CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE EUROPÉENNE
(allocution de Renaud Camus)

CONSEIL NATIONAL DE LA
RÉSISTANCE EUROPÉENNE
Allocution de Renaud Camus
Colombey-les-Deux-Églises
9 novembre 2017

blank


Dans ce petit cimetière de Colombey-les-Deux-Églises où repose depuis 47 ans le général de Gaulle à l’ombre de la Croix de Lorraine dont la symbolique n’échappe à personne, Renaud Camus et Karim Ouchikh ont solennellement fondé le 9 novembre 2017 le Conseil National de la Résistance Européenne.

À titre personnel, je me rallie sans réserve à cette initiative, en formant le vœu que cet appel soit entendu et suivi massivement par tous les patriotes de France et d’Europe. 

Au-delà des vaines divisions partisanes, qu’un vaste mouvement unitaire se lève enfin, de « l’Atlantique à l’Oural », pour faire face et combattre ce double défi majeur qui menace de mort notre pays, notre continent et notre civilisation : l’invasion migratoire et l’islamisation ! 

Marc Le Stahler


L’immigration est devenue invasion, l’invasion submersion migratoire.

La France et l’Europe sont cent fois plus colonisées, et plus gravement qu’elles n’ont jamais colonisé elles-mêmes. La colonisation irréversible, c’est la colonisation démographique, par transfert de population. 

Certains disent qu’il n’y a pas colonisation parce qu’il n’y a pas conquête militaire. Ils se trompent. L’armée de la conquête, ce sont les délinquants petits et grands, tous ceux qui rendent la vie impossible aux Français en leur nuisant de toutes les façons imaginables, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, qui n’en est que le prolongement. Tous les auteurs d’attentats ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. Il n’y a d’ailleurs pas de terroristes. Il y a un occupant qui, de temps en temps, exécute quelques otages, nous, comme l’ont toujours fait tous les occupants. J’appelle occupants tous ceux qui se déclarent tels, ou s’affichent tels par leur comportement.

Le changement de peuple, la substitution ethnique, le Grand Remplacement, sont l’événement le plus important de l’histoire de notre pays depuis qu’il existe, puisqu’avec un autre peuple l’histoire, si elle continue, ne sera plus celle de la France. La France a toujours à merveille assimilé des individus qui désiraient l’être, elle ne peut pas assimiler des peuples, et encore moins des peuples hostiles, vindicatifs, voire haineux et conquérants. Il faut une vanité sans nom, et une méconnaissance totale de ce que c’est qu’un peuple, pour imaginer qu’avec une population changée la France serait encore la France. Tous les mots sont menteurs mais le plus menteur de tous est celui de français, hélas. Il n’y a pas de djihadistes français, par exemple. S’ils sont djihadistes ils ne sont pas français.

Croire qu’il n’y a en France que des Français est une illusion totale. Il y a des envahisseurs et des envahis, des colonisateurs et des colonisés, des occupants et des occupés.

On ne met pas fin à une colonisation sans le départ du colon : l’Algérie en son temps nous l’a assez montré, hélas — bonne occasion pour nous de souligner, au demeurant, la différence de civilisation.

On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l’Occupant. Il n’est d’autre issue que la remigration. Les mêmes qui la déclarent impraticable veulent faire venir en Europe quarante millions de migrants, quand ce n’est pas deux cents millions. Ils proclament l’homme entré dans une ère de migration générale. Qu’il migre et remigre, alors. Ce qui est possible dans un sens doit bien l’être dans l’autre, avec plus de moyens et de douceur.

L’heure n’est plus à la politique, aux élections, aux partis. 2022 est trop loin, le changement de peuple sera alors trop avancé, les remplaçants seront les arbitres de la situation, à moins qu’ils n’en soient tout à fait les maîtres. Et il n’y a, de toute façon, aucune chance de l’emporter jamais à un jeu dont l’adversaire possède toutes les cartes et dont il a fixé toutes les règles. Le pouvoir, ses banques, ses juges et ses médias veulent la substitution ethnique. Ils ne nous en protègent pas, ils l’organisent et la promeuvent. Ils ont drogué le peuple à l’accepter, par l’enseignement de l’oubli, la déculturation, la censure, la répression et les injections permanentes de haine de soi. Ils n’importent pas des travailleurs, d’autant qu’il n’y pas de travail et qu’il y en aura de moins en moins. Ils importent de futurs consommateurs, qu’ils ne se donnent même plus la peine de faire passer pour des réfugiés puisque l’immense majorité de ces migrants vient de pays où il n’y a pas la moindre guerre : orphelins, malades, jeunes gens aventureux ou conquérants, adolescents qui se sont disputés avec leurs parents ou qui ont eu maille à partir avec la police, commerçants qui ont fait de mauvaises affaires.

Vous dites que ces futurs consommateurs n’ont pas d’argent. Détrompez-vous, demain ils auront le vôtre, car les prétendus transferts sociaux ne sont, à la vérité, pas grand chose d’autre que des transferts ethniques. L’Europe est le premier continent qui paie pour sa propre colonisation.

Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par sa copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissances par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci.

De toutes les manipulations génétiques le Grand Remplacement, sorte de GPA appliqué à l’ensemble de la planète, est la pire. Le génocide par substitution, selon l’expression d’Aimé Césaire, est le crime contre l’humanité du XXIème siècle. Il est d’ailleurs bien singulier que les écologistes arrêtent à l’homme leur louable souci de biodiversité.

Le remplacisme s’estime désormais assez fort pour prendre en main directement la gestion du parc humain, sans intermédiaire. En France, Emmanuel Macron, qui en est dans le monde, avec Justin Trudeau, le représentant le plus achevé, a déjà neutralisé la microcosme, renvoyé dans leurs foyers les principaux acteurs de la vie politique française depuis trente ans, peuplé l’Assemblée de fantoches à sa solde, composé un gouvernement de rencontre, fait éclater tous les grandes partis. Il ne gouverne pas, il gère, comme il le ferait une banque ou une société anonyme.

Il sort de la politique par l’économie, par la finance et la gestion d’entreprise. Nous voulons en sortir par l’histoire. La question de l’indépendance ou de l’asservissement d’une grande nation, de la survie ou de la disparition d’une grande civilisation, ce n’est pas de la politique, cela : c’est de l’histoire. Charles de Gaule — que nous célébrons aujourd’hui près de sa tombe, pour l’anniversaire de sa mort — Charles de Gaulle à Londres, ce n’était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Jeanne d’Arc à Chinon non plus, ni Gandhi à Calcutta, ni aucun de ceux qui se sont levés pour l’indépendance de leur pays et pour la dignité de leur peuple.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui ce n’est pas un nouveau parti, pas même une union des droites : le refus du totalitarisme remplaciste n’est pas moins de gauche que de droite. Ce dont nous avons besoin c’est le rassemblement de tous ceux qui opposent un grand Non à l’islamisation et à la conquête africaine. Ce qu’il faut c’est un Conseil National de la Résistance, de la résistance européenne, car toutes les nations européennes sont invitées à mener à nos côtés le combat pour le salut de notre civilisation commune, celte, slave, gréco-latine, judéo-chrétienne et libre-penseuse.

Mon ami Karim Ouchikh, président du SIEL, et moi, Renaud Camus, avons décidé de constituer précisément cela, un CNR, ou CNRE. Nous proposerons publiquement de se joindre à nous à toutes les personnalités qui nous semblent animées du même désir de sauver notre pays et nous élargirons ainsi notre comité, par cooptation. Mais tous les Français et tous les Européens qui pensent comme nous sont invités à se mettre en relation avec nous et à nous apporter leur soutien. L’objectif est de constituer une force telle qu’il soit, dans l’idéal, inutile de s’en servir.

Cela dit, si par malheur il se trouvait que la seule alternative qui nous fût laissée soit la soumission ou la guerre, la guerre alors, cent fois. Elle n’aurait d’ailleurs rien de civil, malgré le nombre des collaborateurs et des traîtres. Elle s’inscrirait plutôt dans la grande tradition des combats pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la libération du territoire et pour la décolonisation. Il faut sortir enfin de l’ère coloniale, dont nos colonisateurs nous disent tant de mal tout en nous colonisant. Il faut arrêter une bonne fois, si possible au-dessus de la Méditerranée, le balancier fou des colonisations et contre-colonisations.

Vive la France libre !

Vive la civilisation européenne !

Renaud Camus


CONSEIL NATIONAL DE LA
RÉSISTANCE EUROPÉENNE
Renaud Camus’ adress
Colombey-les-Deux-Églises
novembre 9th 2017

blank


Immigration has become invasion, invasion a migratory submersion. France and Europe are a hundred times more colonised, and more seriously so, than they ever colonised themselves. The only irreversible colonisation is a demographic one, the one which takes place via population transfer.

Some people now say there is no colonisation, that the word is not proper, because there is no military conquest. Those people are wrong. The army of conquest are the delinquents large and small, all of those people who make life impossible for Europeans by harming them in every possible way, from the so-called incivilities to terrorism, which is in fact nothing but an extension of the rest. All the perpetrators of terrorist attacks launched their career in the violation of common law. Moreover, there are no terrorists. There is an Occupier who, from time to time, executes a few hostages, as occupiers have always done. I call occupiers all those who declare themselves to be such, or behave as such.

The change in people, ethnic substitution, the Great Replacement, is by far the most important event in the history of our country since it has existed, because, with another people, the history, if it continues, will no longer be the history of France. France has always marvellously assimilated individuals who wanted to be assimilated. It cannot — it simply cannot — assimilate peoples, much less peoples who are hostile, demanding, even hateful and conquering. It requires a peerless form of vanity and complete ignorance of what a people is to think that with a changed population, another people, France would still be France. In the present situation, all words are liars but the most mendacious of all is “French”. There are no “French” jihadists, for example. If they are jihadists then they are not French.

To believe that there are only French people in France is a complete illusion. There are invaders and invaded, colonisers and colonised, occupiers and the occupied.

One doesn’t put an end to colonisation without the departure of the colonist: Algeria, in its time, showed us French that the hard way – a good opportunity for us now to underline the difference in civilisations.

One doesn’t put an end to an occupation without the departure of the occupying power, the occupying forces. There is no way out other than remigration. The same people who say this is impracticable want to bring forty million migrants to Europe, when it is not two hundred million. They say mankind has entered an era of general migration. Let them migrate and remigrate then. What is possible in one direction should also be possible in the other, with greater gentleness, human respect, and more resources.

The time for politics, elections, political parties, that time is over. The next presidential election in France is too far away. The change of people will by then have gone too far, the replacers will then be the kingmakers, unless they decide to be themselves the kings — the masters. In any case, there is no way to win a game in which your adversary holds all the cards and has set up all the rules. The powers-that-be, their banks, their judges and their media all want ethnic substitution. They are not in the least protecting us from it. Quite the contrary, they are organising it and promoting it. They have drugged people into accepting it, by the teaching of oblivion, by general deculturation, by censorship, by repression and permanent injections of self-hatred. They are not importing workers, because there is no work and there will be less and less in the future. They’re importing future consumers whom they are no longer even making the effort to pretend are refugees since the vast majority of these migrants come from countries where there is not even a hint of war: there are often sick people, adventurous or conquest-minded youths, teenagers who’ve rowed with their parents or had run-ins with the police, tradesmen whose trade has failed.

I know you object as these future consumers have no money. You are mistaken, if you permit me to say so. Tomorrow they will have yours. In truth, the supposed social transfers are little else than ethnic transfers. Europe is the first continent ever to pay for its own colonisation.

A spectre haunts Europe and the world. It is Replacism, the tendency to replace everything with and by its double — standardised, normalised, interchangeable, low-cost: the original by the copy, the authentic by its imitation, the true by the false, mothers by surrogate mothers, culture by leisure and entertainment, knowledge by diplomas, the country and town by the universal suburb, the indigene by the allogene, Europe by Africa, men by women, men and women by robots, peoples by other peoples, humanity by a dazed posthumanity, undifferentiated, standardised, as interchangeable as you like.

Of all forms of genetic manipulation, the Great Replacement, a kind of surrogate pregnancy applied to the entire planet, is by far the worst. Genocide by substitution, in the words of Aimé Césaire, the black communist Caribbean poet, is the Crime Against Humanity of the 21st century. It is a very strange thing, for that matter, that environmentalists seem to exclude man of their very commendable concern for biodiversity.

Replacism now considers itself strong enough to take management of the human stock in hand directly, without intermediaries. In France, Emmanuel Macron, who, along with Justin Trudeau, is its most accomplished representative in the world, has already neutralised the political microcosm and sent the main actors in French political life over the last thirty years back to their homes, peopling the National Assembly with foot soldiers in his pay, building an ad hoc government, shattering all the major parties. He doesn’t govern. He manages — as he would a bank or a PLC. He exits politics via the economy, finance or corporate management. We want to exit it via history. The independence or subjection of a great nation, the survival or the disappearance of a great civilisation, that is not a question of politics, but of history. Charles de Gaulle in London, that was not politics. Jean Moulin in Lyon was not politics. Nor was Joan of Arc in Chinon, nor Churchill in the War Rooms, nor Gandhi in Calcutta, nor anyone who rose up for the independence of their country and the dignity of their people.

What we need today is not a new party, not even a union of the Right: the rejection of totalitarian Replacism is no less a matter of the Left than the Right. What we need today is a coming together of all those who say a resounding No to Islamisation and the African conquest. What we need is a Council of National Resistance, of European resistance, because all European nations are invited to fight at our side for the well-being of our shared civilisation, Celt, Slav, Norman, Saxon, Germanic, Greco-Latin, Judeo-Christian and free-thinking.

My friend Karim Ouchikh, president of the SIEL, and myself, Renaud Camus, have decided to found exactly that, a National and European Council of Resistance. We will publicly offer to unite with all public figures who seem to be motivated by the same desire to save our country and all European countries and we will expand our committee this way, through co-option. But all French people and all Europeans who think like us are invited to link up with us and offer their support. The aim is to put together a force such that, ideally, it would be unnecessary to make use of it.

That said, if through misfortune it turned out that the only alternative left to us was submission or war, then let it be war, a hundred times over. There would be nothing civil about it, despite the high number of collaborators to the invasion. It will form part of the great tradition of peoples struggling for the right to self-determination, for the liberation of their territory and for decolonisation. We must finally put an end to the colonial age, as our colonisers say, while they are colonising us. The crazy pendulum swing of colonisation and counter-colonisation needs to be brought to an end once and for all, preferably across the Mediterranean.

Long live free France. Vive la France libre. Long live European civilisation.

Renaud Camus

0 0 votes
Évaluation de l'article
15 Commentaires
plus récent
plus ancien Le plus populaire
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
blank