les barrières qui ont surgi au cœur du projet européen sont désormais renforcées par la rivalité, la méfiance et la haine. La population européenne regarde désormais les institutions européennes d’un œil méprisant. Non seulement Ils les jugent – en raison du multiculturalisme et de l’immigration – indifférents à leurs propres problèmes, mais ils les perçoivent comme un problème de plus.

Autre tremblement de terre, la crise migratoire a aussi provoqué « un déclin de la social-démocratie en Occident », ainsi que l’a écrit Josef Joffe, éditorialiste et éditeur de Die Zeit. Partout en Europe, la crise migratoire a tué les partis sociaux-démocrates, perçus désormais comme incapables d’y faire face. Il y a vingt ans, ces partis libéraux de gauche étaient partout au pouvoir − Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, par exemple. Désormais, ils sont partout dans l’opposition sauf en Italie. De la Norvège à l’Autriche, l’Europe est désormais dirigée par des gouvernements conservateurs.

Si l’on en croit les médias et une étude de la Heritage Foundation, plus de la moitié des attentats terroristes qui ont eu lieu en Allemagne depuis le début de la crise des migrants en 2014 ont impliqué des migrants. L’État islamique − aujourd’hui défait à Raqqa − a profité de la crise migratoire engendrée par la guerre civile en Syrie pour devenir un risque sécuritaire majeur pour l’Europe. Depuis les territoires conquis, l’État Islamique a lancé des attaques terroristes importantes contre l’Europe.

La crise migratoire a également renforcé la position stratégique du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Par chantage, il a obtenu de l’Europe plusieurs milliards d’euros – et certaines concessions politiques – afin de garder le robinet migratoire fermé à partir de la Turquie. Erdoğan a aussi exigé et obtenu que des écrivains et journalistes soient poursuivis en Europe ; il a également tenté d’influencer les élections aux PaysBas et en Allemagne en mobilisant les communautés turques établies dans ces pays.

Un rapport du Pew Research montre comment le mouvement migratoire a commencé de reformater les pays européens. Sur la seule année 2016, la population de la Suède a augmenté de plus de 1%. Une hausse qui est due à la seule migration de masse, la plus élevée au sein de l’UE derrière l’Allemagne. Entre 2015 et 2016, le pourcentage d’immigrants au sein de la population suédoise est passé de 16,8% à 18,3%.

L’Autriche et la Norvège, deux pays dotés d’une forte population immigrée (au moins 15% en 2016), ont enregistré une hausse de leur population de 1% par rapport à 2015. En Allemagne, Die Welt a indiqué indiqué que 18,6 millions d’Allemands − un cinquième de la population allemande − étaient directement issus des milieux de l’immigration.

En Italie Le Centre Machiavel a rendu publique une étude (« Comment l’immigration change la démographie italienne ») qui montre que, du fait de la crise migratoire, ‘un changement « sans précédent » a eu lieu dans la démographie italienne.

La boîte de Pandore d’une révolution démographique a été ouverte.

Il y a deux ans, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, était le seul à parler de la nécessité de garder l’Europe « chrétienne ». Maintenant, l’un de ses opposants les plus virulents, Donald Tusk, président du Conseil européen, tient des propos similaires :

« Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde […] notre ouverture et notre tolérance ne peuvent signifier que nous sommes prêts à abandonner notre patrimoine ».

En 2015, toute discussion sur la « culture » était condamnée comme relevant du « racisme ». Désormais, le thème de la culture est devenu dominant.

La guerre que les islamistes ont mené contre la politique, la culture et la religion en Occident a jeté les bases d’un affrontement culturel qui est en train de révolutionner l’Europe.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Giulio Meotti
Journaliste italien


 


MOHAMMED EST L’AVENIR DE L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : Muhammad’s the Future of Europe

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants de plus !

L’économiste français Charles Gave prévoit que la population française sera majoritairement musulmane d’ici 2057 – une estimation qui ne prend même pas en compte l’arrivée de nouveaux migrants.

Il ne fait aucun doute que le tsunami démographique africain touchera les rives d’une Europe riche et vieillissante, qui connaît déjà une révolution démographique interne. Au lieu se suicider avec le sourire, l’Europe devrait prendre des décisions difficiles si elle souhaite conserver sa culture.

L’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant d’être submergée ?

 


Au milieu de l’été dernier, le président français Emmanuel Macron a déclenché une tempête politique – il a même été accusé de « racisme » – pour avoir déclaré que les mères africaines de « sept ou huit enfants » contribuaient au sous-développement économique du continent africain ; la surnatalité, a ajouté Macron crée un défi « civilisationnel ».

Les Nations Unies lui ont donné raison. Selon « World Population Prospects », le rapport démographique annuel des Nations Unies, un sixième de la population mondiale vit actuellement en Afrique. En 2050, cette proportion sera d’un quart, et à la fin du siècle d’un tiers.

4 milliards d’Africains

En Afrique, les naissances sont aujourd’hui quatre fois plus importantes que les décès.

Les statistiques 2017 indiquent un taux de fécondité de 4,5 enfants par femme en Afrique, contre 1,6 en Europe.

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants supplémentaires.
Cette pression démographique africaine met d’ores et déjà le « vieux continent » sous pression. Inévitablement, l’Europe sera confrontée à un problème majeur d’immigration illégale de masse.

L’Europe vieillissante et submergée

Quand l’Allemagne a ouvert ses portes, en 2015, à plus d’un million de migrants originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, les partisans de l’ouverture des frontières ont multiplié les prises de position : ils ont affirmé qu’un million de migrants ne représentait qu’une goutte d’eau dans une population européenne riche de 500 millions de personnes. Une comparaison de mauvaise foi. La bonne comparaison s’effectue entre les arrivées récentes et les nouvelles naissances.

En 2015 et 2016, 5,1 millions d’enfants sont nés en Europe.

Au cours de la même période, selon un rapport du Centre de recherche Pew, environ 2,5 millions de migrants ont atteint l’Europe. Mais comme de nombreux pays, dont la France, refusent les statistiques ethniques, il est impossible de mesurer la contribution des musulmans à la démographie européenne.

D’autres études de l’ONU s’intéressent aux perspectives démographiques européennes. Elles ne restreignent pas « l’Europe » à l’UE mais prennent en considération l’ensemble du continent. En 1950, cette Europe élargie à l’est comptait 549 millions d’habitants ; en 2017, le chiffre avait atteint 742 millions.

En 2050, le nombre d’Européens chutera à 715 millions, puis à 653 millions en 2100. Ainsi, dans 30 ans, l’Europe aura perdu 30 millions d’habitants et d’ici la fin du siècle, près de 100 millions.

Le « contrôle des naissances » aura fonctionné plus efficacement en Europe (là où il n’était pas nécessaire) qu’en Afrique, où il aurait été extrêmement utile.

En Europe, la population de certains pays va décroître, tandis qu’elle continuera de croître dans d’autres. Les pays les plus importants au plan démographique nous informeront de la nature future du continent européen.

L’Europe islamisée et euthanasiée

La pression démographique africaine aidant, l’Europe sera majoritairement musulmane.

L’Europe en entrée en phase d’euthanasie sociale. L’Allemagne devrait perdre 11 millions de personnes ; la Bulgarie passera de 7 à 4 millions d’habitants ; l’Estonie chutera en dessous de 1,3 million d’habitants, à 890000 ; la Grèce passera de 11 à 7 millions ; l’Italie de 59 à 47 millions ; le Portugal de 10 à 6 millions ; la Pologne de 38 à 21 millions ; la Roumanie de 19 à 12 millions et l’Espagne de 46 à 36 millions. La population russe de son côté chutera de 143 à 124 millions d’habitants.

La France et le Royaume-Uni sont au nombre des pays qui conserveront un solde démographique positif ; la France passera de 64 à 74 millions d’habitants, et la Grande Bretagne de 66 à 80 millions. La Suède elle aussi augmentera sa population de 9 à 13 millions et la Norvège de 5 à 8 millions. La Belgique, de 11 millions aujourd’hui, auront 2 millions d’habitants en plus. Ces cinq pays européens sont au nombre de ceux qui ont la plus forte proportion de musulmans.

En octobre 2017, un nouveau rapport d’Eurostat a révélé que le nombre de décès sur le « vieux continent » avait augmenté de 5,7% en un an, en raison d’une population vieillissante ; mais ce même rapport nous a informé aussi de la croissance démographique rapide des zones à forte densité islamique.

« Les taux de croissance naturelle de la population les plus élevés ont été enregistrés dans les banlieues est de Londres à Hackney & Newham, (14‰ hab.) et Tower Hamlets (12‰) ainsi qu’au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis, (13‰) ». L’économiste français Charles Gave a récemment prédit que la majorité de la population française serait musulmane d’ici 2057 − une estimation établie sans tenir compte de l’arrivée de nouveaux migrants.

“Mohamed” : le prénom majoritaire en Grande Bretagne

Fin octobre 2017, au Royaume-Uni, l’Office of National Statistics a annoncé que l’un des prénoms les plus populaires chez les garçons nouveau-nés était Mohamed, et qu’il était de loin le plus populaire si l’on agglomère « les différentes façons de l’orthographier ». Il en est déjà de même dans les quatre plus grandes villes des Pays-Bas.

À Oslo, capitale de la Norvège, Mohammed est le prénom le plus répandu non seulement pour les garçons nouveau-nés, mais pour les hommes en général. Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre la tendance : « it’s demography, stupid… »

Le tsunami démographique africain touchera inévitablement les rives d’une Europe riche et vieillissante qui vit déjà une révolution démographique interne. Si l’Europe souhaite conserver sa culture plutôt que de prendre plaisir à se suicider, elle aura des décisions difficiles à prendre.

La question finale est : l’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant qu’elle ne soit définitivement submergée ?

Giulio Meotti
Journaliste italien


 

LA RÉVOLTE DES SCIENTIFIQUES ET DES « NOBEL » (par l’Imprécateur)

La révolte des scientifiques commence. Voilà un phénomène de société dont aucun media, aucun homme ou femme politique de quelque parti que ce soit n’ose parler : une révolte singulière se lève, prélude, espérons-le, à une révolte générale des peuples opprimés, la révolte de l’élite des élites, la révolte des scientifiques de haut niveau.

Une révolte qui fait peur aux énarques et aux Sciences Po, aux Etons et aux Harvards, aux journalistes et aux droitdel’hommistes, aux musulmans et aux marxistes, qu’ils soient communistes, écologistes ou socialistes. Elle fait peur à tous ceux qui, dans le monde, ont entrepris de poser sur les peuples épris de bien-être et de libertés des carcans de bienpensance, de politiquement correct et d’islam. Au nom, disent-ils, de leur droit d’élites politiques ou religieuses à régenter la masse humaine terrestre qui gonfle à un rythme vertigineux. Deux cents millions en l’an 1000, un milliard en 1900, deux milliards en 1950, six milliards en 2000, sept milliards en 2015, dix milliards en 2050, vingt milliards en 2100 ? Une date qui parait lointaine, mais que nos enfants connaitront peut-être si aucun cataclysme humanitaire, guerre mondiale, épidémies, famine généralisée ne vient y faire obstacle.

graphe-population-mondiale

Graphique de la population mondiale

Cette croissance exponentielle entraine automatiquement une croissance plus qu’exponentielle des besoins alimentaires et de la pollution humaine.

Les nouveaux arrivants veulent eux aussi de l’eau, de l’électricité, du pétrole, des maisons, du bien-être, consommer et s’amuser, puisque le modèle écologique primitif est jeté aux orties par toute la gauche mondiale et consumériste qui le trouve injuste. C’est d’ailleurs heureux, car une vie totalement écologique comme la pratiquent encore certaines populations aborigènes nécessite au minimum 3 hectares par habitant. Dans ce modèle, la Terre est déjà en état de surpopulation et sans l’industrie et l’agriculture productiviste serait en état de grande famine.

Une écologie responsable devrait s’occuper en priorité de la démographie des peuples, féliciter les Européens dont la courbe démographique est stable depuis quelques années (1) et trouver des moyens pour réduire la fécondité des pays du Sud. À côté de ce problème, OGM et nucléaire sont des sujets très secondaires. C’est l’objet de la révolte des scientifiques.

Le problème est que certains politiciens ont compris que plus le peuple est nombreux, plus leur pouvoir est grand. Plus il y aura de millions d’êtres humains à gérer, plus les politiciens seront puissants et riches. Ceux-là pensent qu’ils trouveront les solutions aux cataclysmes annoncés par les scientifiques s’ils réussissent préalablement la régulation politique et sociale totale des peuples et des individus.

En attendant il faut peupler à tout prix les espaces où la densité humaine est encore faible et ceux où, comme en Europe, elle diminue relativement en rapport avec la population mondiale (2).

Le moyen trouvé par ces « élites » est d’encourager les populations qui ont une tendance naturelle à se reproduire comme les hamsters ou les lemmings (3) à faire toujours plus d’enfants et à aller coloniser les régions jugées déficitaires en bétail humain, comme l’Australie ou l’Europe.

97314_septembre_2015

Les scientifiques protestent contre la vue à très court terme de l’élite politique mondiale, que ce soit les Obama et les Clinton, les Hollande et les Merkel. Ils disent d’abord que si l’on maintient la politique actuelle de peuplement et de métissage par l’immigration, il faut en assumer les conséquences : de l’énergie à coût faible et de la nourriture de plus en plus industrialisée pour être abondante à bas coût, transformation de zones actuellement peu peuplées, déserts et forêts tropicales, zones arctiques et antarctiques, en zone de productivité énergétique et alimentaire.

Le 30 juin dernier 119 lauréats du prix Nobel de toutes les disciplines : médecine, chimie, physique et économie ont appelé à cesser les campagnes contre les OGM utilisés en agriculture notamment pour leur productivité, leur résistance aux nuisibles et aux herbicides. Les 119 signataires (4), dont quatre Français  pointent en particulier l’intérêt du riz « Doré« , un riz génétiquement modifié pour contenir de la vitamine A et ainsi lutter contre la cécité dont souffrent des centaines de milliers d’enfants, surtout en Asie. Ils ont déclaré qu’aucune étude scientifique validée par la communauté scientifique n’a pu démontrer la nocivité des OGM, que ce soit pour la santé ou l’environnement, et pointé le rôle moteur de Greenpeace, agence de communication des puissants lobbies industriels qui la financent, pour pousser les écologistes en chambre à refuser les OGM.

Une nouvelle génération d’OGM est en train de naître, CRISPR-Cas9 : un moyen incroyablement simple pour remplacer, pile à l’endroit souhaité, une séquence génétique par une autre, introduisant ainsi une nouvelle propriété dans un organisme. « La Commission européenne travaille actuellement à déterminer si les plants modifiés à l’aide de CRISPR rentrent dans la définition classique des OGM et doivent donc faire l’objet des mêmes restrictions que ces derniers. Une décision très attendue tant par les industriels, que par les opposants aux OGM » (Sciences et Vie).

Industriels et écolos politiques comptent donc sur les technocrates-crétins européens types Moscovici pour « prouver » par des décisions européennes la nocivité des OGM alors que 106 Nobels disent le contraire ?

Tout est dit. Soit on régule, voire diminue la population mondiale, soit on continue à laisser croître la population humaine sans précaution et les OGM sont indispensables si l’on ne veut pas en arriver rapidement à ses solutions type « Soleil vert » (5). L’avis de 119 prix Nobel vaut tout de même mieux que celui de tous les Bové, Duflot, Cosse, Royal, Moscovici, etc. réunis.

Le problème est identique avec le nucléaire. Parmi les énergies dites « renouvelables », seules celles de type géothermie et marémotrice sont à production constante. Le solaire et l’éolien nécessitent des surfaces énormes et créent des pollutions et nuisances induites considérables malgré leur aspect propret et séduisant, notamment parce qu’en raison de leur rendement faible et de leur fonctionnement aléatoire, il faut obligatoirement les coupler avec des centrales thermiques. Un bon exemple de la stupidité de la transition écologique est l’Allemagne. Elle pollue plus que du temps où elle avait des centrales nucléaires et le prix de l’électricité y est devenu astronomique.

images

L’obligation faite, en France, aux producteurs d’énergie solaire de passer par EDF est aussi une aberration économique et démocratique. Ceux qui savent faire un calcul de rentabilité complet en oubliant celui truqué que leur montre EDF pour leur faire signer le contrat le savent : les seuls gagnants de l’opération installation solaire sont EDF et la CGT. En réalité, on peut être totalement indépendant des coupures d’électricité, des grèves, des factures EDF et des impôts et taxes qui vont avec en ayant une installation bien calibrée en batteries pour couvrir la totalité de la consommation électrique de la maison en tous temps par des panneaux ou, sans batteries, avec une microcentrale au fil de l’eau si votre jardin est traversé par un ruisseau (6). Mais l’Etat vous l’interdit, parce qu’EDF y perd un abonnement, l’Etat y perd des taxes et la CGT le 1% qu’elle prélève à votre insu sur les factures d’électricité. La vérité est que l’Etat ne veut pas entendre parler d’une autonomie énergétique des citoyens, ce qui est complètement anti-démocratique.

Révolte aussi, mais je n’y insisterai pas parce que Minurne a déjà traité le sujet, révolte des scientifiques, dont une bonne partie de ceux qui travaillent pour le GIEC, contre les conclusions systématiquement alarmistes que les gouvernements tirent de leurs rapports sur l’évolution du climat pour justifier des prélèvements fiscaux supplémentaires sur les populations au nom du « sauvons la planète ».

Il est prouvé que le réchauffement global est stoppé depuis une bonne quinzaine d’années et que sa courbe pourrait même s’inverser dans la décennie qui vient, nous entrainant vers un nouvel âge glaciaire dont l’ambleur est pour le moment difficile à chiffrer.

Révolte enfin contre la méfiance dont le mouvement écologiste fait preuve à l’égard du progrès scientifique, les plus extrémistes des écolos allant jusqu’à réclamer l’interdiction ou un sévère encadrement de l’utilisation des voitures, de l’énergie, des produits améliorant la production agricole, des produits que la nature met à la disposition de l’homme et dont on trouve toujours de nouvelles sources, contredisant les alertes à une fin imminente du pétrole, du charbon, du gaz ou de l’uranium.

Il faut en finir avec cette écologie punitive et retrouver une écologie humaine. Elle doit se faire par la maîtrise de la démographie, première source de pollution.

Trop de décideurs politiques ont pris la mauvaise habitude de considérer la science comme un moyen de justifier des décisions qui vont à l’encontre du progrès et du bien être des citoyens. Combien de scientifiques dans les ministères et les assemblées d’élus ? Pratiquement aucun. Uniquement  des politiciens aux cerveaux lessivés depuis quarante ans par l’idéologie Terra nova, SOS Racisme et la Ligue des Droits de l’Homme qui met le citoyen entre parenthèses.

L’Imprécateur

1 : Globalement l’Europe a une démographie stable, mais à l’intérieur de l’Europe, les disparités sont grandes. l’Europe de l’Est est en décroissance démographique, parfois forte comme en Biélorussie ou en Allemagne, légèrement croissante en Europe de l’Ouest.

2 : L’Europe = 12 % de la population mondiale en 2000, 8 % prévus en 2050.

3 : Lemmings : petits rongeurs des régions arctiques qui prolifèrent à une vitesse telle que leur surpopulation les contraint épisodiquement à un suicide collectif de millions d’individus qui se jettent dans les mers nordiques comme on peut le voir en Norvège certaines années.

4 : Voir les noms des Nobel signataires : http://supportprecisionagriculture.org/view-signatures_rjr.html

5 : Soleil Vert (Soylent Green) est un film de science-fiction montrant un monde où l’agriculture n’arrivant plus à nourrir la population mondiale, on en arrive à recycler les corps des morts pour nourrir les vivants, sous forme de pastilles vertes vendues sous la marque industrielle « soleil vert ».

6 : Ayant personnellement construit une maison totalement solaire et mon beau-père ayant eu une entreprise qui fonctionnait avec une turbine au fil de l’eau, j’en parle en connaissance de cause, EDF a exigé notre rattachement au réseau.

banniere_2016_570

 

LA DÉMOGRAPHIE : LE VRAI PROBLÈME – CRUCIAL – QU’IL EST INTERDIT D’ÉVOQUER (par l’Imprécateur)

La classe politique française s’est gargarisée de ce qu’elle a appelé la “grande réussite” de COP21. Succès diplomatique si l’on veut et pour faire plaisir au très prétentieux monsieur Fabius, mais échec complet sur trois plans : celui des résultats obtenus, celui de la méthode et celui du contenu.

Le résultat final est en effet assez pitoyable après les annonces préalables et solennelles du président Hollande sur le besoin extrêmement urgent d’un accord général engageant tous les pays du monde sur des critères précis et contraignants. L’urgence est reportée à Pâques ou à la Trinité (2020 à 2050). Tous les pays du monde ont, dit-on, signé l’accord final, mais certains ont déjà fait savoir par des confidences de couloirs diplomatiques ou des articles dans leur presse nationale qu’ils ne se sentent engagés en rien. Le seul critère précis, ne pas dépasser + 1,5°C d’ici 2100, est de l’avis de tous les experts, même la majorité de ceux du GIEC, inaccessible. Il n’y a aucune contrainte financière, rien que des promesses qui n’engagent que ceux qui les ont crues parmi ceux qui les ont entendues. Par contre, beaucoup d’États – c’est la raison pour laquelle ils ont signé – y ont vu le moyen de taxer leurs contribuables sous couvert d’écologie.

Bref, COP21 n’aura servi en rien à «sauver la planète ».

La méthode fabiusienne était-elle la bonne ? De toute évidence, non. On sait qu’il ne faut pas laisser la décision de la guerre aux militaires, mais aux politiques. Par contre, mieux vaut laisser la gestion des opérations aux militaires et en écarter les politiques si l’on veut gagner la guerre. De même, il est bon que les politiques prennent la décision des COP successives, mais il fallait en confier la gestion aux scientifiques si l’on voulait obtenir des résultats. COP21 aurait pu être un succès déjà considérable, si les données du problème avaient été discutées préalablement pour savoir si le document de travail fourni par le seul GIEC était crédible ou pas. Or il n’est pas certain qu’il le soit puisqu’un nombre non négligeable de scientifiques, y compris environ 400 de ceux à qui le GIEC a demandé des contributions, n’étaient que partiellement d’accord avec les conclusions de ce document qui a excessivement dramatisé la question du réchauffement climatique global dans un but purement politique.

La Terre est chauffée par deux sources d’énergie majeures : son cœur de roches et de métaux (nickel-fer) en fusion sous la croûte, et le rayonnement de type nucléaire provenant du soleil, qui chauffe la surface de la croûte. Que l’une de ces sources varie d’un iota et nous sommes soit cuits, soit surgelés.

Soutenir que le réchauffement actuel de la fine pellicule d’air qui entoure la Terre est dû à la seule activité humaine aurait pu être crédible si un lien direct entre la production humaine de CO2 et l’élévation de la température avait été démontré de façon certaine dans le passé et maintenant. Or il ne l’est pas.

Pour s’en tenir au seul “maintenant”, depuis quinze ans, la teneur en CO2 continue d’augmenter alors que la température globale reste stable, voire prend une tendance baissière.

graph_1

La bonne méthode eut été de laisser s’exprimer dans un premier temps les scientifiques qui ont des objections à présenter, car ils ne sont pas les incompétents imbéciles qu’a décrit la presse hargneuse et mal informée aux ordres du gouvernement et des écolos. Il est même possible qu’ils soient plus honnêtes que les 80 scientifiques qui ont rédigé le rapport du GIEC au sein duquel ils servent la propagande de l’ONU sur laquelle ils comptent pour les subventions dont ils vivent.

Enfin, le contenu. Un seul thème de discussion : le réchauffement climatique supposé d’origine uniquement anthropique (humaine). Supposons que ce soit exact (ce qui n’est pas certain) mais… admettons. Dans ce cas, il ne fallait pas se limiter à vouloir soigner les effets induits, la production de CO2 et autres Gaz à Effet de Serre (GES) par les énergies fossiles, l’industrie, les transports, l’élevage, la culture sur brûlis et les émissions de méthane par les hommes, les ruminants et la végétation, mais la cause initiale. Parce que cela revient à soigner avec de l’aspirine (les taxes écolos) les douleurs causées par un cancer.

Or la cause initiale est totalement ignorée par la très grande majorité des politiciens de ce monde parce que les grandes écoles dont ils sont issus, que ce soit Harvard, Eton, l’ENA, le MIT ou autres considèrent qu’il s’agit d’un sujet mineur : la démographie.

Une question quasiment taboue en Occident, que la Chine et à un moindre degré l’Inde ont, seules, tenté de résoudre. Politique de l’enfant unique en Chine, mesures contraignantes de régulation des naissances en Asie du Sud-Est.

On doit en effet à la multiplication rapide des humains la plupart des grands problèmes actuels et notamment plusieurs guerres, les grandes migrations africaines, la pollution généralisée, les migrations massives et même un certain nombre de dérèglements qualifiés à tort de “climatiques”.

Au moment où a lieu le débat sur le changement climatique, il est assez surprenant de voir que la question de l’effet de l’augmentation du nombre d’êtres humains sur la pollution et l’augmentation de la production de CO2 et autres GES n’est jamais abordée comme étant le facteur principal de l’accentuation des problèmes et a totalement été occultée lors de COP21 !

Tous les continents ont connu dans le dernier siècle une évolution démographique connue sous le nom de « transition démographique », c’est-à-dire le processus de passage d’une haute natalité et mortalité à une faible natalité et mortalité, conséquence des progrès techniques et de ceux de la médecine occidentale généralisés au monde entier. Quand la durée de vie augmente, l’effectif de la population augmente mécaniquement. Le coefficient “2”, considéré comme indispensable au renouvellement des générations perd ainsi son sens. “1,8” ou “1,6” voire moins suffisent, comme l’a démontré la Chine qui a presque doublé sa population en deux générations avec un enfant par famille parce que les Chinois ont gagné dans le même temps trente années de temps de vie supplémentaire. C’est pourquoi aussi, toujours parce que la durée de vie y augmente, des pays comme la France ou le Japon ont une population qui, pour le moment (car il y a un plafond atteint au-delà de cent ans) continue à augmenter malgré des taux de fécondité bas. Ce qui pose aussi un autre problème : celui des populations vieillissantes où le nombre d’actifs diminue par rapport à l’effectif de la population.

Unknown

L’Europe et l’Amérique du Nord sont sorties de la transition démographique, l’Amérique du Sud et l’Asie en sortent, on pourrait espérer une stabilisation de la population mondiale pour la fin du siècle qui stabiliserait aussi la pollution et les émissions de CO2 et autres GES. Mais l’Afrique n’en sort pas. La mortalité a fortement baissé grâce à la médecine occidentale, alors que la natalité demeure encore très élevée.

Il y a plusieurs raisons à cela.

L’Afrique est le dernier continent à être entré dans le processus de la transition démographique. Il est normal qu’elle y soit encore. L’anomalie est qu’il s’éternise alors qu’après plus d’un demi-siècle d’indépendances l’Afrique devrait être en train d’en sortir. Après la période des indépendances, au XIXème siècle pour l’Amérique du Sud et au XXème pour l’Asie, les élites locales se sont appuyées sur l’aide et les techniques occidentales pour enclencher des processus de développement économique qui, malgré des hauts et des bas, réussissent globalement : Japon, Brésil, Vietnam, Corée, Chine, Inde… La population s’enrichit, s’urbanise, vit de plus en plus longtemps en travaillant moins et fait de moins en moins d’enfants.

L’Afrique reste handicapée par la survivance de structures tribales et claniques très fortes qui empêchent en beaucoup de pays l’émergence d’États dignes de ce nom. L’État, c’est une tribu dominant les autres, et son chef, un Bokassa, N’Guesso, Campaoré… qui pour se maintenir au pouvoir place les siens aux postes gouvernementaux et les enrichit par la corruption généralisée.

Ce type de société empêche la création d’États puissants où chaque citoyen se reconnaît, comme cela s’est passé ailleurs dans le monde où tous les pays en voie de développement devenus des pays industrialisés riches et bien gérés ont connu une forte baisse de leur natalité (ex. : Corée du Sud).

Le paradoxe est que l’Afrique dispose des ressources nécessaires pour abriter une population beaucoup plus importante, que ce soit en eau, en sources d’énergies fossiles ou renouvelables, en terres agricoles et en ressources minérales. Leur répartition n’est pas très bonne, mais des politiques de coopération efficaces permettraient à l’Afrique d’avoir deux milliards d’habitants avec un niveau de vie à l’européenne si de multiples facteurs n’intervenaient qui ruinent cet espoir, sauf un miracle que personne n’imagine pour le moment (un développement à la chinoise par exemple). En fait, « L’Afrique paie lourdement la gabegie de sa classe politique, puisqu’une croissance démographique trop élevée obère les perspectives de développement économique » (Laurent Chalard, Atlantico).

La solution serait donc la mise en place de politiques de régulation des naissances ? − Pas si simple, parce que l’Afrique musulmane interdit la contraception et que l’Afrique Noire a bien ancrée dans sa mentalité que les enfants sont la richesse de la famille. Certains États valorisent même le fait d’avoir beaucoup d’enfants. La maîtrise des démographies nationales est donc loin d’être acquise. Seul le Rwanda a une telle politique parce qu’il a compris que la surpopulation avait été la cause du génocide qui s’y est déroulé en 1994. La fécondité y est passé en dix ans de “6,1” à “4,2” enfant par femme, et continue de baisser.

D’autre part, les politiques d’aide au développement des Occidentaux et de la Chine qui intervient lourdement en Afrique depuis une vingtaine d’années sont très hypocrites, y compris celle de la France. Leur objectif reste très largement néo-colonialiste et consiste trop souvent à piller les ressources de l’Afrique sous couvert d’une aide publique au développement, en fermant les yeux sur le fait qu’elle sert trop souvent à acheter des fonctionnaires et des politiciens corrompus.

Nous en payons les conséquences avec les centaines de milliers d’Africains qui viennent chercher de quoi vivre et la sécurité en Europe, un flot qui ne fera que croître dans les années à venir si des politiques de régulation des naissances ne sont pas mises rapidement en œuvre en Afrique.

SafariSchermSnapz002

Cette courbe est très classique en démographie. Toutes les populations animales débutent lentement, puis connaissent une expansion rapide en forme de courbe de Gauss et s’effondrent parce qu’elles ont épuisé le milieu qui les faisait vivre. Il n’y a pas de raison que l’espèce humaine y échappe.

La prévision actuelle prévoit l’inversion de la courbe de la population mondiale à partir de 2115 avec 12 à 12,5 milliards d’habitants.

Un meilleur contrôle de la démographie et des ressources naturelles permettrait d’étaler la courbe sur quelques siècles supplémentaires.

L’Imprécateur

Bannière 2016