« PAS D’AMALGAME », CANCER DE LA DÉMOCRATIE (par Maurice D.)

Vous souvenez-vous des bouddhas géants de Bamyian en Afghanistan, détruits par les talibans ? Bien sûr ! On a parlé dans toute la presse écrite et télévisée de « crime contre l’humanité », « crime contre la culture », etc. Vous souvenez-vous des tombeaux des saints et des bibliothèques de Tombouctou classés au patrimoine mondial de l’humanité et détruits par les djihadistes d’AQMI ? Oui, rebelote sur les « crimes » dans tous les médias. Vous souvenez-vous du musée de Ninive dont les œuvres ont été pulvérisées par E.I. ? Oui. Du massacre de touristes du musée de Tunis mitraillé ? Oui, c’est récent. De la ville sumérienne de Nimrud en Irak passée au bulldozer ? Encore oui. Crimes, crimes, crimes, tous commis par des djihadistes au couteau entre les dents, que la presse a abondamment relatés.

Vous souvenez-vous de l’église de Saint-Martin-le-Beau (Loir et Cher) incendiée ? Non ? De la statue de Saint-Louis de la collégiale de Poissy-sur-Seine pulvérisée à coups de masse le 30 avril dernier ? Non ? Comment, non ? La presse n’en aurait donc pas parlé ? Une statue commémorant le baptême du glorieux roi, symbole de la chrétienté en France ? Détruite le jour précis du 801ème anniversaire de sa naissance ? Non vraiment ? Vous ne lisez donc pas le Courrier des Yvelines ? Non, de toute évidence.

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Des islamo-terroristes visiblement animés par la même idéologie qui veut effacer de nos mémoires tout ce qui est antérieur à Mahomet, tout ce qui rappelle que le monde est né avant l’islam, que d’autres religions l’ont précédé qui, elles, ne s’en sont pas pris à la mémoire de l’humanité, ont détruit un triple symbole avec la statue de ce roi : Chrétien, canonisé pour sa grande piété, il voulut toute sa vie reprendre aux colonisateurs musulmans les lieux les plus saints de la chrétienté. Personne en France n’en parle alors que ça s’est passé aux portes de Paris ? L’église de Saint-Martin-le-Beau dans le Loir et Cher avait été incendiée dix jours avant, seul le clocher du XIIème siècle a résisté. Dans ce cas la presse en a parlé… pour signaler que quatre voitures garées contre l’Eglise avaient brûlé aussi.

En France on ne parle pas de ces choses là, ça pourrait stigmatiser toute une communauté, vous le savez. Ils sont susceptibles, les musulmans, vous le savez aussi, comme ces jeunes encapuchonnés de Trappes qui ont poignardé un jeune garçon de 14 ans qui, paraît-il, « les a mal regardés » quand ils lui ont dit « T’as rien à faire ici, t’es pas chez toi« . Tué à 14 ans pour un regard, ça ne vaut pas d’en parler c’est sûr dans ce pays qui a aboli la peine de mort pour les criminels, mais l’a rétablie depuis le 10 mai 2012 pour ceux qui offensent l’islam et résistent aux voyous qui s’en revendiquent en hurlant Allahou akbar.

Chaque fois que des musulmans détruisent ou tuent, le pouvoir et ses sbires scribouillards nous ressortent le même couplet : actes isolés, commis par des déséquilibrés, dont l’esprit fragile est perturbé par l’anti-islamisme et la haine nauséabonde « de l’Autre », c’est donc de la faute de la droite. À Poissy, la police a conclu une enquête bâclée sur ordre du ministère d’un « la statue est tombée toute seule, elle devait être en déséquilibre« . Bon sang mais c’est bien sûr ! C’est une habitude bien française des artisans sculpteurs que de poser les statues des saints en déséquilibre et de laisser à leur pied une masse pour qu’elles se brisent en tombant malencontreusement dessus, tout le monde sait ça et il faut avoir l’esprit tordu par les idées de droite pour croire en une intervention humaine.

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« Il s’agit d’une statue en terre cuite polychrome, qui se trouvait à l’intérieur de l’église [collégiale de Poissy] Il ne s’agit pas d’un acte antichrétien, mais d’un acte de malveillance. Peut-être de la part de la personne un peu “dérangée” qui avait déjà jeté à terre la statue de sainte Thérèse. » (Observatoire de la christianophobie)

Une « personne dérangée » ? Encore une ? Imaginez qu’un déséquilibré déchire un tapis de prière dans une mosquée, c’est d’un acte antimusulman dont il serait question aussitôt, et s’il s’avérait que le profanateur était vraiment déséquilibré les autorités et la presse affirmeraient que son oncle ou son cousin sont membres du F.N. ou de l’UMP ce qui a provoqué le déséquilibre.

Jeudi soir, 30 avril, Alain Marschall et sa comparse Ruth Elkrief ont passé une bonne dizaine de minutes à parler d’un incident mineur concernant la longueur de la jupe d’une lycéenne provocatrice. Une déséquilibrée certainement. Vous rendez-vous compte de la gravité de la chose ? Une fillette se présente au lycée en jupe ! Mini de surcroît ! Alors que dans ce lycée il y a des jeunes africains, donc forcément musulmans puisque, pour les autorités françaises, être originaire d’Afrique fait forcément de vous un musulman, lesdites autorités ignorant qu’il y a plus de chrétiens que de musulmans en Afrique. Et l’autre, là, qui vient leur montrer ses jambes alors qu’ils son animés des pulsions bestiales que ces mêmes autorités, françaises je le précise parce que ce n’est plus évident depuis trois ans, prêtent tout aussi automatiquement à tout originaire d’Afrique. La vue d’une jambe, d’un bras, d’un cheveu de femme même, met en rut l’Africain du Nord comme du Sud, c’est bien connu, et si la salope provocatrice est agressée c’est de sa faute à elle, elle l’a cherché, le musulman est excusé puisque c’est sa nature et que sa religion a entériné le fait.

Parce qu’en France, enfin, celle que j’ai connue, une mini jupe ne suscitait aucune envie libidineuse au point de susciter une agression chez les Français « de souche » comme le président lui-même le dit. Par contre, il est admis dans toute l’intelligentsia française de gauche que promener ses fesses, aussi jolies soient-elles, sous le nez d’un Africain, aussi « évolué » soit-il, est une provocation intolérable car « ces gens-là, vous comprenez« , qui enferment leurs femmes et leurs filles dans des voiles noirs, « ne sont pas préparés culturellement à affronter la nudité et la liberté féminines que nous avons prématurément acceptées dans nos régions« , ne pensant pas, bêtes que nous sommes, que l’islam viendrait jusque chez nous, jusque dans nos écoles, imposer sa charia meurtrière et liberticide. C’est donc à nous, disent-ils à gauche, de « faire un pas vers l’autre » en attendant quelques siècles que l’autre ait atteint notre degré d’évolution sociétale et civilisationnelle.

Moi, quand je vois, en France, les cimetières chrétiens vandalisés, les églises profanées, leurs statues brisées, nos jeunes assassinés pour un regard, nos filles violées « en tournante » pour une jupe trop courte, je revois aussi ces terribles vidéos de l’État islamique où les barbus enturbannés de noir détruisent avec haine et fanatisme les statues du musée de Ninive, d’autres où ils lapident, égorgent, brûlent, amputent, pendent, jettent du haut d’immeubles des homosexuels, des femmes, des apostats, des chrétiens, d’autres musulmans souvent chiites. Je pense que cette religion-là, même si elle a produit quelques beaux bâtiments, quelques savants, quelques poètes, n’a pas encore sa place dans le monde que nous avons construit et que nous devons défendre contre la barbarie religieuse.
J’amalgame, il n’y a aucun doute,

On peut dire, comme le fait le ministère de l’intérieur et ses sbires, que profaner les cimetières chrétiens, brûler les églises et vandaliser les objets du culte, briser les statues, « ces actes isolés ne sont pas dirigés contre l’Eglise« . C’est tout aussi incroyable que de prétendre que verser du sang de porc dans une mosquée, caricaturer Mahomet ou faire circuler en boucle sur internet les vidéos des télévisions arabes montrant à titre d’exemple pour l’éducation des foules musulmanes l’amputation d’un voleur, la lapidation à mort d’une fille ou d’une femme supposées infidèles, la crucifixion d’un chrétien, l’égorgement d’un apostat ou le jet d’un homosexuel du haut d’un immeuble, ne seraient pas dirigés contre l’islam.

Il y a cependant une grosse différence. L’Eglise a pu être violente dans le passé, elle a fini par pratiquer l’enseignement de son prophète : le pardon, l’amour du prochain, la séparation du spirituel et du temporel. L’islam ne pourra jamais être la religion d’amour et de paix que prétendent ses propagandistes parce que la violence, la guerre sainte et la confusion de la religion avec l’État sont inscrites dans sa loi fondamentale, le coran.

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Différence aussi entre ceux qui n’acceptent pas l’une ou l’autre ces deux religions.
Les anti-chrétiens sont toujours, disons à 99 %, physiquement violents, ce sont des djihadistes, les soldats militants de leur dieu qui ont toute licence de leurs prêtres pour détruire, violer, tuer. Et les autorités musulmanes ne mettent pas au ban leurs intégristes. C’est tout juste si l’on obtient d’elles qu’elles les condamnent du bout des lèvres. Les anti-islamistes sont presque toujours plus athées ou agnostiques que pratiquants de la chrétienté. Lucides sur l’islam ils le critiquent, comme ils le faisaient autrefois pour la religion catholique, mettent en relief sa violence intrinsèque, refusent la charia loi civile autant que religieuse, le caricaturent. Ceux qui se livrent à des violences contre les lieux du culte musulmans sont une infime minorité, se limitent le plus souvent à des actes mineurs comme enterrer une carcasse de cochon dans le terrain prévu pour l’édification d’une mosquée, la taguer ou la salir avec du sang de porc et ils sont condamnés par leurs prêtres et par leur pape.

Donner infiniment plus d’importance à l’anti-islamisme qu’à l’antichristianisme dans un pays fondamentalement chrétien et laïc comme l’est la France est une escroquerie intellectuelle et surtout politique. De plus, faire financer l’islam par l’Etat, même si cela se fait de façon indirecte sous prétexte de culture, est une violation des principes de base de la République : la laïcité et la séparation de la religion et de l’État.

Maurice D.

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