SONT ILS CAPABLES DE NOUS DEFENDRE ? (par Maurice D.)

E.I. ayant brûlé vif, enfermé dans une cage comme un rat, le jeune pilote jordanien de 26 ans Maaz Al-Kassasbeh qu’il avait capturé, le roi de Jordanie a ordonné l’exécution immédiate par pendaison de deux terroristes emprisonnés. C’est la loi musulmane, la charia. Mais pourquoi deux et pas un ? Parce que les autorités jordaniennes ont jugé que brûler un innocent était un crime deux fois plus grave que de pendre deux saloperies qui avaient tué, si ma mémoire est bonne, 39 jordaniens à eux deux par des attentats (38 à l’hôtel Radisson d’Aman, et un automobiliste). La charia est fondée sur le principe biblique « œil pour œil, dent pour dent, » c’était donc justice légalement rendue. E.I. s’est défendu en s’appuyant lui sur un hadith du théologien Ibn Taymiya: « Si la mort horrible (…) permet de repousser l’agression, il s’agit d’un djihad légitime« .

Ces jours-ci circule sur internet une vidéo où une femme vêtue de l’abaya noire traditionnelle et d’une veste rouge est abattue en pleine rue d’une balle dans la tête après un semblant de procès public « parce qu’elle portait un vêtement de couleur, offense à Allah et au prophète » dit le commentaire en français.

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La charia varie d’un pays à l’autre sur ce point. Mais la raison de l’exécution de cette pauvre femme n’est probablement pas celle-là, plus probablement était-elle accusée d’adultère comme le soutiennent certains musulmans, mais ce n’est pas certain non plus, la punition de l’adultère réel ou supposé étant la lapidation à mort comme l’a prescrit Mahomet.

L’abaya noire est de rigueur en Arabie saoudite et en E.I., et l’infraction se paie de quelques coups de fouet. La couleur est admise dans la plupart des autres pays musulmans et, en Indonésie par exemple, où l’on voit des abayas de couleurs claires, les femmes ne s’en privent pas.

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Dans le monde occidental, les islamophiles et les autorités musulmanes soutiennent que la violence n’est pas intrinsèque à l’islam, que « l’islam, ce n’est pas ça« , « pas en notre nom » et autres affirmations lénifiantes qui voudraient faire croire qu’il existe un islam modéré sans violence, ou que ceux qui assassinent au nom d’Allah ne sont pas des musulmans. En France, soutenir que l’islam est violent est depuis quelques semaines « judiciarisé » comme dirait Cazeneuve, et passible de lourdes peines.

La cause de la violence islamique en France même donne lieu à des appréciations qui ont varié à la vitesse de l’éclair. C’est la prison qui radicalise les tueurs de l’islam disait Taubira, prétexte pour relâcher les délinquants, même les violeurs récidivistes ou ceux qui s’étaient rendus coupables de violences sur personnes. Il est vite apparu que la plupart n’avaient pas séjourné bien longtemps en prison, comme Amédi Coulibaly, libre alors que multirécidiviste il venait d’être à nouveau condamné à cinq ans ferme, voire pas du tout, comme Saïd Kouachi ou Moussa Coulibaly, multirécidivistes eux aussi mais jamais internés.

Puis, les socialistes ont dit que l’endoctrinement se faisait dans les mosquées, qu’il fallait former des imams « modérés ». Dalil Boubakeur est en personne monté au créneau pour dire que c’était de la pure calomnie et la marche arrière a été rapide, pas d’endoctrinement dans les mosquées, il faut au contraire les multiplier pour que les jeunes reçoivent un enseignement conforme au seul vrai islam, le modéré « de France ».

On a alors raconté, c’était en décembre 2014, que ceux qui se jetaientt couteau en main sur des militaires, ou fonçaient sur la foule en voiture en criant Allahou akbar étaient « des loups solitaires« , soit ivres, soit fous. Mais ça n’a pas plu non plus aux autorités musulmanes françaises : quand on crie Allahou akbar, on ne peut pas être ivre ou fou, le dire c’est insulter Allah et le prophète.

Une peu déstabilisés, des ministres ont alors invoqué la misère des banlieues, mais pas de chance, la plupart des meurtriers de l’islam ont eu une scolarité normale, voire ont fait des études supérieures, et la plupart aussi avaient une carrière professionnelle identique à celle des non musulmans, pouvaient emprunter comme Coulibaly, roulaient souvent, comme Merah, dans des voitures de luxe.

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Cette pauvre victime de la société roulait en BMW

La dernière explication à la mode sur la violence de l’islam, c’est internet. Il faudrait donc, selon nos autorités aveugles, surveiller étroitement internet et arrêter d’une manière ou d’une autre tous ceux qui montrent des images de violence musulmane et ceux qui justifient la violence par les textes sacrés de l’islam. La vérité, c’est que Valls comme Cazeneuve, veulent avant toute chose, sous prétexte d’islamisme, mettre en place les moyens légaux qui leur permettraient d’empêcher toute critique ou remise en cause de l’autorité de l’État socialiste impuissant à résoudre les problèmes économiques et sociaux de la France.

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Et puis la démonstration n’est pas apportée qu’internet soit une cause de radicalisation musulmane plus importante que la prison, les mosquées, l’ivrognerie ou la folie. D’autant que la plupart des vidéos de lapidations, pendaisons, amputations, décapitations sont trouvées sur des chaines publiques de pays musulmans où la charia est la règle juridique officielle.

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La fatwa ordonnant de brûler le pilote jordanien publiée sur Memri TV

La question à laquelle il faudrait réponde est : nos dirigeants formés dans nos « grandes » écoles savent-ils ce qu’est l’islam ? La réponse est claire dès qu’on les écoute : c’est non.

Question subsidiaire : les autorités de l’islam « de France » qu’ils consultent en toute confiance leur disent-elles la vérité sur ce qu’est l’islam ? La réponse est de toute évidence encore non et l’explication de leurs mensonges est trouvée dans les textes de l’islam, coran et hadiths, c’est la « taqyia », l’ordre divin de dissimuler aux mécréants tout ce qui peut empêcher l’implantation des musulmans dans un pays « dar-al-harb », qui n’est pas acquis à l’islam avec la charia pour norme juridique, jusqu’à ce que sa conversion et sa transformation en terre « dar-el-islam » soit acquise.

L’islam est-il intrinsèquement violent ? Oui, incontestablement. Mais cela n’est pas évident si l’on s’en tient au seul coran, texte obscur et poétique difficilement compréhensible pour un esprit formé à la logique greco-latine, ce qui a d’ailleurs retardé la progression de l’islam en occident et justifié son rejet depuis quatorze siècles.

Les docteurs de l’islam se sont déchirés pendant treize siècles sur le sens à donner aux sourates avant d’arriver au début du 20e siècle à une rédaction commune du coran, plus ou moins acceptée aujourd’hui par 80 % des musulmans dans le monde, ceux qui sont d’obédience sunnite. Les autres ont d’autres corans ou d’autres interprétations du coran, tels les chiites, peu connus en France où 90 % des musulmans son sunnites.

Il se trouve que l’islam sunnite est le plus violent de tous parce que la réflexion y est maintenant figée, alors qu’elle ne n’est toujours pas dans le chiisme ou d’autres sectes. Il y eut récemment plus violent, c’était « la nation de l’islam », incarnée par Malcolm X, très raciste anti-blancs et anti-juifs, aujourd’hui quasiment disparue (environ 20 000 membres, menés par Louis Farrakhan.

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Les autres sectes sont souvent moins violentes. On connaît les sunnites malikites, le malikisme étant la religion officielle du Maroc ; les alaouites, qui dominaient la Syrie et cohabitaient avec d’autres musulmans et les chrétiens jusqu’à ce que l’occident veuille transférer le pouvoir aux sunnites soi-disant « modérés » de l’ASL qui étaient en réalité une branche des Frères musulmans, mais s’en cachaient bien (la taqyia) ; les ismaéliens une branche mineure du chiisme, connus par le prince Aga Khan et les Druzes du Liban qui en sont une sous-branche.

On connaît depuis peu les yezidis (Irak), qui baptisent comme les chrétiens, que les sunnites d’E.I. martyrisent et massacrent comme du bétail parce que ce serait « une sale race » (calife Al-Baghdadi) qui sont une branche du yazdânisme, religion des Kurdes, eux aussi une sale race que les sunnites doivent égorger comme des moutons.

http://www.youtube.com/watch?v=VWGULdkjqE8

 

On ne connaît pratiquement pas en France les kharidjites, pourtant la troisième branche de l’islam avec les chiites et les sunnites ; les alevis, ou les soufi-mevlevis sinon par leur danse, celle des derviches tourneurs turcs ; les yarsanis, très proches des chiites ; les din-il-llahi, en Inde qui furent l’islam des Mogols ; les motazilis (Irak), d’abord proches des sunnites mais qui se sont rapprochés des chiites, qui furent autrefois l’islam officiellement pratiqué par le califat abasside (Bagdad), etc. Au total on dénombre environ 70 sectes en islam, que la plus importante d’entre elles, le sunnisme, s’efforce d’éradiquer.

Quel que soit leur degré de violence qui va de presque zéro (les mevlevis qui respectent femmes, chrétiens et juifs) à 100 %, le sunnisme d’E.I. et des Saoudiens (celui-ci étant maintenant une violence d’Etat, décapitations et amputations étant faites par des bourreaux fonctionnaires), tous trouvent la justification de la violence de l’islam dans le coran et les hadiths, les hadiths étant des textes très peu connus en France où les autorités musulmanes évitent d’en parler parce qu’ils sont d’une violence infiniment plus grande que celle du coran.

Comme je n’ai pas la prétention d’être compétents en hadiths, que l’on peut décrire comme les décrets d’application de la loi coranique, voici un document qui montre que l’islam modéré est une douce utopie qui ne pourrait devenir réalité qu’en refondant environ 70 sourates du coran et des centaines de hadiths, ce n’est pas impossible mais la décision sera difficile à prendre.

http://safeshare.tv/w/KMGEvHQibV

Voyez la violence de la réaction des Jordaniens qui pratiquent un sunnisme en peu déviant marqué par des croyances et des pratiques parfois en opposition à l’enseignement strict de l’islam. Les autorités attribuent cela à des coutumes pré-islamiques du pays, chrétiennes ou autres. On a ainsi pu voir la reine Rania de Jordanie cheveux au vent en tête de la manifestation de protestation contre l’assassinat par le feu de son pilote. « Tout membre de Daech (acronyme arabe de l’EI) est une cible pour nous. Nous les pourchasserons et nous les éradiquerons« . Comprendre qu’il n’y aura pas de prisonniers et que les blessés seront achevés à petit feu. On peut compter pour cela sur la grande tribu des Karak à laquelle appartenait l’infortuné pilote.

Même violence chez le Cheik Ahmad al-Tayeb, recteur de l’université Al Azhar, l’actuelle autorité suprême de l’islam, qui réclame contre les musulmans de l’E.I. « la punition prévue dans le Coran : la mort, la crucifixion ou l’amputation de leurs mains et de leurs pieds« . Et l’on voudrait que nous croyions à un islam modéré !

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« S’il y a des fondamentalistes dans l’islam, c’est de la faute du sionisme « nouvelle version », il faut éradiquer les Juifs »

Il semble cependant que les Américains soient en avance sur les Français dans la compréhension de l’islam car ils se rapprochent de l’Iran chiite. Mais il est encore difficile de savoir s’ils c’est parce qu’ils ont vraiment ont vraiment compris que le seul espoir d’un islam modéré réside dans le chiisme, le sunnisme étant bloqué, figé, sclérosé.

Les penseurs chiites considèrent actuellement que l’ijtihad (interprétation) existe toujours, et qu’ils peuvent en conséquence interpréter le Coran et les hadiths avec la même autorité que leurs prédécesseurs, tout en sachant qu’ils ne sont pas infaillibles. Cela parce qu’ils admettent que l’homme n’est pas corseté par le coran et les hadiths, mais qu’il dispose par la volonté d’Allah d’un libre choix, l’ikhtiyâr. Dans le chiisme, une évolution de l’islam vers la modération est donc possible, mais pas dans le sunnisme, même le sunnisme « de France ».

Maurice D.

- MINURNE

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