CORONAVIRUS ET MUNICIPALES…
(L’Imprécateur)

LES MUNICIPALES SERONT-ELLES PERTURBÉES PAR LE CORONAVIRUS ?

Le gouvernement fait tout pour faire oublier aux Français que les élections municipales auront lieu le dimanche 15 mars pour le premier tour et le 22 mars pour le second tour. Il va jusqu’à instrumentaliser le coronavirus pour obtenir le plus grand nombre possible d’abstentions.

C’est son intérêt, il sait, par les sondages, que se revendiquer LREM sera la principale cause d’échec pour les candidats qui auraient le courage de le faire.

Les Français votent aux municipales en évaluant d’abord les compétences locales du candidat, quelle que soit sa couleur politique. Mais la colère largement exprimée envers Macron et son gouvernement d’incompétents rejaillira inéluctablement sur les candidats LREM. L’Élysée le sait, d’où son refus de repousser les municipales et l’obligation de prendre des mesures de sécurité sanitaire spécifiques dans les lieux de vote : mairies, écoles, gymnases, centres sociaux-culturels…

IL EST ENCORE POSSIBLE DE RECULER LES MUNICIPALES

Il est trop tard pour édicter une loi de report à l’échelle nationale, mais l’article L.3131 du code de la Santé Publique permet au ministre de la Santé, par un arrêté pris au nom de la protection de la santé publique en cas d’épidémie, de confier aux préfets le soin de reporter la date des élections dans une commune ou un département s’il y a un risque important de contamination. Légalement, le report est donc faisable, mais il n’aura pas lieu, le président n’en veut pas.

Cela pose aux élus locaux de sérieux problèmes d’organisation. Notamment dans les départements sérieusement contaminés comme l’Oise où tout rassemblement collectif est encore interdit. Aux élections, il y a des heures de pointes pour les votes et, surtout, un rassemblement inévitable au moment du dépouillement. Le maire devra-t-il expulser toutes les personnes qui voudraient y assister pour vérifier son honnêteté ?

Élections à Tel Aviv le 2 mars, et il n’y avait que 10 cas identifiés en Israël ! (vidéo Huffpost)

Le ministre Olivier Véran a promis qu’il y aura des masques et des gels hydro-alcooliques dans tous les bureaux de vote. Pour le moment ils sont introuvables en pharmacie et dans les hôpitaux. Le ministre de la Santé va-t-il les sortir de son chapeau de clown miracle ? Quoique… comme disait Raymond Devos, le bruit court dans le milieu médical que le gouvernement organise la propagation du coronavirus, par exemple quand Bruno Le Maire, bien connu pour son incompétence en économie, crée la pénurie des gels hydro-alcooliques en en plafonnant le prix. Comme le déclare un pharmacien, « on ne va pas vendre à 3 € un flacon que l’on a payé 5 € au fournisseur » ! Et où sont passés les sept cent millions de masques FFP2 que le gouvernement prétendait détenir dans le stock sanitaire stratégique (Rapport r08-388, mai 2009 du Sénat) ? (1) et (2)

Il y a aussi le cas des personnes fragiles et celui des personnes âgées. Prendront-elles le risque d’aller voter dans des lieux où le risque de contamination sera loin d’être nul ?

Pour L’Express (7 mars), le risque d’une forte abstention est évident « Le record d’abstention de 2014 risque d’être battu le 15 mars« .

MESURES À PRENDRE POUR LE JOUR DU VOTE

Quelles sont les mesures de précaution que devraient prendre les maires ?

  • Mise à l’écart du personnel municipal contaminé si ce n’est déjà fait.
  • Nettoyage et désinfection des locaux de vote avant et après le scrutin.
  • Bureaux de vote réservés aux seuls présumés contaminés.
  • Désinfection systématique du matériel de vote, comme les stylos et les claviers des machines à voter.
  • Organiser le vote par procuration des personnes fragiles et âgées.
  • Demander aux électeurs de se tenir éloignés au moins d’un mètre les uns des autres dans les files d’attente et à l’intérieur des bureaux de vote.
  • Envoyer les bulletins de vote à tous les électeurs avant le vote et ne pas mettre de tas de bulletins tripotés par tout le monde à leur disposition dans les bureaux, à moins de fournir des gants jetables.
  • Afficher ces mesures à la porte des bureaux et, si possible, en informer la population avant.

LE GOUVERNEMENT AGIT TROP PEU ET TROP TARD…

Il est évident qu’une fois de plus le gouvernement agit trop peu et trop tard. On le voit pour ces élections comme pour le traitement de l’épidémie.

On se demande à quoi sert d’avoir inscrit le principe de précaution dans la Constitution, un principe que l’administration française coûteuse et pléthorique applique avec pointillisme aux inventeurs, créateurs, importateurs, industriels… mais oublie de s’appliquer à elle-même et aux mesures souvent stupides qu’elle invente pour « emmerder les Français » (G. Pompidou). Faire rapide et simple n’est pas dans son logiciel.

Sachant depuis le début du mois de janvier (Minurne, article « Un labo français à l’origine du virus chinois ») que l’épidémie du coronavirus allait atteindre un niveau élevé, il eût fallu prévoir des élections municipales par procurations pour les électeurs ne disposant pas d’ordinateurs, de tablettes, de téléphones modernes, et par vote électronique pour les autres. En annonçant clairement les mesures prises pour garantir aux Français l’honnêteté du dépouillement, qui, si elle est faite par les seuls employés du gouvernement n’est évidemment pas garantie.

…PARCE QUE TOUJOURS EN RETARD DANS SON ÉVALUATION DU RISQUE

Le 18 février, Minurne écrivait  dans l’article « Mutation du coranovirus : adieu 2019-nCoV, bonjour COVID-19 » : Pourquoi ce changement d’appellation décidé par l’OMS ? Parce que le coronavirus semble avoir muté. Et la mauvaise nouvelle est que 2019-nCOv  a évolué en plus grave et non en plus « soft » comme espéré, sous le nom de COVID-19 (COronaVIrus Disease-19).
Depuis, le coronavirus a encore changé de nom car le PC Chinois en a reconnu la souche, le virus militaire SARS : SARS-Cov-2.

Constat nié par le gouvernement et les médias. Le 2 mars, dans l’émission du Dr Cymes sur France 2, l’incompétent ministre de la Santé Olivier Véran a nié toute mutation. De même, samedi soir, la 5 a laissé parler pendant près de 20 minutes un docteur « spécialiste » auto-proclamé qui a aussi soutenu l’absence de mutation en soulignant que coronavirus n’a fait en France que quelques morts alors que « la grippe en fait en moyenne 8 000 par an« . C’est parfaitement exact, sauf que les 8 000 morts de la grippe sont un bilan moyen annuel, alors que l’épidémie de coronavirus en France en est à ses premiers jours et à ses premiers morts, sur une base statistique très floue. Les kits de test manquent souvent au SAMU, dans les cabinets médicaux et les hôpitaux pour identifier les symptômes et parfois la cause du décès.

La Mecque vide de pèlerins par précaution, mais à Paris le métro est bourré
Au passage, notez La Mecque sous la neige en plein réchauffement climatique

L’ACADÉMIE DES SCIENCES CHINOISE CONFIRME DEUX CORONAVIRUS

Dans son dernier numéro, L’Obs donne des précisions sur la mutation observée en Chine et sur laquelle une première étude vient d’être publiée : « Le type S, plus ancien, aurait muté en type L, plus virulent et à transmission plus rapide. Il se retrouve chez 70 % des cas déclarés » (National Science Review, revue de l’Académie des Sciences de Chine). L’étude a porté sur 1100 cas de décès datant de la semaine précédent la déclaration par l’OMS d’une mutation.

Il y a donc deux versions du virus qui circulent maintenant dans le monde, la plus ancienne CoViD-19-S et la nouvelle SARS-CoV-2-L. Ce qui explique notamment que des malades guéris de CoViD-19-S soient à nouveau malades avec SARS-CoV-2-L.

« Si l’on en croit les travaux d’une équipe de chercheurs chinois, les effets du Covid-19, graves ou bénins, pourraient être également dus à l’existence simultanée de deux souches différentes du virus SARS-CoV. Les chercheurs chinois ont constaté des divergences entre le SARS-CoV-2 et les autres coronavirus de la même famille. Les analyses génétiques de 103 génomes de SARS-CoV-2 indiquent que ces virus ont évolué en deux types majeurs (désignés L et S)  » (L’Obs).

blankCommando de Sars-CoV-2 (en jaune) attaquant une cellule

EN SCIENCES, QUAND UN PARAMÈTRE CHANGE, IL Y A MUTATION

Il faut rappeler aux sceptiques qu’en science, quand un paramètre change brusquement parmi les paramètres définissant l’objet observé, il y a mutation.
Il y a trois semaines déjà, l’OMS constatait que le nouveau virus était caractérisé par des symptômes plus virulents, un taux de mortalité R0 monté à 3,8 et une durée d’incubation maximale passée de 12 à 22-24 jours.

Cela dit, il semble qu’il y ait pour le moment peu de cas de type L en France. Ce qui permet au gouvernement et aux médias de nier la mutation. Mais qu’en sait-on ? Car non seulement il y un manque de moyens de protection, comme les masques, mais il y a aussi un grave manque de kits de test. Le médecin de la 5 le disait samedi soir, « on renvoie chez eux avec du Paracétamol ceux qui n’ont que des symptômes légers « . S’ils meurent ensuite, on dira que c’est la grippe ? Patience, dans quinze jours ou trois semaines le ministère de la Santé et la presse nous annonceront comme une évidence qu’il y a deux virus qui circulent, mais qu’ils n’ont rien de grave.

L’amateurisme, toujours l’amateurisme, et le problème est que même si LREM prend une raclée monumentale aux municipales, Macron ne se sentira pas obligé de changer de gouvernement.

L’Imprécateur
8 mars 2020

1 : rapport du Sénat : https://www.senat.fr/rap/r08-388/r08-38826.html

2 : 700 millions de masques stockés, entre 150 et 200 millions sont déclarés chaque année périmés, mais ils n’auraient pas été remplacés à partir de 2012 sur instruction du ministre des finances de l’époque, un certain E. Macron. Le ministre O. Véran vient d’en acheter 150 millions, « réservés aux professionnels ».

 

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vincenti
vincenti
13 mars 2020 14 h 15 min

normal, les gueux peuvent crever ! moins de retraites à payer, le virus est arrivé à point nommé !

Dissident
Dissident
10 mars 2020 14 h 40 min

Vous omettez quelque chose de fondamental dans le report de la date des élections, c’est le coût.
Croyez-vous qu’une équipe candidate ait les moyens de couvrir une seconde campagne quand le coût de la première met à mal les finances personnelles de chaque membre ?
Même les grands partis et les listes dans les grandes villes auraient du mal.

Claude Roland
Claude Roland
10 mars 2020 11 h 06 min

Le coronavirus n’est pas plus méchant qu’une bonne grippe. Là, n’est pas le problème ; ce n’est pas ébola. Le grand problème actuel est cet enfoiré d’Erdogan qui se permet d’envahir en partie la Syrie en attaquant son armée et veut lâcher les troupes migrantes (bien mélangées avec des combattants daesh qu’il soutient clandestinement) en Europe. Ce Turc a des arrières pensées qui nous ramènent aux invasions turcs en Europe à la Renaissance. Et il profite du fait que la Turquie est membre de l’OTAN pour agir ainsi, ce qui le met à l’abri des Russes et oblige les Européens… Lire la suite »

CRI
CRI
9 mars 2020 22 h 29 min

Pourquoi ne pas renvoyer la date des éléctions tout le monde serai d accord et le vote serai plus reell le LREM je pense qu il se prendra une giffle

Blaise de Montluc
Blaise de Montluc
9 mars 2020 19 h 28 min

Bonjour
Avec le vote électronique, par méfiance et pessimisme, je crains la fraude électorale au niveau national…

James Watt
James Watt
10 mars 2020 7 h 39 min
Répondre à  Blaise de Montluc

Il est toujours possible de faire dire ce que l’on veut à une machine, cela devrait être interdit.

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