SE RÉVOLTER ? OUI, MAIS PAS SANS ATOUTS EN MAINS ! (par Maurice D.)

Chers lecteurs, vos commentaires reflètent très fréquemment le regret, pour ne pas dire la rancœur que vous éprouvez à voir que le peuple français gronde mais ne bouge pas, alors qu’il a toutes les raisons de se révolter contre le pouvoir en place, injuste, illégitime puisque minoritaire, prédateur et corrompu. Surtout, ce pouvoir favorise sciemment, avec la participation d’éléments étrangers au cœur même du gouvernement, l’invasion.
La dernière solution est la révolte.

Seulement, comme aurait dit le général de Gaulle, « il ne suffit pas de sauter comme un cabri sur sa chaise en criant révolte, révolte, révolte » ! Et en accusant les autres de ne pas la commencer sur le champ en les traitant de « veaux ». Une révolte populaire contre le pouvoir en place qui dispose de la force armée ne s’improvise pas, même s’il semble parfois qu’elle puisse démarrer à partir d’une étincelle. Pour qu’elle réussisse il faut un certain nombre de conditions qui ne sont, semble-t-il, pas encore réunies en France où pourtant le danger de voir le pays détruit par le socialisme et envahi par l’islam est majeur.

La-Guerre-civile-en-France

En 1870, Marx pensait que la guerre civile était gagnée et que la France allait basculer dans le marxisme. Il a publié ce livre deux jours après la fin des combats dans Paris. L’histoire lui a donné tort, il manquait un élément aux révoltés pour gagner : l’armée est restée du côté du pouvoir incarné par Thiers.

Le président et le gouvernement actuel ne représentent démocratiquement parlant plus rien. Arrivés au pouvoir non par adhésion à leurs idées (ils n’en avaient pas), leur idéologie (obsolète) et leur programme (des propositions qui pour la plupart n’ont pas été suivies), mais par la conjonction contre nature des anti-sarkozistes, ils ont depuis perdu toutes les élections et les sondages montrent qu’ils ne sont ni désirés, ni respectés, ni compris des Français.

Le Parti Socialiste a perdu depuis 2012 la moitié de ses électeurs, il n’a plus que 70 000 adhérents à jour de leurs cotisations pour 135 000 il y a trois ans et 240 000 il y a dix ans (chiffres donnés le 22 mai à C dans l’air). Il a perdu aussi la moitié des communes qu’il dirigeait. Dans les régions et départements qu’il contrôle, plusieurs sont ruinés par la corruption des élus socialistes (PACA, Hérault, entre autres). C’est un parti « cliniquement mort » (C dans l’air) malgré quelques beaux restes, notamment sa capacité financière qui lui permet encore d’acheter de la clientèle et la maîtrise des médias qui viennent de réussir à présenter l’échec patent du dernier congrès socialiste comme un succès national de la motion A, celle présentée par Hollande et son toutou-repris-de-justice Cambadélis, avec le soutien de Martine Aubry. La cheffe présumée des élus socialistes frondeurs s’est opportunément ralliée à Hollande après avoir soupé avec lui à Lille où il s’est rendu, très probablement, selon une rumeur qui pourrait bien être fondée, pour lui promettre un ministère dans le prochain gouvernement (le bruit court là-bas que ce serait l’Education Nationale où Najat Belkacem ne devrait pas survivre longtemps). Elle a toujours aimé être proche de la mangeoire, la maire de Lille.

Observez que les frondeurs que l’on disait prêts à en découdre pour exiger le départ de Valls et un changement de politique ont immédiatement annoncé qu’ils cessaient de fronder, de contester, de se rebeller et se ralliaient eux aussi à Hollande. La raison est simple, ils n’ont plus de leader, de meneur, de chef charismatique, appelez-le comme vous voudrez. Montebourg a disparu de la scène politique pour aller s’enrichir dans l’affairisme chez Habitat, Christian Paul n’a pas la carrure, Aubry a trahi par ambition personnelle : plus de chef, plus de révolte. Avoir un chef est la première condition à remplir. Or, où est le (individu ou groupe) leader dans l’opposition prêt à prendre la tête et le risque d’une révolte pour commettre un coup d’État qui pourrait dégénérer en guerre civile dans le cas où les forces armées se rangeraient derrière le gouvernement ?

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La plupart des premières guerres civiles ont été des guerres d’indépendance : Etats-Unis, Cuba, Mexique… On pourrait prétendre, de celle qui couve en France, qu’elle est anticoloniale puisque le peuple autochtone est envahi par un conglomérat de peuples étrangers qui veulent lui imposer leurs mœurs (archaïques), leur loi (charia) et leur religion (islam).
« Ils ne colonisent pas », objecte-t-on à gauche, « puisqu’ils ne sont pas armés » !
C’est à voir !

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Shariah pour la France demandent ces mahométans manifestant sous le drapeau noir (Shariah for France)

Les premiers colons dans les pays tropicaux étaient rarement armés (sinon de fusils de chasse pour assurer leur subsistance) : missionnaires, commerçants, trafiquants de matières premières, agriculteurs, éleveurs… La plupart du temps la prise de possession administrative et militaire par les Etats occidentaux ou asiatiques s’est faite après cette première invasion « pacifique ». Or, le ministre des affaires étrangères de Libye et l’État Islamique nous ont prévenus, il y a de nombreux soldats de l’islam parmi les migrants que l’on dit « pauvres », mais capables de payer de 2 à 5 000 euros leurs passeurs, soit souvent une cinquantaine de salaires mensuels de base dans leur pays d’origine. La Commission européenne s’en alarme à juste raison alors que nos ministres et le président n’y voient que du feu. Quand un reportage télévisé (France 5) à la frontière érythréenne nous apprend que beaucoup d’originaires de ce pays sont recrutés, souvent sous la menace, souvent battus, par des « passeurs » qui sont en réalité des agents d’E.I. pour venir gonfler les rangs de ceux qui attendent sur les côtes libyennes le bon vouloir des esclavagistes qui les dépouillent totalement avant de les faire embarquer sur des rafiots surchargés et tuent ceux qui ne sont pas solvables, notre ministre de la Justice et de l’esclavage ne s’émeut pas. Elle n’a d’ailleurs, dans son idéologie réactionnaire, aucune raison de s’émouvoir, les esclavagistes ne sont ni blancs, ni nantais, mais arabes et musulmans, des bons gars somme toute !

Il y a ensuite les guerres civiles à caractère ethnique et religieux, type Rwanda, Tchétchénie (contre l’islam), Yougoslavie (Kosovo, Croatie, Slovénie, contre l’islam aussi). Ce pourrait être le cas en France quand nos musulmans « modérés » demanderont le remplacement de nos lois civiles républicaines par la charia dans les régions qu’ils auront conquises par des élections. Il est malheureusement à craindre que la fameuse et fumeuse « communauté internationale » ne condamne les Français autochtones, majoritairement chrétiens, et prenne le parti des Français allochtones, majoritairement musulmans, comme elle a soutenu les envahisseurs albanais musulmans contre les Serbes autochtones chrétiens au Kosovo, et les Tchétchènes musulmans contre les Tchétchènes catholiques orthodoxes. L’islam est à la mode dans le milieu internationaliste du nouvel ordre mondial.

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Il y a enfin les guerres civiles politiques où les tenants d’une idéologie se battent pour contrer une autre idéologie qui les mène à l’esclavage politique (totalitarisme) et à la misère, ce qui correspond le mieux à la situation française actuelle. Si la solution n’est pas trouvée dans des épisodes de violence politique intenses mais limités qui contesteraient le monopole de la force politique et militaire du gouvernement socialiste par un coup d’Etat, des rébellions sporadiques locales (type « bonnets rouges ») ou des assassinats politiques, on déraperait dans la guerre civile et là… On aurait un conflit prolongé, de grande échelle, politiquement organisé, physiquement violent, qui tournerait à la longue au désavantage des rebelles s’ils n’arrivaient pas à convaincre toute ou partie des forces armées de les rejoindre.

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On peut voir des scènes de guerre civile à Paris, épisodiquement, depuis 2012, ceux-là sont déjà organisés pour mener une guerre civile, ils ont les chefs (discrets) et les armes 

C’est pourquoi la plupart des Français ne souhaitent pas en arriver là et espèrent que les oppositions de droite sauront s’unir pour abattre le socialisme prédateur par la voie démocratique. La seule chose inquiétante, c’est d’abord qu’on n’en prend pas le chemin, ensuite que l’on retrouve la même caste arrogante et prétentieuse à la tête de presque tous les partis politiques, sclérosée par la consanguinité physique (ils se marient beaucoup entre eux) et surtout intellectuelle que favorise la formation de l’élite française par trois ou quatre écoles dont le corps enseignant est majoritairement marxiste, un corps enseignant recruté moins pour sa compétence que par cooptation.

Maurice D.

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