LE “POL POT” DE L’ÉDUCATION NATIONALE EST PARTI
(L’Imprécateur)

Le “Pol Pot” de l’Éducation Nationale, Michel Lussault, a démissionné du poste de Président de la Commission des programmes dont lui avait fait cadeau Najat Vallaud-Belkacem en septembre 2014. Peut-être pour le remercier de son acharnement à détruire l’école française ? Cette nomination fut décrite par Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés, comme « le triomphe des vieilles lunes déconnectées du terrain ».

Quand Lussault présenta, en septembre 2015, les nouveaux programmes pour 2016, le sénateur Jacques Grosperrin le décrivit comme « un gentil idéologue nostalgique des années 70 » et qualifia la commission des programmes comme « le bras armé de la ministre… au fonctionnement dogmatique, pour ne pas dire idéologique ». En 2016, Caroline Barjon dans son livre décrit Michel Lussault comme l’un des « assassins de l’école ».

Michel Lussault a démissionné de sa présidence. Personne ne regrette son départ, excepté Libération, le quotidien des bobos friqués et l’ultra-gauche syndicaliste de l’Éducation Nationale.

La Société des agrégés déplore que « la présidence de M. Lussault a été marquée par la provocation et la polémique, loin de l’instauration du climat et du dialogue nécessaires à une réflexion sereine sur les améliorations à apporter à l’enseignement et aux programmes ». Bien contents de cette défection, les agrégés attendent que « les publications et discussions relatives aux programmes soient désormais exemptes du jargon qui sert trop souvent, dans l’Éducation Nationale, de cache-misère à l’absence de pensée et de contenu ».

Jargon ? Michel Lussault aurait-il… jargonné ? C’est lui qui fut l’inventeur de quelques-unes des perles pédagogistes comme le fameux « milieu aquatique profond standardisé » pour parler d’une piscine ! Jugez-en par la conclusion de son dernier livre « Hyper-Lieux, les nouvelles géographies politiques de la Mondialisation » (éd. du Seuil). Sans le dictionnaire Jargon-Français, la lecture est impossible. Même pour un agrégé de lettres. « On trouve dans ce texte assertorique l’ensemble des grandes thématiques du néolocalisme, et bien des alteractivistes des alter-lieux adhéreraient à nombre des pétitions de principe qu’il contient – ce qui conforte mon hypothèse d’un air du temps/air de l’espace localiste critique, qui fait pendant à celui de l’hyper-lieu mais en partage toutefois certaines des modalités (au premier chef l’hyperspatialité, mais aussi les logiques affinitaires et expérientielles)… » (sic). On croit rêver. Pour Dussault, « la jungle de Calais est un hyper-lieu emblématique de la future cité de demain » (re-sic).

Assertorique signifiant pour lui “qui constate les faits”, force est de constater que l’assertoriquitude de monsieur Lussault a des lacunes ! Car le seul fait à constater est que l’école française, les universités et les grandes écoles, ont encore chuté dans les classements internationaux pendant le catastrophique mandat de madame Belkacem, fossoyeur-en-chef de l’Éducation Nationale.

Notez que je suis aussi capable que lui de jargonner quand j’estime que le paralogique assertorique de Lussault a une tendance captieuse [1]. Seulement, je sais que ce jargon cache presque toujours un manque d’intelligence, une absence d’imagination, de logique et de raison que l’auteur tente de dissimuler par des propos savants mais fallacieux. Une forme de cuistrerie pour feindre d’être un “spécialiste” ou se persuader qu’on en est un. Comme Emmanuel Macron d’ailleurs, dont les discours − dans un français approximatif − me consternent par leur vacuité intellectuelle. Ils n’impressionnent que ses pairs de Sciences Po et l’ENA dont l’intelligence relative de bêtes-à-concours masque très souvent l’indigence de la pensée.

« Avant donc que d’écrire ou de parler, apprenez à penser » disait Boileau.

La pédanterie de Lussault n’a impressionné personne. Celle de Macron à Varsovie a énervé les Polonais, agacé les Allemands et les Pays de l’Est en général, même s’ils l’ont écouté poliment. Et ils ont rigolé franchement quand il s’est piqué de philologie comparée sur les différences de signification entre le mot « dette » en français et « Schuld » en allemand [2] pour montrer comment que Macron qu’il est instruit ! Les Allemands, les Suisses, les gens de l’Est européen attendent d’un discours qu’il ait valeur de contrat avec ceux qui l’écoutent. Ils soupçonnent (comme Angela Merkel qui n’a pas félicité Macron) que les belles paroles et les envolées lyriques proeuropéennes de notre président cachent des fourberies inacceptables. Mais peut-être, est-ce ce qui fait se pâmer les macronolâtres

Najat Vallaud-Belkacem avait nommé Lussault à la présidence des programmes parce qu’il soutenait toutes ses extravagances pédagogistes et notamment le constructivisme dans l’auto-éducation des plus jeunes. Le résultat est que la majorité de ces enfants ne sait ni lire ni écrire ni compter en sortie de 6ème.

Tout ce à quoi veut remédier le nouveau ministre, M. Jean-Michel Blanquer.

L’Imprécateur

 

[1] Traduction de la locution novlangue « paralogique assertorique à tendance captieuse » en Français : délire chronique (paralogique) constaté dans les faits (assertorique) qui tend à tromper par une apparence de vérité (captieux).
[2] Schuld = faute, responsable, coupable.



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