DÉPÔTS DE BILAN : L’HÉCATOMBE NE FAIT QUE COMMENCER
(Olivier Piacentini)

En quelques jours, les annonces des dépôts de bilan, licenciements et fermetures d’usines ont plu dans les médias.

Naf Naf et Alinea ont d’ores et déjà déposé le bilan, Conforama devrait suivre dans les jours qui viennent. Comme André, la Halle, 5 à sec et hélas, bien d’autres.

Redressements judiciaires, plans de sauvegarde, ces dernières essaieront de survivre, mais ne pourront résister qu’en réduisant le nombre de magasins et les effectifs… Déjà en difficulté à cause des crises des gilets jaunes, puis des grèves de la fin de l’année, toutes ces enseignes de la distribution, du textile ne résisteront pas à deux mois de fermeture forcée. Avec à la clé des dizaines de milliers d’emplois perdus.

Mais au-delà de ces marques symboliques et connues, combien de petits commerces, PME, restaurants, bars ne rouvriront pas ?

Selon un sondage pour le Parisien, 22 % des patrons de PME ont l’intention de licencier. Et les licenciements sont évalués à 20 % des effectifs de ces entreprises : après un compte rapide, sur 20 millions de salariés du privé en France, cela représenterait environ 900000 emplois supprimés…

Qui s’ajouteront aux dépôts de bilans. Restaurants, bars, hôtels auront bien du mal à reprendre leurs activités, sans parler de l’événementiel. Hier soir, le célèbre Jean Roch, patron de la mythique discothèque le VIP Room à Paris, a annoncé qu’il ne rouvrirait pas ses portes : le monde de la nuit ne sait même pas la date approximative de réouverture autorisée…

Avec de telles annonces, c’est non seulement l’emploi, mais aussi l’image et l’art de vivre en France qui sont menacés.

A l’heure où l’on parle de relocalisations, Renault prévoit la fermeture de quatre usines : Flins, Dieppe, Choisy et Caudan… L’Etat voudrait-il même aider ce fleuron en péril, qu’il ne le pourrait peut-être pas, avec les règles européennes de non-intervention pour soutenir des entreprises, au titre du dogme de la « concurrence libre et non faussée ».

Au train où vont les choses, le chômage en France pourrait doubler d’ici la fin de l’année, par rapport à ce qu’il était avant la pandémie. Pour éviter cela, il faudrait accélérer le déconfinement, rouvrir d’urgence tous les établissements, permettre de sauver la saison touristique, recréer vite un climat de confiance.

Il faut que les Français retrouvent l’envie de vivre, sortir, consommer. Il en va de la survie de notre économie. Mais le gouvernement est-il encore capable de cela ? Les mensonges et dissimulations des semaines passées se paient aujourd’hui en termes d’emplois, au vu de la mollesse du redémarrage depuis deux semaines maintenant.

L’hécatombe ne fait hélas que commencer. Pour s’en sortir, il faudra autre chose que les plans d’aides improbables annoncés en grande pompe l’autre jour par Macron et Merkel, qui restent entièrement soumis à l’accord des 27 : autant dire que les entreprises en situation d’urgence absolue risquent d’attendre longtemps la bouée de sauvetage…

Olivier Piacentini
27 mai 2020

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Boutté
Boutté
7 juin 2020 10 h 58 min

L’aviation aussi est touchée gravement , tant les compagnies que les constructeurs .

Gloriamaris
Gloriamaris
5 juin 2020 16 h 15 min

Hélas, ceux qui prétendent nous remettre à flots sont ceux qui nous ont foutus au sec. Ils vont s’appuyer sur des spécialistes semblables aux canards boiteux qui ont géré la pandémie, ils vont nous abreuver de bobards énormes (plus c’est gros, mieux ça passe) et prendre toutes les mauvaises décisions. Un attelage de 35 bourricots ne vaut pas un bon trotteur. Surtout avec une tête d’attelage Castaner-Véran-Ndiaye…

Claude Roland
Claude Roland
25 mai 2020 9 h 19 min

La conséquence du Covid-19 est une bombe nucléaire socio-économique. C’est parfait pour désorganiser et affaiblir des pays, préalable à une agression militaire mondiale par exemple. J’dis ça, j’dis rien. Et les autres conséquences, c’est le maintien d’une psychose pour pas grand chose car le virus ne contamine plus, et il mute sans cesse avec un très possible affaiblissement. Mais la psychose virale maintenue par les médias incultes fait que les idiots vont se jeter en masse sur le vaccin qui va bousiller un peu plus leur santé pour le prochain hiver. L’étude du Lancet agitée devant le nez du Dr… Lire la suite »

Sides
Sides
24 mai 2020 6 h 48 min

L’état pourra-t-il payer le chômage avec la quantité de chômeurs ainsi que les retraites sachant que l’économie baisse énormément risquons le chaos

Claude Roland
Claude Roland
25 mai 2020 9 h 04 min
Répondre à  Sides

Pour les retraites, avec le nombre de morts dans les maisons de retraite et parmi les retraités, les caisses vont faire des économies.

Sides
Sides
27 mai 2020 10 h 15 min
Répondre à  Sides

Si le virus reprend avec plus de force le produit clloroquine qui devient interdit pour le covid 19 n’ayant pas d’autre traitement ainsi que de vaccin dans l’immédiat il nous reste plus qu’à mourir ce qui simplifie tous se que nous avons vécu les mois précédents cela arrangerait le gouvernement.

le gaulois
le gaulois
22 mai 2020 20 h 08 min

exact le virus n’a tué que 28 000 personne dont plus de la moitié de toute façon seraient morte d’ici 2 ans sans qu’il y ai le moindre virus en vue. mais tuer 65 millions de français pour ca ? va comprendre ? sauf si ce n’est qu’une arnaque immense pour accroître le chômage une façon de faire augmenter le temps de travail sans que les salaire suivent car si 2 millions de chômeur voir plus en moins de 3 mois arrivent sur le marché du travail la résultante ? augmentation des prix donc inflation donc les banques limite rupture… Lire la suite »

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