ILS VEULENT LA MORT DE LA NATION FRANCE ! (Eric de Verdelhan)

« On a creusé à Saint Denis, une grande fosse dans laquelle on a jeté pêle-mêle tous les ossements des Rois, des Princes et des Princesses… ».

(Nicolas Ruault. « Gazette d’un Parisien sous la Révolution, 1783-1796 »).

 

 

Dans notre pays décadent, il ne se passe pas une semaine sans que des militants de la « Libre Pensée » ne demandent (et n’obtiennent) la destruction d’un calvaire ou d’une crèche dans l’espace public ; c’est une statue du pape Jean-Paul II à Ploërmel, une statue de Saint-Michel aux Sables d’Olonne, une statue de la Vierge à la Flotte, sur l’Île de Ré, etc…
Ca n’arrête pas !

Il parait que la seule vue de ces « symboles de la superstition » offense leur regard d’athées. Ce pays de culture chrétienne n’est pas devenu celui de la laïcité mais de l’intolérance.

Comment ne pas penser au saccage des tombes de nos Rois chrétiens, en la basilique de Saint Denis en 1793 ? La fosse commune des Bourbons fut fermée le 16 octobre 1793, celle des Valois et autres souverains le fut le 25 octobre. Ainsi fut consommée la seconde mort de nos Rois.

Il restait aux valeureux fils du peuple à rendre compte à la Convention de l’accomplissement de leur mission. Ils y allèrent en délégation. En tête marchait, titubant, Pollart, maire de Franciade (nouveau nom de Saint-Denis), un curé défroqué. Le suivaient, assis sur des ânes auxquels on avait enfilé, sous les rires, des chasubles et des étoles, des employés municipaux aussi éméchés que leur maire. Parvenu à la Convention, le maire Pollart hoqueta un discours d’ivrogne :

« Citoyens… nous vous apportons toutes les reliques puantes et les pourritures dorées qui existaient à Franciade. Nous vous prions de nous en débarrasser sans délai, pour que le faste catholique n’offense plus nos yeux républicains… ».

Les libres-penseurs – qui ne respectent en rien la liberté des autres – sont les héritiers, assez pitoyables il faut bien le dire, des brutes avinées et autres vandales révolutionnaires.  

Les naïfs (et les imbéciles) croient que la « Fédération Nationale de la Libre-Pensée » combat toutes les religions  mais il n’en est rien ; cette officine est là pour détruire le catholicisme qui a fait la France, uniquement le catholicisme. Et elle ne se trompe jamais de cible. 

Sur internet nous apprenons que la « Fédération Nationale de la Libre-Pensée » est : contre les crèches de Noël dans l’espace public ; contre l’érection de nouveaux crucifix ; mais… en faveur des repas de substitution pour les Juifs et les Musulmans dans les cantines !
C’est pour le moins étrange, non ?

La Libre-Pensée est opposée à tout encadrement législatif du port du foulard islamique en milieu scolaire, ou du port du « burkini ». Dans l’affaire de la crèche Baby-Loup, elle a contesté le fait qu’une salariée puisse être licenciée en raison du port du voile et s’est félicitée que le Comité des droits de l’homme de l’ONU condamne cette « discrimination religieuse ».

En 2019, la FNLP déclarait: « Nul n’a le droit d’imposer à quiconque, dans le domaine privé une « police du vêtement »… La campagne réactionnaire, contre le port du burkini à la piscine ou celui du voile dans la rue, nous rappelle de biens tristes périodes ».
Ben voyons,  comme dirait Zemmour.

La FNLP se dit également pacifiste. Et, comme par hasard, elle demande la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » de la Première Guerre mondiale. Elle a été à l’origine du projet d’érection d’un monument aux fusillés pour l’exemple. Le monument a été inauguré en 2019 à Chauny dans l’Aisne. Sans doute est-il moins offensant qu’un calvaire ou une statue de la Vierge ?

Elle défend aussi le droit à disposer de son corps, le droit à la contraception et l’avortement.

Historiquement, la Libre-Pensée défend la contraception et le contrôle des naissances. Dans l’entre-deux-guerres, cette position était notamment défendue par sa composante anarchiste et néo-malthusienne. Les Libres-penseurs anarchistes André Prévôtel et Aristide Lapeyre ont  organisé un réseau de stérilisation volontaire masculine en 1935 (affaire dite des « stérilisés de Bordeaux »).

Aujourd’hui, la FNLP est engagée pour le droit à l’IVG en France. Au sein de « l’Association Internationale de la Libre Pensée », elle défend le droit à l’avortement dans le monde. Rassurez-vous, elle se démène pour l’IVG en Pologne ou en Argentine, mais pas dans les pays musulmans.

Elle collabore aussi avec « l’Association pour le droit de mourir dans la dignité ».

La FNLP se dit anticapitaliste et revendique sa proximité avec le mouvement syndical. Elle participe, chaque 1er mai, aux grands rassemblements intersyndicaux (CGT, FSU, FO etc…)

Arrêtons là cette énumération fastidieuse ! En fait le Libre-penseur est libre de penser… à l’extrême-gauche et se doit d’être d’abord et avant tout, un « bouffeur de curés ». D’ailleurs la FNLP se garde bien de faire du prosélytisme en dehors de l’Occident chrétien. Il n’existe pas d’associations de Libres-penseurs dans les pays musulmans. Bizarre, vous avez-dit bizarre ?

Non, finalement, pas tant que ça ! A l’analyse, c’est même assez logique :

Les Libres-penseurs sont le faux nez, les « idiots utiles », la troupe de manœuvre, de la Franc-maçonnerie. Ce sont les descendants, en droite ligne, des tricoteuses, des braillards et des assassins qui, le 3 septembre 1792, promenaient au bout d’une pique la tête sanguinolente de la Princesse de Lamballe sous les fenêtres de la Reine Marie-Antoinette.  

Car tout ce que nous vivons aujourd’hui a commencé en 1789 avec la Révolution (1).  

Détruire le catholicisme était, pour la Franc-maçonnerie, une chose relativement facile. Il suffisait d’agiter le chiffon rouge pour qu’une partie du bas peuple, pauvre et affamée, veuille se venger de la richesse, de la puissance et de l’arrogance du haut clergé et de la noblesse.

On avait commencé, le 4 novembre 1789, par la confiscation des biens du clergé, puis la Terreur avait détruit les temples et tué bon nombre de curés « non-jureurs ».

Ensuite, nous eûmes  Émile Combes, Franc-maçon, qui, par la loi du 7 juillet 1904, interdit aux congrégations d’enseigner. Il fît fermer, en quelques jours, 2500 écoles religieuses.

Puis, le général André, giflé à la chambre, le 4 novembre 1904, par le député Syveton; point d’orgue de l’« affaire des fiches », dans cette « république des Francs-maçons » (30 000 Francs-maçons dans les instances politiques, dont 250 députés et 200 sénateurs). 20 000 fiches ont  été transmises  au Grand Orient de France. Le scandale sera énorme. Beaucoup d’officiers (dont presque la moitié des 425 généraux !) seront limogés.

Puis, la loi de « Séparation de l’Église et de l’État », d’Aristide Briand, le 9 décembre 1905 et le scandale des inventaires qui se dérouleront dans un climat de guerre civile. L’apaisement ne viendra qu’après la saignée de la Grande Guerre, avec l’ « Union Sacrée ».

Citons aussi la scandaleuse condamnation de l’Action Française par Pie XI, le 25 décembre 1926 ou, plus exactement, l’interdiction faite, en 1927, aux adhérents de l’A.F, de recevoir les sacrements de l’Église. Ce drame va déchirer des familles et troubler les consciences mais il était parfaitement orchestré puisque, en dissociant le Trône de l’Autel, il interdisait toute possibilité d’un retour de la monarchie en France. Cette condamnation sera levée par S.S.Pie XII en 1939, mais le mal était fait : la blessure était profonde, elle ne cicatrisera jamais totalement.

Plus tard, c’est le Concile Vatican II, commencé sous Jean XXIII en 1962 et clôturé sous Paul VI en 1965, qui va prôner l’œcuménisme, abandonner le rite tridentin et le latin – langue universelle de l’Église – provoquant une forte crise des vocations et, en corollaire, une désertification des séminaires, des couvents et… des églises.

C’est ensuite  le retour en force  de l’Islam, qui, dans notre ancien empire colonial, reprend le terrain jadis conquis par le catholicisme. Comme « un clou chasse l’autre », le recul du catholicisme se traduit d’abord par une montée en puissance des sectes, en métropole mais aussi dans nos anciennes colonies (cf les évangélistes américains en Afrique) et la métropole devient elle aussi, peu à peu, terre d’Islam.

La morale n’étant plus chrétienne, les idéaux maçonniques débattus en Loges arrivent à l’Assemblée Nationale : ainsi de la « Loi Veil », en 1975, autorisant l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). On légalise le droit de tuer l’« infans conceptus »,  cet « enfant à naître » qui a des droits depuis la plus haute antiquité.

Depuis la loi Veil, on a tué en France environ 220 000 fœtus par an (chiffre officiel communiqué par les pouvoirs publics) soit en gros 9 millions de bébés. 

En 1981, la France abolit la peine de mort sur pression de Robert Badinter, Garde des Sceaux de l’époque, et nous arrivons à cette aberration: en France, on n’a plus le droit de tuer que… des innocents (2).

Le ministre de l’intérieur, qui se déplace pour un simple tag sur une mosquée, ne semble pas s’émouvoir du phénomène de « christianophobie » (3). Pourtant son ministère  a recensé le nombre d’actes  antichrétiens pour la seule année 2021 : il y en a eu… 857. Excusez du peu !

Deux députés viennent de tirer la sonnette d’alarme à propos de cette aggravation de la violence contre les catholiques. Dans un rapport rendu le 10 février, ils écrivent : « Il y a une montée de la haine depuis dix ans, qui s’aggrave dans la qualité des agressions, dans les faits, et qui s’aggrave sur la haine en ligne ». Leur constat est sans appel et il est assez hallucinant : en France, « fille aînée de l’Eglise », les catholiques sont en danger.

En décembre dernier, à Nanterre, le jour de la fête de l’Immaculée Conception, des paroissiens processionnaient dans les rues de la ville. Plusieurs individus  « issus de la diversité » ont menacé et insulté le cortège. Les participants à la procession ont été  traités de « kouffars » (mécréants). Le prêtre a été menacé de mort. « Wallah, sur le Coran, je vais t’égorger », lui a lancé l’un des assaillants. L’égorgement du père Hamel, en juillet 2016, dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, est là pour nous rappeler que le danger ne se limite pas à quelques insultes ou menaces verbales.  

Et comment réagit le clergé catholique ? Un antipape islamo-gauchiste lave les pieds de musulmans à Pâques et nous demande d’accueillir toujours plus de migrants ; quelques curaillons progressistes, les mêmes qui refusent d’ouvrir leur église aux catholiques traditionnalistes et au rite tridentin, favorisent  la « culture de la rencontre » entre chrétiens et musulmans, comme à Saint-Sulpice, le dimanche 13 février.  « Cantillations coraniques, sourates et petites filles voilées ont-elles leur place dans l’église Saint-Sulpice ? » s’interroge, à juste titre, « le Figaro ».   

A l’heure actuelle, l’Islam est la religion la plus pratiquée en France.      

Peut-être qu’un jour, les idéologues utopistes et les naïfs comprendront – comprendront ENFIN !- que la sacro-sainte laïcité républicaine est l’une des causes de cette montée de l’Islam.

Notre pays aurait dû lutter contre la lèpre maçonnique et revendiquer haut et fort ses racines chrétiennes, les défendre et en être fier (ce qui n’empêchait absolument pas la liberté de conscience et les convictions  – religieuse, agnostique ou athée – de chacun, dans la sphère privée).

Je ne suis ni donneur de leçons, ni calotin, et encore moins  « cul-béni », mais, qu’on le veuille ou non, notre civilisation s’est construite sur le décalogue. Les Dix Commandements de l’Eglise sont à l’origine de nos lois et de cet « Ordre social chrétien » cher à La Tour du Pin (4) et qui est la base du catholicisme social. Saint Vincent de Paul n’a pas attendu Kouchner ou l’abbé Pierre pour venir en aide aux plus démunis. D’ailleurs  ceux-là confondent allégrement la « redistribution socialiste » avec la charité chrétienne ; ce sont pourtant des choses bien différentes.  

« Chassez la chrétienté et vous aurez l’Islam » disait Chateaubriand  en son temps. On ne l’a pas compris, et c’est bien dommage !  Maintenant, hélas, je crains qu’il ne soit trop tard !

Eric de Verdelhan
20 février 2022

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1)- N’oublions pas, bien sûr, le travail de sape préalable qu’on doit aux philosophes des Lumières.

2)- Le code de la chasse punit sévèrement celui qui tuera une hase (lièvre femelle) pleine mais tuer le petit homme à naître est parfaitement légal !

3)- Je déteste ce mot qui laisse supposer que les chrétiens inspireraient de la peur.

4)- « Vers un ordre social chrétien » de La Tour du Pin ; Réédition Trident ; 1987.

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Marjan MONTI
Marjan MONTI
24 février 2022 9 h 45 min

Bonjour à toute l’équipe. Je viens de lire le post d’Eric de VERDELHAN et j’ai pris plaisi à copier un de ses passages : Depuis la loi Veil, on a tué en France environ 220 000 fœtus par an (chiffre officiel communiqué par les pouvoirs publics) soit en gros 9 millions de bébés.  Et aujourd’hui, on nous dit que pour qu’une Nation continue de grandir il faut que chaque femme crée plus d’un bébé dans sa vie. Les Chinois l’ont compris bien avant nous ce message ; eux qui étaient pour le bébé unique en sont revenus. Mais, bien entendu,… Lire la suite »

CHRISTIAN Bruck-LICCARDI
CHRISTIAN Bruck-LICCARDI
22 février 2022 12 h 41 min

Bonjour à vous ;il va sans dire que les responsables ont laissés entrée en France à mon avis bien trop d’étrangers, à savoir que ce qui compte en premier chez musulman c’est leur religion, alors deux sortes, les radicaux(attention danger)et les autres, à mon avis l’état a fait du laissé allé dans toutes les banlieues des grandes et moyenne villes ,le trame c’est d’avoir d’avoir fait un bloc de magrébins ,alors que des familles mélangées avec un peuple Français, ils serais mieux intégrés…..!

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