DOUBLER LE NOMBRE DE MOSQUEES ? ET PUIS QUOI ENCORE ? (par Maurice D.)

La France a 65 millions d’habitants dont 85 %, soit 55 millions, se sentent français, appartenant à la civilisation européenne, d’origine grecque et latine et de religion chrétienne, catholique ou protestante même si beaucoup ne pratiquent pas régulièrement ou pas du tout. Mais alors que presque tous se reconnaissent laïcs, c’est-à-dire approuvant la séparation de l’Église et de l’État, très peu se disent ouvertement athées ou agnostiques et même ceux-là peuvent avoir été baptisés, parfois s’être mariés à l’église, et la plupart ont un enterrement religieux, comme en eurent les victimes de l’attentat de Charlie Hebdo dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’étaient ni croyants, ni pratiquants. Seulement la religion chrétienne est généreuse et accepte le repentir de celui qui dans sa dernière étincelle de lucidité pense « Mon Dieu, si vous existez, prenez-moi avec Vous ». Alors, comme « on ne sait jamais »…!

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Ces 55 millions de Français disposent d’un patrimoine cultuel de 45 000 paroisses diocésaines, plus quelques chapelles appartenant à des congrégations religieuses ou privées, ces dernières étant presque toutes désaffectées, voire à l’abandon.

Soit une église pour 1 300 chrétiens.

Ces églises, dont quelques basiliques et cathédrales, contiennent un patrimoine culturel colossal, nettement supérieur, bien que moins connu, à la totalité du patrimoine culturel des musées de France, et surtout en moyenne plus ancien mais avec moins d’objets prestigieux. Il est mal protégé et fait l’objet de vols à répétition qui alimentent le marché de l’art clandestin.

Le patrimoine architectural que représentent ces églises et cathédrales est lui aussi à l’abandon, mal entretenu et victime d’opérations de promoteurs, souvent encouragés par les mairies qui trouvent leur intérêt financier à vendre un bâtiment dont l’entretien est coûteux pour le remplacer par un tas hideux de béton social qui rapportera de l’impôt foncier et des taxes d’habitation. Ils n’oublient pas de le vider préalablement des statues, statuettes, meubles, tableaux, documents anciens pouvant présenter de la valeur qui finissent chez des antiquaires ou dans les salon des élus de la commune.

À Paris même, trop d’églises sont depuis trop d’années couvertes de grillages et de bâches de protection. « Le « plan églises » mis en place dans les années 1990 face à l’urgence de la situation s’est effiloché à partir de 2004 à tel point que les plus grandes églises de Paris nécessitent aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’euros de travaux, sans parler du patrimoine appartenant à l’Etat, dont le Panthéon, qui exige à lui seul une centaine de millions d’euros de travaux. Saint-Germain-des-Prés, la Trinité, Saint-Augustin, Saint-Philippe-du-Roule, mais aussi le Temple des Billettes ou la synagogue de la rue de la Victoire (la plus importante de France) sont autant d’édifices de premier plan qui ont besoin d’une restauration suivie d’un entretien rigoureux. 

Enfin, comme de nombreux villages, la Ville de Paris donne son accord pour la destruction ou la « privatisation » d’édifices cultuels, dont l’église Sainte-Rita (Paris XVème, destruction autorisée par la Ville) ou la chapelle de l’Ancien Hôpital Laennec, vendu par l’AP-HP à un promoteur« .

La gestion de ce patrimoine est désastreuse, presque toujours un petit entretien régulier éviterait ensuite de grands travaux. Mais comme aurait dit Léon Blum, « s’ils avaient le moindre sens de l’économie, ils ne seraient pas socialistes ».

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Ce sont souvent les plus petites communes, parfois rurales et modestes, qui font le plus pour restaurer et faire vivre leurs églises. Alors qu’à l’échelle nationale le patrimoine le plus ancien n’est pas toujours entretenu ou restauré à sa juste valeur. Bien entendu, il convient de saluer les démarches exemplaires de certaines municipalités telles que Belfort, qui a créé une fondation en faveur de son patrimoine en février 2012, ou de petits villages qui entretiennent et restaurent rigoureusement leur seul ou principal monument. Le problème des grandes villes comme Paris est que le souci de la carrière politique des élus passe souvent avant le souci du bien commun.

La loi de 1905 impose aux communes d’entretenir leur patrimoine religieux. Néanmoins, dans le contexte économique actuel, de plus en plus de collectivités n’arrivent plus à financer l’entretien élémentaire des lieux de culte dont elles ont la charge, sans parler des restaurations de grande ampleur. Elles ont, c’est certain, d’énormes et coûteuses obligations en termes de normes et d’obligations légales, mais aussi d’autres priorités dont certaines sont à la limite de la légalité comme le clientélisme politique qui produit ces effectifs pléthoriques d’employés communaux et départementaux. Il vaut mieux ne pas se demander comment autrefois, avec beaucoup moins d’impôts et d’employés, les communes réussissaient à entretenir correctement villes et villages, mais on peut se demander pourquoi l’écologie politique qui aurait là un champ d’action formidable qui lui attirerait bien des électeurs ferme les yeux sur une question aussi vitale. En cause l’idéologie sectaire ultra-gauchiste qui y règne actuellement, sans doute.

Les 550 000 juifs ont 500 synagogues, soit une synagogue pour 1 100 juifs.

Les protestants réformés ou luthériens ont 1 200 temples et les évangélistes 1 800 églises, mais le nombre même approximatif de pratiquants ne semble pas connu, environ 3 millions probablement.

Les musulmans ont 2 200 mosquées plus un nombre indéterminé de lieux de prière. Selon Dalil Boubakeur, le richissime recteur de la mosquée de Paris, il y aurait 5,5 millions de musulmans en France. Ils auraient donc, selon lui, besoin de 2 200 mosquées supplémentaires.

C’est oublier que l’effectif réel des musulmans est mal connu, d’autant plus que dans les statistiques du ministère de l’Intérieur (6 millions de musulmans) sont comptabilisés comme musulmans toutes les personnes d’origine maghrébine ou sub-saharienne. C’est bien sûr de la comptabilité politique partisane : il s’agit de gonfler le nombre de musulmans pour justifier la politique pro-islamiste du gouvernement. En réalité, il y a de nombreux catholiques parmi eux, comme ces Algériens chrétiens qui fuient l’oppression de l’islam et, en Afrique sub-saharienne, le catholicisme est largement dominant avec 63 % de la population qui s’en revendique.

Pour être précis : Le monde compte 2,18 milliards de chrétiens, soit un tiers de la population mondiale. Ils forment le groupe religieux le plus important en nombre. La proportion de la population chrétienne est restée stable depuis un siècle, 26% se trouvent en Europe, 37% dans les Amériques, 24% en Afrique sub-saharienne et 13% en Asie-Pacifique. Le nombre des chrétiens a quadruplé en un siècle (comme la population mondiale) et cette religion devance toujours très largement l’islam.

Pew Research Center ne trouve en France que 4,7 millions de musulmans en incluant les enfants et une enquête INSEE-INED montre qu’un tiers seulement sont croyants et pratiquants. Ces 1 925 000 vrais musulmans, en disposant de 2 200 mosquées, ont une mosquée pour 875 musulmans, il n’y a donc aucun besoin de mosquées supplémentaires. Il suffirait de remplir les mosquées actuelles dont les plus grandes sont souvent à moitié vides à l’heure de la prière. Les prières dans les rues sont avant tout un acte politique missionnaire pour affirmer la présence de l’islam dans la société française, doublé d’un acte social, la nécessité de montrer que l’on prie, ce qui pourrait très bien être fait en privé si l’acte était sincère, afin de signer son appartenance à la communauté musulmane et raciale locale.

De plus, deux questions essentielles sont soigneusement évitées par les autorités politiques. La première est celle du risque que présente la propagation d’une religion dont les valeurs ne sont pas compatibles avec celles de la République, comme le pensent plus des deux tiers des Français (dont 75 % à droite et 62 % à gauche). L’islam intégriste salafiste est déjà ouvertement enseigné dans plus de 100 mosquées en France, doubler ce nombre augmenterait d’autant les djihadistes déjà trop nombreux.

Rue de Drancy

Une rue de Drancy menant à la mosquée

La seconde est : qui assurera le financement d’un tel projet ? La construction de 2 200 autres mosquées demande un investissement que l’Etat (laïc, il faut le lui rappeler – français, il faudrait l’en convaincre) ne peut assumer, même en les rebaptisant comme il le fait déjà « établissements culturels » sous prétexte qu’elles abritent une bibliothèque de livres religieux et un centre de formation à l’islam.

Dans tous les cas, même si les autorités acceptaient de confier le projet à des opérateurs privés ou à des initiatives communautaires, il y aurait le risque d’intrusion des idéologies extrémistes. L’Algérie et le Maroc qui ont les plus importantes communautés en France ne sont déjà pas très fiables, mais le plus dangereux serait que la France sollicite l’aide des pays comme l’Arabie saoudite ou le Qatar, lesquels contrôlent déjà la quasi-totalité des réseaux islamistes dans le monde, dont ceux qui pullulent en France, et qui sont considérés comme les deux principales matrices du terrorisme islamiste que porte le sunnisme wahabite.

Ce n’est pas en doublant le nombre des mosquées que le président et ses ministres lutteront contre le terrorisme, il le sauraient s’il lisaient le manuel de conquête de la France et de l’Europe qu’est « Gestion de la barbarie » du cheikh Abu Bakr Naji, un livre qui ne traite pas comme on pourrait le croire de la gestion de la barbarie islamiste, mais de celle des mécréants que nous sommes, barbares puisqu’ignorants des beautés de la charia qui doit nous être imposée par la terreur, celle que déploie E.I., puisqu’avec notre laïcité nous sommes réfractaires à l’islam.

Maurice D.

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