BENALLA, ON N’S’EN LASSE PAS !
(Éric de Verdelhan)

« L’ordre dans l’État repose sur la vertu. »
(Confucius)

« Il n’y a pas d’autorité de l’État s’il n’y a pas d’autorité dans l’État. Dès qu’il y a une bavure, il doit y avoir une sanction… Moi, je crois à une république de la responsabilité… »
(Emmanuel Macron, 13/03/2017)


Depuis la fin juillet, pour des motifs de congés, de repos, de chaleur étouffante, bref par flemme non avouée, je n’écrivais plus : je n’avais d’ailleurs aucune envie de commenter l’actualité laquelle tournait presque exclusivement autour de « l’affaire Benalla » [1].

Durant un mois, la presse – pourtant à la botte du pouvoir – est devenue folle. L’opposition a retrouvé une vigueur qu’on ne lui connaissait plus. Hélas, trois fois hélas, les temps changent et « Alexandre » Benalla n’aura pas été le Stavisky (Alexandre lui aussi !) de la Vème ripoux-blique : la droite (molle) n’est pas descendue dans la rue pour nous faire un remake du 6 février 1934.

Quant à moi, j’ai horreur de hurler avec les loups (ou, en l’occurrence, de bêler avec les moutons) : Benalla n’était, à mes yeux, qu’une illustration de plus des méfaits de la « diversité » et du « vivre-ensemble » : une brute maghrébine, inadaptée à notre société car totalement hermétique aux valeurs de l’Occident chrétien.

Comme Brassens, « Je vivais à l’écart de la place publique, serein, contemplatif, ténébreux, bucolique… » Mais quelques articles émanant de la « Fachosphère » m’ont fait sortir de la torpeur estivale. Je n’aime pas voir « la droite la plus bête du monde » – selon Guy Mollet – se mettre à « déconner », et faire, ainsi, le jeu de l’adversaire.

 

« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis ; mes ennemis je m’en charge ! » disait cette crapule de Voltaire

ll m’arrive d’en dire autant. C’est d’abord Élisabeth Lévy (dont je ne partage pas forcément les idées mais dont j’aime assez le non-conformisme et la liberté de ton) qui, la première, prenait la défense de Benalla et estimait qu’on faisait beaucoup de bruit autour d’un fait divers anodin.

« Chère Élisabeth, est-ce la dernière ligne droite avant la ménopause qui vous fait fantasmer sur les bourrelets de ce voyou, déjà adipeux à 26 ans ? Le besoin de vous démarquer pour faire le buzz ? L’esprit de contradiction poussé à l’extrême ? »

Non, l’affaire Benalla ne se résume pas à une simple bagarre ; c’est un scandale ! Une merde bien odorante dont l’odeur fétide devrait offenser les narines des gens civilisés (ou tout simplement normaux !) : cette affaire pue et elle est, qu’on le veuille ou non, une affaire d’État.

Ensuite, des articles ineptes se sont succédé et tous n’étaient pas rédigés avec le style et la verve d’Élisabeth Levy. D’autres nous ont expliqué que ce Benalla n’était pas critiquable car il avait rossé deux gauchistes ; qu’il l’a fait, et ce dont on rêve tous ; qu’il défendait l’ordre républicain, etc., etc.

 

Le bon temps…

Tabasser du gaucho, casque de moto sur le crâne, foulard sur le nez et manche de pioche à la main, rappelle à certains d’entre nous leur jeunesse à Occident, Ordre Nouveau ou au GUD.

J’ai tendance à penser que « c’était le bon temps » puisque nous étions jeunes, teigneux et capables de défendre nos idées autrement qu’avec un bulletin de vote qui, par son anonymat sans risque, reste l’arme des lâches et ne peut satisfaire que les inconditionnels de la démo-crassie.

Nous nous battions à la loyale, à nos risques et périls, et nos brassards portaient la croix celtique. Ils n’étaient pas marqués « Police ». (D’ailleurs, la police savait aussi nous taper dessus !)

À défaut de vrai courage – celui qui fait les héros – tel Cyrano, nous cultivions le panache et jamais, au grand jamais, nous n’aurions « bastonné » une femme à terre. Il faut s’appeler Benalla pour faire une chose pareille : ce sont des mœurs de mameluk, de primate, de barbare !

J’ai lu et relu, sans en comprendre les (vraies) raisons, l’article d’un ami. Nous l’appellerons « JC ». Il se reconnaîtra. Qu’il sache, avant de me lire, que ses élucubrations n’entacheront en rien l’amitié et le respect que je lui porte. Avait-il fumé la moquette ou trop forcé sur l’anisette avant de prendre la défense de Benalla ? – Je n’en sais rien et, après tout, qu’importe : ses motivations ne regardent que lui. En préambule de son article, il se disait « solidaire des gifles » données par Benalla et traitait ceux qui n’étaient pas de son avis d’« idiots utiles » (utiles à qui, Grand Dieu ?)

Or, on peut être solidaire de quelqu’un mais on ne saurait l’être d’une gifle, (pourquoi pas d’un pet ou d’une rage de dent ?). Dans ma culture droitière, les mandales et les marrons ne se délèguent pas ; on les distribue soi-même [2], au risque d’en recevoir d’autres en échange. Pour survivre à une castagne, il suffit de faire en sorte que l’offre soit supérieure à la demande.

On me dit que l’une des victimes de ce Benalla était un ressortissant grec venu foutre le bordel chez nous. Pour être franc, si Benalla l’avait laissé raide-mort sur le pavé, ça ne m’aurait fait ni chaud ni froid. Ce gauchiste grec aurait dû aller se faire voir (et plus si affinités) chez ses congénères aux mœurs discutables, dans son beau pays ruiné par des années de gabegie socialiste, et où même les militaires portent jupette. Mais là n’est pas le problème.

 

Parlons plutôt du parcours pour le moins « sulfureux » de Benalla

Oublions certaines « révélations » publiées sur Internet qui voudraient que Lahcène Benalhia soit un agent du royaume chérifien ou un agent israélien. Contentons-nous de ce qu’affirme la presse crédible et, entre autres, Valeurs Actuelles [3]. On y apprend que ce Benalhia-là n’est pas un pur produit des banlieues de non-droit. Il aurait vécu comme un petit bourgeois, élevé par sa mère, prof de maths. Caractériel, soupe-au-lait et bagarreur, il adhère au PS en 2009 et sert de gros-bras à Martine Aubry, « l’amère de Lille », depuis qu’elle vit avec un avocat salafiste, aime à s’entourer de quelques spécimens de « Français de papier » natifs du Nord (de l’Afrique) [4]. À la même époque, il intègre la Réserve Opérationnelle de la gendarmerie. En 2012, sans travail, il se fait embaucher comme chauffeur par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif [5]. Montebourg le vire au bout de huit jours car Benalla occasionne un accident et commet un délit de fuite. En 2014, Alexandre-Lahcène est rayé des cadres de la Réserve Opérationnelle avec le grade de brigadier (sergent). Pour étoffer son CV, il effectue un stage d’une semaine à l’INHESJ [6].

 

Qui a payé cette très coûteuse semaine de stage ? – Mystère…

Et, avec son comparse Vincent Crase, gendarme réserviste lui-aussi, il crée une étrange « Fédération Française de la Sécurité Privée » puis rejoint le mouvement « En Marche » avant de devenir le Raspoutine de l’avorton présidentiel et de la Tzarine (née Trogneux).

En 2018, à 26 ans, il dispose d’un appartement de fonction Quai Branly [7], d’un salaire brut de 7.113 € par mois, d’une Renault Talisman de fonction et son nouveau maître le fait réintégrer comme « expert » (!) dans la Réserve Opérationnelle de la gendarmerie avec le grade de… Lieutenant-colonel. Intéressant… Le freluquet élyséen l’a à la bonne. Il est de toutes les sorties officielles de Jupiter, tout comme les plus privées : au ski à La Mongie, en vélo au Touquet. Il dispose même des clés de la villa de la « première (vieille) dame » et d’un badge officiel pour circuler au Palais Bourbon.

Alors, que ce tordu, déguisé en flic, occupe ses loisirs à tabasser du gauchiste n’a pas grande importance ; c’est tout le reste qui est condamnable ! On peut cependant s’étonner que ce bagarreur n’aille pas exercer ses talents dans les banlieues où ses coreligionnaires-dealers font la loi.

Mais tout est surprenant chez Benalla, par exemple, ses liens amicaux avec Karim Achoui, ancien avocat du milieu, radié du Barreau parisien (et réinscrit depuis au Barreau d’Alger) [8].

Et on voudrait faire croire au bon peuple que Jupiter et le sinistre Collomb ne savaient rien du passé de cette petite frappe ! On nous prend vraiment pour des billes !

 

Eh bien, pour ma part, j’en ai MARRE de cette république des « Frères-la-Gratouille » !

À mon avis, s’il fallait résumer en deux mots cette affaire, je parlerais, encore et toujours, de « complicité maçonnique » : Benalla est franc-maçon de la GLNF [9], comme l’était aussi l’héroïque lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, lequel, n’étant pas Saint-Cyrien [10] avait cru bon de « booster » sa carrière en se faisant initier en loge.

blankFranc-maçon, comme l’est le sinistre Collomb (GODF), l’homme qui n’est jamais au courant de rien. Et comme l’est, sans doute, l’avorton présidentiel ; c’est du moins ce que laisse supposer sa cérémonie d’intronisation devant le triangle illuminé de la pyramide du Louvre (et son appel aux « Français de tous grades et qualités »).

Quelques historiens ont appelé la IIIème république, « la république des Francs-maçons » mais que dire alors de la Vème ?

TOUS les scandales, TOUS les coups tordus, TOUTES les magouilles sont l’œuvre des « Fils de la Veuve » : l’affaire Urba, le Carrefour du Développement, l’affaire du sang contaminé, l’affaire ELF, etc. Je vous épargnerai, ici, la liste complète des crapuleries maçonniques, elle est trop longue et ce n’est pas l’objet de cet article !

Lahcène Benalhia, parce qu’il était maçon, a pu, en toute impunité se livrer à son travail de barbouze de l’Élysée. Il est passé du grade de brigadier à celui de lieutenant-colonel après UNE SEMAINE de stage ! Cette promotion-éclair ne choque pas les gens, hélas trop nombreux, qui ne font pas la différence entre la « Réserve Citoyenne » et la « Réserve Opérationnelle » [11]. Moi, elle me fait bondir. Ces galons de complaisance [12] sont un vrai scandale, une insulte à nos morts : au lieutenant Péguy, au capitaine Guynemer, aux Cadets de Saumur, au lieutenant Théodose Morel, aux sept promotions de Saint-Cyriens tombés en Indochine, au lieutenant Roger Degueldre, au lieutenant-colonel Bastien-Thiry, polytechnicien (lieutenant-colonel à 34 ans, pas à 26), bref, à tous ces héros tombés pour la France et qui ne prenaient pas l’équerre et le compas pour une décoration et le tablier en peau d’agneau pour une tenue de combat.

En écrivant ces lignes, je pense à feu mon père, officier de la Légion d’Honneur, auquel il aura fallu : la campagne de France, une longue captivité en Allemagne, quelques années comme moniteur para en Algérie, l’Indo et Diên-Biên-Phu, la longue marche et les camps-mouroirs viets, les opérations du « Plan Challe » en Algérie et presque 30 années de carrière pour terminer lieutenant-colonel.

Je pense aussi à cet ami, passé par la filière « off-tech » [13], qui aura mis 28 ans, 14 OPEX, deux blessures de guerre, et une Légion d’Honneur gagnée au feu à 27 ans au Liban, pour décrocher ses cinq galons panachés.

Je sais bien qu’il y a eu des précédents dans notre histoire : Jacques Delmas, dit « Chaban », aspirant en 1939 et général de brigade en 1944, ou ces colonels FTP (parfois à 6 galons !), qui avaient échoué à leur peloton de caporal durant la « drôle de guerre » et dont certains maniaient mieux la tondeuse que la sulfateuse. Mais ces gens-là, pour la plupart, ont risqué leur peau dans quelques combats, certes souvent embellis voire magnifiés. Lahcène Benalhia, son maître Jupiter et leurs défenseurs, eux, n’ont jamais entendu siffler que des balles de tennis.

Mon ami « JC » reproche à la droite de faire mousser l’affaire Benalla pour nuire au chef de l’État. Eh bien oui ! C’est vrai. Du moins en ce qui me concerne ! Dans la vie courante comme dans le combat politique, je prône l’efficacité. Si mon ennemi tombe à l’eau, je me fais un devoir de lui appuyer sur la tête pour l’aider à se noyer. D’autres, par charité chrétienne ou par bêtise – ce qui revient au même – lui tendent la main pour l’aider à regagner la berge. Depuis plus d’un demi-siècle la droite molle court après les avancées sociétales de la gauche, par lâcheté ; on en mesure les résultats tous les jours ! Et puis, dans mes valeurs droitières, on m’a appris qu’on ne tire pas sur une ambulance, encore moins sur un corbillard. Mais il n’est pas interdit, que je sache, de faire un carton sur une benne à ordures ou un camion-poubelle. Je veux bien qu’on me traite d’idiot-utile mais je ne serai jamais l’« idiot-utile de la Macronie » car je considère Jupiter comme un réel danger pour la Nation-France. Ce petit homme vaniteux n’a qu’une patrie : la finance mondialisée.

On peut toujours excuser, cautionner ou justifier l’utilisation de barbouzes et autre police parallèle mais alors, soyons cohérents : excusons aussi les Nazis d’avoir créé « La Carlingue » de la rue Lauriston, dirigée par Bony (flic révoqué) et Lafont ; cette officine de salopards improprement appelée « GESTAPO française ». Et ne reprochons pas au Grand Charles d’avoir utilisé d’anciens truands pour combattre les défenseurs de l’Algérie française.

Dans n’importe quel pays civilisé, Benalla croupirait en prison et Jupiter, son seigneur et maître, aurait été contraint à la démission. Au lieu de cela, le moineau élyséen qui se prend pour un aigle (et nous prend pour des buses) se permet de fanfaronner et de jouer les durs devant un parterre de députés-godillots : « C’est moi l’chef ! Moi, je… Moi, je… Qu’ils viennent me chercher ! ».

En d’autres temps ou sous d’autres cieux, le peuple serait venu chercher Jupiter pour lui régler son compte. Comme c’est un freluquet, épais comme un casse-croûte de chômeur, et qui n’est jamais qu’un demi-traître, « six balles suffiront… » comme disait Clemenceau.

Mais heureusement, nous sommes en France. Alors, dormez en paix braves gens !

 

L’été saura calmer les esprits : Jupiter et sa duègne sont allés se faire oublier à Brégançon

blankLe président s’est livré à des bains de foule improvisés, aussi bidons que télégéniques, et Brigitte, perchée sur un vélo, a exhibé complaisamment sa coiffure de cocker et ses cuisses de sauterelle à des photographes complices : l’opération reconquête de l’opinion est en route !

La Commission d’enquête parlementaire en charge de l’affaire Benalla, ne rendra pas de rapport. Quant à Lahcène Benalhia, on me dit qu’à peine viré, il aurait retrouvé une sinécure auprès d’une starlette de la téléréalité au nom à consonance arabe, car « chez ces gens-là, Monsieur… » comme chantait Jacques Brel, on mélange allégrement et sans complexe le « vivre ensemble » et la « survie entre soi » en cas de nécessité.

Et puis, « Ben Allah » veut dire « Fils de Dieu » et son père, « Jupiter », « le père des dieux », veille sur lui. Je ne serais donc pas surpris qu’il fasse à nouveau parler de lui un de ces jours…

 

Éric de Verdelhan
22 août 2018

 

[1] Ou Lahcène Benalhia ? Personne ne semblait connaître le vrai nom de ce voyou. Étrange, non ?

[2] L’honnêteté m’oblige à reconnaître humblement que, dans ma vie, les gifles reçues dépassent largement les gifles distribuées.

[3] L’édition du 26 juillet 2018, par exemple, largement consacrée à l’affaire Benalla.

[4] Lahcène Benalhia, lui, vient d’un faubourg d’Évreux, mais il est franco-marocain, comme sa copine Najat Vallaut-Belkacem.

[5] Il n’y a que les socialistes pour inventer des noms pareils ! Le redressement de Montebourg a été productif puisqu’il a fait un Lardon à Aurélie Filipetti.

[6] Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice.

[7] Celui occupé jadis par Anne et Mazarine Pingeot, si on en croit la presse.

[8] On se souvient qu’à l’époque de sa splendeur, Karim Achoui, avocat des truands, avait acheté aux enchères la robe d’avocat d’un certain… François Mitterrand.

[9] Où, peu assidu, il n’aurait pas dépassé le grade d’apprenti.

[10] Arnaud Beltrame est passé par l’EMIA (École Militaire Inter-Armes) ce qui n’enlève rien à ses mérites et à son courage.

[11] Lire à ce sujet les articles – excellents – du colonel Michel Goya.

[12] Brigadier, brigadier-chef, adjudant, adjudant-chef, major, aspirant, sous-lieutenant, lieutenant, capitaine, commandant, lieutenant-colonel, et tout ça, grâce à un stage payant… d’une semaine !

[13] Officier technicien : filière qui permet à des sous-officiers méritants d’accéder à l’épaulette.


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Zglb
Zglb
2 septembre 2018 16 h 12 min

LOL et bravo pour l’article, rien à dire de plus, rien à retirer, tout y est dénoncé y compris cette « crapule de Voltaire« , ce qui est plutôt rare : 10/10 !
Le paltoquet psychopathe est terminé, lessivé, fini, cuit. Sa bande de couillons itou et il apparaîtra bientôt pour ce qu’il est : un petit con risible et sans envergure.
La Vème s’enfonce dans la fange et le grotesque. La république pourrait ne pas y survivre. Mais la France continuera.

Boutté
Boutté
5 septembre 2018 6 h 03 min
Répondre à  Zglb

<<Protégez moi de mes amis>> St.Augustin l’a écrit quelques siècles avant Voltaire si mes souvenirs sont bons .
La Vème République est digne de ses ainées , simplement .

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