MATCH AU FINISH : DONALD TRUMP VS “DEEP STATE”
(Jean Goychman)

Après une suite ininterrompue d’escarmouches commencée dès le lendemain de son élection, l’État Profond américain a visiblement décidé de passer aux choses sérieuses en attaquant frontalement le Président Trump. [1]

Je venais de lire un article écrit par Charles Gave sur le site Institut des Libertés dans lequel il évoquait les « casseroles d’Hilary Clinton ». Avant d’arriver dans le vif du sujet, il commence son propos par deux affaires concernant Donald Trump. Ma curiosité émoustillée, je poursuis la lecture avec un certain amusement et j’apprends qu’une (petite) partie de la presse américaine s’est emparée de ce sujet, contrairement à la presse française.

Des jambes en l’air sur la Place Rouge

La première de ces affaires concerne une « aventure » qu’aurait eu Donald Trump avec une prostituée russe à Moscou. On a souvent parlé de cette méthode employée par le KGB pour exercer une sorte de chantage sur les dirigeants politiques ou les diplomates. L’affaire Dejean (Ambassadeur de France à Moscou sous de Gaulle) est rapportée par Alain Peyrefitte:

« Ce pauvre Dejean [Peyrefitte écrit « X… »] a trouvé le moyen de se faire faire aux pattes. Les Soviets l’ont fait tomber dans les griffes d’une bonne femme. Un peu plus, et les collections de nos télégrammes passaient au Kremlin. »

Un dossier a donc été transmis par un ex-ambassadeur d’Angleterre à Moscou au sénateur Mc Cain qui est, comme chacun sait, un « grand ami » de Trump, et qui l’aurait fait suivre au patron du FBI, James Comey. Ce dernier aurait montré ce dossier à Barack Obama et, par souci d’équité, à Donald Trump également. Cette période électorale étant propice aux fuites, la presse, qui ne fait que son métier s’en est emparée ; ça, c’est la version officielle. La réalité, c’est que ce dossier était « bidon » ! Rédigé par un certain Christopher Steele (« quelqu’un » lui avait demandé de faire un dossier à charge contre Trump pour prouver qu’il était « vendu aux russes ») il perd un peu en crédibilité.

Et c’est là où ça devient croustillant. Le « quelqu’un » en question est – d’après Charles Gave – une certaine Hillary Clinton. Et il paraît même que cette gente dame est… « coutumière du fait », ajoute-t-il.

“Uranium One”

La seconde affaire sent moins la gaudriole et parait beaucoup plus grave. Une société canadienne dont le dirigeant serait un ami des Clinton aurait réussi en 2009 à prendre le contrôle de 20% des mines d’uranium des États-Unis. L’aval du gouvernement américain avait préalablement été obtenu…

Notons au passage qu’un certain Mueller faisait partie du comité chargé de conseiller le gouvernent sur cette transaction. Il était alors patron du FBI.

Le clan Trump contrattaque

En réalité, toujours d’après le site IDL, l’affaire possédait un « tiroir secret ». La société canadienne avançait sous un faux-nez derrière lequel se cachait une société russe, dirigée par un ami de Vladimir Poutine. Le FBI détenait – toujours selon IDL – les preuves que cette société cherchait à compromettre un certain nombre de gens aux États-Unis comme au Canada. La conclusion de IDL est sans ambages :

« Il semble bien que nous soyons en face d’un cas totalement évident de corruption au bénéfice de celle qui était alors ministre des Affaires étrangères et de son mari, et cela n’a pu se faire qu’avec la complicité du ministre de la Justice du Président Obama, que l’on imagine mal ne pas avoir été au courant. Et celui qui aurait couvert tout ça au FBI ne serait autre que M. Mueller, celui-là même chargé d’enquêter sur les prétendus liens entre le président Trump et les Russes puisqu’il était alors le chef du FBI. »

Bigre ! Voilà qui devrait faire du bruit…

Blessé, le Deep State sort ses griffes

À l’évidence, une telle attaque ne pouvait rester sans réponse. Celle-ci est venue sous la forme d’une attaque très directe, puisque trois membres importants de la campagne de Trump ont été inculpés.

Et devinez par qui et pourquoi ? – L’exécuteur désigné est le procureur « spécial » : Mueller ! Quel est l’objet de sa vindicte contre Donald Trump ? – Le poursuivre pour avoir « bénéficié » d’une ingérence russe durant sa campagne, ce qui lui aurait permis de gagner contre Hilary Clinton. Si de tels faits étaient prouvés, cela ne pourrait que conduire à la destitution de Donald Trump au terme d’une procédure d’impeachment.

Un article paru sur le site de LCI [2], qui n’est à proprement parler un soutien indéfectible de Donald Trump, nous apprend que :

« C’est un coup dur pour le Président américain. Robert Mueller a mis en accusation trois membres de son équipe de campagne. Deux d’entre eux, Paul Manafort et son associé Richard Gates, sont sous le coup de 12 chefs d’inculpation dont conspiration contre les États-Unis, blanchiment d’argent, fausses déclarations et non-déclaration de comptes détenus à l’étranger. Concrètement, on leur reproche leurs activités nondéclarées de lobbyistes en faveur de l’ancien président pro-russe Victor Ianoukovitch. D’après l’acte d’inculpation publié lundi, ils ont perçu plusieurs dizaines de millions de dollars de commissions en provenance d’Ukraine et ont blanchi de l’argent à travers des sociétés américaines et étrangères pour dissimuler des paiements au fisc américain entre approximativement 2006 et 2016 au moins ».

 

Le dernier round ?

Au moins, les lignes sont claires.

À ma gauche, le Deep State

Nous avons d’un côté un Deep State qui ne se résout pas à avoir perdu une partie de son pouvoir en raison de la défaite d’Hillary, qu’il soutenait, et de l’autre côté Donald Trump, élu et qui entend rester en place. On constate que la symétrie entre les attaques est pratiquement parfaite. Corruption russe contre ingérence russe. A priori, cela pourrait passer pour une sorte de réponse du berger à la bergère. Seulement voilà… Il y a quand même un truc un peu « bizarre », c’est que Mueller apparaît des deux cotés ! Comme aurait dit Michel Audiart « j’critique pas lcôté farce, mais côté conflit d’intèrêt, y aurait p’t être qué’chose à rdire ».

Il semble donc que l’on doive assister à une « bataille de Titans » dans les prochaines semaines. Car l’enjeu de tout cela est énorme. Une victoire du Deep State entrainerait probablement la destitution de Donald Trump et on peut penser que l’élection suivante ferait un peu penser à celle de Woodrow Wilson en 1912, lorqu’il fallait à tout prix empêcher la réélection de Taft, hostile à la création de la FED [3]. Je pense que cette fois encore l’État Profond l’emporterait.

À ma droite, Donald Trump

A contrario, une victoire de Trump risquerait d’être fatale au Deep State, qui tient essentiellement sur la finance.

Le rôle du dollar en tant que monnaie de réserve internationale étant de plus en plus contesté et l’établissement d’un monde « monopolaire » devenant de plus en plus incertain, Donald Trump aurait alors les mains libres pour suivre la politique qu’il a tracé dans son discours de l’ONU.

La face actuelle du monde pourrait en être changée…

L’arbitre interrompt le match !

Dernière minute : Une résolution du Congrès demande la destitution de Mueller. Voir ce lien. (note éd.)

 

Jean Goychman
04/11/2017

 

[1] http://institutdeslibertes.org/les-casseroles-de-madame-clinton-suite-mais-certainement-pas-fin/
[2] http://www.lci.fr/international/video-collusion-entre-la-russie-et-l-equipe-de-campagne-de-trump-le-point-sur-l-enquete-2069106.html (vidéo)
[3] Voir Le Complot de la Réserve Fédérale, par Anthony C. Sutton (éd. Nouvelle Terre).


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