LA CRISE DES MIGRANTS A FRACASSÉ L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : The migrant crisis upended Europe


  • « La crise des migrants est le “11 septembre de l’Union Européenne”… À partir de 2001, tout a changé aux États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants ont eu le même effet en Europe… Les idées de démocratie, de tolérance et les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique ont été sapées. » – Ivan Kratsev, président du Centre for Liberal Strategies de Sofia et membre de l’Institut des humanités de Vienne, Le Figaro.
  • La population européenne juge désormais les institutions européennes avec mépris. Ils les perçoivent – en raison de leur politique multiculturaliste et migratoire – non seulement comme indifférents au problème de la population, mais aussi comme un problème supplémentaire.
  • « Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde… notre ouverture et notre tolérance ne signifient pas que nous ne protégerons pas notre patrimoine ». – Donald Tusk, président du Conseil européen.

Quelques semaines après que l’Allemagne ait ouvert ses frontières à plus d’un million de réfugiés du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán déclarait que la crise migratoire « déstabiliserait les démocraties ». Il a été traité de démagogue et de xénophobe. Deux ans plus tard, la réalité lui a donné raison. Comme l’explique Politico, « La plupart des dirigeants de l’UE font écho au Premier ministre hongrois » et le Premier ministre hongrois peut désormais affirmer : « notre position devient progressivement majoritaire ».

Beaucoup en Europe semblent avoir compris ce qu’Ivan Krastev, le président du Centre des stratégies libérales de Sofia et membre de l’Institut des sciences humaines de Vienne, a récemment déclaré au Figaro :

« La crise des migrants, c’est le 11 Septembre de l’Union Européenne. Ce jour de 2001, tout a basculé pour les États-Unis. En une minute, l’Amérique a découvert sa vulnérabilité. Les migrants produisent le même effet à l’Europe. Ce n’est pas leur nombre qui déstabilise le continent, mais le fait qu’ils représentent la révolution du XXIème siècle… La crise migratoire remet profondément en cause les idées de démocratie, de tolérance et de progrès ainsi que les principes libéraux qui constituent notre paysage idéologique. Elle est un tournant dans la dynamique politique du projet européen. »

Des milliers de migrants arrivent à pied dans une gare de Tovarnik, en Croatie, le 17 septembre 2015. (Photo par Jeff J Mitchell / Getty Images)

Cette vague migratoire a impacté de manière significative les finances publiques européennes. Les deux pays les plus touchés ont été l’Italie et l’Allemagne. Le gouvernement fédéral allemand a dû mobiliser 21,7 milliards d’euros en 2016 pour y faire face. Les médias ont indiqué que le seul budget de la sécurité allait augmenter d’au moins un tiers cette année, passant de 6,1 milliards à 8,3 milliards d’euros. En Italie, le ministre de l’Économie et des Finances a budgété 4,2 milliards d’euros en 2017 pour les migrants (un septième du budget total de l’Italie pour 2016 ).

L’Espagne de son côté a récemment annoncé que 12 millions d’euros seront investis pour renforcer les clôtures autour de ses enclaves de Ceuta et Melilla en Afrique du Nord ; une barrière qui maintient les migrants hors du territoire espagnol. Partout en Europe, les États dégagent des ressources supplémentaires pour faire face à la crise des migrants, qui a également changé le paysage politique européen.

Les récentes victoires électorales de Sébastian Kurz en Autriche et Andrej Babis en République tchèque ont potentiellement élargi le groupe des pays d’Europe centrale et orientale qui s’opposent à Bruxelles sur les quotas de répartition des migrants. L’immigration a engendré des lignes de fracture idéologiques en Europe. Les barrières qui ont surgi au cœur du projet européen sont désormais renforcées par la rivalité, la méfiance et la haine. La population européenne regarde désormais les institutions européennes d’un œil méprisant. Non seulement Ils les jugent – en raison du multiculturalisme et de l’immigration – indifférents à leurs propres problèmes, mais ils les perçoivent comme un problème de plus.

Autre tremblement de terre, la crise migratoire a aussi provoqué « un déclin de la social-démocratie en Occident », ainsi que l’a écrit Josef Joffe, éditorialiste et éditeur de Die Zeit. Partout en Europe, la crise migratoire a tué les partis sociaux-démocrates, perçus désormais comme incapables d’y faire face. Il y a vingt ans, ces partis libéraux de gauche étaient partout au pouvoir − Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne, par exemple. Désormais, ils sont partout dans l’opposition sauf en Italie. De la Norvège à l’Autriche, l’Europe est désormais dirigée par des gouvernements conservateurs.

Si l’on en croit les médias et une étude de la Heritage Foundation, plus de la moitié des attentats terroristes qui ont eu lieu en Allemagne depuis le début de la crise des migrants en 2014 ont impliqué des migrants. L’État islamique − aujourd’hui défait à Raqqa − a profité de la crise migratoire engendrée par la guerre civile en Syrie pour devenir un risque sécuritaire majeur pour l’Europe. Depuis les territoires conquis, l’État Islamique a lancé des attaques terroristes importantes contre l’Europe.

La crise migratoire a également renforcé la position stratégique du président turc Recep Tayyip Erdoğan. Par chantage, il a obtenu de l’Europe plusieurs milliards d’euros – et certaines concessions politiques – afin de garder le robinet migratoire fermé à partir de la Turquie. Erdoğan a aussi exigé et obtenu que des écrivains et journalistes soient poursuivis en Europe ; il a également tenté d’influencer les élections aux PaysBas et en Allemagne en mobilisant les communautés turques établies dans ces pays.

Un rapport du Pew Research montre comment le mouvement migratoire a commencé de reformater les pays européens. Sur la seule année 2016, la population de la Suède a augmenté de plus de 1%. Une hausse qui est due à la seule migration de masse, la plus élevée au sein de l’UE derrière l’Allemagne. Entre 2015 et 2016, le pourcentage d’immigrants au sein de la population suédoise est passé de 16,8% à 18,3%.

L’Autriche et la Norvège, deux pays dotés d’une forte population immigrée (au moins 15% en 2016), ont enregistré une hausse de leur population de 1% par rapport à 2015. En Allemagne, Die Welt a indiqué indiqué que 18,6 millions d’Allemands − un cinquième de la population allemande − étaient directement issus des milieux de l’immigration.

En Italie Le Centre Machiavel a rendu publique une étude (« Comment l’immigration change la démographie italienne ») qui montre que, du fait de la crise migratoire, ‘un changement « sans précédent » a eu lieu dans la démographie italienne.

La boîte de Pandore d’une révolution démographique a été ouverte.

Il y a deux ans, Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, était le seul à parler de la nécessité de garder l’Europe « chrétienne ». Maintenant, l’un de ses opposants les plus virulents, Donald Tusk, président du Conseil européen, tient des propos similaires :

« Nous sommes une communauté culturelle, ce qui ne veut pas dire que nous sommes meilleurs ou pires – nous sommes simplement différents du reste du monde […] notre ouverture et notre tolérance ne peuvent signifier que nous sommes prêts à abandonner notre patrimoine ».

En 2015, toute discussion sur la « culture » était condamnée comme relevant du « racisme ». Désormais, le thème de la culture est devenu dominant.

La guerre que les islamistes ont mené contre la politique, la culture et la religion en Occident a jeté les bases d’un affrontement culturel qui est en train de révolutionner l’Europe.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Giulio Meotti
Journaliste italien


 


MOHAMMED EST L’AVENIR DE L’EUROPE
(Giulio Meotti)


Texte original (Gatestone Institute) : Muhammad’s the Future of Europe

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants de plus !

L’économiste français Charles Gave prévoit que la population française sera majoritairement musulmane d’ici 2057 – une estimation qui ne prend même pas en compte l’arrivée de nouveaux migrants.

Il ne fait aucun doute que le tsunami démographique africain touchera les rives d’une Europe riche et vieillissante, qui connaît déjà une révolution démographique interne. Au lieu se suicider avec le sourire, l’Europe devrait prendre des décisions difficiles si elle souhaite conserver sa culture.

L’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant d’être submergée ?

 


Au milieu de l’été dernier, le président français Emmanuel Macron a déclenché une tempête politique – il a même été accusé de « racisme » – pour avoir déclaré que les mères africaines de « sept ou huit enfants » contribuaient au sous-développement économique du continent africain ; la surnatalité, a ajouté Macron crée un défi « civilisationnel ».

Les Nations Unies lui ont donné raison. Selon « World Population Prospects », le rapport démographique annuel des Nations Unies, un sixième de la population mondiale vit actuellement en Afrique. En 2050, cette proportion sera d’un quart, et à la fin du siècle d’un tiers.

4 milliards d’Africains

En Afrique, les naissances sont aujourd’hui quatre fois plus importantes que les décès.

Les statistiques 2017 indiquent un taux de fécondité de 4,5 enfants par femme en Afrique, contre 1,6 en Europe.

Au cours des trente prochaines années, la population de l’Afrique comptera un milliard d’habitants supplémentaires.
Cette pression démographique africaine met d’ores et déjà le « vieux continent » sous pression. Inévitablement, l’Europe sera confrontée à un problème majeur d’immigration illégale de masse.

L’Europe vieillissante et submergée

Quand l’Allemagne a ouvert ses portes, en 2015, à plus d’un million de migrants originaires du Moyen-Orient, d’Asie et d’Afrique, les partisans de l’ouverture des frontières ont multiplié les prises de position : ils ont affirmé qu’un million de migrants ne représentait qu’une goutte d’eau dans une population européenne riche de 500 millions de personnes. Une comparaison de mauvaise foi. La bonne comparaison s’effectue entre les arrivées récentes et les nouvelles naissances.

En 2015 et 2016, 5,1 millions d’enfants sont nés en Europe.

Au cours de la même période, selon un rapport du Centre de recherche Pew, environ 2,5 millions de migrants ont atteint l’Europe. Mais comme de nombreux pays, dont la France, refusent les statistiques ethniques, il est impossible de mesurer la contribution des musulmans à la démographie européenne.

D’autres études de l’ONU s’intéressent aux perspectives démographiques européennes. Elles ne restreignent pas « l’Europe » à l’UE mais prennent en considération l’ensemble du continent. En 1950, cette Europe élargie à l’est comptait 549 millions d’habitants ; en 2017, le chiffre avait atteint 742 millions.

En 2050, le nombre d’Européens chutera à 715 millions, puis à 653 millions en 2100. Ainsi, dans 30 ans, l’Europe aura perdu 30 millions d’habitants et d’ici la fin du siècle, près de 100 millions.

Le « contrôle des naissances » aura fonctionné plus efficacement en Europe (là où il n’était pas nécessaire) qu’en Afrique, où il aurait été extrêmement utile.

En Europe, la population de certains pays va décroître, tandis qu’elle continuera de croître dans d’autres. Les pays les plus importants au plan démographique nous informeront de la nature future du continent européen.

L’Europe islamisée et euthanasiée

La pression démographique africaine aidant, l’Europe sera majoritairement musulmane.

L’Europe en entrée en phase d’euthanasie sociale. L’Allemagne devrait perdre 11 millions de personnes ; la Bulgarie passera de 7 à 4 millions d’habitants ; l’Estonie chutera en dessous de 1,3 million d’habitants, à 890000 ; la Grèce passera de 11 à 7 millions ; l’Italie de 59 à 47 millions ; le Portugal de 10 à 6 millions ; la Pologne de 38 à 21 millions ; la Roumanie de 19 à 12 millions et l’Espagne de 46 à 36 millions. La population russe de son côté chutera de 143 à 124 millions d’habitants.

La France et le Royaume-Uni sont au nombre des pays qui conserveront un solde démographique positif ; la France passera de 64 à 74 millions d’habitants, et la Grande Bretagne de 66 à 80 millions. La Suède elle aussi augmentera sa population de 9 à 13 millions et la Norvège de 5 à 8 millions. La Belgique, de 11 millions aujourd’hui, auront 2 millions d’habitants en plus. Ces cinq pays européens sont au nombre de ceux qui ont la plus forte proportion de musulmans.

En octobre 2017, un nouveau rapport d’Eurostat a révélé que le nombre de décès sur le « vieux continent » avait augmenté de 5,7% en un an, en raison d’une population vieillissante ; mais ce même rapport nous a informé aussi de la croissance démographique rapide des zones à forte densité islamique.

« Les taux de croissance naturelle de la population les plus élevés ont été enregistrés dans les banlieues est de Londres à Hackney & Newham, (14‰ hab.) et Tower Hamlets (12‰) ainsi qu’au nord-est de Paris, en Seine-Saint-Denis, (13‰) ». L’économiste français Charles Gave a récemment prédit que la majorité de la population française serait musulmane d’ici 2057 − une estimation établie sans tenir compte de l’arrivée de nouveaux migrants.

“Mohamed” : le prénom majoritaire en Grande Bretagne

Fin octobre 2017, au Royaume-Uni, l’Office of National Statistics a annoncé que l’un des prénoms les plus populaires chez les garçons nouveau-nés était Mohamed, et qu’il était de loin le plus populaire si l’on agglomère « les différentes façons de l’orthographier ». Il en est déjà de même dans les quatre plus grandes villes des Pays-Bas.

À Oslo, capitale de la Norvège, Mohammed est le prénom le plus répandu non seulement pour les garçons nouveau-nés, mais pour les hommes en général. Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre la tendance : « it’s demography, stupid… »

Le tsunami démographique africain touchera inévitablement les rives d’une Europe riche et vieillissante qui vit déjà une révolution démographique interne. Si l’Europe souhaite conserver sa culture plutôt que de prendre plaisir à se suicider, elle aura des décisions difficiles à prendre.

La question finale est : l’Europe protégera-t-elle ses frontières et sa civilisation avant qu’elle ne soit définitivement submergée ?

Giulio Meotti
Journaliste italien


 

« DÉSISLAMISER L’EUROPE »
ALAIN WAGNER S’EXPLIQUE SUR L’ÉVÉNEMENT DU 4 MARS A BÉZIERS
(Marc Le Stahler)

Actif défenseur des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales, intervenant à l’OSCE, Président de “International Civil Liberties Alliance” (ICLA), membre fondateur et porte-parole de l’ “Union de Défense des Citoyens et Contribuables” (UDCC), Alain Wagner est porte-parole du think-tank « Vérité, Valeurs et Démocratie » et consultant politique en stratégie de communication sur l’islam. Il est l’un des organisateurs de la manifestation « Désislamiser l’Europe : comprendre, agir » qui se déroulera le samedi 4 mars à Béziers.

Il répond sans langue de bois aux questions de Marc Le Stahler, pour Minurne-Résistance.


Minurne-Résistance − Bonjour, Alain Wagner. Les patriotes lecteurs de Minurne vous connaissent bien et suivent de près votre courageux combat visant à dévoiler la vraie nature de l’islam et, notamment, à retarder voire empêcher par tous les moyens juridiques et réglementaires la prolifération des mosquées sur notre territoire.
Aujourd’hui, quelles sont selon vous les avancées majeures de l’islamisation en France ?

Alain Wagner − Pour répondre de manière compréhensible à cette question il faut au préalable définir de quoi on parle quand il s’agit d’islamisation. L’islamisation est un terme fourre-tout, beaucoup employé mais rarement défini, et pour comprendre les avancées de ce processus (car c’est un processus) il faut en donner une définition précise.

L’islamisation c’est le processus d’introduction progressif de la charia dans une société.

On peut comprendre ce processus comme l’effort de transformation d’une société afin qu’elle se mette à appliquer les règles de la charia. Rapide ou lent, violent ou pacifique, peu importe puisque le but est le même : l’avènement d’un état islamique appliquant la charia.

Parler des avancées de l’islamisation c’est décrire les étapes atteintes par les propagateurs de la charia dans leur processus de métamorphose de notre société.

Il me semble qu’une étape importante à été atteinte dans le processus d’islamisation de la France, c’est celle de la “familiarisation” ou plutôt de la “désensibilisation des populations” à la charia. Aujourd’hui, au prétexte de multiculturalité, des éléments de la charia, le halal dans les magasins, les vêtements islamiques dans les rues, le fait que le porc ou l’alcool pose un problème à une partie de la population, la présence de mosquées, d’organisations musulmanes ou même de partis politiques musulmans, etc. font partie du paysage. Des marqueurs pourtant évidents du système sociétal issu de la charia ont été progressivement introduits en France et font maintenant partie de la “normalité française”, comme si tout cela était une évolution banale ou un fait culturel ne nécessitant aucun réel questionnement politique ou sociétal. Ce processus de normalisation en est arrivé à un tel point que même ceux qui sont encore mal à l’aise avec l’invasion de la charia dont ils sont les témoins, commencent à penser ce processus comme inéluctable et impossible à inverser. Ils ont bien sûr tort.

Minurne-Résistance − L’UDCC et de nombreuses autres organisations de résistance à l’islamisation réunies sous le collectif « Saint-Michel Archange » organisent le 4 mars à Béziers un colloque intitulé « Désislamiser l’Europe / Comprendre, Agir ».
De quoi s’agit-il ? Qu’attendez-vous de cette journée ?

Alain Wagner − Le Collectif et l’UDCC se sont associés pour l’organisation logistique de l’évènement et nous travaillons en coopération avec les autres groupes partenaires, mais ce n’est pas un colloque.

Cet évènement est en réalité le lancement public d’un nouveau concept politique. Un concept dont nos sociétés, nos partis politiques ont bien besoin. En effet il s’agit de montrer qu’il existe une solution à la problématique islamique, qu’il est possible de penser la sortie de crise par le haut, de manière décente, légale, réaliste et en accord avec ce que nous sommes : des démocrates raisonnables décidés à préserver nos droits et notre culture de liberté.

Vous l’aurez sûrement remarqué, les classes politiques européennes, et française en particulier, ne produisent strictement aucune pensée politique utile au sujet de la problématique islamique. C’est la situation du lapin ébloui par les phares de voiture. Tout le monde sait que ça va mal finir si le lapin ne bouge pas, mais il est paralysé au milieu de la route, incapable du moindre mouvement.

La problématique islamique est actuellement systématiquement poussée sous le tapis par l’ensemble du monde politique. Pour ne pas parler de l’islamisation, on met en avant le terrorisme, l’immigration, un problème de religion, le racisme ou encore le communautarisme comme s’il était un problème en lui. Le problème avec ce grand déni de réalité de la classe politique européenne, c’est que tout le monde refuse de voir l’éléphant de la charia au milieu du magasin de porcelaine qu’est la démocratie.

Mais il n’y a pas que des lapins paralysés et des aveugles en Europe. Ce que les politiciens sont incapables de faire, nous allons le faire.

L’objectif de cette journée est de lancer le concept politique de la désislamisation dans le ring des idées politiques. Ce concept, parce qu’il permet de briser le tabou du politiquement correct en nommant les choses qu’il nous est aujourd’hui interdit de voir avec les yeux de la réalité, permet de comprendre ce qu’est l’islamisation et donc en conséquence de penser la perspective du processus de guérison et de remise en ordre de nos sociétés, c’est à dire la désislamisation.

Qu’à la fin de la journée, après avoir entendu s’exprimer les 10 intervenants, les gens soient conquis par l’idée ou qu’au contraire ils la trouvent scandaleuse, peu importe ; au moins ils seront en train d’en discuter et le concept existera dans le discours politique.

Les intervenants, tous des spécialistes du secteur sur lequel ils auront à exposer des stratégies de désislamisation, ont la tâche de montrer pourquoi le concept de la désislamisation est pertinent, pourquoi il est légitime et nécessaire et enfin comment il est possible de lancer un processus de désislamisation réaliste et efficace dès aujourd’hui pourvu qu’on en ait la volonté.

La désislamisation de nos pays n’adviendra pas tant que personne ne peut la penser, tant que le concept reste inconnu du grand public. À partir du 4 mars, le concept existera et fera sa route dans le débat des idées.

Minurne-Résistance − Le titre de cette manifestation fait référence à l’Europe. N’est-ce pas un peu trop ambitieux ? N’avons-nous pas suffisamment à faire en France ? Quels sont les autres mouvements patriotes étrangers qui rejoindront cette journée et que pouvons-nous faire ensemble ?

Alain Wagner − L’échelle européenne est la seule pertinente pour penser la désislamisation. Que peut faire la France, ou n’importe quel autre pays de notre continent, si elle est la seule à vouloir agir pour sa préservation ? Le processus d’islamisation est international, le contrer ne peut se faire qu’à la même échelle sous peine d’échouer lamentablement.
Ce n’est pas ambitieux de penser à l’échelle européenne, c’est juste être réaliste et cohérent.

L’évènement du 4 mars à Béziers n’est que le premier d’une série.

Nous allons décliner le concept de la désislamisation dans tous les pays d’Europe afin de montrer aux populations qu’elles peuvent et doivent mettre au point une stratégie commune de disparition progressive de toute trace de charia sur leurs sols
.

Les propagateurs de charia ne doivent pouvoir trouver aucun refuge d’où ils pourront revenir effectuer leur travail de subversion, nos pays doivent tous appliquer les stratégies pertinentes permettant de vacciner définitivement nos populations contre la contagion de la charia.
L’Europe est la bonne échelle, l’union fait la force.

D’autres organisations européennes suivent attentivement ce qui va être fait en France. Des Anglais, des Autrichiens, des Allemands, des Danois et d’autres enverront des observateurs, mais nous avons voulu que ce premier évènement soit principalement français car nous sommes conscients du devoir historique de la France dans la production des idées et de la protection de la Liberté.

La dimension internationale − mais qui restera volontairement francophone − sera portée par une Suisse qui interviendra au sujet de la défense des droits des femmes, et un avocat international belge qui montrera comment la désislamisation peut être insérée dans l’environnement du droit européen et international.

Minurne-Résistance − L’islamisation a longtemps été niée, et considérée comme un fantasme d’extrême-droite, tant par les gouvernements que par les médias.
Avez-vous le sentiment que les efforts des lanceurs d’alerte comme vous commencent enfin à porter leurs fruits ?
Les attentats odieux commis sur notre territoire ces dernières années ont-ils enfin fait évoluer les consciences ?

Alain Wagner − Lénine disait : « les faits sont têtus ». Le déni de réalité ne peut avoir qu’un temps et nous voyons bien qu’aujourd’hui personne ne peut plus raisonnablement prétendre qu’il n’y a pas de problème islamique.

Les lanceurs d’alerte n’ont fait que poser des mots et désigner hier une réalité que tout le monde peut aujourd’hui voir : nous avons un problème islamique sous la forme d’un empoisonnement par la charia. La charia étant incompatible avec la démocratie et les libertés traditionnelles telles que nous les concevons en Europe et de manière générale

Ce qui n’est pas encore clair dans l’esprit des gens et ce, à cause du gigantesque effort de désinformation des médias. C’est la nature et la cause exacte du problème musulman dans nos sociétés.

Ce qui n’est pas compris, parce que jamais expliqué dans les médias ni dans aucun discours politique, c’est la nature réelle de la doctrine islamique et le fait qu’elle soit intrinsèquement liée à la charia dont l’essence même la rend incompatible avec la Démocratie en général et toute notre culture de respect des libertés fondamentales humaines en particulier.

La charia se définissant elle-même comme incompatible avec tout autre système qu’elle même, le constat suivant s’impose : la bonne dose de charia dans une société démocratique et qui veut le rester, c’est « 0 % ».

La charia mène inéluctablement à un système sociétal totalitaire, discriminatoire, violent et esclavagiste.

Les gens, y compris une certaine part des musulmans eux-mêmes, n’en sont pas encore conscients, mais les événements récents ont au moins permis à beaucoup d’entre eux de comprendre que “le fait musulman” au sens large, est responsable d’une bonne partie des désordres croissants de nos sociétés.

Les attentats musulmans ont eu des répercussions diverses. Ils ont détruit l’image respectable de l’islam que les tenants du politiquement correct avaient péniblement tenté de construire ces dernières années. Il est clair que les tenants du “c’est pas ça l’islam” sont durablement décrédibilisés dans l’esprit populaire, mais ces attentats ont également hystérisé les représentations que se font les gens des musulmans, ce qui génère des généralisations hâtives et bruyantes du type “tous les musulmans soutiennent le terrorisme” qui sont bien sûr fausses et ensuite utilisées contre ceux qui produisent des analyses plus sérieuses.

Les actions terroristes ont également l’effet pervers d’être utilisées par le pouvoir en place comme un prétexte lui permettant de faire voter à une cadence effrénée des lois liberticides frappant l’intégralité des populations alors que rien n’est fait pour s’attaquer à la vraie cause de la violence islamique. Cette cause est principalement la possibilité donnée aux propagateurs de charia de librement opérer sur les territoires de nos états.

On en arrive alors à la situation absurde d’un état qui, après un attentat, espionne ses citoyens et fait protéger les mosquées au lieu de les fermer, puis propose de faire former les imams de France par les Frères Musulmans, la plus nocive des organisations islamiques en Europe.

La violence des terroristes musulmans, faute d’être considérée à sa vraie place, c’est à dire en tant que sommet visible de l’iceberg d’un effort collectif de destruction de nos sociétés, contribue malheureusement à faire passer ceux qui opèrent en mode subversif non-violent pour des “modérés”.

Cela leur permet de bénéficier non seulement d’une l’impunité renforcée dans leurs activités, mais aussi pour les plus malins d’entre eux, de subsides de l’état et d’un accès bien plus facile dans les médias.
Superbe travail d’équipe ! 

Minurne-Résistance − La vague migratoire constatée depuis 2014 est-elle liée d’une manière ou d’une autre à l’islamisation ?

Alain Wagner − La récente intensification de l’immigration d’intrusion a bien évidemment, du fait de sa composition, un effet aggravant à terme sur les effets de l’islamisation mais elle n’en est pas l’effet. L’islamisation a des racines lointaines dans le temps, dans les années 70, et diverses dans ses intervenants. L’ouverture récente des frontières de l’Europe à toute personne désirant s’y installer a des raisons différentes : importation de main d’œuvre à bas prix pour le patronat allemand, de population de remplacement pour l’Union Européenne, d’électorat de substitution pour les partis au pouvoir, etc. Mais cela nous éloigne du sujet de l’islamisation.

De manière générale, ce que les gens ne comprennent pas c’est que l’immigration et l’islamisation sont devenus deux problèmes distincts. Il y a des éléments communs qui renforcent les effets mutuels négatifs, mais fondamentalement nous avons aujourd’hui deux problèmes différents qui doivent chacun êtres réglés de manière spécifique. Contrairement à ce que certains prétendent, l’immigration zéro n’est pas une solution au problème de l’islamisation, ce n’est que le moyen d’en éviter l’aggravation.

La tumeur de la charia est aujourd’hui solidement implantée dans nos sociétés et métastase rapidement. Ce n’est plus un danger extérieur, mais bien un problème interne avec des acteurs de nationalité française qu’il faut maintenant traiter.

Est-ce la fermeture des frontières qui empêchera un Normand bien de chez nous de fréquenter la mosquée du quartier, d’être converti puis d’éventuellement devenir jihadiste et de tuer ses voisins ? Soyons sérieux.

Minurne-Résistance − Les élections présidentielles françaises sont-elles, au moins en partie, la clé du sursaut ? La “normalisation” du FN engagée par Marine Le Pen et Florian Philippot constitue-t-elle un recul dans la lutte contre l’islamisation ?

Alain Wagner − Les élections présidentielles ne seront la clef d’un éventuel sursaut que si au moins un des candidats avait dans son programme l’objectif de mise en place du processus de désislamisation.
Est-ce le cas aujourd’hui ? − Non.

Certains candidats, François Fillon étant le dernier en date, pratiquent la politique des petites phrases en vue de gains politiques à court terme, mais il est facile de constater qu’aucun discours politique cohérent permettant la sortie de la problématique islamique n’existe sur la place politique française.

Le FN ne fait pas exception à la règle. Son discours actuel ne propose, au grand dam de ses électeurs d’après ce que j’en entends, aucune analyse ni stratégie sérieuse au sujet de l’islamisation. M. Philippot est un homme généralement brillant en ce qui concerne la communication, mais sur ce sujet il peut vraiment mieux faire.

Minurne-Résistance − Que penser de l’élection de Donald Trump ? Sera-t-il un partenaire actif dans notre combat ou le repli annoncé des USA sera-t-il au contraire un frein au sursaut ? Que peut-on attendre de concret de la Russie dans la lutte contre l’islamisation de l’Europe ?

Alain Wagner − L’élection de Donald Trump est une très bonne nouvelle pour ceux qui, comme moi, se soucient des problèmes liés à l’islamisation.

Les différentes administrations américaines ont depuis longtemps activement soutenu les mouvances islamistes les plus nauséabondes comme les Frères Musulmans, et entretenu des relations pour le moins équivoques avec les régimes musulmans qui financent et soutiennent l’effort européen d’islamisation. Il est fort probable que cette politique hautement nuisible soit arrêtée par l’équipe Trump. Certains signaux comme le projet de classement de la Confrérie des Frères Musulmans en tant qu’organisation terroriste, semblent aller en ce sens. Il est toutefois trop tôt pour avoir un avis définitif à ce sujet, mais une chose est certaine, Hillary Clinton présidente aurait été une catastrophe. Merci au Peuple américain de nous avoir épargné cela.

Le cas russe est entièrement différent. De mon point de vue les Européens se font trop d’illusions au sujet de M. Poutine et de l’aide qu’il pourrait procurer à nos pays. Ce que les gens oublient c’est que la Russie compte une forte minorité historique de musulmans dans sa population et qu’ils ont un statut spécial en tant que minorité, situation entièrement différente de nos pays au sein desquels l’irruption des musulmans est très récente et le traitement spécifique en tant que minorité reconnue impensable. La politique des Russes ne peut donc pas être la politique de l’Europe, nos objectifs ne peuvent pas être les leurs.

Ceci-dit, ils ont réglé une grande partie de leurs problèmes en sélectionnant les dirigeants musulmans qui favorisent le patriotisme au lieu de l’adhésion à la charia, chose que, pour l’instant, nous nous abstenons scrupuleusement de faire, avec les conséquences désastreuses que tous peuvent constater…

[interview réalisée le 25 janvier 2017]


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TOUT VA TRÈS BIEN, MADAME LA MARQUISE ! (par l’Imprécateur)

« La presse européenne commente les accusations de harcèlement sexuel qui ont contraint Denis Baupin à démissionner de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale.
Et constate que rien ne change dans les mœurs politiques françaises
 » (Courrier International, 11 mai).

Dans le milieu politique français « c’est la loi du silence qui prévaut » (Le Temps, Suisse)

La Repubblica et La Stampa (Italie) critiquent le machisme de certains dirigeants politiques commettant des agressons sexuelles et convaincus de pouvoir compter sur une certaine impunité, « De la même façon, à l’époque de l’arrestation de Strauss-Kahn à New York, on avait découvert l’omerta qui avait entouré ses comportements« .

El Pais (Espagne) voit dans le scandale Baupin le signe qu’EELV « allié traditionnel des socialistes » est « un parti en voie d’extinction« .

Le Temps laisse la conclusion à l’assistante parlementaire d’un député socialiste : « Il faut comprendre qu’en France, briser cette loi du silence, c’est renvoyer les femmes engagées en politique à une condition qu’elles se battent pour faire changer. Car si quelques-unes osent parler, combien n’osent toujours pas le faire ? »

Surprenant tout de même quand on a compris qu’en France, « ça va mieux », comme le dit le président sortant.

Soit, les affaires de cul des candidats à la présidentielle, du président lui-même, des ministres et des élus en général on toujours fait les affaires de la presse française qui avoue souvent « on savait mais on ne disait rien », jusqu’au jour où quelqu’un balance (un « lanceur d’alerte » dans le jargon bobo) et ouvre les vannes de la délation (ou « transparence » dans le vocabulaire médiatique). Il faut savoir que la presse française  est encore plus discrète sur les affaires de fesses concernant des élues, ministres, députées ou maires.

Et elle est carrément réticente quand il s’agit d’affaires d’argent et de condamnations en justice, excepté s’il s’agit d’élus classés à droite et que le donneur d’ordres élyséen veut abattre, comme Sarkozy ou Marine Le Pen. Pourtant la France est classée par Transparency International au 27ème rang des pays corrompus, entre les Emirats Arabes Unis et le Qatar, juste avant le moins pourri des pays africains, le Bostwana, loin derrière les Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, la Nouvelle-Zélande et le Danemark. Voyez, la corruption politique ça va mieux aussi.

Repris de jiustice

Sur cette photo officielle du 1er gouvernement Hollande (celui de son vieux copain Jean-Marc Ayrault), sont signalés d’une croix les ministres ayant eu au moins une condamnation de justice et d’un point rouge ceux dont les enfants ont eu affaire à un juge. Au moins deux de ceux qui n’ont pas de croix ont des dossiers en cours. Quant au président, il est protégé par son statut, mais un soupçon de sous-évaluation fiscale de son patrimoine pourrait le rattraper quand il aura quitté la présidence. Il y avait moins de repris de justice dans les gouvernements précédents, donc tout va mieux.

La France est classée au 45ème rang en matière de liberté de la presse, ce qui en dit long sur la qualité des libertés en France. Nous avons un gouvernement en pleine dérive autoritaire et liberticide qui développe une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journalisme et plus généralement de l’information, surtout quand elle vient d’internet. De son point de vue socialiste, donc tendant progressivement vers la dictature du prolétariat type années 80 à l’Est, c’est justifié. Comment le peuple pourrait-il croire à une propagande affirmant que tout va globalement mieux en France quand ce peuple se détourne de plus en plus de la presse gouvernementale et de l’information télévisée parce qu’il a compris qu’elles mentent et trouve ailleurs une information plus conforme à ce qu’il constate de ses propres yeux tous les jours ?

Le président sortant affirme que tout va mieux, mais quoi ? Quelques indices paraît-il prometteurs ! Deux ou trois signaux passés du rouge à l’orange clignotant.

Une légère amélioration de l’emploi en mars ? Après 38 000 chômeurs supplémentaires en février et l’éradication de plusieurs milliers d’entre eux des comptes de Pôle Emploi sous des prétextes divers. Ces chômeurs radiés n’en restent pas moins sans emploi, mars ne pouvait être que meilleur, c’est ainsi que tout va mieux.

4 ans

Quoi en réalité ? Un légère diminution des dépenses de l’Etat, environ 10 % de ce qui serait nécessaire pour avoir un impact positif sur les comptes publics. La dette nationale continue d’augmenter et le déficit, environ 80 milliards prévus, continue à se creuser. Taubira puis Urvoas ont relâché tous les criminels possibles et imaginables. La Justice est clairement mise au service du pouvoir politique comme s’en plaignent les cadres supérieurs de la magistrature. Les retraites de nos vieux déjà sérieusement ponctionnées depuis 2012 vont encore subir une baisse de 2,8 % en juin 2016 par une nouvelle hausse de la CSG qui ne sera pas déductible et entrainera donc une hausse de leur Impôt sur le Revenu. Les jeunes partent à l’étranger et 30 % d’entre ceux qui n’ont pas su ou pas pu partir le souhaitent. Le nombre des fonctionnaires a augmenté alors qu’il y en a déjà près d’un million en surnombre dans des comités Théodule, des services administratifs inactifs qui fonctionnent en rond, des cabinets ministériels inutilement pléthoriques. Le déficit budgétaire n’est toujours pas à 3 %, chiffre établi et justifiable quand les taux d’intérêts des banques centrales étaient de cet ordre, mais qui devrait être de l’ordre de 1 % aujourd’hui et on en est très loin. Les prévisions budgétaires semblent une fois de plus fondées sur des hypothèses de taux de croissance exagérément optimistes. Bercy campe encore sur 1,5 %, Bruxelles dit 1,3 % et le FMI est encore plus pessimiste. Or, vu la tendance observée partout et les précédents de 2015 et 2014, on pourrait bien finir l’année à 1 % tout rond.
Mais tout va mieux !

De plus, les économistes non gouvernementaux et ceux de Bruxelles s’attendent à un budget 2016 où l’on aura décalé dans le temps certaines dépenses, comptabilisé par anticipation des recettes, passé en recettes des cessions d’actifs, etc. Il faudra, hélas, attendre le rapport de la Cour des Comptes fin février 2017 pour en savoir plus. De la part d’un président de la République qui, lors de la campagne de 2012, a eu l’audace de déclarer un patrimoine personnel – hors biens immobiliers – négatif, il faut s’attendre à tout. Un tout qui va mieux, cela va de soi !

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130 m2 et 1 500 m2 de parc arboré pour 800 000 €, à Mougins dans le quartier huppé, si vous en avez les moyens, achetez.

Il y a pire, ce président « normal » va laisser une France et des Français dans un désarroi et une faillite sociale, identitaire, économique jamais vus.

Nicolas Sarkozy n’avait pas été formidable, mais il avait la carrure d’un président et avait tenu bon malgré la déception qu’il avait produite en gérant mal les premiers mois de son quinquennat. Aujourd’hui, c’est carrément la déchéance, et la méthode Coué du « tout va bien madame la marquise » n’y changera rien.
Mais pourquoi ne croirait-il pas que tout va bien puisque tout va mieux ?

Le pire, c’est aussi quand l’Observatoire national de la politique de la Ville (ONPV) remet à Patrick Kanner, ministre de la Ville, qui l’a créé, un rapport constatant que les milliards d’euros consacrés à la politique de la ville n’ont rien changé à la situation des villes et des quartiers concernés. Au contraire, dit le rapport, il semblerait que la situation se soit dégradée fortement. Certains ensembles urbains sont des zones de non-droit et même, plus précisément, des Molenbeek en attente de leurs Abdelslam. Kanner les chiffre à une centaine et se fait traiter de « menteur » par le centriste Lagarde. Ce dernier trouve qu’il exagère puisque tout va mieux.

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En réalité il y a en France plus de six cents « zones sensibles » dans le jargon administratif, de Roubaix au Mirail et aux quartiers nord de Marseille, en passant par Nantes, Toulouse et même Nice où plus de 400 policiers et gendarmes ont été blessés récemment par des attaques de voyous du type Nuit debout (311 militaires hospitalisés pour deux jours et plus, 116 blessés légers ressortis de l’hôpital le jour même), on imagine la violence des combats et le nombre des assaillants des gendarmes, très minimisés par la presse, mais tout va mieux puisque nous ne sommes pas encore en guerre civile ouverte (quoique !), seulement en proto-guerre civile.
Nous sommes soulagés, ça va mieux.

Les Français « dits de souche« , comme dit le président, fuient les quartiers populaires. Personne n’entretient les immeubles qui se dégradent malgré les rénovations payées par les impôts des Français qui travaillent. Les parties communes sont taguées à la bombe aérosol, les jardins sont vandalisés, les parkings, les halls et les escaliers occupés par les bandes qui se livrent ouvertement à tous les trafics. Les femmes, souvent enceintes, et les vieux sont obligés de monter chez eux par les escaliers puisque les ascenseurs sont en panne. Cela leur fait faire un peu de sport, mais n’est-ce pas mieux pour leur santé ? Le président sortant vous le demande.

La guerre annoncée contre l’islamisme est perdue d’avance faute d’être  menée par des professionnels auxquels le président et le gouvernement ont préféré des idéologues gauchistes déjà soumis à l’islam. L’Etat moral annoncé par le président en 2012 a disparu, transformant les valeurs de la République en mots creux dont se foutent éperdument les jeunes musulmans extrémistes qui peuplent les banlieues. Jamais le président et le gouvernement ne se sont posés sérieusement la question de savoir comment débarrasser la France, mais aussi l’Europe, de l’islamisme.
Mais puisque l’islamisme est l’avenir de l’Europe, c’est mieux ainsi.

Pourtant la stratégie islamiste est connue : agresser des Français avec violence au nom de l’islam pour obtenir une réaction hostile et si possible haineuse, celle-ci provoque un repli communautaire exploité par des professionnels musulmans de la subversion, qui recrutent des djihadistes parmi les jeunes et prêchent une identification des autres musulmans à leur projet mortifère. Ainsi, depuis 2012 le gouvernement envoie lentement mais sûrement 5 millions de Français musulmans dans les bras des djihadistes de l’islam radical.

Aujourd’hui, l’ennemi de la France n’est pas la Russie, mais l’islamisme, hélas, ce n’est pas ce que l’on enseigne à l’ENA. L’islamisme a programmé notre destruction pour mieux nous conquérir, mais notre soi-disant « élite », dont une grande partie en est consciente, n’ose pas en parler ni prendre les mesures qui s’imposeraient par réflexe idéologique, mais aussi par peur d’être accusée d’amalgame et d’islamophobie. Peur aussi, face à l’emprise croissante de l’islamisme le plus radical. Ils ont peur les énarques ? Tant mieux, ils ne freineront pas la progression islamiste souhaitée pour la France par le gouvernement, tout va donc mieux.

Après des années d’aveuglement socialiste, il a fallu le 13 novembre (Bataclan) pour que quelques yeux s’ouvrent et que des maires socialistes se demandent s’ils ont bien fait de transformer à coups de subventions des petits trafiquants de drogue en vizirs de quartiers à la solde de l’imam salafiste de la mosquée payée en douce par la ville. Qu’ils se demandent aussi si leur ville n’est pas plus proche de Raqqa, la capitale de l’EI, que de Lille pourtant déjà bien islamisée.
Mais le naturel est revenu au galop : plutôt l’islamisme pourvu qu’ils conservent leur poste et leurs gros revenus.
Houellebecq a raison, c’est l’élite française qui est déjà soumise à l’islam, si révolte il y a, elle viendra du peuple français qui, lui, en souffre. Il souffre mais ne se révolte pas encore, donc le président à raison, tout va mieux.

Tout va mieux ? Un conte maladroit et poussif auquel personne ne croit, sauf lui.

L’Imprécateur

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UNE SEMAINE AVANT LE 13 NOVEMBRE, LE PLAIDOYER d’ERIC ZEMMOUR RESONNE DOULOUREUSEMENT AUJOURD’HUI (par Marc Le Stahler)

Pour avoir déclaré à un journal italien en 2014 que « le Code Civil des musulmans, c’est le Coran », ajoutant que « vivant dans les périphéries urbaines, ils ont forcé les Français à s’en aller », une petite semaine avant ce sinistre 13 novembre 2015, notre ami Eric Zemmour comparaissait devant la 17ème Chambre Correctionnelle (suite à un appel du Parquet malgré une relaxe initiale, ce qui en dit long sur l’acharnement de Taubira à l’encontre du journaliste).

On notera que ces affirmations sont pourtant frappées du coin du bon sens, et de la stricte observation de la réalité factuelle ; mais aujourd’hui, on court plus de risques à dire la vérité – si elle est gênante pour les musulmans – qu’à être fiché « S » tout en se promenant dans les rues de Paris armé d’un AK47… Passons…

Le 6 novembre, donc, Eric, n’attendant sans doute plus grand chose de la « justice de son pays », prononçait le brillant plaidoyer ci-dessous, dont la conclusion résonne douloureusement à nos oreilles après ce week end de guerre à Paris.

C’est du grand art, de l’histoire comparée des hommes et des idées, une démonstration flagrante de la dérive de la justice et surtout, surtout, une conclusion qui fait froid dans le dos, sachant qu’une semaine plus tard, la France allait ainsi être martyrisée.

Bravo Eric, chapeau l’artiste !

Marc Le Stahler

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PLAIDOYER prononcé par ERIC ZEMMOUR le vendredi 6 novembre 2015
devant la 17ème Chambre Correctionnelle.

C’était il y a près de cent ans. La Première Guerre mondiale venait de s’achever. Le traité de Versailles avait été signé. Un grand économiste, le plus grand de son temps, l’Anglais John Maynard Keynes, publiait un ouvrage, Les Conséquences économiques de la paix, pour expliquer que la France et les vainqueurs avaient été trop durs envers l’Allemagne vaincue, et qu’en particulier celle-ci ne pourrait jamais payer les énormes réparations pécuniaires réclamées. Un grand historien français, journaliste de profession, Jacques Bainville, lui répondit dans un livre intitulé Les Conséquences politiques de la paix. Il expliqua au contraire que le traité de Versailles avait été, selon sa célèbre formule qu’on apprenait naguère dans les cours d’histoire, « trop mou pour ce qu’il avait de dur et trop dur pour ce qu’il avait de mou ». Mais cet affrontement de points de vue sur le traité de Versailles n’intéresserait plus aujourd’hui que les historiens si, dans son livre, Jacques Bainville n’avait, avec une prescience extraordinaire, annoncé tous les événements qui conduiraient à la guerre, la remilitarisation de la Rhénanie, l’Anschluss avec l’Autriche, le dépeçage de la Tchécoslovaquie, le pacte germano-soviétique et l’attaque de la Pologne, avant celle de la France et de l’Angleterre.

Jacques Bainville prophétisait ces événements en 1920 alors même qu’Hitler n’était encore qu’un peintre raté. À l’époque, Bainville fut violemment attaqué par les Anglais et Keynes bien sûr, mais aussi et surtout par la gauche. Sa proximité avec l’Action française en faisait une cible facile. Il fut moqué, insulté, accusé d’être germanophobe, xénophobe, belliciste. Toute la gauche l’accusait de monter les Français contre les Allemands, de pousser à une nouvelle guerre, d’être un criminel, alors qu’il voulait seulement mettre en garde ses compatriotes contre les illusions et la naïveté. Il en tira une leçon que je vous livre : « Les démocraties ont coutume de reprocher à ceux qui ont prévu les événements de les avoir causés. »

Et encore, le grand Bainville ne savait pas qu’on pouvait être attaqué pour des mots qu’on n’avait pas prononcés, qu’on n’avait même pas entendus. Il ne savait pas qu’on pouvait être renvoyé par un de ses employeurs, en l’occurrence i>Télé, parce que des propos prononcés dans un journal italien n’avaient pas l’heur de plaire ni à la directrice de l’antenne ni à la rédaction. Il ne savait pas que l’expression liberté d’opinion ne valait que pour les dessinateurs de Charlie Hebdo. Il ne connaissait pas les beautés cachées de la loi Pleven, des délices et poisons de l’incitation à la discrimination et à la haine raciale. Il ne savait pas, l’heureux homme qui vivait dans une République qui respectait encore les libertés fondamentales, qu’on pouvait être traité comme un délinquant parce que ses idées ne plaisaient pas au pouvoir.

Il ne savait pas que la gauche, la gauche bien-pensante, la gauche humaniste, si bienveillante et pacifique, si laïcarde et anticléricale, avait rétabli subrepticement le délit de blasphème, qui avait été aboli à la Révolution. Oui, le délit de blasphème ! Bien sûr, il ne s’agit plus de condamner le chevalier de La Barre parce qu’il n’a pas ôté son chapeau devant une procession catholique. Mais il s’agit de condamner quiconque n’ôterait pas respectueusement son chapeau devant la nouvelle religion, la nouvelle doxa antiraciste, celle de l’identité heureuse, comme dit un ancien Premier ministre, celle du pas d’amalgame, celle de l’islam modéré, religion d’amour et de paix, celle de l’intégration harmonieuse dans le respect des différences.

Oui, tous ceux qui ne croient pas en cette nouvelle religion, tous ceux qui n’ont pas la foi doivent se taire ou être condamnés.

Ou plutôt, pour que la masse continue à se taire, il faut que certains soient condamnés. J’ai l’honneur, je dis bien l’honneur, d’être devenu une cible privilégiée. La cible privilégiée parce que mes livres ont beaucoup de succès, parce que mes interventions sont regardées, écoutées. Mes adversaires croient que je suis un danger parce que je convaincrais les Français alors que ce sont les Français qui reconnaissent en moi ce qu’ils pensent tout bas. Illusions du nominalisme !

Quand l’historien Georges Bensoussan dit dans Le Figaro : « Nous sommes en train d’assister en France à l’émergence de deux peuples, au point que certains évoquent des germes de guerre civile », que dit-il de différent de moi ? Quand il évoque le témoignage de policiers, d’élus, de médecins aux urgences, « le sentiment que deux peuples sont en train de se former, côte à côte, et qui se regardent souvent avec hostilité, ce sentiment-là est aujourd’hui partagé par beaucoup », pourquoi lui et tous ces témoins ne sont pas traînés comme moi devant ce tribunal ?

Il y a quelques mois, lors d’un autre procès – puisque je passe, désormais, une partie de ma vie au palais de justice -, la représentante du parquet me demandait si ma première condamnation, il y a quatre ans, m’avait conduit à changer mes méthodes de travail. Je lui renverrai aujourd’hui sa question : est-ce que la relaxe dont j’ai bénéficié dans une récente affaire a conduit le parquet à changer ses méthodes de travail ? Est-ce que le parquet s’est remis en cause ? Est-ce qu’il a décidé de ne plus se mêler de la vie des idées en France ? Est-ce qu’il a enfin décidé de ne plus instrumentaliser une loi pleine de belles intentions pour en faire une arme politique ? Est-ce qu’il a enfin compris que son rôle était non pas de criminaliser les opinions dissidentes mais de protéger les citoyens contre les voyous, et accessoirement de respecter la liberté de pensée et d’opinion en France, un de nos acquis les plus précieux hérités des générations précédentes ? Est-ce que ces messieurs-dames du parquet ont admis, enfin, qu’ils n’étaient pas là pour imposer l’idéologie politique de leur ministre, aussi charismatique soit-elle, de leur syndicat, aussi impérieux soit-il, ou plus prosaïquement leurs propres convictions politiques, aussi légitimes soient-elles ?

Quand le ministre de la Justice – madame Taubira, pour ne pas la nommer -, avertit dans une interview qu’il faudra compter de plus en plus avec les « gens comme nous, car ils seront de plus en plus nombreux », que fait-elle d’autre sinon opposer une partie des Français à une autre, séparés par l’origine, la race, la religion ? Est-ce que le parquet a dit quelque chose ? Quand le Premier ministre parle d’apartheid, ne fait-il pas référence à la séparation géographique de deux peuples, selon le modèle des Blancs et des Noirs en Afrique du Sud ? Séparation géographique, raciale, culturelle, avec chacun ses règles, ses lois. Je n’ai pourtant pas entendu une plainte du parquet.

Quand le parquet cessera-t-il de servir de relais à des lobbys antiracistes qui vivent du racisme, ou du prétendu racisme (et encore : de manière hémiplégique), comme d’autres vivent de la défense des baleines ou des ours ? Jusqu’à quand le parquet alimentera-t-il une logique liberticide qui rappelle les régimes totalitaires communistes, qui permet à n’importe quelle association de signaler à la police des opinions dissidentes, afin que le parquet, au nom de la défense de l’État et de la société, ne poursuive les affreux dissidents ?

À toutes ces questions, je connais déjà la réponse. Le parquet s’est empressé de faire appel de la décision de relaxe dont j’ai bénéficié il y a quelques semaines. Et m’a poursuivi pour mes propos dans le Corriere della Sera. Je préfère prévenir respectueusement le parquet et la cour : rien ne m’empêchera de continuer à dire ce que je crois, même si j’ai bien compris que rien n’arrêtera le ministère public dans sa volonté de me faire taire. J’ai bien conscience aussi d’être le pot de terre contre le pot de fer. Mais un jour, j’en suis convaincu, l’Histoire donnera raison au pot de terre, comme elle l’a donné au grand Bainville, et le pot de fer aura honte. Mais il sera trop tard.

 

LES ISLAMISTES RELANCENT L’ESCLAVAGE EN FRANCE DANS LES « NO-GO-ZONES »

La nature nous a ainsi faits que nous ne nous sentons vraiment bien que dans le réflexe inné du regroupement par affinités dans les mœurs, les us et coutumes, les idées, la religion et les caractéristiques physiques. Cela commence par le couple, le couple s’élargit en famille formée du couple et de ses enfants, la famille en clan avec la vie en communauté de tous ceux qui ont un lien par le sang, le clan en tribu associant plusieurs clans mais toujours dans le cadre très strict d’une loi commune sous l’autorité d’un chef conseillé par les “anciens” c’est-à-dire les plus âgés ou expérimentés, la tribu en nation où l’on retrouve tous ceux qui se reconnaissent dans leurs us et coutumes liées par la langue et la religion, la nation en peuple où ne subsiste qu’un lien celui du droit, le peuple en société qui tente de faire cohabiter plusieurs peuples ou nations dans la paix.

Plus on monte dans cette hiérarchie, plus les choses sont compliquées, on le voit avec l’échec de la Société Des Nations, suivi de celui de plus en plus patent de l’Organisation des Nations Unies qu’il eut mieux valu nommer “Société des Peuples Unis” puisque le premier article de sa charte est ainsi rédigé : « Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde. »

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Entrée d’un quartier arabe de Paris, ici Barbès. Les Blancs sont filtrés, l’entrée des véhicules de police interdite de fait, tous les trafics, y compris celui d’être humains peuvent se faire en toute tranquillité.
Ces barrières sont posées aux heures de prière, un alibi commode.

La difficulté d’arriver à une entente globale est due au fait que le vieux réflexe écologique du regroupement par affinités resurgit partout et sans cesse dans les comportements sociaux. On le constate dans les quartiers où se regroupent les bourgeois socialistes, ceux de plus en plus rares où se retrouvent les ouvriers, ceux où se reconstituent des tribus, les Africains avec les Africains, les Arabes avec les Arabes, les Juifs avec les Juifs, les Chinois avec les Chinois. Exactement comme on voit les hirondelles avec les hirondelles, les loups avec les loups ou les éléphants en clans familiaux où les jeunes mâles “étrangers” ne se font adopter qu’après avoir montré leur soumission au chef qui les autorise à séduire une femelle.

Le plus étonnant est que ce que l’on appelle “la communauté internationale” adopte facilement les mêmes comportements grégaires et les tolère, les encourage et parfois va jusqu’à les forcer. Comment apprécier autrement le don fait par l’OTAN, à coups de bombardements, du Kosovo chrétien et serbe aux Albanais musulmans qui se sont empressés d’en chasser ses premiers et légitimes habitants ?

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Au Kosovo, églises et monastères coptes qui ne sont pas cernés de barbelés et protégés par la force internationale (toujours présente) sont brûlés ou détruits, les mosquées fleurissent, les Serbes autrefois majoritaires survivent sous protection militaire.

Curieuse façon de détricoter le vivre ensemble imposé par le régime socialiste dictatorial de Tito  aux Serbes, en les forçant à accueillir les immigrants albanais qui fuyaient le régime communiste totalitaire d’Enver Hodja, sous prétexte de solidarité socialiste. Il est vrai que l’objectif recherché par les États-Unis en faisant cadeau du Kosovo aux Albanais était déjà d’enfoncer un pieu islamique au cœur de l’Europe chrétienne pour l’affaiblir, une Europe dont les Anglo-saxons sont le meilleur ennemi, comme l’a rappelé François Mitterrand en 1995. On est en fait d’un schéma identique mais symétrique de celui de 1948 quand l’ONU a donné aux juifs un morceau de la Palestine colonisée et islamisée pour enfoncer un pieu au cœur de la nation arabe.

En quelques années le Kosovo est devenu un ghetto musulman et mafieux, comme on en trouve dans les cités entourant nos grandes villes, voire au cœur même des grandes villes, où on les appelle “zones de non-droit” ou “quartiers sensibles”. Ces “no-go-zones” fonctionnent en quasi autarcie, vivent de la délinquance, des trafics de drogue, d’armes et de subventions, sont gouvernées ou fortement influencées par les lois islamiques. Les autorités en reconnaissent environ 750 en France. Le premier ministre les dénonce et les appelle “ghettos”, mais son gouvernement, s’il ne fait rien pour en encourager la formation ne fait rien d’efficace non plus pour l’empêcher.

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Le pire, est que dans ces zones de non-droit où police, pompiers et services sociaux ont du mal à pénétrer sans une protection quasi militaire, se redéveloppe lentement un phénomène inhérent à l’islam que les autorités ignorent totalement parce qu’elles ne veulent pas le voir ni le savoir, allant jusqu’à légiférer pour interdire que l’on en parle (loi Taubira sur la traite Atlantique) « afin de ne pas faire porter aux jeunes des cités le poids des crimes de leurs pères » : l’esclavage des  Africains noirs par les Arabes musulmans.

Bien que l’anthropologue algérien Malek Chebel dénonce l’existence dans les quartiers d’un esclavage déjà massif” des Noirs par les musulmans, cela ne semble concerner encore que peu d’individus, principalement des fillettes d’origine africaine.

Mais c’est un fait dont il vaudrait mieux prendre conscience et s’occuper pour l’éradiquer tout de suite par des sanctions exemplaires, plutôt que d’attendre en fermant les yeux qu’il se développe.

« Adoptant une stratégie marketing ciblant les personnes de couleur noire, des prédicateurs professionnels instrumentalisent massivement l’esclavage, soit dans les quartiers, soit par internet, pour convertir à l’islam, en en rendant le christianisme responsable et en niant l’ampleur et même l’existence de la traite arabo-musulmane. Alors que cette traite est unanimement reconnue par les historiens, ils traitent de “menteurs haineux” ou de “victimes des sionistes” ceux qui la leur rappellent », dit le professeur Malek Chebel dans une vidéo très longue, de plus de trois heures, que nos gouvernants feraient bien de consulter, à moins qu’ils ne veuillent faire de nos enfants et petits-enfants, de leurs enfants et petits-enfants, les victimes de cette horreur.

Le “droit des peuples à disposer d’eux-mêmes” est une notion que refusent systématiquement les régimes socialistes et la religion musulmane. L’Arabie Saoudite demande-t-elle au peuple arabe s’il veut moderniser la société en établissant l’égalité hommes-femmes, en supprimant les châtiments corporels et la peine de mort par décapitation, lapidation et crucifixion ? − Non, elle applique la loi islamique dans toute sa rigueur. Le gouvernement français demande-t-il au peuple français s’il veut vivre ensemble avec des étrangers de langue, de mœurs et de religion différentes, s’il veut de la théorie américaine du “genre”, s’il veut être marxifié ? − Non, il impose ses lois scélérates et refuse catégoriquement tout recours au référendum. Écoute-t-il les Français qui à chaque élection intermédiaire lui demandent de partir ? − Non, il s’accroche au pouvoir par tous les moyens juridiques en sa possession.

Ces deux théologies, le socialisme et l’islam, sont d’essence dictatoriale et totalitaire et ne s’en cachent plus, la première, le socialisme en décomposition, veut s’intégrer à la seconde dont il préfère l’esprit de soumission des peuples à la liberté et à la démocratie qu’il prétend défendre dans ses discours, mais qu’il bafoue dans ses actes. Il en a pourtant fallu des siècles aux peuples d’occident pour obtenir la liberté de choisir leur destin, souvent en versant leur sang.

Les révolutionnaires de ’89 doivent faire des sauts dans leurs tombes !

L’Imprécateur

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« BIEN AGITER LE PEUPLE AVANT DE S’EN SERVIR » (Talleyrand) – 2ème partie –

La première phase du plan pour le changement d’idéologie et la prise du pouvoir qui en découle, soit violemment par une révolution socialiste ou islamiste, soit démocratiquement, le fruit tombant tout seul parce qu’il est mûr, est accompagnée plus ou moins vite d’une phase d’épuration qui touche tous les réfractaires.

Elle peut être très rapide, par exemple au Vietnam elle se fit en une nuit : des dizaines de milliers de Vietnamiens furent pris et fusillés au petit matin le lendemain de la prise de Saïgon. De même dans l’Etat islamique où elle intervient aussi en deux ou trois jours dans les régions conquises, les victimes étant soit abattues à la kalachnikov par dizaines, soit égorgées avec toute une mise en scène pour la propagande du système. Cela est possible parce que les exécuteurs ont les noms et les adresses des opposants, savent où les trouver.

C’est le résultat d’un travail préalable de repérage qui a consisté à trouver les noms, avec les noms trouver les adresses, aux adresses aller repérer s’il y a des issues secondaires, des chiens, des alarmes, noter les plaques minéralogiques des voitures, quand c’est possible interroger les voisins sur les heures de présence ou procéder à des sondages par téléphone comme le font les cambrioleurs qui veulent piller votre maison, mais pour une raison inverse puisque ce qui intéresse les cambrioleurs n’est pas de savoir quand vous êtes présent, mais quand vous êtes absents. Sont visés tous ceux qui ont des relations sociales nombreuses : politiques, journalistes, écrivains, enseignants, chefs d’entreprises, mais aussi chauffeurs de taxis, coiffeurs, barmen, restaurateurs, etc. Ils sont éliminés ou enfermés au moindre soupçon de tiédeur pour le nouveau régime.

Mais sont aussi visés la plupart de ceux qui s’y étaient déjà soumis ! Ces « idiots utiles » du socialisme et de l’islam doivent être « neutralisés » (en langage du renseignement « tués ») parce qu’idéologues ou idéalistes qui croient en la beauté du socialisme ou de l’islam. On sait que lorsque le changement arrive et qu’ils voient la brutalité des méthodes utilisées, ils peuvent ouvrir les yeux et devenir alors les pires ennemis du nouveau régime. Et surtout parce que c’est indispensable pour mener rapidement les changements de personnel politique, journalistique et administratif indispensables pour une prise du pouvoir rapide ou encore parce qu’ils en savent trop. « Ne vous occupez pas des gauchistes » ordonnaient les instructeurs du KGB, « éliminez-les, ce sont des prostitués politiques« .

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« Idiot utile » type, à droite le même, en plus  jeune.
Qui pourrait avoir confiance en  Laurent Mouchard – Joffrin ?

Elle peut être plus lente quand la prise du pouvoir s’est faite par une élection, comme en France. On ne tue pas, mais on détruit socialement les personnes hostiles au socialisme ou à l’islamisme en les faisant dénigrer par la presse aux ordres, en les accablant de procédures judiciaires et d’amendes, en les faisant licencier par leur employeur, écarter des médias en menaçant leurs directions et leurs éditeurs, en fermant d’autorité leurs blogs sans la moindre procédure judiciaire, comme Riposte laïque, Minurne, Révoltes en Europe…, les obligeant, quand ils en ont les moyens, à quitter la France pour d’autres pays qui sont encore et beaucoup plus démocratiques, comme la Suisse ou la Belgique, voire les Etats-Unis ou même la Russie.

Pour remplacer les éliminés, les instructeurs du KGB recommandaient de recruter « les cyniques, ceux qui savent mentir les yeux dans les yeux, les immoraux, les criminels, les gens avides de pouvoir ou qui se croient importants« , c’est ce que fait le PS et qui explique qu’il y ait autant de ses membres qui fassent l’objet de poursuites judiciaires. Ils seront utiles pour mise en œuvre de la seconde phase : la déstabilisation du pays. Ce que fait également E.I. en Syrie et en Irak pour administrer les zones conquises. Mais ces gens qui se sont cru malins en ayant franchi la phase du changement de régime, sans se faire éliminer comme les idéologues et les idéalistes qui l’attendaient pourtant avec espoir, ne savent pas qu’ils seront à leur tour éliminés dès cette seconde phase de déstabilisation terminée. Ils devraient le savoir puisqu’on l’a vu partout : Afghanistan, Irak, Syrie, URSS, Cambodge… Et même Cuba où Castro fit emprisonner et exécuter presque tous ceux qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir en 1959, même le Che Guevara qui comprit en 1965 que son tour arrivait et qu’il valait mieux quitter le pays tant qu’il le pouvait encore. Ce qu’il fit pour aller au Congo-Léopoldville, puis en Bolivie où il fut, semble-t-il,  vendu à la CIA qui l’exécuta, blanchissant Castro. Celui-ci put faire du Che mort, donc qu’il n’avait plus à craindre, le héros révolutionnaire que l’on connaît.

Ils devraient le savoir, mais aveuglés par leurs illusions, tous ces gens de gauche ne veulent pas le savoir : les profs, les politiques, les journalistes, les défenseurs des beaux principes d’égalité, les féministes, les homophiles, les écolos politiques et les islamophiles. Ils ne voient pas qu’ils sont déjà instrumentalisés par l’islam parce qu’ils croient pouvoir le maîtriser, le rendre « modéré » et « compatible avec les valeurs de la République« . Ils croient qu’ils vont conserver leur pouvoir (ou le prendre pour ceux qu’y n’y sont pas encore), même si la charia était imposée en France.

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Dans ses instructions l’Etat islamique leur dit NON ! Alignés contre un mur et exécutés. Il y aura toujours un plus islamiste que le musulman « de base » pour faire le boulot.

Contrairement à ce que l’on croit, recruter des exécuteurs est la chose la plus facile au monde, voyez E.I., même les enfants ! Leurs illusions seront tombées, mais trop tard.

Et puisqu’il faut des exemples, encore un autre.
À Barcelone, pendant la guerre d’Espagne tous les communistes qui avaient participé aux combats contre les troupes de Franco furent exécutés en moins de 48 heures dans des conditions horribles (dans des pneus arrosés d’essence que leurs bourreaux enflammaient). Ils étaient les meilleurs, les plus fidèles, expérimentés et tout et tout, ils avaient presque gagné et pourtant ils furent éliminés. Et par qui ? Par une équipe dirigée par un agent du GRU, une agence du NKVD (1) , Georges Zaksas, sur ordre du Comité central du PC soviétique qui, prévoyant une prise du pouvoir imminente par les Républicains en Catalogne, avait jugé que c’était le moment de se débarrasser des idiots utiles où se mêlaient communistes et trotskistes, pour mettre de nouvelles équipes à la place. Zaksas, comprenant subitement que son tour viendrait en suite logique, passa en France où il se dissimula sous un faux nom basque et entra dans la Résistance à Toulouse, sabota des trains, fut élu député socialiste à la Libération, fut distingué par de Gaulle qui, à sa demande (Zaksas avait découvert que le KGB avait retrouvé sa trace et voulait l’exécuter comme traître) le nomma trésorier payeur général en Afrique puis en Nouvelle-Calédonie et Zaksas finit par mourir d’un cancer dans le château de la Loire qu’il avait acheté avec l’énorme fortune amassée quand il était haut fonctionnaire des finances.

C’est une belle histoire, mais c’est un cas quasi unique, la règle générale est que les idiots utiles des révolutions et des idéologies, qu’elles soient socialistes ou islamistes, finissent assassinés ou au mieux socialement éliminés, comme toute les équipes qui entourèrent Lénine et Staline à leur prise du pouvoir.

On en revient toujours à la même question : pourquoi cet aveuglement des idiots utiles du socialisme et de l’islamisme ? Parce qu’ils sont programmés pendant leurs études ou leur formation pour penser et réagir à des stimuli implantés dans leurs esprits de façon déterminée. Il leur est impossible, quel que soit le niveau de leur intelligence, de changer leur façon de voir ou de raisonner, même face à l’évidence des faits. Il existe un symptôme qui montre leur état d’asservissement intellectuel : leur manque d’imagination, caractéristique de nombreux énarques. Ils sont et resteront formatés tant qu’ils ne seront pas eux-mêmes touchés dans leurs vies ou leur famille. S’ils le sont, ils deviennent dangereux pour le nouvel ordre mondial socialiste ou islamiste et doivent être neutralisés ou éliminés, c’est la règle.

Cette seconde phase, la déstabilisation du pays, peut durer de deux à cinq ans. C’est ce que disent Youri Bezmenov, transfuge du KGB en 1970 et réfugié aux Etats-Unis, comme Abu Bakr Naji, auteur de Gestion de la barbarie, théoricien de la prise du pouvoir islamique. Dans cette phase, l’objectif est la prise en main des fondamentaux du pays : l’économie, la défense, les relations avec l’étranger trois secteurs où le rôle de l’idéologie est considérable.

La troisième phase, c’est l’insurrection. Elle dure rarement plus de six semaines. Tous les idiots utiles ont été mobilisés pour amener le pays au bord de la crise : ceux des administrations, de la justice, des médias, des syndicats, fonctionnaires, étudiants, intellectuels, et cela tétanise le pouvoir en place qui réagit mal ou trop tard (2). Il peut y avoir un coup d’Etat, mais pas nécessairement, les choses ont pu se faire par « le coup d’État permanent » tel que l’a théorisé François Mitterrand en 1964. Tout est une question de circonstances et d’économie de moyens.

Le peuple ne réagit pas non plus, ou insuffisamment, parce que tous les relais médiatiques et sociaux tenus par la gauche l’ont convaincu que ce qui se passe, c’est la démocratie. La crise permet de justifier le changement de régime, de structures, de modèle économique. Je ne vais pas insister sur cette troisième phase puisque nous l’avons tous connue.

Le prochain article sera consacré à la quatrième phase : la normalisation, qui révèle bien des surprises, tant pour les naïfs de la politique que ceux qui croient, comme Hollande, maitriser leur prise du pouvoir.

L’Imprécateur

1 : Le GRU était le service du renseignement extérieur soviétique, rattaché au NKVD qui assurait la sécurité intérieure et exécuta, selon les révélations du général du KGB Alexandre Karbanov, 3,5 millions de communistes russes, la plupart de bons communistes innocents des crimes qu’ils finissaient par avouer sous la torture, pendant les purges successives destinées à maintenir la terreur au sein de la population, et pour les raisons exposées dans cet article.

2 : Ce fut caractéristique en mai 1968, le gouvernement croyait à un début d’insurrection générale et prenait de mauvaises décisions, il fallut l’intervention énergique de de Gaulle pour rétablir la situation.

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MOYEN-ORIENT : LE NOEUD DE VIPÈRES (l’Imprécateur)

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« Mudjahidins de tous les pays, hâtez vous de faire le djihad et faites de ce mois de ramadan une calamité pour les infidèles »
(Abu Mohammed al-Adnani, porte parole de l’organisation Etat Islamique).

Tous les journaux de la planète ont diffusé ce message menaçant. Un peu moins la presse française sans que l’on sache si c’est par sagesse et souci de ne pas propager la propagande islamiste, ou si c’est par respect des consignes de la bien-pensance du « pas d’amalgame » et pour « ne pas stigmatiser la communauté musulmane ».

Le Washington Post s’interrogeait sur le sens de « l’entrée dans une nouvelle ère de djihad international » annoncée par E.I. et les attentats multiples à en attendre pendant le ramadan qui est chaque année une période de plus grande violence dans le monde musulman. Le New York Times pense que les attentats du 26 juin « soulignent de manières différentes les difficultés à anticiper ces attaques et à protéger les civils, qu’ils se trouvent à la mosquée, au travail, ou à la plage”, cependant il y voit plus une coïncidence qu’un plan global : “Si rien n’indique pour le moment que ces attentats ont été coordonnés, la mort de dizaines de civils a horrifié les populations et soulevé d’épineuses questions sur l’évolution de la nature du terrorisme international”.

Cette évolution, le quotidien libanais L’Orient le jour, toujours bien renseigné, la voit sous la forme des attaques à plus petite échelle, mais qui peuvent frapper n’importe où ». El Pais, le journal espagnol ne croit pas non plus à un lien direct entre les trois attentats, mais voit cependant « un acte hautement politique » dans le fait qu’il y ait une « offensive djihadiste sanglante sur trois continents« , le même jour. Il s’agit d’une stratégie ayant pour objectif de “créer un sentiment de peur et de défaite afin de neutraliser la capacité de combat des forces ennemies tant à l’intérieur qu’à l’extérieur”. Plus important encore pour le journal, ils visent à poursuivre la captation de djihadistes internationaux qui frapperont à domicile. Dans notre cas, de jeunes musulmans français tentés par le djihadisme dans lequel ils voient une aventure exaltante et l’occasion d’assouvir leurs fantasmes de meurtre, de viol, de pillage tels qu’ils les vivent par procuration dans de nombreux jeux vidéo.

La « Coalition internationale contre l’organisation Etat islamique » était réunie le 2 juin dernier à Paris pour faire le point sur sa stratégie, au regard des récentes avancées du groupe terroriste à Palmyre et Ramadi. Critiqué par Paris et Washington pour sa gestion des conflits internes, le Premier ministre irakien Haïdar Al-Abadi a, en retour, jugé insuffisante l’aide apportée par la coalition.

Lui a-t-on fait remarquer que si l’aide internationale est jugée insuffisante, l’armée irakienne est, elle, en-dessous de tout ? C’est l’une des armées les plus puissantes du Moyen-Orient avec 260 000 hommes, cinq fois environ l’effectif total des troupes de l’E.I., et elle a été bien armée par les Américains.

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Pourtant, ce n’est pas elle que l’on voit à l’œuvre contre l’E.I. autrement qu’en train de prendre la fuite en abandonnant ses armes et parfois des hommes que les djihadistes salafistes de l’E.I. égorgent ensuite. Ce sont des milices, souvent chiites ou kurdes, qui « font le job ».

On touche là du doigt un gros problème qu’occultent, à moins qu’ils n’en aient pas conscience par ignorance de l’islam, les dirigeants et ministres occidentaux pour on ne sait trop quelle raison de politiquement correct, obnubilés par l’idée de « ne pas stigmatiser l’islam ». Parce que le problème est bien là : l’islam n’est pas une religion mais une idéologie politico-religieuse divisée en plusieurs églises, elles-mêmes subdivisées en sectes dont certaines sont microscopiques, qui se haïssent copieusement, ne cohabitent paisiblement que si l’une accepte sa soumission à l’autre qui est dominante, mais font preuve d’une solidarité clanique ethnique et religieuse exemplaire.

L’armée irakienne est majoritairement sunnite, comme les troupes djihadistes de l’E.I. qui sont elles aussi sunnites et de plus salafistes, ce qui leur confère une aura de quasi sainteté puisqu’ils acceptent joyeusement de prendre pour Allah le risque du martyre. L’armée irakienne répugne à combattre ses « frères ». Le gouvernement irakien dominé par les chiites envoie donc des milices chiites pour combattre les sunnites de l’E.I. Elles le font très bien et reprennent des positions gagnées par E.I. Mais comme elles haïssent les sunnites qu’elles y trouvent, elles torturent, violent, pillent et massacrent. Si E.I. reprend la même position où en arrivant la première fois il avait lui-même torturé, violé, pillé et massacré les chiites, chrétiens ou yézidis qu’il y avait trouvés, plus l’élite locale des sunnites qu’il avait remplacée par ses cadres à lui, il n’a plus qu’à recommencer avec les chiites faits prisonniers.

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Le problème est le même quand ce sont des Kurdes qui sont envoyés combattre E.I., avec une nuance importante toutefois : les Kurdes sont sunnites comme les djihadistes E.I., mais ils les haïssent pour avoir dans leur progression vers les champs pétrolifères de Mossoul pris l’an dernier des territoires que les Kurdes considéraient comme les leurs. Leur objectif est de les récupérer et de former à terme un état kurde indépendant. S’ils y réussissent, ils se comporteront à peu près comme les djihadistes d’Etat Islamiste, et les « alliés », conglomérat hétéroclite de pays qui n’ont au fond rien d’autre en commun que la peur d’E.I., seront peut-être conduits à bombarder les Kurdes, à la demande des Turcs, membres de l’OTAN, qui haïssent les Kurdes et ne les aiment que morts ou soumis dans le quasi esclavage qu’ils leur imposent depuis un siècle.

Quand nos dirigeants refusent d’envoyer des fantassins sur le terrain et de régler son compte à E.I., ils ont raison, ce serait mettre le pied dans un nœud de vipères et ils le savent, comme Israël le sait qui tape sur toute tête de vipère qui sort du nœud, un coup c’est sur le Hamas, un coup sur le Hezbollah, un coup sur l’Iran, un coup sur l’Egypte… Si des troupes occidentales débarquaient, d’un coup toutes les vipères s’uniraient provisoirement pour lutter contre « l’envahisseur mécréant du Dar el Islam », la terre musulmane. Puis, une fois les mécréants chassés comme ils l’ont été d’Afghanistan, elles recommenceraient à se mordre mutuellement.

Il n’y de paix dans ces pays que lorsqu’une poigne de fer les tient, impose la laïcité de force, à moins que l’une des branches de l’islam n’y soit totalement dominante comme dans l’Arabie wahabite actuelle, le Maroc malékite, la Jordanie hachémite ou l’Iran chiite. Mustapha Kemal Atatürk l’avait compris au siècle dernier, il supprima le régime du califat sous lequel les ottomans vivaient depuis plus de dix siècles et la Turquie put accéder au monde moderne. Toute une série d’hommes forts firent de même et imposèrent à leurs pays avec l’aide de leurs armées, des dictatures laïques presque tous en s’appuyant sur l’idéologie socialiste particulièrement adaptée à ce système de gouvernement : Gamal Abdel Nasser, Hafez el Assad, Mouammar Kadhafi, Saddam Hussein, Habib Bourguiba suivi de Zine ben Ali, Abdelaziz Bouteflika… Globalement tous socialistes, imposant le parti unique avec le soutien de l’armée.

Portrait_officiel_BourguibaHabib Bourquiba, « président à vie », président du Parti Socialiste Destourien de Tunisie

Tous ont été combattus, parfois assassinés par l’islamisme qu’ils ont écrasé sans pitié, l’islam étant la religion dominante mais le respect des minorités imposé. Ainsi dans la Syrie des Assad, les alaouites cohabitaient avec les sunnites (devenus majoritaires) et les chrétiens syriaques, maronites, grecs, arméniens, chaldéens ; dans l’Algérie sunnite, les malékites cohabitent avec les ibadites et les soufis, chrétiens, protestants et juifs étant cependant devenus extrêmement minoritaires. Etc.

C’est pourquoi intervenir dans ces pays nécessite une connaissance profonde des religions et des sociétés claniques locales qui manque presque toujours à nos élites politiques, qu’elles soient françaises ou américaines. Leur politique se résume alors à jouer les uns contre les autres, à favoriser la religion qui semble la plus favorable aux intérêts occidentaux, presque toujours axés sur le pétrole et le gaz. En Syrie on a joué les sunnites contre les alaouites, en Algérie notre président flatte les sunnites malékites dominants, en Irak on joue les chiites contre les salafistes, en Libye on a complètement perdu la main après avoir poussé à assassiner Kadhafi, des islamistes déguisés en démocrates modérés qui ont roulé dans la farine Bernard Henri Lévy et Nicolas Sarkozy qui n’avaient rien compris à la fine gestion du système tribal libyen par Kadhafi.

Le grand problème d’aujourd’hui est que l’échec de « politiques arabes » menées depuis 70 ans sans tenir compte des variantes antagonistes de l’islam et des sociétés tribales qui se les sont appropriées, a pour résultat que l’islam est maintenant chez nous et y importe ses divisions et ses guerres.

L’Imprécateur

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INVASION EN COURS : LA STRATÉGIE ISLAMISTE (par Maurice D.)

Ils avaient dit qu’ils utiliseraient une arme de destruction massive contre l’Europe : 500.000 migrants auxquels il feraient traverser la Méditerranée. Et bien ça y est, ils sont passés à l’action.

Depuis quelques semaines des migrants venus de Somalie, d’Érythrée et d’Éthiopie qui cherchaient du travail ou attendaient des passeurs pour leur faire gagner l’Europe sont poussés à partir chaque jour par milliers des côtes de Libye (11.000 migrants ont débarqué en six jours sur les seules côtes italiennes, faites le calcul sur un an à ce rythme). Les autorités européennes au lieu de prendre rapidement des mesures impitoyables pour protéger leurs populations en stoppant l’attaque, se grattent la tête pour savoir comment mettre un peu de vaseline sur la plaie qui s’ouvre un peu plus chaque jour, espérant la refermer avec beaucoup d’argent et un peu d’humanisme larmoyant.

La stratégie des islamistes est simple, et de plus clairement expliquée dans les « Études stratégiques » qu’ils publient*, manuels d’instructions pour la conquête de l’Europe, première étape d’une conquête du monde elle aussi annoncée. Ils savent que l’Europe a beau être actuellement sous-armée, car soixante-dix années consécutives de paix intérieure gagnées grâce à l’Union Européenne ont complètement anesthésié son instinct d’auto-défense, elle est encore capable de les battre dans un affrontement direct, il faut donc éviter le choc frontal.

Depuis qu’Al-Qaïda existe, la stratégie recommandée était d’envahir progressivement et insidieusement l’Europe avec l’immigration musulmane dont les jeunes, sur lesquels Al Bakr Naji recommande de s’appuyer car ils sont plus faciles à enrégimenter, sont formés au djihad passif et mis en sommeil en attendant l’heure de passer à l’action. Une certaine latitude leur est laissée dans le choix de la date, mais l’ordre de se faire tuer et de ne pas être pris vivant est impératif, avec l’éternité au paradis d’Allah pour récompense et une prime pour la famille. L’important étant que les Services de renseignement européens ne puissent pas remonter, ou pas facilement, jusqu’au commanditaire. On en a eu plusieurs exemples récents, de Merah aux frères Kouachi et à Coulibaly.

images-14On évalue ces bombes à retardement entre 1.200 et 1.500 environ en France, “surveillés” comme le prétend le ministre de l’Intérieur. En réalité, les Services de renseignement le savent mais il est politiquement incorrect de le dire et les politiques ne veulent pas en entendre parler, les djihadistes sont comme un proverbe du Pacifique le dit des cafards : si on en voit un, c’est qu’il y en a dix. On peut donc estimer leur nombre réel entre 10 et 15.000.

L’État Islamique d’Abou Bakr-al-Baghdadi a décidé d’accélérer le mouvement, c’est-à-dire de passer au djihad “actif”. Celui-ci, dit-il, est ordonné par Allah et tous ceux qui s’y opposent sont des traitres à l’islam, y compris les Frères musulmans et les sunnites “modérés” (comme Dalil Boubakeur) qui seront traités en apostats et exterminés, comme le sont les chiites, les alaouites, les “Croisés” (chrétiens), les juifs, les athées et tous ceux qui refusent de se convertir à l’islam “vrai” ou de s’y soumettre dans le statut de citoyens de seconde zone, les dhimmis.

Le djihad actif consiste toujours, comme du temps de Ben Laden, à éviter si possible l’affrontement direct avec les armées occidentales. Car, les dirigeants d’E.I. et les stratèges du djihad “actif” craignent qu’à une agression violente contre l’occident celui-ci réponde par une violence plus grande encore comme il l’a fait dans un conflit dont ils connaissent bien l’histoire, celui de l’occident démocrate contre le nazisme. Par exemple, une nucléarisation de La Mecque et de Médine qui montrerait à la face du monde qu’Allah n’existe pas puisqu’il ne défend pas ses fidèles, ou − s’il existe − qu’il n’est pas du côté des musulmans.

Donc pas d’affrontement direct, jusqu’au moment où le terrain aura été préparé par la désorganisation complète des sociétés. Ce stade, le théoricien du djihad Abou Bakr Naji l’appelle “la barbarie”, signifiant par là que la société visée, affolée et ruinée, en revient à un stade barbare où même le moral des chefs militaires et de leurs troupes est tellement atteint que les armées peuvent être attaquées avec une quasi certitude qu’elles vont se déliter et, soit se rendre sans combattre, soit résister dans un désordre tel que leur résistance sera inefficace.

Comment ramener les sociétés occidentales à l’état de barbarie ? D’abord en désorganisant leur économie par des secousses violentes comme, par exemple, celle qui se prépare pour le jour où l’Arabie saoudite et les émirats, sunnites wahhabites, feront brutalement remonter les cours du pétrole aujourd’hui historiquement bas, étouffant l’espoir de reprise économique qui s’amorce.

images-6Ensuite en les affolant par la terreur, seul moyen d’aller vite pour éviter les bains de sang que les armées occidentales sont capables d’infliger aux ennemis qu’elles combattent. C’est le curieux argument des djihadistes de E.I. : quelques milliers d’égorgés, pendus, écorchés vifs, brûlés, crucifiés ou lapidés feront beaucoup moins de victimes que les millions de morts par bombardements, canonnades, tanks, napalm, tranchées, que font les guerres à l’occidentale.

Leur stratégie, disent-ils, est finalement le moindre mal pour arriver sans trop de sang versé et de morts à la paix islamique universelle, c’est donc « un acte de miséricorde ».

C’est pourquoi ils doublent leur action d’invasion de l’Europe par des centaines de milliers de musulmans, les chrétiens embarqués étant fréquemment jetés pardessus bord, d’actions fortement médiatisées d’exécutions de chrétiens dans des conditions de sauvagerie qui nous horrifient, mais ne sont finalement que la cerise sur le gâteau de l’action principale : noyer l’Europe par un afflux massif de musulmans au sein desquels se trouve un nombre indéterminé de djihadistes soigneusement dissimulés.

e4581a69acdd2d8b30ce1ccdfe7b7b1fIls vont prendre en main en quelques mois les djihadistes “passifs”, étoffer leurs rangs par des recrutement locaux, les former à l’action directe et commencer à terroriser la population par des attentats imprévisibles et multiples frappant juifs, chrétiens, politiciens, fonctionnaires, commerçants et musulmans modérés. L’objectif est que toutes les couches sociales de la population vivent dans la peur et finissent par se dire que la conversion à l’islam, et l’islam au pouvoir rétablissant l’ordre, fut-ce par la violence, seraient la meilleure solution pour retrouver la sécurité et la prospérité que les politiques actuels sont incapables de procurer aux citoyens.

Que fait l’Europe pour contrer ce plan de conquête, que fait concrètement la France pour empêcher sa réalisation sur son sol ? − Rien. Les humanistes en peau de lapin de la gauche hurlent au génocide parce que les États ne mettent pas la totalité de leurs moyens militaires et financiers à secourir les hordes qui débarquent sur nos côtes et dont une partie, trop nombreuse certes, mais infime en regard du nombre total des migrants (environ 2 pour 1.000), se noie en cours de route. Les politiciens de gauche calculent le nombre de voix que cela leur donnerait s’ils réussissaient à faire accepter le vote des étrangers, et les autres se taisent par peur d’être accusés de complicité de meurtre et de sécheresse de cœur.

Je dis depuis longtemps que la gauche devrait montrer l’exemple du cœur. Le président qui a un domicile gratuit à l’Élysée pourrait mettre son appartement du XVème, sa grande villa avec piscine de Mougins et ses appartements de rente cannois à la disposition des immigrés. Josiane Balasko qui arpente les quais du canal Saint-Martin en demandant le droit au logement pour les SDF leur ouvrirait sa grande villa provençale et Jean-Luc Mélenchon ferait de même avec sa propriété de Dordogne et son appartement à Deauville, Besancenot avec son appartement parisien qui fait double emploi avec celui qu’il occupe avec sa maitresse dans le XVIIème et Don Bartolone avec le vaste et hyper-luxueux appartement qu’il n’occupe pas sur les hauteurs de Belleville puisque les citoyens français l’hébergent gratuitement dans le plus bel hôtel particulier de Paris.

Mais ne rêvons pas.

Le plus efficace dans l’immédiat serait que les marines européennes fournissent en eau et en sandwichs les migrants sur leurs bateaux. Puis qu’ils les prennent en remorque et les ramènent à un kilomètres des côtes libyennes en leur expliquant que l’avion coûte moins cher que les passeurs qui les rackettent et les volent quand ils ne les tuent pas, et qu’il y a partout des ambassades et des consulats agréés pour leur donner des visas d’entrée pour les pays européens. Et qu’il n’y aura pas de deuxième avertissement. En cas de désobéissance, il y aurait une mise à exécution de l’avertissement en coulant le premier bateau qui repartirait de la côte. Je n’ai pas inventé cette solution, c’est une idée australienne dont la mise en œuvre a fait qu’aucun immigrant non autorisé n’a posé le pied sur le sol australien depuis dix-huit mois.

* Ces “Études Stratégiques” publiées en Orient et en Arabe sont peu accessibles, mais si politiciens et militaires en prenaient connaissance, ils commettraient moins d’erreurs d’appréciation sur l’islam.

Maurice D.

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LES POTIONS MAGIQUES DU DOCTEUR CAZENEUVE (par Maurice D.)

Le docteur Cazeneuve a trouvé le moyen de lutte contre la peste islamiste le plus efficace qui soit, il a confisqué leur passeport à six jeunes français candidats à un voyage touristique en Syrie.

Comme ils sont vraisemblablement binationaux, ils vont devoir utiliser leur passeport algérien ou marocain, ce qui est évidemment très gênant pour eux, puisqu’en cas de problème ils seront expulsés ou rapatriés en Algérie ou au Maroc et que là ils risquent gros. S’ils ne sont pas binationaux, ils n’auront qu’à faire comme d’habitude, aller prendre l’avion à Bruxelles, Cologne ou Rome.

La Cour de justice européenne qui refuse par charité chrétienne que les terroristes algériens ou marocains violeurs et tueurs soient renvoyés par la France dans leurs pays en raison des conditions de détention déplorables qui y règnent, pourrait ensuite intervenir pour qu’ils reviennent dans leur second chez eux, en France, où on les laissera tranquillement  rejoindre leur domicile, puis on leur versera l’arriéré de RSA et autres allocations sociales cumulées pendant leur absence. S’ils ont été blessés en Syrie, ils pourront demander à bénéficier d’une allocation handicapé, ce qui leur facilitera le stationnement quand ils iront avec une voiture volée ouvrir le feu sur les journalises d’un quelconque Charlie Hebdo. Pas besoin de passeport pour ça, la Carte d’identité suffit.

L’autre mesure à laquelle tient beaucoup le ministre de l’intérieur, c’est le contrôle de tous les passagers-avions. À part ficher les honnêtes citoyens, on ne voit pas à quoi cette mesure-là va servir, étant donné que tous les djihadistes qui ont tué des gens en France étaient connus de la police et, paraît-il, suivis par les services de Messieurs Cazeneuve et Valls, ce qui ne les a pas empêchés le moins du monde d’aller au Yémen, en Syrie ou ailleurs se perfectionner dans l’art du carnage, de revenir en France sans être inquiétés et de se rendre pépères sur les lieux choisis pour leurs attentats sans rencontrer de policier armé en cours de route.

Monsieur Cazeneuve au sortir du conseil des ministres de mercredi a annoncé d’autres mesures tout aussi efficaces.

C’est, dit Madame Taubira, en prison que les musulmans se radicalisent. En prison où il y a des imams dont personne ne s’est assuré qu’ils ne sont pas à l’origine de cette radicalisation, tout comme d’autres musulmans ont été radicalisés après avoir fréquenté leur mosquée préférée. Monsieur Cazeneuve a donc annoncé que l’on va envoyer plus d’imams dans les prisons, c’est logique, enfin, c’est sa logique.

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Salle de prière, prison d’Osny, région parisienne

Actuellement, il suffit pour être imam de savoir assez d’arabe pour pouvoir lire la prière à la mosquée. Il y a en France 2 400 et quelques imams pour 2 500 mosquées. Celles-ci sont fréquentées par 30 % des originaires de pays musulmans de 20-25 ans et moins de 20 % des plus de 40 ans. Les autres sont les fameux « musulmans modérés » qui, en fait, le sont surtout parce qu’ils ne vont pas à la mosquée. Ce pourcentage de, soyons larges, 30 % de pratiquants recoupe le chiffre trouvé par INSEE/INED de 2 000 000 de pratiquants déclarés pour 7 000 000 d’originaires de pays musulmans. Ce qui fait 2 000 000 : 2 500 = 800 pratiquants par mosquée. Il y a donc largement assez de mosquées en France, contrairement au mythe en vogue chez les maires qui veulent plus de mosquées pour appâter des électeurs musulmans. Il suffit d’aller voir à la « grande mosquée » toute neuve de Nantes, elle reste à moitié vide le vendredi jour de la prière.

vlcsnap-2013-04-09-18h57m10s42Ci-dessus, le devant de la salle, ci-dessous fond de la salle

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Par contre il y a un léger déficit d’imams. Monsieur Cazeneuve demande donc logiquement plus d’imams.

Actuellement, il y a 40 % d’imams marocains, souvent payés par le Maroc ; 24 % d’imams algériens ; 6 % d’imams tunisiens ; 15 % d’imams turcs et 6 % d’imams africains-sub-sahariens. 35 % ne parlent pas un mot de français, ce qui fait que dans les mosquées qui les ont recrutés, ils parlent le dialecte arabe de leur pays d’origine quand la plupart des fidèles français depuis deux ou trois générations parlent le français. Et ils sont mal payés par les associations musulmanes gestionnaires des mosquées qui ont une nette tendance à les esclavagiser en exigeant d’eux qu’ils soient disponibles 24 h sur 24.

Il existe un Conseil des imams de France. Que fait-il pour remédier à ces problèmes ? Rien. L’imam de la somptueuse mosquée de Bordeaux que lui a offert Alain Juppé, l’imam Tarek Obrou, a donc créé un conseil des imams à lui. Que fait-il ? Rien. Que fait le Conseil Français du Culte Musulman, le CFCM ? Rien.

Les environ 360 imams turcs ont un Conseil national, plus des conseils régionaux. Ils sont actifs, les imams turcs gagnent environ 2 500 € bruts par mois et cotisent à la Cavimac, la mutuelle des communautés religieuses, comme les prêtres, les pasteurs, les rabbins et les moines bouddhistes. Je ne sais pas quelle est la couverture sociale des environ 960 imams marocains payés par le Maroc qui gagnent aussi entre 2 000 et 2 500 € bruts par mois. Reste environ 1 100 imams algériens, africains etc. mal payés et mal couverts. Monsieur Cazeneuve voudrait s’en occuper avec nos impôts.

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Comme la plupart n’ont reçu aucune éducation au métier, nous allons aussi leur payer des études universitaires en droit et instruction civique, créer des « instances de dialogue », c’est-à-dire des comités Mohamed, dont les animateurs seront naturellement indemnisées et faire assurer la protection des mosquées par l’armée, la police, ou des sociétés de gardiennage. C’est normal, 602 églises ou cimetières chrétiens ont été vandalisés, pillés ou tagués en 2014, 16 mosquées et cimetières musulmans, 8 synagogues et cimetières juifs, c’est une mesure d’économie que de ne protéger que les sites musulmans, les juifs l’étant déjà. Les chrétiens qui sont, comme chacun sait, un danger permanent pour la République comme le dit la secte trotsko-franc-maçonne La Libre Pensée n’ont qu’à se dém… avec leurs lieux de culte. Tandis que les musulmans, eux, ont eu des morts : Merah, les Frères Kouachi, Coulibaly et quelques autres « loups solitaires souffrant de problèmes psychiatriques« , ils ont clairement besoin d’être protégés. (À ce propos, j’aimerais que l’on arrête d’insulter les loups, animaux courageux et intelligents qui luttent quotidiennement pour leur survie, en les comparant à ces tristes individus gavés toute leur vie par la société française et l’argent des contribuables).

Ça va couter cher, tout ça, mais c’est pour une bonne cause a dit le ministre : « produire des imams modérés et tolérants… pour construire un islam compatible avec la République« . J’adore l’aveu implicite du Ministre de l’Intérieur et des Cultes : s’il faut construire un islam compatible avec la République, c’est donc que l’islam actuel ne l’est pas ? Et qu’appelle-t-il « un islam compatible avec la République » ? Une sorte d’islam gallican pour lequel les lois de la République seraient supérieures à la charia coranique, avec une déclaration de Constitution cultuelle que François Hollande cosignerait à Gazinet en Gironde avec Tarek Obrouk, Dalil Boubakeur et Tarik Ramadan ? (Tarek Obrou, grand ami de Juppé, est un fondamentaliste proche des Frères musulmans, qui se cache maintenant sous un masque d’imam républicain,mais il n’y a pas si longtemps il était proche de l’E.I. : http://www.islametinfo.fr/2015/02/13/quand-tareq-oubrou-parlait-comme-daesh-du-califat-video-choc/

Pourquoi Gazinet ? C’est ce village de Gironde où a été créée en 1916 l’Eglise gallicane, « une doctrine religieuse et politique«  (Wikipédia) cherchant à promouvoir l’organisation de l’Église catholique de France de façon indépendante de Rome et docile au gouvernement.

Nous aurions donc un islam national comme le souhaite Marine, les imams ne seraient plus obligés de lire dans les mosquées le coran du Caire, celui sunnite de 1923 ; le coran pourrait être réécrit en français pour la France, lu en français, les hadiths triés pour en éliminer tous ceux qui sont porteurs de violence et d’ordre de tuer les mécréants, les Juifs et les Croisés. Notre islam gallican serait laïc, pourrait abandonner l’obligation de la nourriture hallal et sans porc, nos imams dûment diplômés seraient fonctionnaires, comme actuellement le sont les curés alsaciens-lorrains et guyanais, payés par l’impôt. On ne serait pas obligé de modifier la loi de 1905 pour financer les mosquées, bâtiments officiels et républicains, et la France ayant l’islam pour religion d’État pourrait enfin adhérer à l’OCI, l’Organisation mondiale de la Coopération Islamique, comme le souhaite Pierre Conesa, énarque, maître de conférence à Sciences Po et à l’ENA (ça coule de source) qui dit qu’elle devrait déjà l’avoir fait puisque, depuis que les socialistes sont au pouvoir, « la France est un pays musulman qui ne dit pas son nom« .

Seul petit problème, les financeurs actuels de l’islam de France, les États fondamentalistes islamistes que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweit cesseraient probablement de financer. Des financeurs qui ne financent plus, ça fait désordre. Qu’à cela ne tienne, la France bonne fille généreuse, toujours prête à se faire plumer comme Madame Bettencourt, palliera à ce détail vulgaire.

Maurice D.

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