Sonnet à la Marquise de Morveux, née Trogneux
(Cédric de Valfrancisque)

Sonnet à la Marquise de Morveux d’Énarque (née Trogneux−gneux)

(interprétation libre d’un « Sonnet pour Hélène » de Pierre de Ronsard − 1578)

 

Que vous voilà flétrie comme vieille chandelle,
Compagne d’un jeunet, sautant tel un cabri,
Hautain, méprisant et n’admirant que lui,
Mais aime être entouré de vieilles haridelles.

Certes, il vous adulait quand vous étiez gironde,
De l’âge de sa mère, vous flattiez son ego,
Et peu lui importait que l’on jase en son dos,
Il se prenait déjà pour le maître du monde.

Puis le temps a passé, qui a fait des ravages :
Il vous a burinée, fripée puis décatie,
Sous l’œil peu amène de ce jeune mari
Qui n’a nulle pitié des tourments de votre âge.

Vous êtes, à ses côtés, un tableau défraîchi,
Regrettant vos ébats, pleurant sur votre amant.
Madame, vous épousâtes un vilain garnement :
De l’avoir déniaisé, vous voilà bien punie !

Cédric de Valfrancisque
31/08/2018


J − 50


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Jean-Paul
Jean-Paul
7 septembre 2018 14 h 43 min

En principe un sonnet c’est 2 quatrain et tercets. Il y a 2 vers de trop. Mais que la poésie est belle et crainte de vérité. De plus ne pas oublier que « c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe

Blondeau
5 septembre 2018 1 h 52 min

Le troisième vers n’a que 11 syllabes. Remplacer « hautain » par « cabotin » pour avoir un vrai alexandrin.
Excellent !

marcellin agnès
2 septembre 2018 8 h 37 min

Tellement vrai…

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