Le CRAN monte d’un cran
(Olivier Milza de Cadenet)

Le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), surfant sur les velléités remplacistes de ses homologues américains − qui songent à déboulonner l’horrible Christophe Colomb et à Memphis on déprogramme Autant en emporte le ventsouhaite la disparition des statues de Colbert, le ministre de Louis XIV représentant pour lui l’esclavagisme occidental. Tout cela me semble bien frileux ! Et j’engage les Noirs de France à aller plus loin encore :

  • En refusant les logements des bailleurs sociaux français, ces négriers modernes faisant la mendicité immobilière aux descendants des esclaves.
  • En restituant les sommes versées aux familles multiparentales africaines par l’ignoble CAF, véritable vecteur d’une charité blanche humiliante.
  • En incitant les vieux Africains restés au pays à renoncer aux retraites qui leurs sont versés par la France, signe d’une infantilisation néocoloniale permanente.
  • En demandant aux états d’Afrique subsaharienne de renoncer aux aides financières versées depuis les indépendances.
  • En se désolidarisant des diplomates africains et de leurs familles, contraints à s’assimiler au consumérisme blanc et à dépenser de fortes sommes dans les magasins de luxe des villes françaises, au risque de ne plus pouvoir payer les loyers de leurs hôtels particuliers des XVIème et XVIIème arrondissements de Paris.
  • En détruisant par une attaque terroriste décoloniale pleinement justifiée le Musées des Arts Premiers-Jacques Chirac, véritable insulte muséificatrice aux arts africains.
  • En demandant que soient immédiatement débaptisés les lieux publics portant les noms de grands Africains comme Léopold Senghor par exemple, dénominations représentatives du paternalisme blanc.
  • En renonçant, pour plusieurs d’entre eux, à leurs fonctions de députés au Parlement et en faisant, pour certaine, leur autocritique après avoir accepté des hideux colonialistes le poste de Garde des Sceaux.
  • En demandant le rétablissement de l’esclavage aboli par l’ignoble blanc Victor Schœlcher en 1848.

Camarades africains, en dernier ressort, encore un effort pour être vraiment révolutionnaires : quittez la France !

Olivier Milza de Cadenet


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