COP21 : L’ÉCHEC ASSURÉ CACHÉ PAR MANUEL VALLS (par l’Imprécateur)

Toutes les COP ont été jusqu’ici des demi-échecs, des trois-quarts d’échecs, des échecs presque complets comme celle de Copenhague avec, peut-être, une exception : Kyoto réussie à 90%. Hollande voudrait que la conférence de Paris soit un succès plus grand que Kyoto, mais pour le moment rien ne permet de penser qu’il en sera ainsi. COP21 vaut-elle de dépenser 250 millions d’euros, et probablement plus, alors que la France doit emprunter 74 milliards supplémentaires pour boucler le budget 2015 à cause de la manie dépensière compulsive du président ? Il est permis de poser la question.

Manuel Valls est prévenu depuis un an que COP 21 sera un échec mais, malin, il n’en dit rien, espérant peut-être qu’il affaiblira ainsi les deux responsables de son organisation, Laurent Fabius et Ségolène Royal qui, au cas (peu probable mais pas impossible) où Hollande respecterait son engagement à ne pas présenter sa candidature si la courbe du chômage n’est pas redressée en 2016 et COP21 un échec, les deux se présentaient contre Valls à une primaire.

Valls avait commandé en novembre 2014 à ses services un rapport sur la probabilité de succès de COP21. Ses conclusions sont lapidaires « Aucun changement de politique énergétique n’interviendra (après COP21)… il est quasiment certain qu’il n’y aura pas de suite… l’objectif (fixé par Hollande) d’un réchauffement maximal de deux degrés semble hors d’atteinte« .

Hollande demande aussi l’unanimité pour la décision finale qu’il souhaite : l’instauration d’une taxe climatique internationale dont le montant serait réajusté tous les cinq ans. Il rêve, le pingouin. Quand les 5 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU arrivent rarement à l’unanimité, comment espère-t-il celle des 195 états qui siègent à l’ONU et qu’il a convoqués à Paris ? On voit déjà John Kerry annoncer publiquement  que les Etats-Unis n’accepteront aucune contrainte. Le seul consensus actuel est de ne pas engager de politique concertée, chacun voulant garder son indépendance de décision, surtout de décision financière. En conséquence, aucune politique d’urgence ne pourra être décidée.

Aucune conférence sur le climat n’a apporté de réelles solutions. Il y aura au mieux quelques petites décisions permettant de petites avancées qui, bien enrobées d’éléments de langage fleuris, permettront à la presse servile, Le Monde, Libé et L’Obs entre autres, de titrer sur le succès international de Hollande et la planète sauvée grâce à lui.

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Pourquoi s’acharner sur le ralentissement du réchauffement par la seule baisse du taux de CO2 ? Celui-ci ne représente que 72% des GES, les Gaz à Effet de Serre. Le méthane 18% mais il est plus nocif que le CO2. Quand au N2O, ou protoxyde d’azote, utilisé en médecine, dentisterie et agriculture, il ne représente que 9%, mais il est carrément 298 fois plus nocif que le CO2. C’est donc lui qu’il faudrait cibler en premier. Surtout que les émissions de CO2 évoluent proportionnellement à l’augmentation de la population humaine. Elles sont quasiment incompressibles, le CO2 émis par les moteurs des voitures ne représentant qu’une faible partie des émissions globales . Même si la conversion des moteurs diésels en moteurs à essence était totale, elle n’empêcherait pas que la production de CO2 continue d’augmenter puisque les moteurs à essence produisent environ 20 % de CO2 de plus que les diésels à puissance éga!e.
C’est pour leurs émissions de particules fines que les vieux moteurs diésels sont condamnables, pas pour leurs émissions de CO2.

Alors pourquoi s’acharner sur le CO2 ? On peut répondre à cette question en regardant la liste des grandes entreprises invitées à COP21, et celle d’une multitude de lobbyistes. Les scientifiques qui travaillent sur le climat sont presque tous liés à des groupes industriels : Jean Jouzel, vice-président du GIEC a longtemps fait la promotion du nucléaire pour Areva, aujourd’hui il est le confident d’au moins sept ou huit des membres du CAC40 ; Jean-Pascal Van Ypersele, un autre vice-président du GIEC a travaillé pour Bouygues et l’aide à vendre ses immeubles à faible impact climatique. On trouvera aussi Eiffages du BTP, Crédit Agricole au comité scientifique duquel on retrouve Jouzel (!), BNP, LVMH, Renault, GDF-Suez, Veolia, le lobby des éoliennes, etc.

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Ces entreprises offrent aux scientifiques qui rédigent les rapports du GIEC billets d’avion, hôtels 5 étoiles, grands restaurants, argent de poche. En échange, les scientifiques jouent de leur influence pour les faire admettre aux conférences climatiques. À COP21, elles louent des stands entre 80 et 250 000 euros pour 15 jours, où viendront parler les scientifiques payés avec des chèques à 4 ou 5 zéros pour ½ heure ou ¾ d’heure de présence. C’est ce qu’on appelle le « green washing », une façon de blanchir les activités et investissements très polluants de ces entreprises.

Plus curieuse, la présence à COP21 de pétroliers comme Total ou Esso. Ils ont plusieurs raisons d’être là. La découverte de nouveaux champs pétrolifères dans l’Arctique et en Méditerranée Est, ajoutée au pétrole de schiste américain, a divisé par trois le prix du pétrole. Pour maintenir le niveau des profits, il faut vendre beaucoup plus de pétrole, et donc convaincre les pays qui ont besoin de développer leur parc énergétique pour assurer leur développement, de construire des centrales à fuel plutôt que des centrales à charbon ou nucléaires, pourtant en ce qui concernent les nucléaires, de trois à six cent fois moins polluantes en CO2. Les pétroliers emploient donc des lobbyistes pour faire le siège des décideurs gouvernementaux qui seront présents à COP21.

D’autre part, ils aident aussi les pays qui ont des quotas carbones à vendre à les négocier avec les pays qui ont besoin d’en acheter pour éviter les pénalités qu’imposent l’Union Européenne. Mais la crise de 2008-2009 a entrainé une chute mondiale de l’activité et des investissements industriels. Le cours des quotas carbone, ou droits à polluer, se sont effondrés, passant de plus de trente dollars la tonne de CO2 à presque zéro. Ils ne suivent pas la remontée des activités industrielles dans la plupart des pays excepté la France, privant les pays peu pollueurs, parce que peu développés, de ressources financières pour investir. Les lobbyistes s’activent donc auprès des grands négociateurs et décideurs pour qu’ils influent en faveur d’une stabilisation au plus haut niveau possible du prix en bourse des droits à polluer dont les pays pauvres sont vendeurs.

COP21 va donc être comme les conférences précédentes, une vase foire d’achats-ventes de quotas carbones et de centrales, d’énergies renouvelables et de nouvelles lois, et aussi de moyens de pression sur la gouvernance climatique mondiale exercée par l’ONU afin d’obtenir des gouvernements qui y sont réfractaires comme les États Unis, l’Inde et la Chine, des taxes climatiques supplémentaires. C’est pourquoi COP21 sera de surcroit complètement polluée par une vaste corruption généralisée, déjà dénoncée par Transparency International sous le nom de « corruption climatique ». Le souci de la majorité des acteurs  présents à COP21 est de protéger leurs besoins nationaux en termes de développement industriel et d’accroissement du niveau de vie de leurs peuples, bien  avant le souci de sauver la planète par la réduction de la pollution globale, notamment en CO2.

Qui peut croire que les pays comme la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud et bien d’autres, qui cherchent à rattraper le niveau économique de l’Europe et des Etats-Unis, vont y renoncer pour 1 ou 2 degrés d’augmentation de la température moyenne mondiale que le GIEC n’arrive pas à démontrer de manière convaincante?

Qui peut croire que le pays développés vont accepter de gaité de coeur de réduire leur croissance e leur niveau de vie ? C’est pour les y forcer que Hollande exige des conditions contraignantes à ses projets fumeux, c’est ce qui l’oblige l’ONU à menacer les récalcitrants de sanctions onusiennes. Il faut d’abord être riche et gras avant de se laisser imposer une mise au régime. De plus, les pays développés n’ont aucune envie de donner aux pauvres quand leurs budgets sont dans le rouge, comme l’a montré leur réticence à verser les cent milliards promis à Copenhague pour aider les pays pauvres à régler leurs problèmes climatiques.

Maintenant, c’est cent milliards par an que veut leur demander Hollande à COP21 ! Comme d’habitude ils diront « oui », Hollande se vantera de son succès, mais pour ce qui est de les verser effectivement… C’est pourquoi Hollande réclamera à COP21 des sanctions et des mesures contraignantes.

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Philippe Verdier, chef du service météo, viré par madame Ernotte de France Télévision pour avoir osé enquêter sur les dessous nauséabonds de COP21. (Si la photo n’est pas nette, cliquer dessus)

Hollande ne réfléchit à l’international qu’en termes de taxes et de contraintes, comme il le fait en France : obligation de « vivre ensemble », pénalités aux communes qui refusent de construire des logements sociaux, obligation d’accueillir des immigrés clandestins, impôts et taxes en avalanche pour punir les Français qui refusent toujours plus de dépenses de l’État et toujours plus de fonctionnaires, etc.

L’ONU devrait commencer par dire la vérité sur le prétendu réchauffement. On nous dit depuis quelques jours que 2014 a été l’année la plus chaude. Mais par rapport à quelle année ? Par rapport à 2010 qui fut moins chaude que 2003. L’info venait d’un rapport de la NASA. Celle-ci attaquée sur sa méthode de calcul a fini par reconnaitre qu’il y avait une erreur. On le dit aux Etats-Unis, pas en France où la presse est majoritairement aux ordres de l’Élysée. Elle a retenu les températures relevées en 2014 dans les grandes villes, minimisant ou omettant celles relevées dans les agglomérations de moindre importance et les campagnes où la température est souvent inférieure de 2 à 3° à celle des villes qui ne représentent que 10 % environ de la superficie d’un pays.

COP21 n’a pas – comme l’Élysée vient nous en convaincre – pour objectif de « sauver la planète », ses deux objectifs prioritaires sont d’obtenir des taxes nouvelles et de redorer par un pseudo souci écologique l’image de plus en plus dégradée du président à la veille d’élections où il voudrait que les Verts se rallient à son panache rouge.

L’Imprécateur

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