COVID-19 et OPPRESSION
(Winston Smith)

Et si la crise du Covid-19 préparait l’architecture de l’oppression ?

Ce que nous dit Edward Snowden

Il y a quelques jours, Edward Snowden a donné une interview dans laquelle il émettait la possibilité que la crise du Covid-19 soit un élément précurseur d’une société de contrôle et de surveillance, un état totalitaire à venir dans lequel pourrait se mettre en place très bientôt « l’architecture de l’oppression ».
Cet éclairage particulier nous invite à la réflexion…



Le rédacteur de cet article, lecteur de Minurne, est un jeune auteur-réalisateur de cinéma qui observe d’un oeil critique et inquiet l’état de notre société et tente d’en anticiper l’évolution prochaine.
Il exprime ici ses craintes face à ce qu’il ressent comme une possible dérive totalitaire du régime, consécutive à la pandémie.

MLS


Interview complète d’Edward Snowden :

QUI EST EDWARD SNOWDEN ?

En 2013, cet ex-employé de la NSA (National Security Agency) révèle au monde entier – par l’intermédiaire des médias – que le gouvernement américain viole la constitution en espionnant ses citoyens et en collectant illégalement leurs données privées (enregistrement des appels téléphoniques, des conversations et des historiques internet) dans le cadre d’un vaste programme de surveillance.
Edward Snowden est alors devenu ce qu’on appelle désormais communément un « lanceur d’alerte ».

Depuis, il vit reclus à Moscou où il a obtenu un droit d’asile jusqu’en 2020. A noter que la France, qui se targue d’être « le pays des droits de l’homme et des libertés » lui a refusé ce droit d’asile…
Ayant travaillé à la CIA et à la NSA, on peut facilement en déduire que Snowden possède des compétences sérieuses dans son domaine (la sécurité informatique) et qu’il ne dit pas n’importe quoi.

Et justement, que nous dit Snowden en ce qui concerne les conséquences politiques de la pandémie du Coronavirus ?
Que lors de chaque crise mondiale, les mesures d’urgence qui sont prises deviennent souvent permanentes.
Insidieusement, ces mesures restrictives de nos libertés, justifiées par la terreur d’un ennemi invisible, nous font basculer dans une forme de société de contrôle qui devient la norme. En d’autres termes, pour plus de sécurité, on consent, face à un danger inconnu, à sacrifier toujours plus de liberté.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
Benjamin Franklin

Ce qui nous conduit à réfléchir aux « mesures » que le gouvernement nous réserve pour la suite et à nous poser la question de savoir si nous sommes prêts à les accepter.

LE « TRACKING », MESURE D’URGENCE ?

Le « tracking », auquel vous aurez peut être consenti pour pouvoir être dé-confiné (le gouvernement ne s’est pas encore officiellement prononcé), permettra de vous localiser avec précision et en temps réel.

Sous réserve de lutter contre « l’ennemi invisible », ce nouveau dispositif de contrôle « consenti » pourra devenir alors une norme de la société de surveillance dans laquelle nous basculons lentement. Covid ou non, il ne sera plus possible de revenir en arrière et, dans une situation de crise de type « Gilets jaunes », opposant des mouvements populaires violents au gouvernement, nul ne peut savoir de quelle manière seront utilisés ces technologies.

Et rien ne garantit que ces mesures ne feront pas l’objet d’une utilisation abusive par le gouvernement actuel, le prochain ou celui d’un autre pays.

Imaginons une société dans laquelle il y aurait dans chaque ville autant de caméras de surveillance que d’individus ; que ces caméras soient connectées à des logiciels ultra perfectionnés de reconnaissance faciale, que ces villes soient survolées jour et nuit par des drones susceptibles de vous interpeller par vos noms et prénoms, et vous verbaliser pour tout acte qui serait considéré comme une incivilité…

Ce monde du contrôle et de la surveillance dans lequel le plus totalitaire des gouvernements pourrait trouver son miel n’est pas issu d’un roman de science fiction mais existe déjà bel et bien. En Chine !
Est ce la situation que nous voulons voir se développer en France d’ici 5 à 10 ans ? Et peut être même plus tôt ?

QUID DE LA VACCINATION OBLIGATOIRE ?

Depuis le début de cette crise, à travers les médias dominants, politiques, experts, éditorialistes et autres zététiciens de comptoir nous serinent la même chose : la création d’un vaccin viendra nous sauver et nous rendra la liberté, celle de sortir de chez nous pour retourner au labeur et consommer

Nous pouvons aujourd’hui analyser n’importe quelle situation avec une masse et un traitement d’informations sans précédent dans notre histoire.

Et pourtant, il est quand même intéressant de noter que nous avons accepté – sans avoir été consulté et sans possibilité de nous y opposer – d’être confiné à domicile pendant deux mois pour sauver (prétend-on) 20 000 personnes, pour la plupart âgées, fragiles, et souvent affectées de certaines pathologies chroniques. De constater aussi que nous acceptons sans broncher les informations statistiques qui nous sont distillées chaque soir sans nous poser trop de questions sur la procédure de recensement des décès liés réellement au Covid-19, méthodologie qui reste encore pourtant à éclaircir (*).

Dans ces conditions, il n’est donc pas impossible que nous soyons contraints de subir une politique de vaccination obligatoire à la sortie du confinement, vaccination sans laquelle il ne nous serait plus possible de voyager, de prendre l’avion ou le train, de nous rendre à des événements publics de masse comme le cinéma, les spectacles ou les concerts.

Toujours grâce au progrès technologique dont on nous garantit le bien-fondé, il sera aisé de contrôler cette vaccination sous la forme d’un passeport numérique nous permettant par exemple d’avoir accès aux grandes surfaces.

Sans entrer dans le débat sur la vaccination, comment ne pas se poser les questions de son utilité dans la crise du Covid quand un des plus brillants virologues mondiaux, le professeur Didier Raoult obtient des résultats plus que satisfaisants dans le traitement des symptômes liées au Covid-19, avec l’utilisation d’une molécule (Chloroquine) qui a prouvé son efficacité depuis plus de 40 ans, associée à un antibiotique, l’Azithromycine, le tout pour un coût très faible.

Qu’en est il de la majorité de la population qui sera alors contaminée mais ne développera aucun symptôme ?
Est il légitime de vacciner tant de monde pour une minorité de personnes à risques à l’échelle de la population ?
Quelle est la réelle efficacité d’un vaccin, contre un virus qui mute extrêmement vite et change de forme au gré des saisons ?

Ce qui est sûr, c’est qu’une politique de vaccination obligatoire rapporterait des sommes considérables à BigPharma.

Quoi qu’on pense de la vaccination, il est légitime et même indispensable de se poser ces questions.

En attendant les mesures à venir du gouvernement concernant les conditions du dé-confinement, il nous appartient de réfléchir et de nous interroger sur l’avenir de la société que nous voulons, en tenant compte des visions qui s’opposent à l’idéologie dominante véhiculée par les médias de masse qui, qu’on le veuille ou non, nous conditionnent et anesthésient notre esprit critique.

Comme le dit Snowden, « il nous appartient de choisir le système que nous voulons pour notre avenir car si nous ne prenons pas ces décisions, d’autres les prendront à notre place ».

Méditons, pour conclure, cette réflexion de Noam Chomsky (La Fabrication du Consentement, 1988) :
« Toute l’histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi ».

Winston Smith
27 avril 2020

(*) Comme par exemple le « black-out » des statistiques  de décès des… Bouches du Rhône pendant plusieurs semaines à partir du 15 mars, « suite à des problèmes informatiques à la mairie de Marseille »… https://www.insee.fr/fr/information/4470857

0 0 votes
Évaluation de l'article
4 Commentaires
plus récent
plus ancien Le plus populaire
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Claude Roland
Claude Roland
28 avril 2020 12 h 08 min

Toute personne qui, refusant le déni de réalité, s’est intéressé historiquement et de façon documentée à ce que fomentent ceux qu’on appelle les illuminati ne peuvent que voir dans les explications de Snowden la confirmation flagrante que l’idée d’une conspiration mondiale existe belle et bien. La Chine actuelle est la vitrine de ce que sera le futur, notamment dans les pays dirigés par des gens ex-employés des banques, des labos, des grandes industries comme M.1er. Plus c’est évident, moins les nigauds le voient. Pour cela, l’installation de la 5G est nécessaire pour exploiter le flux énorme d’informations constantes sur chaque… Lire la suite »

DREUIL
DREUIL
1 mai 2020 17 h 07 min
Répondre à  Claude Roland

Relisez La Boetie ,Montaigne ,Tocqueville ,Aron:
La Liberté politique est indissociable de la protection des droits de chaque individu.
Le Pouvoir politique et social ,prestataire d’Egalité tant chérie depuis la Révolution (de 1789 en attendant …),sacrifie grandement les droits particuliers.
Au point de vue économique ,je pourrais résumer ,les expériences ,entre autres du quinquennat précédent ,par: Tous Pauvres…
Pour combattre les maux que l’égalité peut produire, un remède existerait:la liberté politique .
Mais nous adorons l’égalité jusque dans la servitude .
(La Boétie)

Claude Roland
Claude Roland
2 mai 2020 14 h 47 min
Répondre à  DREUIL

Tous pauvres, sauf une certaine caste dont ceux qui gouvernent. Quelle différence avec la dictature communiste ? Je n’en voit pas. Le but de cette caste est de faire que les pauvres en arrivent à aimer leur conditions misérables. Mais d’abord, il faut les décérébrer. C’est en cours.

Pellerm
Pellerm
2 mai 2020 16 h 09 min
Répondre à  Claude Roland

Bravo ! Rien à rajouter ..

blank