MACRON REMPLACE LES CHEFS MILITAIRES PAR DES ÉNARQUES INCOMPÉTENTS (général Pierre Lorenzi)

La Défense pilotée par des hauts fonctionnaires civils


LIBRE OPINION du général Pierre LORENZI
Posté le vendredi 20 octobre 2017


Le choix des gouvernements successifs de substituer aux officiers généraux des hauts fonctionnaires civils pour occuper des directions du ministère de la défense (ou des armées) et des postes interministériels à vocation stratégique ne répond à aucune nécessité et encore moins à une quelconque logique.

Il nous faut revenir sur un des faits marquants des débuts du quinquennat Macron. Exposées publiquement, le 13 juillet dernier, veille de la Fête Nationale, les remontrances du président de la république à l’encontre de l’ancien chef d’État-major des armées ont mis au grand jour la défiance croissante du politique à l’égard du militaire. Ce coup d’éclat fut une étape de plus dans la marginalisation des chefs militaires par les élites politico-administratives, à l’œuvre depuis plusieurs années au sein-même de l’appareil de défense et de sécurité français.

En déniant au CEMA (chef d’état major des Armées) le droit de « parler vrai » dans un cadre pourtant ad hoc – la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale – et de se prononcer sur les moyens effectifs de l’action militaire, le président de la République et ses communicants ont révélé leur méconnaissance de celle-ci, de sa complexité et des qualités requises pour préparer et conduire une armée.

Paradoxalement, au même moment, Emmanuel Macron invitait les officiers à concentrer leur action sur la réflexion stratégique, donnant l’illusion à son auditoire que ce volet crucial de la Défense demeurait du ressort entier des militaires. On en est loin : l’essentiel des postes y contribuant sont progressivement retirés des mains des officiers pour être discrètement redistribués à des hauts fonctionnaires civils, la plupart sortis de l’ENA.

Il s’agit alors de s’interroger sur la pertinence d’avoir confié la plupart des directions du ministère de la Défense et des postes interministériels à vocation stratégique à des personnels tous issus d’une seule et même grande école. Pour chacun de ces postes, et comme cela s’imposait naturellement par le passé, une dizaine d’officiers, forts des multiples aptitudes et de compétences développées tout au long de leurs carrières, pourrait pourtant légitimement être retenue.

Quelle motivation anime le politique qui fait fi de cette expérience, en parfaite adéquation avec la nature des postes à honorer ?

Quand les hauts fonctionnaires civils trustent la quasi-totalité des directions du ministère de la défense (des armées) et des postes interministériels à vocation stratégique.

La  qualité de l’administration civile française, la valeur de ses hauts fonctionnaires, issus pour un certain nombre de l’ENA et l’ouverture de la Défense à des savoir-faire originaux ne sont pas contestées. La Défense peut se sentir honorée de l’attrait de ces fonctionnaires civils pour la chose militaire. Mais cette tendance très nette à la substitution des personnels d’encadrement aboutissant peu à peu au monopole des personnels civils sur ces postes laisse perplexe quand on connait l’investissement de la Défense – et donc du contribuable français – dans la sélection et la formation permanente de ses  officiers généraux. Aller chercher ailleurs ce dont la Défense dispose largement en son sein, à un moment où les contraintes budgétaires sont sans cesse rappelées, répond-il à un besoin effectif ?

Pour illustrer ces propos, observons la distribution des rôles dans l’appareil de sécurité et de défense français et les parcours universitaires et professionnels de leurs détenteurs : président de la République : inspecteur des finances ; Premier ministre : conseiller d’État ; ministre des Armées : conseillère d’État ; Secrétaire Général de la Défense et de la Sécurité Nationale : conseiller maître à la Cour des Comptes ; éphémère prédécesseur du ministre des Armées, directeur des Affaires financières au ministère de la Défense, directeur du Service Historique de la Défense, directeur des Relations Internationales et de la Stratégie au ministère des Armées, directeur de la DGSE, responsable national du contre-terrorisme, coordinateur du renseignement auprès du Président : tous diplômés de l’ENA !

Sans compter le nombre considérable de conseillers, membres et directeurs de cabinets de ces dirigeants, et la diminution considérable du nombre de militaires dans le pilotage des derniers Livres blancs de la Défense, dont l’extension à la sécurité constitue là encore un prétexte supplémentaire à la marginalisation des militaires.

Plus largement, on peut s’étonner que le musée de l’air et de l’espace, à forte dimension militaire, ne soit plus dirigé par un officier général de l’armée de l’Air ou que la communication de la défense (DICOD) soit désormais pilotée exclusivement par des civils.

Pourquoi ne pas puiser dans le vivier des officiers généraux parfaitement aptes à occuper ces fonctions ?

Il fut un temps, pas si éloigné, où nombre de ces postes étaient naturellement et raisonnablement confiés à des officiers généraux parfaitement aptes à les occuper, disposant d’un avantage concurrentiel sur les technocrates, indéniable et inestimable : la connaissance de la réalité du terrain, des missions, des hommes, du commandement, des moyens nécessaires et enfin des risques assumés.

Les officiers français sont soumis à une formation permanente exceptionnelle et à une sélection particulièrement rigoureuse et originale, reposant non seulement sur un volet intellectuel mais également sur l’aptitude au commandement. Le grand public connaît les noms des prestigieuses écoles des trois armées mais peut-être ignore-t-il que les diplômes qui sont délivrés à leur issue ne sont que le commencement d’un très long processus professionnel pour tous ces jeunes officiers et non pas un couronnement ou un sésame à vie.

A cette première phase succède une quinzaine d’année à vocation essentiellement opérationnelle, souvent en Opérations Extérieures, au cours desquelles ces officiers se perfectionnent dans  leurs domaines de compétence et sont jugés en situation, sur leurs aptitudes au commandement et à la prise de responsabilités. Ils poursuivent d’ailleurs en parallèle une formation plus académique. Enfin et parmi ceux qui ont ainsi démontré leurs aptitudes tant intellectuelles qu’opérationnelles et au commandement, intervient une troisième sélection très dure et sur concours, celle de  l’École de Guerre. Ils y reçoivent une formation pluridisciplinaire, en particulier dans le domaine stratégique. A leur sortie, les officiers assument successivement des responsabilités en état-major et dans un cadre opérationnel. En outre, beaucoup cumulent ces qualifications avec des diplômes d’autres grandes écoles, et ont occupé des postes en ambassade, à l’OTAN ou en échange avec des unités à l’étranger. Certains enfin sont auditeurs à l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) et au Centre des Hautes Études Militaires (CHEM).

Nombre d’administrations pourraient s’inspirer avec bénéfice de ce modèle à trois temps où rien n’est jamais complètement acquis, qui sélectionne les hauts potentiels à mi- parcours des carrières et non pas à l’âge de 25 ans, et qui offre une remise à niveau intellectuelle à ceux qui aspirent aux plus hauts postes d’encadrement.

Ce constat soulève plusieurs questions

Quel sens donner au thème si cher aux dirigeants français, celui de la « diversité  » ? Ce slogan mis en avant à la moindre occasion par le politique semble être employé avec le plus grand pragmatisme et devoir s’arrêter là où l’intérêt d’une nouvelle oligarchie commence.

L’exécutif entend-il confiner les militaires aux seconds rôles ?  Refuser aux officiers – et au premier d’entre eux – de contribuer pleinement au débat budgétaire et donc à la réflexion sur les moyens de l’action ? Est-ce la consécration d’une nouvelle technique de management imposée aux armées ? La proposition saugrenue d’instaurer un service militaire d’un mois en dit long sur les processus décisionnels et d’élaboration des normes relatifs à  la Défense.

Il ne suffit pas de revêtir la tenue des militaires ou d’accéder aux plus hautes instances de la défense pour assimiler la connaissance multidisciplinaire qu’acquièrent les officiers au cours de leurs longues et riches carrières. La sympathie et l’attrait croissants qu’expriment pour leur armée la population française et les jeunes en particulier ne s’expliquent pas que par le seul souci d’être protégés. Ce que représente cette institution comme élément de cohésion ou comme perspective d’ascension et de reconnaissance gagnerait à être reconsidéré par des élites dont on nous promet le renouvellement depuis tant d’années.

Général (2S) Pierre Lorenzi

Après une carrière opérationnelle et programmatique dans l’armée de l’Air, le général Pierre Lorenzi a servi comme conseiller militaire de plusieurs présidents du Centre National d’Études Spatiales.




 

 

CELUI QUI DIT LA VÉRITÉ DOIT ÊTRE EXÉCUTÉ
(général Antoine Martinez)

Après la récente « exécution » du général Pierre de Villiers pour avoir dit la vérité, personne ne doit oublier les circonstances et le contexte qui ont conduit à l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal, le 6 février 2016 à Calais, pour avoir également crié la vérité au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire.

Il faut rappeler que ces manifestations se déroulaient dans de nombreuses villes européennes et que, pour la France, elles étaient programmées à Bordeaux, Montpellier, Saint-Brieuc, Calais et Paris/Rungis (journée-meeting pour cette dernière, le 7 février).

Les pouvoirs publics décidaient d’interdire pour des raisons fallacieuses les manifestations à Saint-Brieuc et surtout à Calais en invoquant l’impossibilité d’assurer la sécurité. Curieusement, une semaine plus tôt, une manifestation de milliers de clandestins installés dans la « jungle » encadrés et motivés par les “antifas” et autres “no-borders” déferlaient sur la ville en exerçant des violences sans que les forces de l’ordre présentes n’interviennent car elles en avaient reçu l’ordre.

On notera la différence de traitement entre une manifestation de protestation non-violente de quelques centaines de participants en soutien aux habitants de Calais avec des arrestations dont celle du général, et une manifestation marquée par un déferlement de violences de la part de milliers d’individus encadrés par l’extrême-gauche et répandant la peur sur la ville et ses habitants sans aucune réaction des forces de l’ordre.

Cela dit, hormis le fait que les « juges » du Conseil d’État manquent à tous leurs devoirs en matière de respect des règles élémentaires de bienséance en diffusant le 22 septembre – sans informer le général Christian Piquemal – un communiqué notifiant le rejet de son recours et confirmant sa radiation des cadres par mesure disciplinaire, le message est limpide. Le Conseil d’État confirme la volonté du pouvoir de museler la liberté d’expression des généraux et donc, par l’exemple, de les faire taire.

Cette absence d’égards et de tact dans la communication d’une telle décision semble refléter un certain mépris à l’égard d’un grand serviteur de l’État et de la Nation de la part d’une institution comme le Conseil d’État censé dire le droit. Mais ce mépris avait déjà été manifesté au plus haut niveau de l’État. En effet, cette attitude discourtoise et choquante avait été employée par le président de la République lui-même qui signait le 23 août 2016 le décret de radiation des cadres ou « d’exécution » du général Christian Piquemal. Ce dernier ne l’apprenait que le 17 septembre, près d’un mois après ! Cerise sur le gâteau : le décret – signé en catimini – n’était pas publié au Journal Officiel.

Cette bassesse et cette hypocrisie qui traduisent en fin de compte un manque évident de discernement et de sagesse de la part du pouvoir, d’autant  que le général avait été relaxé par le tribunal trois mois plus tôt, le 26 mai 2016, et que le Parquet n’avait pas fait appel !

Cette radiation apparaît d’ailleurs comme un désaveu scandaleux de l’institution judiciaire, ce qui en dit long sur la pratique contestable du pouvoir. Il faut bien comprendre ici l’acharnement des autorités politiques contre ce général, finalement relaxé par le tribunal, mais qui avait osé défier leur autorité par sa présence à Calais le 6 février 2016. Ce crime de lèse-majesté était insupportable et ne pouvait rester impuni. Celui qui dit la vérité doit être exécuté.

Mais la défiance de ce soldat loyal à l’État et à la Nation qu’il a servis pendant toute sa carrière n’était-elle pas légitime face à un pouvoir qui se dérobait à ses devoirs dans une gestion calamiteuse de la crise migratoire, en particulier à Calais et dans le Calaisis ? Car la responsabilité de cette situation déplorable n’incombe-t-elle pas au pouvoir politique qui, non seulement n’a pas assumé ses devoirs, mais a voulu, de surcroît, faire taire ceux qui dénoncent des faits inacceptables dans un État de droit ?

Peut-on être surpris qu’un officier général, qui, comme tout serviteur de l’État ayant servi ou servant sous l’uniforme, attaché viscéralement à la légalité et au respect du règlement, ait considéré qu’il était de son devoir de dénoncer précisément le non-respect de l’état de droit qui fonde notre démocratie ?

Qui est le plus coupable ? − Ce général qui a enfreint l’interdiction de manifester, ou ceux qui n’ont pas fait appliquer la loi et ont participé à l’aggravation de la situation ?

Car c’est bien la loi républicaine qui n’a pas été appliquée – et qui ne l’est toujours pas aujourd’hui d’ailleurs – par nos responsables politiques face à l’entrée illégale de clandestins sur notre territoire.

N’oublions pas que notre Constitution précise en son Article V que le Président de la République est le garant de l’intégrité du territoire. Sa responsabilité ne peut donc pas être ignorée dès lors que des migrants clandestins, donc illégaux, entrent massivement sur le territoire français. Et le nouveau pouvoir issu des dernières élections présidentielles ne doit pas l’oublier, car des centaines de clandestins pénètrent chaque jour sur notre territoire et ne sont pas expulsés.

Et il ne devra pas l’oublier au moment de la levée suicidaire du contrôle des frontières intérieures de l’Union Européenne annoncée pour le début du mois de novembre 2017. Car ce serait la submersion migratoire assurée par des clandestins encore retenus tant bien que mal aux frontières sud, nord et est de notre pays.

Alors, devant l’abandon par l’État de ses responsabilités régaliennes, les lois de la République n’étant pas respectées, le général Christian Piquemal s’était rendu sur place pour constater et dénoncer l’impuissance, le renoncement, voire la capitulation des pouvoirs publics face à la chienlit, en un mot « crier la vérité ».

Mais, après la décision du Conseil d’État confirmant la radiation des cadres du général Christian Piquemal, la véritable question qui doit être posée est celle-ci : est-ce transgresser et dénier le devoir de réserve que de dénoncer des faits inacceptables dans un État de droit, alors que le pouvoir politique, incapable de garantir l’intégrité du territoire face à l’entrée illégale de milliers de clandestins, ne respecte pas la Constitution et bafoue les lois de la République ?

Que le pouvoir politique se réfère en permanence au sacro-saint devoir de réserve dans une telle situation alors que ni le secret militaire, ni la neutralité politique ne sont mis en cause parce qu’on dénonce le non-respect de l’état de droit, relève de la malhonnêteté, de l’hypocrisie et même de l’abus de pouvoir.
Cela est d’autant plus vrai et condamnable que ce non-respect de l’état de droit par ceux qui ont précisément à l’appliquer et à le faire respecter a conduit à l’instauration d’un état de non-droit.

Mais peut-on rappeler à l’ancien président de la République – qui a voulu punir le général Christian Piquemal – que l’état de droit dont il ne cessait de se prévaloir, en plein état d’urgence, pour ne rien faire a plongé la France dans un état de faiblesse extrême ?

Par sa présence à Calais le 6 février 2016, le général ne dénonçait-il pas également, par anticipation, l’aveu incroyable d’un président inconscient et irresponsable fait quelques mois plus tard à deux journalistes sur la partition du pays qu’il considérait comme bien engagée ?

Quelle désinvolture ! Quelle imprévoyance et quelle lâcheté ! Cette seule déclaration aurait, dans une vraie démocratie, mené le Parlement à engager une procédure de destitution. Car un responsable politique à ce niveau de l’État peut-il impunément, non seulement refuser de voir le danger, mais en être conscient et ne pas agir en conséquence ? Il s’agit de démission coupable, en langage militaire de trahison puisqu’il s’agit réellement d’un manquement à ses devoirs incompatible avec l’exercice de son mandat.

C’est bien cela que le général Christian Piquemal dénonçait à Calais. Et ce manquement à ses devoirs est aggravé par la divulgation à ces mêmes deux journalistes d’informations militaires hautement confidentielles violant délibérément l’obligation de discrétion et de réserve portant sur des informations classifiées relevant de la Défense. Il s’agit d’une faute lourde, d’autant plus grave que le président, de par ses fonctions, est le Chef des armées et donc dépositaire, à ce titre, d’éléments couverts par le secret de la défense nationale. Il n’avait pas le droit de communiquer ces éléments à des personnes non qualifiées ni habilitées. Mais son immunité présidentielle l’a préservé d’une poursuite du chef de compromission, prévue par le Code Pénal (articles 413-9 à 413-12).

Il n’est cependant plus couvert par cette immunité aujourd’hui. Ce délit qui est hautement plus grave qu’une transgression de son devoir de réserve par un général restera-t-il impuni ?

Dans L’Esprit des Lois, Montesquieu affirmait que « La démocratie est fondée sur la vertu ». Il semble malheureusement qu’on en soit bien loin aujourd’hui. En effet, la sanction administrative qui frappe le général Christian Piquemal, alors que pénalement il avait été relaxé, pose un sérieux problème éthique et déontologique que le pouvoir politique et la classe politique dans son ensemble seraient bien avisés de prendre en considération. Car dans le cas de ce général, c’est bien le pouvoir politique qui est coupable du fait de ses manquements à ses devoirs en ne respectant ni la Constitution ni les lois de la République, en provoquant par sa passivité, alors que le pays est en état d’urgence, l’affaiblissement de l’état de droit et la mise en danger de la vie des citoyens.

La prétendue transgression du devoir de réserve par ce général lanceur d’alerte ne constituait-elle pas plutôt une démarche citoyenne pour rappeler au pouvoir politique ses devoirs ? Si la loi n’est pas respectée ni appliquée par ceux qui détiennent le pouvoir et qui ne sont – faut-il le leur rappeler – que les fondés de pouvoir d’un souverain, le Peuple, on ne peut pas reprocher à ceux qui ont servi sous l’uniforme et qui ont un sens aigu du devoir à l’égard de l’État et de la Nation de dénoncer ce qui est illégal.

Général (2s) Antoine Martinez
Président du Comité de Soutien au général Piquemal
Coprésident des Volontaires Pour la France


Ceux qui ont lu et apprécié « Devoir d’Expression d’un Citoyen (pas) Ordinaire » ne manqueront pas de lire l’essai du général Martinez « Quand la Grande Muette Prendra la Parole ».
Un projet auquel souscriront l’ensemble des patriotes, las de l’incompétence des prétendues élites et de la décadence économique, morale et identitaire de notre pays.
Acheter et faire connaître cet ouvrage (préfacé par Ivan Rioufol) constitue un acte de résistance, de patriotisme et une contribution à l’ardent effort de redressement de la France.
CLIQUEZ ICI



 

 

L’ARMÉE VOUS PARLE !

Si la récente démission du Chef d’État-Major des Armées (CEMA), le général Pierre de Villiers, a provoqué un vif émoi, elle a mis en évidence le fossé qui s’est progressivement creusé entre le politique et le militaire s’agissant de la nécessité de consacrer des moyens adaptés à la défense et à la sécurité de la nation, première des missions régaliennes de l’État.

Mais elle a également révélé et confirmé avec force la menace qui pèse dorénavant sur l’expression des militaires. Car sans revenir sur les circonstances qui l’ont motivée, cette démission qui a frappé le sommet de la hiérarchie militaire – une première sous la Vème République – est, en fait, la dernière d’une série d’événements récents provoqués par l’agacement des autorités politiques. Ces dernières ne supportent manifestement pas que la haute hiérarchie militaire lance des signaux d’alerte qu’elles considèrent comme des critiques de l’action de l’État et qu’elles jugent contraires au « devoir de réserve ». Ces réactions excessives, voire abusives, qui depuis quelques années se sont traduites finalement par la sanction, notamment de plusieurs généraux, sont révélatrices d’un certain embarras et d’une fébrilité perceptible de la part de l’exécutif placé devant ses carences et suscitent de nombreuses interrogations et des inquiétudes au sein du monde militaire.

En effet, l’humiliation du général Pierre de Villiers constitue l’exemple même d’une dérive incompréhensible et dangereuse engagée par l’autorité politique à l’égard du chef militaire auditionné à huis clos par les membres de la Commission de la Défense de l’Assemblée Nationale. Il est pourtant du devoir du CEMA d’informer les représentants de la nation sur les capacités réelles des forces armées et sur la nécessité d’une cohérence des moyens alloués avec les missions assignées. Il était donc justifié que le CEMA insistât sur les risques engendrés par l’insuffisance des moyens, non seulement pour la vie de nos soldats engagés dans les opérations extérieures ou intérieures, mais également pour celle des citoyens et donc pour la sécurité de la nation, puisque « nous sommes en guerre ». Peut-être faut-il rappeler que cette situation critique est la conséquence de lois de programmation militaire successives – votées par le Parlement – jamais respectées précisément par l’autorité politique, qui utilise depuis trop longtemps les budgets des forces armées comme une variable d’ajustement pour combler ses manquements en matière de gestion des comptes publics. En l’occurrence, le CEMA n’a pas rompu le « devoir de réserve » auquel tout serviteur de l’État est soumis. Il avait le devoir de dire la vérité aux représentants de la nation devant lesquels il était invité à s’exprimer. C’est une obligation afin que les parlementaires puissent ensuite tenir compte (ou pas, mais… c’est leur responsabilité), en toute connaissance de cause, de l’analyse présentée pour leur permettre d’élaborer le projet de budget des armées.

Un cas similaire avait produit un choc identique, en 2014, à la suite de l’audition, par la Commission ad hoc de l’Assemblée Nationale, du numéro trois de la gendarmerie, le général Bertrand Soubelet. Ce dernier avait déclaré, répondant aux questions qui lui étaient posées, que la politique pénale était en décalage avec les infractions relevées et il soulignait, en conséquence, les difficultés rencontrées au quotidien par les unités de la gendarmerie dans la lutte contre la délinquance. Ses déclarations, prononcées également à huis-clos, n’avaient pas été appréciées par l’exécutif qui considérait que le général mettait en cause la politique pénale du gouvernement et critiquait l’institution judiciaire. La réaction de l’autorité politique ne se fit pas attendre : mutation dans un placard, c’est-à-dire une véritable censure valant finalement sanction.

Le général Vincent Desportes, quant à lui, était sanctionné par l’autorité politique en août 2010 alors qu’il était directeur du Collège Interarmées de Défense (CID). Lors d’un entretien dans le journal Le Monde, il avait en effet porté un jugement négatif sur la politique des États-Unis, et par voie de conséquence sur la France, en Afghanistan. L’autorité politique affichait ainsi sa volonté de mettre un couvercle sur l’expression des militaires, et notamment des généraux.

Plus récemment, qui ne se souvient de l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal à Calais, le 6 février 2016, au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des Journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire ? Le Président de la République signait, le 23 août 2016, un décret – non publié au Journal officiel (!) – sanctionnant ce général en 2nde Section en le radiant des cadres alors même que le tribunal de Boulogne n’avait pas retenu les chefs d’accusation du procureur de la République et l’avait relaxé au mois de mai précédent.

Mais plusieurs autres généraux en 2nde Section étaient directement menacés de sanction par courrier officiel, au mois de mars 2016, après avoir pris la défense du général Piquemal, ou après avoir signé collectivement une lettre ouverte au Président de la République lui rappelant ses devoirs à l’égard de la nation, ou après avoir fait état de leurs critiques sur la gestion de la crise de Calais par le gouvernement et en alertant sur ses conséquences.

Enfin, il ne faut pas oublier l’attitude de certains élus, comme le vice-président de la Commission des Affaires Étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat, qui lors de l’audition du CEMA en fin d’année 2015 demandait à ce dernier de faire taire certains généraux en 2nde Section dont il ne supportait pas les critiques portant sur les réductions répétées d’effectifs et de budgets des armées françaises.

On le constate, avec la démission du général Pierre de Villiers – qui illustre à merveille la propension de l’autorité politique à ne pas vouloir écouter ces serviteurs dévoués de l’État et de la nation pourtant animés d’un sens du devoir – de la loyauté et de l’honneur incontestable, c’est finalement l’expression des militaires et en particulier des généraux qui est aujourd’hui menacée et que le politique tente d’étouffer. Car ce qui gêne ce dernier, c’est que le citoyen puisse être informé sur ses insuffisances et surtout sur les risques qu’elles font peser sur la nation.

Mais l’expression des généraux – qu’ils soient en 1ère ou en 2nde Section – est devenue aujourd’hui indispensable. Ils savent de quoi ils parlent. Alors, pourquoi les chefs militaires ne pourraient-ils pas s’exprimer sur des sujets liés à la défense, à la sécurité de la nation, aux intérêts de la France dans le monde alors que d’autres moins qualifiés le font ? Pourquoi les généraux de 2nde Section ne pourraient-ils pas s’exprimer sur ces mêmes sujets et, n’étant plus en activité, plus librement sur beaucoup d’autres comme l’immigration ou l’éducation, qui engagent l’avenir du pays, sans être menacés de sanctions parce que leurs propos, différents du discours officiel, dérangent ? Ces derniers sont pourtant des serviteurs de l’État qui ont acquis une expérience et une compétence reconnues et ils continuent de servir la nation et les intérêts de leur pays, ce qui leur confère une certaine légitimité pour exprimer leur appréciation lorsque, notamment, la sécurité et l’avenir du pays sont mis en danger.

Personne n’a l’intention de remettre en question le « devoir de réserve » auquel sont soumis les militaires et, donc, les généraux en 1ère et 2nde Section dont le sens du devoir et la loyauté ne sauraient être mis en doute. Mais leur droit d’expression doit être pleinement reconnu. D’ailleurs, le pouvoir politique semble oublier que l’autorisation préalable à l’expression des militaires a été supprimée il y a plus de dix ans. D’autre part, les règlements imposent au militaire de rendre compte lorsqu’il constate qu’il n’a pas les moyens d’accomplir une mission : c’est bien ce qu’a fait le CEMA devant les représentants de la nation et son droit d’expression est devenu, en l’occurrence, un devoir d’expression car il s’était déjà exprimé à plusieurs reprises – sans réaction de ceux qui nous gouvernent – pour expliquer la situation déplorable dans laquelle se trouvent les Armées Françaises. Les tentatives répétées du pouvoir pour priver les généraux de parole, alors que, guidés par leur sens du devoir et de responsabilité, ils agissent comme des lanceurs d’alerte, ne sont pas pertinentes au moins pour deux raisons. Elles créent non seulement un malaise en contribuant à distendre la confiance entre le politique et le militaire, mais également un doute sur la compétence ou la clairvoyance du pouvoir politique s’agissant de la première des missions régaliennes dont il est responsable. Par ailleurs, se référer en permanence au sacro-saint « devoir de réserve » n’a pas de sens dans la mesure où ni le secret militaire ni la neutralité politique ne sont mis en cause.

L’expression des militaires, et en particulier des généraux, apparaît donc aujourd’hui porteuse de progrès et, plutôt que de vouloir l’étouffer, il faut l’encourager. Le moment semble donc venu pour conduire une véritable révolution des esprits pour que soit reconnu à ceux qui risquent ou ont risqué leur vie pour la défense de la France et de la nation un « devoir d’expression » au même titre que leur « devoir de réserve ». Il est, en effet, légitime qu’ils puissent contribuer au débat en usant de leur liberté d’expression.

Le 15 septembre 2017

Général Antoine MARTINEZ (président du comité de soutien au général Piquemal)
Général Daniel GROMAIRE
Général Christian RENAULT
Général Denis LETTY
Général André COUSTOU
Général Daniel SCHAEFFER
Général Hervé NEVEU
Général Roland DUBOIS
Général Christian HOUDET
Général Jean QUELENNEC
Général Christian PIQUEMAL



 

 

EN CAS DE CONFLIT GÉNÉRALISÉ, NE COMPTEZ PAS SUR NOTRE ARMÉE !
(Luc Sommeyre)

La « troupe », c’est-à-dire ce que l’on peut appeler objectivement « l’armée réelle » n’est pas à la mesure de nos espérances.

De Gaulle a décapité l’armée en 1962. Elle ne s’en n’est jamais remise. Mais le dernier troupeau des incompétents élyséens lui a assené un double-coup mortel : réduction drastique des moyens matériels et humains d’une part, et utilisation de l’armée de terre comme fourre-tout de ce que les thuriféraires de la bienpensance ont appelé « les emplois-jeunes ». À moins que leurs intentions profondes n’aient été plus perverses encore : faire tomber nos derniers moyens de défense.

Un ami m’entretenait récemment du délabrement dramatique de nos forces de défense, confirmant les échos que je reçois de toutes parts. De toutes part oui, sauf de nos généraux qui, eux, n’ont pas la moindre conscience de la non-opérationnalité des troupes qu’ils sont censés commander.

Peut-être, à trop avoir la tête dans les étoiles n’a-t-on plus les pieds sur terre.

La fracture est profonde et irrémédiable.

Vous lisez la Presse ?

Parfois, une brève annonce échappée à la censure d’un rédacteur-en-chef, allume une luciole dans la nuit de notre coma profond. « Tiens ! on a volé des FAMAS dans une camionnette de la Gendarmerie. – Ça alors… » « Oh ! on a dérobé des explosifs dans une carrière de travaux publics et des armes dans une base militaire. – Voyez-vous ça ! » Et la masse du troupeau de retomber comme un corps sans vie dans le sommeil artificiel de la “paix sociale”. Je parie que certains ont mélangé de puissants antalgiques et des hallucinogènes aux barbituriques que leur sert quotidiennement le Journal de 20 Heures pour ne pas sentir la lame du couteau qui s’affûte en silence dans le secret de leurs vies de petits-bourgeois boboïsés.

L’Armée (« la Troupe ») est divisée en trois

Les « chances-pour-la-France » et les « emplois-jeunes »

La communauté maghrébine sous les drapeaux participe massivement au réarmement des banlieues et instruit les “petits-frères” (pour qui manier le FAMAS et autres fusils d’assaut ou armes de poing fait maintenant partie du quotidien). Experts en explosifs, ils suivent avec beaucoup d’attention les formations que leur dispense “la République”. La fabrication et l’utilisation d’explosifs brisants ou déflagrants (mélinite, hexolite, donarite, octolite, tetrytol et autres TNT) n’ont plus de secret pour eux. Des modes d’emploi et notices de fabrication traduits en arabe ont été retrouvés lors de certaines perquisitions. Évidemment « on » n’en parle pas pour ne pas effrayer les foules. Mais surtout « ON » NE FAIT RIEN POUR Y REMÉDIER. [1]

Ces soldats-là déserteront avec armes et bagages au tout début de l’offensive que chacun redoute [2]. À l’évidence, ils rejoindront les cités et autres foyers infectieux pour diriger des commandos terroristes avec plus ou moins d’efficacité (heureusement, « l’effet Mouloud » jouera contre eux). Mais croyez-moi : à ce moment, nos chères têtes frisées seront étonnamment disciplinées et ne chahuteront pas leurs instructeurs.

Les « communautés noires »

Soldats d’origine africaine et antillaise ne font pas bon ménage, c’est bien connu. Ça ne s’arrange pas. Partie de ceux-là – pour les africains musulmans ça ne fait aucun doute – rejoindront les chances pour la France (toujours avec armes et bagages) et renforceront les groupes terroristes.

D’autres (surtout les antillais veut-on croire) demeureront fidèles à la France et voudront rester dans les rangs [3] ou bien rejoindront nos troupes d’élite (Légion Étrangère, commandos Marine de Brest, Chasseurs alpins et certaines unités spéciales sur qui on pourra “encore” compter, Dieu merci). Certains aussi, rallieront la Résistance.

Les « Français-de-souche » : mal-aimés de l’Armée française

En nombre appréciable, des jeunes gens s’engagent dans les rangs de notre armée. Certains bien sûr, pour acquérir une formation professionnelle à moindre coût ou parce qu’ils ne trouvent pas d’emploi stable sur le marché du travail (ce qu’on ne saurait leur reprocher) mais aussi une proportion très satisfaisante par patriotisme à laquelle se fondent les autres pour former un bloc uni. Enfin… admettons. Eux, dans les « confrontations » avec les communautés ci-dessus évoquées au sein de la Troupe ont un droit incontesté : celui de FERMER LEUR GUEULE. Que « le muz’ » ne salue pas les sous-officiers et officiers féminins n’a pas d’importance : c’est dans sa culture. Mais si le 1ère classe Dupont ou le caporal Martin vient à manquer à l’étiquette… attention !

Écoutez bien les confidences de l’un de nos soldats au jugement clair et objectif, dans la vidéo ci-dessous [cliquez sur l’image].

Eh bien… par la force des choses, eux aussi vont déserter au sifflement du premier ricochet sur les grands boulevards ! Non par couardise, mais pour se replier en petits groupes et protéger les leurs plutôt que de servir de cibles dans la mascarade des pseudo-ripostes qui suivront le début des affrontements [4].

En dernière minute, je reçois d’un ami la vidéo ci-dessous. Le garçon qui s’exprime n’a sans doute pas été major de polytechnique, mais c’est l’un de ces Soldats qui met sa vie au service de la vôtre. Il mérite tout notre respect.

Tout ceci entre dans le cadre du scenario-noir que nous présentons depuis bientôt un an.

L’alternative

Cette conscience aiguë de l’inanité de nos Forces de Défense nationales (nous n’avons pas évoqué les forces de police, mais elles sont logées à la même enseigne [5]) a poussé nos élites présumées à envisager une solution de rechange : les forces armées communautaires, cette fameuse « armée européenne » qui ne verra jamais le jour, fruit des fantasmes délirants de la politicaillerie bobo [6].

Or, en l’attente de cette armée européenne absurde et chimérique, pour maintenir a minima l’ordre requis pour les affaires courantes, les Mondialistes (Soros, Merkel, Tsipras, Renzi, Kučinskis, Grybauskaitė, Hollande, #LePionMacron & consorts) avaient misé sur l’OTAN.

Seulement voilà…

L’alternative alternée

Barack Hussein Obama – sombre Président s’il en fut – avait ante mortem envoyé des divisions blindées dans les Pays baltes, en Pologne et en Allemagne du nord pour barrer la route aux dangereuses armées russes que “Poutine-le-Sanguinaire” s’apprêtait à faire déferler sur nos plaines, nos villes et nos vallées.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais le 20 janvier dernier à Washington, il s’est passé quelque chose. Quelque chose d’inattendu par tout ce beau-monde installé dans la certitude béate du futur mondialisé de notre planète. Ayant accumulé des richesses (un euphémisme, je pense) et créé de puissants réseaux d’influence, les agents d’exécution visibles du « Nouveau Siècle américain » ou « Nouvel Ordre Mondial » ont éprouvé ce qu’ont dû ressentir les habitants de Pompéi et d’Herculanum lors de l’éruption du Vésuve en 79 de notre ère. Mais à la différence des citoyens de l’Imperium romanum, nos doryphores modernes se sont envolés avant que les torrents de feu du volcan-géant qui a surgi au Capitole annoncé à force tambours et trumpettes − malheureusement pour l’humanité − ne les aient engloutis. Ils n’y ont pas (encore) trouvé sépulcre. Pour autant, ça sent l’roussi !

Or, “bizarrement”… les divisions blindées NRBC [7] sont maintenues en Europe du nord.

N’oublions pas qu’aux USA aussi, le Président est le Chef des Armées [8]. Et que les États-Unis sont de très loin les premiers contributeurs du Traité de l’Atlantique Nord. Peut-être la gîte du canon des chars Abrams a-t-elle été modifiée…

Nous en parlerons dans un prochain article.

Dernière minute (lundi 27/02 PM)

Plusieurs sources sérieuses, crédibles et très bien informées, nous mettent en garde contre « Le Grand Reset » (prévu de longue date par tous les financiers et économistes dignes de ce nom) mais cette fois… à TRÈS brève échéance et à la hauteur de 326.000.000.000.000 US$. Comptez bien les zéros…

Voir cette vidéo.


Et pour finir en musique…

[cliquez sur l’image ci-dessus]


PROTÉGEZ-VOUS
PROTÉGEZ LES VÔTRES
PROTÉGEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES

Rejoignez les

http://remora-europe.eu


Mardi 28 février 19:00

À PRENDRE AVEC PRÉCAUTION − MAIS BRUITS PERSISTANTS

Je prends la liberté de vous inviter à faire un maximum de provisions d’eau potable, de nourriture en conserve, de médicaments de 1ère urgence et pour suivi médical, ainsi que de produits de première nécessité SANS ATTENDRE.


À fort bientôt.
J’espère.

LS


[1] Le remède ? – Simple. Le Chef de l’État l’a déclaré : « on est en guerre ». En temps de guerre : 1/ recherche Gendarmerie ; 2/ conseil de guerre ; 3/ peloton d’exécution. PAS D’ÉTAT D’ÂME.
[2] Voir Note 1 et appliquer le protocole.
[3] « Mais si y’a plus personne, quoi qu’on fait, mon capitaine ? »
[4] Nous sommes là dans la perspective de l’Article 16 où le Parlement ne peut être dissous. (Non bien sûr : les élections ne peuvent pas avoir lieu pendant la période de validité de l’Art. 16.) Eh bien, notre classe politique est tant et si bien abrutie qu’il y aura toujours des sénateurs et de députés pour réfuter aux soldats le droit de se défendre – et a fortiori d’attaquer ! – sauf à remplir des formulaires et à accuser réception des ordres reçus, soigneusement collationnés dans un classeur (aux normes du jour, bien sûr).
[5] Les problèmes inhérents à la conduite prévisible des forces de la Gendarmerie sont d’un ordre plus complexe.
[6] Pourquoi cette race de technocrates parasites et onéreux que sont les politicards professionnels ne produit-elle jamais que des projets irréalistes et inapplicables ? – Tout bonnement parce que ces énarches et sciencepotards de tous poils n’ont jamais travaillé. À aucun moment de leur vie n’ont-ils été confrontés au travail manuel, à la gestion d’une entreprise ou à l’exercice d’une profession libérale, là où les erreurs décisionnelles peuvent être létales. Fondant leurs certitudes sur des hypothèses, ils vivent tout bêtement dans le souvenir fané des laboratoires de leurs lycées ou facultés, là où tout n’était « qu’expérience », sans incidence concrète sur le devenir des êtres et des choses.
[7] Nucléaire – Radiologique – Biologique – Chimique.
[8] Art. II – Sec. 2 de la Constitution des États-Unis du 17/09/1797 amendée 27 fois : « The President shall be Commander in Chief of the Army and Navy of the United States, and of the Militia of the several States, when called into the actual Service of the United States ».



 

JUNGLE DE CALAIS : TROIS GÉNÉRAUX INTERPELLENT LE CHEF DE L’ÉTAT !

Le 6 février, le général Christian Piquemal, 76 ans, était interpellé à Calais dans les conditions honteuses et détestables que toute la France Patriote a pu constater.

 Il doit comparaître le 12 mai.

Trois Généraux, dont le Général Antoine Martinez que les lecteurs de Minurne connaissent bien, viennent d’adresser une lettre ouverte au Président de la République. Nous la publions ci-dessous intégralement.

Elle interpelle le Chef de l’État sur ses responsabilités, face à cette zone de non-droit qu’est devenue la ville de Calais (ne manquez pas de lire à ce sujet le dernier article de Luc Sommeyre).

Cette lettre ouverte est parue dans Le Figaro du 4 mars. Quelque chose semble en train de changer dans notre beau Pays de France…

Le bon Abbé Guy Pagès rappelait hier fort opportunément cette jolie pensée de Saint Augustin :
« L’Espérance a deux filles superbes : la colère et le courage.
« La colère pour que ce qui ne doit pas être ne soit pas, et le courage pour que ce qui doit être soit »
.

Marc Le Stahler

Bannière 2016

barre

Général Pierre Coursier

Général Pierre Coursier

général Antoine Martinez

Général Antoine Martinez

Général Jean du Verdier

Général Jean du Verdier

 

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Président de la République française, en vertu de l’article V de la Constitution de 1958, est « le garant de l’intégrité du territoire ». Sa responsabilité est donc engagée dès lors que des migrants illégaux entrent massivement en France, avec des points de fixation comme Calais et le Calaisis.

Sur cette portion de notre territoire, abandonnée de facto par les autorités de la République, des milliers d’immigrants en situation irrégulière se sont concentrés, dans l’espoir de rejoindre le Royaume-Uni. La population locale n’a jamais été consultée sur cette implantation et vit dans la terreur des bandes mafieuses. Ce gigantesque bidonville, malheureusement comparable à ceux du Tiers-Monde, appelé à bon droit « La Jungle » par le bon-sens populaire, est une zone de non-droit de fait où dominent la violence et l’extorsion en bande organisée. Les lois de la République ne sont donc plus respectées.

Le Général Christian Piquemal s’est rendu pacifiquement sur place pour constater cette capitulation de l’État. Par une ironie blessante, il a été arrêté au nom de l’ordre public alors que les migrants illégaux demeurent libres de leurs faits et gestes pendant ce temps.
Vous devez, Monsieur le Président, prendre la mesure de l’indignation que ce paradoxe provoque dans le cœur de beaucoup de Français.

Certes, on peut alléguer l’impuissance de l’Europe de Schengen à assurer le respect de nos frontières. On peut également évoquer le manque de solidarité de nos voisins britanniques qui refusent d’adhérer à Schengen et d’aligner les conditions de travail et la répression du travail clandestin sur nos normes provoquant un appel d’air qui a créé la situation calaisienne. Il est vrai par ailleurs que ce n’est pas vous qui avez signé l’incompréhensible Traité du Touquet qui oblige la France, à ses frais, d’empêcher les migrants de partir pour le Royaume-Uni.

Il vous appartient néanmoins de négocier avec Londres et Bruxelles des modifications aux Traités actuels de Schengen et du Touquet qui ont contribué largement à créer le désordre calaisien. Il est urgent que vous puissiez vous rendre sur place pour évaluer et juger de la situation sur le terrain si tant est que les rapports administratifs ne permettent pas à eux seuls d’appréhender la situation existentielle désastreuse qui est faite aux habitants de cette région du nord de la France.

Il convient, au lieu de s’acharner sur un soldat, fut-il Général et Patriote, de rétablir l’ordre public à Calais, ce qui suppose l’éradication de « La Jungle » (une “jungle” peut-elle exister en République ?) et le renvoi de tous les clandestins dans leurs pays d’origine. Vous êtes, en effet, le garant de l’ordre public et aussi du respect de nos frontières et vous ne pouvez pas vous dérober à vos devoirs sur ces deux points essentiels.

En espérant que vous prendrez en compte ce message qui va au-delà des querelles politiques partisanes, en espérant que vous ne laisserez pas triompher l’injustice faite, certes à un Général, mais aussi à toute la population du Calaisis, et faire rétablir l’ordre public pour tous.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération.

Général de Corps d’Armée Pierre Coursier (ancien Gouverneur militaire de Lille), 
Général Jean du Verdier,
Général Antoine Martinez,
Yvan Blot, ancien député du Nord-Pas-de-Calais,
Nicolas Stoquer, Secrétaire de la Conférence France-Armée.


Amis lecteurs, les commentaires sont ouverts.
N’hésitez pas à rejoindre et soutenir les signataires de cette lettre ouverte ! 


 

MILITAIRES ET JUGES : QUAND LA COLÈRE MONTE… (par L’Imprécateur)

La plus haute autorité militaire s’est toujours montrée discrète. C’est normal, son statut lui interdit d’exprimer ses états d’âme tant qu’elle est en activité. Ce qui explique que les réactions d’officiers généraux publiées, dans la presse ou sur Internet, sont toujours celles de généraux “en retraite”, ou les compte-rendus de la participation de généraux en activité à des réunions officielles telles que les commissions d’enquête parlementaires.

C’est au détour d’un article paru dans Valeurs Actuelles que l’on a appris que le Chef d’état-major des Armées avait, en ce début d’année, fait part au président de la République de la décision collective des officiers généraux de démissionner si des mesures énergiques n’étaient pas rapidement prises par le gouvernement pour redresser la situation humaine et financière catastrophique des Armées.

Rien n’a encore été fait depuis, mais on peut imaginer que cela donne à réfléchir au président et aux trois ministres concernés, le Premier, celui des Armées et celui de l’Intérieur. Ils ne peuvent en effet ignorer que les meilleurs dirigeants, les plus compétents en géopolitique, géostratégie et même en gestion ne sont pas formés à l’ENA ou à Polytechnique mais à Saint-Cyr-Coëtquidan.

Quelques jours plus tard, c’était au tour de la haute magistrature de manifester son profond mécontentement, malgré son devoir de réserve. Elle l’a fait de manière très officielle, à quelques jours d’intervalle, par la voix du premier président de la Cour de cassation et des premiers présidents des cours d’appel. Ils estiment, après une “délibération commune” que le “rôle constitutionnel” de l’autorité judiciaire « est affaibli par des réformes et projets législatifs en cours ». Sont directement visés le projet de réforme de la procédure pénale qui renforce les moyens de lutte contre le terrorisme, au prix d’une marginalisation des juges d’instruction, et la prolongation de l’état d’urgence qui relègue de facto l’autorité judiciaire au second plan, au profit de la justice administrative.

Mais la mise à l’écart des juges dans la lutte contre le terrorisme n’est pas le seul reproche fait au gouvernement. La fragilisation de leur statut et un manque de plus en plus criant de moyens sont aussi dénoncés. Sait-on qu’il arrive plus souvent qu’on ne le croit qu’un juge en cour d’Assises soit contraint d’aller acheter du papier, des stylos-bille ou régler la facture d’un informaticien, parce que le secrétariat du tribunal n’a plus un sou pour ces menues dépenses ?

On peut leur objecter, comme le fait le gouvernement, que nécessité fait loi, que tout le monde doit faire des économies et que l’état de guerre contre le terrorisme déclaré par le Président justifie la prise de mesures fortes ayant pour objectif de protéger les citoyens. Il est cependant incontestable que la prééminence donnée à la justice administrative sur l’autorité judiciaire n’est jamais un bon signe pour la Justice et que les citoyens finissent très souvent par s’en mordre les doigts quand, après avoir été rassurés dans un premier temps, ils s’aperçoivent que leurs libertés s’évaporent au profit d’un arbitraire présidentiel et gouvernemental qui perdure. Surtout quand le Premier Ministre en personne leur annonce officiellement qu’un terrorisme de plus en plus dur les frappera inévitablement : « la seule question étant de savoir où et quand » ! C’est une méthode préconisée par Machiavel : faire peur pour mieux asservir.

Mais il y a plus grave.

Alors que la protestation des militaires reçoit un écho favorable dans la population comme le montre l’indignation que provoque l’arrestation du général Piquemal à Calais perçue clairement comme une tentative d’intimidation du gouvernement envers l’ensemble de l’autorité militaire (1), celle des juges laisse indifférent parce que leur comportement ces quatre dernières années a déçu une grande majorité des citoyens.

Depuis des années la Justice accepte des dérives subtilement imposées par le corps politique et médiatique bien-pensant. L’exemple le plus criant est peut-être d’avoir accepté de juger comme crimes racistes des opinions ou des critiques portant sur les religions.

Depuis quand la pratique d’une religion définit-elle une race et depuis quand la critique de cette religion, quelle qu’elle soit, échappe-t-elle à la loi de 1905 et à la liberté constitutionnelle de penser et de s’exprimer ?

La faute est à l’origine politique, mais l’erreur de la Justice est de l’avoir cautionnée. Quand la loi confondant religions et races a été promulguée, elle aurait dû être immédiatement invalidée par l’autorité compétente, le Conseil Constitutionnel. Cela n’a pas été fait et les juges sont maintenant tenus d’appliquer un texte de loi voté dont les décrets d’application ont été promulgués.

En réalité la plupart des lois visant officiellement à protéger les communautés (et singulièrement la communauté musulmane), Lois Pleven, Gayssot, Taubira & Co., ont eu pour objectif de réintroduire dans le Code Pénal le délit de blasphème que la Loi bien connue de 1881 avait aboli. Cette dérive est devenue caractéristique à partir de 1981 et l’arrivée des socialistes au pouvoir, avec des procès contre des films ou des affiches considérés comme outrageant le sentiment religieux.

Des associations ont été créées et subventionnées par le pouvoir politique pour protéger les communautés d’origine étrangère et religieuses, LICRA, MRAP, etc.

Leur principale et quasiment seule activité est de mener des actions en justice contre tout mot, toute phrase, toute pensée exprimée publiquement pouvant être interprétée comme une critique des communautés de couleur (“Blancs” exceptés) ou les religions (catholique exceptée).

Il a manqué en France une réaction populaire immédiate, comme en Belgique où un groupe s’est constitué en 1989 : la “Ligue pour l’Abolition des lois réprimant le Blasphème et le droit de s’Exprimer Librement” (LABEL).

Des militants français pour la liberté d’expression ainsi que des militants antiracistes considèrent la loi de 2003 créant un « délit d’outrage au drapeau ou à l’hymne national » comme une réinstauration du délit de blasphème, en ce qu’elle sacralise des symboles et les rend intouchables. Mais curieusement leur esprit sélectif leur fait ignorer la sacralisation par la Gauche de certaines communautés de gens de couleur et de l’islam.

Toute critique de l’islam est considérée comme un blasphème par de nombreux États, qui infligent des punitions pouvant aller jusqu’à la condamnation à mort.

En Arabie Saoudite par exemple, entre 150 et 200 condamnations à mort par décapitation, flagellation, crucifixion ou pendaison sont prononcées chaque année pour ce motif.

Cela n’empêche pas notre président de dérouler le tapis rouge pour recevoir les dirigeants multimilliardaires de ce pays de sauvages où les femmes sont moins bien traitées que les chameaux, où l’on tue les homosexuels, emprisonne et fouette les journalistes indisciplinés. En France on ne tue pas, mais on verbalise et on emprisonne déjà, le plus souvent avec sursis mais la condamnation pour blasphème est bien actée.

L’autre reproche fait par les citoyens à la Justice concerne son laxisme. Un reproche souvent initié par la police qui doute inévitablement du bon sens du juge quand devant le commissariat passent en moto le matin, roulant sur le trottoir et sans casque, le médius pointé vers le ciel, les deux malfrats arrêtés la veille pour vols multiples et violences sur personnes avec récidive.

Soit tout le monde sait que ces juges-là sont souvent ceux affiliés au très gauchiste Syndicat de la Magistrature (celui qui trouve de bon goût d’afficher la photo de parents de filles violées et battues sur son “mur des cons”). Mais l’image que ceux-là donnent de la Justice la salit toute entière.

Marc Robert, Procureur Général, déclare : « L’action répressive contre le terrorisme doit être menée sous la direction et le contrôle exclusif de l’autorité judiciaire, constitutionnellement garante du respect des libertés individuelles ».

Marc Cimamonti, Vice-président de la Conférence Nationale des Procureurs (procureur lui-même) met le gouvernement en garde contre les fiascos procéduraux à venir : « Il y a un point sur lequel nous ne pouvons céder, c’est celui du contrôle d’identité que nous effectuons quand une infraction est susceptible d’être commise […] les anciens policiers revanchards, peu nombreux heureusement, ont toute l’attention du Gouvernement. et une perte d’indépendance si l’on voyait les juges “passer sous l’autorité des préfets” ». Surtout quand on a vu presque la moitié du corps préfectoral remplacé depuis quatre ans par des préfets estampillés “à Gauche”, ceux de Droite étant placardisés.

Cette révolte des juges comme celle des militaires sont des signes positifs. Mais ils ne se laisseront pas entrainer à de actions violentes comme l’espère le gouvernement qui rêve de les mettre au pas.

Un gouvernement dont l’incompétence confine de plus en plus à l’illégitimité.

idiot-cerveau-brain  Cerveau ministériel

C’est aux citoyens d’agir par une résistance active, à commencer par l’élimination aux prochaines élections de cette Gauche pourrie.

(1) « …une grossière tentative d’intimidation, une méthode classique des régimes à l’agonie » (Général Didier Tauzin)

L’Imprécateur

Bannière 2016

 

 

L’ISLAM EST-IL COMPATIBLE AVEC L’ARMÉE ? (par L’Imprécateur)

L’achat de 126 Rafales par l’Inde nous avait été annoncé il y a deux ans comme un grand succès de messieurs Le Drian et Fabius. Grâce à la merveilleuse « expertise » (1) du président Hollande en matière de relations internationales, ce marché de 18 milliards est définitivement perdu. L’Inde a signé avec Vladimir Poutine l’achat d’avions russes mieux équipés que nos Rafales. Ils l’ont démontré en passant de leur base à l’Est de la mer Caspienne à Lataquié en Syrie sans être repérés par les radars et les satellites américains.

Le Rafale était incontestablement l’avion polyvalent le plus perfectionné au monde, mais ça, « c’était avant ». On l’oublie, mais le Rafale a été conçu il y a quarante ans, les premiers produits il y a trente ans, et pendant que trente-cinq ans de gouvernements irresponsables se servaient du budget de la Défense nationale comme variable d’ajustement à d’autres budgets secondaires, nos concurrents géopolitiques que sont la Chine, la Russie, l’Inde, la Corée du Nord et bien d’autres moins voyants comme le Brésil ou Israël augmentaient les leurs, perfectionnaient leurs armements, se lançaient seuls dans la conquête spatiale.

Alors que derrière les Etats-Unis et OTAN nous suivons toujours des concepts de guerre issus de la première moitié du siècle dernier à base de fortifications, de bombardiers et de chars, Chinois, Russes et Organisations islamistes internationales ont pensé « guerre tous azimuts », « guerre électronique », « guerre asymétrique », « guerre terroriste ». Nous avons heureusement au sein de nos armées des stratèges qui le savent, les étudient et conçoivent des contre-stratégies, mais ils sont peu écoutés. De plus, travailler sur des contre-stratégies est indispensable, c’est bien, mais ceux qui imaginent des concepts nouveaux de guerre ou de stratégies auront toujours une longueur d’avance sur nos penseurs militaires occidentaux.

Il y a dans nos armées un autre élément qui se dégrade, c’est le facteur humain. Il était impensable autrefois dans l’armée française laïque et républicaine de tenir compte du facteur religieux ou communautaire, même si, comme dans toutes les armées du monde, il a parfois été nécessaire de créer des régiments ne regroupant que des hommes d’une même ethnie parce que cela répondait à un besoin spécifique, comme les deux divisions SS de musulmans majoritairement bosniaques des armées hitlériennes, ou le régiment de femmes de l’empereur du Bénin, réputées pour leur férocité. Mais, dans l’armée française, la règle était l’intégration quelle que soit l’origine sociale, la couleur de la peau ou la religion. Et cela fonctionnait bien parce que l’esprit laïc et républicain était respecté, sans failles, comme il l’est toujours dans la Légion.

Aujourd’hui, 1/10ème des effectifs militaires sont de confession musulmane et les dysfonctionnements sont nombreux. En 1999, à bord du porte-avions Foch, une mutinerie a eu lieu, des marins musulmans refusant que l’on frappe les « frères » du Kosovo, puis en 2009, il y eut pour la même raison des refus d’aller combattre en Afghanistan. Et maintenant l’armée française laïque et républicaine connaît des réclamations religieuses et communautaristes que les cadres civils et politiques du ministère de la Défense poussent à satisfaire au nom de « valeurs » nouvelles et discutables qui n’ont rien à faire dans une armée et un pays revendiquant des valeurs laïques et républicaines.

Dans la marine c’est particulièrement criant. Comment dans le milieu clos et confiné d’un navire pouvoir assurer la séparation absolue des femmes et des hommes, des cuisines et réfectoires pour respecter le halal, des lieux où effectuer les cinq prières réglementaires journalières et le ramadan ?

Cela devient impensable en période d’opération. Sans oublier qu’il est permis de poser la question de la fiabilité de personnels qui estiment que leur devoir religieux passe avant leur devoir de militaires au service de leur patrie s’ils pensent qu’il peut y avoir des musulmans parmi ceux qu’ils ont ordre de combattre. D’autant plus qu’il existe de multiples précédents anciens et récents (Mali) et des études montrant que la réponse à la question posée est négative, même s’il existe une majorité des musulmans qui ont fait et feront passer leur fidélité à la France avant leur devoir religieux. En 1990, Jean-Pierre Chevènement avait reçu un rapport sur les binationaux maghrébins et le service national qui précisait que « les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine) commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission » (source : Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre).

Puisqu’il s’agit d’engagés volontaires qui sont mis au courant des contraintes qu’impose le service armé, les valeurs républicaines exigeraient qu’ils soient mis en demeure de mettre entre parenthèses leur engagement religieux le temps de leur engagement militaire au service de la nation. Si le président de la République croit pouvoir demander l’unité de la nation dans la période de menace nationale de terrorisme-islamiste que nous vivons, à plus forte raison les chefs militaires sont-ils en droit et ont le devoir d’exiger de leurs personnels le respect de leur engagement pour l’unité de l’armée, fer de lance de l’unité nationale.

La majorité des militaires de confession musulmane s’adaptent aux contraintes de la vie dans les différentes armes, mais parmi les autres, certains ne se sont engagés que pour apprendre le maniement des armes afin de le mettre au service de l’islam wahhabite et salafiste. Ils se réunissent en groupe dans les chambrées pour prier, commenter les événements de Libye, Irak, Syrie et les attentats islamistes se produisant très fréquemment dans le monde, et ils ont une forte tendance à la radicalisation. Elle se manifeste ensuite par la désobéissance aux ordres, des désertions et même des actions collectives analogues aux actions de sabotage des communistes en 1939-41 quand communistes et nazis étaient alliés.

Trop souvent des chefs militaires ne prennent pas les sanctions qui devraient s’imposer par peur d’être accusés d’islamophobie et croient résoudre le problème en éloignant les militaires radicalisés des théâtres de guerre par leur affectation en Polynésie par exemple, où, pour le moment, la population locale est encore réfractaire au virus islamiste. L’armée française doit rester laïque et républicaine pour être en mesure de remplir les missions qui lui sont demandées par le chef de l’Etat. Elle ne doit en aucun cas devenir, même en partie, analogue à l’armée algérienne qui scande des chants antisémites.

Les missions ordonnées à l’armée française par le chef de l’Etat sont très majoritairement, que ce soit en Afrique ou au Moyen-Orient, axées sur les conséquences locales des dérives de l’islam rigoriste. Elle doit pouvoir, en tout lieu et à tout instant, compter sur chacun de ses soldats, quel que soit son grade. Ni la religion, ni la couleur, ni les convictions politiques, ni les origines géographiques ne doivent entrer en ligne de compte. Si un militaire prend prétexte d’un seul de ces facteurs pour refuser un ordre, ses chefs ont le devoir d’apprécier la gravité de l’acte d’insubordination et si nécessaire de l’écarter de l’armée.

1 : « expertise », ce mot à consonnance française est en réalité l’un de ces mots du globish english dont notre « élite » trop souvent inculte aime truffer son langage. Nous avons en français des mots beaucoup plus précis, raison pour laquelle la diplomatie internationale ne s’exprimait qu’en français autrefois, langue structurée par la rigueur logique gréco-latine. Elle évitait l’usage de l’anglais, amalgame de dialectes anglo-germaniques angles, frisons, jutes et vikings s’écrivant en alphabet rune, que les moines irlandais, au VIIIème siècle tentèrent de civiliser en imposant l’alphabet latin et, au XIème siècle, des mots d’origine latine chaque fois que précision et clarté étaient nécessaires dans les discussions diplomatiques. L’anglais, langue notoirement floue ne s’est imposé à partir du XIXème siècle que grâce à la colonisation anglaise et à la domination économique des anglo-saxons sur le monde.
« expertise » = savoir-faire, expérience.

L’Imprécateur

Bannière 2016

 

LECONS D’HISTOIRE POUR AUJOURD’HUI (lettre de l’ASAF – Association de Soutien à l’Armée Française)

 

Les Français viennent de célébrer, le 8 mai, le 70e de l’anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie en attendant celle du Japon, le 2 septembre.
Mais leurs dirigeants se souviennent-ils de ce qui leur en a coûté :

– de ne pas avoir conçu et préparé un outil militaire moderne et entraîné, capable de vaincre un ennemi pourtant bien identifié ?
– de ne pas avoir conduit une politique de Défense en cohérence avec la politique étrangère ?
– d’avoir abusivement lié notre politique étrangère à celle de leur allié britannique, dont la situation géographique, pourtant, n’avait rien de comparable ?
– d’avoir refusé de voir la montée en puissance inexorable d’une idéologie conquérante et d’une armée de 3 millions d’hommes ?
– d’avoir cru, après la terrible saignée de la Première Guerre mondiale, que celle-ci était effectivement la « der des der » et d’avoir tiré, comme on le dirait aujourd’hui, les «dividendes de la paix »?

Il y a là matière à réflexion pour notre époque !

DE L’EFFONDREMENT AU REDRESSEMENT

Alors que l’Allemagne nazie mobilisait toutes ses ressources et organisait méthodiquement le travail de son peuple et la montée en puissance de son armée, la France, après avoir privilégié l’acquisition de nouveaux droits et réduit le temps de travail, n’a entendu les bruits de bottes qui résonnaient au-delà du Rhin que trop tardivement.

Pourtant, qui ne sait que la paix se défend en préparant la guerre, avec rigueur et constance ? Faute de clairvoyance et de vision politique courageuse à long terme dans les années 1930, notre pays a subi, pendant cinq ans, une guerre entraînant la mort de plus de 560 000 Français, militaires et civils, et faisant des millions de blessés. La France en est sortie exsangue et divisée, marquée à jamais par le poids de l’humiliation.

La France s’est finalement redressée grâce à l’héroïsme, d’abord, de quelques Françaises et Français, et d’étrangers pour lesquels notre pays était devenu leur patrie d’accueil. Puis la Résistance n’a cessé de croître, pour compter à la fin de la guerre, plusieurs centaines de milliers de combattants.

Ces hommes et ces femmes qui venaient d’horizons différents et de toutes les couches de la société n’étaient ni de droite ni de gauche, mais avant tout des patriotes.

C’est aussi grâce à Koenig, qui, tenant Bir Hakeim, a donné aux Anglais les délais supplémentaires pour arrêter l’Afrika Korps avant qu’elle n’atteignît Suez.

C’est Juin, qui a ouvert la route de Rome aux Alliés en contournant les troupes allemandes par un itinéraire impossible. C’est Leclerc, qui, après une épopée incroyable, a libéré Paris et Strasbourg comme il en avait fait le serment à Koufra. C’est enfin de Lattre, qui, avec une armée de 350 000 hommes composée de vétérans de l’Armée d’Afrique et d’évadés venus de Métropole puis, après son débarquement en Provence, de jeunes résistants « amalgamés », a pénétré en Allemagne, conquis Stuttgart et eu l’honneur de signer, au nom de la France, la capitulation allemande. Leclerc signera à son tour la capitulation japonaise, quatre mois plus tard, aux côtés de Mac Arthur.

Cette histoire est celle du redressement extraordinaire de la France initié le 18 juin 1940. C’est à des chefs militaires exemplaires, à des soldats français ou servant

la France avec amour, à des maquisards courageux prêts au sacrifice, aux agents des réseaux de renseignement trop souvent occultés et sans lesquels les Alliés n’auraient pu réussir les opérations de débarquement, notamment en Normandie, que nous devons d’être libres aujourd’hui, non à une classe politique épuisée qui s’est montrée aveugle.

CONNAITRE L’HISTOIRE DE FRANCE : UN DEVOIR !

La connaissance de l’histoire nationale est essentielle pour comprendre les faits et en tirer des enseignements. Si l’Histoire ne se répète jamais à l’identique, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Seuls l’effort, le courage, la clairvoyance et l’unité du peuple permettent de conduire un projet politique qui garantisse la sécurité et l’indépendance de la Nation. C’est d’ailleurs pour cette raison que le général de Gaulle rappelait que « la Défense est le premier devoir de l’État », car la protection des Français, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale reposent d’abord sur la force de nos armes.

Dans ces conditions, tout ce qui contribue à effacer chez les Français la connaissance et la compréhension de leur histoire, fondement de leur identité, tout ce qui gomme les héros et le patriotisme – dont la fête officielle, le 2e dimanche de mai, a été passée sous silence –, tout ce qui conduit les responsables politiques à culpabiliser systématiquement notre peuple en s’adonnant ridiculement au rite de la repentance, affaiblit la France au même titre que de ne pas attribuer aux armées des ressources financières suffisantes.

C’est pourquoi l’ASAF est engagée dans un combat contre la désinformation et les manipulations de notre histoire militaire.

Elle se bat pour que notre pays dispose aujourd’hui, et plus encore demain, comme cela n’a pas été le cas, hélas, il y a 75 ans, d’une armée forte, bien équipée et entraînée, connue et soutenue par des Français unis et fiers de leur histoire, pour faire face à ses devoirs et être capable d’assumer ses responsabilités.

LA RÉDACTION