LE « RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE » DANS
LA CONSTITUTION ? (2)
(L’Imprécateur)

Cet article de l’Imprécateur est lié à celui de Jean Goychman et le complète. 
Ils traitent tous les deux du « Grand Mensonge » concernant le réchauffement climatique d’origine anthropique, largement contesté aujourd’hui par un grand nombre de climatologues sérieux, pourtant obligés de se taire…
Ces deux articles évoquent également le projet pervers du Président de la République de tenter d’organiser un référendum visant à inscrire dans le marbre ce mensonge, cette « fake news » de telle sorte qu’il ne sera même plus possible ensuite de tenter d’en débattre et de le contredire. 
Décidément, il est de plus en plus clair que nous entrons d’un pas décidé dans le monde de George Orwell, un nouveau monde d’obscurantisme moderne…

Marc Le Stahler


Ayant raté beaucoup de choses pendant son mandat, étant en phase terminale du ratage de la Réforme des retraites qu’il présentait comme le Grand-œuvre de son mandat, le président use une fois de plus d’un artifice d’évitement qui lui est cher : déplacer l’attention des  Français sur un autre sujet.
Il a choisi celui – consensuel – du sort climatique de la Planète.

Il veut en faire un objet constitutionnel en obtenant par un référendum national l’accord des Français pour l’inscrire dans la Constitution.

Cela pose deux questions :

  • La Constitution est-elle faite pour héberger ce sujet très spécifique ?
  • Et, la France représentant par sa population moins de 1 % des humains de la planète, sa pollution étant inférieure à 1 % de la pollution mondiale, est-elle réellement en mesure d’améliorer le climat ?

Car en supposant une baisse française des émissions de CO2 de 10 %, cela n’améliorerait que de 1 °/°° (pour mille) le réchauffement mondial impacté dans le même temps par quelques % d’émissions de CO2 supplémentaires à cause de la Chine et de l’Inde.

Si tant est que le climat soit déréglé exclusivement par les activités humaines, ce que rien ne prouve malgré les affirmations péremptoires du président et des écolos radicalisés retranchés derrière les fonctionnaires internationaux du GIEC.

Ceux-ci ne sont pas indépendants : ils obéissent aux directives qui leur sont données dans l’exploitation de divers documents scientifiques dont ils ne retiennent que ce qui va dans le sens exigé par les payeurs-donneurs-d’ordres.

Cela ne fait pas d’eux des « experts » en climatologie
.

Car, si l’on regarde plus loin dans le temps, il y a eu plusieurs fortes périodes de réchauffement avant la dernière actuellement en phase terminale, qui fut tout aussi rapide mais reste plutôt modeste.

Les périodes de réchauffement sont courtes : environ 10 000 ans.
Celles de
– 400 000 et – 300 000 ans et surtout l’avant-dernière de – 100 000 ont été
plus chaudes que l’actuelle !
Le reste du temps il fait froid et nous y allons.

QU’EST-CE QUE LA CONSTITUTION DE 1958 ?

La première constitution républicaine est celle de 1789.

Les gouvernements et présidents successifs l’ayant modifiée au fil du temps une bonne vingtaine de fois, pour l’adapter à des circonstances particulières dont ils voulaient tirer profit, le général de Gaulle a demandé à une équipe de juristes constitutionnels, sous la direction de Maurice Duverger (que j’ai eu l’honneur d’avoir comme professeur), d’en rédiger une nouvelle qui soit solide pour donner une plus grande stabilité aux institutions de la France.

C’est la Constitution de 1958.

Elle est le fondement juridique de la Vème République. Elle a fait preuve ces soixante dernières années de sa capacité à s’inscrire dans la durée et à encadrer juridiquement des situations nouvelles, telle la cohabitation entre un président et un premier ministre appartenant à des partis opposés.

La Constitution (95 articles) est avant tout un rempart juridique solide contre les dérives du pouvoir politique.

C’est le pilier sur lequel repose tout l’édifice juridique français. Un ensemble intangible de lois supérieures à toutes les autres.

LA CONSTITUTION C’EST LE DROIT, LES PRINCIPES SONT ANNEXES

Les principes, eux, sont à part, dans deux textes ajoutés :

  • La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 (17 articles),
  • Les 18 alinéas du préambule de la Constitution de 1946.

En 1971, le Conseil constitutionnel a reconnu l’existence de « principes fondamentaux » reconnus par les lois de la République.

Il a retenu 10 principes :

  • la liberté d’association,
  • les droits de la défense,
  • la liberté individuelle,
  • la liberté d’enseignement,
  • la liberté de conscience,
  • l’indépendance de la juridiction administrative,
  • l’indépendance des professeurs d’université,
  • la compétence exclusive de la juridiction administrative en matière d’annulation des actes de la puissance publique,
  • l’autorité judiciaire gardienne de la propriété privée immobilière,
  • la proportionnalité de peines applicables aux mineurs.
  • s’y est ajouté un 11ème principe en 2005 : le droit des citoyens à « un environnement sain » (à la demande de Jacques Chirac).

On voit qu’il s’agit de principes protégeant le citoyen.
Seul le Conseil Constitutionnel est habilité à décider de l’introduction d’un principe nouveau.
Il ne peut le faire dans les Droits de l’homme et du citoyen, historiquement figés, ni dans la Constitution de 1946.

Cette introduction ne peut pas non plus être dans le corps juridique de la Constitution de 1958, elle ne peut donc finalement être faite que dans son Préambule.

La prévention du risque climatique faisant partie de l’environnement, on peut effectivement faire du « droit du citoyen à un environnement sain » un principe constitutionnel (1).

LA LUTTE CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT N’EST PAS UN PRINCIPE

Emmanuel Macron, qui pèche (entre autres) par une absence notoire de culture scientifique, veut faire de la lutte contre le réchauffement climatique un principe intangible qui passerait avant tous les autres, le premier dans la liste des principes du bloc constitutionnel.

Intellectuellement, c’est absurde. Le réchauffement climatique s’il existe encore, ce qui n’est l’avis ni de la NASA, ni depuis 2018 du GIEC, ni des 32 000 scientifiques (dont 9 000 climatologues) américains (déjà rejoints par environ 500 français) signataires de la pétition Global Warming Petition Project.

Sur le graphique ci-dessous on voit que la température réelle constatée est loin en dessous de celle que prédisent les modèles informatiques de la météo française et du GIEC.
Comme tous les modèles informatiques ils ne représentent que ce que veulent leur faire dire leurs concepteurs : attention, ça va chauffer !!!

+ 0,4° sur quarante ans au lieu des 1,4 que l’on veut nous faire croire.

« Il n’existe aucune preuve scientifique convaincante que la libération humaine de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre causerait ou entraînerait dans un avenir prévisible un réchauffement catastrophique de l’atmosphère terrestre et une perturbation du climat. »

Professeur Frederick Seitz, ancien président de l’Académie nationale des sciences des États-Unis et lauréat de la National Medal of Science : « Les données de recherche sur les changements climatiques ne montrent pas que l’utilisation humaine des hydrocarbures est dangereuse. Au contraire, il existe de bonnes preuves que l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique soit utile pour l’environnement. » Et aussi la production agricole comme le constate l’IRA.

Revue Nature Climate Change  souligne les effets bénéfiques de l’augmentation de la production de dioxyde de carbone. Cette étude a déterminé que la Terre a verdi « de manière significative » au cours des 3,5 dernières décennies.
En fait, entre 25 et 50% de la vie végétale de notre planète a été soumise à cet effet, ce qui est logique, car le CO2 stimule la photosynthèse, ce qui facilite la croissance des plantes. Mais…

PROTÉGER LA TAXE CARBONE PASSE AVANT LA PROTECTION DE LA NATURE

Le problème vient de ce que les gouvernements ayant trouvé dans la taxe carbone une source inépuisable de recettes fiscales en tous genres et ne subventionnant plus que les études et les services météorologiques qui vont  dans ce sens, s’appuient sur l’unanimité des scientifiques ou pseudo-scientifiques qu’ils paient.

Le réchauffement climatique d’origine anthropique, s’il existait, pourrait être un « constat » nécessitant une « lutte », mais ce n’est en aucun cas un principe, il ne peut donc entrer dans la Constitution que sous le couvert du « droit des citoyens à un environnement sain » :

Emmanuel Macron arrive trop tard : le climat dans la Constitution, c’est déjà fait ! Par Jacques Chirac qui avait consulté Maurice Duverger (mort depuis). Ce n’est pas le camarade et ami socialiste de Macron, Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel par protection, qui le dissuadera de tout faire pour mettre la lutte climatique au premier rang des principes constitutionnels.

Notre ami Jean Goychman a raison : ce projet macronien risque fort de passer en référendum.

L’Imprécateur
24 janvier 2020

Sources :

[1 : PDF] Les instruments des politiques internationales de l’environnement: la prévention du risque climatique 

O Godard, C Henry – 1998 –

http://www.wikistrike.com/2018/01/32-000-scientifiques-americains-signent-une-petition-qui-denonce-la-theorie-du-rechauffement-climatique-comme-etant-un-canular.html

Constitution de la République française, Texte intégral, Ed. Armand Colin

L’urgence climatique est un leurre, François Gervais  (video)

https://www.youtube.com/watch?v=iK3G8wqqp_k

 

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Perdel21
Perdel21
2 février 2020 22 h 47 min

« Si l’on devait établir une hiérarchie des fléaux de l’humanité, les hommes (femmes) politiques seraient largement en tête »

Boutté
Boutté
31 janvier 2020 8 h 10 min

Je viens de recevoir d’amis polynésiens réponse à mes vœux traditionnels. Leur atoll (Marutea-Sud) devait disparaître avant 2007 selon les écolos de 1980 . Il se porte bien et ils sont heureux .

Gloriamaris
Gloriamaris
30 janvier 2020 21 h 12 min

Tout dépendra de la question :  » Sachant que les émissions de CO2 conduisent irrémédiablement à une catastrophe écologique, êtes vous favorables à l’interdiction définitive des moteurs diesel ?  » ou bien (peu probable) :  » sachant que le réchauffement climatique est une vaste escroquerie avec laquelle on tente de vous piéger financièrement, voulez-vous revenir à votre bon vieux diesel avec un gas-oil à 1€ le litre ? « 

Pellerm
Pellerm
30 janvier 2020 17 h 22 min

Un peu de bon sens , et on vote NON à son référendum , à moins d’être atteint de masochisme en phase terminale ….

Claude Roland
Claude Roland
28 janvier 2020 11 h 44 min

Un tel référendum peut fort bien réussi en faveur de M. 1er car il surfera sur la peur que les médias instillent chaque jour dans les esprits faibles de la plupart des gens n’ayant aucune culture scientifique et ne sachant plus s’instruire, réfléchir par eux mêmes et utiliser leur bons sens. Et les ayatollahs écologistes, l’imam Greta Thunberg en tête, vont terroriser à coeur joie les pauvres Français en les culpabilisant de façon agressive, ce qui les fera accepter plus de taxe carbone. On parie ?

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