ERDOĞAN, NAZI DES TEMPS MODERNES (par l’Imprécateur)

« Dans un système unitaire, un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a des exemples dans l’histoire. Vous en verrez l’exemple dans l’Allemagne d’Hitler. » (Recep Tayyip Erdoğan, Premier Ministre, parlant de la Turquie).

Le lendemain, la Présidence expliquait qu’il ne fallait y voir aucune référence favorable au nazisme (sic). [LNC 4-01-16]

Prendre comme référence le régime hitlérien pour justifier les mesures politiques que l’on introduit en douceur dans les institutions turques, pour renforcer une présidence que l’on souhaite éternelle, à l’image du grand califat ottoman que l’on espère réinstaurer après un siècle de laïcité, il fallait oser.

Erdoğan l’a fait.

Après tout, peut-être que la présidence d’Adolf Hitler ne fut, elle aussi, qu’un détail de l’histoire. Tout simplement une méthode de gestion politique comme une autre… Il faut le croire puisque la Communauté européenne vient de décider, sans consulter les peuples européens (cela va de soi) de réinscrire la Turquie comme éligible à l’entrée dans l’Europe en assortissant cette décision d’un cadeau de 7 milliards d’euros pour qu’elle retienne les migrants dans des camps. L’Europe est riche, on le sait, et cette décision va tout à fait dans le sens de l’islamisation de l’Europe souhaitée par l’élite américano-mondialisée qui nous gouverne.

N’empêche ! La même phrase dans la bouche d’un homme politique français, (fut-“il” une femme) eut provoqué un scandale incroyable, des crises d’hystérie au Monde et à Libération. Laurent Mouchard-Joffrin eut réclamé sa déchéance de nationalité et l’interdiction immédiate de son parti. C’est là qu’apparaît l’aspect raciste de la chose, car Erdoğan étant musulman, et qui plus est “Frère-Musulman” donc intégriste, personne n’ose dire ce qu’il est : un sympathisant nazi, ce qu’il démontre qui plus est en autorisant dans les rues d’Ankara et Istanbul des manifestations où l’on brandit le drapeau rouge à croix gammée pendant que les bonnes librairies des deux villes affichent Mein Kampf en vitrine et que l’on se livre dans le Sud-est de la Turquie à une chasse raciste aux Kurdes.

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Mais, pas touche ! Washington a décidé que la Turquie doit entrer dans l’Europe, l’Europe invite donc Erdoğan à renouveler sa demande d’adhésion et lui donne sept milliards d’euros en cadeau de bienvenue.

  • Qui proteste chez nos vaillants défenseurs des valeurs de la République ?
  • Qui rappelle que cela ne pourra se faire sans l’accord des peuples européens ?
  • Qui réclame préalablement que la Turquie cesse ses ratonnades anti-kurdes et restitue à Chypre la partie de l’île qu’elle lui a volée ?
  • Qui demande que le président turc renonce à l’islamisation à marche forcée de la Turquie ?

Leur réponse est dans leur silence.

Erdoğan affiche publiquement son admiration pour le système politique nazi, la gauche française et européenne se tait et l’invite à boire le thé de l’amitié, lui donne sept milliards sans avoir la moindre assurance qu’il ne lâchera pas un jour les millions de migrants qu’il aura stockés derrière sa frontière avec l’Europe, d’un seul coup, pour casser et islamiser définitivement celle-ci.

L’Europe n’aura évidemment aucun moyen de les retenir puisqu’ils seront dans l’Europe, la Turquie y étant ! Ne serait-il pas là le deal ? Les peuples européens, ce bétail, n’ont pas compris comme nous, l’élite, la beauté de l’islam et l’intérêt pour notre survie de peupler l’Europe d’Arabes et d’Africains. La Turquie les garde chez elle, on la fait entrer dans l’Europe sans demander aux peuples leur avis. Les migrants deviennent de facto citoyens européens.

Le problème est résolu.

La Turquie, donnée il y a quelques années encore comme le modèle d’un islam laïc s’est profondément ré-islamisée depuis l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdoğan, membre du bureau international des Frères Musulmans, l’une des sectes les plus radicales de l’islam. Il s’acharne à gommer toute trace de l’œuvre de modernisation et de laïcisation conduite par Mustapha Kemal (Atatürk) au début du siècle dernier. La Turquie se trouve donc impliquée, malgré l’opposition de ses élites, d’une partie de l’armée et de sa population, dans les rêves délirants de grandeur islamiste de son leader qui se voit comme le nouveau calife ottoman et s’est déjà fait construire un palais gigantesque. Et c’est cet homme que l’on flatte, à qui l’on donne l’argent des contribuables européens, que l’on encourage à entrer dans l’Europe ?

Je vais être brutal et même grossier, mais il faut le dire : je cherche désespérément dans notre élite politique une personne qui ne soit pas un gros débile à l’encéphalogramme plat, lâche et déjà soumis, et je ne la trouve pas.

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Car en encourageant l’entrée de la Turquie dans l’Europe les dirigeants européens aggravent considérablement le risque terroriste déjà important. Cela n’arrêtera pas les flux migratoires en provenance de l’Afrique qui ne passent pas par la Turquie mais par la Libye, freinera à peine ceux en provenance de Syrie-Irak-Afghanistan qui continueront à venir en contournant la Turquie si vraiment elle agit pour les parquer et les concentrer chez elle. C’est le conflit sunnites-chiites que nous allons importer et comme les États-Unis qui mènent nos dirigeants par le bout du nez ont déjà choisi leur camp, celui des Frères Musulmans et de leur mère l’Arabie Saoudite, nous allons être impliqués dans la grande guerre que celle-ci prépare avec la création du “groupe des 24”, dont la Turquie fait bien sûr partie, pour détruire le clan chiite qui, dit-elle, la menace depuis l’Iran, l’Irak, la Syrie alaouite et le Yémen houti.

Mais la théocratie criminelle et mafieuse qu’est l’Arabie est-elle vraiment menacée ? Les États-Unis ont encore besoin d’elle pour contrôler les flux mondiaux d’hydrocarbures et les aider dans la réalisation du projet de vassalisation de l’Europe énarchisée, dont le volet économique prévoit de dégager celle-ci de l’emprise russe sur le gaz consommé en Europe pour la remplacer par une emprise arabe avec la mise en exploitation du gigantesque gisement (20% des réserves mondiales) découvert sous le golfe persique en 1971 par Shell. La partie qatarie s’appelle North Pole et la partie iranienne South Pars (la Petite Perse) carte

Notons au passage que ce gisement gazier, probablement le plus grand du monde, se trouve dans des schistes (marins siluriens) qu’il va falloir fracturer, l’horreur absolue pour les écolos ! Il est actuellement une copropriété Iran-Qatar. Son exploitation devrait être assurée par des compagnies pétrolières américano-européennes, dont Shell, Exxon et Total.

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Premier point : affaiblir l’Iran pour lui retirer de fait ses droits sans qu’il ait la possibilité de s’y opposer par les armes. John Kerry s’y emploie, l’accord avec l’Iran sur le nucléaire fait partie de la manœuvre.

Deuxième point : construire des gazoducs à travers l’Irak et la Syrie, puis la Turquie, pour acheminer le gaz vers l’Europe du Nord et du Sud. Pour cela il faut que l’Irak et la Syrie soit sous contrôle total des sunnites, d’où la nécessité d’affaiblir le gouvernement chiite de Bagdad et d’éjecter Bachar el-Assad de Damas. D’où les guerres déclenchées successivement par les États-Unis contre Saddam Hussein et Bachar el-Assad, qui mettront les ressources pétrolières de ces deux pays sous contrôle américano-saoudien. D’où aussi l’extrême indulgence dont font preuve les États-Unis, la France et l’Europe pour les bombardements et l’oppression génocidaire turque sur les Kurdes. Car ceux-ci en demandant la création d’un état kurde à cheval sur les frontières Syrie-Irak-Iran, gêneraient considérablement le projet en leur donnant une part de contrôle sur le passage des gazoducs.

Erdogan
« L’expression “Islam modéré” est abjecte et offensante. Il n’y a pas d’Islam modéré. L’Islam est l’Islam » − Recep Erdoğan, Premier Ministre turc.

Ce sont les États-Unis qui sont derrière à la manœuvre. Le New-York Times est en bonne voie pour rejoindre Le Monde et Libération dans les pratiques mensongères et la sodomie de leurs lecteurs : il a titré « La Turquie dit que le commentaire d’Erdoğan sur Hitler a été déformé. » Malheureusement pour ce quotidien de référence, l’adresse URL de l’article montre bien que le titre d’origine était: turkeys Erdoğan seeking a more powerful presidency cites Hitler’s system” (« La Turquie d’Erdoğan à la recherche d’une présidence plus puissante se réfère au système d’Hitler »). Ce joli truquage a été relevé par Atlantico qui ajoute « Cette volonté occidentale de ne pas regarder en face la menace géopolitique qu’Erdoğan fait peser sur l’Occident ne manque pas de surprendre. Le Président turc a beau enchaîner les pires méfaits, ses alliés de l’OTAN ne disent rien, et même applaudissent des deux mains.

« Depuis plusieurs mois, Erdoğan a pourtant joué la carte de la provocation ouverte : arrestations de journalistes, emprisonnements voire assassinats d’opposants, attentat suspect durant une manifestation organisée par un parti kurde, répressions sévères de manifestations démocratiques, attaques en règle contre les symboles laïques du pays, rien n’y fait. Nous ne voulons rien voir, et nous refusons d’admettre que le dragon Erdoğan est bien plus dangereux pour nos libertés que Bachar el-Assad.

« Pire : la Turquie s’est récemment lancée dans une politique de répression farouche contre ses minorités kurdes que les médias subventionnés, en France, passent totalement sous silence. 50 civils en seraient morts pour le seul mois de décembre, mais ce bilan est sans doute plus lourd puisque ces villes sont sous couvre-feu depuis plusieurs semaines.

« Pourquoi l’indignation de l’Occident est-elle forte lorsque le laïc Bachar el-Assad est accusé de bombarder des civils syriens, et quasi-nulle lorsque l’islamiste Erdoğan pratique la même politique sur son propre peuple ?… Cette protection accordée à l’État Islamique constitue un atout important pour la persistance de la menace terroriste.

« Sur tous ces points, les dirigeants occidentaux se taisent et font semblant de ne rien voir. Quelques arrestations de terroristes donnent le change et permettent de dissimuler le double jeu d’Erdoğan. »

L’Imprécateur

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