JE N’AI PAS MARCHE – JE NE MARCHE PLUS (Gilles William Goldnagel)

0 - Pigeon

Cet article est paru dans l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

Avocat, Gilles William Goldnagel s’est fait connaître en 2002 en défendant (avec succès) Oriana Fallaci, poursuivie par le MRAP, la LICRA et la LDH pour son essai « La Rage et l’Orgueil » qualifié par les associations droit-de-l’hommiste de « brûlot islamophobe ».

Président des associations « Avocats sans Frontières » et « France Israël », il écrit sur le site Atlantico et participe aussi à l’émission matinale de RMC « les Grandes Gueules » où il apporte un souffle d’air frais, tranchant avec la bienséance convenue, gauchiste et complaisante d’une équipe pratiquant la méthode Godwin avec un art consommé.

Nous ne sommes pas surpris de son absence au grand raout du 11 janvier. Elle prouve que ceux qui sont restés chez eux ce jour là, laissant la rue à ceux qui sont la cause et les complices du mal qui ronge la France et l’Europe, étaient de fait en excellente compagnie.

Marc Le Stahler

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Je n’ai pas marché. D’ailleurs, il y a longtemps que je ne marche plus au pas cadencé des pyromanes qui crient au feu. Je veux bien être Charlie, mais pas le pigeon des Charlots qui ont fait le lit d’un terrorisme et d’un antisémitisme qu’ils ne peuvent plus arrêter.

La nécessaire compassion pour les victimes est insuffisante, hypocrite et contre-productive si on ne dit pas clairement qui les a assassinées. Même le mot islamiste aura été proscrit du catéchisme soi-disant antiraciste de la grand-messe d’unité nationale. En quoi pointer du doigt l’islamisme radical l’amalgame-t-il avec l’islam de paix dont il est le bourreau ? Aurait-on dû craindre de nommer le nazisme sous peine de racisme anti allemand ?

Je ne me rends plus à grands messes du dimanche contre le racisme, l’antisémitisme et le terrorisme. J’ai déjà donné. Au lendemain des attentats de la rue Copernic et de la rue des Rosiers, les mêmes organisateurs avaient fait descendre  des centaines de milliers de Français dans la rue contre l’extrême droite. Raté, c’était déjà la radicalité islamique que l’on ne voulait pas voir. Après l’assassinat d’Ilan Halimi, la communauté juive avait organisé une marche. Peu de politiques s’étaient déplacés. Philippe de Villiers, fils de résistant, irréprochable dans le combat contre l’antisémitisme et le terrorisme avait été expulsé du cortège par un petit chefaillon de SOS-Racisme. Je n’ai pas oublié.

C’est plus fort qu’eux, cette fois, c’était le Front National, à qui, ils rendent à nouveau un signalé service. A contrario, la présence de tous les autres s’en trouve légitimée. Désolé, je ne marche pas main dans la main avec les maires communistes qui ont fait citoyen d’honneur de leur ville des tueurs de juifs en Palestine.  Avec l’UOIF et les Indigènes de la République qui traitaient Charlie et mon cher Charb d’islamophobe. Je ne marche plus.

Gilles William Goldnagel

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