C’EST À LA SOURCE FRANÇAISE DU MAL ISLAMIQUE QU’IL FAUT FRAPPER (par l’Imprécateur)

Hier, il disait « tout va mieux… l’état d’urgence sera arrêté fin juillet ». Des ministres avaient dit avant lui « tout va mieux, l’Euro s’est bien passé, la sécurité est rétablie ». Ce matin, à trois heures et demie, il avait déjà fait un nouveau discours : « l’état d’urgence est prolongé de trois mois, le caractère terroriste islamiste de l’attentat est évident, j’ai donné l’ordre de rappeler la réserve opérationnelle… Nous continuerons à frapper dans leurs repaires (Irak, Syrie) ceux qui nous attaquent sur notre sol national… toute la France est sous la menace terroriste ».
Et Bernard Cazeneuve arrivé à Nice lieu du drame renchérit « Nous savions que le niveau de menace terroriste restait extrêmement élevé… Nous sommes dans une guerre avec des terroristes… ».

Et alors, que faites vous, monsieur le ministre, d’autre qu’un saupoudrage de mesures inefficaces dont cet attentat est la preuve ?

Que sait-on à l’heure où j’écris ces lignes ? À la fin du feu d’artifice sur la Promenade des Anglais noire de monde, un camion blanc de location fonce sur la foule, sur le trottoir, puis sur la chaussée, zig-zaguant pour écraser ceux qui fuient. Ils roulent sur près de deux kilomètres, écrasant hommes, femmes, enfants, cyclistes. Le bilan est de 80 morts au moins, 20 des blessés sont dans un état critique.
La police ouvre le feu à hauteur du Palais de la Méditerranée et tue le chauffeur. Au volant, on a retrouvé sa carte d’identité, un franco-tunisien de 31 ans, « pas fiché pour terrorisme, pas connu pour être radicalisé, mais connu des services de police pour des délits de droit commun » (BFMTV).
La zone était interdite aux véhicules. Comment a-t-il pu y pénétrer ? Il y a clairement eu un dysfonctionnement local.

Mais aussi un dysfonctionnement national et gouvernemental. L’état d’urgence interdit les rassemblements, on a toléré des manifestations syndicales, les groupes de casseurs, organisé des fans-zones pour les amateurs de foot, les feux d’artifice… Alors à quoi sert l’état d’urgence ?
Et
pourquoi avoir prétendu que la sécurité était rétablie et que tout allait mieux ?

Aller frapper par vengeance en Irak et en Syrie ne résoudra pas la guerre qui est en France, dont le président de la République reconnait enfin qu’elle est « islamiste ».

En France, prendre des mesures supplémentaires de protection de la population est bien, mais agir là où se trouve la source du terrorisme en France serait mieux : fermer la centaine de mosquées salafistes immédiatement, arrêter et vérifier les prêches récents des imams qui les fanatisent, surveiller enfin les « fichés S », prévenir les autorités musulmanes que la non-dénonciation des tueurs potentiels sera désormais considérée comme un délit criminel, déclarer le djihad comme un crime et que le faire sera durement sanctionné, autoriser le tir immédiat des « primo-intervenants », policiers municipaux et nationaux, gendarmes, militaires, sans attendre (comme au Bataclan) d’hypothétiques autorisations ministérielles qui elles-mêmes attendent le feu vert de l’Élysée, etc.
Prendre le risque de quelques erreurs sur des fausses attaques (comme récemment à la Goutte d’Or où le terroriste arrêté n’avait que de fausses armes) sauvera peut-être des centaines de vies, et ne pas sanctionner ceux qui les commettraient dans le feu de l’action. L’État Islamique est clairement responsable de cet attentat, selon le président de la République lui-même, et il a des agents en France, infiltrés parmi les « réfugiés ».

Selon un journaliste syrien qui a fait l’expérience du parcours Syrie-Europe, il a pu parvenir jusqu’à Berlin sans que jamais son sac à dos ne soit fouillé une seule fois, ou que son identité soit vérifiée après qu’en quelques minutes le policier grec du contrôle des réfugiés sur l’île où il avait accosté lui ait remis le « passeport » qui permet de circuler dans tout l’espace Schengen !

Schengen est à revoir de fond en comble, c’est une évidence. Selon ce journaliste, au moins 4.000 djihadistes ont pénétré ainsi en Europe ces derniers mois. Ce serait cela la « vigilance absolue » dont a parlé le président ? Mais que peut-on attendre d’un homme qui a été incapable de trancher entre sanction ou pardon au sujet d’un ministre qui s’est ouvertement payé sa tête et celle de son premier ministre dans une réunion publique, se contentant d’un nième « dernier avertissement » ?

L’Imprécateur

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