MACRON N’AIME NI LA FRANCE NI LES FRANÇAIS

Les deux tiers des Français n’aiment pas Macron ? − Macron le leur rend bien. Il y a un an, il quittait bruyamment le gouvernement Hollande et annonçait dans la foulée qu’il serait candidat à la présidence de la République, bien qu’étant quasiment inconnu. Les Français à qui il disait dans ses meetings « Je vous aime » se moquaient, disait-il, de le savoir inconnu, « se préoccupant surtout du contenu, des propositions », en bref du programme du candidat. « En même temps », il affirmait dans Le Journal du Dimanche que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale, alors que, selon lui, «  la politique, c’est mystique… c’est un style… c’est une magie », bref, « c’est moi, Macron ! ». Et le magicien mystique se défendait d’être un « prédicateur christique » quand l’opposition se moquait de ses discours souvent confus et imprécis, de style prédicateur télévangéliste, avec des envolées lyriques hurlées d’une voix éraillée à la Hitler. « En même temps », il déclarait au JDD : « La dimension christique, je ne la renie pas  ».

Il affirmait « se sentir pleinement de gauche ». « Sinon, je ne me serais jamais engagé » ajoutait-il. « En même temps », il se présentait comme « ni de gauche, ni de droite » et embauchait du coup le naïf Bayrou qui, jeté comme un Kleenex usagé peu après l’élection, s’en mord aujourd’hui les doigts, la moitié des membres de son micro parti ayant rejoint LREM dans sa foulée.

Benoît Hamon l’accusait très justement d’être une « créature du Système qu’une habile manipulation transforme soudain, par la grâce peut-être, en grand transformateur  ». « En même temps » Macron se défendait d’avoir été nommé futur président de la République au précédent congrès de Bilderberg, incarnation du lobby financier international dit « le Système », et c’est pur hasard s’il a juste après ce congrès commandé à Citroën la DS7 prototype spéciale à cellule blindée avec laquelle il descendit quelques mois plus tard les Champs Élysées le lendemain de son élection à la présidence.

Élu sur un score en trompe l’œil de 66%, sur lequel il faudra un jour enquêter tant les symptômes de tricherie s’accumulent, mais qui n’est déjà plus que de 44% si l’on tient compte des bulletins blancs et nuls particulièrement nombreux, il jouissait d’une popularité soigneusement entretenue par la presse de ses amis milliardaires rouges Bergé, Drahi et Niel.

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Il avait annoncé, comme Hollande autrefois, une République exemplaire et promis un grande loi de moralisation de la classe politique, confirmant ainsi implicitement sa corruption généralisée, sanctionnée par une vingt-troisième place dans le classement des pays les plus corrompus publié par Transparency International (et Le Figaro) en début d’année 2017. « En même temps » il prenait des ministres dont quatre furent renvoyés à peine nommés pour des soupçons de trafics d’emplois fictifs, familiaux ou non trop visibles, et d’autres, dont certains soupçonnés de trafics financiers sur lesquels la justice enquête, sont toujours en place ou ont été promus à des postes prestigieux et surtout rentables, par Macron lui-même.

Il avait annoncé des élus jeunes, compétents, travailleurs. il embauche autant de vieux que de jeunes, si bien que la moyenne d’âge du groupe LREM est à peine inférieure à celle de la législature précédente, parfois totalement incompétents ou franchement anti-français, comme l’ont montré des interventions médiatiques malignement mises en relief par des journalistes hilares mais souvent consternés.

Là-dessus, c’est-à-dire sur ce tableau enchanteur, l’été arrive. Et tout ce petit monde LREM, si « travailleur » et à peine élu, s’empresse de partir en vacances, ministres et président compris. La propagande médiatique intense en faveur de Macron, ses pompes et ses œuvres jupitériennes,  s’éteint provisoirement pour commenter les jeux de plage et les pointes de canicule dans le Sud et de froid dans le Nord.

Les Français se réveillent. Regardent les trois mois passés. Constatent que les promesses n’ont pas été tenues. Les réformes promises pas engagées, rognées ou reniées. Le chômage est toujours là avec 3,8 millions de chômeurs de longue durée (« A ») et 5,5 millions des catégories « B », « C » et « D ». Des impôts sont annoncés et les promesses d’amélioration de leur niveau de vie et de leurs revenus repoussées à 2018, 2022 ou plus loin encore. Il y a ces budgets publics que l’on ne sait pas et que l’on ne veut pas baisser, des centaines de milliers de migrants qu’il faut accueillir, loger, nourrir, habiller, distraire parce qu’ils n’ont, dit-on, rien à faire dans les campagnes qui « En même temps » manquent de saisonniers.

blankLa facture de maquillage du si beau Macron (26.000 euros en trois mois facturés par Natacha M. !) souligne la distance sidérale qui sépare les gens de rien de ce gamin qui a dit avoir « connu la pauvreté » quand il était jeunet, ne recevant de son père « que mille euros par mois » d’argent de poche…

Macron avait bénéficié du doute pendant trois mois. Il n’y a plus de doute. Les Français comprennent qu’il fait une vieille cuisine politique et économique avec des vieilles recettes keynésiennes d’autrefois qu’il a su habiller de mots enchanteurs. Ils se demandent (les deux tiers déjà) comment il a pu devenir président en situation d’impréparation et d’incompétence aussi manifeste. Ils comprennent enfin qu’ils se sont bien fait avoir, la vaseline médiatique n’étant plus là, et Macron a perdu une fois 10% et le mois suivant 14% de popularité. C’est ce qu’on appelle « le retour au prix du marché ». Il devrait le comprendre, le banquier qui estime sa pensée « trop complexe » pour nous les gens « qui ne sont rien ». Macron n’aime pas ça du tout et il n’aime pas les Français qui ne l’aiment pas!

« Les Français n’aiment pas les réformes » affirme-t-il en Hongrie. Aussi tôt après, sa com’ menée par l’ineffable Sibeth N’Diayé (l’auteur de « Yes, la meuf est dead » !) change de vocabulaire. Exit la « Révolution » (pourtant le titre du livre publié par Macron). Exeunt « les réformes ». Bienvenue à « l’évolution », au « progrès » et autres vocables plus consensuels mais qui ne changent rien à l’inanité globale du projet macronien.

Macron et les siens n’ont pas compris que… Si ! Les Français veulent des réformes, mais des réformes intelligentes et qui changent ou suppriment les causes de leurs malheurs les plus évidents, l’insécurité grandissante due en partie à l’immigration massive et à l’islamisme, la perte d’identité, le manque de travail, un État trop dépensier, une classe de privilégiés hors-la-loi commune, politique, journalistes, banquiers… Et ils veulent des réformes qui ne se traduisent pas toujours par une augmentation d’impôts sur les mêmes, travailleurs, retraités, artisans et commerçants et des « économies » sur les budgets de l’Armée, de la Police, de la Science et de la Justice.

Macron raconte à la dernière réunion du corps diplomatique qu’il a redressé la réputation internationale de la France détruite par Fabius et Hollande. « Le monde a les yeux fixés sur la France » dit-il. Il ne cesse de donner des leçons de bonne gestion à nos voisins européens, demandant aux pays qui ne croulent pas sous les prélèvements obligatoires (Pologne, Hongrie) de s’aligner sur nos excès fiscaux et administratifs, demande à l’Allemagne de reverser ses surplus budgétaires au budget encore et toujours déficitaire de la France, fait croire qu’il a maté Poutine et Trump qui le regardent d’un air apitoyé et n’ont cure de ses admonestations de gamin prétentieux en remontrant à ses vieux idiots de parents.

Après avoir déclaré qu’il n’y avait « pas de culture française », il dit aux diplomates qu’il n’y a pas non plus d’identité française. « Le lieu de notre souveraineté aujourd’hui, c’est l’Europe ». Il l’avait dit à un journaliste britannique et publié sur son site : « La souveraineté est désormais, de fait, au niveau européen, dans les domaines de l’énergie, du numérique, de la défense et de la sécurité. La souveraineté, ce n’est pas au niveau national… » Pour Macron, c’est clair, la France n’est qu’une province européenne.

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Macron n’a rien de libéral, même si, comme tous les gens de gauche y arrivent un jour ou l’autre, il a compris que c’est l’entreprise qui crée des emplois et de la croissance, pas l’État. Il est et reste un technocrate viscéralement socialiste. Il sauve l’équipementier obsolète GM&S qu’il fallait laisser mourir pour faire de la place à des startups innovantes, et « En même temps » fait racheter par l’État le chantier naval de Saint-Nazaire STX qui embauche à tour de bras, croule sous les commandes (il en a pour sept ans d’avance) et a une situation financière satisfaisante.

Macron communique mais ne sait pas convaincre. Il y a trop de contradictions dans son discours et son action et cela ne vient pas de la « pensée complexe » qu’il s’attribue, mais d’un esprit brouillon et inapte à la gestion comme le prouvent tous les énarques placés à la tête de grandes entreprises et ceux qui dirigeant l’État depuis quarante ans l’ont mis en faillite en désespérant le peuple français.

L’Imprécateur


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