POURQUOI LA DROITE PERD-ELLE LES ÉLECTIONS ?
(L’Imprécateur)

Depuis des années nous nous battons pour que la droite revienne au pouvoir. Qu’elle soit de droite républicaine ou frontiste, peu nous importait, l’essentiel était que la gauche perde enfin le pouvoir et cesse de ruiner la France, d’appauvrir les Français  et d’en détruire l’esprit et la culture. À force de démontrer et d’argumenter, nous avions prouvé que c’est possible. Les sondages en 2016 donnaient enfin la droite largement gagnante sur un plateau avec Fillon dont le programme était solide. Fillon éliminé pour les raisons que l’on sait, la justice ne s’intéresse plus à lui, c’était le tour de Marine. Mais c’était sans compter sans la puissance de la finance mondiale qui année après année place ses pions dans tous les pays occidentaux.

Elle avait son candidat, Emmanuel Macron, poussé, formé et financé par son ami Henri de Castries, PDG d’AXA et « en même temps » président du groupe de Bilderberg. Il avait déjà fait élire Hollande en 2012, Sarkozy ayant compris lors d’une réunion au club Le Siècle en avril 2012 qu’il allait au devant de graves ennuis s’il ne laissait pas Hollande gagner. Il a récidivé en 2017 en faisant le nécessaire pour que Marine Le Pen se retrouve devant Fillon au premier tour, mais plombée par des pseudos accusations d’emplois fictifs, ce qui assurait la victoire de Macron, dont les millions gagnés chez Rothschild et mystérieusement disparus  n’intéressent pas le Parquet financier. Maintenant, avec Macron, ne nous faisons pas d’illusions, c’est bien la gauche qui est encore au pouvoir derrière une façade de quelques ministres venus de la droite par opportunisme : les impôts continuent à augmenter, les très riches s’enrichissent encore plus qu’avant et les pauvres s’appauvrissent, l’immigration augmente doucement mais surement, la sécurité ne s’améliore pas et l’islam gagne du terrain.

Comment ces défaites à répétition d’une droite majoritaire dans le pays et ces victoires d’une gauche fracturée et minoritaire sont-elles possibles ? Et Macron qui se dit ni droite ni gauche, élu avec 24% des inscrits ?

Ceux qui refusent la mondialisation financière associée à l’Internationale migrante qui a remplacé à gauche l’Internationale ouvrière, subissent une situation des plus paradoxales. Depuis des décennies, ils sont contraints d’endosser le costume taillé sur mesure de l’odieux fasciste au front étroit, aux idées simplistes et aux pulsions primaires, homophobe, xénophobe, islamophobe, etc.

Les partisans du Système financier mondial sont au contraire avantageusement dépeints comme des êtres tolérants, humanistes, intelligents, nuancés, ouverts, pédagogues, qui voudraient, comme leurs aînés que « cent fleurs s’épanouissent et que cent écoles rivalisent » (Mao-Tse-Toung), sous l’autorité ferme mais compréhensive d’un gouvernement mondial qui apporterait la paix éternelle dans un vivre ensemble harmonieux et multiculturel.

Le miroir du Système renvoie une image où le noir est foncièrement gentil et le blanc naturellement méchant.

Réfractaires et Patriotes

Aussi loin que l’on remonte, les milieux réfractaires ont toujours cherché à persuader par des arguments, des chiffres, des idées ou l’exposé de faits précis et vérifiables. Voyez nos blogs patriotes, les analyses sur l’immigration, le Grand Remplacement, le mondialisme, les sites de réinformation et la production éditoriale riche et diversifiée de ce milieu décalé, bien plus intellectuel que véritablement politique.

Alors que nos adversaires bienpensants, et le peuple qu’ils imprègnent par la télévision et les médias, se contentent de renforcer l’ambiance idéologique du moment, le « politiquement correct » de la saison, les Réfractaires cherchent à convaincre et à « réveiller » le peuple par des arguments et des raisonnements construits et freiner ce qui ressemble fort à une démolition contrôlée de notre civilisation.

Le Réfractaire n’a donc qu’une seule arme à sa disposition : la persuasion ! Nous réussissons à convaincre, les sondages le montrent. Seulement le peuple vote quand même pour le Système, aujourd’hui incarné par Macron qui le fait marcher à coups d’émotions. Nous prouvons les dangers de l’immigration musulmane incontrôlée, le Système sort le photomontage d’un petit garçon kurde, Aylan Kurdi, prétendument trouvé mort sur une plage turque (il était bien mort, mais ailleurs) et tout le monde est sommé de pleurer le petit migrant et d’oublier les attentats terroristes.

Et ça marche !

Le Réfractaire s’adresse à la raison et à l’intelligence, les maîtres d’œuvre du Système s’adressent à nos émotions et à nos instincts primaires. Le Système ne persuade pas : il manipule !

Le Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, PUG 2014, nous explique pourquoi.

La psychologie de l’engagement

Dans une société où les médias ont au fil des ans dressé le peuple à réagir aux émotions, la psychologie de l’engagement démontre qu’une conviction, même forte, déterminera un comportement, si, et seulement si, un « acte préparatoire fait lien » entre celle-ci et celui-ci. Faute de lien la conviction a de fortes chances de rester à l’état de potentialité.

C’est bien là le drame : à droite, on ne sait pas créer cet acte préparatoire à la bonne décision. Ni l’autorité ni la persuasion ne sont des moyens réellement efficaces. L’autorité ne dure que le temps que dure la peur du gendarme et la persuasion n’implique pas forcément des changements comportementaux. Seulement dans 3% des cas disent les études !

Dimanche matin dernier, un reportage de la chaine Public sénat sur la Birmanie montrait comment les moines bouddhistes faisaient adhérer un groupe de villageois à la lutte contre l’islam :

  • « Nous pensons que le gouvernement est trop laxiste avec les islamistes. Dites-nous si vous le pensez aussi ».
  • Les villageois en cœur : « Oui, nous le pensons ».
  • « Bien… Que tous ceux qui le pensent lèvent la main ».
  • Et tous les villageois de lever la main !

Le commentateur expliquait qu’ensuite, après une heure environ de cette méthode, les moines obtenaient sans difficulté que tout le village uni agisse pour expulser les Rohingyas, et que c’était honteux, “islamophobe”, que les moines étaient racistes et défendaient leur religion, le bouddhisme contre un islam pourtant bienfaisant, etc.

Sans penser sans doute que sa chaine de télé (et bien d’autres) agissent en France de la même manière que les moines birmans quand elles participent au façonnage d’une société française où il est mal vu de ne pas affirmer haut et fort que les musulmans sont gentils, que la charia est compatible avec les valeurs républicaines, et que la droite républicaine est islamophobe, sexiste et archaïque.

Une société française qui finit par voter majoritairement pour le système qui l’opprime, la spolie par l’impôt et la prive lentement mais surement de ses libertés fondamentales et de sa sécurité. Une société française où il devient dangereux de s’exprimer.

Pensez à ce discours de Macron disant qu’il ne voulait à aucun prix de la droite lepéniste « Je n’en veux pas ! » et la salle en chœur « Non, on n’en veux pas ! ».

Macron hurlant à la façon du Führer : « Pas ça, pas ça, pas ça ! ». La salle reprenant « Pas ça, pas ça, pas ça ! », les chauffeurs de salle, une cinquantaine de jeunes en T-shirts En Marche ! l’ayant préalablement chauffée à blanc.

C’était la méthode des moines bouddhistes birmans pour convaincre les villageois de rejeter les Rohingyas musulmans, la méthode de la psychologie de l’engagement.

La moitié environ de ceux venus voir le one-man show de Macron étaient entrés sceptiques dans la salle, convaincus qu’il y a trop de migrants, trop d’impôts, pas assez de sécurité anti terroristes. Ils ont voté Macron ensuite.

Le pire, c’est que c’est aujourd’hui la droite elle-même, avec une proposition de loi venant de la gauche des Républicains, qui veut interdire à la droite d’utiliser l’émotion que provoquerait la diffusion des noms des terroristes et des photos de leurs crimes. (voir l’article)

Par contre, soyez certains que si c’est la photo tout aussi horrible d’une migrante enceinte entrain de se noyer en Méditerranée, vous y aurez droit en boucle pendant des semaines et il ne servira à rien de démontrer et prouver qu’il s’agissait d’un montage, la gauche aura gagné pour plus d’immigration.

L’Imprécateur




 

 

LA CENSURE D’ÉTAT AU SECOURS DU TERRORISME ISLAMIQUE !
(L’Imprécateur)

Le 27 septembre, un groupe de députés Les Républicains mené par Mme Kuster a déposé à la Présidence de l’Assemblée Nationale une proposition de loi qui vient s’ajouter à la déjà longue liste des restrictions apportées à nos libertés depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Il s’agit de « interdire (ça commence mal) la diffusion du nom de famille et des images des terroristes dans les médias« .

Si l’on se lance dans la course à qui masquera le mieux la vérité aux Français, il faut aller plus loin encore et interdire carrément toute allusion ou diffusions d’information sur les crimes, assassinats, mitraillages, plastiquages, attaques au camion ou à la voiture, égorgements, viols, décapitations ou attentats de masse commis par des terroristes ; faire taire le procureur Molins, interner les familles des victimes et leurs avocats qui évoqueraient le sujet et punir sévèrement ceux qui signalent avoir vu des bouteilles de gaz ou un homme armé au comportement suspect. En un mot, créer rapidement un Ministère de la Vérité (Orwell) qui filtrera soigneusement toute information pour ne diffuser que la vérité officielle avec Claude Askolovitch à sa tête.

Quel scandale !

Pour ceux qui n’écoutent pas La Matinale de France-Inter, sachez que le Sieur Askolovitch y tient la revue de presse.

Surnommé dans les couloirs de Radio France « le Justicier du PAF » par les uns, « le Censeur » par les autres et « Torquemada » ou « Askapolovitch » par quelques-uns (de droite donc cultivés), il a transformé sa revue de presse en éditorial quotidien consacré à la défense et illustration de l’extrême gauche islamolâtre. Pour le « journaliste » Askolovitch, toute pensée critique au sujet de l’Islam ou des migrations, toute information sur le terrorisme, toute pensée sur le sujet, est par nature pensée de droite radicale, information xénophobe, facho.

J’ai mis le mot journaliste entre guillemets parce que, bien que diplômé de l’école de journalisme gauchiste CFJ, Askolovitch n’est qu’à 5% journaliste et à 95% idéologue néo-stalinien.

Le 2 octobre dernier, l’actualité c’est l’égorgement et l’éventration de deux jeunes filles dans la gare Saint-Charles de Marseille. Mais Askolovitch axe sa revue de presse sur le procès de Mohamed Merah, assassin d’enfants d’une école juive et d’un militaire musulman. Claude Askolovitch insiste sur le fait que les parents du malheureux soldat viendront « témoigner de l’Islam paisible au procès ». Une façon de ne pas oublier d’indiquer où sont les ennemis véritables, par exemple ces islamophobes qui mettent de l’huile sur le feu. D’ailleurs, il n’y a pas procès autour de l’islam, parvient à placer Asko, mais « procès du salafisme ». Suit l’attentat de Marseille. Askolovitch est choqué que la vie reprenne son fil à peine les deux jeunes femmes tuées, que la presse parle de football ou des trains en retard. Mais nous n’apprendrons rien sur le plus important (l’auteur des deux crimes) de la bouche du chroniqueur, qui omet de parler des « Allahou akbar » que tous les témoins des deux meurtres ont entendu, et qui parvient à ne jamais prononcer l’un de ces mots interdits : Islam ou islamisme. Par contre, il ponctue ses propos avec le mot « résister », à La Une de La Provence du jour, « résister à la peur, résister à la polémique ».

L’islam et l’islamisme comme raison première pour laquelle un terroriste sort un couteau et égorge innocents, il ne les voit pas, n’en parle pas.

Le voilà rejoint dans le déni par des députés Les Républicains. Ils se demandent si la diffusion de ces informations ne risque pas « d’octroyer à l’assassin une gloire posthume auprès de personnes radicalisées et en quête de modèles ». Ils s’interrogent sur l’intérêt que cela représente pour le public…

 129 morts et 354 blessés au Bataclan, ça n’intéresse personne ?

… ainsi que sur la surexposition de l’auteur de l’attentat par rapport aux victimes.

Citant le juge antiterroriste David Benichou, Mme Kuster estime que « les médias sont l’oxygène du terrorisme ». Ainsi, pour éviter que la télévision et la presse ne demeurent une « caisse de résonance de la barbarie », la député souhaite rendre les terroristes anonymes, « sans pour autant entraver le travail d’investigation des journalistes ».

L’Observatoire du Journalisme (OJIM.fr) souligne pourtant que « Il existe déjà, à l’heure actuelle, quelques limites. En juillet 2016, le CSA avait préconisé une vigilance particulière dans le traitement des sujets relatifs à la personnalité ou au parcours des auteurs de ces actes ». Dans le droit aussi, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse sanctionne la diffusion d’informations permettant l’identification de certains individus, comme un mineur suicidé ou ayant quitté ses parents, ou encore de photographies montrant une personne menottée ou entravée n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation ».

De plus, tout le monde peut constater que la presse et le procureur Molins lui-même ne donnent pas le nom des assassins ou seulement une initiale et, sous prétexte de ne pas faire de discrimination, transforment le nom à consonance maghrébine ou africaine en nom ou prénom bien européen, transforment le meurtre en accident de circulation, crime de déséquilibré mental, de « loup solitaire », banal accident de braquage ou toute autre excuse mensongère, jusqu’à ce que la vérité éclate.

En attendant, cela permet à des gens comme la députée-Obono de prétendre qu’il n’y pas plus d’actes terroristes commis en France par des musulmans que par des adeptes d’autres religions, par des gens issus de l’immigration que par des Français « de souche ».

Reste à savoir si la démarche de Mme Kuster et de ses camarades part réellement d’une volonté de ne pas glorifier les jihadistes… ou si le politiquement correct y est pour quelque chose.

Le plus surprenant est que le député de l’Oise Olivier Dassaut ait signé ce projet de loi. S’il est voté, il devra censurer ses propres journaux (groupe Le Figaro). Y aurait-il un lien avec le fait que l’essentiel de ses revenus (de 4 à 6 millions par an) provient de dividendes d’actifs industriels du groupe Dassault et que la réforme de l’ISF voulue par Emmanuel Macron les sort de l’ISF… Vous voyez ?

À son honneur, il faut préciser qu’il est le seul député à reverser intégralement la totalité de ses revenus bruts d’élu (154.440 €) à ses collaborateurs. Ce n’est pas le très riche Mélenchon à gauche (moins que Dassault quand même) ou le très chiche Collard à droite qui ferait cela !

L’Imprécateur



 

 

QUAND MAHOMET ÉTAIT UN CHEF D’ÉTAT GUERRIER
(L’Imprécateur)

De plus en plus de personnes réfléchissant aux moyens de contrer l’islam politique à l’origine du djihadisme guerrier pensent qu’il faut non seulement prendre des mesures efficaces pour empêcher les terroristes d’agir, mais attaquer le mal à sa racine, sa dualité d’idéologie politique agressive servie par une religion. « Vaste programme », comme disait de Gaulle.

Comme point de départ, on peut chercher si quelque chose permet d’affirmer que l’islam serait supérieur à toute autre religion et notamment à celle qui est un constituant essentiel de notre civilisation occidentale, le christianisme sous ses formes catholique, protestante et orthodoxe. C’est en effet à partir de ce postulat abondamment commenté dans le Coran et la sunna, ou ensemble des règles de Dieu, que l’islam affirme sa supériorité. Le Coran dit que la sunna s’applique aussi aux « jahilites », les croyants de la période préislamique (Coran 33:38, 33:62, 48:23). Ce qui n’a évidemment aucun sens et n’a pour but que de faire croire que la parole d’Allah, la Révélation, existait antérieurement à la révélation faite à Mahomet.

Mohammed (Mahomet) Mottalib du clan Banû Hachim, fils d’Abdallah Mottalib et d’Amina Wahib, perdit, deux mois après sa naissance, son père tué d’un coup de couteau. Six ans après, sa mère, qui avait été récupérée par son oncle veuf, Abu Tâlib, mourut aussi en donnant naissance au demi-frère de Mahomet (dont personne, semble-il, ne sait ce qu’il est devenu).

Entre temps, son éducation avait été confiée à son grand-père qui s’appelait, comme son père, Abdallah Mottalib, mais c’est l’oncle Abu Tâlib qui, pour lui apprendre le métier de caravanier l’emmena à Petra, Philadelphia (aujourd’hui Ammân capitale de la Jordanie), Bosra en Syrie, et aussi au Yémen. Ces régions étaient majoritairement chrétiennes nestoriennes et Mahomet eut l’occasion d’y rencontrer des moines nestoriens, des érudits imprégnés de l’enseignement scientifique grec qu’ils transmirent aux Arabes. Nestorius était le patriarche de Constantinople. Il avait affirmé au Vème siècle la séparation des natures humaines et divines du Christ. Les nestoriens avaient été condamnés comme hérétiques par Rome, mais ils avaient su convertir à leur doctrine toute l’église chrétienne d’Orient.

C’est ainsi que Mahomet eut l’occasion de discuter longuement avec un moine nestorien nommé Bahira qui l’influença beaucoup. On trouve dans la prédication de Mahomet des thèmes rappelant les croyances nestoriennes, également dominées par la crainte de Dieu. Il y a, par exemple, dans la description du Jugement, des similitudes entre le Coran et les sermons de Saint Ephrem, un saint nestorien. Mais en quittant Bosra, Mahomet ne pensait pas encore à faire une carrière de prophète, ni de politicien chef de guerre non plus.

C’est au Yémen qu’il rencontra Meïssara, l’homme d’affaires d’une très riche veuve juive de Yathrib (aujourd’hui Médine) nommée Khadîdja. Meïssara parla de Mahomet à Khadîdja. Elle convainquit Mahomet de l’épouser malgré son âge, elle avait 40 ans et lui 25. Elle fit de Mahomet un homme riche et l’introduisit dans les milieux juifs de Médine, ce qui donna à Mahomet l’occasion de comprendre le judaïsme.

C’est à cette formation judéo-chrétienne de Mahomet que l’islam doit plusieurs de ses préceptes : le monothéisme (Dieu, Yaweh, Allah) ; le jeûne (Ramadan, Yom Kippour, Carême) ; l’interdiction du porc et l’abattage halal (le rite kasher) ; la prière ; la Création, le mythe d’Adam que l’islam transforme en premier des musulmans ; le Jugement dernier ; le diable (Satan chrétien, Sätän juif, Iblis − du grec diabolos − ou el Shaïtan musulman) ; etc.

Dix ans plus tard, Khadîdja ayant cinquante ans, ce qui en ce temps-là était très âgé pour une femme, pria son jeune et vigoureux époux de prendre de temps en temps ses distances. Mahomet prit l’habitude d’aller camper dans une grotte du mont Hira non loin de La Mecque. Il y méditait et pensait à tout ce que lui avait raconté le cousin de Khadîdja, Warka ben-Naufel, moine chrétien, premier traducteur de la Bible en arabe, grand connaisseur des Écritures, à qui il devait beaucoup de ses connaissances dans ce domaine.

Et il réfléchissait à la façon dont les ancêtres, Ismaël et son père Abraham, mais aussi les grands prophètes, comme Moïse, avaient su entraîner leurs peuples et prendre le pouvoir politique en s’appuyant sur une révélation divine et une pierre, les tables de la Loi pour Moïse, la pierre noire pieusement gardée à La Mecque dans la Ka’aba pour Ismaël et Abraham. L’abrahamisme était la religion pratiquée à La Mecque où l’on adorait un dieu unique, Allah, secondé de trois divinités plus anciennes : al-Lât, al-‘Uzza et Manât, mais le judaïsme et la chrétienté y avaient aussi leurs adeptes, leurs rabbins et leurs prêtres.

C’est à partir de ce cocktail religieux que Mahomet conçut un État dont il serait le chef, respecté grâce à l’autorité qu’il tiendrait d’un dieu unique et exigeant, où l’on pourrait avoir des esclaves et légalement plusieurs femmes et autant de maîtresses que l’on veut, où celles-ci auraient socialement un statut inférieur aux hommes. Ce dernier point probablement dû au fait que depuis dix ans il vivait sous la coupe de sa femme, l’autoritaire Khadjîdja. Elle avait exigé pour en faire l’héritier de sa grande fortune, qu’il lui soit fidèle alors qu’il souffrait de priapisme dû à une maladie neurologique et avait besoin de rapports sexuels fréquents.

Mahomet aimait  les très jeunes filles. Il en épousa une de neuf ans. Après la mort de Khadîdja, il eut jusqu’à dix-neuf femmes simultanément, plus des maitresses et des esclaves.

S’attendant à une forte opposition des religions en place en Arabie, il décida de partir des lois bédouines en y ajoutant progressivement ses lois à lui et prêcha dans ce sens. Par exemple, il mit trois ans avant de proposer aux Bédouins de passer de la monogamie abrahamiste, chrétienne et juive, plus des esclaves sexuelles gagnées au combat (comme les femmes yézidies capturées par Daesh) à la polygamie plus les femmes esclaves. Cela eut du succès. D’ailleurs, dans son roman d’anticipation Soumission, Houellebecq fait de la polygamie l’une des causes principales de la conversion à l’islam des élites mâles françaises .

Les choses se gâtèrent quand Mahomet eut des révélations mettant en cause les divinités locales dont les pèlerins de La Mecque venaient vénérer les sanctuaires. Mahomet eut bientôt tous les mecquois contre lui. Il partit se réfugier (ce fut « l’Hégire ») dans la famille juive de Khadîdja à Médine où il fut bien accueilli. Il en voulait beaucoup aux abrahamistes et aux chrétiens et le ton de ses prêches s’en ressentait. Les Juifs et les Arabes convertis au judaïsme géraient la ville. Il apprit la politique avec eux, c’est la « Constitution de Médine ».

Céramique représentant la mosquée de Médine

Le texte connu sous le nom de Constitution de Médine est « Le pacte entre les Émigrés (musulmans),  les Ansars (médinois convertis)  et  les Juifs (Ibn Ishaq) ».

Cette charte définit les droits et les devoirs des musulmans, des juifs (ou selon Tilman, Nagel, seulement des arabes convertis au judaïsme) et des autres communautés arabes (polythéistes) de Médine, dans la perspective de la guerre que Mahomet préparait contre les Quraïchites mecquois.

Mahomet, pour se concilier tout le monde, expliqua aux juifs qu’il considérait leur religion comme très proche de l’islam qu’il prêchait et que, d’ailleurs, personne, juif ou chrétien, ne devait le craindre, puisque l’islam était la religion d’Abraham qui, ayant vécu avant Moïse et Jésus et n’étant ni juif, ni chrétien, se plaçait au-dessus des deux autres religions. Une belle réappropriation de l’Histoire !

Il prit le contrôle politique de Médine et maintenant chef politique et chef de guerre commença une série de guerres contre La Mecque et les tribus bédouines chrétiennes ou polythéistes et juives d’Arabie. Seuls ceux qui se convertissaient à l’islam survivaient, les autres étaient tués, les femmes et les enfants mis en esclavage, le butin réparti entre les fidèles de Mahomet et lui qui s’en appropriait un cinquième. Un ordre politique, social et religieux nouveau s’instaura peu à peu. Cela déplut aux juifs. Il les fit exterminer (900 égorgés en une seule journée à Médine).

Mahomet maîtrisait maintenant les trois éléments qui définissent la réussite sociale d’un homme : le sexe (par lequel il s’était illustré dès son adolescence) l’argent (obtenu par son mariage avec une vieille et très riche veuve) et le pouvoir sur les hommes qu’il détenait depuis son arrivée à Médine.

Assuré de son autorité, Mahomet promut Khadîdja au rang de première épouse, c’est-à-dire chef de la maisonnée, mais écartée de son lit car elle avait maintenant soixante-huit ans et, de toute façon, elle ne lui avait donné qu’une fille, Fatima, et pas de fils. Probablement du fait de la maladie neurologique dont souffrait Mahomet qui provoque le priapisme mais aussi une impuissance génétique quasi totale.

Puis il épousa Aïcha, la très jolie fille d’Abû Bakr, le compagnon de la première heure. Il prit encore assez rapidement huit épouses de plus, sans compter les maîtresses et concubines, mais c’est Aïcha qui resta toujours sa préférée malgré ses infidélités (sourate 24 où il prend sa défense). La lapidation pour cause d’adultère est venue bien après la mort de Mahomet, « il n’y a aucune trace d’incitation à a lapidation dans le Coran » confirme Mahmoud Azab.

On peut s’étonner de ce que les musulmans n’aient tiré aucune conclusion du fait que Mahomet était le premier à transgresser les préceptes qu’il édictait pour les autres. Ni qu’ils ne se soient jamais interrogés sur la vraisemblance de ces soi-disant révélations divines qui tombaient toujours à-pic pour justifier ses entreprises de guerres et de pillages et tirer Mahomet des situations embarrassantes et de ses propres contradictions. On en trouve des dizaines d’exemples dans les détails relatifs à la vie et à la personne de Mahomet que nous ont transmis les auteurs musulmans et byzantins.

Mais non ! C’est le prophète, il est donc parfait par définition, tout ce qu’il fait est approuvé par Allah. S’il commet des erreurs, ce ne sont pas des erreurs mais des épreuves faites pour jauger la foi des fidèles, etc. C’est vraiment la foi qui sauve !

À Médine, Mahomet devint aussi plus autoritaire, passant du statut de « contribule » (prêcheur) qui discutait d’égal à égal avec ses frères, à celui de « prophète » messager de Dieu. Maintenant ce n’était plus : « Soyez gentils, écoutez ce que j’ai à vous dire et on va en parler », mais “Obéissez sans discuter à Dieu et à son messager !” (Coran 3 :32). On connaît la suite.

Les religieux musulmans préfèrent passer sous silence la jeunesse de Mohamed Mottalib, dit Mahomet, ou l’enjoliver à l’extrême. C’est en étudiant que l’on comprend qu’avant d’être prophète, Mahomet fut surtout un bon juriste, un chef d’état et un chef de guerre. L’islam est en premier lieu une idéologie politique guerrière et accessoirement une religion qui doit beaucoup à ses emprunts au judaïsme et au christianisme.

Comprenant qu’il se perdrait s’il ne s’organisait pas un peu mieux, Mahomet prit un scribe avec lui pour tout noter. Ce scribe s’appelait Zayd ben-Thâbit. Mais il y en eut d’autres : Ali (son gendre, « père » du chiisme), Othman, Saïd, Obaï, Moawia. Cela n’empêcha pas des versions nombreuses et contradictoires des révélations de circuler, car ces scribes notaient les paroles de Mahomet sur un peu tout ce qu’ils trouvaient : morceaux de peau, bouts de parchemin, omoplates de chameau même, dont il n’est rien resté. Si bien que c’est finalement une transmission orale qui a eu lieu dans la société bédouine et arabe. La première version écrite a été réalisée en 653 par le calife Uthmân. Il fit réunir les feuillets du scribe Zaïd ben-Thâbit, et l’on en tira un livre (le Khitâb). La première version complète et homogène du Coran (qûr’ân = la récitation) officialisant le condensé de sept lectures différentes du Coran n’a vu le jour qu’en 934. Plusieurs autres versions du Coran circulèrent pendant les dix siècles suivants  et c’est seulement en 1924, au Caire, qu’une version commune du Coran s’appuyant sur la version d’Asîm, un ulema (juriste et théologien) vivant dans l’oasis de Khûfa et mort en 734, a été adoptée par une majorité d’ulémas et imposée aux musulmans, c’est celle qui a cours de nos jours.

La qualité de la version d’Asim vient de ce qu’il s’est efforcé, quand il avait le choix entre plusieurs révélations qui se contredisaient ou différaient, de retenir la dernière révélée, supposée abroger les précédentes. Il se basait pour cela sur le Coran lui-même : « Nous n’abrogeons un verset, ou le faisons oublier, sans en apporter un meilleur ou semblable » (2:106). Finalement, l’islam est-il un mouvement politique agressif avant d’être une religion ? La question est posée.

L’Imprécateur