LE BABOUIN ET LE OUISTITI
(Cédric de Valfrancisque)

Les Levantins en leur légende
Disent qu’en un pays nommé Francarabia,
Un gros babouin du nom d’Hollande
Du peuple des macaques, un jour, devint le roi.

Un drôle de monarque, pour tout dire, propre à rien,
Atteint de priapisme, troussant moult guenons.
Plus prompt à ripailler et boire comme un vaurien,
Qu’à faire, pour son peuple, ce qui eut été bien.

Et il devint toujours plus vorace et bien gras.
Le vivre et le couvert : que faut-il davantage ?
Quand on aspire surtout à jouir de son état,
Et à mener la vie du rat dans un fromage.

Un jour en son royaume arriva un marchand,
Un sémite madré, nommé Jacques Attali.
Il était fort hâbleur ce fils de Canaan,
Portant sur son épaule un petit ouistiti.

« Majesté, dit le juif, souffrez donc qu’aujourd’hui,
Je vous fasse un présent qui devrait vous ravir :
Je m’en vais vous donner ce charmant ouistiti,
Car Il est fort malin et fait pour vous servir »

« Vous n’avez rien à craindre, Sire, pour votre cheptel :
Il s’est amouraché d’une vieille guenon.
Il en est fort épris, ne sautant que sur elle.
Et aux autres femelles, il préfère un giron ».

À ces mots le babouin, guilleret, tout content,
Accepte le présent et s’en va honorer,
Au sein de son harem et sans perdre un instant,
Sa guenon préférée nommée Julie Gayet.

Le ouistiti malin devint bouffon de cour,
On le trouvait gracieux, sautillant, primesautier :
Qualités qui manquaient au gros babouin balourd,
Avec son embonpoint et son cul tout pelé.

Or donc il advint ce qu’on pouvait prévoir :
Le babouin éreinté par maintes nuits de rut,
Fatigué, repu, et ne voulant rien voir,
Laissa le ouistiti occuper sa cahute.

Or ce dernier, roublard, n’attendait que son heure,
Pour occuper ce lieu où il se trouvait bien,
Et chasser le babouin jusqu’hors de sa demeure,
En lui volant son trône, son royaume et ses biens !

Par magnanimité ou bien par moquerie,
Il lui proposa bien la guenon Taubira,
Ou encore Ségolène ou encore Valérie.
Pourquoi donc insister : l’autre n’en voulait pas !

Le ouistiti vainqueur savoura sa victoire,
Fit venir ses amis et sa vieille rombière,
Bâtissant un royaume dévolu à sa gloire,
Se fit dorénavant appeler Jupiter.

Le gros babouin furieux, trahi, déçu, floué,
Jura – mais un peu tard – qu’on ne l’y prendrait plus.
Que plus jamais, Grands Dieux, il ne sacrifierait
Ses propres intérêts à des «histoires de cul».

La morale de la fable, c’est du moins mon avis
C’est qu’il ne faut jamais accorder sa confiance,
A un fourbe sémite ou à son ouistiti,
Ces gens ne croient en rien sinon… à la finance.


Cédric de Valfrancisque

15/05/2018


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