LE RAMADAN N’A JAMAIS FAIT PARTIE DU PATRIMOINE CULTUREL DE LA FRANCE ! (l’Imprécateur)

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Globalement, le milliard deux cents millions de musulmans n’est humainement pas meilleur ou pire que les deux milliards de chrétiens, chacune de ces religions a ses fanatiques, ses modérés et ses contemplatifs, mais les deux sont et seront éternellement marquées par la philosophie et l’histoire de leurs origines.

Jésus a passé toute sa courte vie active à prêcher la paix, l’amour et le pardon des offenses, si l’on excepte le très court moment de colère anti-finance où il chasse du Temple de David les changeurs de monnaie que l’on appelle aujourd’hui improprement les « marchands du Temple » qui eux avaient leurs échoppes à l’extérieur. Ce n’était pas facile dans un royaume juif déchiré et sous domination romaine (1). Il est mort, torturé et crucifié par le pouvoir colonial romain en priant son père « Seigneur, pardonnez-leur« , la crucifixion étant à l’époque le supplice en principe réservé aux esclaves en fuite.

Mahomet a passé la plus grande partie de sa vie à établir son pouvoir temporel de chef d’un état arabe constitué par la réunion et la soumission des tribus bédouines de la péninsule arabique, unifiées par la religion qu’il a inventée, sous la dictée d’Allah dit la légende. Il a éliminé physiquement tous ceux, arabes des tribus juives, chrétiennes et animistes, qui refusaient d’adhérer à son pouvoir, mis en esclavage leurs femmes et leurs enfants, s’est enrichi du pillage des caravanes au nom de sa religion, à dicté des lois qui ont établi l’infériorité humaine et juridique de la femme et des non musulmans et ordonné de les tuer en cas de non-soumission, a lancé ses armées à la conquête des pays voisins. Il est mort dans son lit, entouré de ses disciples qui se chamaillaient sur son héritage, Abou Bakr (père du sunnisme) ayant même osé déchirer le testament que Mahomet venait de dicter parce qu’il ne lui convenait pas car il donnait la succession à Ali (père du chiisme).

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Après sa mort et sa résurrection, les disciples de Jésus partent évangéliser le monde païen sur lequel ils sèment leurs martyrs. Ceux de Mahomet réunissent des troupes d’archers, de piqueurs et de sabreurs et partent sur leurs chevaux à la conquête du monde méditerranéen de l’époque. Ils le soumettent par le fer et par le feu, organisant par la même occasion un fructueux commerce d’esclaves qui sont capturés et expédiés depuis les côtes d’Espagne, de Provence, d’Italie et de l’Adriatique vers les califats, sans oublier les beaucoup plus nombreux esclaves noirs raflés ou achetés aux potentats des empires africains en Egypte, au Soudan, au Maghreb, au Sahel et sur les côtes de l’Afrique de l’Est.

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Pour les musulmans, Allah est grand et miséricordieux, on pourrait ajouter qu’il est également extrêmement autoritaire et il n’est que cela. Pour les chrétiens, Dieu est certes tout puissant, mais il est également « bon » et il y a en lui quelque chose d’humain par « l’Esprit Saint » et par son incarnation en Jésus, « le Fils » qui est né, a vécu au milieu des hommes, est mort assassiné.

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L’Esprit Saint est cette part de Dieu qui apporte la vérité et l’enseigne aux hommes, c’est « le souffle » (dans les textes grecs « pneuma » πνεῦμα) « l’interprète de l’Ecriture » (2) ce qui donne au christianisme une dimension que n’a pas l’islam « sunnite » : la possibilité de discuter, le christianisme est « l’alliance de la foi et de la raison« , et de faire évoluer le dogme pour l’adapter à l’évolution de l’Humanité (les bulles du pape et les conciles). Il faut préciser « islam sunnite », car le chiisme et le soufisme admettent qu’une discussion et une interprétation du Coran et des hadiths sont possibles et souhaitables, seul le sunnisme est rigide et intégriste, surtout dans sa version salafiste et wahhabite.

Pour l’islam il y a Allah qui ordonne et sanctionne, réservant pour lui-même et lui seul l’exercice de la miséricorde dont ses djihadistes sont dispensés. Pour le christianisme, il y a Dieu qui enseigne, pardonne et dit « aimez-vous » et qui a en lui quelque chose d’humain par la Sainte Trinité (Dieu, son Fils et son Esprit saint), et les hommes qui portent en eux une étincelle du divin. Cette « association » de Dieu à autre chose que lui, c’est à dire à l’homme, est considérée par l’islam comme « le seul crime que Dieu ne peut pas pardonner » (3).

Quand madame Hidalgo, mairesse de Paris, reçoit en grande pompe le gotha musulman de la capitale pour célébrer le ramadan et déclare « Le ramadan est une fête qui fait partie du patrimoine culturel français. Le célébrer fait partie du partage et ne contrecarre pas la laïcité », elle commet quelques petites erreurs qu’il faut imputer à son éducation bâclée et à son manque de culture, car les études pour devenir inspecteur du travail ne considèrent pas la connaissance des religions et de l’histoire comme primordiales. Et ce n’est pas le poste de Secrétaire nationale à la culture qui lui fut donné un temps au PS pour lui trouver un salaire qui a amélioré les choses. Si elle n’avait pas cette triste excuse, on pourrait l’accuser de parjure, de soumission à l’islam et d’apostasie des valeurs de la République.

Le ramadan n’est pas une fête, c’est une épreuve imposée par Allah pour tester la fidélité de ses croyants : jeûne total, abstinence sexuelle et étude du Coran pendant la journée à l’époque où les jours sont particulièrement longs et chauds n’a rien de facile ni de drôle. La fête vient après la fin du ramadan, c’est l’Aït el Fitr et elle peut durer trois jours. Faire la fête pendant le ramadan est inconvenant.

Le ramadan ne fait pas et n’a jamais fait partie du patrimoine culturel français. C’est une illusion qu’elle partage avec monsieur Cazeneuve. Ils imaginent sans doute que la période de colonisation islamique que le Sud de la France a connue du VIIIème au XIIIème siècle et dont il reste des traces dans nos paysages (les Maures, Lagarde-Freinet, Castel-Sarrazin…) fut une partie de plaisir pour les indigènes français soumis, exploités, rançonnés, mis en esclavage, châtrés, expédiés dans les califats. Il ne faut pas embellir l’histoire de romans à l’eau de rose qui n’ont pas eu de réalité sur le terrain, même si ce fut pire et plus long encore en Espagne andalouse (4). Cette vision romantique de l’occupation coloniale musulmane en Espagne date du XIXème siècle quand quelques écrivains célèbres découvrirent l’Andalousie et les palais arabes de Cordoue, Séville et Tolède, sans jamais se poser la question de savoir combien de sang chrétien et juif avait coulé pour les construire. Les Espagnols, eux, savaient.

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La réalité de la colonisation arabe et musulmane de la côte Ouest de la Méditerranée est qu’à peu près tout ce qui fait la réputation d’Al-Andalus, médecine, philosophie, bâtiments, métallurgie (Cordoue), etc. est le fait des Mozarabes, ces philosophes, ingénieurs, artisans, architectes chrétiens et juifs espagnols qui avaient été arabisés après leur conversion souvent forcée. Mais aussi des moines qui traduisaient les documents grecs et latins en arabe, et inversement, de l’arabe en latin pour informer l’Occident chrétien de ce qui se passait en Al-Andalus. Les Arabes, retranchés dans leurs palais protégés par leurs armées et leurs esclaves, donnaient les ordres, payaient, légiféraient et faisaient la police, ne se battant réellement qu’aux marges en contact avec les petits territoires des nobles espagnols et portugais encore indépendants et le puissant royaume de Castille. Dès le XIème siècle ils commencent à décliner alors qu’à l’autre bout de la Méditerranée monte en puissance l’empire turc ottoman qu’ils approvisionnent en esclaves espagnols et français razziés sur les côtes de Provence (5).

Les colons arabes musulmans ont fini par être chassés de France et d’Espagne, mais prétendre que le ramadan « fait partie du patrimoine culturel » est quelque peu excessif ! Quant à l’affirmation qu’il « ne contrecarre pas la laïcité« , c’est franchement fort de café de la part de gens qui font retirer les crèches, les tableaux à connotation religieuse chrétienne des édifices publics et s’abstiennent de fêter les évènements de la chrétienté qui, comme Noël et Pâques, sont eux réellement des fêtes et concernent 80 % des Français.

À moins que le ministre de l’Intérieur et madame la mairesse de Paris considèrent que l’islam est la religion officielle en France, alors la démocratie et la République voudraient qu’ils aient la courtoisie d’organiser un référendum national pour demander aux Français s’ils sont d’accord et contredisent les sondages qui affirment que 76 % d’entre eux ne le sont pas.

L’Imprécateur

(1) Rome, la Judée et les Juifs, Mireille Hadas-Lebel, éd. Picard

(2) Catéchisme de l’Eglise catholique

(3) Coran, (4,116) cité par Pierre de la Coste dans Boulevard Voltaire.

(4) Les Espagnes médiévales 409-1494, Denis Menjot, Al-Andalus 711-1492, Pierre Guichard

(5) Il y avait dans les années 50-60 un « Musée de l’esclavage barbaresque en Provence » à Eze-sur mer. Gamin, je l’ai visité à plusieurs reprises. Il semble qu’il n’existe plus, l’Office du tourisme ne le mentionne pas. C’est dommage, madame Taubira aurait pu le visiter pour s’instruire.

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